0-pretr | prian-voyai
Partie
502 TextUniq| contre l'arbre, jeûnant, priant, grossissant le lac de ses
503 TextUniq| accorde-lui son humble prière, répands sur Pravir ce jour
504 TextUniq| terrestres qu'elle daignât priser : elle les aimait également ;
505 TextUniq| pâle et froid paraissait privée de vie, le secourable Arjown
506 TextUniq| faveurs que le ciel peut prodiguer à une fille de la terre ;
507 TextUniq| eaux du Gange, était en proie à une douleur qu'elle ne
508 TextUniq| Ton ennui, ton dépit, ton projet de ne plus t'exposer à de
509 TextUniq| avait environnée dans les projets de son amour pour les rendre
510 TextUniq| clairvoyant Indra jette un regard propice sur Monghir : « Qui t'amène
511 TextUniq| visible est livrée à son propre pouvoir. Que pouvait-elle
512 TextUniq| sens de Monghir ses ailes protectrices ; et pendant que son corps
513 TextUniq| l'aimes pas mieux, toute pure qu'elle est, que la triste
514 | quel
515 TextUniq| solitude ? - Ma fille, en quittant les humains, on trouve les
516 TextUniq| Texte~ ~~La fille de Therma Rajah (le bon roi) était en méditation
517 TextUniq| Elle dit, et déjà son âme, ramenée par Arjown lui-même au corps
518 TextUniq| l'apparence. Ces traits ravissans, cette grâce, cette lumière
519 TextUniq| tomber sur elles deux un rayon brûlant qui les fond l'une
520 TextUniq| yeux mortels, et dont les rayons dardent jusqu'au fond de
521 TextUniq| vie, comme le palmier se redresse en croissant ; j'espérais
522 TextUniq| ineffable dont les moindres reflets conservent encore trop d'
523 TextUniq| consolation. - Je ne la refuse point aux âmes pieuses,
524 TextUniq| ciel. Mais, non ! tu te refuses à notre amour ; le bocage
525 TextUniq| de ceux qui viennent s'y regarder ; mais, par un prodige de
526 TextUniq| des bons génies entre la région des nuages et celle des
527 TextUniq| ferme la ceinture de la reine des Péris, et qui entretient
528 TextUniq| bien long-temps que tu n'as réjoui les yeux de ta fille. -
529 TextUniq| arrêtent au-dehors, et je me réjouis ; tantôt je regarde au-dedans,
530 TextUniq| que j'aie été la seule à remarquer ton indifférence, ton éloignement
531 TextUniq| repentir, ses regards ont rencontré par hasard cette même image
532 TextUniq| atteste le pouvoir d'un dieu ; rends grâces à Indra qui a voulu
533 TextUniq| main : Ma mère, ma mère, rends-moi l'amour de Pravir, quand
534 TextUniq| Les âmes des deux soeurs rendues à la vie de l'amour ressemblent
535 TextUniq| accorde-lui son humble prière, répands sur Pravir ce jour qui n'
536 TextUniq| s'enfoncent pour ne plus reparaître. Tu en as le pouvoir, flambeau
537 TextUniq| pleine de tendresse et de repentir, ses regards ont rencontré
538 TextUniq| Ma mère; éveille-toi ! » répétait à grands cris Pravir effrayée,
539 TextUniq| achevé d'écrire dans les replis de son coeur. Et qu'est-ce
540 TextUniq| tu me repousses. - Moi, repousser ma mère ! - Tu lui caches
541 TextUniq| rougis pas ; mais tu me repousses. - Moi, repousser ma mère ! -
542 TextUniq| transparentes que l'air serein, ne représentent point les traits de ceux
543 TextUniq| traits étaient destinés à représenter, et bien imparfaitement
544 TextUniq| il a dit que tes traits représenteraient tes affections, et que tu
545 TextUniq| Pravir. - Ma fille, tu te reproduiras peut-être un jour dans des
546 TextUniq| rendues à la vie de l'amour ressemblent à des branches de lierre
