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Catulle Mendès
Le mangeur de rêve

IntraText - Concordances

(Hapax Legomena)


    Chapitre
1 TextUniq| a pas même de remords, s’abandonne dans un opaque et mol ennui, 2 TextUniq| sur la poitrine, les bras abandonnés. Cinquante ans sans doute. 3 TextUniq| il ne songe pas à cela. Abject, n’importe. Il s’affaisse 4 TextUniq| sentiment du devoir à jamais aboli. On a sous ses pieds le 5 TextUniq| vous attend cet unique et abominable supplice, le plus insupportable 6 TextUniq| même pas. Ce qui est, il l’accepte. Jamais de révolte. Comme 7 TextUniq| donc pour ceux à qui furent accordées toutes les extases de l’ 8 TextUniq| centuplée, dans de sales accouplements, la pure extase du premier 9 TextUniq| jointes sous le menton, s’accule dans quelque coin, et s’ 10 TextUniq| La joie et l’espérance activaient éperdument son être ; prodigue 11 TextUniq| terrible, Haschich !~Oui, tu es adorable ; oui, tu donnes la langueur 12 TextUniq| être l’époux de celle qu’on adore, et de la voir sourire, 13 TextUniq| élue, l’épouse infiniment adorée, dont il baisait les genoux 14 TextUniq| Abject, n’importe. Il s’affaisse de plus en plus dans l’irrémédiable 15 TextUniq| baisser les paupières, – deux agates jaunes, sans lueur, – il 16 TextUniq| épaisse, pesante, qui s’agglutine, ou que tu te dérobe, quintessenciée, 17 | ai 18 TextUniq| vibration de chanterelle aiguë, comme si elle descendait 19 TextUniq| par toi s’élève, avec les ailes de la délivrance, dans les 20 TextUniq| Rien de ce qui doit être aimé ne semble plus digne de 21 TextUniq| Artiste, il poursuivait, il allait atteindre, avec la certitude 22 | alors 23 TextUniq| toutes les extases de l’âme divinisée ? Hélas ! tu es 24 TextUniq| tressaille avec le sursaut d’un animal endormi qui reçoit un coup 25 TextUniq| entra, comme Roméo chez l’apothicaire de Mantoue, dans la détestable 26 TextUniq| plus, il est pauvre ; l’appartement où il loge, les habits qu’ 27 TextUniq| une lanterne. Celui qui t’appartiens baise la bouche de Béatrix 28 TextUniq| chancelle, tâtonne l’air, s’appuie aux murs. Dans ses yeux 29 | Après 30 TextUniq| quintessenciée, sous l’argent des pilules, – dawamesk 31 | arrive 32 TextUniq| signifient ces mots augustes : l’art, la gloire, la beauté. Est-il 33 TextUniq| et l’amour dans son cœur. Artiste, il poursuivait, il allait 34 TextUniq| de monnaies ; celui qui aspire à la gloire des Dante et 35 TextUniq| il poursuivait, il allait atteindre, avec la certitude des premières 36 TextUniq| Un enfer spécial où vous attend cet unique et abominable 37 TextUniq| prêt à toutes les nobles audaces, loyal comme un serment 38 TextUniq| que signifient ces mots augustes : l’art, la gloire, la beauté. 39 TextUniq| genoux comme un dévot baise l’autel, elle est pour lui comme 40 | autre 41 | autres 42 | avait 43 TextUniq| nulle des yeux des vieux aveugles. En face de tout ils semblent 44 TextUniq| le plus exténués, rompus, avilis l’immonde et laborieuse 45 | ayant 46 TextUniq| infiniment adorée, dont il baisait les genoux comme un dévot 47 TextUniq| regard ? Quelle femme vaut un baiser ? Une morne indifférence 48 TextUniq| du salon, il entend des baisers et des rires dans la chambre 49 TextUniq| dont on ne voit jamais se baisser les paupières, – deux agates 50 TextUniq| flottes dans les victorieuses bannières.~Mais tu vends cher tes 51 TextUniq| la généreuse jeunesse lui battait dans la poitrine, lui mettait 52 TextUniq| appartiens baise la bouche de Béatrix sur les lèvres d’une fille, 53 TextUniq| augustes : l’art, la gloire, la beauté. Est-il encore un homme ? 54 TextUniq| d’un nègre qui chique du bétel, et, longue, bat un peu ; 55 TextUniq| elle garde éternellement la blême immobilité stupéfaite de 56 TextUniq| voyant se mirer dans l’eau bleue les réverbères et les étoiles, – 57 TextUniq| Non, quelqu’un qui mange, boit, dort, et, réveillé, va 58 | bon 59 TextUniq| infini écœurement. Si tu te bornais, ô redoutable Seigneur, 60 TextUniq| monter à sa gorge de chaudes bouffées de joie. Car, en même temps 61 TextUniq| L’autre jour, sur le boulevard, le misérable dont je dis 62 TextUniq| qui le frôlent, sur les boulevards tumultueux où la foule le 63 TextUniq| divinisée ? Hélas ! tu es un bourreau subtil. A force d’exaspérer 64 TextUniq| Mantoue, dans la détestable boutique où l’on vend la pâte verte 65 | bras 66 TextUniq| comme un serment de vierge, brave comme une épée de héros, 67 TextUniq| cœurs et des esprits, tu les brises, ces cœurs, tu les tues, 68 TextUniq| mais, toujours, c’est un bruit de quelque chose plutôt 69 TextUniq| va droit devant lui, sans but, sans pensée. La femme élue, 70 TextUniq| ressemble au visage d’un cadavre que l’on tarde à inhumer, 71 TextUniq| les fronts la pâleur des cadavres, à courber les épaules, 72 TextUniq| Comme il a pour lit un canapé du salon, il entend des 73 TextUniq| commencée dans l’ombre du caveau autour de son cercueil rouvert.