aband-fetes | fidel-revei | reven-zele
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501 TextUniq | nègres qui leur restoient fidèles, & que ces forces ne tarderoient
502 TextUniq | les Seigneurs des grands fiefs de Guinée ne peuvent vous
503 TextUniq | nos pieds, & sembloient fiers de nous baiser les pieds
504 TextUniq | ZIMÉO PAR GEORGE FILMER, né primitif.~LES affaires
505 TextUniq | laboureurs d'Onébo qui devoient finir mon éducation ; elle fut
506 TextUniq | commencent par être injustes, & finissent par calomnier les victimes
507 TextUniq | enfant de quelques jours. Je fis porter le nègre sur mon
508 TextUniq | des fruits, dont la saveur flattoit notre goût ; ils recherchoient
509 TextUniq | vous en exceptez Venise & Florence, ne valoit peut-être pas
510 TextUniq | vagues, sans ondes, sans flots, présentoient une surface
511 TextUniq | aura-t-il jamais de prince qui fonde des colonies avec des vues
512 TextUniq | ordre. Ellaroé & Matomba fondoient en larmes en nous quittant ;
513 TextUniq | forces ne tarderoient pas à fondre sur John. Nous vîmes ces
514 TextUniq | pour aimer, quand il est forcé de haïr devient un tigre,
515 TextUniq | mais on ne pouvoit me forcer à prendre de la nourriture.
516 TextUniq | république qu'ils avoient formée au centre de l'isle ; il
517 TextUniq | brume légère qui devoit former des nuages & nous donner
518 TextUniq | ombre des mangliers, qui formoient un cabinet de verdure auprès
519 TextUniq | doigts & serrant ses mains, formoit une chaîne autour de l'autre ;
520 TextUniq | O mon ami, appuyons-nous fortement l'un à l'autre, & nous résisterons
521 TextUniq | Républicains qui ont la franchise, le courage, l'esprit de
522 TextUniq | belles proportions. Je fus frappé sur-tout de son air de grandeur.
523 TextUniq | soif de sang qui me fait frémir moi-même, lorsque je reviens
524 TextUniq | leur étoit imposé, & je frémissois des excès de cruauté que
525 TextUniq | adorateurs d'Orissa, un de nos frères du Benin ; Wilmouth, qu'
526 TextUniq | général soient paresseux, frippons, menteurs, dissimulés ;
527 TextUniq | garantir des inconvénients du froid. Par conséquent, on exerce
528 TextUniq | vins, des liqueurs, des fruits, dont la saveur flattoit
529 TextUniq | vapeurs du matin & de la fumée des maisons incendiées.
530 TextUniq | le concert cessa ; nous fûmes chargés de fers & les vaisseaux
531 TextUniq | cris du désespoir ou de la fureur, me jettèrent dans des pensées
532 TextUniq | enlevèrent mon épouse à mes mains furieuses ; elle jetta un cri de douleur
533 TextUniq | Onébo, qu'il falloit qu'ils fussent justes les uns envers les
534 TextUniq | d'être unis quelle que fût notre destinée, & nous nous
535 TextUniq | les hommes & les animaux fuyoient à travers la campagne ;
536 TextUniq | le genre humain y aura gagné. N'y aura-t-il jamais de
537 TextUniq | le même moment triste & gai, furieux & tendre. J'ai
538 TextUniq | régnoient la concorde & la gaieté ; ces familles étoient unies
539 TextUniq | peuples sçavants, prenez-y garde, vous n'aurez une morale,
540 TextUniq | de votre nation ; j'y fus garotté & placé de manière que je
541 TextUniq | que nous n'étions point gênés par la présence de nos bourreaux,
542 TextUniq | observoient moins, ils nous gênoient peu, & le soir, au moment
543 TextUniq | ZIMÉO PAR GEORGE FILMER, né primitif.~LES
544 TextUniq | Raphaëls, leurs Orfévres des Germains.~Mais songez-vous que ces
545 TextUniq | précipitation ; Ziméo fit un geste pour l'arrêter, & se pancha
546 TextUniq | nègres armés ; ses cris, ses gestes, ses sauts nous annoncèrent
547 TextUniq | la saveur flattoit notre goût ; ils recherchoient notre
548 TextUniq | apprîmes en même-temps que le Gouverneur se disposoit à faire sortir
549 TextUniq | l'un & l'autre, la plus grande innocence ; mais je ne voyois
550 TextUniq | colonies avec des vues aussi grandes ? N'enverrons-nous jamais
551 TextUniq | frappé sur-tout de son air de grandeur. Je n'ai jamais vu d'homme
552 TextUniq | terrain qu'il cultivoit à son gré, & dont il pouvoit vendre
553 TextUniq | Les nez écrasés même & les grosses lèvres, ne sont pas plus
554 TextUniq | des loix atroces, des arts grossiers étoient alors chez nos ancêtres, &
555 TextUniq | Seigneurs des grands fiefs de Guinée ne peuvent vous vendre leurs
556 TextUniq | imparfait sans doute : leurs Guiriots ne valent pas Horace ou
557 TextUniq | père furent vendus à un habitant de Porto-Bello, & je le
558 TextUniq | les disgraces ; mais la haine y devient de la rage. Le
559 TextUniq | globe ; & nous les devons au hasard. La boussole, en facilitant
560 TextUniq | flamme étoit arrêtée à cette hauteur par un nuage long & noir,
561 TextUniq | grand Damel, dont je suis l'héritier, m'avoit envoyé, selon l'
562 TextUniq | élèvent depuis des siècles les héritiers de l'Empire. Là, Matomba
