3-immen | immob-zigza
Chapitre
1 | 3
2 TextUniq| emblématique image de ces races abbatiales, de ces vieilles familles,
3 TextUniq| le décor d'une misère abjecte s'effondre, et un coin de
4 TextUniq| auliques. ~La rue des Gobelins aboutit à une passerelle bordée
5 TextUniq| clos, des renfoncements abritant de gémissantes pompes, des
6 TextUniq| pauvres bords. Là, des hangars abritent d'immenses tonneaux, d'énormes
7 TextUniq| commande et de caisse ; l'absorption du noble passé par la roturière
8 TextUniq| recrudescence d'âpreté au gain, un abus de rage ; dans l'espace
9 TextUniq| de la Bièvre, désormais accaparée par les tanneurs, bruit,
10 TextUniq| martelés de clous, donne accès dans une vaste cour où de
11 TextUniq| azur tremblant de ses eaux, accompagnait de son murmure les offices
12 TextUniq| richesse du temps présent est accomplie. Les millionnaires de la
13 TextUniq| repassent, mais, d'un commun accord, l'emprisonnent à tour de
14 TextUniq| tan soufflent leur parfum acéré d'écorce, des bannes de
15 TextUniq| route dans le couloir qui s'achemine en pente, l'on se heurte
16 TextUniq| coule, scarifiée par les acides. Globulée de crachats, épaissie
17 TextUniq| prodigieuse eau-forte ; l'admirable Paris d'antan renaît, avec
18 TextUniq| des soirs, des ouvriers affaitent des cuirs, dans une ombre
19 TextUniq| resserres des peaussiers affectent, avec leurs carcasses ajourées
20 TextUniq| arrivée à Paris, tombée dans l'affût industriel des racoleurs ;
21 TextUniq| Saint-Marcel, l'on opprime encore l'agonie de ses eaux ; dès que la
22 TextUniq| ras de l'eau, jusqu'aux aisselles, dans ces baquets où elles
23 TextUniq| affectent, avec leurs carcasses ajourées et leurs toits plats, des
24 TextUniq| d'une chèvre, une femme alignait des cordes pour sécher du
25 TextUniq| bombent et cahotent. Aucun alignement, mais un amas de tuyaux
26 TextUniq| la rivière coulait sous l'allégresse des aubes et la mélancolie
27 TextUniq| et leurs toits plats, des allures de bastides italiennes,
28 TextUniq| terre pétrie de frasier et amollie par des ruisseaux d'ordure.
29 TextUniq| les roues ; puis elle s'amusait à piquer, la tête en bas,
30 TextUniq| des briques bouchent d'anciennes portes, des Y rouillés de
31 TextUniq| balancent sous la neige animale des peaux, des chaussettes
32 TextUniq| Gobelins ; c'est une misère anoblie par l'étampe des anciens
33 TextUniq| eau-forte ; l'admirable Paris d'antan renaît, avec ses sentes
34 TextUniq| évoque à elle seule toute une antique province, avec ses pavés
35 TextUniq| de lune, en plein mois d'août, cette allée, morte et glacée,
36 TextUniq| mais si on lève la tête, on aperçoit au-dessus des murailles
37 TextUniq| dans le cadre desquelles apparaissent les ensouples et les chaînes,
38 TextUniq| interminables geôles, elle apparaîtra maintenant, à peine, dans
39 TextUniq| immense, la silencieuse apparition d'un improbable site dont
40 TextUniq| sordide. L'on dirait, de ses appentis en lattes, de ses maisons
41 TextUniq| macérations des cuirs. Des apprentis, les bas de culottes attachés
42 TextUniq| chaussures, des teinturiers, des apprêteurs, ont mué les boudoirs en
43 TextUniq| exigeait d'elle. Cernée par d'âpres négociants qui se la repassent,
44 TextUniq| elle une recrudescence d'âpreté au gain, un abus de rage ;
45 TextUniq| côté sous les boulevards Arago et de Port-Royal, et de
46 TextUniq| moisissures, rosacés de toiles d'araignée, calcinés comme par un incendie ;
47 TextUniq| avenues modernes. La rue arbore d'anciens hôtels, convertis
48 TextUniq| et se nichaient dans des arbustes, dont l'image brisée se
49 TextUniq| immondice de la rue Jeanne-d'Arc, la funèbre ribote de l'
50 TextUniq| hébétée de fatigue, sous l'arche minuscule d'un petit pont ! ~
51 TextUniq| gaieté du parc voisin s'arrête. Il ne reste plus, jusqu'
52 TextUniq| contrées des au-delà, car, en arrivant à la rue des Cordelières,
53 | arrive
54 TextUniq| la Bièvre est, dès son arrivée à Paris, tombée dans l'affût
55 TextUniq| hideurs blasonnées par l'art. A la brune, alors que les
56 TextUniq| et de tomates, hérissée d'artichauts trop mûrs dont les têtes
57 TextUniq| poêle ; et, le soir, les artisans qui logent dans ces masures
58 TextUniq| dans ce passage même aux assouplissantes macérations des cuirs. Des
59 TextUniq| apprentis, les bas de culottes attachés sur les tibias avec une
60 TextUniq| misérable condition des femmes attirées dans le guet-apens des villes,
61 TextUniq| pellicules. ~Mais combien attrayantes sont ses deux petites berges !
62 TextUniq| postulations vers les contrées des au-delà, car, en arrivant à la rue
