Vers
1 40 | Au cours de l'abandon je laisse errer leurs pas,~
2 19 | Dans l'abîme cherché termine ses travaux :~
3 88 | soleil dans l'ombre des abris.~
4 | Ah
5 10 | J'aime Téthys : ses bords ont des
6 63 | plus jeunes regards ont aimé les forêts,~
7 53 | ma vie, et que j'ai tant aimés,~
8 | Ainsi
9 45 | Qui nourrissez les airs de fécondes haleines,~
10 4 | aveuglément l'attrait des flots amers.~
11 31 | les dieux retirés aux antres qu'on ignore,~
12 74 | Aux bergers appartient l'espace et la lumière,~
13 | assez
14 51 | des bergers à ces lieux attachés,~
15 82 | Les dieux, qui m'attiraient dans leurs faveurs secrètes,~
16 11 | La pente qui m'attire y conduit mes pieds nus ;~
17 4 | A suivre aveuglément l'attrait des flots amers.~
18 56 | Aux perfides attraits dans la mer enfermés.~
19 | aura
20 30 | J'aurai même une barque et je serai
21 36 | J'étais berger ; j'avais plus de mille brebis.~
22 | avec
23 4 | A suivre aveuglément l'attrait des flots amers.~
24 30 | J'aurai même une barque et je serai pêcheur. ~
25 | bien
26 54 | De vos bienfaits en moi réveillez la mémoire,~
27 27 | verrai Téthys, répandant sa blancheur,~
28 5 | Il me faut sur le bord une grotte profonde,~
29 72 | Et posséder sans borne, en égarant ma trace,~
30 23 | peut-être en mon sein tombera le breuvage~
31 67 | ce fut pour moi comme un brillant réveil !)~
32 47 | vie à grands flots et sans bruit,~
33 | C
34 49 | des bois, dieux nommés ou cachés,~
35 29 | pensée aura ses humides campagnes,~
36 | celle
37 | ces
38 59 | grandi, recouvert d'une chaleur sauvage,~
39 34 | vallons, mon souffle aux chalumeaux,~
40 24 | Qui change en dieux des mers les mortels
41 35 | Pour charger mon esprit du mal qui le
42 25 | Non, je transporterai mon chaume des montagnes~
43 19 | Dans l'abîme cherché termine ses travaux :~
44 76 | Ils sont chers à la nuit, qui s'ouvre tout
45 61 | Me découvrit le ciel pour la première fois.~
46 73 | des champs avec celle des cieux,~
47 66 | le jour où, du haut d'une cime perdue,~
48 6 | orage remplit d'écume et de clameurs,~
49 28 | ses pieds entraîner ses compagnes ;~
50 41 | livre aux dieux que je ne connais pas !...~
51 2 | Où mes jours, consumés à contempler les mers,~
52 2 | Où mes jours, consumés à contempler les mers,~
53 8 | L'oeil règne et se contente au vaste sein de l'onde,~
54 69 | Et les champs et les eaux couchés dans l'étendue,~
55 79 | Je courus aux bergers, je reconnus
56 85 | jour éteint recueillant les débris,~
57 61 | Me découvrit le ciel pour la première
58 | dès
59 16 | Du désir de la mer émeut ses faibles
60 86 | Lorsque tout s'obscurcit, devient une étincelle,~
61 35 | mon esprit du mal qui le dévore. ~
62 43 | Nymphes, divinités dont le pouvoir conduit~
63 83 | Dans des pièges divins prenaient mes sens nouveaux.~
64 | dont
65 13 | Et je vogue en dormant à des points inconnus.~
66 14 | sein des roches les plus dures,~
67 28 | A l'éclat de ses pieds entraîner ses
68 6 | Que l'orage remplit d'écume et de clameurs,~
69 71 | Je voulus égaler mes regards à l'espace,~
70 72 | posséder sans borne, en égarant ma trace,~
71 | elles
72 16 | Du désir de la mer émeut ses faibles eaux,~
73 62 | dieux m'ont touché dès l'enfance ;~
74 56 | perfides attraits dans la mer enfermés.~
75 24 | dieux des mers les mortels engloutis.~
76 70 | L'étendue enivra mon esprit et mes yeux ;~
77 76 | la nuit, qui s'ouvre tout entière~
78 52 | Pan, qui dans les forêts m'entr'ouvris tes mystères~
79 65 | Qui m'entraînait bien loin dans l'ombre et
80 3 | mon sein un amour qui m'entraîne~
81 28 | A l'éclat de ses pieds entraîner ses compagnes ;~
82 46 | Et des sources que Pan entretient toujours pleines~
83 58 | destin s'est formé dans l'épaisseur des bois.~
84 38 | refroidis languissent les épis,~
85 75 | parcourant les monts ils épuisent le jour ;~
86 40 | cours de l'abandon je laisse errer leurs pas,~
87 36 | J'étais berger ; j'avais plus de
