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Jean-François Saint-Lambert
Sara Th.

IntraText - Concordances

(Hapax Legomena)


a-t-i-gages | gai-soif | soire-vuide

                                                    gras = Texte principal
     Chapitre                                       gris = Texte de commentaire
1 TextUniq| de l'admiration. Or qu'y a-t-il que l'on puisse admirer 2 TextUniq| commodité, de propreté & d'abondance champêtre avoir fixé mon 3 TextUniq| table n'est-elle pas saine & abondante ? Si nous avions plus de 4 TextUniq| chaleur & dans lesquels abondent le sentiment & les images, 5 TextUniq| de le voir & la nécessité absolue de ne m'en séparer jamais. 6 TextUniq| trouver là les Mémoires de l'Académie de Rennes, livre excellent, 7 TextUniq| ma famille en refusant d'accepter des propositions raisonnables. 8 TextUniq| étoient dans la misère, j'accepterois vos bienfaits, mais il ne 9 TextUniq| prêt à vous la rendre ; acceptez-là, je vous en conjure ; mais 10 TextUniq| la maison : ils étoient accompagnés par l'aîné des enfants de 11 TextUniq| qu'ils ne sçavent point accorder leurs principes, leurs goûts, 12 TextUniq| du fermier ; il me fit un accueil fort honnête, & nous nous 13 TextUniq| tems de la belle saison. J'achevai ensuite la revue de la bibliothèque, 14 TextUniq| de cinq ans que j'avois achevé mes voyages, & qu'après 15 TextUniq| voyois dans ses moindres actions l'intérêt le plus tendre ; 16 TextUniq| par la philosophie. Nous n'admettons que celle des Philosophes 17 TextUniq| y a-t-il que l'on puisse admirer davantage & plus souvent 18 TextUniq| peint les beautés qu'ils admiroient, & qu'ils ont voulu transmettre 19 TextUniq| le parfum des fleurs. J'admirois l'intelligence de Sara dans 20 TextUniq| d'un systême qu'il avoit adopté ou d'un parti qu'il avoit 21 TextUniq| tout pressé de partir : j'adorois mes hôtes ; leur demeure, 22 TextUniq| dans les mêmes peines, les adoucissent l'un avec l'autre ; ils 23 TextUniq| rendis vraisemblable par une adresse & des moyens qu'il est inutile 24 TextUniq| pas été possible de lui adresser la parole. Dès qu'elle eut 25 TextUniq| jamais vu de vieillard plus affable, plus gai : je le dis à 26 TextUniq| sensations qui auroient à peine affecté nos organes & qui auroient 27 TextUniq| distribution du travail ils affectoient de placer toujours plusieurs 28 TextUniq| a données ne l'ont point affoibli. Mon pere étoit sensible 29 TextUniq| toujours), notre amour s'affoibliroit peut-être. Tous nos sentiments 30 | afin 31 TextUniq| les moments & à tous les âges de la vie. Nous nous conduisons 32 TextUniq| promenai long-tems fort agitée, marchant à grands pas, 33 TextUniq| ses foiblesses. Philips d'ailleurs ne sçavoit qu'aimer, & l' 34 TextUniq| larmes, de ce couple si aimable & si éclairé. Je fus convaincu 35 TextUniq| ont composé leurs Poésies aimables ; & quel état de la vie 36 TextUniq| mariés, dit-elle ; mais ils s'aiment, ils ne se sont pas vus 37 TextUniq| j'obtins d'eux qu'ils m'aimeroient, qu'ils me donneroient de 38 TextUniq| heureux ici ; Tibulle y aimeroit Delie; il la chanteroit & 39 TextUniq| mon bonheur & ma gloire.~J'aimois à parler à Philips de son 40 TextUniq| de cette nature que nous aimons.~La lecture des Poésies 41 TextUniq| étoient accompagnés par l'aîné des enfants de Sara, qui 42 TextUniq| quelques jours. Je connus aisément le maître du logis à la 43 TextUniq| Gentils-hommes médiocrement aisés, & nous serons des Fermiers 44 | ait 45 TextUniq| mon pere trouvoit que j'ajoutois des idées à celles qu'il 46 TextUniq| écuries, & le couple heureux alla partager un assez bon lit.