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Stanislas Marquis de Boufflers
Tamara ou le lac des pénitens

IntraText - Concordances

(Hapax Legomena)


0-pretr | prian-voyai

    Partie
502 TextUniq| contre l'arbre, jeûnant, priant, grossissant le lac de ses 503 TextUniq| accorde-lui son humble prière, répands sur Pravir ce jour 504 TextUniq| terrestres qu'elle daignât priser : elle les aimait également ; 505 TextUniq| pâle et froid paraissait privée de vie, le secourable Arjown 506 TextUniq| faveurs que le ciel peut prodiguer à une fille de la terre ; 507 TextUniq| eaux du Gange, était en proie à une douleur qu'elle ne 508 TextUniq| Ton ennui, ton dépit, ton projet de ne plus t'exposer à de 509 TextUniq| avait environnée dans les projets de son amour pour les rendre 510 TextUniq| clairvoyant Indra jette un regard propice sur Monghir : « Qui t'amène 511 TextUniq| visible est livrée à son propre pouvoir. Que pouvait-elle 512 TextUniq| sens de Monghir ses ailes protectrices ; et pendant que son corps 513 TextUniq| l'aimes pas mieux, toute pure qu'elle est, que la triste 514 | quel 515 TextUniq| solitude ? - Ma fille, en quittant les humains, on trouve les 516 TextUniq| Texte~ ~~La fille de Therma Rajah (le bon roi) était en méditation 517 TextUniq| Elle dit, et déjà son âme, ramenée par Arjown lui-même au corps 518 TextUniq| l'apparence. Ces traits ravissans, cette grâce, cette lumière 519 TextUniq| tomber sur elles deux un rayon brûlant qui les fond l'une 520 TextUniq| yeux mortels, et dont les rayons dardent jusqu'au fond de 521 TextUniq| vie, comme le palmier se redresse en croissant ; j'espérais 522 TextUniq| ineffable dont les moindres reflets conservent encore trop d' 523 TextUniq| consolation. - Je ne la refuse point aux âmes pieuses, 524 TextUniq| ciel. Mais, non ! tu te refuses à notre amour ; le bocage 525 TextUniq| de ceux qui viennent s'y regarder ; mais, par un prodige de 526 TextUniq| des bons génies entre la région des nuages et celle des 527 TextUniq| ferme la ceinture de la reine des Péris, et qui entretient 528 TextUniq| bien long-temps que tu n'as réjoui les yeux de ta fille. - 529 TextUniq| arrêtent au-dehors, et je me réjouis ; tantôt je regarde au-dedans, 530 TextUniq| que j'aie été la seule à remarquer ton indifférence, ton éloignement 531 TextUniq| repentir, ses regards ont rencontré par hasard cette même image 532 TextUniq| atteste le pouvoir d'un dieu ; rends grâces à Indra qui a voulu 533 TextUniq| main : Ma mère, ma mère, rends-moi l'amour de Pravir, quand 534 TextUniq| Les âmes des deux soeurs rendues à la vie de l'amour ressemblent 535 TextUniq| accorde-lui son humble prière, répands sur Pravir ce jour qui n' 536 TextUniq| s'enfoncent pour ne plus reparaître. Tu en as le pouvoir, flambeau 537 TextUniq| pleine de tendresse et de repentir, ses regards ont rencontré 538 TextUniq| Ma mère; éveille-toi ! » répétait à grands cris Pravir effrayée, 539 TextUniq| achevé d'écrire dans les replis de son coeur. Et qu'est-ce 540 TextUniq| tu me repousses. - Moi, repousser ma mère ! - Tu lui caches 541 TextUniq| rougis pas ; mais tu me repousses. - Moi, repousser ma mère ! - 542 TextUniq| transparentes que l'air serein, ne représentent point les traits de ceux 543 TextUniq| traits étaient destinés à représenter, et bien imparfaitement 544 TextUniq| il a dit que tes traits représenteraient tes affections, et que