563 TextUniq | étions sur le rivage une heure après le lever du soleil ;
564 TextUniq | esclavage : Ellaroé étoit heureuse & son père sembloit se consoler.
565 TextUniq | J'ai voyagé & je sçais l'histoire. Oui, les grands peuples
566 TextUniq | à tous les hommes ? Les Hobbes, les Machiavels & autres,
567 TextUniq | leurs Guiriots ne valent pas Horace ou Rousseau ; leurs Musiciens
568 TextUniq | une partie de ces scènes d'horreurs.~Nous revîmes bientôt le
569 TextUniq | comment laisser dans cet horrible monde, ma chère Ellaroé ?
570 TextUniq | en apperçût, les portions horribles qu'on nous présentoit.~Le
571 TextUniq | Ziméo étoit attendri, agité, hors de lui-même, ses yeux étoient
572 TextUniq | charmé de leur opulence ; les hôtes m'en faisoient les honneurs
573 TextUniq | ancêtres, & sont aujourd'hui chez les Africains.~Portons
574 TextUniq | ajouteront peut-être, & le genre humain y aura gagné. N'y aura-t-il
575 TextUniq | vous trouverez des nègres humains, des nègres barbares ; des
576 TextUniq | température de ce climat brûlant & humide avoit altéré ma santé, &
577 TextUniq | lui-même, ses yeux étoient humides ; il respiroit avec peine ;
578 TextUniq | sortoit de ma bouche que des hurlements sourds, semblables au rugissement
579 TextUniq | reveilla dans mon coeur les idées de vengeance, & les espérances
580 TextUniq | nouvelle & des beautés qu'on ignore en Angleterre & en Pensilvanie ;
581 TextUniq | Esprit des Loix, vous les ignoriez encore ; que dis-je, dans
582 TextUniq | nous nous retrouvâmes sans illusions sur notre état ; nous revîmes
583 TextUniq | long-tems un de nos plus illustres Kabashirs2 ; dans le conseil
584 TextUniq | d'Ellaroé dont la seule image adoucit encore mes pensées.~
585 TextUniq | Nous traitons les nègres d'imbécilles ; il y en a de tels & ce
586 TextUniq | exhortois Ellaroé à les imiter ; mais le plaisir d'aimer &
587 TextUniq | présentoient une surface immense & immobile où notre vaisseau sembloit
588 TextUniq | point choisis pour être immolés ; j'avois encore des dattes, &
589 TextUniq | arts.~Tout cela est fort imparfait sans doute : leurs Guiriots
590 TextUniq | du travail qui leur étoit imposé, & je frémissois des excès
591 TextUniq | nécessité d'être juste, imposée à tous les hommes, pour
592 TextUniq | maître de la plaine, il étoit impossible de se retirer à la ville,
593 TextUniq | vent l'agitation que nous imprimions à l'air ; mais à peine avions-nous
594 TextUniq | isle, qu'elle est presque inaccessible, & qu'elle environne des
595 TextUniq | son attitude, les sons inarticulés qui sortoient de sa bouche,
596 TextUniq | faîte des maisons que l'incendie avoit épargnées. Je voyois
597 TextUniq | de la fumée des maisons incendiées. Mes regards en passant
598 TextUniq | instruments qui nous étoient inconnus, & tous les soirs ils nous
599 TextUniq | vous verrez des nègres indépendants, qui vivent sans chefs &
600 TextUniq | sentiments d'orgueil & d'indolence que m 'avoient inspirés
601 TextUniq | qu'il leur faut peu d'industrie pour satisfaire à leurs
602 TextUniq | traitoient avec barbarie. Je m'informois de la manière dont ces esclaves
603 TextUniq | entends encore les cris de ces infortunées ; je vois encore les larmes
604 TextUniq | pousuivoient le sabre à la main mes infortunés concitoïens ; on les massacroit
605 TextUniq | ciel, dit-il, punit l'homme injuste, & voici peut-être le jour
606 TextUniq | qui commencent par être injustes, & finissent par calomnier
607 TextUniq | calomnier les victimes de leur injustice. Les négociants qui font
608 TextUniq | vrai.~La première de nos injustices est de donner aux Africains
609 TextUniq | l'autre, la plus grande innocence ; mais je ne voyois qu'elle
610 TextUniq | voici peut-être le jour où l'innocent sera vengé ; les nègres-marons
611 TextUniq | étoient barbares : les larmes inondoient mon visage ; il ne sortoit
612 TextUniq | barbare, par une avarice insensée qui désole les deux tiers
613 TextUniq | cruauté que l'avarice peut inspirer aux hommes.~Je revenois
614 TextUniq | indolence que m 'avoient inspirés mes nourrices & la cour ;
615 TextUniq | espérance aux autres & leur inspiroit des moeurs.~Je voyois les
616 TextUniq | le canton d'Onébo. Je m'instruisois avec eux des arts & des
617 TextUniq | comme lui-même. On m'instruisoit des détails de l'Agriculture,
618 TextUniq | cachois avec soin dans l'intention de les employer à conserver
619 TextUniq | marche paisible & rapide, n'interrompoient pas ce profond repos qui
620 TextUniq | un vaisseau....~Ziméo fut interrompu par l'arrivée de Francisque,
621 TextUniq | précipitai moi-même ; honte inutile ! on ne daigna pas nous
622 TextUniq | ne seroient pas long-tems inutiles : j'étois déterminé à m'
623 TextUniq | son sang & pleuroit de l'inutilité de ses soins. Elle avoit