~ 47 TextUniq| souper étant prêt, nous allâmes nous mettre à table : mes 48 TextUniq| mon coeur, & rien qui pût allarmer ma vertu & blesser le respect 49 TextUniq| fenêtre étoit ouverte : ils allerent ensemble vers un berceau 50 TextUniq| dit la fermière, & vous allez goûter deux de nos grands 51 TextUniq| lequel on est né par des alliances que l'opinion condamne ; 52 TextUniq| courir la fermiere : ils alloient au-devant d'un chariot vuide 53 TextUniq| le lieu de la maison où j'allois le plus, & j'y trouvois 54 TextUniq| demanda la permission de m'amener son fils que je n'avois 55 TextUniq| répandit le chagrin le plus amer dans mon coeur : je rougis, 56 TextUniq| enfance & qui vous a pleurée amérement : ne rougissez plus d'avouer 57 TextUniq| elles devoient avoir sur des ames éclairées. Philips alors 58 | ami 59 TextUniq| de la moisson, de leurs amours : les domestiques se parloient 60 TextUniq| dégoûtés de ce qui nous amuse ; si nous pouvions nous 61 TextUniq| du superflu qui ne peut amuser que l'oisiveté. Quant à 62 TextUniq| sans fonctions, toujours amusés, nous serions bientôt dégoûtés 63 TextUniq| pour les lettres ; il s'amusoit de ma conversation, je faisois 64 TextUniq| étude.~Il y avoit près d'un an que mon père étoit mort, & 65 TextUniq| les meilleurs Philosophes Anglois & François dans une métairie 66 TextUniq| campagne, les hommes & les animaux reprenoient le mouvement ; 67 TextUniq| sous les yeux. La Poésie anime ce qu'elle sçait peindre : 68 TextUniq| plus beaux moments de l'année. Le soleil étoit prêt à 69 TextUniq| études, & depuis quelques années qu'il est hors de l'Angleterre, 70 TextUniq| respect & l'amour pour l'antique & vénérable agriculture, 71 TextUniq| de tous ces livres ! ils appartiennent sans doute à quelque Gentilhomme 72 TextUniq| Philips (c'étoit ainsi que s'appeloit la jolie fermiere) me dit 73 TextUniq| sans une émotion dont je m'apperçus & qui porta dans mon coeur 74 TextUniq| ses devoirs ; mon pere s'apperçut que ce jeune homme avoit 75 TextUniq| une heure sans que je m'applaudisse de ma destinée. Nous sommes 76 TextUniq| consoler ; elle s'est plus appliquée à le dégrader qu'à le conduire ; 77 TextUniq| de la nature : ils nous apprennent même à jouïr d'un grand 78 TextUniq| notre situation, & nous nous apprenons à les goûter. Une source 79 TextUniq| de ces conversations il apprit que le desir de soulager 80 TextUniq| raisonnables. Sans doute, j'appuyai trop sur mes regrets ; je 81 TextUniq| tomba sur ses genoux en s'appuyant sur une main. Je ne me possédai 82 TextUniq| C'est-là où, malgré l'ardeur du soleil, la soif, la sueur, 83 TextUniq| marchant à grands pas, m'arrêtant de tems en tems & aux moments 84 TextUniq| découvrir à Sara ; mais je fus arrêté par la crainte de lui ôter 85 TextUniq| champêtres ? Les Poëtes nous arrêtent sur les sensations délicieuses 86 TextUniq| prêt à se coucher lorsque j'arrivai à huit mille d'Hamstead ( 87 TextUniq| inutile de vous dire. Nous arrivâmes enfin en Ecosse. Il y a 88 TextUniq| baignoient de larmes, je l'arrosois des miennes en répétant 89 TextUniq| de l'égarement ; il n'articuloit que quelques mots ; chaque 90 TextUniq| joli vallon : des prairies artificielles, des vergers remplis de 91 TextUniq| elle avoit donné un certain assaisonnement : c'étoit toujours pour 92 TextUniq| fort honnête, & nous nous assîmes.~J'étois auprès de la fermiere : 93 TextUniq| rendent heureux ; ils sont assortis à notre état, ils tiennent 94 TextUniq| y passer la nuit : je l'assurai que mes hôtes seroient très-contents 95 TextUniq| pour les Lettres que pour assurer notre bonheur. Nous sommes 96 TextUniq| nuit, l'or étincelant des astres, le silence de ce moment 97 TextUniq| disois-je, ils n'ont pas attaché la honte aux sentiments : 98 TextUniq| réflexions sur les bienséances attachées à ce rang, sur ses devoirs 99 TextUniq| attendre dans le jardin. Je l'y attendis long-tems ; elle vint enfin, 100 TextUniq| autres de ses enfants qui attendoient leur tour de le baiser aussi. 101 TextUniq| ménage ; elle me pria de l'attendre dans le jardin. Je l'y attendis 102 TextUniq| notre bonheur. Nous sommes attentifs à chercher tous les plaisirs 103 TextUniq| fermier avoit les mêmes attentions & les mêmes recherches sur 104 TextUniq| Nous avons des principes au-delà desquels nous ne pouvons 105 TextUniq| fait penser que vous êtes au-dessus de bien des préjugés & que 106 TextUniq| Je lui dis que je n'avois aucune envie de me marier ; que 107 TextUniq| ôte rien au plaisir, il l'augmente. Les Poëtes ont trop vanté 108 TextUniq| sont précisément ceux qui augmentent de prix quand ils sont goûtés 109 TextUniq| nourrissant du pain de l'aumône. Mon pere ne tenta point 110 TextUniq| un systême bien combiné & auquel il ne faut rien changer.