88 85 | Un ver, du jour éteint recueillant les débris,~
89 87 | traits perdus de la flamme éternelle,~
90 86 | s'obscurcit, devient une étincelle,~
91 39 | mon sein les soins que j'eus pour elles !~
92 16 | désir de la mer émeut ses faibles eaux,~
93 | faut
94 45 | Qui nourrissez les airs de fécondes haleines,~
95 79 | bergers, je reconnus leurs fêtes,~
96 57 | suspendu dans l'ombre du feuillage,~
97 37 | suis encor, mes brebis sont fidèles :~
98 87 | des traits perdus de la flamme éternelle,~
99 | fois
100 44 | des bois et le cours des fontaines,~
101 58 | Mon destin s'est formé dans l'épaisseur des bois.~
102 26 | sable, aux bords pleins de fraîcheur !~
103 57 | Comme un fruit suspendu dans l'ombre du
104 9 | Ou suit à l'horizon la fuite des rameurs.~
105 | fut
106 84 | les réduits secrets sur le gazon recèle,~
107 12 | Son haleine a gonflé mes songes trop timides,~
108 80 | Je marchai, je goûtai le charme des troupeaux ;~
109 88 | Goûte encor le soleil dans l'ombre
110 22 | J'irai, je goûterai les plantes du rivage,~
111 59 | J'ai grandi, recouvert d'une chaleur
112 47 | Aux champs menez la vie à grands flots et sans bruit,~
113 5 | me faut sur le bord une grotte profonde,~
114 12 | Son haleine a gonflé mes songes trop
115 45 | nourrissez les airs de fécondes haleines,~
116 9 | Ou suit à l'horizon la fuite des rameurs.~
117 31 | retirés aux antres qu'on ignore,~
118 | Il
119 42 | J'immolerai ce soir aux Nymphes des
120 20 | est le mien. Mon destin s'incline vers la plage.~
121 22 | J'irai, je goûterai les plantes
122 2 | Où mes jours, consumés à contempler les
123 38 | qu'aux champs refroidis languissent les épis,~
124 7 | quand le dieu du jour se lève sur le monde,~
125 41 | Et je me livre aux dieux que je ne connais
126 | loin
127 1 | est plus assez de la roche lointaine~
128 86 | Lorsque tout s'obscurcit, devient
129 74 | appartient l'espace et la lumière,~
130 80 | Je marchai, je goûtai le charme des
131 30 | J'aurai même une barque et je serai pêcheur. ~
132 54 | bienfaits en moi réveillez la mémoire,~
133 47 | Aux champs menez la vie à grands flots et
134 39 | Et meurent dans mon sein les soins
135 20 | C'est le mien. Mon destin s'incline vers
136 36 | berger ; j'avais plus de mille brebis.~
137 24 | change en dieux des mers les mortels engloutis.~
138 18 | précipitant sa pente et ses murmures,~
139 52 | forêts m'entr'ouvris tes mystères~
140 | n
141 | ne
142 49 | monts et des bois, dieux nommés ou cachés,~
143 3 | Ont nourri dans mon sein un amour qui
144 45 | Qui nourrissez les airs de fécondes haleines,~
145 83 | divins prenaient mes sens nouveaux.~
146 11 | attire y conduit mes pieds nus ;~
147 86 | Lorsque tout s'obscurcit, devient une étincelle,~
148 17 | vers le jour par des veines obscures,~
149 8 | L'oeil règne et se contente au
150 60 | qui rompait le tissu de l'ombrage~
151 | on
152 8 | contente au vaste sein de l'onde,~
153 6 | Que l'orage remplit d'écume et de clameurs,~
154 55 | Pour m'ôter ce penchant et ravir la
155 78 | Ouverte aux feux perdus dans leur
156 73 | L'ouverture des champs avec celle des
157 76 | sont chers à la nuit, qui s'ouvre tout entière~
158 52 | qui dans les forêts m'entr'ouvris tes mystères~
159 75 | En parcourant les monts ils épuisent le
160 68 | Le monde parcouru par les feux du soleil,~
161 77 | inconnus, et laisse leur paupière~
162 30 | même une barque et je serai pêcheur. ~
163 55 | Pour m'ôter ce penchant et ravir la victoire~
164 29 | Là, ma pensée aura ses humides campagnes,~
165 66 | jour où, du haut d'une cime perdue,~
166 56 | Aux perfides attraits dans la mer enfermés.~
167 23 | Et peut-être en mon sein tombera le breuvage~
168 83 | Dans des pièges divins prenaient mes sens
169 20 | destin s'incline vers la plage.~
170 33 | Se plaisent à ravir un berger aux troupeaux,~
171 22 | J'irai, je goûterai les plantes du rivage,~
172 87 | Et plein des traits perdus de la