624 TextUniq | des blancs seuls peuvent inventer ; je résistois à tout.~Un
625 TextUniq | il ne faut ni esprit, ni invention pour se garantir des inconvénients
626 TextUniq | dépendroient de nous. Nous l'invitâmes à se reposer : nous lui
627 TextUniq | aussi sauvages que les Iroquois. Entrez dans l'intérieur
628 TextUniq | faire des courses dans les isles Espagnoles ; il me fit entendre
629 TextUniq | tels & ce sont des peuples isolés, que leur situation ou leur
630 TextUniq | donnions en échange de l'ivoire & de la poudre d'or ; ils
631 TextUniq | venoit de lui couper la jambe, une jeune négresse étanchoit
632 TextUniq | mes mains furieuses ; elle jetta un cri de douleur au moment
633 TextUniq | égarés, les bras étendus & jettant des crix affreux, je les
634 TextUniq | mer qui ne change plus ; jette les yeux sur les voiles
635 TextUniq | leurs fusils à la terre & jetter leurs zagaies à tes pieds.~
636 TextUniq | encore des dattes, & nous jettions à la mer sans qu'on s'en
637 TextUniq | multitude d'habitations.~La jolie maison que j'occupois appartenoit
638 TextUniq | de ruisseaux, couverte de jolies maisons & de toutes les
639 TextUniq | que celui dont nous avions jouï. Elle espéra du moins que
640 TextUniq | parole, je me propose d'aller jouir encore des vertus, du grand
641 TextUniq | de l'Empire. Là, Matomba jouïssoit de la terre, du ciel & de
642 TextUniq | dépens de celui dont nous jouissons ? Ces paroles me rendoient
643 TextUniq | tous les soirs ils nous jouoient des airs que nous trouvions
644 TextUniq | redoubla ses baisers. Nous jurâmes, en présence du grand Orissa,
645 TextUniq | jettèrent de grands cris ; ils jurèrent, en montrant le ciel & mettant
646 TextUniq | de Ziméo. Tous ces nègres juroient qu'ils perdroient la vie
647 TextUniq | il falloit qu'ils fussent justes les uns envers les autres,
648 TextUniq | un de nos plus illustres Kabashirs2 ; dans le conseil de mon
649 TextUniq | vendoient des instruments de labourage, des ustensiles domestiques, &
650 TextUniq | moment de la retraite, on me laissa sur le tillac avec Ellaroé.
651 TextUniq | ôter la vie, mais comment laisser dans cet horrible monde,
652 TextUniq | Il y a chez ceux-ci des Lapons, des Tartares, des Esquimaus,
653 TextUniq | espérance ; il s'éleva une brume légère qui devoit former des nuages &
654 TextUniq | hommes ; & que vous & vos législateurs, vous en ferez une application
655 TextUniq | foibles & notre course étoit lente ; enfin, les vents nous
656 TextUniq | haïr devient un tigre, un léopard, & je le suis devenu. Je
657 TextUniq | de l'autre, le calme dans lequel nous étions tombés étoit
658 TextUniq | écrasés même & les grosses lèvres, ne sont pas plus les attributs
659 TextUniq | les lumières de tous les lieux : & l'imprimerie nous a
660 TextUniq | semblables au rugissement d'un lion fatigué du combat ; mes
661 TextUniq | vaisseaux des vins, des liqueurs, des fruits, dont la saveur
662 TextUniq | dont elle fut reçue. Je lisois sur tous les visages une
663 TextUniq | Gouvernement civil de Locke, le livre de Burlamaqui & l'Esprit
664 TextUniq | encore ; que dis-je, dans ces livres mêmes sont-ils assez nettement
665 TextUniq | le Gouvernement civil de Locke, le livre de Burlamaqui &
666 TextUniq | puis vous dire si cette loi si digne des hommes de votre
667 | long
668 TextUniq | prenions les ondulations de la lumière pour un mouvement des eaux ;
669 TextUniq | vois à la clarté de la lune cette mer qui ne change
670 TextUniq | hommes ? Les Hobbes, les Machiavels & autres, n'ont-ils pas
671 TextUniq | raisonner, par un mouvement machinal, chacun de nous entrelaçant
672 TextUniq | quelques vieillards, chargés de maintenir la décence.~Onébo n'est
673 TextUniq | il y avoit rarement des maladies parmi ces esclaves, peu
674 TextUniq | chez les peuples du nord.~Malgré les avantages des circonstances,
675 TextUniq | Je sentis à la fois le malheur d'Ellaroé, celui de Matomba &
676 TextUniq | amis, les outrages & les malheurs ne m'ont point abattu, j'
677 TextUniq | une natte à l'ombre des mangliers, qui formoient un cabinet
678 TextUniq | enfin, les vents nous manquèrent absolument. Depuis quelques
679 TextUniq | arriver dans Onébo deux marchands Portugais ; ils nous vendoient
680 TextUniq | fille, il approuva notre mariage ; le croirez-vous, mes amis ?
681 TextUniq | choisi pour chef des nègres marons, & qu'il étoit sorti des
682 TextUniq | deux riches habitations, en massacra les maîtres & se retira
683 TextUniq | femmes & de leurs enfants massacrés : hommes de paix, n'éloignez
684 TextUniq | infortunés concitoïens ; on les massacroit aux pieds des orangers,
685 TextUniq | formé des douces vapeurs du matin & de la fumée des maisons
686 TextUniq | le sentiment de tous les maux ; j'étois prêt à aimer mon