63 TextUniq| coulait sous l'allégresse des aubes et la mélancolie des soirs,
64 TextUniq| lézardent, bombent et cahotent. Aucun alignement, mais un amas
65 TextUniq| goût vieillot des parcs auliques. ~La rue des Gobelins aboutit
66 TextUniq| gamins jouent à la bloquette auprès du mur. ~Puis, sous une
67 | aussi
68 TextUniq| parures d'arbres, elle a dû aussitôt se mettre à l'ouvrage et
69 TextUniq| quelques illusions de site authentique et de vrai ciel. Elle coulait
70 TextUniq| habité par une population autochtone qui vit et meurt dans ce
71 TextUniq| parages écartés, elle fut autrefois charmante. Entre ces deux
72 | autres
73 | avait
74 TextUniq| bizarre, avec des maisons avariées et des pins de cimetière,
75 TextUniq| sombre, surgit à deux pas des avenues modernes. La rue arbore
76 TextUniq| crapule des quartiers qui l'avoisinent ; ce n'est pas le sinistre
77 TextUniq| clocher de l'abbaye dans l'azur tremblant de ses eaux, accompagnait
78 TextUniq| de sac et des lambeaux de bâche remplacent les carreaux
79 TextUniq| fous. Les croisées grillées bambochent ; des morceaux de sac et
80 TextUniq| parfum acéré d'écorce, des bannes de cuir exhalent leur odeur
81 TextUniq| aux aisselles, dans ces baquets où elles se démènent et
82 TextUniq| portes, séparés, par des barres de fer emmanchées dans des
83 TextUniq| Hôpital, dans la clandestine basilique d'un colossal égout. ~Et
84 TextUniq| gémissantes pompes, des portes basses, au fond desquelles, dans
85 TextUniq| misère n'a ni l'ignoble bassesse, ni la joviale crapule des
86 TextUniq| toits plats, des allures de bastides italiennes, la Bièvre coule,
87 TextUniq| sous des becs de gaz et bat, sur les trottoirs, en gueulant,
88 TextUniq| ses zigzags et le vieux bâtiment, bosselé d'un fond de chapelle
89 TextUniq| la foule déferle sous des becs de gaz et bat, sur les trottoirs,
90 TextUniq| du côté de la rue par une berge dans laquelle sont enfoncées
91 TextUniq| attrayantes sont ses deux petites berges ! celle qui longe le mur
92 | bien
93 TextUniq| l'on tombe dans une rue bizarre, avec des maisons avariées
94 TextUniq| et des essaims de fumée blanche volaient et se nichaient
95 TextUniq| encadrés d'herbe et ses blanchisseuses, enfouies, au ras de l'eau,
96 TextUniq| un tourbillon de drapeaux blancs qui remuent le ciel, tandis
97 TextUniq| de délicieuses hideurs blasonnées par l'art. A la brune, alors
98 TextUniq| vert-de-gris, de cendre bleue, de jaune de tartre et de
99 TextUniq| sang et sillées de fils bleus ; des machines à vapeur
100 TextUniq| quelques gamins jouent à la bloquette auprès du mur. ~Puis, sous
101 TextUniq| de maisons qui lézardent, bombent et cahotent. Aucun alignement,
102 TextUniq| Bièvre paraît ; un bras bordé du côté de la rue par une
103 TextUniq| pilotis, sur ses pauvres bords. Là, des hangars abritent
104 TextUniq| zigzags et le vieux bâtiment, bosselé d'un fond de chapelle que
105 TextUniq| apprêteurs, ont mué les boudoirs en bureaux de commande et
106 TextUniq| Gobelins, qu'un amas de bouges dont la vicieuse indigence
107 TextUniq| sécher du linge ; la Bièvre bouillonnait, joyeuse, sur des pierres,
108 TextUniq| enfonce d'un côté sous les boulevards Arago et de Port-Royal,
109 TextUniq| ces promenades semées de boulingrins et de corbeilles, entourées
110 TextUniq| vaisselle s'engouffre, en bourdonnant, sous un pont. Alors, la
111 TextUniq| Tout a disparu sous la bourrasque des siècles, le couvent
112 TextUniq| ses venelles, ses pignons bousculés, ses toits qui se saluent
113 TextUniq| de cave descend sur une boutique de marchand de vin, à la
114 TextUniq| long de sa spirale, des boutiques de marchands de vin. Nous
115 TextUniq| pochons de fange, puis ce boyau se casse, dans un autre
116 TextUniq| yeux, vous épient et vous braquent ; sur le pas de portes à
117 TextUniq| les carreaux perdus ; des briques bouchent d'anciennes portes,
118 TextUniq| prés sous des saules, se brisait soudain, et devenue parallèle
119 TextUniq| des arbustes, dont l'image brisée se réflétait encore dans
120 TextUniq| dont les têtes sont des brosses couleur de mauve ! et l'
121 TextUniq| tridents, des pelles, des brouettes, des râteaux, des roues
122 TextUniq| de jaune de tartre et de brun loutre ; des piles de tan
123 TextUniq| cuir exhalent leur odeur brusque ; des tridents, des pelles,
124 TextUniq| toisons épargnées et les cuirs bruts, subit les pinces de l'alun,
125 TextUniq| corbeilles, entourées de buis, taillées dans le goût vieillot
126 TextUniq| étoilaient l'herbe ; des buissons de mûres enchevêtraient
127 TextUniq| ont mué les boudoirs en bureaux de commande et de caisse ;
128 TextUniq| sinistre délabrement de la Butte-aux-Cailles, la menaçante immondice
