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3 - LES
EXPLOITANTS
Outre
les spectateurs qui avec chaque billet d'entrée comme avec un bulletin de vote
font un choix entre le bon et le mauvais cinéma, une grande part de
responsabilité incombe aux exploitants des salles de cinéma et aux
distributeurs de films.
Nous savons
les difficultés que doivent actuellement affronter les exploitants pour de
nombreuses raisons, entre autres à cause du développement de la télévision;
mais même dans ces circonstances difficiles ils doivent se rappeler que la
conscience ne leur permet pas de présenter des films contraires à la foi et à
la morale, ni d'accepter des contrats qui les obligent à les projeter. Dans de
nombreux pays, il se sont louablement engagés à ne pas accepter les films jugés
dangereux ou mauvais: Nous espérons qu'une initiative si opportune pourra
s'étendre partout et qu'aucun exploitant catholique n'hésitera à lui donner son
adhésion.
Nous devons encore rappeler avec insistance le grave
devoir d'exclure la publicité commerciale insidieuse ou indécente, même si elle
est faite, comme il arrive parfois, à l'occasion de films qui ne sont pas
mauvais. "Qui pourrait dire quelles ruines dans les âmes, spécialement
juvéniles, provoquent de semblables images, quelles pensées, quels sentiments
impurs elles peuvent susciter, combien elles contribuent à la corruption du
peuple, au préjudice grave de la prospérité même de la Nation?".41
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