687 TextUniq | est alors que vous serez meilleurs, plus puissants, plus tranquilles :
688 TextUniq | jettèrent dans des pensées mélancoliques & profondes ; un sentiment
689 TextUniq | profondes ; un sentiment mêlé de reconnaissance pour le
690 TextUniq | éloignés.~Nous apprîmes en même-temps que le Gouverneur se disposoit
691 TextUniq | querelles, la paresse, le mensonge, les devins, les prêtres,
692 TextUniq | soient paresseux, frippons, menteurs, dissimulés ; ces qualités
693 TextUniq | punis les barbares qui nous méprisent & qui nous traitent comme
694 TextUniq | toujours conduits par un esprit mercantile & barbare, par une avarice
695 TextUniq | espère qu'en vous, & il mérite votre pitié ; écoutez ses
696 TextUniq | agriculture & ses moeurs, avoit mérité la confiance de Wilmouth &
697 TextUniq | donnez moi la mort, je l'ai méritée ; si je n'ai été pour vous
698 TextUniq | nous revîmes la vérité, à mesure que nos sens redevenoient
699 TextUniq | jurèrent, en montrant le ciel & mettant ensuite la main sur la terre,
700 TextUniq | aux esclaves ; mais qu'il mettoit le feu à toutes les maisons
701 TextUniq | rapides chez les peuples du midi, qu'elle n'en fait chez
702 TextUniq | Ellaroé, celui de Matomba & le mien : j'accablai les Portugais
703 TextUniq | les forces d'Ellaroé & les miennes, nous étions sûrs de n'être
704 | mieux
705 TextUniq | nous nous abandonnâmes à mille plaisirs, dont nous n'avions
706 TextUniq | décence.~Onébo n'est qu'à cinq milles de la mer ; nous étions
707 TextUniq | de fers & les vaisseaux mirent à la voile.~Ziméo s'arrêta
708 TextUniq | avez consolés dans leur misère, il sçaura vous respecter ;
709 TextUniq | songez-vous qu'ils n'ont pas les modèles des anciens ? Ils sont moins
710 TextUniq | ses esclaves qu'un travail modéré ; ils travailloient pour
711 TextUniq | Tartares, des Esquimaus, des Mogols, des Chinois, qui ont ces
712 TextUniq | du soleil étoit encore à moitié dans le ciel & dans la mer,
713 TextUniq | désespoir.~Dans le peu de moments que nous n'étions point
714 TextUniq | gouvernement féodal, des monarchies réglées, &c. Vous verrez
715 TextUniq | peuples du Benin, de Congo, du Monomotapa, &c. ont de l'esprit, de
716 TextUniq | partagèrent notre troupe & nous montâmes à nombre égal sur les deux
717 TextUniq | il me dit que ces nègres montoient quelquefois des vaisseaux
718 TextUniq | étinceloient de joie ; elle me montra les voiles & les cordages
719 TextUniq | pourvues de commodités, ils lui montroient l'argent qu'ils avoient
720 TextUniq | garde, vous n'aurez une morale, de bons gouvernements &
721 TextUniq | reproches & de menaces ; je mordois ma chaîne ; je voulois mourir,
722 TextUniq | il régna parmi nous un morne désespoir ; le découragement
723 TextUniq | habitation les ruisseaux murmurer & les oiseaux chanter ;
724 TextUniq | Horace ou Rousseau ; leurs Musiciens ne sont pas des Pergolèze,
725 TextUniq | passion les noirs ont pour la musique & la danse. Les Portugais
726 TextUniq | il le fit cruellement mutiler, & se vanta de lui avoir
727 TextUniq | maison ; il s'étendit sur une natte à l'ombre des mangliers,
728 TextUniq | ces contrées immenses, ont nécessairement varié les caractères. Ici
729 TextUniq | cette isle ceux qui sont nécessaires à mon coeur.~Dans ce moment
730 TextUniq | richesses. On me montroit la nécessité d'être juste, imposée à
731 TextUniq | victimes de leur injustice. Les négociants qui font la traite des nègres,
732 TextUniq | établis ; on les appelle negres-marons : depuis long-tems ils ne
733 TextUniq | deux esclaves, nous sommes nés les sujets du puissant Damel1
734 TextUniq | livres mêmes sont-ils assez nettement posés sur la baze de l'intérêt,
735 TextUniq | nous avons été depuis le neuvième jusqu'au quatorzième siècle.
736 TextUniq | qu'ils ont de commun. Les nez écrasés même & les grosses
737 TextUniq(2)| Espèces de Nobles.
738 TextUniq | hauteur par un nuage long & noir, formé des douces vapeurs
739 TextUniq | Wilmouth, il y avoit un nègre nommé Francisque ; je l'avois
740 TextUniq | fait chez les peuples du nord.~Malgré les avantages des
741 TextUniq | Des ames de la nature des nôtres, ne peuvent s'éteindre dans
742 TextUniq | m 'avoient inspirés mes nourrices & la cour ; je travaillois
743 | nouveau
744 TextUniq | nous apportoit de bonnes nouvelles. O mon maître, dit-il à
745 TextUniq | légère qui devoit former des nuages & nous donner du vent, mais
746 TextUniq | trouver à l'entrée de la nuit. Le chef des noirs, nous
747 TextUniq | nature, l'homme perverti, & nulle part l'homme perfectionné.~
748 TextUniq | notre patrie, nous ne devons obéir qu'à nos coeurs. O Ziméo,
749 TextUniq | que ses domestiques & les objets de notre amusement : j'aimois
750 TextUniq | annoncèrent un jour qu'ils étoient obligés de retourner bientôt dans