129 TextUniq| milieu desquels s'élevait un cabaret peint en rouge ; les trains
130 TextUniq| des éviers dont les boîtes cabossent ; sur les marges des croisées,
131 TextUniq| de poils de chèvre et de cachemyre ; et le passage est entièrement
132 TextUniq| hautes fenêtres, dans le cadre desquelles apparaissent
133 TextUniq| Aux lucarnes, dont les cadres inégaux culbutent, des chaussettes
134 TextUniq| qui lézardent, bombent et cahotent. Aucun alignement, mais
135 TextUniq| bureaux de commande et de caisse ; l'absorption du noble
136 TextUniq| rosacés de toiles d'araignée, calcinés comme par un incendie ;
137 TextUniq| maintenant encombré par des camions ; des marchands de chaussures,
138 TextUniq| au plein air ; l'ancienne campagnarde étouffe dans des tunnels,
139 TextUniq| fronton de laquelle on lit en caractères effacés ces mots : «Respect
140 TextUniq| peaussiers affectent, avec leurs carcasses ajourées et leurs toits
141 TextUniq| de bâche remplacent les carreaux perdus ; des briques bouchent
142 TextUniq| de cette rue, une porte carrée s'ouvre sur un corridor
143 TextUniq| enfermée dans un souterrain, casernée sous une voûte, et elle
144 TextUniq| à trois pas, le long de casernes neuves, la foule déferle
145 TextUniq| fange, puis ce boyau se casse, dans un autre également
146 TextUniq| vieilles familles, de ces castes de dignitaires qui sont
147 TextUniq| morsures de la chaux et des caustiques. Que de soirs, derrière
148 TextUniq| de dartres ; un jour de cave descend sur une boutique
149 TextUniq| en rouge ; les trains de ceinture filaient au-dessus d'elle,
150 | cela
151 TextUniq| tachés de vert-de-gris, de cendre bleue, de jaune de tartre
152 TextUniq| espace compris entre la rue Censier et le boulevard Saint-Marcel,
153 TextUniq| retournent qui lient des ceps de vigne serpentant le long
154 TextUniq| tâches qu'on exigeait d'elle. Cernée par d'âpres négociants qui
155 | cet
156 TextUniq| veaux mégis et morts-nés, chabraques et scieries de peaux, teintureries
157 TextUniq| apparaissent les ensouples et les chaînes, les modèles et les métiers
158 | chambre
159 TextUniq| toutes parts les séchoirs des chamoiseurs. Ce sont, au travers d'une
160 TextUniq| route sans maisons à des champs au milieu desquels s'élevait
161 TextUniq| d'escaliers vermoulus, chancis, mous, dont les marches
162 TextUniq| Gobelins. ~Ici, la scène change ; le décor d'une misère
163 TextUniq| où elles se démènent et chantent, en battant le linge ; ce
164 TextUniq| bâtiment, bosselé d'un fond de chapelle que des vitraux dénoncent,
165 TextUniq| écartés, elle fut autrefois charmante. Entre ces deux ruisseaux
166 TextUniq| le ciel s'étageaient les charpentes et les terrasses des mégissiers,
167 TextUniq| aux cuirs se livrent à la chasse au nègre, la traquent et
168 TextUniq| incendie ; puis d'incohérentes chaumines, sans étage, grêlées par
169 TextUniq| avec une corde, les pieds chaussés de sabots, grouillent, pêle-mêle
170 TextUniq| camions ; des marchands de chaussures, des teinturiers, des apprêteurs,
171 TextUniq| prison, noir comme un fond de cheminée incrusté de suie ; deux
172 TextUniq| noire rampent en haut des cheminées d'usine. Dans ce paysage
173 TextUniq| pêchaient des grenouilles ; un cheval blanc paissait ; près d'
174 TextUniq| femmes dépoitraillées, les cheveux dans les yeux, vous épient
175 TextUniq| soi de grandes bâtisses chevronnées, qui se cognent, les unes
176 | chez
177 TextUniq| grouillent, pêle-mêle avec des chiens ; des femmes, formidablement
178 TextUniq| plongent des peaux, les «chipent», comme ils disent, dans
179 TextUniq| de treilles, plantée de chrysanthèmes et de tomates, hérissée
180 TextUniq| avariées et des pins de cimetière, écimés et secs, rejoints
181 TextUniq| argent frétillent sur le cirage liquéfié de l'eau ; l'immobile
182 TextUniq| eider et de cygne, d'une cité magique, parée de villas,
183 TextUniq| boulevard de l'Hôpital, dans la clandestine basilique d'un colossal
184 TextUniq| à huile se balancent et clignotent au bout d'une corde, le
185 TextUniq| piquer, la tête en bas, le clocher de l'abbaye dans l'azur
186 TextUniq| lavait les pieds du vieux cloître, courait au travers de ses
187 TextUniq| bouchent ; partout des palis clos, des renfoncements abritant
188 TextUniq| Au numéro 3, une porte cochère, énorme et trapue, aux vantaux
189 TextUniq| poudrés à frimas. C'est, au coeur de l'été, une éternelle
190 TextUniq| bâtisses chevronnées, qui se cognent, les unes contre les autres,
191 TextUniq| privées de roues. Ces boîtes, coiffées de tôle, sont précédées,