~ 74 TextUniq| surchargée de délices coupables, cède enfin, défaille comme un 75 | cela 76 | celle 77 TextUniq| de ses dents noires comme celles d’un nègre qui chique du 78 TextUniq| lèvres d’une fille, retrouve, centuplée, dans de sales accouplements, 79 TextUniq| du caveau autour de son cercueil rouvert.~Eh bien ! cet homme 80 TextUniq| allait atteindre, avec la certitude des premières fougues, son 81 | cette 82 | chambre 83 TextUniq| démarche vague, errante, qui chancelle, tâtonne l’air, s’appuie 84 TextUniq| pareille à une vibration de chanterelle aiguë, comme si elle descendait 85 | chaque 86 TextUniq| sentait monter à sa gorge de chaudes bouffées de joie. Car, en 87 TextUniq| que tente le triomphe des chefs militaires, tu sonnes dans 88 TextUniq| bannières.~Mais tu vends cher tes ivresses, Haschich ! 89 TextUniq| endormie, la tête dans ses cheveux. O fiertés ! ô douceurs ! 90 | chez 91 TextUniq| un peu ; la langue d’un chien qui lape. Et on le voit 92 TextUniq| la délivrance, dans les chimères et dans les victoires. Tu 93 TextUniq| comme celles d’un nègre qui chique du bétel, et, longue, bat 94 TextUniq| militaires, tu sonnes dans les clairons héroïques et flottes dans 95 TextUniq| victoires. Tu es la fausse clé du paradis ! Si tu ne crées 96 TextUniq| rêve et l’amour dans son cœur. Artiste, il poursuivait, 97 TextUniq| menton, s’accule dans quelque coin, et s’y resserre, effaré. 98 TextUniq| ordres aux domestiques, commandant le dîner, tutoyant sa maîtresse 99 TextUniq| jour, la lente promenade commencée dans l’ombre du caveau autour 100 TextUniq| sur la bouche. Lasse de ce compagnon morose et lâche, elle a 101 TextUniq| jamais ; l’air de ne pas comprendre ; mais il entend, car il 102 TextUniq| idéal hautain ; amant, il connaissait le suprême délice d’être 103 TextUniq| quoi l’on peut marcher. La conscience, longtemps surchargée de 104 TextUniq| morts ; c’est comme la contemplation du néant par le néant. Sa 105 TextUniq| on vend la pâte verte qui contient la Damnation et la Mort ; 106 TextUniq| l’occasion, comme il eût continué sa route. En fouillant le 107 TextUniq| l’ai d’un ressuscité qui continuerait, à travers la vie et le 108 TextUniq| ta promesse ; celui qui convoite l’or entend s’écrouler autour 109 TextUniq| ineffables ! Souffrir dans son corps, qu’est-ce donc pour ceux 110 TextUniq| Il est tard, viens te coucher. » Mais lui, il ne s’irrite 111 TextUniq| par un passant qu’il avait coudoyé : il a fui comme un enfant 112 | coup 113 TextUniq| longtemps surchargée de délices coupables, cède enfin, défaille comme 114 TextUniq| la pâleur des cadavres, à courber les épaules, à faire de 115 TextUniq| retournant parfois la tête, craignant d’être poursuivi ! Il ne 116 TextUniq| clé du paradis ! Si tu ne crées pas, tu transformes. Tu 117 TextUniq| Mais un jour, – par une curiosité perverse, ou pour griser 118 TextUniq| pâte verte qui contient la Damnation et la Mort ; et il y est 119 TextUniq| qui aspire à la gloire des Dante et des Shakespeare, voit 120 TextUniq| l’argent des pilules, – dawamesk ou haschichine, – tu es 121 TextUniq| l’immonde et laborieuse débauche, n’ont pas cette démarche 122 TextUniq| délices coupables, cède enfin, défaille comme un estomac d’ivrogne, 123 TextUniq| on ne sait quel énorme dégoût, passif. Le sentiment du 124 TextUniq| il connaissait le suprême délice d’être l’époux de celle 125 TextUniq| longtemps surchargée de délices coupables, cède enfin, défaille 126 TextUniq| souvent, très souvent.