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| Napoléon Bonaparte Lettres de Napoléon à Joséphine IntraText CT - Lecture du Texte |
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III. L'AMI Trianon, le 25 décembre 1809, le divorce vient d'être décidé Je me suis couché hier après que
tu as été partie, mon amie. Je vais à Paris. Je désire te savoir gaie. Je
viendrai te voir dans la semaine. Paris, le 4 janvier 1810, jeudi soir Hortense, que j'ai vue cette
après-midi, m'a donné, mon amie, de tes nouvelles. J'espère que tu auras été
voir aujourd'hui tes plantes, la journée ayant été belle. Je ne suis sorti
qu'un instant, à trois heures, pour tuer quelques lièvres. Trianon, le 17 janvier Mon amie, d'Audenarde, que je
t'ai envoyée ce matin, me dit que tu n'as plus de courage depuis que tu es à
Malmaison. Ce lieu est cependant tout plein de nos sentiments, qui ne peuvent
et ne doivent jamais changer, du moins de mon côté. Mardi, à midi J'apprends que tu t'affliges,
cela n'est pas bien. Tu es sans confiance en moi, et tous les bruits que l'on
répand te frappent ; ce n'est pas me connaître, Joséphine. Je t'en veux, et si
je n'apprends que tu es gaie et contente, j'irai te gronder bien fort. Compiègne, le 21 avril Mon amie, je reçois ta lettre du
19 avril ; elle est d'un mauvais style. Je suis toujours le même ; mes pareils
ne changent jamais. Je ne sais ce qu'Eugène a pu te dire. Je ne t'ai pas écrit,
parce que tu ne l'as pas fait, et que j'ai désiré tout ce qui peut t'être
agréable. Juin Mon amie, je reçois ta lettre. Eugène
te donnera des nouvelles de mon voyage et de l'impératrice. J'approuve fort que
tu ailles aux eaux. J'espère qu'elles te feront du bien. Saint-Cloud, le 14 septembre Mon amie, je reçois ta lettre du
9 septembre. J'apprends avec plaisir que tu te portes bien. L'impératrice est
effectivement grosse de quatre mois ; elle se porte bien, et m'est fort
attachée. Les petits princes Napoléon se portent très bien ; ils sont au
pavillon d'Italie, dans le parc de Saint-Cloud. Paris, le 22 mars 1811 Mon amie, j'ai reçu ta lettre ;
je te remercie. Mon fils est gros et très bien portant. J'espère qu'il viendra
à bien. Il a ma poitrine, ma bouche et mes yeux. J'espère qu'il remplira sa
destinée. Vendredi, 8 heures du matin, 1813 J'envoie savoir comment tu te
portes, car Hortense m'a dit que tu étais au lit hier. J'ai été fâché contre
toi pour tes dettes ; je ne veux pas que tu en aies ; au contraire, j'espère
que tu mettras un million de côté tous les ans, pour donner à tes
petites-filles, lorsqu'elles se marieront. Toutefois, ne doute jamais de mon amitié
pour toi, et ne te fais aucun chagrin là-dessus.
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