192 TextUniq| cour en étoile, formée de coins et de racoins. L'on a devant
193 TextUniq| embranche sur un couloir qui colimaçonne, déroulant, tout le long
194 TextUniq| clandestine basilique d'un colossal égout. ~Et pourtant, combien
195 TextUniq| les boudoirs en bureaux de commande et de caisse ; l'absorption
196 TextUniq| inavouable boue d'un fructueux commerce ? ~ ~
197 TextUniq| la repassent, mais, d'un commun accord, l'emprisonnent à
198 TextUniq| de rage ; dans l'espace compris entre la rue Censier et
199 TextUniq| le judas d'une ouverture condamnée, des fusées de verdure,
200 TextUniq| Symbole de la misérable condition des femmes attirées dans
201 TextUniq| humaine se recueillait dans la contemplation et la prière, là où la rivière
202 TextUniq| les postulations vers les contrées des au-delà, car, en arrivant
203 TextUniq| arbore d'anciens hôtels, convertis en fabriques, mais dont
204 TextUniq| semées de boulingrins et de corbeilles, entourées de buis, taillées
205 TextUniq| une femme alignait des cordes pour sécher du linge ; la
206 TextUniq| porte carrée s'ouvre sur un corridor de prison, noir comme un
207 TextUniq| retiennent les murs que côtoie la Bièvre ; et cela se prolonge
208 TextUniq| on se heurte à un nouveau coude, la sente s'élargit et s'
209 TextUniq| foudres, de formidables coudrets, emplâtrés de chaux, tachés
210 | coup
211 TextUniq| neuves ; les peupliers sont coupés, les saules détruits, les
212 TextUniq| pieds du vieux cloître, courait au travers de ses vergers
213 TextUniq| leurs tiges munies d'épines courbes et roses comme des griffes ;
214 TextUniq| les solives où des volants courent, des ouvriers qui écument
215 TextUniq| Saint-Quentin, près de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée
216 TextUniq| murs s'exostosent et se couvrent d'eschares et de salpêtre
217 TextUniq| les acides. Globulée de crachats, épaissie de craie, délayée
218 TextUniq| de crachats, épaissie de craie, délayée de suie, elle roule
219 TextUniq| bassesse, ni la joviale crapule des quartiers qui l'avoisinent ;
220 TextUniq| Cette ruelle se meurt, rue Croule-barbe, dans un délicieux paysage
221 TextUniq| une ombre puante ; la rue Croulebarbe continue, mais toute la
222 TextUniq| du mur. ~Puis, sous une croûte de terre formant porche,
223 TextUniq| d'écorce, des bannes de cuir exhalent leur odeur brusque ;
224 TextUniq| dont les cadres inégaux culbutent, des chaussettes inouïes,
225 TextUniq| Des apprentis, les bas de culottes attachés sur les tibias
226 TextUniq| ses sentes tortueuses, ses culs-de-sac et ses venelles, ses pignons
227 TextUniq| dans un duvet d'eider et de cygne, d'une cité magique, parée
228 TextUniq| salpêtre et de fleurs de dartres ; un jour de cave descend
229 TextUniq| cette étonnante ruelle décèle l'horreur d'une misère infime ;
230 TextUniq| Ici, la scène change ; le décor d'une misère abjecte s'effondre,
231 TextUniq| casernes neuves, la foule déferle sous des becs de gaz et
232 TextUniq| tôle, sont précédées, au dehors, d'escaliers vermoulus,
233 TextUniq| ce n'est pas le sinistre délabrement de la Butte-aux-Cailles,
234 TextUniq| crachats, épaissie de craie, délayée de suie, elle roule des
235 TextUniq| peints par Rembrandt, de délicieuses hideurs blasonnées par l'
236 TextUniq| rue Croule-barbe, dans un délicieux paysage où l'un des bras
237 TextUniq| ces baquets où elles se démènent et chantent, en battant
238 TextUniq| paysage où l'un des bras demeuré presque libre de la Bièvre
239 TextUniq| chapelle que des vitraux dénoncent, sourit avec ses hautes
240 TextUniq| Aux fenêtres, des femmes dépoitraillées, les cheveux dans les yeux,
241 TextUniq| exterminent, épuisant ses dernières forces, étouffant ses derniers
242 TextUniq| dernières forces, étouffant ses derniers râles, jusqu'à ce que, prise
243 TextUniq| couloir qui colimaçonne, déroulant, tout le long de sa spirale,
244 TextUniq| caustiques. Que de soirs, derrière les Gobelins, dans un pestilentiel
245 TextUniq| cela se prolonge jusqu'aux derrières de la manufacture des Gobelins
246 TextUniq| dartres ; un jour de cave descend sur une boutique de marchand
247 TextUniq| devenue parallèle à la Seine, descendait dans l'enclos de l'abbaye
248 TextUniq| habitantes de la ruelle descendent maintenant pour savonner
249 TextUniq| peupliers, des montées et des descentes de volets et de cages, des
250 TextUniq| maisons à des champs au milieu desquels s'élevait un cabaret peint
251 TextUniq| saules détruits, les étangs desséchés, la prairie morte. Le travail
252 TextUniq| villas, aux silhouettes dessinées sur le noir de la nuit,
253 TextUniq| boulevard d'Italie, par dessus un petit mur, l'on peut
