Chapitre
1 TextUniq| poussière jaune du gaz, s'accoudaient les lassitudes saoules des
2 TextUniq| juste. Je donne ce qu'on m'achète, pas autre chose. Est-ce
3 TextUniq| d'avoir le coeur serré, affreusement, comme si j'allais mourir,
4 TextUniq| aurais trouvé du travail ailleurs que dans l'atelier des quatre
5 TextUniq| sur les lèvres, - et qui m'aimait, pour sûr, et que j'aimais
6 TextUniq| plaisir. Ah ! bien, oui. Je n'aime pas la bière, ni l'absinthe,
7 | air
8 TextUniq| qu'elle était ivre.~Elle ajouta lentement :~- Voilà pourquoi
9 TextUniq| fourrer jusque-là, de l'alcool à trois sous le verre, c'
10 TextUniq| affreusement, comme si j'allais mourir, et j'ai toutes les
11 | aller
12 TextUniq| des cabotins.~Comme nous allions sortir, écoeurés de notre
13 TextUniq| est pas non plus pour être amusante ! Je fais mon métier tout
14 TextUniq| sous la pluie, ce sont des amusements dont je me passerais bien.
15 TextUniq| croient peut-être qu'ils m'amusent, eux ? Non, si j'ai pris
16 TextUniq| fixes, où l'hébétude s'animait quelquefois d'un reste de
17 TextUniq| rue, la voie douce dont j'appelais maman et dont je disais
18 TextUniq| une espèce.~Etonnés, nous approchâmes.~D'une voix enrouée, très
19 TextUniq| la gorge, j'espère bien arriver à ne jamais plus entendre,
20 TextUniq| travail ailleurs que dans l'atelier des quatre vents ? Quand
21 TextUniq| quelques hommes qui les avaient attendues tout le soir ; elles, fardées,
22 TextUniq| Pour que les gens fassent attention à vous le soir, il faut
23 TextUniq| vous demande un peu si j'aurais trouvé du travail ailleurs
24 | Autour
25 | avait
26 TextUniq| embrassait à plein bras, me baisait bruyamment la bouche, -
27 TextUniq| savez, nous, on ne nous baise pas sur les lèvres, - et
28 TextUniq| des conversations à voix basse, elle nous demanda de lui
29 TextUniq| pluie, salie par la boue, battue par le vent, bousculée par
30 | belle
31 TextUniq| la fit pencher à gauche, berçant son front comme on berce
32 TextUniq| berçant son front comme on berce un enfant malade.~Puis,
33 TextUniq| nocturnes qui avaient fini leur besogne et de quelques hommes qui
34 TextUniq| fais, - je ne suis pas si bête, bien sûr ! - mais c'est
35 TextUniq| elle l'était encore par la blancheur laiteuse de sa peau, par
36 TextUniq| elles, fardées, eux, très blêmes et rasés de près comme des
37 TextUniq| montez pas chez moi, beau blond ? » avec la voix qui disait
38 TextUniq| eau-de-vie, après douze bocks, ne me fait pas peur, et
39 TextUniq| marchand de poivre ; la boisson, ça me leste. Mais il ne
40 | Bonjour
41 TextUniq| jupon, à la semelle de ses bottines ; mais, énorme, et pesamment
42 TextUniq| me baisait bruyamment la bouche, - vous savez, nous, on
43 TextUniq| cheveux roux en touffes bouffaient hors d'une toque à plume.
44 TextUniq| Au moment d'aller sur le boulevard, j'avais des envies de sortir
45 TextUniq| boue, battue par le vent, bousculée par les hommes. Bref, je
46 TextUniq| boire autant que moi. Une bouteille d'eau-de-vie, après douze
47 TextUniq| sous-sol d'une de ces sales brasseries où la police tolère que
48 TextUniq| bousculée par les hommes. Bref, je vous dis que j'ai pris
49 TextUniq| avaler tout ce qui sèche et brûle la gorge, j'espère bien
50 TextUniq| à plein bras, me baisait bruyamment la bouche, - vous savez,
51 TextUniq| genièvre aussi. Après avoir bu, je n'ai plus le son de
52 TextUniq| rasés de près comme des cabotins.~Comme nous allions sortir,
53 TextUniq| voix d'autrefois, et je me cache la tête entre les mains,
54 TextUniq| refrain d'une chanson de café-concert. Ce fut un râle rauque,
55 TextUniq| encore après que tous les cafés et tous les débits de vin