173 46 | Pan entretient toujours pleines~
174 26 | pente du sable, aux bords pleins de fraîcheur !~
175 32 | Les dieux secrets, plongés dans le charme des eaux,~
176 13 | je vogue en dormant à des points inconnus.~
177 72 | Et posséder sans borne, en égarant ma
178 | pouvoir
179 18 | Et qui, précipitant sa pente et ses murmures,~
180 61 | découvrit le ciel pour la première fois.~
181 83 | Dans des pièges divins prenaient mes sens nouveaux.~
182 78 | aux feux perdus dans leur profond séjour.~
183 5 | faut sur le bord une grotte profonde,~
184 | quand
185 44 | Les racines des bois et le cours des
186 9 | à l'horizon la fuite des rameurs.~
187 84 | réduits secrets sur le gazon recèle,~
188 79 | Je courus aux bergers, je reconnus leurs fêtes,~
189 59 | J'ai grandi, recouvert d'une chaleur sauvage,~
190 85 | Un ver, du jour éteint recueillant les débris,~
191 84 | Dans les réduits secrets sur le gazon recèle,~
192 38 | Mais qu'aux champs refroidis languissent les épis,~
193 8 | L'oeil règne et se contente au vaste
194 6 | Que l'orage remplit d'écume et de clameurs,~
195 48 | Comme la nuit répand le sommeil dans nos veines ;~
196 27 | Là, je verrai Téthys, répandant sa blancheur,~
197 31 | Ah ! les dieux retirés aux antres qu'on ignore,~
198 81 | monts comme au sein des retraites,~
199 67 | pour moi comme un brillant réveil !)~
200 54 | De vos bienfaits en moi réveillez la mémoire,~
201 22 | goûterai les plantes du rivage,~
202 1 | ce n'est plus assez de la roche lointaine~
203 14 | amour qui, dans le sein des roches les plus dures,~
204 60 | Et le vent qui rompait le tissu de l'ombrage~
205 15 | son sommeil la source des ruisseaux,~
206 26 | Sur la pente du sable, aux bords pleins de fraîcheur !~
207 10 | Téthys : ses bords ont des sables humides ;~
208 59 | recouvert d'une chaleur sauvage,~
209 21 | Le secret de mon mal est au sein de
210 82 | attiraient dans leurs faveurs secrètes,~
211 78 | perdus dans leur profond séjour.~
212 83 | pièges divins prenaient mes sens nouveaux.~
213 30 | aurai même une barque et je serai pêcheur. ~
214 64 | jeunes pas ont suivi le silence~
215 39 | meurent dans mon sein les soins que j'eus pour elles !~
216 42 | J'immolerai ce soir aux Nymphes des montagnes. ~................................................................................... ~
217 50 | charme vient à tous lieux solitaires,~
218 12 | Son haleine a gonflé mes songes trop timides,~
219 34 | regards aux vallons, mon souffle aux chalumeaux,~
220 15 | Tire de son sommeil la source des ruisseaux,~
221 46 | Et des sources que Pan entretient toujours
222 | suis
223 9 | Ou suit à l'horizon la fuite des
224 64 | mes plus jeunes pas ont suivi le silence~
225 4 | A suivre aveuglément l'attrait des
226 57 | Comme un fruit suspendu dans l'ombre du feuillage,~
227 | tant
228 19 | Dans l'abîme cherché termine ses travaux :~
229 | tes
230 [Titre]| Texte~
231 12 | a gonflé mes songes trop timides,~
232 15 | Tire de son sommeil la source
233 60 | Et le vent qui rompait le tissu de l'ombrage~
234 | toi
235 23 | Et peut-être en mon sein tombera le breuvage~
236 62 | faveurs de nos dieux m'ont touché dès l'enfance ;~
237 | toujours
238 72 | sans borne, en égarant ma trace,~
239 87 | Et plein des traits perdus de la flamme éternelle,~
240 25 | Non, je transporterai mon chaume des montagnes~
241 19 | abîme cherché termine ses travaux :~
242 | trop
243 34 | Mes regards aux vallons, mon souffle aux chalumeaux,~
244 8 | règne et se contente au vaste sein de l'onde,~
245 60 | Et le vent qui rompait le tissu de
246 85 | Un ver, du jour éteint recueillant
247 27 | Là, je verrai Téthys, répandant sa blancheur,~
248 55 | ce penchant et ravir la victoire~
249 50 | De qui le charme vient à tous lieux solitaires,~
250 67 | Je vis (ce fut pour moi comme un
251 13 | Et je vogue en dormant à des points
252 | vos
253 71 | Je voulus égaler mes regards à l'espace,~
254 | Vous
255 | y
256 | yeux
|