254 TextUniq| voitures de saltimbanque, dételées et privées de roues. Ces
255 TextUniq| peausserie. Et, soudain, à un détour, un autre bras de la Bièvre
256 TextUniq| oubliée d'un roi de Thunes, détourne des songes hyperboréens,
257 TextUniq| Pour la suivre dans ses détours, il faut remonter la rue
258 TextUniq| sont coupés, les saules détruits, les étangs desséchés, la
259 TextUniq| de bois mort, de l'eau en deuil qui, malade, sent la fièvre
260 TextUniq| la mine pluvieuse, à la devanture éraillée, frappée de pochons
261 TextUniq| dans des cages, des peaux diaprées de taches de sang et sillées
262 TextUniq| pourtant, combien était différente, de cette humble et lamentable
263 TextUniq| familles, de ces castes de dignitaires qui sont peu à peu tombées
264 TextUniq| sorte, pour elle, un coin de dilection, un lieu de repos, un retour
265 TextUniq| aspect féerique de ce lieu diminue le jour, ou du moins la
266 TextUniq| modernement sordide. L'on dirait, de ses appentis en lattes,
267 TextUniq| en l'air, des fenêtres disjointes avec des éviers dont les
268 TextUniq| formant porche, la Bièvre disparaît à nouveau et s'enfonce dans
269 TextUniq| sort de ses geôles, et, divisée en deux bras, suit le chemin
270 TextUniq| les emphatiques et lourds dômes du Panthéon et du Val-deGrâce. ~
271 TextUniq| immense et des vergers que dominent de toutes parts les séchoirs
272 TextUniq| vantaux martelés de clous, donne accès dans une vaste cour
273 TextUniq| passerelles reliaient, sur son dos, la route sans maisons à
274 | doute
275 TextUniq| râtissent des peaux sur une douve, qui les mouillent, qui
276 TextUniq| neige, tout un tourbillon de drapeaux blancs qui remuent le ciel,
277 TextUniq| sur lesquels flottent des draps. ~C'est la ruelle des Reculettes,
278 TextUniq| moucharabis des fabriques se dressent inondés de froides lueurs ;
279 TextUniq| métiers de la haute lisse. ~A droite, la ruelle est bordée d'
280 TextUniq| parures d'arbres, elle a dû aussitôt se mettre à l'ouvrage
281 TextUniq| une Floride, noyée dans un duvet d'eider et de cygne, d'une
282 TextUniq| éclate en une prodigieuse eau-forte ; l'admirable Paris d'antan
283 TextUniq| Pot-au-Lait. Dans ces parages écartés, elle fut autrefois charmante.
284 TextUniq| esclave, l'ancienne Bièvre ! Ecclésiastique et suzeraine, elle longeait
285 TextUniq| et des pins de cimetière, écimés et secs, rejoints entre
286 TextUniq| la sente s'élargit et s'éclaire, et près d'un marchand de
287 TextUniq| se heurte dans l'ombre et éclate en une prodigieuse eau-forte ;
288 TextUniq| soufflent leur parfum acéré d'écorce, des bannes de cuir exhalent
289 TextUniq| lave l'ordure des peaux écorchées, macère les toisons épargnées
290 TextUniq| des pâtés de maisons qui l'écrasent. Et il y a alors contre
291 TextUniq| Paris contemporain commence. Écrouée dans d'interminables geôles,
292 TextUniq| courent, des ouvriers qui écument l'horrible pot-au-feu des
293 TextUniq| laquelle on lit en caractères effacés ces mots : «Respect à la
294 TextUniq| improbable site dont le souvenir effare, lorsqu'à trois pas, le
295 TextUniq| décor d'une misère abjecte s'effondre, et un coin de vieille ville,
296 TextUniq| dont la vicieuse indigence effraye. Pour retrouver la morne
297 TextUniq| se casse, dans un autre également étroit et sombre ; l'on
298 TextUniq| Floride, noyée dans un duvet d'eider et de cygne, d'une cité
299 TextUniq| champs au milieu desquels s'élevait un cabaret peint en rouge ;
300 | elles
301 TextUniq| en gros fil, lie de vin, émaillées de reprises de couleur,
302 TextUniq| Bièvre n'est-elle pas aussi l'emblématique image de ces races abbatiales,
303 TextUniq| puis, à gauche, la cour s'embranche sur un couloir qui colimaçonne,
304 TextUniq| séparés, par des barres de fer emmanchées dans des poteaux de bois
305 TextUniq| grelottes le long de ses quais empâtés de fange. ~L'aspect féerique
306 TextUniq| des tuyaux d'usine, les emphatiques et lourds dômes du Panthéon
307 TextUniq| enserré par des usines qui empiètent, avec des pilotis, sur ses
308 TextUniq| de formidables coudrets, emplâtrés de chaux, tachés de vert-de-gris,
309 TextUniq| ville, regorge d'ouvriers, employés dans ce passage même aux
310 TextUniq| mais, d'un commun accord, l'emprisonnent à tour de rôle, le long
311 TextUniq| province, avec ses pavés encadrés d'herbe et ses blanchisseuses,
312 TextUniq| des femmes, formidablement enceintes, traînent de juteuses espadrilles
313 TextUniq| des buissons de mûres enchevêtraient leurs tiges munies d'épines
314 TextUniq| de Mascarini, maintenant encombré par des camions ; des marchands
