|
3 - LA DIFFUSION DU MAL
Considérant
les buts si hauts et si nobles des techniques de diffusion, Nous Nous demandons
souvent comment elles peuvent parfois servir aussi de véhicule au mal:
"D'où vient donc la zizanie?"18
Le mal moral, certes, ne peut provenir de
Dieu, perfection absolue, ni des techniques elles-mêmes qui sont ses dons
précieux, mais seulement de l'abus qu'en fait l'homme, doué de liberté, en
perpétrant et en diffusant le mal, et en s'associant ainsi avec le prince des
ténèbres et l'ennemi de Dieu: "C'est l'ennemi qui a fait cela."19
Aussi la vraie liberté consiste-t-elle dans l'usage et la diffusion des valeurs
qui contribuent à la vertu et au perfectionnement de notre nature.
L'Eglise, dépositaire de la doctrine du
salut et des moyens de sanctification, a le droit inaliénable de communiquer
les richesses qui lui ont été confiées par disposition divine. A un tel droit doit
correspondre le devoir des pouvoirs publics de lui rendre possible l'accès aux
techniques qui lui permettront de propager la vérité et la vertu.
Les fils de l'Eglise qui sont sincères et
actifs et connaissent l'inestimable don de la Rédemption doivent dans la mesure
de leurs forces faire que l'Eglise puisse profiter de ces inventions et s'en
servir pour la sanctification des âmes.
En affirmant les droits de l'Eglise, Nous ne
voulons certes pas refuser à la société civile le droit de diffuser les
nouvelles et les informations qui sont nécessaires ou utiles au bien commun de
la société elle-même.
Il faudra aussi que soit assurée aux
particuliers, selon l'opportunité et les circonstances, tout en sauvegardant le
bien commun, la possibilité de contribuer à leur enrichissement culturel et
spirituel propre et à celui des autres par le moyen de ces techniques.
|