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Armand Silvestre
La Plante enchantée

IntraText - Concordances

(Hapax Legomena)


1547-repon | repri-yeux

    Chapitre
1 I | se passa précisément en 1547, l’année où mourut le très 2 II | emportements de la jeunesse ! D’abord le baron, qui s’est beaucoup 3 I | convenir qu’elle trouvait absolument à son goût le comte Adalbert ; 4 I | damoiselle de Cantezac, il s’abstenait soigneusement de demander 5 III| de neige fleurie dans ses admirables robes de brocart et de velours 6 IV | IV~Or, il advint une chose tout à fait surprenante. 7 III| velours de grande dame, aux agapes des jours suivants ! Une 8 I | jeunesse, voire dans son âge mûr, - confisquer à son 9 | ai 10 I | dépouille au caveau de ses aïeux, attention pieuse de sa 11 I | cheveux noirs moirés comme des ailes de corneille, jusqu’à ses 12 IV | revivent dans un de nos plus aimables contemporains, aujourd’hui 13 IV | comme tous les religieux, aimait à composer des liqueurs, 14 I | et voilà comment, tout en aimant de son mieux la damoiselle 15 I | conserve pas, ayant fort aimé les dames et paraissant 16 I | rire.~N’était-elle donc pas aimée de quelque beau garçon de 17 II | prenait vis-à-vis d’elle des airs vainqueurs dont tout le 18 I | pour lui qui n’avait qu’une aisance modeste de gentilhomme, 19 IV | que son fils. Mais je dois ajouter que celui-ci recula devant 20 III| allez vous vêtir de vos ajustements les plus somptueux ; je 21 III| année ! Et vous, ma mie, allez vous vêtir de vos ajustements 22 | Allons 23 IV | Frère Angelo Mariani.~L’ambitieux Adalbert fut couvert d’honneurs, 24 I | ayant d’ailleurs quelque ambition, peut être amoureux. Car, 25 IV | hauts faits d’armes, en Amérique, de son glorieux Miguel.~- 26 III| Oui, madame, et douce amie ; mon vaillant ami, mon 27 | amour 28 II | vainqueurs dont tout le monde s’amusait énormément, en jetant sur 29 III| mon vaillant ami, mon ancien frère d’armes, bien qu’ayant 30 IV | appelait : le Révérend Frère Angelo Mariani.~L’ambitieux Adalbert 31 IV | après cette longue période d’années, aurait les yeux couleur 32 IV | par une courageuse lettre anonyme. Car elle rageait aussi, 33 I | Booz, préférant son veuvage anticipé à cet hyménée pour rire.~ 34 III| intérieurement aux mines apoplectiques du baron, rouge comme une 35 IV | sa mystérieuse recette, s’appelait : le Révérend Frère Angelo 36 III| des Engrumelles. Le baron appelait-il Bacchus au secours de Vénus ?~ 37 III| soleil leur museau noir et appétissant. On mangea trois jours durant, 38 IV | présents exotiques qu’il avait apportés et offerts à ses hôtes, 39 IV | qui en avait bien vite apprécié les merveilleux effets, 40 I | temps-là fussent bien moins âprement intéressés que nos odieux 41 I | cambrés où se lisait toute l’aristocratie de la race ; fort pieuse 42 IV | sa mort, par le premier arrière-petit neveu de celui, qui, comme 43 IV | baronne des Engrumelles, s’arrondit visiblement. Le baron, lui, 44 IV | changeaient complètement d’aspect. Izoline n’avait plus l’ 45 I | Grieux, n’ont pas le temps d’aspirer en même temps aux honneurs. 46 II | ne me proposez pas de l’assassiner, je suppose !~- Ta ! ta ! 47 | assez 48 IV | dix ans, pour le moins, en attendant mieux, il se mit à penser 49 III| courez comme une biche ; attendez un instant ! J’ai une nouvelle 50 II | que j’aime à un autre et attendre patiemment le trépas de 51 IV | royaume d’Espagne, où le fait attesté était garanti et par l’effet 52 IV | aimables contemporains, aujourd’hui détenteur de sa mystérieuse 53 II | vois donc pas ce que tu y auras perdu, et je vois à merveille 54 I | des jeunes filles manque d’autorité ; d’ailleurs elle était 55 II | qui s’est beaucoup fatigué autrefois, ne saurait vivre longtemps. 56 I | incapable de les aimer encore autrement qu’en madrigaux. Voyez-vous 57 I | A mon ami Mariani~Or, l’aventure se passa précisément en 58 IV | bonne, lui conseillait d’avertir le mari par une courageuse 59 III| Engrumelles. Le baron appelait-il Bacchus au secours de Vénus ?~C’ 60 IV | vert de mer et une belle barbe blanche.