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13 - OEUVRE
DE L'ÉGLISE. OFFICES NATIONAUX
En face
d'aussi grandes possibilités et d'aussi graves dangers des techniques
audio-visuelles de diffusion, l'Eglise entend accomplir pleinement Sa Mission,
qui n'est pas directement d'ordre culturel, mais pastoral et religieux.33
Ce fut pour répondre à ce but que Pie XI, de
vénérée mémoire, recommandait aux Evêques de constituer dans toutes les nations
un "Office national permanent de révision qui puisse promouvoir les bons
films, classer les autres et faire parvenir ce jugement aux prêtres et aux
fidèles",34 et orienter en même temps toutes les activités des
catholiques dans le domaine du cinéma.
En divers pays les Evêques ont institué en
outre, de façon très opportune, des Offices analogues pour la coordination des
activités des catholiques dans les domaines de la radio et de la télévision.
Ayant pour Notre part mûrement considéré les
perspectives apostoliques qu'offrent ces techniques et la nécessité de protéger
la morale du peuple chrétien malheureusement encore trop souvent menacé par le
spectacle corrupteur, Nous désirons que dans tous les pays où ces Offices
n'existent pas encore ils soient créés sans retard et soient confiés à des
personnes compétentes sous la conduite d'un prêtre choisi par l'Evêque.
Nous vous recommandons en outre, Vénérables
Frères, que dans chaque nation les Offices respectifs pour le cinéma, la radio
et la télévision - quand ils ne dépendent pas d'un Organisme uniqne -
collaborent entre eux; et que les fidèles et surtout les membres des
Associations Catholiques, soient instruits comme il faut de la nécessité
d'assurer par leur appui commun le fonctionnement efficace de ces Offices.
Et parce que de nombreux problèmes qui
doivent être affrontés ne pourront trouver en chaque pays une solution
adéquate, il sera tout-à-fait utile que les Offices nationaux donnent leur
adhésion à une grande Organisation internationale susceptible d'être approuvée
par le Saint Siège.
Nous ne doutons pas que les nouveaux sacrifices
exigés par l'exécution des dispositions que Nous prenons ne soient compensés
par des fruits copieux, à condition que soient observés les recommandations que
Nous désirons encore donner séparément pour le cinéma, pour la radio et pour la
télévision.
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