~*~* *~O délicieuse et sinistre drogue ! que 127 TextUniq| élève, avec les ailes de la délivrance, dans les chimères et dans 128 TextUniq| débauche, n’ont pas cette démarche vague, errante, qui chancelle, 129 TextUniq| aux murs. Dans ses yeux démesurément ouverts, fixes, dont on 130 TextUniq| exsangue pend hors de ses dents noires comme celles d’un 131 TextUniq| agglutine, ou que tu te dérobe, quintessenciée, sous l’ 132 TextUniq| chanterelle aiguë, comme si elle descendait de très haut, quelquefois 133 TextUniq| tomber dans le fleuve, sans désespoir, à cause de l’occasion, 134 TextUniq| insupportable de tous : la désolation immense, éternelle, l’infini 135 TextUniq| apothicaire de Mantoue, dans la détestable boutique où l’on vend la 136 | deux 137 | devoir 138 TextUniq| sottise rampante et des devoirs étroits, l’homme par toi 139 TextUniq| baisait les genoux comme un dévot baise l’autel, elle est 140 TextUniq| effrénée, la paix, comme Dieu, l’orgueil, comme Satan ; 141 TextUniq| Vous serez comme des dieux ! » et tu tiens ta promesse ; 142 TextUniq| domestiques, commandant le dîner, tutoyant sa maîtresse devant 143 TextUniq| de mort, bien vernie. On dirait que médusée, un jour, par 144 TextUniq| maîtresse devant tout le monde, disant, le soir : « Il est tard, 145 | dit 146 TextUniq| toutes les extases de l’âme divinisée ? Hélas ! tu es un bourreau 147 TextUniq| vais raconter, – que je dois raconter, – ne galvanise 148 | doit 149 TextUniq| donnant des ordres aux domestiques, commandant le dîner, tutoyant 150 | donc 151 TextUniq| l’amant est là toujours, donnant des ordres aux domestiques, 152 TextUniq| tu es adorable ; oui, tu donnes la langueur exquise ou la 153 TextUniq| cause du souvenir de tes dons ineffables ! Souffrir dans 154 TextUniq| quelqu’un qui mange, boit, dort, et, réveillé, va droit 155 TextUniq| ses cheveux. O fiertés ! ô douceurs ! bientôt toute la gloire, 156 | doute 157 TextUniq| O délicieuse et sinistre drogue ! que tu sois la pâte épaisse, 158 | droit 159 TextUniq| immense, éternelle, l’infini écœurement. Si tu te bornais, ô redoutable 160 TextUniq| qui convoite l’or entend s’écrouler autour de lui des niagaras 161 TextUniq| quelque coin, et s’y resserre, effaré. Sa voix, – car il lui arrive 162 TextUniq| Morne, plein d’un effroi qui effraye, il a l’ai d’un ressuscité 163 TextUniq| langueur exquise ou la joie effrénée, la paix, comme Dieu, l’ 164 TextUniq| vau-l’eau. Morne, plein d’un effroi qui effraye, il a l’ai d’ 165 | Eh 166 TextUniq| pas, tu transformes. Tu élargis les horizons ; tu fais d’ 167 TextUniq| étroits, l’homme par toi s’élève, avec les ailes de la délivrance, 168 TextUniq| héros, il était la jeunesse elle-même, épanouie et triomphante !~ 169 TextUniq| coup de trique, et il s’éloigne de travers, les mains jointes 170 TextUniq| but, sans pensée. La femme élue, l’épouse infiniment adorée, 171 TextUniq| et lourde, comme si elle émanait de quelque rauque profondeur ; 172 TextUniq| il était heureux, avec emportement, ayant dans son esprit le 173 TextUniq| avec le sursaut d’un animal endormi qui reçoit un coup de trique, 174 TextUniq| la voir sourire, la nuit, endormie, la tête dans ses cheveux. 175 TextUniq| la chambre voisine, et s’endort. Non seulement imbécile, – 176 TextUniq| le ressort de leur vie énervée, ne fait pas se redresser 177 TextUniq| coudoyé : il a fui comme un enfant qu’on bat, retournant parfois 178 | enfin 179 TextUniq| indifférence lasse, on ne sait quel énorme dégoût, passif. Le sentiment 180 TextUniq| précipiter sur son passage l’enthousiasme éperdu des foules ; et pour 181 TextUniq| ennui d’un instant, – il entra, comme Roméo chez l’apothicaire 182 TextUniq| était la jeunesse elle-même, épanouie et triomphante !~Mais un 183 TextUniq| cadavres, à courber les épaules, à faire de la virilité 184 TextUniq| va perpétuellement, vague épave à vau-l’eau. Morne, plein 185 TextUniq| vierge, brave comme une épée de héros, il était la jeunesse 186 TextUniq| son passage l’enthousiasme éperdu des foules ; et pour celui 187 TextUniq| et l’espérance activaient éperdument son être ; prodigue de lui-même, 188 TextUniq| pensée. La femme élue, l’épouse infiniment adorée, dont 189 TextUniq| médusée, un jour, par quelque épouvantable vision, elle garde éternellement 190 TextUniq| ne galvanise pas, par l’épouvante et l’horreur, le ressort 191 TextUniq| suprême délice d’être l’époux de celle qu’on adore, et 192 TextUniq| pas cette démarche vague, errante, qui chancelle, tâtonne 193 TextUniq| une loque qui tombe, tes esclaves te remercieraient encore, 194 TextUniq| tendresse. La joie et l’espérance activaient éperdument son 195 TextUniq| emportement, ayant dans son esprit le rêve et l’amour dans 196 TextUniq| art, la gloire, la beauté. Est-il encore un homme ? Non, quelqu’ 197 TextUniq| enfin, défaille comme un estomac d’ivrogne, n’a pas même 198 | été 199 TextUniq| la désolation immense, éternelle, l’infini écœurement. Si 200 TextUniq| épouvantable vision, elle garde éternellement la blême immobilité stupéfaite 201 