3 - La télévision
En
dernier lieu, Vénérables Frères, Nous voulons vous entretenir brièvement de la
télévision qui a connu, précisément sous Notre Pontificat, un prodigieux
développement dans certains pays, pénétrant aussi graduellement dans toutes les
nations.
Nous
avons suivi ce développement, qui marque sans aucun doute une étape importante
dans l'histoire de l'humanité, avec un vif intérêt, de grandes espérances et de
graves préoccupations, d'une part en louant dès le début les grands avantages
et les possibilités nouvelles, et d'autres part en prévenant et en indiquant
les dangers et les abus.
La télévision a beaucoup de points communs avec le
cinéma, en tant qu'elle offre à la vue un spectacle de vie et de mouvement; il
n'est pas rare en effet qu'elle recourre à l'usage du film. Sous d'autres
aspects, elle participe de la nature et des fonctions de la radio, car elle
s'adresse à l'homme à l'intérieur de sa maison plus que dans les salles
publiques.
Il
n'est donc pas nécessaire que Nous répétions ici les recommandations que Nous
avons faites à propos du cinéma et de la radio, sur les devoirs des
spectateurs, des auditeurs, des producteurs et des autorités publiques. Il
n'est pas besoin non plus que Nous renouvelions Nos avertissements au sujet du
soin dû à la préparation des programmes religieux et à leur accroissement.
Nous
savons l'intérêt que porte un vaste public aux transmissions catholiques de
télévision. Il est évident que la participation par télévision à la Sainte
Messe -- comme Nous l'avons dit il y a quelques années52 -- n'est pas la même chose que
l'assistance physique au Divine Sacrifice, requise pour satisfaire au précepte
dominical. Toutefois les fruits abondants, d'augmentation de la foi et de
sanctifiaction des âmes, qui proviennent des transmissions télévisées des
cérémonies liturgiques pour ceux qui ne pourraient y participer, Nous incitent
à encourager ces transmissions.
Ce sera le devoir des Evêques de chaque pays
de juger de l'opportunité des diverses transmissions religieuses et d'en
confier la réalisation à l'Office national compétent, lequel, comme dans les
secteurs précédents, déploiera une activité convenable d'information,
d'éducation, de coordination et de vigilance sur la moralité des programmes.