751 TextUniq | compagnons d'un même esclavage, s'observer avec une attention vorace &
752 TextUniq | éclairé le reste de l'Europe.~Observez encore que les nègres habitent
753 TextUniq | avoir des soins, ils nous observoient moins, ils nous gênoient
754 TextUniq | ces délices, & j'espérois obtenir de mon père la permission
755 TextUniq | lorsque je reviens à m'occuper d'Ellaroé dont la seule
756 TextUniq | Bientôt ils ne furent plus occupés que de nous & de leur reconnaissance.
757 TextUniq | habitations.~La jolie maison que j'occupois appartenoit à mon ami Paul
758 TextUniq | Ziméo. Ce chef accepta nos offres de fort bonne grace ; seulement
759 TextUniq | à se reposer : nous lui offrîmes des rafraîchissements. J'
760 TextUniq | mais la somme que je lui offrois le rendit bientôt facile.
761 | Oh
762 TextUniq | ruisseaux murmurer & les oiseaux chanter ; le bruit de la
763 TextUniq | étendit sur une natte à l'ombre des mangliers, qui formoient
764 TextUniq | les mers sans vagues, sans ondes, sans flots, présentoient
765 TextUniq | Quelquefois nous prenions les ondulations de la lumière pour un mouvement
766 TextUniq | les Machiavels & autres, n'ont-ils pas encore des partisans ?
767 TextUniq | m'ont confirmé dans une opinion que j'avois depuis long-tems.
768 TextUniq | la bonté, des sentiments opposés se peignaient tour à tour
769 TextUniq | j'étois charmé de leur opulence ; les hôtes m'en faisoient
770 TextUniq | jusqu'à moi ; cette campagne opulente & désolée ; ces riches présents
771 TextUniq | qui restoit de vivres, & ordonnèrent qu'une partie des noirs
772 TextUniq | il fit sa retraite en bon ordre. Ellaroé & Matomba fondoient
773 TextUniq | Damel & attendrons-nous ses ordres que nous ne pouvons recevoir ?
774 TextUniq | Peintres des Raphaëls, leurs Orfévres des Germains.~Mais songez-vous
775 TextUniq | perdre les sentiments d'orgueil & d'indolence que m 'avoient
776 TextUniq | j'étois déterminé à m'ôter la vie, mais comment laisser
777 TextUniq | un regard d'Ellaroé m'en ôtoit le dessein : les monstres
778 TextUniq | expérience. Ils nous firent oublier l'esclavage, la mort présente,
779 TextUniq | à ma vie. Mes amis, les outrages & les malheurs ne m'ont
780 TextUniq | grace à leur zèle, l'ouvrage fut bientôt achevé.~Parmi
781 TextUniq | sembloit s'approcher : j'ouvris ma fenêtre. J'ai dit que
782 TextUniq | faisoient passer, en secret, le pain & les dattes qu'on leur
783 TextUniq | étoiles, dans leur marche paisible & rapide, n'interrompoient
784 TextUniq | de la plaine des animaux paître avec sécurité ; dans d'autres
785 TextUniq | ardeur, le trouble, les palpitations que j'éprouvois en ce moment ;
786 TextUniq | geste pour l'arrêter, & se pancha sur l'autre nègre qui restoit
787 | parce
788 TextUniq | terres, ou même bornez-vous à parcourir les côtes, vous trouverez
789 TextUniq | permirent quelque exercice, je parcourois les campagnes, où je voyois
790 TextUniq | rendre à la mer, après avoir parcouru des prairies émaillées de
791 TextUniq | consoler. Oui, j'aurois pardonné peut-être aux monstres qui
792 TextUniq | nègres en général soient paresseux, frippons, menteurs, dissimulés ;
793 TextUniq | recouvrer la liberté ; il me parla des nègres-marons & de la
794 TextUniq | entourèrent Ziméo & lui parlèrent tous à la fois ; tous lui
795 TextUniq | avoient les larmes aux yeux & parloient d'une voix entrecoupée :
796 TextUniq | nous.~Le jour commençoit à paroître, lorsque je fus éveillé
797 TextUniq | dont nous jouissons ? Ces paroles me rendoient une force extraordinaire ;
798 TextUniq | homme perverti, & nulle part l'homme perfectionné.~Nous
799 TextUniq | facilitant les voyages, nous fait partager les lumières de tous les
800 TextUniq | au-devant de nous : ils partagèrent notre troupe & nous montâmes
801 TextUniq | conformes à l'intérêt général & particulier ?~Peuples polis, peuples
802 TextUniq | n'ont-ils pas encore des partisans ? Dans quel païs de l'Europe
803 TextUniq | les deux vaisseaux.~Il en partit deux coups de canon : le
804 TextUniq | bruit de mousqueterie qui partoit de la plaine, & de moment
805 TextUniq | bagatelles qui servent à la parure des femmes & des jeunes
806 TextUniq | jamais vu d'homme qui me parût, comme lui, né pour commander
807 TextUniq | incendiées. Mes regards en passant dessous de ce nuage, découvroient
808 TextUniq | peuple, je suis riche & je passe mes jours dans la douleur :
809 TextUniq | nourriture, & ils nous faisoient passer, en secret, le pain & les
810 TextUniq | parents, arrachés à notre patrie, nous ne devons obéir qu'
811 TextUniq | partie des noirs seroit la pâture de l'autre.~Je ne puis vous
812 TextUniq | occupois appartenoit à mon ami Paul Wilmouth de Philadelphie ;
813 TextUniq | enlever seront employées à payer un service que je demande.~
