7. Celui qui
appartient à la Milice du Christ - qu'il soit ecclésiastique ou laïque - ne
devrait-il pas se sentir stimulé et excité à une plus grande vigilance, à une
défense plus résolue, quand il voit augmenter sans cesse les rangs des ennemis
du Christ, quand il s'aperçoit que les porte-parole de ces tendances, reniant
ou tenant en oubli dans la pratique les vérités vivificatrices et les valeurs
contenues dans la foi en Dieu et au Christ, brisent d'une main sacrilège les
tables des commandements de Dieu pour les remplacer par des tables et des
règles d'où est bannie la substance morale de la révélation du Sinaï, l'esprit
du Sermon sur la Montagne et de la Croix ? Qui pourrait sans un profond chagrin
observer comment ces déviations font mûrir une tragique moisson parmi ceux qui,
dans les jours de tranquillité et de sécurité, se comptaient au nombre des
disciples du Christ, mais qui - plus chrétiens, hélas !
de nom que de fait - à l'heure où il faut persévérer, lutter, souffrir,
affronter les persécutions cachées ou ouvertes, deviennent victimes de la
pusillanimité, de la faiblesse, de l'incertitude, et, pris de terreur en face
des sacrifices que leur impose leur profession de foi chrétienne, ne trouvent
pas la force de boire le calice amer des fidèles du Christ ?
|