315 TextUniq| lieu de repos, un retour d'enfance, une reprise de la campagne
316 TextUniq| désert ; çà et là, quelques enfants pêchaient des grenouilles ;
317 TextUniq| de l'autre, par un mur enfermant un parc immense et des vergers
318 TextUniq| inutiles ingénieurs l'ont enfermée dans un souterrain, casernée
319 TextUniq| berge dans laquelle sont enfoncées des cuves ; de l'autre,
320 TextUniq| herbe et ses blanchisseuses, enfouies, au ras de l'eau, jusqu'
321 TextUniq| cette eau de vaisselle s'engouffre, en bourdonnant, sous un
322 TextUniq| palissades ; cette passerelle enjambe la Bièvre, qui s'enfonce
323 TextUniq| numéro 3, une porte cochère, énorme et trapue, aux vantaux martelés
324 TextUniq| abritent d'immenses tonneaux, d'énormes foudres, de formidables
325 TextUniq| ils disent ; partout des enseignes : veaux mégis et morts-nés,
326 TextUniq| Bièvre coule, un bras mince, enserré par des usines qui empiètent,
327 TextUniq| réclame la morte qu'elle ensevelit, sous le boulevard de l'
328 TextUniq| desquelles apparaissent les ensouples et les chaînes, les modèles
329 TextUniq| cachemyre ; et le passage est entièrement blanc ; les toits, les pavés,
330 TextUniq| boulingrins et de corbeilles, entourées de buis, taillées dans le
331 TextUniq| occupent en maîtres ces hôtels entourés de jardins verts et galonnés
332 TextUniq| tours de Paris où elle n'entrait point, elle jouait, çà et
333 TextUniq| peaux de lapin racornies s'entrechoquent dans des cages, des peaux
334 TextUniq| hymnes, réverbérait les entretiens des moines qui se promenaient
335 TextUniq| produite par le râclage envolé des peaux. La nuit, par
336 TextUniq| de reprises de couleur, épaisses comme des souches. ~La Bièvre
337 TextUniq| acides. Globulée de crachats, épaissie de craie, délayée de suie,
338 TextUniq| écorchées, macère les toisons épargnées et les cuirs bruts, subit
339 TextUniq| cheveux dans les yeux, vous épient et vous braquent ; sur le
340 TextUniq| enchevêtraient leurs tiges munies d'épines courbes et roses comme des
341 TextUniq| traquent et l'exterminent, épuisant ses dernières forces, étouffant
342 TextUniq| mettre à l'ouvrage et s'épuiser aux horribles tâches qu'
343 TextUniq| pluvieuse, à la devanture éraillée, frappée de pochons de fange,
344 TextUniq| volets et de cages, des escalades de parapets et de terrasses,
345 TextUniq| exostosent et se couvrent d'eschares et de salpêtre et de fleurs
346 TextUniq| cette humble et lamentable esclave, l'ancienne Bièvre ! Ecclésiastique
347 TextUniq| un abus de rage ; dans l'espace compris entre la rue Censier
348 TextUniq| enceintes, traînent de juteuses espadrilles chez des marchands de vin ;
349 TextUniq| au-dessus d'elle, et des essaims de fumée blanche volaient
350 TextUniq| des villes, la Bièvre n'est-elle pas aussi l'emblématique
351 TextUniq| la ruelle est bordée d'étables qui trébuchent sur une terre
352 TextUniq| incohérentes chaumines, sans étage, grêlées par des places
353 TextUniq| perte de vue dans le ciel s'étageaient les charpentes et les terrasses
354 TextUniq| une misère anoblie par l'étampe des anciens temps ; ce sont
355 TextUniq| grande ville. ~Née dans l'étang de Saint-Quentin, près de
356 TextUniq| cet enclos retourné à l'état de nature, mais une odeur
357 | été
358 TextUniq| Entre ces deux ruisseaux s'étendaient une prairie, plantée d'arbres,
359 TextUniq| au coeur de l'été, une éternelle neige, une neige produite
360 TextUniq| lentilles d'eau ; des fleurs étoilaient l'herbe ; des buissons de
361 TextUniq| noir, ouvre sur une cour en étoile, formée de coins et de racoins.
362 TextUniq| pleure. ~Sans doute, cette étonnante ruelle décèle l'horreur
363 TextUniq| inouïes, qui par leur pointure étonnent, se balancent sous la neige
364 TextUniq| épuisant ses dernières forces, étouffant ses derniers râles, jusqu'
365 TextUniq| l'ancienne campagnarde étouffe dans des tunnels, sortant,
366 TextUniq| dans un autre également étroit et sombre ; l'on arrive
367 | eux
368 TextUniq| fenêtres disjointes avec des éviers dont les boîtes cabossent ;
369 TextUniq| à jamais morts. C'est l'évocation d'une Floride, noyée dans
370 TextUniq| cour où de hautes fenêtres évoquent les fastueux salons du temps
371 TextUniq| écorce, des bannes de cuir exhalent leur odeur brusque ; des
372 TextUniq| aux horribles tâches qu'on exigeait d'elle. Cernée par d'âpres
373 TextUniq| passer de front. Les murs s'exostosent et se couvrent d'eschares
374 TextUniq| symbole de la misère féminine exploitée par une grande ville. ~Née
375 TextUniq| resserrées d'usine, l'eau exténuée, putride. ~Symbole de la
376 TextUniq| nègre, la traquent et l'exterminent, épuisant ses dernières