~Ce savant et fantaisiste 61 IV | de dame Izoline, devenue baronne des Engrumelles, s’arrondit 62 III| embrasser. Çà, qu’on massacre la basse-cour pour le bien recevoir, et 63 | beaucoup 64 I | et aurait peut-être, au besoin, donné sa vie pour elle ( 65 IV | plus en plus furieux.~- Pas bête, l’Espagnol ! avait pensé 66 III| eût été, en tout cas, une bêtise, car je ne connais pas de 67 III| celui-ci, vous courez comme une biche ; attendez un instant ! 68 III| était jolie dans son costume blanc de mariée, le premier jour ; 69 IV | de mer et une belle barbe blanche.~Ce savant et fantaisiste 70 III| avec le lait maternel, se blottit, ce jour-là, contre la muraille 71 III| pouvaient éclater à force de boire, et crever toutes les deux !~ 72 | bon 73 I | de lui sourire au nez.~Le bonhomme avait passé la soixante-dizaine 74 I | les offres de ce nouveau Booz, préférant son veuvage anticipé 75 II | mon fils ! Et sa vieille bourrique de tuteur dont je ferai 76 | bras 77 I | seigneurie voisine, et qui bravement s’était proposé pour cet 78 III| ses admirables robes de brocart et de velours de grande 79 III| trois jours durant, et on but autant de nuits au château 80 | ça 81 III| pour me venir embrasser. Çà, qu’on massacre la basse-cour 82 I | jusqu’à ses pieds petits et cambrés où se lisait toute l’aristocratie 83 IV | Adalbert. Est-ce que cette canaille d’Ibère… Et, comme il voyait 84 I | toute la vie – avec leurs caprices. Hé ! ce n’est pas un métier 85 III| Vénus ?~C’eût été, en tout cas, une bêtise, car je ne connais 86 IV | était faite au héros, sur la cassette de la Couronne, pour l’indemniser 87 I | temps-là, vivait, dans le castel seigneurial de Cantezac, 88 I | pieusement sa dépouille au caveau de ses aïeux, attention 89 | cela 90 III| recevoir, et qu’on monte, du cellier, mon Villaudric de la grande 91 | celui 92 III| Adalbert furieux. Mais enfin, celui-là a la cinquantaine et Izoline 93 III| Izoline m’aime, j’en suis certain maintenant. C’est toujours 94 I | héroïque d’amoureux sans merci. Certes, il trouvait Izoline merveilleusement 95 IV | involontaire.~Alors ils cessèrent de rire et ne comprirent 96 | ceux 97 I | volonté que celle de ne chagriner personne ; et tout le monde 98 IV | Engrumelles, que les choses y changeaient complètement d’aspect. Izoline 99 IV | délicieuses infusions ; enfin le chapelain du château des Engrumelles, 100 I | heures sous le bras ; car la chapelle du château était fermée – 101 I | même, pour l’éclat de ses charmes.~Jamais fille du pays du 102 I | monde se découvrait sur son chemin, le dimanche, quand elle 103 I | métier de paresseux, et on y chercherait inutilement des loisirs 104 II | tant elle est douce, la chère créature ! Allons ! puisque 105 IV | à coup. Il a payé assez chèrement sa gloire !~Et comme la 106 I | sa personne, depuis ses cheveux noirs moirés comme des ailes 107 III| Mais enfin, celui-là a la cinquantaine et Izoline m’aime, j’en 108 IV | lui donnait plus guère que cinquante-cinq ans, n’y fit seulement pas 109 III| plaisanteries paillardes qui circulaient autour des tables ne la 110 IV | trésors de la jeunesse, la Coca divine qui rallume, en nous, 111 IV | contentait de répéter, la colère au coeur : Perfide Izoline ! 112 IV | du héros, le baron avait commencé par en mâcher. Puis dame 113 IV | les choses y changeaient complètement d’aspect. Izoline n’avait 114 IV | merveilleux effets, lui en avait composé de délicieuses infusions ; 115 IV | les religieux, aimait à composer des liqueurs, en avait tiré 116 II | alors que dame Bertrande conçut un projet qui n’était vraiment 117 I | voire dans son âge mûr, - confisquer à son profit ce trésor de 118 III| cas, une bêtise, car je ne connais pas de plus grands ennemis. 