814 TextUniq | des sentiments opposés se peignaient tour à tour sur son visage ;
815 TextUniq | pas des Pergolèze, leurs Peintres des Raphaëls, leurs Orfévres
816 TextUniq | ceux qui leur ressemblent pendus aux arbres & entourés de
817 TextUniq | les vois des yeux de la pensée ; je les entretiens & je
818 TextUniq | ignore en Angleterre & en Pensilvanie ; j'allois visiter les habitations,
819 TextUniq | ces nègres juroient qu'ils perdroient la vie plutôt que de se
820 TextUniq | fait retrouver les traces perdues des Grecs & des Romains,
821 TextUniq | je regrette ceux que j'ai perdus ; je les vois des yeux de
822 TextUniq | perverti, & nulle part l'homme perfectionné.~Nous traitons les nègres
823 TextUniq | trop peu de tems pour se perfectionner ; tandis que les Egyptiens
824 TextUniq | au village d'Onébo. Des perfides nous ont enlevés à nos parents,
825 TextUniq | Musiciens ne sont pas des Pergolèze, leurs Peintres des Raphaëls,
826 TextUniq | main sur la terre, qu'ils périroient tous pour nous défendre ;
827 TextUniq | lui.~Lorsque mes forces me permirent quelque exercice, je parcourois
828 TextUniq | sçaurez qu'il n'est pas permis aux Africains de vous vendre
829 TextUniq | espérois obtenir de mon père la permission d'épouser Ellaroé. Tu sçais
830 TextUniq | affligea tout le village, mais personne autant qu'Ellaroé. Ils nous
831 TextUniq | homme de la nature, l'homme perverti, & nulle part l'homme perfectionné.~
832 TextUniq | les nègres distribués en petites familles, où régnoient la
833 TextUniq | Je me vois le chef d'un peuple, je suis riche & je passe
834 TextUniq | mon ami Paul Wilmouth de Philadelphie ; il étoit, comme moi, né
835 TextUniq | dur & de féroce dans leur physionomie & dans leurs discours ;
836 TextUniq | postes, ils ont taillé en pièces les troupes qui les défendoient,
837 TextUniq | comme beaucoup d'hommes en place qui commencent par être
838 TextUniq | nation ; j'y fus garotté & placé de manière que je ne pus
839 TextUniq | toi, de quoi ai-je à me plaindre ? Eh ! quel genre de bonheur
840 TextUniq | émaillées de fleurs & des plaines immenses couvertes d'orangers,
841 TextUniq | Ils nous apprirent, en pleurant, le jour de leur départ ;
842 TextUniq | retrouveroit son père. Après avoir pleuré pendant quelques jours la
843 TextUniq | Ellaroé, lui dis-je, tu pleures dans ce moment, tu n'aimes
844 TextUniq | négresse étanchoit son sang & pleuroit de l'inutilité de ses soins.
845 TextUniq | loix, des opinions, des points d'honneurs différents ; &
846 TextUniq | les peuples anciennement policés, n'ont eu que leurs seules
847 TextUniq | particulier ?~Peuples polis, peuples sçavants, prenez-y
848 TextUniq | dans leurs discours ; leur politesse n'avoit rien de la bonté ;
849 TextUniq | instruments ; ce concert, cette pompe nous annonçoient une fête
850 TextUniq | élevoit un vent frais qui porta les deux vaisseaux en trois
851 TextUniq | nos nègres, & nous leur portâmes des épées & quelques fusils.
852 TextUniq | détachant du corps d'Ellaroé se portèrent à son col..... O grand Orissa !....
853 TextUniq | homme de votre nation qui portoit des esclaves dans les Antilles.~
854 TextUniq | hui chez les Africains.~Portons leurs nos découvertes &
855 TextUniq | sont-ils assez nettement posés sur la baze de l'intérêt,
856 TextUniq | nègres-marons ont surpris nos postes, ils ont taillé en pièces
857 TextUniq | échange de l'ivoire & de la poudre d'or ; ils vouloient acheter
858 | pourquoi
859 TextUniq | combien elles étoient saines & pourvues de commodités, ils lui montroient
860 TextUniq | campagne ; des nègres furieux pousuivoient le sabre à la main mes infortunés
861 | pouvons
862 TextUniq | après avoir parcouru des prairies émaillées de fleurs & des
863 TextUniq | surpris le nègre dans quelques pratiques religieuses en usage au
864 TextUniq | nous séparoient, je m'y précipitai moi-même ; honte inutile !
865 TextUniq | mots, qu'il sortit avec précipitation ; Ziméo fit un geste pour
866 TextUniq | par ce jeune nègre qui le premier avoit reconnu son prince.
867 TextUniq | Ellaroé. Tu sçais que la premiere de nos femmes est notre
868 TextUniq | nous en parler vrai.~La première de nos injustices est de
869 TextUniq | des yeux de tigres.~Les premières victimes furent choisies
870 TextUniq | découvroient la mer étincelante des premiers raïons du soleil ; ces raïons
871 TextUniq | renonce à vivre. Mes amis, prenez toutes mes richesses, équipez
872 TextUniq | polis, peuples sçavants, prenez-y garde, vous n'aurez une
873 | près
874 TextUniq | embrassé son époux, elle lui présenta le jeune enfant. Ziméo,
875 TextUniq | oublier l'esclavage, la mort présente, la perte d'un empire, l'
876 TextUniq | portions horribles qu'on nous présentoit.~Le lendemain de ce jour