tu 545 TextUniq| Pravir. - Ma fille, tu te reproduiras peut-être un jour dans des 546 TextUniq| rendues à la vie de l'amour ressemblent à des branches de lierre 547 TextUniq| voit la rose des bosquets resserrer ses feuilles délicates au 548 TextUniq| que le mien. »~Puis, en se retirant pleine de tendresse et de 549 TextUniq| soumise attend de toi son retour à la vie et à la félicité. » 550 TextUniq| s'écria-t-elle, je me retrouve, ma mère ; je me dois encore 551 TextUniq| oeil et son oreille ont retrouvé les objets et les sons : 552 TextUniq| ne m'appartient pas. - Je retrouverai donc toujours dans ma fille 553 TextUniq| destinée ; que celle-là réunirait tous les dons, toutes les 554 TextUniq| la sage Monghir, et lui révélaient des choses que les mortels 555 TextUniq| revenir à ta première forme en revenant à ton vrai caractère : ce 556 TextUniq| il ne tiendra qu'à toi de revenir à ta première forme en revenant 557 TextUniq| peux sur toi. Te voilà donc revenue presque entièrement à cette 558 TextUniq| comme une pluie bienfaisante reverdit des plantes desséchées. 559 TextUniq| image qu'elle craignait de revoir ; elle la trouve comme un 560 TextUniq| heureuses.~Monghir méprisait les richesses et les grandeurs qui plaisent 561 TextUniq| méditation sur le sommet de Richi-Sombo, le mont des contemplations. 562 TextUniq| de Therma Rajah (le bon roi) était en méditation sur 563 TextUniq| visage, comme on voit la rose des bosquets resserrer ses 564 TextUniq| orgueil. Ils t'ont fait rougir de ta bonne Monghir ; ils 565 TextUniq| suis la tienne, et je n'en rougis pas ; mais tu me repousses. - 566 TextUniq| vitraspati conversaient avec la sage Monghir, et lui révélaient 567 TextUniq| hommes, les femmes, les sages mêmes, et jusqu'au prêtres 568 TextUniq| pouvait tour à tour admirer la sagesse du créateur et les merveilles 569 TextUniq| Monghir au pied de l'arbre saint, planté par Ardjown sur 570 TextUniq| également aimé, et son âme, sainte comme les eaux du Gange, 571 TextUniq| du mont ; pour servir aux saints personnages exténués par 572 TextUniq| Pravir, à cette vue, saisie d'une tendre émotion, tourne 573 TextUniq| Non, ma mère, ta fille sait son devoir. - Venir par 574 TextUniq| la pénitente ; la noble Sarisonati, la conservatrice de toutes 575 TextUniq| avait infusé la science ; Satya, la vénérable déesse de 576 TextUniq| commerce si étroit , ne sauraient voir ce qui n'est pas. - 577 TextUniq| vivantes de ta beauté, et tu sauras alors que l'amour d'une 578 TextUniq| attendri le diamant, ma mère, sauve ta fille du noir fantôme 579 TextUniq| pensées, lui avait infusé la science ; Satya, la vénérable déesse 580 TextUniq| vers le lac, et voit une seconde fois son image qui brille 581 TextUniq| paraissait privée de vie, le secourable Arjown avait porté l'âme 582 TextUniq| daytas et les azours, qui la séduise comme les feux trompeurs 583 TextUniq| parle avec confiance. - Seigneur, ta bonté encourage ton 584 TextUniq| pouvait déposer que dans le sein des ses amis invisibles. 