20. Au moment,
Vénérables Frères, où Nous traçons ces lignes, Nous arrive l'affreuse nouvelle
que le terrible ouragan de la guerre, malgré toutes les tentatives faites par
Nous pour le conjurer, s'est déjà déchaîné. Notre plume voudrait s'arrêter
quand Nous pensons à l'abîme de souffrances d'innombrables êtres, auxquels hier
encore, dans le milieu familial, souriait un rayon de
modeste bien-être. Notre cœur paternel est saisi d'angoisse quand Nous
prévoyons tout ce qui pourra germer de la ténébreuse semence de la violence et
de la haine, à laquelle l'épée ouvre aujourd'hui des sillons sanglants. Mais
précisément devant ces prévisions apocalyptiques de malheurs imminents ou
futurs, Nous considérons comme Notre devoir d'élever avec une insistance
croissante les yeux et les cœurs de quiconque garde encore un sentiment de
bonne volonté, vers Celui de qui seul dérive le salut du monde, le Seul dont la
main toute-puissante et miséricordieuse puisse mettre fin à cette tempête, le
Seul dont la vérité et l'amour puissent illuminer les intelligences et
enflammer les âmes d'une si grande partie de l'humanité plongée dans l'erreur,
dansl'égoïsme, dans les oppositions et dans la lutte pour la replacer dans
l'ordre, dans l'esprit de la Royauté du Christ.
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