Chapitre
1 TextUniq| femmes, je vous prie ? Qu'y a-t-il de commun entre Mlle Mars
2 TextUniq| que la grande dame s'est abandonnée de nouveau à ses cris, à
3 TextUniq| entendez cette voix, qui est d'abord un soupir voilé, puis un
4 TextUniq| celle-là, courageuse femme, qui abrite le drame moderne sous les
5 TextUniq| sent forte et invincible, abritée qu'elle est par le manteau
6 TextUniq| bure, dans un cinquième acte de mélodrame, à genoux,
7 TextUniq| admiration le poète et l'actrice ; vous vous sentez à l'aise
8 TextUniq| charmée confond dans son admiration le poète et l'actrice ;
9 TextUniq| alcôve bourgeoise, c'est l'adultère en prose, c'est le désespoir
10 | air
11 TextUniq| actrice ; vous vous sentez à l'aise avec cette femme qui parle
12 TextUniq| rue, c'est l'amour de l'alcôve bourgeoise, c'est l'adultère
13 TextUniq| scène, dans les bras de son amant, pendant que la Thisbé (
14 | amour
15 TextUniq| avez vue l'autre jour dans Angelo ; c'était elle qui était
16 | après
17 TextUniq| croiriez entendre le son argentin d'une duchesse de Louis
18 TextUniq| de ses cheveux, croyant arracher ses cheveux ; elle déchirera
19 TextUniq| toutes les femmes.~Elle arrachera les rubans de ses cheveux,
20 TextUniq| dernier trait de pudeur) arrangeait modestement sa robe de soie
21 | arrive
22 TextUniq| de grande maison : il est arrivé tout d'un coup et malgré
23 TextUniq| grande dame qui s'était assise à côté du Misanthrope, dans
24 TextUniq| de lui donner de riches atours et de l'habiller comme s'
25 TextUniq| entre : sa robe est à peine attachée ; ses épaules, qui sont
26 TextUniq| Louis XV ; votre oreille attentive et charmée confond dans
27 | au
28 | aux
29 | avaient
30 | avez
31 | avons
32 TextUniq| Vénitienne qui vend ses baisers et ses charmes, et qui vit
33 TextUniq| réciter une prose souvent barbare et sanglante, vous frémissez
34 TextUniq| pas à son corset ; on voit battre son coeur, et certes elle
35 TextUniq| vainement la courtisane s'était battu les flancs pour être au
36 TextUniq| qui vit publiquement de sa beauté, de ses grâces et de son
37 TextUniq| la voix pour réciter les beaux vers de Molière et la très
38 | belle
39 TextUniq| dames de Molière et les belles dames de Marivaux ; qui
40 TextUniq| ses épaules, qui sont blanches, ne tiennent pas à son corset ;
41 TextUniq| pied dans la rue, dans la boue, toute seule, sans chaise
42 TextUniq| est l'amour de l'alcôve bourgeoise, c'est l'adultère en prose,
43 | bras
44 TextUniq| fini par redevenir simple, calme, honnête ; que la grande
45 TextUniq| pleure, elle sourit, selon le caprice de la minute présente ;
46 TextUniq| chaise à porteurs et sans carrosse. Elle entre : sa robe est
47 TextUniq| Misanthrope, dans le salon de Célimène.~Et maintenant, voici l'
48 TextUniq| leur pensée, leur théâtre ; celle-ci qui se sent forte et invincible,
49 TextUniq| manteau royal de Molière ; celle-là, courageuse femme, qui abrite
50 TextUniq| boue, toute seule, sans chaise à porteurs et sans carrosse.
51 TextUniq| certes toutes les deux, en changeant de rôle, elles avaient cru
52 TextUniq| la perfection vivante, la charmante femme qui a si merveilleusement
53 TextUniq| votre oreille attentive et charmée confond dans son admiration
54 TextUniq| vend ses baisers et ses charmes, et qui vit publiquement
