104. C'est ce qui résulte aussi de la doctrine
erronée d'après laquelle il ne faut pas faire tant de cas de la
confession fréquente des fautes vénielles, puisqu'elle le cède en valeur à cette
confession générale que
l'Epouse du Christ, avec ceux de ses enfants qui lui sont unis dans le
Seigneur, fait tous les jours par ses prêtres avant de monter à l'autel. Il est
vrai qu'il est plusieurs façons, toutes très louables, comme vous le savez, Vénérables
Frères, d'effacer ces fautes; mais pour avancer avec une ardeur croissante dans
le chemin de la vertu, Nous tenons à recommander vivement ce pieux usage
introduit par l'Eglise sous l'impulsion du Saint-Esprit, de la confession
fréquente, qui augmente la vraie connaissance de soi, favorise l'humilité
chrétienne, tend à déraciner les mauvaises habitudes, combat la négligence
spirituelle et la tiédeur, purifie la conscience, fortifie la volonté, se prête
à la direction spirituelle, et, par l'effet propre du sacrement, augmente la
grâce. Que ceux donc qui diminuent l'estime de la confession fréquente parmi le
jeune clergé sachent qu'ils font là une œuvre contraire à l'Esprit du Christ et
très funeste au Corps mystique de notre Sauveur.
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