TextUniq| bleue les réverbères et les étoiles, – pâles souvenirs des premières 202 TextUniq| il ne s’irrite pas, ne s’étonne même pas. Ce qui est, il 203 TextUniq| rampante et des devoirs étroits, l’homme par toi s’élève, 204 | eût 205 TextUniq| bourreau subtil. A force d’exaspérer les forces vives des cœurs 206 TextUniq| Texte~ ~Une exception ? Non pas. Ils sont nombreux 207 TextUniq| oui, tu donnes la langueur exquise ou la joie effrénée, la 208 TextUniq| ouverte, et alors sa langue exsangue pend hors de ses dents noires 209 TextUniq| sales accouplements, la pure extase du premier amour. Tu dis, 210 TextUniq| furent accordées toutes les extases de l’âme divinisée ? Hélas ! 211 TextUniq| quinquagénaires, ceux qu’a le plus exténués, rompus, avilis l’immonde 212 | faire 213 TextUniq| élargis les horizons ; tu fais d’une rose une forêt de 214 TextUniq| les victoires. Tu es la fausse clé du paradis ! Si tu ne 215 TextUniq| tête dans ses cheveux. O fiertés ! ô douceurs ! bientôt toute 216 TextUniq| Béatrix sur les lèvres d’une fille, retrouve, centuplée, dans 217 TextUniq| yeux démesurément ouverts, fixes, dont on ne voit jamais 218 TextUniq| des rires au lèvres, des flammes dans le regard, et, sur 219 TextUniq| laissera tomber dans le fleuve, sans désespoir, à cause 220 TextUniq| les clairons héroïques et flottes dans les victorieuses bannières.~ 221 TextUniq| es un bourreau subtil. A force d’exaspérer les forces vives 222 TextUniq| A force d’exaspérer les forces vives des cœurs et des esprits, 223 TextUniq| tu fais d’une rose une forêt de roses, d’une masure un 224 TextUniq| certitude des premières fougues, son idéal hautain ; amant, 225 TextUniq| eût continué sa route. En fouillant le noyé, on trouvera dans 226 TextUniq| boulevards tumultueux où la foule le roule, il va perpétuellement, 227 TextUniq| enthousiasme éperdu des foules ; et pour celui que tente 228 TextUniq| Dans les rues remuantes du fracas des roues qui le frôlent, 229 TextUniq| est quelquefois très frêle, très grêle, presque imperceptible, 230 TextUniq| fracas des roues qui le frôlent, sur les boulevards tumultueux 231 TextUniq| dans le regard, et, sur le front, le rayonnement de vivre ! 232 TextUniq| sourire, à mettre sur les fronts la pâleur des cadavres, 233 TextUniq| il avait coudoyé : il a fui comme un enfant qu’on bat, 234 TextUniq| il mange, le tabac qu’il fume, c’est l’amant qui les paye. 235 | furent 236 TextUniq| que je dois raconter, – ne galvanise pas, par l’épouvante et 237 TextUniq| épouvantable vision, elle garde éternellement la blême immobilité 238 TextUniq| était beau, et naguère la généreuse jeunesse lui battait dans 239 TextUniq| adorée, dont il baisait les genoux comme un dévot baise l’autel, 240 TextUniq| se redresser leur volonté gisante.~*~* *~Il s’en va par la 241 TextUniq| il sentait monter à sa gorge de chaudes bouffées de joie. 242 TextUniq| quelquefois très frêle, très grêle, presque imperceptible, 243 TextUniq| curiosité perverse, ou pour griser quelque ennui d’un instant, – 244 TextUniq| appartement où il loge, les habits qu’il porte, le pain qu’ 245 TextUniq| des pilules, – dawamesk ou haschichine, – tu es terrible, Haschich !~ 246 TextUniq| elle descendait de très haut, quelquefois épaisse et 247 TextUniq| premières fougues, son idéal hautain ; amant, il connaissait 248 TextUniq| sans lueur, – il y a l’hébétude nulle des yeux des vieux 249 TextUniq| extases de l’âme divinisée ? Hélas ! tu es un bourreau subtil. 250 TextUniq| sonnes dans les clairons héroïques et flottes dans les victorieuses 251 TextUniq| brave comme une épée de héros, il était la jeunesse elle-même, 252 TextUniq| temps que jeune, il était heureux, avec emportement, ayant 253 TextUniq| transformes. Tu élargis les horizons ; tu fais d’une rose une 254 TextUniq| pas, par l’épouvante et l’horreur, le ressort de leur vie 255 TextUniq| chose plutôt qu’une parole humaine. Après chaque mot, sa bouche 256 TextUniq| des premières fougues, son idéal hautain ; amant, il connaissait 257 TextUniq| le sait, il ne peut pas l’ignorer : l’amant est là toujours, 258 TextUniq| s’endort. Non seulement imbécile, – mais infâme. Ne travaillant 259 TextUniq| de tous : la désolation immense, éternelle, l’infini écœurement. 