~ 111 TextUniq| que peut-être nous n'aurions pas fait sans lui ! Nous 112 TextUniq| mes jambes ; Philips, nous aurons les commodités que demande 113 TextUniq| vus de la journée, & ils auront du plaisir à être assis 114 TextUniq| les douces influences de l'aurore & du printems. Vous voyez 115 TextUniq| toile de l'Inde m'habillera aussi-bien que le Pekin ; je perdrai 116 | autour 117 TextUniq| trouvoit une foule de raisons auxquelles j'avois peine à répondre. 118 TextUniq| sont aujourd'hui si chers & auxquels je dois le bonheur de ma 119 TextUniq| raison. Ils avoient fait avancer pour moi le tems où nos 120 TextUniq| que, lorsqu'il avoit eu l'avantage dans ces disputes, il étoit 121 TextUniq| ne voyoit que mes propres avantages, mon bonheur & ma gloire.~ 122 TextUniq| présent nous contente & l'avenir nous transporte. Ce dessein 123 TextUniq| passion pour vous n'est pas aveugle ; je vous connois bien, & 124 TextUniq| égalité de leur sort. Eh ! n'avez-vous jamais vu ceux des travaux 125 TextUniq| sociétés. Il ne faut pas avilir le rang dans lequel on est 126 TextUniq| eux ni moi nous ne vous avilirons en nous nourrissant du pain 127 TextUniq| saine & abondante ? Si nous avions plus de richesses, nous 128 TextUniq| Richardson : combien de fois avons-nous fait le bien dont il nous 129 TextUniq| disposoient au travail. J'avoue que pour la premiere fois 130 TextUniq| amérement : ne rougissez plus d'avouer votre passion pour un mari 131 TextUniq| regardant fixement ; ses yeux se baignoient de larmes, je l'arrosois 132 TextUniq| une de mes mains de ses baisers. Ce moment, qui a décidé 133 TextUniq| quelques-uns de ces petits romans barbares qui nous viennent des Provençaux, & 134 TextUniq| sçavois qu'elle étoit mal bâtie & mal meublée, & que je 135 TextUniq| la Fable de Philemon & Baucis, par Dryden, & les Saisons 136 TextUniq| craindre l'indiscrétion de son beau-pere, elle étoit embarrassée, 137 TextUniq| printemps & dans les plus beaux moments de l'année. Le soleil 138 TextUniq| craignît de déplaire à sa belle-fille, il se tut. Je n'ai pas 139 TextUniq| de bonnes moissons & de belles laines ; nous ne sçaurions 140 TextUniq| ils disoient même aux bergers de conduire leurs troupeaux 141 TextUniq| les Poëtes sentoient le besoin de communiquer leur plaisir 142 TextUniq| beaucoup de réflexions sur les bienséances attachées à ce rang, sur 143 TextUniq| brillant qui succède à la blancheur que lui donne le crépuscule & 144 TextUniq| pût allarmer ma vertu & blesser le respect qu'il devoit 145 TextUniq| crépuscule & qui précède ce bleu sombre qu'il prend pendant 146 TextUniq| trente ans ; elle étoit blonde & fraîche, quoiqu'un peu 147 TextUniq| légumes, & d'un rôti de boeuf : tous ces mets avoient 148 TextUniq| hêtre ; des chevaux, des boeufs, des brebis paissoient dans 149 TextUniq| exhortoit le bon-homme à boire ; j'en fus un peu étonné. 150 | bonne 151 TextUniq| le devenir ; nous sommes bons & nous espérons nous rendre 152 TextUniq| environs de la table & en bordoient les plats.~Ce spectacle 153 TextUniq| vieillesse, mais qu'il faut se borner dans la vieillesse à rappeler 154 TextUniq| chevaux, des boeufs, des brebis paissoient dans le vallon & 155 TextUniq| légère nuance de ce jaune brillant qui succède à la blancheur 156 TextUniq| belle ; l'air avoit été brûlant pendant le jour ; je choisis 157 TextUniq| disoit-il, a tiré Prior d'un cabaret pour en faire un des meilleurs 158 TextUniq| mots elle me montroit un cabinet où j'entrai.~J'étois curieux 159 TextUniq| devoit tout ignorer. Je me cachai même à l'objet de ma passion 160 TextUniq| amour.