55 TextUniq| comme Mlle Mars est la chaste et correcte interprète de
56 TextUniq| coeur, et certes elle ne cherche pas à le réprimer. Quant
57 TextUniq| habits de bure, dans un cinquième acte de mélodrame, à genoux,
58 TextUniq| exclamation, les frénésies, les colères, les désespoirs, très bien !
59 TextUniq| interprète de la vieille comédie !~Faites donc un vaudeville
60 TextUniq| SOYEZ donc de grandes comédiennes pour servir de prétexte
61 TextUniq| française, laquelle pour nous commence et finit à Mlle Mars !~Mme
62 TextUniq| un salon de la meilleure compagnie ; vous êtes le maître d'
63 TextUniq| Et puis, pourquoi les comparer l'une à l'autre, ces deux
64 TextUniq| qui s'est partagée si complaisamment entre le grand siècle et
65 TextUniq| qui parle si bien ; vous comprenez que vous êtes dans un salon
66 TextUniq| qui a si merveilleusement compris les grandes dames de Molière
67 TextUniq| oreille attentive et charmée confond dans son admiration le poète
68 TextUniq| sourire ; le fard l'écrase, la conversation la perd. Donnez-lui l'exclamation,
69 TextUniq| toutes les passions lui conviennent pourvu qu'elles soient vulgaires.~
70 TextUniq| Mlle Mars est la chaste et correcte interprète de la vieille
71 TextUniq| blanches, ne tiennent pas à son corset ; on voit battre son coeur,
72 | côté
73 TextUniq| royal de Molière ; celle-là, courageuse femme, qui abrite le drame
74 TextUniq| Elle va, elle vient, elle crie, elle pleure, elle sourit,
75 TextUniq| abandonnée de nouveau à ses cris, à ses larmes, à ses passions
76 TextUniq| prose de Marivaux, vous croiriez entendre le son argentin
77 TextUniq| les rubans de ses cheveux, croyant arracher ses cheveux ; elle
78 TextUniq| changeant de rôle, elles avaient cru faire un tour de force ce
79 TextUniq| quelle noble démarche, quel décent maintien ! C'est moins qu'
80 TextUniq| arracher ses cheveux ; elle déchirera ses dentelles en voulant
81 TextUniq| le soutien délirant et déguenillé du drame moderne, comme
82 TextUniq| Mme Dorval, le soutien délirant et déguenillé du drame moderne,
83 TextUniq| frémissez malgré vous.~Vous vous demandez en tremblant dans quelle
84 TextUniq| grand air, quelle noble démarche, quel décent maintien !
85 TextUniq| cheveux ; elle déchirera ses dentelles en voulant se meurtrir le
86 TextUniq| pendant que la Thisbé (dernier trait de pudeur) arrangeait
87 TextUniq| adultère en prose, c'est le désespoir de toutes les femmes, c'
88 TextUniq| frénésies, les colères, les désespoirs, très bien ! Comme aussi,
89 TextUniq| Dumersan, à une parade digne des tréteaux de la foire !~
90 TextUniq| dame s'était pénétrée de sa dignité de femme mariée et de maîtresse
91 TextUniq| est impossible de ne pas distinguer ces deux femmes l'une de
92 | donner
93 TextUniq| la conversation la perd. Donnez-lui l'exclamation, les frénésies,
94 TextUniq| entendre le son argentin d'une duchesse de Louis XIV ou de Louis
95 TextUniq| prétexte à une parade de M. Dumersan, à une parade digne des
96 TextUniq| horreur du sourire ; le fard l'écrase, la conversation la perd.
97 TextUniq| de son rôle, pour être en effet la folle et insouciante
98 TextUniq| deux femmes !~Quand l'une élève la voix pour réciter les
99 TextUniq| femme du peuple, violente, emportée, passionnée, sans frein,
100 | encore
101 | enfin