547 TextUniq| voit la rose des bosquets resserrer ses feuilles délicates au
548 TextUniq| que le mien. »~Puis, en se retirant pleine de tendresse et de
549 TextUniq| soumise attend de toi son retour à la vie et à la félicité. »
550 TextUniq| s'écria-t-elle, je me retrouve, ma mère ; je me dois encore
551 TextUniq| oeil et son oreille ont retrouvé les objets et les sons :
552 TextUniq| ne m'appartient pas. - Je retrouverai donc toujours dans ma fille
553 TextUniq| destinée ; que celle-là réunirait tous les dons, toutes les
554 TextUniq| la sage Monghir, et lui révélaient des choses que les mortels
555 TextUniq| revenir à ta première forme en revenant à ton vrai caractère : ce
556 TextUniq| il ne tiendra qu'à toi de revenir à ta première forme en revenant
557 TextUniq| peux sur toi. Te voilà donc revenue presque entièrement à cette
558 TextUniq| comme une pluie bienfaisante reverdit des plantes desséchées.
559 TextUniq| image qu'elle craignait de revoir ; elle la trouve comme un
560 TextUniq| heureuses.~Monghir méprisait les richesses et les grandeurs qui plaisent
561 TextUniq| méditation sur le sommet de Richi-Sombo, le mont des contemplations.
562 TextUniq| de Therma Rajah (le bon roi) était en méditation sur
563 TextUniq| visage, comme on voit la rose des bosquets resserrer ses
564 TextUniq| orgueil. Ils t'ont fait rougir de ta bonne Monghir ; ils
565 TextUniq| suis la tienne, et je n'en rougis pas ; mais tu me repousses. -
566 TextUniq| vitraspati conversaient avec la sage Monghir, et lui révélaient
567 TextUniq| hommes, les femmes, les sages mêmes, et jusqu'au prêtres
568 TextUniq| pouvait tour à tour admirer la sagesse du créateur et les merveilles
569 TextUniq| Monghir au pied de l'arbre saint, planté par Ardjown sur
570 TextUniq| également aimé, et son âme, sainte comme les eaux du Gange,
571 TextUniq| du mont ; pour servir aux saints personnages exténués par
572 TextUniq| Pravir, à cette vue, saisie d'une tendre émotion, tourne
573 TextUniq| Non, ma mère, ta fille sait son devoir. - Venir par
574 TextUniq| la pénitente ; la noble Sarisonati, la conservatrice de toutes
575 TextUniq| avait infusé la science ; Satya, la vénérable déesse de
576 TextUniq| commerce si étroit , ne sauraient voir ce qui n'est pas. -
577 TextUniq| vivantes de ta beauté, et tu sauras alors que l'amour d'une
578 TextUniq| attendri le diamant, ma mère, sauve ta fille du noir fantôme
579 TextUniq| pensées, lui avait infusé la science ; Satya, la vénérable déesse
580 TextUniq| vers le lac, et voit une seconde fois son image qui brille
581 TextUniq| paraissait privée de vie, le secourable Arjown avait porté l'âme
582 TextUniq| daytas et les azours, qui la séduise comme les feux trompeurs
583 TextUniq| parle avec confiance. - Seigneur, ta bonté encourage ton
584 TextUniq| pouvait déposer que dans le sein des ses amis invisibles.
585 TextUniq| que l'amour d'une mère, semblable à celui des dieux mêmes,
586 TextUniq| avait étendu sur tous les sens de Monghir ses ailes protectrices ;
587 TextUniq| je n'ai rien. - Lorsqu'on sent quelque ennui secret, on
588 TextUniq| commence à lui rendre le sentiment de l'air et la clarté des
589 TextUniq| jalousie, de l'aversion qu'on sentirait pour moi. Tu voulais de
590 TextUniq| qui l'accompagnent ? et séparée une fois, que deviendrait-elle? -