~Lorsqu'on eut un peu calmé la faim, on se parla : le 161 TextUniq| eus beaucoup de peine à calmer Sara ; elle ne se consoloit 162 TextUniq| pris. Je tiens de lui ce caractere ; & les leçons qu'il m'a 163 TextUniq| élevée & sensible : ces caractères-là ne sçavent point combattre 164 TextUniq| notre langue ; c'étoit les Caractéristiques du Lord Shastesbury, le 165 TextUniq| aussi. Après ces douces caresses, ils vinrent tous vers le 166 TextUniq| ne sommes point dans ce cas ; cédons à nos coeurs en 167 TextUniq| sur l'étonnement que me causoient leurs lumières & sur-tout 168 TextUniq| injuste.~Faut il donc faire céder la loi de la nature à des 169 TextUniq| sommes point dans ce cas ; cédons à nos coeurs en respectant 170 TextUniq| enfin, & ce ne sont point celles-là que nous voulons conserver ; 171 | cent 172 TextUniq| cheval & me conduisit sans cérémonie à la chambre qu'elle me 173 TextUniq| très-parfumées, de groseilles, de cerises & d'excellente crême. En 174 TextUniq| de la nature. Une preuve certaine que les Poëtes sentoient 175 TextUniq| obstacles, ou de répondre à de certaines objections. Je tombai enfin, 176 TextUniq| lorsque ses larmes eurent cessé de couler.~Je vis les regrets 177 TextUniq| proposition répandit le chagrin le plus amer dans mon coeur : 178 TextUniq| plus extraordinaire des chagrins des hommes, c'est qu'ils 179 TextUniq| de la beauté du jour, du chant du rossignol, des fleurs, 180 TextUniq| joue de la flûte, un autre chante : plusieurs laboureurs qui 181 | chaque 182 TextUniq| réjouit plus la vue qu'un mur chargé de tableaux ; les diamants 183 TextUniq| entr'eux de ces plaisirs charmans, & tous paroissoient les 184 TextUniq| Gentilhomme du voisinage qui, charmé de cette campagne, ou peut-être 185 TextUniq| leur force & tous leurs charmes les sentiments de l'amour & 186 TextUniq| laboureurs qui conduisent leurs charrues dans des champs voisins, 187 TextUniq| Aberdeen ; je me mis en chemin vers la fin du printemps & 188 TextUniq| premiers rayons de Soleil, & cherchant à se ranimer par les douces 189 TextUniq| Nous sommes attentifs à chercher tous les plaisirs que nous 190 TextUniq| vis arriver Philips qui me cherchoit depuis long-tems. Je n'avois 191 TextUniq| le champ à descendre de cheval & me conduisit sans cérémonie 192 TextUniq| petit bois de hêtre ; des chevaux, des boeufs, des brebis 193 TextUniq| Poëtes ; mais nous avons choisi de préférence ceux qui nous 194 TextUniq| qu'en attendant j'avois à choisir de me reposer dans ma chambre, 195 TextUniq| brûlant pendant le jour ; je choisis de me rendre dans le jardin. 196 TextUniq| elle rendoit raison du choix des mets qui étoient servis ; 197 TextUniq| berceau où reposoit leur cinquieme enfant : ils se courboient 198 TextUniq| pas oublié la plus légère circonstance. Voici ce que je dis à Philips.~ 199 TextUniq| peut-être de ce domestique un citoyen éclairé qui fera l'honneur 200 TextUniq| éclairées. Philips alors me combattoit avec force & il trouvoit 201 TextUniq| tient à un systême bien combiné & auquel il ne faut rien 202 TextUniq| de ce moment où la nature commande le repos. Sara ne manqua 203 TextUniq| sur le banc de gazon, & commença ainsi son histoire.~Je suis 204 TextUniq| me dit le vieillard qui commençoit à être un peu ivre ; ô le 205 TextUniq| par un certain air de commodité, de propreté & d'abondance 206 TextUniq| Philips, nous aurons les commodités que demande la nature, & 207 TextUniq| la nature donne à tous en communauté, sont précisément ceux qui 208 TextUniq| distingué dans la Chambre des Communes par son désintéressement & 209 TextUniq| ensemble ; la joie d'un seul se communique à tous ; si un berger joue 210 TextUniq| Poëtes sentoient le besoin de communiquer leur plaisir pour l'augmenter, 211 TextUniq| travaux champêtres qui sont communs à un plus grand nombre d' 212 TextUniq| en ai jugé, lorsque j'ai comparé les instructions qu'il me 213 TextUniq| quelles moeurs ont-ils comparées aux moeurs champêtres ? 