102 TextUniq| autre parle et que vous entendez cette voix, qui est d'abord
103 TextUniq| Marivaux, vous croiriez entendre le son argentin d'une duchesse
104 TextUniq| horrible maison vous êtes entré sans le savoir. Qui parle
105 TextUniq| ouvrez les yeux et voyez-les entrer sans qu'elles parlent.~Saluez
106 TextUniq| est à peine attachée ; ses épaules, qui sont blanches, ne tiennent
107 | été
108 TextUniq| ses larmes, à ses passions étranges, et enfin qu'elle est revenue
109 TextUniq| comédienne par la nature et par l'étude ; comédienne avec son coeur,
110 TextUniq| conversation la perd. Donnez-lui l'exclamation, les frénésies, les colères,
111 | faire
112 | fait
113 TextUniq| horreur du sourire ; le fard l'écrase, la conversation
114 TextUniq| rauque, perdue, voilée, usée, fatiguée, pénible, et si puissante
115 | faut
116 TextUniq| bien que, même les yeux fermés, il est impossible de ne
117 TextUniq| maîtresse respectée et de jeune fille de grande maison : il est
118 TextUniq| parts, que la courtisane a fini par redevenir simple, calme,
119 TextUniq| laquelle pour nous commence et finit à Mlle Mars !~Mme Dorval,
120 TextUniq| courtisane s'était battu les flancs pour être au niveau de son
121 TextUniq| digne des tréteaux de la foire !~Mlle Mars, la perfection
122 TextUniq| rôle, pour être en effet la folle et insouciante Vénitienne
123 TextUniq| avaient cru faire un tour de force ce jour-là !~Eh bien ! vainement
124 TextUniq| théâtre ; celle-ci qui se sent forte et invincible, abritée qu'
125 TextUniq| toute la vieille société française, laquelle pour nous commence
126 TextUniq| emportée, passionnée, sans frein, sans loi, sans règle ;
127 TextUniq| barbare et sanglante, vous frémissez malgré vous.~Vous vous demandez
128 TextUniq| Donnez-lui l'exclamation, les frénésies, les colères, les désespoirs,
129 TextUniq| bien ! Comme aussi, prenez garde de lui donner de riches
130 TextUniq| le soulier de satin la gêne, comme la robe de satin ;
131 TextUniq| cinquième acte de mélodrame, à genoux, aux pieds d'un homme !
132 TextUniq| publiquement de sa beauté, de ses grâces et de son sourire ; vainement
133 TextUniq| et de l'habiller comme s'habillent toutes les femmes.~Elle
134 TextUniq| de riches atours et de l'habiller comme s'habillent toutes
135 TextUniq| Mars, nous l'avons vue en habits de bure, dans un cinquième
136 TextUniq| que tout sépare : leurs habitudes, leurs passions, leur pensée,
137 TextUniq| sans règle ; comédienne par hasard et par instinct, comme Mlle
138 TextUniq| à genoux, aux pieds d'un homme ! Eh bien ! c'était encore,
139 TextUniq| redevenir simple, calme, honnête ; que la grande dame s'est
140 TextUniq| peur de l'ironie, elle a horreur du sourire ; le fard l'écrase,
141 TextUniq| en tremblant dans quelle horrible maison vous êtes entré sans
142 TextUniq| les yeux fermés, il est impossible de ne pas distinguer ces
143 TextUniq| être en effet la folle et insouciante Vénitienne qui vend ses
144 TextUniq| comédienne par hasard et par instinct, comme Mlle Mars est comédienne
145 TextUniq| même regard, ni la même intelligence ! Rien de commun entre ces
146 TextUniq| est la chaste et correcte interprète de la vieille comédie !~
147 TextUniq| celle-ci qui se sent forte et invincible, abritée qu'elle est par
148 TextUniq| style, elle a peur de l'ironie, elle a horreur du sourire ;