119 III| l’intrépide Pizarre à la conquête des mondes nouveaux, et 120 IV | nous régénère. Suivant le conseil du héros, le baron avait 121 IV | Bertrande, toujours bonne, lui conseillait d’avertir le mari par une 122 I | avait mené une vie qui ne conserve pas, ayant fort aimé les 123 IV | servaient les Incas pour conserver le plus précieux des trésors 124 IV | effet duquel une pension considérable était faite au héros, sur 125 IV | seulement pas attention. Il leur conta, avec enthousiasme, les 126 IV | dernière infamie. Il se contentait de répéter, la colère au 127 III| doute son rêve ailleurs, il continua :~- Oui, madame, et douce 128 IV | du tout, et semblait, au contraire, presque délurée. Elle avait 129 | contre 130 I | Izoline ? Mon Dieu, je dois convenir qu’elle trouvait absolument 131 I | moirés comme des ailes de corneille, jusqu’à ses pieds petits 132 III| Izoline était jolie dans son costume blanc de mariée, le premier 133 IV | années, aurait les yeux couleur vert de mer et une belle 134 | coup 135 II | faire bonne figure à la cour, et d’y devenir peut-être 136 IV | avertir le mari par une courageuse lettre anonyme. Car elle 137 III| mie, disait celui-ci, vous courez comme une biche ; attendez 138 IV | héros, sur la cassette de la Couronne, pour l’indemniser de son 139 IV | L’ambitieux Adalbert fut couvert d’honneurs, mais regretta 140 II | elle est douce, la chère créature ! Allons ! puisque tu es 141 III| éclater à force de boire, et crever toutes les deux !~Et il 142 IV | malin de lui avoir fait croire ça, l’Ibère ! pensa Adalbert 143 IV | la mère et le fils, très curieux décidément de leur nature, 144 I | véracité d’une histoire dont la date est précisée aussi nettement.~ 145 III| après, Adalbert se rassura davantage encore, lui qui rôdait toujours 146 II | idée.~- Mais comment la décider à ce mariage ? demandait-il 147 I | personne ; et tout le monde se découvrait sur son chemin, le dimanche, 148 I | ayant rapporté, de notre défaite en Espagne, que l’honneur, 149 III| des jours suivants ! Une délicieuse mélancolie était en elle, 150 IV | lui en avait composé de délicieuses infusions ; enfin le chapelain 151 IV | semblait, au contraire, presque délurée. Elle avait la figure joyeuse 152 IV | décidément de leur nature, demandaient des explications, il ajouta 153 II | la décider à ce mariage ? demandait-il d’une voix honteuse.~- La 154 I | abstenait soigneusement de demander sa main.~Et Izoline ? Mon 155 I | eût pu faire les premières démarches pour se rapprocher de lui.~ 156 II | questions. Voyant son fils dépérir d’amour pour Izoline, elle 157 I | on ramena pieusement sa dépouille au caveau de ses aïeux, 158 IV | celui-ci recula devant cette dernière infamie. Il se contentait 159 I | avaient passé les ressources dernières de la maison.~Belle et pauvre, 160 III| en plus mélancolique et, derrière elle, le baron de plus en 161 IV | contemporains, aujourd’hui détenteur de sa mystérieuse recette, 162 | devant 163 II | figure à la cour, et d’y devenir peut-être un des familiers 164 IV | svelte de dame Izoline, devenue baronne des Engrumelles, 165 I | quoi occuper son temps ; se dévouer, souffrir, et être heureux 166 I | suffisante pour être jugé digne d’elle ? Mon Dieu, oui et 167 III| Holà, holà ! ma mie, disait celui-ci, vous courez comme 168 IV | il avait gardé le secret, disant qu’il voulait qu’il ne fût 169 | dit 170 IV | de la jeunesse, la Coca divine qui rallume, en nous, comme 171 IV | il voulait qu’il ne fût divulgué à l’humanité que trois siècles 172 | dix 173 | doit 174 IV | rajeuni encore, ce qui ne lui donnait plus guère que cinquante-cinq 175 I | aurait peut-être, au besoin, donné sa vie pour elle (le beau 176 | donner 177 IV | que don Miguel.~Ah ! ce double miracle était bien simple 178 | doute 179 I | François Ier. On ne peut douter de la véracité d’une histoire 180 III| un Français, parti il y a douze ans avec l’intrépide Pizarre 181 IV | était garanti et par l’effet duquel une pension considérable 182 III| appétissant. On mangea trois jours durant, et on but autant de nuits 183 I | dans le pays même, pour l’éclat de ses charmes.