591 TextUniq| transparentes que l'air serein, ne représentent point les
592 TextUniq| tous les jours ne sont pas sereins. - La douce confiance les
593 TextUniq| ses voies ? Le vois tu, ce serpent caché sous les fleurs du
594 TextUniq| le sommet du mont ; pour servir aux saints personnages exténués
595 TextUniq| Pravir et Méva, étaient les seuls bien terrestres qu'elle
596 TextUniq| ceux dont la bienfaisante Shiva t'avait environnée dans
597 TextUniq| qui te donnerait encore la sienne Crois-tu que j'aie été la
598 TextUniq| pour moi. Tu voulais de la sincérité, ma mère, en voilà.... Mais
599 TextUniq| desséchées. Les âmes des deux soeurs rendues à la vie de l'amour
600 TextUniq| pourrais-je me dissimuler ce soin trop visible d'échapper
601 TextUniq| âme trouve-t-elle dans la solitude ? - Ma fille, en quittant
602 TextUniq| pourquoi cet air pensif, sombre, inquiet ? qu'as-tu, ma
603 TextUniq| point. Idma, le dieu du sommeil consolateur, avait étendu
604 TextUniq| retrouvé les objets et les sons : elle voit, elle entend
605 TextUniq| fond de la pensée: fais en sorte que les couleurs pures dont
606 TextUniq| native, et telle qu'elle est sortie du souffle de Brama. Tant,
607 TextUniq| triste Monghir s'était arrêté soudain comme le torrent de la montagne
608 TextUniq| les moyens : ton esclave soumise attend de toi son retour
609 TextUniq| Que je te plains de tes soupçons, ma mère ! et par où les
610 TextUniq| fleuve de ton bonheur à sa source ; je pensais que tu te formerais
611 TextUniq| les génies de l'air les soutiennent. - Encore les mayas de notre
612 TextUniq| était qu'un artifice pour te subjuguer, pour faire de toi son esclave.
613 TextUniq| tu tiens étendus doivent succomber à la fatigue. - Je les tends
614 TextUniq| pas toutes deux ; Meva qui suffirait seule à ton amour, et moi
615 TextUniq| rien sans toi.- Ma mère, suis-je donc condamnée à montrer
616 TextUniq| mais elle n'était pas sûre d'être également aimé, et
617 TextUniq| bienveillance native, et telle qu'elle est sortie du souffle
618 TextUniq| fleurs destinées à parer nos temples. Mais une folle tendresse
619 | temps
620 TextUniq| lac de ses larmes ; elle tenait ses mains pures élevées
621 TextUniq| les bras que sa mère lui tendait, je ne verrai plus, que
622 TextUniq| succomber à la fatigue. - Je les tends vers les génies du ciel,
623 TextUniq| à mes regards ; ce voile ténébreux dont l'esprit de ma fille
624 TextUniq| tes forces, pourquoi la tenter ? - Je l'aurais pu quand
625 TextUniq| prodiguer à une fille de la terre ; qu'elle serait élevée
626 TextUniq| étaient les seuls bien terrestres qu'elle daignât priser :
627 TextUniq| Texte~ ~~La fille de Therma Rajah (
628 TextUniq| Texte~ ~~La fille de Therma Rajah (le bon roi) était
629 TextUniq| esprit s'est ouvert aux thias, aux azours, aux ennemis
630 TextUniq| ennemi, car c'est aussi le tien ; dis-moi comment je-puis
631 TextUniq| obsède ?- Ma fille, il ne tiendra qu'à toi de revenir à ta
632 TextUniq| tandis que les autres s'en tiennent à l'apparence. Ces traits
633 TextUniq| mère… et ces bras que tu tiens étendus doivent succomber
634 TextUniq| belle qu'elle voudra ; il ne tient qu'à elle de se former et
635 TextUniq| Le puissant Indra laisse tomber sur elles deux un rayon
636 TextUniq| arrêté soudain comme le torrent de la montagne au souffle
637 TextUniq| amis invisibles. Brama, touché de sa peine, a inspiré à