877 TextUniq | elle s'en apperçut, elle me pressa dans ses bras, je la pressai
878 TextUniq | pressa dans ses bras, je la pressai dans les miens ; ses yeux
879 TextUniq | leurs vaisseaux ; ils nous pressèrent de nous y rendre le lendemain
880 TextUniq | nos bourreaux, Ellaroé me pressoit dans ses bras, & me disoit :
881 TextUniq | tous les maux ; j'étois prêt à aimer mon esclavage :
882 TextUniq | Espagnol se vengea ; il prétendit que ces deux esclaves étoient
883 TextUniq | ZIMÉO PAR GEORGE FILMER, né primitif.~LES affaires de mon commerce
884 TextUniq | comme moi, né dans l'Eglise primitive : nous avions à-peu-près
885 TextUniq | retraite vers la montagne ; ils prirent leur route assez près de
886 TextUniq | Africains de vous vendre des prisonniers de guerre ; vous sçaurez
887 TextUniq | avons supporté la vie. Ziméo prit l'enfant, le baisoit avec
888 TextUniq | un païs où la nature est prodigue, & qu'il leur faut peu d'
889 TextUniq | hommes à qui nous avions prodigué nos richesses & notre confiance,
890 TextUniq | pensées mélancoliques & profondes ; un sentiment mêlé de reconnaissance
891 TextUniq | la raison doit faire des progrès moins rapides chez les peuples
892 TextUniq | durée. Quelquefois en nous promenant sur le tillac, nous prenions
893 TextUniq | la montagne : nous leur promîmes de les aller voir, aussi-tôt
894 TextUniq | Il s'élança vers lui, en prononçant à peine le nom d'Ellaroé.
895 TextUniq | Le nègre avoit à peine prononcé ces mots, qu'il sortit avec
896 TextUniq | déjà tenu parole, je me propose d'aller jouir encore des
897 TextUniq | belle négresse, quelques propositions mal reçues, & dont Francisque
898 TextUniq | imprimerie nous a rendu propre l'esprit de tous les âges.
899 TextUniq | esclaves de Wilmouth se prosternèrent devant Ziméo. Ah ! s'écria-t-il,
900 TextUniq | conviens : mais cela ne prouve pas qu'ils aient moins d'
901 TextUniq | dans les chairs, pour nous prouver combien il leur en coûtoit
902 TextUniq | dévoroient.~Les foibles provisions que j'avois dérobées aux
903 TextUniq | de douleur, s'ils avoient pu nous donner une fête sur
904 | puis
905 TextUniq | sommes nés les sujets du puissant Damel1 ton pere ; celui-ci
906 TextUniq | vous serez meilleurs, plus puissants, plus tranquilles : c'est
907 TextUniq | de la bonté ; il vient punir les ennemis des enfants
908 TextUniq | reconnoissants, ces vrais hommes, & punis les barbares qui nous méprisent &
909 TextUniq | soleil. Le ciel, dit-il, punit l'homme injuste, & voici
910 TextUniq | placé de manière que je ne pus attenter à ma vie ; mais
911 TextUniq | peuples guerriers, des peuples pusillanimes ; de belles moeurs, des
912 TextUniq | menteurs, dissimulés ; ces qualités sont de l'esclavage & non
913 | quand
914 TextUniq | depuis le neuvième jusqu'au quatorzième siècle. Les mêmes opinions
915 TextUniq | ustensiles domestiques, & quelques-unes de ces bagatelles qui servent
916 TextUniq | aille dire aux guerriers de quels aliments tu nourris tes
917 TextUniq | de sa conscience. Les querelles, la paresse, le mensonge,
918 TextUniq | fondoient en larmes en nous quittant ; ils vouloient porter toute
919 TextUniq | Ziméo, car les nègres-marons quittent d'abord ces noms Européens
920 TextUniq | nous lui offrîmes des rafraîchissements. J'envoyai dire à Francisque
921 TextUniq | la haine y devient de la rage. Le nègre né pour aimer,
922 TextUniq | entoura des siens, & sans raisonner, par un mouvement machinal,
923 TextUniq | espérance avoit d'abord ranimé les noirs & les blancs ;
924 TextUniq | Pergolèze, leurs Peintres des Raphaëls, leurs Orfévres des Germains.~
925 TextUniq | dans leur marche paisible & rapide, n'interrompoient pas ce
926 TextUniq | faire des progrès moins rapides chez les peuples du midi,
927 TextUniq | des danses ; il y avoit rarement des maladies parmi ces esclaves,
928 TextUniq | les miens.~Nous allâmes rassembler nos nègres, & nous leur
929 TextUniq | la jeunesse du village se rassembloit & dansoit autour d'eux ;
930 TextUniq | présents de la terre, & ces ravages de la vengeance ; ces beautés
931 TextUniq | flattoit notre goût ; ils recherchoient notre amitié & nous les
932 TextUniq | de leur amour & de leur reconnoissance. ~Ziméo étoit attendri,
933 TextUniq | les ames ; vois ces hommes reconnoissants, ces vrais hommes, & punis
934 TextUniq | nègre qui le premier avoit reconnu son prince. Dès que Ziméo
935 TextUniq | isle on pouvoit aisément recouvrer la liberté ; il me parla
936 TextUniq | la manière dont elle fut reçue. Je lisois sur tous les
937 TextUniq | quelques propositions mal reçues, & dont Francisque avoit
938 TextUniq | vérité, à mesure que nos sens redevenoient tranquilles ; notre ame
939 TextUniq | me disant ces mots, elle redoubla ses baisers. Nous jurâmes,