~Jamais fille 184 III| vieilles futailles pouvaient éclater à force de boire, et crever 185 IV | Miguel ! pauvre Miguel ! s’écria-t-il tout à coup. Il a payé assez 186 IV | attesté était garanti et par l’effet duquel une pension considérable 187 IV | apprécié les merveilleux effets, lui en avait composé de 188 | Eh 189 I | dame Bertrande, l’avait élevé dans ces idées et l’y entretenait 190 III| les Pyrénées pour me venir embrasser. Çà, qu’on massacre la basse-cour 191 II | que les voilà bien, les emportements de la jeunesse ! D’abord 192 I | de rayons, et c’était un enchantement que toute sa personne, depuis 193 III| connais pas de plus grands ennemis. Une chose que les vrais 194 II | tout le monde s’amusait énormément, en jetant sur la pauvrette 195 IV | attention. Il leur conta, avec enthousiasme, les hauts faits d’armes, 196 I | élevé dans ces idées et l’y entretenait encore. Il fallait donc 197 III| noces furent luxueuses à l’envi. Ce fut une Saint-Barthélemy 198 III| allait annoncer à sa jeune épouse.~- Ma mie, reprit le baron 199 II | alors et tu la pourrais épouser.~Adalbert eut, malgré lui, 200 I | en même temps qu’être son époux, jouir dans le monde de 201 | es 202 IV | plus furieux.~- Pas bête, l’Espagnol ! avait pensé en même temps 203 III| Etchegobar, un des rares Espagnols ayant le coeur d’un Français, 204 II | mère, à se faire, dans l’esprit, un tas de raisonnements 205 III| le baron de plus en plus essoufflé et la suivant à très grand’ 206 IV | Sapristi ! pensa Adalbert. Est-ce que cette canaille d’Ibère… 207 II | qui te tourmente si fort n’est-elle la veuve du baron des Engrumelles ! 208 I | cet hyménée pour rire.~N’était-elle donc pas aimée de quelque 209 II | Mais, ma mère, vous êtes sûre, au moins ?...~- Pas 210 | eu 211 | eut 212 II | Bertrande avait là vraiment une excellente idée.~- Mais comment la 213 IV | que, parmi les présents exotiques qu’il avait apportés et 214 IV | nature, demandaient des explications, il ajouta que les Incas, 215 III| décidément n’avait pas sucé l’extrême délicatesse avec le lait 216 II | raisonnable maintenant, j’en fais mon affaire !...~- Mais, 217 III| autour des tables ne la faisaient pas plus sourire le troisième 218 | faite 219 IV | enthousiasme, les hauts faits d’armes, en Amérique, de 220 I | y entretenait encore. Il fallait donc que le mariage fût, 221 II | devenir peut-être un des familiers du roi. Pourquoi ne serais-tu 222 IV | barbe blanche.~Ce savant et fantaisiste moine, dont les traits et 223 II | baron, qui s’est beaucoup fatigué autrefois, ne saurait vivre 224 | faut 225 I | était pas d’ailleurs la faute du vieux baron des Engrumelles, 226 III| fier de présenter ma jeune femme à mon vieil ami, et je veux 227 II | bourrique de tuteur dont je ferai ce que je voudrai, et à 228 I | chapelle du château était fermée – et le château, lui-même, 229 I | de Haultminage en était féru autant qu’homme, ayant d’ 230 IV | attention de son vieil ami les feuilles d’une plante merveilleuse 231 II | le coeur bien gros, était fiancée au noble baron Gaspard des 232 III| plus somptueux ; je suis fier de présenter ma jeune femme 233 I | d’ailleurs elle était fière, et ce n’est pas elle qui 234 I | que le jugement des jeunes filles manque d’autorité ; d’ailleurs 235 | fit 236 I | odieux contemporains, en la fleur virginale de sa vingtième 237 III| et comme vêtue de neige fleurie dans ses admirables robes 238 | fois 239 I | loisirs pour occuper des fonctions publiques.~Eh bien, non ! 240 IV | miracle était bien simple au fond. C’est que, parmi les présents 241 III| futailles pouvaient éclater à force de boire, et crever toutes 242 III| soufflant comme un soufflet de forge, dans quelques heures je 243 II | tu y gagneras : l’immense fortune du baron qui te permettra 244 III| Espagnols ayant le coeur d’un Français, parti il y a douze ans 245 I | mourut le très galant roi François Ier. On ne peut douter de 246 | furent 247 I | les hommes de ce temps-là fussent bien moins âprement intéressés 248 III| Ah ! si ces deux vieilles futailles pouvaient éclater à force 249 II | à merveille ce que tu y gagneras : l’immense fortune du baron 250 IV | le baron rayonnant aussi, gai comme un pinson, rajeuni 251 I | année où mourut le très galant roi François Ier. On ne 252 IV | où le fait attesté était garanti et par l’effet duquel une 253 I | pas aimée de quelque beau garçon de la contrée et de noblesse 254 I | Cantezac, en mon bon pays de Gascogne, où les nuits sont si belles, 255 II | était fiancée au noble baron Gaspard des Engrumelles, sexagénaire 256 I | allait à la messe des pauvres gens, son livre d’heures sous 257 I | Adalbert n’était pas de cette gent héroïque d’amoureux sans 258 I | qu’une aisance modeste de gentilhomme, une source d’influence 259 IV | payé assez chèrement sa gloire !