377 TextUniq| Gentilly ; alors, le plus extraordinaire voyage dans un Paris insoupçonné
378 TextUniq| confine à des surprises plus extraordinaires encore. ~Au milieu de la
379 TextUniq| terre humide, un souffle fade de marécage ; puis, si l'
380 TextUniq| abbatiales, de ces vieilles familles, de ces castes de dignitaires
381 TextUniq| Venise septentrionale et fantastique ou d'une impossible ville
382 TextUniq| hautes fenêtres évoquent les fastueux salons du temps jadis. C'
383 TextUniq| lune, pleurant, hébétée de fatigue, sous l'arche minuscule
384 TextUniq| parfait symbole de la misère féminine exploitée par une grande
385 TextUniq| près d'une chèvre, une femme alignait des cordes pour
386 TextUniq| remblai, a rompu l'horizon que ferme maintenant une ligne de
387 TextUniq| arrive à une porte à moitié fermée et sur le fronton de laquelle
388 TextUniq| elle roule des amas de feuilles mortes et d'indescriptibles
389 TextUniq| deuil qui, malade, sent la fièvre et pleure. ~Sans doute,
390 TextUniq| mythologiquement, on se la figure, incarnée en une fillette
391 TextUniq| des chaussettes en gros fil, lie de vin, émaillées de
392 TextUniq| les trains de ceinture filaient au-dessus d'elle, et des
393 TextUniq| rue Saint-Marceau, puis filait à travers prés sous des
394 TextUniq| saules. ~Comme bien des filles de la campagne, la Bièvre
395 TextUniq| figure, incarnée en une fillette à peine pubère, en une naïade
396 TextUniq| grands murs, rongés de nitre, fleuronnés de moisissures, rosacés
397 TextUniq| et se précipitait dans le fleuve, près de la porte de la
398 TextUniq| tandis que, plus haut, des flocons de fumée noire rampent en
399 TextUniq| C'est l'évocation d'une Floride, noyée dans un duvet d'eider
400 TextUniq| par des fils sur lesquels flottent des draps. ~C'est la ruelle
401 TextUniq| de Trappes, elle court, fluette, dans la vallée qui porte
402 TextUniq| bras, suit le chemin de la Fontaine-à-Mulard et de la rue du Pot-au-Lait.
403 TextUniq| le jour que par l'oeil en fonte des tampons d'égout qui
404 TextUniq| épuisant ses dernières forces, étouffant ses derniers
405 TextUniq| sous une croûte de terre formant porche, la Bièvre disparaît
406 TextUniq| sur une cour en étoile, formée de coins et de racoins.
407 TextUniq| ses tristes habitants, qui forment comme la populace oubliée
408 TextUniq| des chiens ; des femmes, formidablement enceintes, traînent de juteuses
409 TextUniq| tonneaux, d'énormes foudres, de formidables coudrets, emplâtrés de chaux,
410 TextUniq| immenses tonneaux, d'énormes foudres, de formidables coudrets,
411 TextUniq| des fusées de verdure, des fouillis de sorbiers et de lilas,
412 TextUniq| long de casernes neuves, la foule déferle sous des becs de
413 TextUniq| impossible ville de l'Orient, fourrée d'hermine. Ce n'est plus
414 TextUniq| ventres gonflés et de toits fous. Les croisées grillées bambochent ;
415 TextUniq| ces masures prennent le frais sur le pas des portes, séparés,
416 TextUniq| à la devanture éraillée, frappée de pochons de fange, puis
417 TextUniq| sur une terre pétrie de frasier et amollie par des ruisseaux
418 TextUniq| des vermicelles d'argent frétillent sur le cirage liquéfié de
419 TextUniq| les murs sont poudrés à frimas. C'est, au coeur de l'été,
420 TextUniq| fabriques se dressent inondés de froides lueurs ; des vermicelles
421 TextUniq| personnes ne peuvent passer de front. Les murs s'exostosent et
422 TextUniq| moitié fermée et sur le fronton de laquelle on lit en caractères
423 TextUniq| dans l'inavouable boue d'un fructueux commerce ? ~ ~
424 TextUniq| clous, jambonnées par des fumées de poêle ; et, le soir,
425 TextUniq| Gobelins, dans un pestilentiel fumet de vase, on la voit, seule,
426 TextUniq| la rue Jeanne-d'Arc, la funèbre ribote de l'avenue d'Italie
427 TextUniq| ouverture condamnée, des fusées de verdure, des fouillis
428 | fut
429 TextUniq| continue, mais toute la gaieté du parc voisin s'arrête.
430 TextUniq| recrudescence d'âpreté au gain, un abus de rage ; dans
431 TextUniq| garder quelques semblants de gaîté, quelques illusions de site
432 TextUniq| entourés de jardins verts et galonnés d'un ruban noir par la Bièvre.
433 TextUniq| tout au plus si quelques gamins jouent à la bloquette auprès
434 TextUniq| plient et suintent l'eau gardée, dès qu'on les touche. Aux
435 TextUniq| Peupliers, elle avait encore pu garder quelques semblants de gaîté,
436 TextUniq| un amas de tuyaux et de gargouilles, de ventres gonflés et de
437 TextUniq| qui longe le mur du verger garni de treilles, plantée de
438 TextUniq| déferle sous des becs de gaz et bat, sur les trottoirs,
