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1 - DEVOIR
DE L'AUDITEUR
Le premier
devoir de qui écoute la radio est donc un choix avisé des programmes, L'émision
radiophonique ne doit pas être une intruse mais une amie qui entre au foyer sur
une invitation consciente et libre. Malheur à
celui qui ne sait choisir les amis à introduire dans le sanctuaire de la
famille. Les transmissions admises dans la maison devront être seulement celles
qui apportent la vérité et le bien, qui ne détournent pas mais au contraire
aident les membres de la famille dans l'accomplissement de leurs devoirs
personnels et sociaux et qui, s'il s'agit de jeunes et d'enfants, loin de leur
nuire, fortifient et prolongent l'oeuvre sainement éducative des parents et de
l'école.
Les Offices catholiques nationaux de la radio chercheront
avec l'aide de la presse catholique, à informer d'avance les fidèles sur la
valeur des transmissions. Ces informations préventives ne seront pas toutefois
partout possibles, et auront souvent simple valeur indicative, parce que la
composition de certains programmes ne peut facilement être connue d'avance.
Les
pasteurs d'âmes rappelleront à cause de cela aux fidèles que la loi de Dieu
interdit d'écouter les transmissions qui font tort à leur foi ou à leur vie
morale et exhorteront ceux qui ont la charge de la jeunesse à la vigilance et à
la sage éducation du sens de la responsabilité dans l'usage de l'appareil
récepteur placé à la maison.
Les
Evêques ont en outre le devoir de mettre en garde les fidèles contre les
Stations émettrices qui défendent notoirement des principes contraires à la foi
catholique.
Le second
devoir de l'auditeur est de faire connaître aux responsables des programmes ses
légitimes désirs et ses justes obligations. Ce devoir résulte clairement de la nature même de la radio, qui peut
facilement créer une relation à sens unique de qui transmet à qui écoute.
Les
méthodes modernes de sondage de l'opinion publique, en permettant de mesurer le
degré d'intérêt qu'ont suscité chacune des transmissions, sont certes d'une
grand secours aux responsables des programmes; mais l'intérêt plus ou moins vif
suscité dans le public peut être souvent dû à des causes transitoires ou à des
impulsions peu raisonnables et ne doit donc pas être considéré comme un indice
sûr de la juste règle d'action.
Les
auditeurs doivent donc collaborer à la formation d'une opinion publique
éclairée capable d'exprimer de façon convenable approbations, encouragements et
objections, et contribuer à ce que la radio, conformément à sa mission
éducative, se mette "au service de la vérité, de la moralité, de la
justice, de l'amour".48
Tel est le devoir de toutes les Associations
catholiques qui chercheront à défendre efficacement les intérêts des fidèles
dans ce domaine. Dans les pays où les circonstances le conseillent on pourra en
outre promouvoir des associations d'auditeurs et de spectateurs, en dépendance
des Offices nationaux du Cinéma, de la Radio et de la Télévision.
C'est enfin le devoir des auditeurs de la
radio d'appuyer les bonnes transmissions et avant tout celles qui portent Dieu
dans les coeurs des hommes. Aujourd'hui, quand sur les ondes s'agitent
violemment des doctrines erronées, quand des brouillages intentionnels créent
dans l'éther un "rideau de fer" sonore, dans le but d'empêcher que
par cette voie pénètre la vérité qui pourrait ébranler la tyrannie du
matérialisme athée, quand des millions d'hommes attendent encore l'aube de la bonne
nouvelle ou d'une plus ample instruction sur leur foi, quand les malades ou
ceux qui sont autrement empêchés attendent anxieusement de s'unir aux prières
de la communauté chrétienne et au Sacrifice du Christ, comment les fidèles,
surtout ceux qui par l'usage quotidien connaissent les avantages de la radio,
pourraient-ils ne pas se montrer généreux pour favoriser de tels programmes?
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