~Et comme la mère et le 260 IV | armes, en Amérique, de son glorieux Miguel.~- Pauvre Miguel ! 261 IV | empêcher de prendre un air goguenard. Celui-ci, qui avait rajeuni 262 III| rouge comme une pivoine et gonflé comme un muid. Et le dimanche 263 III| pas le temps d’être, c’est gourmands.~Mais qu’Izoline était jolie 264 I | son profit ce trésor de grâces dont il ne saurait jamais 265 III| je ne connais pas de plus grands ennemis. Une chose que les 266 I | Pâris, les Roméos et les Des Grieux, n’ont pas le temps d’aspirer 267 | gros 268 IV | qui ne lui donnait plus guère que cinquante-cinq ans, 269 I | vieux baron des Engrumelles, habitant une seigneurie voisine, 270 I | non. Le comte Adalbert de Haultminage en était féru autant qu’ 271 III| amoureux dont je parlais plus haut n’ont surtout pas le temps 272 II | Adalbert eut, malgré lui, un haut-le-coeur.~- Y pensez-vous, ma mère ! 273 IV | avec enthousiasme, les hauts faits d’armes, en Amérique, 274 I | vie – avec leurs caprices.  ! ce n’est pas un métier 275 I | dévouer, souffrir, et être heureux tour à tour – ce qui est 276 I | douter de la véracité d’une histoire dont la date est précisée 277 I | très pauvre, bien que les hommes de ce temps-là fussent bien 278 II | demandait-il d’une voix honteuse.~- La belle affaire, mon 279 IV | apportés et offerts à ses hôtes, don Miguel avait signalé 280 IV | aimables contemporains, aujourd’hui détenteur de sa mystérieuse 281 IV | qu’il ne fût divulgué à l’humanité que trois siècles après 282 I | son veuvage anticipé à cet hyménée pour rire.~N’était-elle 283 | I 284 II | vraiment une excellente idée.~- Mais comment la décider 285 I | très galant roi François Ier. On ne peut douter de la 286 II | II~C’est alors que dame Bertrande 287 III| III~Les noces furent luxueuses 288 II | ce que tu y gagneras : l’immense fortune du baron qui te 289 II | délicatesse ; mais les mères sont impitoyables en ces questions. Voyant 290 I | dames et paraissant fort incapable de les aimer encore autrement 291 IV | cassette de la Couronne, pour l’indemniser de son sacrifice involontaire.~ 292 III| premier, ce qui parut un indice rassurant au comte Adalbert, 293 III| eu raison, et, avec une indiscrétion méchante, il se réjouissait 294 I | cet honneur. Mais, bien qu’indulgente à tout le monde, Izoline 295 IV | recula devant cette dernière infamie. Il se contentait de répéter, 296 I | gentilhomme, une source d’influence et de richesse ; et voilà 297 IV | avait composé de délicieuses infusions ; enfin le chapelain du 298 II | jetant sur la pauvrette innocente des regards de pitié.~ 299 III| une biche ; attendez un instant ! J’ai une nouvelle à vous 300 I | fussent bien moins âprement intéressés que nos odieux contemporains, 301 IV | en nous, comme un soleil intérieur dont le bienfaisant rayonnement 302 III| méchante, il se réjouissait intérieurement aux mines apoplectiques 303 III| il y a douze ans avec l’intrépide Pizarre à la conquête des 304 I | paresseux, et on y chercherait inutilement des loisirs pour occuper 305 III| Adalbert, qui avait été invité, avec toute la noblesse 306 IV | indemniser de son sacrifice involontaire.