149 | je
150 TextUniq| maîtresse respectée et de jeune fille de grande maison :
151 TextUniq| Vous l'avez vue l'autre jour dans Angelo ; c'était elle
152 TextUniq| faire un tour de force ce jour-là !~Eh bien ! vainement la
153 TextUniq| sans le savoir. Qui parle là-bas ? Quelle est cette voix
154 TextUniq| vieille société française, laquelle pour nous commence et finit
155 TextUniq| nouveau à ses cris, à ses larmes, à ses passions étranges,
156 TextUniq| minute présente ; elle obéit librement à toutes les passions, et
157 TextUniq| passionnée, sans frein, sans loi, sans règle ; comédienne
158 | M
159 | maintenant
160 | mais
161 TextUniq| compagnie ; vous êtes le maître d'un noble plaisir.~Quand
162 TextUniq| dignité de femme mariée et de maîtresse respectée et de jeune fille
163 TextUniq| pénétrée de sa dignité de femme mariée et de maîtresse respectée
164 TextUniq| êtes dans un salon de la meilleure compagnie ; vous êtes le
165 TextUniq| dans un cinquième acte de mélodrame, à genoux, aux pieds d'un
166 TextUniq| charmante femme qui a si merveilleusement compris les grandes dames
167 TextUniq| dentelles en voulant se meurtrir le sein ; le soulier de
168 TextUniq| selon le caprice de la minute présente ; elle obéit librement
169 TextUniq| s'était assise à côté du Misanthrope, dans le salon de Célimène.~
170 TextUniq| trait de pudeur) arrangeait modestement sa robe de soie pour mourir.~
171 | moins
172 TextUniq| modestement sa robe de soie pour mourir.~Faites donc des parallèles
173 | n
174 TextUniq| Mars est comédienne par la nature et par l'étude ; comédienne
175 TextUniq| les flancs pour être au niveau de son rôle, pour être en
176 | nouveau
177 TextUniq| qu'elle est revenue toute nue sur la scène, dans les bras
178 TextUniq| la minute présente ; elle obéit librement à toutes les passions,
179 TextUniq| XIV ou de Louis XV ; votre oreille attentive et charmée confond
180 TextUniq| une de l'autre. A présent, ouvrez les yeux et voyez-les entrer
181 TextUniq| mourir.~Faites donc des parallèles entre ces deux femmes que
182 TextUniq| voyez-les entrer sans qu'elles parlent.~Saluez Mlle Mars ! Quel
183 TextUniq| de Marivaux ; qui s'est partagée si complaisamment entre
184 TextUniq| été bien pris de toutes parts, que la courtisane a fini
185 TextUniq| reine, mais à coup sûr, passe la reine, elle viendra après
186 TextUniq| puissante pourtant ? C'est la passion de la rue, c'est l'amour
187 TextUniq| peuple, violente, emportée, passionnée, sans frein, sans loi, sans
188 TextUniq| Elle entre : sa robe est à peine attachée ; ses épaules,
189 | pendant
190 TextUniq| aussi la grande dame s'était pénétrée de sa dignité de femme mariée
191 TextUniq| voilée, usée, fatiguée, pénible, et si puissante pourtant ?
192 TextUniq| habitudes, leurs passions, leur pensée, leur théâtre ; celle-ci
193 TextUniq| écrase, la conversation la perd. Donnez-lui l'exclamation,
194 TextUniq| Quelle est cette voix rauque, perdue, voilée, usée, fatiguée,
195 TextUniq| la foire !~Mlle Mars, la perfection vivante, la charmante femme
196 TextUniq| Mme Dorval, la femme du peuple, violente, emportée, passionnée,
197 TextUniq| elle fuit le style, elle a peur de l'ironie, elle a horreur
198 TextUniq| une femme qui est venue à pied dans la rue, dans la boue,
199 TextUniq| mélodrame, à genoux, aux pieds d'un homme ! Eh bien ! c'