56 TextUniq| gamine, chez nous, à la campagne. Elle me tue, cette voix-là !
57 TextUniq| pure, bien claire, qui me caresserait la gorge et me mettrait
58 TextUniq| reste de pensée. Une fille, certainement, comme ses voisines ; on
59 | ces
60 | chambre
61 TextUniq| chanter le refrain d'une chanson de café-concert. Ce fut
62 TextUniq| trait. Puis elle se mit à chanter le refrain d'une chanson
63 | chaque
64 TextUniq| grande, très grasse, dont les cheveux roux en touffes bouffaient
65 | choses
66 TextUniq| forte, qui domina tout le chuchotement des conversations à voix
67 TextUniq| un verre d'eau pure, bien claire, qui me caresserait la gorge
68 TextUniq| fort que moi, d'avoir le coeur serré, affreusement, comme
69 TextUniq| tous les soirs, ivres, au coin des rues ; moi, je marche
70 TextUniq| assise avec l'air d'une colossale idole, elle semblait, cette
71 TextUniq| passerais bien. Dans les commencements, surtout, c'était dur. Au
72 TextUniq| Regarde, me dit mon compagnon.~Il me désignait, seule,
73 TextUniq| je ne me grise jamais. Je connais des femmes qu'on ramasse
74 TextUniq| eussions pas interrogée, elle continua sans nous regarder.~*~**~«
75 TextUniq| l'entends très douce au contraire, très pure comme elle était
76 TextUniq| tout le chuchotement des conversations à voix basse, elle nous
77 TextUniq| toutes les larmes de mon corps. Ce n'est pas à cause des
78 TextUniq| tombant dans la soie lâche du corsage, elle avait dû être belle,
79 TextUniq| mauvaise humeur, retirer son corset dans une chambre d'hôtel
80 TextUniq| être rudoyée de coups de coude quand les passants sont
81 TextUniq| chez eux, être rudoyée de coups de coude quand les passants
82 TextUniq| idole, elle semblait, cette créature, le type exagéré, la personnification
83 TextUniq| manquerait plus que ça. Ils croient peut-être qu'ils m'amusent,
84 TextUniq| leste. Mais il ne faut pas croire que je boive pour mon plaisir.
85 TextUniq| sortir, écoeurés de notre curiosité satisfaite :~- Regarde,
86 TextUniq| tous les cafés et tous les débits de vin sont fermés. A des
87 TextUniq| à voix basse, elle nous demanda de lui payer à boire. Elle
88 | demande
89 TextUniq| aussi. Ça me rend folle de demander : « Vous ne montez pas chez
90 TextUniq| triste, et, détournée à demi, elle prit sa tête entre
91 TextUniq| rendez-vous que j'avais derrière la haie avec le fils du
92 TextUniq| métiers ont quelque chose de désagréable. A présent, je me suis faite
93 TextUniq| n'étais plus obligée de descendre dans la rue, je ne saurais
94 TextUniq| prenait point garde à ce désespoir ; sans doute, on pensait
95 TextUniq| dit mon compagnon.~Il me désignait, seule, assise au fond de
96 TextUniq| faire rire les gens par dessus le marché ? Il ne manquerait
97 TextUniq| d'une pensée triste, et, détournée à demi, elle prit sa tête
98 | deux
99 | dire
100 TextUniq| appelais maman et dont je disais que je l'aimais à mon premier
101 TextUniq| bras, - les mots que nous disons, vous les savez bien, -
102 | dit
103 TextUniq| A la bonne heure ! » dit-elle en éclatant de rire. Puis
104 TextUniq| enrouée, très forte, qui domina tout le chuchotement des
105 TextUniq| mon métier tout juste. Je donne ce qu'on m'achète, pas autre
106 TextUniq| il y a des moments où je donnerais je ne sais quoi pour avaler
107 TextUniq| bien reposée, quand j'ai dormi toute la journée, ma voix
108 | doute
109 TextUniq| bouteille d'eau-de-vie, après douze bocks, ne me fait pas peur,
110 | droit
111 TextUniq| grasses, la fit pencher à droite, la fit pencher à gauche,
112 TextUniq| humeur, d'avoir des mots drôles, de faire rire les gens
113 TextUniq| lâche du corsage, elle avait dû être belle, elle l'était