585 TextUniq| que l'amour d'une mère, semblable à celui des dieux mêmes, 586 TextUniq| avait étendu sur tous les sens de Monghir ses ailes protectrices ; 587 TextUniq| je n'ai rien. - Lorsqu'on sent quelque ennui secret, on 588 TextUniq| commence à lui rendre le sentiment de l'air et la clarté des 589 TextUniq| jalousie, de l'aversion qu'on sentirait pour moi. Tu voulais de 590 TextUniq| qui l'accompagnent ? et séparée une fois, que deviendrait-elle? - 591 TextUniq| transparentes que l'air serein, ne représentent point les 592 TextUniq| tous les jours ne sont pas sereins. - La douce confiance les 593 TextUniq| ses voies ? Le vois tu, ce serpent caché sous les fleurs du 594 TextUniq| le sommet du mont ; pour servir aux saints personnages exténués 595 TextUniq| Pravir et Méva, étaient les seuls bien terrestres qu'elle 596 TextUniq| ceux dont la bienfaisante Shiva t'avait environnée dans 597 TextUniq| qui te donnerait encore la sienne Crois-tu que j'aie été la 598 TextUniq| pour moi. Tu voulais de la sincérité, ma mère, en voilà.... Mais 599 TextUniq| desséchées. Les âmes des deux soeurs rendues à la vie de l'amour 600 TextUniq| pourrais-je me dissimuler ce soin trop visible d'échapper 601 TextUniq| âme trouve-t-elle dans la solitude ? - Ma fille, en quittant 602 TextUniq| pourquoi cet air pensif, sombre, inquiet ? qu'as-tu, ma 603 TextUniq| point. Idma, le dieu du sommeil consolateur, avait étendu 604 TextUniq| retrouvé les objets et les sons : elle voit, elle entend 605 TextUniq| fond de la pensée: fais en sorte que les couleurs pures dont 606 TextUniq| native, et telle qu'elle est sortie du souffle de Brama. Tant, 607 TextUniq| triste Monghir s'était arrêté soudain comme le torrent de la montagne 608 TextUniq| les moyens : ton esclave soumise attend de toi son retour 609 TextUniq| Que je te plains de tes soupçons, ma mère ! et par où les 610 TextUniq| fleuve de ton bonheur à sa source ; je pensais que tu te formerais 611 TextUniq| les génies de l'air les soutiennent. - Encore les mayas de notre 612 TextUniq| était qu'un artifice pour te subjuguer, pour faire de toi son esclave. 613 TextUniq| tu tiens étendus doivent succomber à la fatigue. - Je les tends 614 TextUniq| pas toutes deux ; Meva qui suffirait seule à ton amour, et moi 615 TextUniq| rien sans toi.- Ma mère, suis-je donc condamnée à montrer 616 TextUniq| mais elle n'était pas sûre d'être également aimé, et 617 TextUniq| bienveillance native, et telle qu'elle est sortie du souffle 618 TextUniq| fleurs destinées à parer nos temples. Mais une folle tendresse 619 | temps 620 TextUniq| lac de ses larmes ; elle tenait ses mains pures élevées 621 TextUniq| les bras que sa mère lui tendait, je ne verrai plus, que 622 TextUniq| succomber à la fatigue. - Je les tends vers les génies du ciel, 623 TextUniq| à mes regards ; ce voile ténébreux dont l'esprit de ma fille 624 TextUniq| tes forces, pourquoi la tenter ? - Je l'aurais pu quand 625 TextUniq| prodiguer à une fille de la terre ; qu'elle serait élevée 626 TextUniq| étaient les seuls bien terrestres qu'elle daignât priser : 627 TextUniq| Texte~ ~~La fille de Therma Rajah ( 628 TextUniq| Texte~ ~~La fille de Therma Rajah (le bon roi) était 629 TextUniq| esprit s'est ouvert aux thias, aux azours, aux ennemis 630 TextUniq| ennemi, car c'est aussi le tien ; dis-moi comment je-puis 631 TextUniq| obsède ?- Ma fille, il ne tiendra qu'à toi de revenir à ta 632 TextUniq| tandis que les autres s'en tiennent à l'apparence. Ces traits 633 TextUniq| mère… et ces bras que tu tiens étendus doivent succomber 634 TextUniq| belle qu'elle voudra ; il ne tient qu'à elle de se former et 635 TextUniq| Le puissant Indra laisse tomber sur elles deux un rayon 636 TextUniq| arrêté soudain comme le torrent de la montagne au souffle 637 TextUniq| amis invisibles. Brama, touché de sa peine, a inspiré à 638 TextUniq| saisie d'une tendre émotion, tourne ses yeux humides, vers le 639 TextUniq| dont ta lumière se compose tracent pour elle un tableau qui 640 TextUniq| pour faire avec toi le trajet de la mer du temps ?