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§ VIII. Erreurs concernant le mariage chrétien. LXV.
On ne peut
établir par aucune preuve que le Christ a élevé le mariage à la dignité de
sacrement (9). LXVI.
Le sacrement de mariage n'est qu'un accessoire du contrat et peut en être
séparé, et le sacrement lui-même ne consiste que dans la seule bénédiction
nuptiale (9). LXVII.
De droit naturel, le lien du mariage n'est pas indissoluble, et dans différents
cas le divorce proprement dit peut être sanctionné par l'autorité civile
(9,12). LXVIII.
L'Église n'a pas le pouvoir d'établir des empêchements dirimants au mariage :
mais ce pouvoir appartient à l'autorité séculière, par laquelle les
empêchements existants peuvent être levés (8). LXIX.
L'Église,
dans le cours des siècles, a commencé à introduire les empêchements dirimants
non par son droit propre, mais en usant du droit qu'elle avait emprunté au
pouvoir civil (9). LXX.
Les canons
du Concile de Trente qui prononcent l'anathème contre ceux qui osent nier le
pouvoir qu'a l'Église d'opposer des empêchements dirimants, ne sont pas
dogmatiques ou doivent s'entendre de ce pouvoir emprunté (9). LXXI.
La forme
prescrite par le Concile de Trente n'oblige pas sous peine de nullité, quand la
loi civile établit une autre forme à suivre et veut qu'au moyen de cette forme
le mariage soit valide (9). LXXII.
Boniface
VIII a le premier déclaré que le vœu de chasteté prononcé dans l'ordination
rend le mariage nul (9). LXXIII.
Par la force du contrat purement civil, un vrai mariage peut exister entre
chrétiens ; et il est faux, ou que le contrat de mariage entre chrétiens soit
toujours un sacrement, ou que ce contrat soit nul en dehors du sacrement (9,
11, 12, 23). LXXIV.
Les causes
matrimoniales et les fiançailles, par leur nature propre, appartiennent à la
juridiction civile (9, 12). N.B. - Ici peuvent se
placer d'autres erreurs : l'abolition du célibat ecclésiastique et la
préférence due à l'état de mariage sur l'état de virginité. Elles sont
condamnées, la première dans la Lettre Encyclique Qui pluribus, du 9 novembre
1846, la seconde dans la Lettre Apostolique Multiplices inter, du 10 juin 1851.
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