214 TextUniq| trois mille guinées d'argent comptant. C'est cette somme que je 215 TextUniq| bien dont je ne tenois pas compte ; j'y viendrai souvent pour 216 TextUniq| dès qu'on veut bien les compter encore pour quelque chose, 217 TextUniq| Fermier ; notre mariage fut conclu ; & depuis ce moment où 218 TextUniq| alliances que l'opinion condamne ; c'est un crime que punit 219 TextUniq| plusieurs laboureurs qui conduisent leurs charrues dans des 220 TextUniq| le souper, mes hôtes me conduisirent à ma chambre ; Philips me 221 TextUniq| descendre de cheval & me conduisit sans cérémonie à la chambre 222 TextUniq| âges de la vie. Nous nous conduisons d'après les leçons de mon 223 TextUniq| cour : ce chariot étoit conduit par le fermier qui revenoit 224 TextUniq| circonstances qui vous ont conduite dans cette métairie, je 225 TextUniq| pas d'avoir mis dans sa confidence un homme qui n'y étoit pas 226 TextUniq| Pays où il a voyagé, me confirment dans la bonne opinion que 227 TextUniq| spectacle touchant de cet amour conjugal & de cette tendresse paternelle.~ 228 TextUniq| se jetta à mes pieds, me conjura de différer, d'examiner, 229 TextUniq| résolution ; je l'arrêtai, je le conjurai, au nom de tout mon amour, 230 TextUniq| acceptez-là, je vous en conjure ; mais quelque parti que 231 TextUniq| est pas aveugle ; je vous connois bien, & vous êtes l'homme 232 TextUniq| philosophie & les lettres étoit connu ; on m'avoit trouvé de l' 233 TextUniq| retenu quelques jours. Je connus aisément le maître du logis 234 TextUniq| le témoignage de notre conscience, notre amour & les bienfaits 235 TextUniq| les miens avec moi ; j'y consentis. La table étoit servie proprement ; 236 TextUniq| conventions humaines, & par conséquent du pouvoir qu'elles devoient 237 TextUniq| respect de nous-mêmes ; il conserve toute l'activité de nos 238 TextUniq| venoit de se lever ; le ciel conservoit encore une légère nuance 239 TextUniq| champ lui donner une somme considérable que le jeune homme devoit 240 TextUniq| survécu sans ce sentiment qui console de tout & dont j'étois remplie. 241 TextUniq| de l'homme qu'il falloit consoler ; elle s'est plus appliquée 242 TextUniq| calmer Sara ; elle ne se consoloit pas d'avoir mis dans sa 243 TextUniq| ses connoissances & parut content de mes progrès. Mon pere, 244 TextUniq| dépendre, seront également contents.~Le vieillard étoit transporté 245 TextUniq| des miennes en répétant continuellement, mon cher époux, mon cher 246 TextUniq| ouest si violent dans ces contrées ; elle étoit à cent toises 247 TextUniq| aimable & si éclairé. Je fus convaincu qu'il y a du bonheur & de 248 TextUniq| la nature. C'est sur la convenance des personnes qu'elle a 249 TextUniq| marier : s'il peut vous convenir, j'aurai le plaisir de voir 250 TextUniq| simple & excellent ; les convives étoient sobres & sensuels ; 251 TextUniq| tremblement s'empara de tout son corps ; ses yeux avoient un mouvement 252 TextUniq| dans le vallon & sur les côteaux ; quatre enfants de la plus 253 TextUniq| Le soleil étoit prêt à se coucher lorsque j'arrivai à huit 254 TextUniq| d'une petite riviere qui coule dans un joli vallon : des 255 TextUniq| ses larmes eurent cessé de couler.~Je vis les regrets de Philips 256 TextUniq| avoit au souverain degré le courage d'esprit, & n'a jamais été 257 TextUniq| cinquieme enfant : ils se courboient tous deux sur le berceau, & 258 TextUniq| des hommes, c'est qu'ils courent après des plaisirs qui ne 259 TextUniq| coururent à la porte ; j'y vis courir la fermiere : ils alloient 260 TextUniq| examinoient curieusement coururent à la porte ; j'y vis courir 261 TextUniq| qui devoient le plus lui coûter & qu'il ne voyoit que mes 262 TextUniq| mots ; chaque syllabe lui coûtoit à prononcer. Il faut, disoit-il,.... 263 TextUniq| proprement ; elle étoit couverte de poudings & de légumes, & 264 TextUniq| pommiers à cidre, des champs couverts de légumes l'environnoient ; 265 TextUniq| s'assit auprès de moi en couvrant une de mes mains de ses 266 TextUniq| de la vie champêtre, par Cowley, quelques morceaux de Spencer, 267 TextUniq| s'en occupât, soit qu'il craignît de déplaire à sa belle-fille, 268 TextUniq| non pour la combattre. Je craignois & respectois l'opinion des 269 TextUniq| mais je fus arrêté par la crainte de lui ôter de la confiance & 270 TextUniq| de cerises & d'excellente crême. En même-tems de jeunes 271 TextUniq| blancheur que lui donne le crépuscule & qui précède ce bleu sombre 272 TextUniq| écriant, mon cher époux ! A ce cri si tendre, à ce mot si énergique, 273 TextUniq| opinion condamne ; c'est un crime que punit le mépris des 274 TextUniq| nom de ma famille : on me croit morte, & je veux que mon 275 TextUniq| celle des Philosophes qui croyent à la vertu & qui nous la 276 TextUniq| ainsi, j'étois fort ému, je croyois la reconnoître ; il me restoit 277 TextUniq| les affaires, & on ne me croyoit occupée à la campagne que 278 TextUniq| Philips & moi, nous ne nous croyons point parfaits ; mais nous 279 TextUniq| reprocherai toute ma vie la peine cruelle que je portai dans le coeur 280 TextUniq| avois peine à répondre. Je crus remarquer que, lorsqu'il 281 TextUniq| jardin & qui m'examinoient curieusement coururent à la porte ; j' 282 TextUniq| cabinet où j'entrai.~J'étois curieux de voir la bibliothèque 283 TextUniq| baisers. Ce moment, qui a décidé du bonheur de ma vie, est 284 TextUniq| attendrissement ; j'étois prêt à me découvrir à Sara ; mais je fus arrêté 285 TextUniq| de ma passion qui ne me découvrit pas la sienne, & qui me 286 TextUniq| dans le son de sa voix, je découvrois toute la passion que lui 287 TextUniq| la Philosophie : elle a dégénéré de nos jours en fausse subtilité ; 288 TextUniq| amusés, nous serions bientôt dégoûtés de ce qui nous amuse ; si 289 TextUniq| est plus appliquée à le dégrader qu'à le conduire ; elle 290 TextUniq| arrêtent sur les sensations délicieuses que nous recevons de la 291 TextUniq| activité de nos coeurs & le délicieux enthousiasme de l'amour. 292 TextUniq| ici ; Tibulle y aimeroit Delie; il la chanteroit & il chanteroit 293 TextUniq| ma famille.~Mon oncle me demanda la permission de m'amener 294 | demande 295 TextUniq| celle des hommes qui nous demandent une postérité ; & pourquoi 296 TextUniq| mettre à table : mes hôtes me demanderent la permission de faire manger 297 TextUniq| toute la passion que lui demandoit mon coeur, & rien qui pût 298 TextUniq| discours, dans toutes ses démarches & jusques dans son air, 299 TextUniq| qui j'ai tant de plaisir à dépendre, seront également contents.~ 300 TextUniq| vigilante, & que ceux qui dépendront de moi, & ceux de qui j' 301 TextUniq| plaisir que j'en eus à me dépouiller de la mienne.~Après avoir 302 TextUniq| avoient reçues jusqu'à la dernière postérité.~Cette conversation, 303 TextUniq| Dès que je fus habillé, je descendis dans la cour où je trouvai 304 TextUniq| m'invita sur le champ à descendre de cheval & me conduisit 305 TextUniq| Chambre des Communes par son désintéressement & par son éloquence : il 306 TextUniq| conversations il apprit que le desir de soulager la vieillesse 307 TextUniq| en recherches vaines, en desirs inutiles, & nous n'oublierons 308 TextUniq| avons des principes au-delà desquels nous ne pouvons point être 309 TextUniq| avenir nous transporte. Ce dessein de se perfectionner l'un 310 TextUniq| jamais. Je lui fis part des desseins de mon oncle & des regrets 311 TextUniq| les plats & apporter le dessert : il étoit composé de fraises 312 TextUniq| qu'un fauteuil qui étoit destiné à un vieillard qu'on me 313 TextUniq| que je m'applaudisse de ma destinée. Nous sommes heureux, & 314 TextUniq| mari, vous m'instruirez des détails du ménage ; je me flatte 315 TextUniq| fatigué & j'avois faim ; je me déterminai à passer la nuit dans une 316 TextUniq| connoître beaucoup, & que je me déterminerois par les convenances personnelles 317 TextUniq| en suivant le cours & les détours de la petite riviere.~Sara 318 | devant 319 TextUniq| mais nous tendons à le devenir ; nous sommes bons & nous 320 TextUniq| voisinage de mes parents m'est devenue chère ; je me flatte bien 321 TextUniq| triste qu'à l'ordinaire ; je devinai aussi le motif qui lui faisoit 322 TextUniq| sienne, & qui me la laissa deviner. J'avois l'ame fière, élevée & 323 TextUniq| je n'oublierois ce que je devois à ma famille.