940 TextUniq | ajouterai à ce récit quelques réflexions sur les nègres.~Mon séjour
941 TextUniq | déterminés à la mort s'étoient refusé toute espèce de nourriture, &
942 TextUniq | voulois mourir, mais un regard d'Ellaroé m'en ôtoit le
943 TextUniq | un cri d'Ellaroé ; je la regardai, ses yeux étinceloient de
944 TextUniq | mais vous, dit-il, en regardant Wilmouth & moi, vous qui
945 TextUniq | quelque distance de nous, & regardoient Ziméo avec des sentiments
946 TextUniq | gouvernement féodal, des monarchies réglées, &c. Vous verrez par-tout
947 TextUniq | la brume fut retombée, il régna parmi nous un morne désespoir ;
948 TextUniq | en petites familles, où régnoient la concorde & la gaieté ;
949 TextUniq | pas ce profond repos qui régnoit dans le ciel & sur les mers.
950 TextUniq | bouche, exprimoient les regrets & l'amour.~On m'emporta
951 TextUniq | jours dans la douleur : je regrette ceux que j'ai perdus ; je
952 TextUniq | ont pas des traits plus réguliers & de plus belles proportions.
953 TextUniq | dans quelques pratiques religieuses en usage au Benin ; il le
954 TextUniq | que leur situation ou leur religion séparent trop du reste des
955 TextUniq | gouvernements, les productions, les religions qui varient dans ces contrées
956 TextUniq | avec empressement ; mais je remarquois je ne sçais quoi de dur &
957 TextUniq | Ziméo, Ziméo ! Elle avoit remis son enfant entre les mains
958 TextUniq | Le même nègre qui avoit rencontré Matomba, étoit allé la chercher.
959 TextUniq | les caractères. Ici vous rencontrerez des Républicains qui ont
960 TextUniq | sortie de ce monde, où je ne rencontrois plus celui que cherchoit
961 TextUniq | du village. Nous nous y rendîmes conduits pas Matomba & par
962 TextUniq | somme que je lui offrois le rendit bientôt facile. J'emmenai
963 TextUniq | jouissons ? Ces paroles me rendoient une force extraordinaire ;
964 TextUniq | s'attacher mon coeur lui rendoit tout facile. Mes succès
965 TextUniq | l'imprimerie nous a rendu propre l'esprit de tous
966 TextUniq | forteresse où nos femmes étoins renfermées, mais nous vîmes Marien
967 TextUniq | coeur : il le faut, ou je renonce à vivre. Mes amis, prenez
968 TextUniq | elles ; tous les soirs en rentrant à l'habitation, j'entendois
969 TextUniq | l'allarme fut aussi tôt répandue dans la colonie ; on fit
970 TextUniq | la mort. Ah ! Ziméo, me répondit-elle, peut-être que le grand
971 TextUniq | de ma vie.~J'attendois la réponse du Damel, lorsqu'on vit
972 TextUniq | interrompoient pas ce profond repos qui régnoit dans le ciel &
973 TextUniq | nous. Nous l'invitâmes à se reposer : nous lui offrîmes des
974 TextUniq | endroit de son récit, & reprenant la parole : Oui, mes amis,
975 TextUniq | abattue de tristesse, mais j'y reprenois bientôt la joie ; là sur
976 TextUniq | accablai les Portugais de reproches & de menaces ; je mordois
977 TextUniq | Ici vous rencontrerez des Républicains qui ont la franchise, le
978 TextUniq | des nègres-marons & de la république qu'ils avoient formée au
979 TextUniq | universel.~Bientôt nos tyrans réservèrent pour eux le peu qui restoit
980 TextUniq | fortement l'un à l'autre, & nous résisterons à tout ; contente de toi,
981 TextUniq | seuls peuvent inventer ; je résistois à tout.~Un nègre né au Benin,
982 TextUniq | leur misère, il sçaura vous respecter ; envoyez vers cet homme
983 TextUniq | campagnes de la Jamaïque & en respirer l'air avec plaisir depuis
984 TextUniq | yeux étoient humides ; il respiroit avec peine ; il regardoit
985 TextUniq | ils verront ceux qui leur ressemblent pendus aux arbres & entourés
986 TextUniq | éprouvois en ce moment ; nous restâmes long-tems sans nous parler &
987 TextUniq | dans la montagne, ou de rester avec vos maîtres.~A ces
988 TextUniq | espéra du moins que nous resterions unis, & qu'elle retrouveroit
989 TextUniq | tillac avec Ellaroé. Nous y restions seuls, & dès qu'elle s'en
990 TextUniq | massacra les maîtres & se retira dans la montagne. Vous sçavez
991 TextUniq | Mais lorsque la brume fut retombée, il régna parmi nous un
992 TextUniq | noirs, & en attendant son retour, mon ami & moi, nous nous
993 TextUniq | qu'ils étoient obligés de retourner bientôt dans leur païs ;
994 TextUniq | vieillards dans le magasin retranché, & nous descendîmes auprès
995 TextUniq | je proposai aux nègres de retrancher un magasin qui étoit à quatre
996 TextUniq | être enivrés, nous nous retrouvâmes sans illusions sur notre
997 TextUniq | resterions unis, & qu'elle retrouveroit son père. Après avoir pleuré
998 TextUniq | suspendu nos pas, que nous nous retrouvions environnés du calme universel.~
999 TextUniq | amis ? le plaisir de me réunir à Matomba, le plaisir d'
1000 TextUniq | délivrer Ellaroé & son père. Il reveilla dans mon coeur les idées
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