260 TextUniq| garde éternellement la blême immobilité stupéfaite de la peur. A 261 TextUniq| exténués, rompus, avilis l’immonde et laborieuse débauche, 262 TextUniq| frêle, très grêle, presque imperceptible, pareille à une vibration 263 TextUniq| songe pas à cela. Abject, n’importe. Il s’affaisse de plus en 264 TextUniq| vaut un baiser ? Une morne indifférence lasse, on ne sait quel énorme 265 TextUniq| du souvenir de tes dons ineffables ! Souffrir dans son corps, 266 TextUniq| plus dans l’irrémédiable inertie de l’ennui. Et il vivra 267 TextUniq| seulement imbécile, – mais infâme. Ne travaillant plus, il 268 TextUniq| désolation immense, éternelle, l’infini écœurement. Si tu te bornais, 269 TextUniq| La femme élue, l’épouse infiniment adorée, dont il baisait 270 TextUniq| cadavre que l’on tarde à inhumer, fait songer aussi à une 271 TextUniq| déjà, et seront bientôt innombrables si l’histoire que je vais 272 TextUniq| griser quelque ennui d’un instant, – il entra, comme Roméo 273 TextUniq| abominable supplice, le plus insupportable de tous : la désolation 274 TextUniq| stupéfaite de la peur. A qui l’interroge, il ne répond jamais ; l’ 275 TextUniq| affaisse de plus en plus dans l’irrémédiable inertie de l’ennui. Et il 276 TextUniq| coucher. » Mais lui, il ne s’irrite pas, ne s’étonne même pas. 277 TextUniq| Mais tu vends cher tes ivresses, Haschich ! Ton ciel se 278 TextUniq| défaille comme un estomac d’ivrogne, n’a pas même de remords, 279 TextUniq| le néant. Sa face, d’un jaune lisse, dont la peau très 280 TextUniq| paupières, – deux agates jaunes, sans lueur, – il y a l’ 281 TextUniq| Car, en même temps que jeune, il était heureux, avec 282 TextUniq| éloigne de travers, les mains jointes sous le menton, s’accule 283 | jusqu 284 | 285 TextUniq| rompus, avilis l’immonde et laborieuse débauche, n’ont pas cette 286 TextUniq| de ce compagnon morose et lâche, elle a pris un amant ; 287 TextUniq| splendides du haschich, – il se laissera tomber dans le fleuve, sans 288 TextUniq| adorable ; oui, tu donnes la langueur exquise ou la joie effrénée, 289 TextUniq| palais, un soleil d’une lanterne. Celui qui t’appartiens 290 TextUniq| la langue d’un chien qui lape. Et on le voit partout ! 291 TextUniq| sans doute. Mais les plus las des quinquagénaires, ceux 292 TextUniq| travers la vie et le jour, la lente promenade commencée dans 293 TextUniq| néant. Sa face, d’un jaune lisse, dont la peau très tendue 294 TextUniq| révolte. Comme il a pour lit un canapé du salon, il entend 295 TextUniq| pauvre ; l’appartement où il loge, les habits qu’il porte, 296 | loin 297 TextUniq| qui chique du bétel, et, longue, bat un peu ; la langue 298 TextUniq| chose qui ressemble à une loque qui tombe, tes esclaves 299 TextUniq| quelquefois épaisse et lourde, comme si elle émanait de 300 TextUniq| toutes les nobles audaces, loyal comme un serment de vierge, 301 TextUniq| deux agates jaunes, sans lueur, – il y a l’hébétude nulle 302 TextUniq| éloigne de travers, les mains jointes sous le menton, 303 TextUniq| commandant le dîner, tutoyant sa maîtresse devant tout le monde, disant, 304 TextUniq| Roméo chez l’apothicaire de Mantoue, dans la détestable boutique 305 TextUniq| chose sur quoi l’on peut marcher. La conscience, longtemps 306 TextUniq| une forêt de roses, d’une masure un palais, un soleil d’une 307 TextUniq| l’on oublie ! Hors des médiocrités de la vie réelle, loin de 308 TextUniq| bien vernie. On dirait que médusée, un jour, par quelque épouvantable 309 TextUniq| un peu de la pâte verte, mêlée de tabac, puante.~ ~ 310 TextUniq| battait dans la poitrine, lui mettait des rires au lèvres, des 311 TextUniq| à éteindre le sourire, à mettre sur les fronts la pâleur 312 TextUniq| tente le triomphe des chefs militaires, tu sonnes dans les clairons 313 TextUniq| sur un pont, et voyant se mirer dans l’eau bleue les réverbères 314 TextUniq| jour, sur le boulevard, le misérable dont je dis l’histoire a 315 TextUniq| abandonne dans un opaque et mol ennui, comme dans un vomissement.~*~* *~ 316 | monde 317 TextUniq| des niagaras somptueux de monnaies ; celui qui aspire à la 318 TextUniq| pleines de soleil, il sentait monter à sa gorge de chaudes bouffées 319 TextUniq| bouche. Lasse de ce compagnon morose et lâche, elle a pris un 320 TextUniq| ils semblent ne rien voir, morts ; c’est comme la contemplation 321 TextUniq| parole humaine. Après chaque mot, sa bouche reste longtemps 322 TextUniq| plus ce que signifient ces mots augustes : l’art, la gloire, 323 TextUniq| tâtonne l’air, s’appuie aux murs. Dans ses yeux démesurément 324 TextUniq| noires comme celles d’un nègre qui chique du bétel, et, 325 TextUniq| écrouler autour de lui des niagaras somptueux de monnaies ; 326 TextUniq| lui-même, prêt à toutes les nobles audaces, loyal comme un 327 TextUniq| exsangue pend hors de ses dents noires comme celles d’un nègre 328 TextUniq| exception ? Non pas. Ils sont nombreux déjà, et seront bientôt 329 TextUniq| sa route. En fouillant le noyé, on trouvera dans sa poche 330 TextUniq| et de la voir sourire, la nuit, endormie, la tête dans 331 TextUniq| lueur, – il y a l’hébétude nulle des yeux des vieux aveugles. 