~Alors ils cessèrent de 307 IV | IV~Or, il advint une chose 308 II | s’amusait énormément, en jetant sur la pauvrette innocente 309 I | dire que le jugement des jeunes filles manque d’autorité ; 310 I | temps qu’être son époux, jouir dans le monde de quelque 311 III| maternel, se blottit, ce jour-là, contre la muraille pour 312 IV | délurée. Elle avait la figure joyeuse des dames à qui rien n’a 313 I | noblesse suffisante pour être jugé digne d’elle ? Mon Dieu, 314 I | permettra de dire que le jugement des jeunes filles manque 315 | jusqu 316 | 317 II | un tas de raisonnements lâches, à se dire qu’au fait, dame 318 III| extrême délicatesse avec le lait maternel, se blottit, ce 319 I | pieuse de sa fille, mais à laquelle avaient passé les ressources 320 I | autre chose. Il a d’ailleurs largement de quoi occuper son temps ; 321 II | dame Bertrande riait aux larmes des idées de mauvais goût 322 IV | mari par une courageuse lettre anonyme. Car elle rageait 323 | leurs 324 IV | religieux, aimait à composer des liqueurs, en avait tiré un vin particulièrement 325 I | petits et cambrés où se lisait toute l’aristocratie de 326 I | messe des pauvres gens, son livre d’heures sous le bras ; 327 I | chercherait inutilement des loisirs pour occuper des fonctions 328 | longtemps 329 IV | comme lui, après cette longue période d’années, aurait 330 III| III~Les noces furent luxueuses à l’envi. Ce fut une Saint-Barthélemy 331 | m 332 IV | baron avait commencé par en mâcher. Puis dame Izoline, qui 333 III| ailleurs, il continua :~- Oui, madame, et douce amie ; mon vaillant 334 I | aimer encore autrement qu’en madrigaux. Voyez-vous ce rocantin, 335 I | soigneusement de demander sa main.~Et Izoline ? Mon Dieu, 336 I | ressources dernières de la maison.~Belle et pauvre, très belle 337 II | pourrais épouser.~Adalbert eut, malgré lui, un haut-le-coeur.~- 338 IV | ton mystérieux.)~- Très malin de lui avoir fait croire 339 III| noir et appétissant. On mangea trois jours durant, et on 340 I | jugement des jeunes filles manque d’autorité ; d’ailleurs 341 IV | des dames à qui rien n’a manqué dans leur ménage.~- Sapristi ! 342 III| dans son costume blanc de mariée, le premier jour ; et comme 343 I | Adalbert ; mais, en fait de maris, on me permettra de dire 344 III| venir embrasser. Çà, qu’on massacre la basse-cour pour le bien 345 III| délicatesse avec le lait maternel, se blottit, ce jour-là, 346 II | aux larmes des idées de mauvais goût que la question suppliante 347 III| et, avec une indiscrétion méchante, il se réjouissait intérieurement 348 III| suivants ! Une délicieuse mélancolie était en elle, et les plaisanteries 349 III| Izoline de plus en plus mélancolique et, derrière elle, le baron 350 IV | rageait aussi, supposant les mêmes choses que son fils. Mais 351 IV | rien n’a manqué dans leur ménage.~- Sapristi ! pensa Adalbert. 352 I | soixante-dizaine et avait mené une vie qui ne conserve 353 | mer 354 | merci 355 II | sa délicatesse ; mais les mères sont impitoyables en ces 356 I | sa vie pour elle (le beau mérite quand on aime !), mais il 357 II | auras perdu, et je vois à merveille ce que tu y gagneras : l’ 358 IV | les feuilles d’une plante merveilleuse dont se servaient les Incas 359 I | Certes, il trouvait Izoline merveilleusement belle et aurait peut-être, 360 IV | avait bien vite apprécié les merveilleux effets, lui en avait composé 361 I | quand elle allait à la messe des pauvres gens, son livre 362 I | caprices. Hé ! ce n’est pas un métier de paresseux, et on y chercherait 363 I | Voyez-vous ce rocantin, de belle mine d’ailleurs encore, - car 364 III| réjouissait intérieurement aux mines apoplectiques du baron, 365 IV | don Miguel.~Ah ! ce double miracle était bien simple au fond. 366 IV | en attendant mieux, il se mit à penser encore :~- Oh ! 367 I | qui n’avait qu’une aisance modeste de gentilhomme, une source 368 IV | Ce savant et fantaisiste moine, dont les traits et le nom 369 I | depuis ses cheveux noirs moirés comme des ailes de corneille, 370 | mois 371 | moment 372 III| Pizarre à la conquête des mondes nouveaux, et qui à peine 373 III| bien recevoir, et qu’on monte, du cellier, mon Villaudric 374 II | à la broche, tu peux lui montrer toutes les poulettes que 375 III| jamais tant de truffes ne montrèrent au soleil leur museau noir 376 IV | que trois siècles après sa mort, par le premier arrière-petit 377 I | précisément en 1547, l’annéemourut le très galant roi François 378 III| son regard était plein de muets reproches. Ah ! si ces deux 379 III| pivoine et gonflé comme un muid. Et le dimanche qui vint 380 I | jeunesse, voire dans son âge mûr, - confisquer à son profit 381 III| blottit, ce jour-là, contre la muraille pour écouter ce que le baron 382 III| montrèrent au soleil leur museau noir et appétissant. On 383 IV | aujourd’hui détenteur de sa mystérieuse recette, s’appelait : le 384 IV | leur oreille sur un ton mystérieux.)