114 TextUniq| commencements, surtout, c'était dur. Au moment d'aller sur le
115 TextUniq| quoi pour avaler un verre d'eau pure, bien claire, qui me
116 TextUniq| que moi. Une bouteille d'eau-de-vie, après douze bocks, ne me
117 TextUniq| bonne heure ! » dit-elle en éclatant de rire. Puis familière,
118 TextUniq| entendre, ou de rire aux éclats, tout en parlant. Ça ne
119 TextUniq| Comme nous allions sortir, écoeurés de notre curiosité satisfaite :~-
120 | Eh
121 TextUniq| forgeron, un beau gars qui m'embrassait à plein bras, me baisait
122 TextUniq| savez bien, - je ne puis m'empêcher, c'est plus fort que moi,
123 TextUniq| front comme on berce un enfant malade.~Puis, bien que nous
124 | Enfin
125 TextUniq| de ses bottines ; mais, énorme, et pesamment assise avec
126 TextUniq| que je puis. L'absinthe enroue, le genièvre aussi. Après
127 TextUniq| approchâmes.~D'une voix enrouée, très forte, qui domina
128 TextUniq| le boulevard, j'avais des envies de sortir par la fenêtre.
129 TextUniq| toujours de feu, redescendre l'escalier, recommencer la promenade
130 TextUniq| presque grandiose de toute une espèce.~Etonnés, nous approchâmes.~
131 TextUniq| sèche et brûle la gorge, j'espère bien arriver à ne jamais
132 TextUniq| le quitterais jamais. J'essaye de parler bas, pour ne pas
133 TextUniq| mettrait de la fraîcheur dans l'estomac. Et, si je bois, ce n'est
134 TextUniq| grandiose de toute une espèce.~Etonnés, nous approchâmes.~D'une
135 TextUniq| faubouriens, un geignement étranglé d'ivrogne. « A la bonne
136 TextUniq| Puis, bien que nous ne l'eussions pas interrogée, elle continua
137 TextUniq| cette créature, le type exagéré, la personnification presque
138 TextUniq| dire. Il faut que je vous explique une chose : ce n'est pas
139 | faite
140 TextUniq| quoi ? que voulez-vous ? il fallait manger, n'est-ce pas ? et
141 TextUniq| en éclatant de rire. Puis familière, elle nous parla.~*~**~«
142 TextUniq| attendues tout le soir ; elles, fardées, eux, très blêmes et rasés
143 TextUniq| habituer. Pour que les gens fassent attention à vous le soir,
144 TextUniq| gras, avec des traînements faubouriens, un geignement étranglé
145 TextUniq| au fond de la salle, une femme très grande, très grasse,
146 TextUniq| grise jamais. Je connais des femmes qu'on ramasse tous les soirs,
147 TextUniq| envies de sortir par la fenêtre. Mais quoi ? que voulez-vous ?
148 TextUniq| c'est un glu qui tient ferme, la crotte du ruisseau.
149 TextUniq| tous les débits de vin sont fermés. A des tables de bois, sous
150 TextUniq| il n'y a pas toujours de feu, redescendre l'escalier,
151 | fils
152 TextUniq| rôdeuses nocturnes qui avaient fini leur besogne et de quelques
153 TextUniq| larges yeux noirs, profonds, fixes, où l'hébétude s'animait
154 | fois
155 TextUniq| aimais aussi. Ça me rend folle de demander : « Vous ne
156 TextUniq| désignait, seule, assise au fond de la salle, une femme très
157 TextUniq| avais dans le temps. Et, à force d'avaler tout ce qui sèche
158 TextUniq| la haie avec le fils du forgeron, un beau gars qui m'embrassait
159 | fort
160 TextUniq| D'une voix enrouée, très forte, qui domina tout le chuchotement
161 TextUniq| pris l'habitude de m'en fourrer jusque-là, de l'alcool à
162 TextUniq| gorge et me mettrait de la fraîcheur dans l'estomac. Et, si je
163 TextUniq| pencher à gauche, berçant son front comme on berce un enfant
164 | fut
165 TextUniq| une chose : ce n'est pas gai tous les jours, ni toutes
166 TextUniq| autrefois, du temps que j'étais gamine, chez nous, à la campagne.
167 TextUniq| nous, on ne prenait point garde à ce désespoir ; sans doute,
168 TextUniq| dans une chambre d'hôtel garni où il n'y a pas toujours