~Mon oncle 324 TextUniq| Provençaux, & des livres de dévotion : je vis d'abord les ouvrages 325 TextUniq| chargé de tableaux ; les diamants dans ma tête me pareront 326 TextUniq| étudié l'homme dans les différentes parties de l'Europe, dans 327 TextUniq| mes pieds, me conjura de différer, d'examiner, de craindre 328 TextUniq| honnêteté dont il étoit difficile de n'être pas touché.~Les 329 TextUniq| quelquefois. Un jour, après avoir dîné chez moi, il me proposa 330 TextUniq| connoître davantage : vous me direz peut-être ce que le pere 331 TextUniq| souper, voilà des livres : en disant ces mots elle me montroit 332 TextUniq| ouvriers ensemble : ils disoient même aux bergers de conduire 333 TextUniq| nous habitons. Nous nous disons quelquefois : Homere & Virgile 334 TextUniq| donnent aux filles le droit de disposer d'elles & de leur fortune. 335 TextUniq| cour ; les domestiques se disposoient au travail. J'avoue que 336 TextUniq| avoit eu l'avantage dans ces disputes, il étoit plus triste qu' 337 TextUniq| avec impatience qu'elle la dissipât. Nous passions, continua 338 TextUniq| est des illusions qui se dissipent enfin, & ce ne sont point 339 TextUniq| environnoient ; il y avoit à quelque distance de la maison un petit bois 340 TextUniq| élevés de son pays. Il ne se distingua d'abord des autres domestiques 341 TextUniq| Je remarquai que dans la distribution du travail ils affectoient 342 TextUniq| imaginattion. Je n'avois pas dix-huit ans & mon pere trouvoit 343 | doit 344 TextUniq| auprès d'Hamstead ! ils doivent être bien étonnés de se 345 TextUniq| je ferai peut-être de ce domestique un citoyen éclairé qui fera 346 | donc 347 TextUniq| laissoit voir toute entiere en donnant à tetter à un enfant de 348 TextUniq| la préférence que j'avois donnée à sa maison pour y passer 349 TextUniq| faire mon testament, & je donnerai toute ma fortune à mon cousin ; 350 TextUniq| m'aimeroient, qu'ils me donneroient de leurs nouvelles, & qu' 351 TextUniq| Quant aux biens que Sara m'a donnés, je n'en ferai aucun usage 352 TextUniq| voulut l'instruire. Mylord Dorset, disoit-il, a tiré Prior 353 TextUniq| de plus il sentoit ma douleur ; ses yeux se mouilloient 354 TextUniq| de Philemon & Baucis, par Dryden, & les Saisons de Thomson : 355 TextUniq| le conduire ; elle auroit nous montrer les biens qui 356 TextUniq| hommes dont l'ame seche, dure ou frivole auroit été insensible 357 TextUniq| que j'aurois voulu faire durer toute ma vie.~Je m'éveillai 358 TextUniq| oncle avec une froideur qui dut l'offenser. Je lui dis que 359 TextUniq| cette terre, ce ciel, ces eaux, ces bois, ces prés, toutes 360 TextUniq| trouvoit de voluptés sans s'écarter de la plus simple nature. 361 TextUniq| nos organes & qui auroient échappé à la pensée. Tous ces hommes, 362 TextUniq| pour nous. Quelquefois il m'échappoit de douter de la justice 363 TextUniq| de ma vie. J'étois trop éclairée pour ne pas sentir les conséquences 364 TextUniq| devoient avoir sur des ames éclairées. Philips alors me combattoit 365 TextUniq| un des hommes les plus éclairés de son siècle, l'étoit autant 366 TextUniq| j'aime, il ne s'est pas écoulé une heure sans que je m' 367 TextUniq| avec précipitation, elle s'écria : je suis perdue. Non, vous 368 TextUniq| pressai dans mes bras en m'écriant, mon cher époux ! A ce cri 369 TextUniq| plus de joie que j'en eus à écrire mon testament ; jamais on 370 TextUniq| ordres, fit la visite de ses écuries, & le couple heureux alla 371 TextUniq| prit soin lui-même de mon éducation : il me trouvoit de la sagacité & 372 TextUniq| changer.~Je fis de nouveaux efforts, & je ne pus obtenir de 373 TextUniq| esprit, & n'a jamais été effrayé des conséquences d'un systême 374 TextUniq| plaisir à dépendre, seront également contents.~Le vieillard étoit 375 TextUniq| vis les regrets de Philips égaler les miens & de plus il sentoit 376 TextUniq| Angleterre, méritoit de moi d'égards & d'attachement. Il est 377 TextUniq| mouvement extraordinaire & de l'égarement ; il n'articuloit que quelques 378 TextUniq| le dis à Sara. Les hommes égayent, me dit-elle, le travail 379 TextUniq| Idylles de Théocrite, des Eglogues & des Georgiques de Virgile, 380 TextUniq| me possédai plus : je m'élançai pour soutenir mon cher Philips ; 381 TextUniq| sur ses bras ; elle les éleva jusqu'aux joues de leur 382 TextUniq| deviner. J'avois l'ame fière, élevée & sensible : ces caractères-là 383 TextUniq| en nous des illusions qui élevent notre ame & qui l'épurent. 