~- Très malin de lui avoir 385 IV | curieux décidément de leur nature, demandaient des explications, 386 III| jour ; et comme vêtue de neige fleurie dans ses admirables 387 I | date est précisée aussi nettement.~Donc, en ce temps-là, vivait, 388 IV | le premier arrière-petit neveu de celui, qui, comme lui, 389 I | empêcher de lui sourire au nez.~Le bonhomme avait passé 390 I | dernier seigneur de ce nom, noblement trépassé à Pavie, orpheline 391 III| III~Les noces furent luxueuses à l’envi. 392 III| montrèrent au soleil leur museau noir et appétissant. On mangea 393 I | personne, depuis ses cheveux noirs moirés comme des ailes de 394 | notre 395 | nouveau 396 III| à la conquête des mondes nouveaux, et qui à peine de retour, 397 I | âprement intéressés que nos odieux contemporains, en la fleur 398 IV | qu’il avait apportés et offerts à ses hôtes, don Miguel 399 I | nouvelle Ruth refusa donc les offres de ce nouveau Booz, préférant 400 | Oh 401 I | pour tuteur qu’un vieil oncle imbécile, et renommée, dans 402 IV | il ajouta le reste à leur oreille sur un ton mystérieux.)~- 403 I | noblement trépassé à Pavie, orpheline et n’ayant pour tuteur qu’ 404 III| elle, et les plaisanteries paillardes qui circulaient autour des 405 I | ayant fort aimé les dames et paraissant fort incapable de les aimer 406 I | ce n’est pas un métier de paresseux, et on y chercherait inutilement 407 III| passer, sous les tilleuls parfumés, Izoline de plus en plus 408 I | race, ceux d’où sortent les Pâris, les Roméos et les Des Grieux, 409 III| les vrais amoureux dont je parlais plus haut n’ont surtout 410 IV | simple au fond. C’est que, parmi les présents exotiques qu’ 411 III| Et il rentra pour faire part à sa mère ce pieux souhait.~ 412 III| le coeur d’un Français, parti il y a douze ans avec l’ 413 IV | liqueurs, en avait tiré un vin particulièrement bienfaisant, mais dont il 414 III| jour que le premier, ce qui parut un indice rassurant au comte 415 I | Mariani~Or, l’aventure se passa précisément en 1547, l’année 416 III| autour du château, en voyant passer, sous les tilleuls parfumés, 417 II | aime à un autre et attendre patiemment le trépas de celui-ci ! 418 II | énormément, en jetant sur la pauvrette innocente des regards de 419 I | nom, noblement trépassé à Pavie, orpheline et n’ayant pour 420 IV | écria-t-il tout à coup. Il a payé assez chèrement sa gloire !~ 421 IV | bête, l’Espagnol ! avait pensé en même temps dame Bertrande.~ 422 II | lui, un haut-le-coeur.~- Y pensez-vous, ma mère ! donner celle 423 IV | et par l’effet duquel une pension considérable était faite 424 II | donc pas ce que tu y auras perdu, et je vois à merveille 425 IV | lui, après cette longue période d’années, aurait les yeux 426 I | corneille, jusqu’à ses pieds petits et cambrés où se lisait 427 | peux 428 I | de corneille, jusqu’à ses pieds petits et cambrés où se 429 I | honneur, quand on ramena pieusement sa dépouille au caveau de 430 III| faire part à sa mère ce pieux souhait.~ 431 IV | rayonnant aussi, gai comme un pinson, rajeuni de dix ans, pour 432 II | innocente des regards de pitié.~ 433 III| du baron, rouge comme une pivoine et gonflé comme un muid. 434 III| douze ans avec l’intrépide Pizarre à la conquête des mondes 435 I | et occuper quelque belle place. Sa mère, dame Bertrande, 436 III| mélancolie était en elle, et les plaisanteries paillardes qui circulaient 437 IV | vieil ami les feuilles d’une plante merveilleuse dont se servaient 438 III| tristesse, et son regard était plein de muets reproches. Ah ! 439 IV | tira un parchemin de sa poche, un parchemin au sceau du 440 I | damoiselle Izoline n’avait point encore trouvé de mari. Ce 441 II | peux lui montrer toutes les poulettes que tu voudras.