169 TextUniq| fils du forgeron, un beau gars qui m'embrassait à plein
170 TextUniq| droite, la fit pencher à gauche, berçant son front comme
171 TextUniq| sous la poussière jaune du gaz, s'accoudaient les lassitudes
172 TextUniq| traînements faubouriens, un geignement étranglé d'ivrogne. « A
173 TextUniq| de s'en tirer ; c'est un glu qui tient ferme, la crotte
174 TextUniq| la salle, une femme très grande, très grasse, dont les cheveux
175 TextUniq| personnification presque grandiose de toute une espèce.~Etonnés,
176 TextUniq| Dans un sanglot, ses grands yeux pleins de larmes, la
177 TextUniq| Ce fut un râle rauque, gras, avec des traînements faubouriens,
178 TextUniq| tête entre ses larges mains grasses, la fit pencher à droite,
179 TextUniq| fait pas peur, et je ne me grise jamais. Je connais des femmes
180 TextUniq| eux ? Non, si j'ai pris l'habitude de m'en fourrer jusque-là,
181 TextUniq| Enfin, peu à peu, je me suis habituée. Tous les métiers ont quelque
182 TextUniq| laquelle je n'ai jamais pu m'habituer. Pour que les gens fassent
183 TextUniq| que j'avais derrière la haie avec le fils du forgeron,
184 TextUniq| noirs, profonds, fixes, où l'hébétude s'animait quelquefois d'
185 TextUniq| d'ivrogne. « A la bonne heure ! » dit-elle en éclatant
186 TextUniq| obligée de répondre à l'homme qui me suivrait.~*~**~Dans
187 TextUniq| non, ni à cause de la honte de faire ce que je fais, -
188 TextUniq| roux en touffes bouffaient hors d'une toque à plume. Plus
189 TextUniq| corset dans une chambre d'hôtel garni où il n'y a pas toujours
190 TextUniq| avec l'air d'une colossale idole, elle semblait, cette créature,
191 TextUniq| que nous ne l'eussions pas interrogée, elle continua sans nous
192 TextUniq| on pensait qu'elle était ivre.~Elle ajouta lentement :~-
193 TextUniq| ramasse tous les soirs, ivres, au coin des rues ; moi,
194 TextUniq| un geignement étranglé d'ivrogne. « A la bonne heure ! »
195 TextUniq| bois, sous la poussière jaune du gaz, s'accoudaient les
196 TextUniq| quand j'ai dormi toute la journée, ma voix n'est pas rauque
197 TextUniq| ce n'est pas gai tous les jours, ni toutes les nuits, la
198 TextUniq| de trottoir au bas de son jupon, à la semelle de ses bottines ;
199 TextUniq| habitude de m'en fourrer jusque-là, de l'alcool à trois sous
200 TextUniq| Je fais mon métier tout juste. Je donne ce qu'on m'achète,
201 TextUniq| gorge tombant dans la soie lâche du corsage, elle avait dû
202 TextUniq| encore par la blancheur laiteuse de sa peau, par ses larges
203 TextUniq| seulement, il y a une chose à laquelle je n'ai jamais pu m'habituer.
204 TextUniq| une toque à plume. Plus lasse que vieille, et la gorge
205 TextUniq| du gaz, s'accoudaient les lassitudes saoules des rôdeuses nocturnes
206 TextUniq| était ivre.~Elle ajouta lentement :~- Voilà pourquoi je bois
207 TextUniq| poivre ; la boisson, ça me leste. Mais il ne faut pas croire
208 TextUniq| ne nous baise pas sur les lèvres, - et qui m'aimait, pour
209 | lui
210 | maintenant
211 TextUniq| disait. Je me souviens de la maison du père et de la mère, et
212 TextUniq| comme on berce un enfant malade.~Puis, bien que nous ne
213 TextUniq| voulez-vous ? il fallait manger, n'est-ce pas ? et je vous
214 TextUniq| quand je sors de chez le marchand de poivre ; la boisson,
215 TextUniq| coin des rues ; moi, je marche plus droit quand je sors
216 TextUniq| rire les gens par dessus le marché ? Il ne manquerait plus
217 TextUniq| Paris, elles, qui se sont mariées au pays ; elle me fait pensez
218 TextUniq| du soir à deux heures du matin, parler aux gens qui rentrent
219 TextUniq| quand les passants sont de mauvaise humeur, retirer son corset