200 TextUniq| êtes le maître d'un noble plaisir.~Quand l'autre parle et
201 TextUniq| elle vient, elle crie, elle pleure, elle sourit, selon le caprice
202 TextUniq| autre venir. Elle arrive, ou plutôt elle entre à pas précipités ;
203 TextUniq| confond dans son admiration le poète et l'actrice ; vous vous
204 TextUniq| toute seule, sans chaise à porteurs et sans carrosse. Elle entre :
205 | pourquoi
206 TextUniq| pénible, et si puissante pourtant ? C'est la passion de la
207 TextUniq| passions lui conviennent pourvu qu'elles soient vulgaires.~
208 TextUniq| vautrera par terre dans la poussière, dans le sang s'il le faut ;
209 TextUniq| plutôt elle entre à pas précipités ; on voit tout de suite
210 TextUniq| très bien ! Comme aussi, prenez garde de lui donner de riches
211 TextUniq| femmes l'une de l'autre. A présent, ouvrez les yeux et voyez-les
212 TextUniq| le caprice de la minute présente ; elle obéit librement à
213 TextUniq| comédiennes pour servir de prétexte à une parade de M. Dumersan,
214 TextUniq| ces deux femmes, je vous prie ? Qu'y a-t-il de commun
215 TextUniq| quand ce drame a été bien pris de toutes parts, que la
216 TextUniq| moderne sous les trous de son propre manteau.~ ~
217 TextUniq| ses charmes, et qui vit publiquement de sa beauté, de ses grâces
218 TextUniq| Thisbé (dernier trait de pudeur) arrangeait modestement
219 TextUniq| fatiguée, pénible, et si puissante pourtant ? C'est la passion
220 TextUniq| cherche pas à le réprimer. Quant à son geste, elle n'a pas
221 TextUniq| Quelle est cette voix rauque, perdue, voilée, usée, fatiguée,
222 TextUniq| la courtisane a fini par redevenir simple, calme, honnête ;
223 TextUniq| même sourire, ni le même regard, ni la même intelligence !
224 TextUniq| sans frein, sans loi, sans règle ; comédienne par hasard
225 TextUniq| XVIIIe siècle, qui nous a représenté avec tant d'esprit toute
226 TextUniq| elle ne cherche pas à le réprimer. Quant à son geste, elle
227 TextUniq| femme mariée et de maîtresse respectée et de jeune fille de grande
228 TextUniq| étranges, et enfin qu'elle est revenue toute nue sur la scène,
229 TextUniq| prenez garde de lui donner de riches atours et de l'habiller
230 | Rien
231 TextUniq| elle est par le manteau royal de Molière ; celle-là, courageuse
232 TextUniq| femmes.~Elle arrachera les rubans de ses cheveux, croyant
233 TextUniq| entrer sans qu'elles parlent.~Saluez Mlle Mars ! Quel grand air,
234 TextUniq| dans la poussière, dans le sang s'il le faut ; que lui fait
235 TextUniq| prose souvent barbare et sanglante, vous frémissez malgré vous.~
236 TextUniq| un soupir voilé, puis un sanglot terrible, réciter une prose
237 | savoir
238 TextUniq| revenue toute nue sur la scène, dans les bras de son amant,
239 TextUniq| en voulant se meurtrir le sein ; le soulier de satin la
240 | selon
241 TextUniq| théâtre ; celle-ci qui se sent forte et invincible, abritée
242 TextUniq| et l'actrice ; vous vous sentez à l'aise avec cette femme
243 TextUniq| ces deux femmes que tout sépare : leurs habitudes, leurs
244 TextUniq| grandes comédiennes pour servir de prétexte à une parade
245 TextUniq| rue, dans la boue, toute seule, sans chaise à porteurs
246 TextUniq| courtisane a fini par redevenir simple, calme, honnête ; que la