~Et dame 442 | Pourquoi 443 II | serait riche alors et tu la pourrais épouser.~Adalbert eut, malgré 444 III| deux vieilles futailles pouvaient éclater à force de boire, 445 IV | Incas pour conserver le plus précieux des trésors de la jeunesse, 446 I | histoire dont la date est précisée aussi nettement.~Donc, en 447 I | Or, l’aventure se passa précisément en 1547, l’année où mourut 448 I | offres de ce nouveau Booz, préférant son veuvage anticipé à cet 449 I | elle qui eût pu faire les premières démarches pour se rapprocher 450 II | sexagénaire et ventripotent, qui prenait vis-à-vis d’elle des airs 451 IV | ne purent s’empêcher de prendre un air goguenard. Celui-ci, 452 III| somptueux ; je suis fier de présenter ma jeune femme à mon vieil 453 IV | fond. C’est que, parmi les présents exotiques qu’il avait apportés 454 | presque 455 I | aux honneurs. Un homme qui prétend aimer les femmes ne doit 456 II | dans l’était où il l’a prise. Je ne vois donc pas ce 457 IV | que les Incas, ayant fait prisonnier Miguel, lui avaient fait 458 I | mûr, - confisquer à son profit ce trésor de grâces dont 459 II | dame Bertrande conçut un projet qui n’était vraiment pas 460 I | et qui bravement s’était proposé pour cet honneur. Mais, 461 II | celui-ci ! car vous ne me proposez pas de l’assassiner, je 462 II | un jour, sénéchal de la province ?~Et Adalbert commençait 463 I | pour occuper des fonctions publiques.~Eh bien, non ! cet Adalbert 464 II | chère créature ! Allons ! puisque tu es raisonnable maintenant, 465 IV | rencontrèrent le baron et ne purent s’empêcher de prendre un 466 III| de retour, traverse les Pyrénées pour me venir embrasser. 467 | quelques 468 II | idées de mauvais goût que la question suppliante de son fils avait 469 II | sont impitoyables en ces questions. Voyant son fils dépérir 470 | quoi 471 IV | lettre anonyme. Car elle rageait aussi, supposant les mêmes 472 II | Allons ! puisque tu es raisonnable maintenant, j’en fais mon 473 II | dans l’esprit, un tas de raisonnements lâches, à se dire qu’au 474 IV | jeunesse, la Coca divine qui rallume, en nous, comme un soleil 475 I | que l’honneur, quand on ramena pieusement sa dépouille 476 I | seigneur de Cantezac n’ayant rapporté, de notre défaite en Espagne, 477 I | premières démarches pour se rapprocher de lui.~ 478 III| Antonio Etchegobar, un des rares Espagnols ayant le coeur 479 III| vint après, Adalbert se rassura davantage encore, lui qui 480 III| ce qui parut un indice rassurant au comte Adalbert, qui avait 481 IV | comme il voyait le baron rayonnant aussi, gai comme un pinson, 482 IV | intérieur dont le bienfaisant rayonnement nous régénère. Suivant le 483 I | avait gardé, en soi, plus de rayons, et c’était un enchantement 484 IV | détenteur de sa mystérieuse recette, s’appelait : le Révérend 485 III| basse-cour pour le bien recevoir, et qu’on monte, du cellier, 486 IV | dois ajouter que celui-ci recula devant cette dernière infamie. 487 I | faire ! La nouvelle Ruth refusa donc les offres de ce nouveau 488 III| grande tristesse, et son regard était plein de muets reproches. 489 III| est toujours moi qu’elle regardait, à table, au moment de sa 490 II | pauvrette innocente des regards de pitié.~ 491 IV | bienfaisant rayonnement nous régénère. Suivant le conseil du héros, 492 III| volailles dans toute la région, et jamais tant de truffes 493 IV | couvert d’honneurs, mais regretta toujours Izoline. Il avait 494 III| indiscrétion méchante, il se réjouissait intérieurement aux mines 495 IV | Engrumelles, qui, comme tous les religieux, aimait à composer des liqueurs, 496 IV | d’ailleurs.~Un jour ils rencontrèrent le baron et ne purent s’ 497 II | sais fort bien qu’il te rendra sa veuve, en même temps 498 III| toutes les deux !~Et il rentra pour faire part à sa mère 499 IV | infamie. Il se contentait de répéter, la colère au coeur : Perfide 500 III| héros.~Et comme elle ne répondait pas, ayant sans doute son


1547-repon | repri-yeux

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