220 TextUniq| les nuits, la vie que je mène. Patauger dans la boue de
221 | mes
222 TextUniq| être amusante ! Je fais mon métier tout juste. Je donne ce
223 TextUniq| suis habituée. Tous les métiers ont quelque chose de désagréable.
224 TextUniq| suis faite a mien. Si on me mettait dans mes meubles, si je
225 TextUniq| caresserait la gorge et me mettrait de la fraîcheur dans l'estomac.
226 TextUniq| Si on me mettait dans mes meubles, si je n'étais plus obligée
227 TextUniq| présent, je me suis faite a mien. Si on me mettait dans mes
228 TextUniq| seul trait. Puis elle se mit à chanter le refrain d'une
229 | moment
230 TextUniq| le rogomme ; il y a des moments où je donnerais je ne sais
231 | monde
232 TextUniq| de demander : « Vous ne montez pas chez moi, beau blond ? »
233 TextUniq| et je ne prononce plus un mot, et je m'en vais avec la
234 TextUniq| manquerait de ne pas être mouillée par la pluie, salie par
235 TextUniq| affreusement, comme si j'allais mourir, et j'ai toutes les peines
236 TextUniq| tombée où je suis, plus moyen de s'en tirer ; c'est un
237 TextUniq| Patauger dans la boue de neuf heures du soir à deux heures
238 TextUniq| lassitudes saoules des rôdeuses nocturnes qui avaient fini leur besogne
239 TextUniq| peau, par ses larges yeux noirs, profonds, fixes, où l'hébétude
240 | notre
241 TextUniq| les jours, ni toutes les nuits, la vie que je mène. Patauger
242 | oh
243 | ont
244 | ou
245 TextUniq| qui ne sont pas venues à Paris, elles, qui se sont mariées
246 TextUniq| Puis familière, elle nous parla.~*~**~« Il n'y en a pas
247 TextUniq| regarde personne. »~Elle parlait bas, maintenant, comme pleine
248 TextUniq| rire aux éclats, tout en parlant. Ça ne sert à rien. Je la
249 TextUniq| bien, chaque fois que je parle à quelqu'un en le tirant
250 TextUniq| je n'ai plus le son de parole que j'avais dans le temps.
251 TextUniq| Ce n'est pas à cause des paroles que je dis, oh ! non, ni
252 TextUniq| vous dis que j'ai pris mon parti, et puisque c'est comme
253 TextUniq| coups de coude quand les passants sont de mauvaise humeur,
254 TextUniq| saurais peut-être pas à quoi passer le temps ; ça me manquerait
255 TextUniq| des amusements dont je me passerais bien. Dans les commencements,
256 TextUniq| nuits, la vie que je mène. Patauger dans la boue de neuf heures
257 TextUniq| elle nous demanda de lui payer à boire. Elle se fit servir
258 TextUniq| qui se sont mariées au pays ; elle me fait pensez aussi
259 TextUniq| blancheur laiteuse de sa peau, par ses larges yeux noirs,
260 TextUniq| mourir, et j'ai toutes les peines du monde à ne pas pleurer
261 TextUniq| désespoir ; sans doute, on pensait qu'elle était ivre.~Elle
262 TextUniq| mariées au pays ; elle me fait pensez aussi aux rendez-vous que
263 TextUniq| souviens de la maison du père et de la mère, et des petites
264 TextUniq| raison, et ça ne regarde personne. »~Elle parlait bas, maintenant,
265 TextUniq| créature, le type exagéré, la personnification presque grandiose de toute
266 TextUniq| bottines ; mais, énorme, et pesamment assise avec l'air d'une
267 TextUniq| père et de la mère, et des petites soeurs, qui ne sont pas
268 TextUniq| puisque c'est comme ça, tant pis, voilà, c'est comme ça.
269 TextUniq| croire que je boive pour mon plaisir. Ah ! bien, oui. Je n'aime
270 TextUniq| gars qui m'embrassait à plein bras, me baisait bruyamment
271 TextUniq| parlait bas, maintenant, comme pleine d'une pensée triste, et,
272 TextUniq| sanglot, ses grands yeux pleins de larmes, la triste fille
273 TextUniq| peines du monde à ne pas pleurer toutes les larmes de mon
274 TextUniq| bouffaient hors d'une toque à plume. Plus lasse que vieille,