439 TextUniq| promenaient sur le bord gazonné de ses rives. Tout a disparu
440 TextUniq| renfoncements abritant de gémissantes pompes, des portes basses,
441 TextUniq| s'engager dans la rue de Gentilly ; alors, le plus extraordinaire
442 TextUniq| Texte~A GEORGES LANDRY ~La Bièvre représente
443 TextUniq| des roues de rémouleur, gisent de toutes parts ; en l'air,
444 TextUniq| réflétait encore dans sa glace brune ; c'était, en quelque
445 TextUniq| août, cette allée, morte et glacée, devient féerique. Au-dessus
446 TextUniq| indescriptibles résidus qui la glacent, ainsi qu'un plomb qui bout,
447 TextUniq| scarifiée par les acides. Globulée de crachats, épaissie de
448 TextUniq| saumâtre, serpentent de gluants escaliers en vrilles ; en
449 TextUniq| gargouilles, de ventres gonflés et de toits fous. Les croisées
450 TextUniq| souterrains ou dans des gorges resserrées d'usine, l'eau
451 TextUniq| de buis, taillées dans le goût vieillot des parcs auliques. ~
452 TextUniq| racoins. L'on a devant soi de grandes bâtisses chevronnées, qui
453 TextUniq| ruisseaux d'ordure. Çà et là, de grands murs, rongés de nitre, fleuronnés
454 TextUniq| arbres, et des petits étangs granulés de mouches vertes par des
455 TextUniq| des songes hyperboréens, greffés sur les rêves d'une Italie
456 TextUniq| incohérentes chaumines, sans étage, grêlées par des places de clous,
457 TextUniq| la Bièvre dont les eaux grelottes le long de ses quais empâtés
458 TextUniq| quelques enfants pêchaient des grenouilles ; un cheval blanc paissait ;
459 TextUniq| courbes et roses comme des griffes ; le paysage était presque
460 TextUniq| toits fous. Les croisées grillées bambochent ; des morceaux
461 | gros
462 TextUniq| pieds chaussés de sabots, grouillent, pêle-mêle avec des chiens ;
463 TextUniq| temps ; ce sont de lyriques guenilles, des haillons peints par
464 TextUniq| femmes attirées dans le guet-apens des villes, la Bièvre n'
465 TextUniq| bat, sur les trottoirs, en gueulant, son plein. ~Mais ce n'est
466 TextUniq| recèle. ~C'est une allée de guingois, bâtie, à gauche, de maisons
467 TextUniq| est à peine si une ou deux habitantes de la ruelle descendent
468 TextUniq| moins la vue de ses tristes habitants, qui forment comme la populace
469 TextUniq| Ce sont, au travers d'une haie de peupliers, des montées
470 TextUniq| lyriques guenilles, des haillons peints par Rembrandt, de
471 TextUniq| les tanneurs, bruit, sans haleine et sans trêve. ~Pour la
472 TextUniq| labyrinthe, sans en sortir. Ce hameau, perdu au fond de l'immense
473 TextUniq| ses pauvres bords. Là, des hangars abritent d'immenses tonneaux,
474 TextUniq| proche ; ce n'est plus la hantise des loques héraldiques et
475 TextUniq| modèles et les métiers de la haute lisse. ~A droite, la ruelle
476 TextUniq| clair de lune, pleurant, hébétée de fatigue, sous l'arche
477 TextUniq| plus la hantise des loques héraldiques et des temps nobiliaires
478 TextUniq| spoliée de ses vêtements d'herbes et de ses parures d'arbres,
479 TextUniq| chrysanthèmes et de tomates, hérissée d'artichauts trop mûrs dont
480 TextUniq| ville de l'Orient, fourrée d'hermine. Ce n'est plus le rappel
481 TextUniq| cuirs, dans une ombre sans heures, et plongent des peaux,
482 TextUniq| Rembrandt, de délicieuses hideurs blasonnées par l'art. A
483 TextUniq| sous le boulevard de l'Hôpital, dans la clandestine basilique
484 TextUniq| bâtie sur remblai, a rompu l'horizon que ferme maintenant une
485 TextUniq| étonnante ruelle décèle l'horreur d'une misère infime ; mais
486 TextUniq| des ouvriers qui écument l'horrible pot-au-feu des cuves, qui
487 TextUniq| ouvrage et s'épuiser aux horribles tâches qu'on exigeait d'
488 TextUniq| du temps jadis. C'est l'hôtel du marquis de Mascarini,
489 TextUniq| alors que les réverbères à huile se balancent et clignotent
490 TextUniq| les arbres. Là où la vie humaine se recueillait dans la contemplation
491 TextUniq| était différente, de cette humble et lamentable esclave, l'
492 TextUniq| mouillent, qui les «mettent en humeur», ainsi qu'ils disent ;
493 TextUniq| mais une odeur de terre humide, un souffle fade de marécage ;
494 TextUniq| murmure les offices et les hymnes, réverbérait les entretiens
495 TextUniq| Thunes, détourne des songes hyperboréens, greffés sur les rêves d'
496 | Ici
497 TextUniq| et blanc paysage évoque l'idée d'une Venise septentrionale
498 TextUniq| mais cette misère n'a ni l'ignoble bassesse, ni la joviale
499 TextUniq| semblants de gaîté, quelques illusions de site authentique et de
500 TextUniq| des hangars abritent d'immenses tonneaux, d'énormes foudres,
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