~Vois-tu 641 TextUniq| Tant, que ton âme a été tranquille et tendre, elle s'est montrée, 642 TextUniq| Ses eaux, bien que plus transparentes que l'air serein, ne représentent 643 TextUniq| leur demande une fille, dit tristement la bonne Monghir. - Eh ! 644 TextUniq| âmes.~Monghir était depuis trois jours assise au bord du 645 TextUniq| des eaux ne m'ont point trompée, je suis belle, et l'amour 646 TextUniq| la séduise comme les feux trompeurs qui entraînent les voyageurs 647 TextUniq| escarboucle flamboyant qui sert de trône au dispensateur de la lumière. 648 TextUniq| paix a été troublée, le trouble a paru malgré toi jusque 649 TextUniq| confondre son esprit déjà troublé par le chagrin. - Non, ma 650 TextUniq| lorsque cette paix a été troublée, le trouble a paru malgré 651 TextUniq| Faible mère , je craignais de troubler le fleuve de ton bonheur 652 TextUniq| mère, quel plaisir ton âme trouve-t-elle dans la solitude ? - Ma 653 TextUniq| tendre, la pensée d'aller trouver Monghir : « O ma mère (dit-elle 654 TextUniq| Manasidja, l'invincible vainqueur des volontés, était auprès 655 TextUniq| dieux mêmes, avec qui tu te vantes d'avoir un commerce si étroit , 656 TextUniq| qui, dans ce moment même veille comme un espion invisible 657 TextUniq| infusé la science ; Satya, la vénérable déesse de la vérité, avait 658 TextUniq| mère lui tendait, je ne verrai plus, que ton amour, tu 659 TextUniq| Chacta, la déesse de la vertu, habitait l'âme de la pénitente ; 660 TextUniq| avec les symboles de leurs vertus ou de leur vices. Honneur 661 TextUniq| des yeux mortels ; mais veux-tu l'être moins à des yeux 662 TextUniq| leurs vertus ou de leur vices. Honneur et gloire à Brama, 663 TextUniq| point les traits de ceux qui viennent s'y regarder ; mais, par 664 TextUniq| que je te fuis quand je viens à toi. Non, ma mère, ta 665 TextUniq| répond Monghir. - Et que viens-tu chercher? - La consolation. - 666 TextUniq| les péris, les névis, les vitraspati conversaient avec la sage 667 TextUniq| as le pouvoir, flambeau vivant ; tu en sais les moyens : 668 TextUniq| un jour dans des images vivantes de ta beauté, et tu sauras 669 TextUniq| désagréable aux yeux maternels, je vivrais humiliée, méconnue, accusée 670 TextUniq| et qui lit d'en-haut les voeux que l'homme n'a pas encore 671 TextUniq| à ton amour, et moi que voici ? Hélas ! il m'en manque 672 TextUniq| je te regarde, que je ne voie au-delà de l'apparence ; 673 TextUniq| entraîne loin de lui, et de ses voies ? Le vois tu, ce serpent 674 TextUniq| mère, en voilà.... Mais que vois-je ? ma mère ! ma mère ! éveille-toi ! »~ 675 TextUniq| invincible vainqueur des volontés, était auprès d'elle.~Ma 676 | Votre 677 TextUniq| rendre aussi belle qu'elle voudra ; il ne tient qu'à elle 678 TextUniq| on sentirait pour moi. Tu voulais de la sincérité, ma mère, 679 TextUniq| rends grâces à Indra qui a voulu te montrer ce que tu peux 680 TextUniq| trompeurs qui entraînent les voyageurs égarés vers les marais, 681 TextUniq| adressant au fantôme qu'elle voyait toujours dans le lac Tamara.~«


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