275 TextUniq| Autour de nous, on ne prenait point garde à ce désespoir ; sans
276 TextUniq| sors de chez le marchand de poivre ; la boisson, ça me leste.
277 TextUniq| ces sales brasseries où la police tolère que l'on boive encore
278 | pourquoi
279 TextUniq| tables de bois, sous la poussière jaune du gaz, s'accoudaient
280 TextUniq| disais que je l'aimais à mon premier amoureux. »~ ~
281 TextUniq| tut. Autour de nous, on ne prenait point garde à ce désespoir ;
282 | près
283 TextUniq| chose de désagréable. A présent, je me suis faite a mien.
284 | presque
285 TextUniq| détournée à demi, elle prit sa tête entre ses larges
286 TextUniq| par ses larges yeux noirs, profonds, fixes, où l'hébétude s'
287 TextUniq| escalier, recommencer la promenade sous la pluie, ce sont des
288 TextUniq| entre les mains, et je ne prononce plus un mot, et je m'en
289 TextUniq| laquelle je n'ai jamais pu m'habituer. Pour que les
290 TextUniq| j'ai pris mon parti, et puisque c'est comme ça, tant pis,
291 TextUniq| chaque fois que je parle à quelqu'un en le tirant par le bras, -
292 | quelque
293 TextUniq| où l'hébétude s'animait quelquefois d'un reste de pensée. Une
294 | quelques
295 TextUniq| mon amoureux que je ne le quitterais jamais. J'essaye de parler
296 TextUniq| café-concert. Ce fut un râle rauque, gras, avec des traînements
297 TextUniq| connais des femmes qu'on ramasse tous les soirs, ivres, au
298 TextUniq| je la reconnais, elle me rappelle les choses qu'elle disait.
299 TextUniq| fardées, eux, très blêmes et rasés de près comme des cabotins.~
300 TextUniq| redescendre l'escalier, recommencer la promenade sous la pluie,
301 TextUniq| y a pas toujours de feu, redescendre l'escalier, recommencer
302 TextUniq| elle se mit à chanter le refrain d'une chanson de café-concert.
303 TextUniq| elle continua sans nous regarder.~*~**~« Oui, pour une autre
304 TextUniq| que j'aimais aussi. Ça me rend folle de demander : « Vous
305 TextUniq| me fait pensez aussi aux rendez-vous que j'avais derrière la
306 TextUniq| matin, parler aux gens qui rentrent chez eux, être rudoyée de
307 TextUniq| suivie, d'être obligée de répondre à l'homme qui me suivrait.~*~**~
308 TextUniq| entends. Quand je me suis bien reposée, quand j'ai dormi toute
309 TextUniq| versa dans une chope où restait de la bière, et vida la
310 TextUniq| animait quelquefois d'un reste de pensée. Une fille, certainement,
311 TextUniq| sont de mauvaise humeur, retirer son corset dans une chambre
312 | rien
313 TextUniq| les lassitudes saoules des rôdeuses nocturnes qui avaient fini
314 TextUniq| bière, ni l'absinthe, ni le rogomme ; il y a des moments où
315 TextUniq| grasse, dont les cheveux roux en touffes bouffaient hors
316 TextUniq| rentrent chez eux, être rudoyée de coups de coude quand
317 TextUniq| soirs, ivres, au coin des rues ; moi, je marche plus droit
318 TextUniq| tient ferme, la crotte du ruisseau. Enfin, peu à peu, je me
319 | sais
320 TextUniq| le sous-sol d'une de ces sales brasseries où la police
321 TextUniq| être mouillée par la pluie, salie par la boue, battue par
322 TextUniq| seule, assise au fond de la salle, une femme très grande,
323 TextUniq| me suivrait.~*~**~Dans un sanglot, ses grands yeux pleins
324 TextUniq| accoudaient les lassitudes saoules des rôdeuses nocturnes qui
325 TextUniq| écoeurés de notre curiosité satisfaite :~- Regarde, me dit mon
326 TextUniq| descendre dans la rue, je ne saurais peut-être pas à quoi passer
327 | savoir
328 TextUniq| force d'avaler tout ce qui sèche et brûle la gorge, j'espère
329 TextUniq| une colossale idole, elle semblait, cette créature, le type