332 TextUniq| désespoir, à cause de l’occasion, comme il eût continué sa 333 TextUniq| promenade commencée dans l’ombre du caveau autour de son 334 | ont 335 TextUniq| remords, s’abandonne dans un opaque et mol ennui, comme dans 336 TextUniq| promesse ; celui qui convoite l’or entend s’écrouler autour 337 TextUniq| là toujours, donnant des ordres aux domestiques, commandant 338 TextUniq| la paix, comme Dieu, l’orgueil, comme Satan ; oui, par 339 TextUniq| Satan ; oui, par toi, l’on oublie ! Hors des médiocrités de 340 TextUniq| sa bouche reste longtemps ouverte, et alors sa langue exsangue 341 TextUniq| Dans ses yeux démesurément ouverts, fixes, dont on ne voit 342 TextUniq| les habits qu’il porte, le pain qu’il mange, le tabac qu’ 343 TextUniq| ou la joie effrénée, la paix, comme Dieu, l’orgueil, 344 TextUniq| de roses, d’une masure un palais, un soleil d’une lanterne. 345 TextUniq| réverbères et les étoiles, – pâles souvenirs des premières 346 TextUniq| mettre sur les fronts la pâleur des cadavres, à courber 347 TextUniq| Tu es la fausse clé du paradis ! Si tu ne crées pas, tu 348 TextUniq| ce qui peut être rêvé ne paraît plus digne d’une pensée. 349 TextUniq| presque imperceptible, pareille à une vibration de chanterelle 350 TextUniq| enfant qu’on bat, retournant parfois la tête, craignant d’être 351 TextUniq| car il lui arrive de parler, non pas à d’autres, mais 352 TextUniq| quelque chose plutôt qu’une parole humaine. Après chaque mot, 353 TextUniq| qui lape. Et on le voit partout ! à toute heure ! Dans les 354 TextUniq| voit se précipiter sur son passage l’enthousiasme éperdu des 355 TextUniq| sait quel énorme dégoût, passif. Le sentiment du devoir 356 TextUniq| voit jamais se baisser les paupières, – deux agates jaunes, sans 357 TextUniq| travaillant plus, il est pauvre ; l’appartement où il loge, 358 TextUniq| fume, c’est l’amant qui les paye. Soit ! il ne dit pas non, 359 TextUniq| un jaune lisse, dont la peau très tendue n’a pas un pli 360 TextUniq| cinquante ans ! il en a trente à peine ; et naguère il était beau, 361 TextUniq| alors sa langue exsangue pend hors de ses dents noires 362 TextUniq| la foule le roule, il va perpétuellement, vague épave à vau-l’eau. 363 TextUniq| jour, – par une curiosité perverse, ou pour griser quelque 364 TextUniq| tu sois la pâte épaisse, pesante, qui s’agglutine, ou que 365 TextUniq| immobilité stupéfaite de la peur. A qui l’interroge, il ne 366 TextUniq| jamais aboli. On a sous ses pieds le respect de soi-même, 367 TextUniq| quintessenciée, sous l’argent des pilules, – dawamesk ou haschichine, – 368 TextUniq| épave à vau-l’eau. Morne, plein d’un effroi qui effraye, 369 TextUniq| il sortait dans les rue pleines de soleil, il sentait monter 370 TextUniq| peau très tendue n’a pas un pli vivant, ressemble au visage 371 TextUniq| un bruit de quelque chose plutôt qu’une parole humaine. Après 372 TextUniq| noyé, on trouvera dans sa poche un peu de la pâte verte, 373 TextUniq| par un beau soir, sur un pont, et voyant se mirer dans 374 TextUniq| il loge, les habits qu’il porte, le pain qu’il mange, le 375 TextUniq| dans son cœur. Artiste, il poursuivait, il allait atteindre, avec 376 TextUniq| la tête, craignant d’être poursuivi ! Il ne sait même plus ce 377 TextUniq| des Shakespeare, voit se précipiter sur son passage l’enthousiasme 378 TextUniq| accouplements, la pure extase du premier amour. Tu dis, toi aussi : « 379 | presque 380 TextUniq| prodigue de lui-même, prêt à toutes les nobles audaces, 381 TextUniq| morose et lâche, elle a pris un amant ; il le sait, il 382 TextUniq| activaient éperdument son être ; prodigue de lui-même, prêt à toutes 383 TextUniq| émanait de quelque rauque profondeur ; mais, toujours, c’est 384 TextUniq| vie et le jour, la lente promenade commencée dans l’ombre du 385 TextUniq| dieux ! » et tu tiens ta promesse ; celui qui convoite l’or 386 TextUniq| pâte verte, mêlée de tabac, puante.~ ~ 387 TextUniq| sales accouplements, la pure extase du premier amour. 