247 TextUniq| esprit toute la vieille société française, laquelle pour
248 TextUniq| arrangeait modestement sa robe de soie pour mourir.~Faites donc
249 | soient
250 | sont
251 TextUniq| se meurtrir le sein ; le soulier de satin la gêne, comme
252 TextUniq| voix, qui est d'abord un soupir voilé, puis un sanglot terrible,
253 TextUniq| crie, elle pleure, elle sourit, selon le caprice de la
254 | sous
255 TextUniq| esprit ; Mme Dorval, le soutien délirant et déguenillé du
256 TextUniq| terrible, réciter une prose souvent barbare et sanglante, vous
257 TextUniq| Texte~ ~SOYEZ donc de grandes comédiennes
258 TextUniq| vers de Molière et la très spirituelle prose de Marivaux, vous
259 TextUniq| fuit l'esprit, elle fuit le style, elle a peur de l'ironie,
260 TextUniq| précipités ; on voit tout de suite que c'est une femme qui
261 | sur
262 | sûr
263 | tant
264 TextUniq| robe, elle se vautrera par terre dans la poussière, dans
265 TextUniq| soupir voilé, puis un sanglot terrible, réciter une prose souvent
266 TextUniq| Texte~ ~SOYEZ donc de grandes
267 TextUniq| passions, leur pensée, leur théâtre ; celle-ci qui se sent forte
268 TextUniq| son amant, pendant que la Thisbé (dernier trait de pudeur)
269 TextUniq| épaules, qui sont blanches, ne tiennent pas à son corset ; on voit
270 | tour
271 TextUniq| pendant que la Thisbé (dernier trait de pudeur) arrangeait modestement
272 TextUniq| vous.~Vous vous demandez en tremblant dans quelle horrible maison
273 TextUniq| à une parade digne des tréteaux de la foire !~Mlle Mars,
274 TextUniq| le drame moderne sous les trous de son propre manteau.~ ~
275 TextUniq| rauque, perdue, voilée, usée, fatiguée, pénible, et si
276 | va
277 TextUniq| comédie !~Faites donc un vaudeville avec ces deux femmes ! ~
278 TextUniq| malgré sa belle robe, elle se vautrera par terre dans la poussière,
279 TextUniq| insouciante Vénitienne qui vend ses baisers et ses charmes,
280 TextUniq| maintenant, voici l'autre venir. Elle arrive, ou plutôt
281 TextUniq| la folle et insouciante Vénitienne qui vend ses baisers et
282 TextUniq| c'est une femme qui est venue à pied dans la rue, dans
283 | vers
284 TextUniq| sûr, passe la reine, elle viendra après la reine. Mlle Mars,
285 TextUniq| de geste. Elle va, elle vient, elle crie, elle pleure,
286 TextUniq| Dorval, la femme du peuple, violente, emportée, passionnée, sans
287 TextUniq| Mme Dorval ? Ni le même visage, ni la même voix, ni le
288 TextUniq| baisers et ses charmes, et qui vit publiquement de sa beauté,
289 TextUniq| Mlle Mars, la perfection vivante, la charmante femme qui
290 TextUniq| Célimène.~Et maintenant, voici l'autre venir. Elle arrive,
291 TextUniq| qui est d'abord un soupir voilé, puis un sanglot terrible,
292 TextUniq| cette voix rauque, perdue, voilée, usée, fatiguée, pénible,
293 | votre
294 TextUniq| déchirera ses dentelles en voulant se meurtrir le sein ; le
295 TextUniq| présent, ouvrez les yeux et voyez-les entrer sans qu'elles parlent.~
296 TextUniq| conviennent pourvu qu'elles soient vulgaires.~Dans un drame, elle fuit
297 TextUniq| d'une duchesse de Louis XIV ou de Louis XV ; votre oreille
298 TextUniq| de Louis XIV ou de Louis XV ; votre oreille attentive
299 TextUniq| entre le grand siècle et le XVIIIe siècle, qui nous a représenté
300 | y
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