330 TextUniq| au bas de son jupon, à la semelle de ses bottines ; mais,
331 TextUniq| que moi, d'avoir le coeur serré, affreusement, comme si
332 TextUniq| tout en parlant. Ça ne sert à rien. Je la reconnais
333 TextUniq| payer à boire. Elle se fit servir quatre verres de genièvre
334 | seul
335 TextUniq| compagnon.~Il me désignait, seule, assise au fond de la salle,
336 | seulement
337 TextUniq| la mère, et des petites soeurs, qui ne sont pas venues
338 TextUniq| la gorge tombant dans la soie lâche du corsage, elle avait
339 TextUniq| femmes qu'on ramasse tous les soirs, ivres, au coin des rues ;
340 TextUniq| marche plus droit quand je sors de chez le marchand de poivre ;
341 TextUniq| Texte~ ~C'était dans le sous-sol d'une de ces sales brasseries
342 TextUniq| choses qu'elle disait. Je me souviens de la maison du père et
343 TextUniq| vais avec la peur d'être suivie, d'être obligée de répondre
344 TextUniq| répondre à l'homme qui me suivrait.~*~**~Dans un sanglot, ses
345 TextUniq| Dans les commencements, surtout, c'était dur. Au moment
346 TextUniq| de vin sont fermés. A des tables de bois, sous la poussière
347 | tant
348 TextUniq| Texte~ ~C'était dans le sous-sol
349 TextUniq| tirer ; c'est un glu qui tient ferme, la crotte du ruisseau.
350 TextUniq| parle à quelqu'un en le tirant par le bras, - les mots
351 TextUniq| plus entendre, quand je tire le bras aux hommes de la
352 TextUniq| suis, plus moyen de s'en tirer ; c'est un glu qui tient
353 TextUniq| brasseries où la police tolère que l'on boive encore après
354 TextUniq| que vieille, et la gorge tombant dans la soie lâche du corsage,
355 TextUniq| quatre vents ? Quand on est tombée où je suis, plus moyen de
356 TextUniq| touffes bouffaient hors d'une toque à plume. Plus lasse que
357 TextUniq| dont les cheveux roux en touffes bouffaient hors d'une toque
358 TextUniq| râle rauque, gras, avec des traînements faubouriens, un geignement
359 TextUniq| vida la chope d'un seul trait. Puis elle se mit à chanter
360 TextUniq| peu si j'aurais trouvé du travail ailleurs que dans l'atelier
361 TextUniq| jusque-là, de l'alcool à trois sous le verre, c'est pour
362 TextUniq| on voyait de la crotte de trottoir au bas de son jupon, à la
363 TextUniq| demande un peu si j'aurais trouvé du travail ailleurs que
364 TextUniq| à la campagne. Elle me tue, cette voix-là ! je la reconnais,
365 TextUniq| larmes, la triste fille se tut. Autour de nous, on ne prenait
366 TextUniq| semblait, cette créature, le type exagéré, la personnification
367 | vais
368 TextUniq| par la boue, battue par le vent, bousculée par les hommes.
369 TextUniq| dans l'atelier des quatre vents ? Quand on est tombée où
370 TextUniq| soeurs, qui ne sont pas venues à Paris, elles, qui se sont
371 TextUniq| Elle se fit servir quatre verres de genièvre qu'elle versa
372 TextUniq| verres de genièvre qu'elle versa dans une chope où restait
373 | veux
374 TextUniq| restait de la bière, et vida la chope d'un seul trait.
375 TextUniq| ni toutes les nuits, la vie que je mène. Patauger dans
376 TextUniq| à plume. Plus lasse que vieille, et la gorge tombant dans
377 TextUniq| cafés et tous les débits de vin sont fermés. A des tables
378 TextUniq| aux hommes de la rue, la voie douce dont j'appelais maman
379 TextUniq| certainement, comme ses voisines ; on voyait de la crotte
380 TextUniq| campagne. Elle me tue, cette voix-là ! je la reconnais, elle
381 TextUniq| une autre raison. Si vous voulez la savoir, je veux bien
382 TextUniq| fenêtre. Mais quoi ? que voulez-vous ? il fallait manger, n'est-ce
383 TextUniq| comme ses voisines ; on voyait de la crotte de trottoir
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