388 | Quand 389 | quel 390 | Quelle 391 TextUniq| Est-il encore un homme ? Non, quelqu’un qui mange, boit, dort, 392 TextUniq| doute. Mais les plus las des quinquagénaires, ceux qu’a le plus exténués, 393 TextUniq| agglutine, ou que tu te dérobe, quintessenciée, sous l’argent des pilules, – 394 TextUniq| réelle, loin de la sottise rampante et des devoirs étroits, 395 TextUniq| elle émanait de quelque rauque profondeur ; mais, toujours, 396 TextUniq| regard, et, sur le front, le rayonnement de vivre ! Quand il sortait 397 TextUniq| pas. Il ne voit plus les rayons qu’elle a dans les yeux, 398 TextUniq| d’un animal endormi qui reçoit un coup de trique, et il 399 TextUniq| écœurement. Si tu te bornais, ô redoutable Seigneur, à éteindre les 400 TextUniq| énervée, ne fait pas se redresser leur volonté gisante.~*~* *~ 401 TextUniq| des médiocrités de la vie réelle, loin de la sottise rampante 402 TextUniq| Seigneur, à éteindre les regards, à éteindre le sourire, 403 TextUniq| qui tombe, tes esclaves te remercieraient encore, à cause du souvenir 404 TextUniq| ivrogne, n’a pas même de remords, s’abandonne dans un opaque 405 TextUniq| toute heure ! Dans les rues remuantes du fracas des roues qui 406 TextUniq| A qui l’interroge, il ne répond jamais ; l’air de ne pas 407 TextUniq| On a sous ses pieds le respect de soi-même, ainsi qu’une 408 TextUniq| dans quelque coin, et s’y resserre, effaré. Sa voix, – car 409 TextUniq| épouvante et l’horreur, le ressort de leur vie énervée, ne 410 TextUniq| effraye, il a l’ai d’un ressuscité qui continuerait, à travers 411 TextUniq| Après chaque mot, sa bouche reste longtemps ouverte, et alors 412 TextUniq| comme un enfant qu’on bat, retournant parfois la tête, craignant 413 TextUniq| Haschich ! Ton ciel se retourne en enfer. Un enfer spécial 414 TextUniq| les lèvres d’une fille, retrouve, centuplée, dans de sales 415 TextUniq| ayant dans son esprit le rêve et l’amour dans son cœur. 416 TextUniq| rien de ce qui peut être rêvé ne paraît plus digne d’une 417 TextUniq| qui mange, boit, dort, et, réveillé, va droit devant lui, sans 418 TextUniq| et la Mort ; et il y est revenu, souvent, très souvent.~*~* *~ 419 TextUniq| mirer dans l’eau bleue les réverbères et les étoiles, – pâles 420 TextUniq| il l’accepte. Jamais de révolte. Comme il a pour lit un 421 TextUniq| instant, – il entra, comme Roméo chez l’apothicaire de Mantoue, 422 TextUniq| ceux qu’a le plus exténués, rompus, avilis l’immonde et laborieuse 423 TextUniq| d’une rose une forêt de roses, d’une masure un palais, 424 TextUniq| remuantes du fracas des roues qui le frôlent, sur les 425 TextUniq| tumultueux où la foule le roule, il va perpétuellement, 426 TextUniq| comme il eût continué sa route. En fouillant le noyé, on 427 TextUniq| caveau autour de son cercueil rouvert.~Eh bien ! cet homme n’a 428 TextUniq| Quand il sortait dans les rue pleines de soleil, il sentait 429 TextUniq| à toute heure ! Dans les rues remuantes du fracas des 430 TextUniq| retrouve, centuplée, dans de sales accouplements, la pure extase 431 TextUniq| a pour lit un canapé du salon, il entend des baisers et 432 TextUniq| comme Dieu, l’orgueil, comme Satan ; oui, par toi, l’on oublie ! 433 TextUniq| te bornais, ô redoutable Seigneur, à éteindre les regards, 434 TextUniq| ce qui doit être aimé ne semble plus digne de l’être, rien 435 TextUniq| aveugles. En face de tout ils semblent ne rien voir, morts ; c’ 436 TextUniq| rue pleines de soleil, il sentait monter à sa gorge de chaudes 437 TextUniq| énorme dégoût, passif. Le sentiment du devoir à jamais aboli. 438 TextUniq| dis, toi aussi : « Vous serez comme des dieux ! » et tu 439 TextUniq| audaces, loyal comme un serment de vierge, brave comme une 440 | seront 441 | seulement 442 TextUniq| gloire des Dante et des Shakespeare, voit se précipiter sur 443 TextUniq| ne sait même plus ce que signifient ces mots augustes : l’art, 444 TextUniq| souvent.~*~* *~O délicieuse et sinistre drogue ! que tu sois la 445 TextUniq| ses pieds le respect de soi-même, ainsi qu’une chose sur 446 TextUniq| sinistre drogue ! que tu sois la pâte épaisse, pesante, 447 | Soit 448 TextUniq| autour de lui des niagaras somptueux de monnaies ; celui qui 449 TextUniq| il veut bien, ou il ne songe pas à cela. Abject, n’importe. 450 TextUniq| on tarde à inhumer, fait songer aussi à une tête de mort, 451 TextUniq| des chefs militaires, tu sonnes dans les clairons héroïques 452 | sont 453 TextUniq| rayonnement de vivre ! Quand il sortait dans les rue pleines de 454 TextUniq| la vie réelle, loin de la sottise rampante et des devoirs 455 TextUniq| je dis l’histoire a été souffleté par un passant qu’il avait 456 TextUniq| de tes dons ineffables ! Souffrir dans son corps, qu’est-ce 457 TextUniq| remercieraient encore, à cause du souvenir de tes dons ineffables ! 