638 TextUniq| saisie d'une tendre émotion, tourne ses yeux humides, vers le
639 TextUniq| dont ta lumière se compose tracent pour elle un tableau qui
640 TextUniq| pour faire avec toi le trajet de la mer du temps ?~Vois-tu
641 TextUniq| Tant, que ton âme a été tranquille et tendre, elle s'est montrée,
642 TextUniq| Ses eaux, bien que plus transparentes que l'air serein, ne représentent
643 TextUniq| leur demande une fille, dit tristement la bonne Monghir. - Eh !
644 TextUniq| âmes.~Monghir était depuis trois jours assise au bord du
645 TextUniq| des eaux ne m'ont point trompée, je suis belle, et l'amour
646 TextUniq| la séduise comme les feux trompeurs qui entraînent les voyageurs
647 TextUniq| escarboucle flamboyant qui sert de trône au dispensateur de la lumière.
648 TextUniq| paix a été troublée, le trouble a paru malgré toi jusque
649 TextUniq| confondre son esprit déjà troublé par le chagrin. - Non, ma
650 TextUniq| lorsque cette paix a été troublée, le trouble a paru malgré
651 TextUniq| Faible mère , je craignais de troubler le fleuve de ton bonheur
652 TextUniq| mère, quel plaisir ton âme trouve-t-elle dans la solitude ? - Ma
653 TextUniq| tendre, la pensée d'aller trouver Monghir : « O ma mère (dit-elle
654 TextUniq| Manasidja, l'invincible vainqueur des volontés, était auprès
655 TextUniq| dieux mêmes, avec qui tu te vantes d'avoir un commerce si étroit ,
656 TextUniq| qui, dans ce moment même veille comme un espion invisible
657 TextUniq| infusé la science ; Satya, la vénérable déesse de la vérité, avait
658 TextUniq| mère lui tendait, je ne verrai plus, que ton amour, tu
659 TextUniq| Chacta, la déesse de la vertu, habitait l'âme de la pénitente ;
660 TextUniq| avec les symboles de leurs vertus ou de leur vices. Honneur
661 TextUniq| des yeux mortels ; mais veux-tu l'être moins à des yeux
662 TextUniq| leurs vertus ou de leur vices. Honneur et gloire à Brama,
663 TextUniq| point les traits de ceux qui viennent s'y regarder ; mais, par
664 TextUniq| que je te fuis quand je viens à toi. Non, ma mère, ta
665 TextUniq| répond Monghir. - Et que viens-tu chercher? - La consolation. -
666 TextUniq| les péris, les névis, les vitraspati conversaient avec la sage
667 TextUniq| as le pouvoir, flambeau vivant ; tu en sais les moyens :
668 TextUniq| un jour dans des images vivantes de ta beauté, et tu sauras
669 TextUniq| désagréable aux yeux maternels, je vivrais humiliée, méconnue, accusée
670 TextUniq| et qui lit d'en-haut les voeux que l'homme n'a pas encore
671 TextUniq| à ton amour, et moi que voici ? Hélas ! il m'en manque
672 TextUniq| je te regarde, que je ne voie au-delà de l'apparence ;
673 TextUniq| entraîne loin de lui, et de ses voies ? Le vois tu, ce serpent
674 TextUniq| mère, en voilà.... Mais que vois-je ? ma mère ! ma mère ! éveille-toi ! »~
675 TextUniq| invincible vainqueur des volontés, était auprès d'elle.~Ma
676 | Votre
677 TextUniq| rendre aussi belle qu'elle voudra ; il ne tient qu'à elle
678 TextUniq| on sentirait pour moi. Tu voulais de la sincérité, ma mère,
679 TextUniq| rends grâces à Indra qui a voulu te montrer ce que tu peux
680 TextUniq| trompeurs qui entraînent les voyageurs égarés vers les marais,
681 TextUniq| adressant au fantôme qu'elle voyait toujours dans le lac Tamara.~«
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