458 TextUniq| et les étoiles, – pâles souvenirs des premières visions splendides 459 TextUniq| retourne en enfer. Un enfer spécial où vous attend cet unique 460 TextUniq| souvenirs des premières visions splendides du haschich, – il se laissera 461 TextUniq| éternellement la blême immobilité stupéfaite de la peur. A qui l’interroge, 462 TextUniq| Hélas ! tu es un bourreau subtil. A force d’exaspérer les 463 TextUniq| cet unique et abominable supplice, le plus insupportable de 464 TextUniq| amant, il connaissait le suprême délice d’être l’époux de 465 TextUniq| La conscience, longtemps surchargée de délices coupables, cède 466 TextUniq| car il tressaille avec le sursaut d’un animal endormi qui 467 | t 468 | ta 469 TextUniq| disant, le soir : « Il est tard, viens te coucher. » Mais 470 TextUniq| visage d’un cadavre que l’on tarde à inhumer, fait songer aussi 471 TextUniq| errante, qui chancelle, tâtonne l’air, s’appuie aux murs. 472 | temps 473 TextUniq| la gloire, déjà toute la tendresse. La joie et l’espérance 474 TextUniq| lisse, dont la peau très tendue n’a pas un pli vivant, ressemble 475 TextUniq| foules ; et pour celui que tente le triomphe des chefs militaires, 476 TextUniq| ou haschichine, – tu es terrible, Haschich !~Oui, tu es adorable ; 477 TextUniq| Texte~ ~Une exception ? Non pas. 478 TextUniq| comme des dieux ! » et tu tiens ta promesse ; celui qui 479 TextUniq| ressemble à une loque qui tombe, tes esclaves te remercieraient 480 TextUniq| haschich, – il se laissera tomber dans le fleuve, sans désespoir, 481 | Ton 482 | tous 483 TextUniq| Si tu ne crées pas, tu transformes. Tu élargis les horizons ; 484 TextUniq| imbécile, – mais infâme. Ne travaillant plus, il est pauvre ; l’ 485 TextUniq| cinquante ans ! il en a trente à peine ; et naguère il 486 TextUniq| mais il entend, car il tressaille avec le sursaut d’un animal 487 TextUniq| jeunesse elle-même, épanouie et triomphante !~Mais un jour, – par une 488 TextUniq| pour celui que tente le triomphe des chefs militaires, tu 489 TextUniq| endormi qui reçoit un coup de trique, et il s’éloigne de travers, 490 TextUniq| En fouillant le noyé, on trouvera dans sa poche un peu de 491 TextUniq| brises, ces cœurs, tu les tues, ces esprits. Rien de ce 492 TextUniq| frôlent, sur les boulevards tumultueux où la foule le roule, il 493 TextUniq| domestiques, commandant le dîner, tutoyant sa maîtresse devant tout 494 TextUniq| spécial où vous attend cet unique et abominable supplice, 495 | vais 496 TextUniq| perpétuellement, vague épave à vau-leau. Morne, plein d’un effroi 497 TextUniq| détestable boutique où l’on vend la pâte verte qui contient 498 TextUniq| victorieuses bannières.~Mais tu vends cher tes ivresses, Haschich ! 499 TextUniq| à une tête de mort, bien vernie. On dirait que médusée, 500 TextUniq| il ne dit pas non, il veut bien, ou il ne songe pas 501 TextUniq| imperceptible, pareille à une vibration de chanterelle aiguë, comme 502 TextUniq| les chimères et dans les victoires. Tu es la fausse clé du 503 TextUniq| héroïques et flottes dans les victorieuses bannières.~Mais tu vends 504 TextUniq| le soir : « Il est tard, viens te coucher. » Mais lui, 505 TextUniq| loyal comme un serment de vierge, brave comme une épée de 506 TextUniq| hébétude nulle des yeux des vieux aveugles. En face de tout 507 TextUniq| Il s’en va par la ville, le menton sur la poitrine, 508 TextUniq| les épaules, à faire de la virilité quelque chose qui ressemble 509 TextUniq| pli vivant, ressemble au visage d’un cadavre que l’on tarde 510 TextUniq| par quelque épouvantable vision, elle garde éternellement 511 TextUniq| souvenirs des premières visions splendides du haschich, – 512 TextUniq| force d’exaspérer les forces vives des cœurs et des esprits, 513 TextUniq| inertie de l’ennui. Et il vivra ainsi, – non vivant, – jusqu’ 514 TextUniq| des rires dans la chambre voisine, et s’endort. Non seulement 515 TextUniq| s’y resserre, effaré. Sa voix, – car il lui arrive de 516 TextUniq| fait pas se redresser leur volonté gisante.~*~* *~Il s’en va 517 TextUniq| mol ennui, comme dans un vomissement.~*~* *~L’autre jour, sur 518 TextUniq| beau soir, sur un pont, et voyant se mirer dans l’eau bleue


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