384 TextUniq| homme étoit un des mieux élevés de son pays. Il ne se distingua 385 TextUniq| leçons de mon père, & nous élevons nos enfants dans ces principes : 386 TextUniq| quelque-tems sans parler.~C'est elle-même, me disois-je alors, c'est 387 TextUniq| désintéressement & par son éloquence : il venoit me voir quelquefois. 388 TextUniq| pour la première fois, j'embrassai les genoux de cet excellent 389 TextUniq| voyoit jamais entrer sans une émotion dont je m'apperçus & qui 390 TextUniq| sont remplies, plus les émotions y sont vives & agréables, & 391 TextUniq| pâlir ; un tremblement s'empara de tout son corps ; ses 392 TextUniq| enthousiasme du spectateur ; il l'empêche même de s'éteindre par l' 393 TextUniq| fermiers. Dans ces deux emplois, Philips put recevoir, sans 394 TextUniq| parloit ainsi, j'étois fort ému, je croyois la reconnoître ; 395 TextUniq| en souriant. J'étois enchanté du spectacle touchant de 396 TextUniq| regnoient dans la maison, tout m'enchantoit. Pour peu qu'on n'ait ni 397 TextUniq| J'eus quelque peine à m'endormir : tout ce que je venois 398 TextUniq| étois remplie. Sara dans cet endroit fondit en larmes & resta 399 TextUniq| cri si tendre, à ce mot si énergique, Philips ne me répondit 400 TextUniq| mon oncle fut parti, je m'enfonçai dans un bois obscur où je 401 TextUniq| fenêtre la vue s'étendoit & s'enfonçoit dans le vallon en suivant 402 TextUniq| enfance, & que la mort m'avoit enlevée : en attendant il vouloit 403 TextUniq| seroit moins vif en nous ; l'ennui prendroit la place de nos 404 TextUniq| vous voyez le plaisir, vous entendez des cris de joie.~Philips 405 TextUniq| étois à peine assis que j'entendis de grands cris autour de 406 TextUniq| ne doutai plus qu'ils n'entendissent le François, lorsque je 407 TextUniq| que sçait-on si les autres enthousiasmes, qui font les délices de 408 TextUniq| que mon cher Philips, tout entier à moi, s'oubliant lui-même, 409 TextUniq| elle laissoit voir toute entiere en donnant à tetter à un 410 TextUniq| domestiques se parloient entr'eux de ces plaisirs charmans, & 411 TextUniq| nous ne pouvons point être entraînés par les circonstances, & 412 TextUniq| sentiment & les images, entretiennent dans l'ame le charme de 413 TextUniq| au-devant d'un chariot vuide qui entroit dans la cour : ce chariot 414 TextUniq| états de la vie les plus enviés, j'étois persuadé que les 415 TextUniq| champs couverts de légumes l'environnoient ; il y avoit à quelque distance 416 TextUniq| fermiere : je remarquai qu'elle envoya une jeune servante se placer 417 TextUniq| que le jeune homme devoit envoyer à sa famille ; mais combien 418 TextUniq| l'autre. Je vis qu'elle envoyoit à un de ses valets un plat 419 TextUniq| je vais vous porter. Si j'épousois mon cousin, nous serions 420 TextUniq| attachement. Il est vrai que j'éprouvois de la part de mes parents 421 TextUniq| élevent notre ame & qui l'épurent. Nous voulons penser bien 422 TextUniq| leur caractère. C'est une erreur dans laquelle nous ne sommes 423 TextUniq| peuplée de volaille de toute espèce : à la porte de la cour 424 TextUniq| nous sommes bons & nous espérons nous rendre meilleurs ; 425 TextUniq| vis sur une tablette les Essais de Montagne, le Droit Naturel, 426 TextUniq| ils ont voulu parler, c'est-à-dire des hommes dont l'ame seche, 427 TextUniq| oublierons pas de jouïr. Qu'est-ce qui nous rend heureux, Philips & 428 TextUniq| commodes ? notre table n'est-elle pas saine & abondante ? 429 TextUniq| motif de plus de nous rendre estimables ; nous ne voulons point 430 TextUniq| honnêtes & des preuves de l'estime qu'ils avoient pour ma raison. 431 TextUniq| Philips m'aimoit trop, m'estimoit trop, il se rendoit trop 432 | et 433 TextUniq| troupeaux sortoient de l'étable, les pigeons de la voliere, & 434 TextUniq| tendresse paternelle.~Le souper étant prêt, nous allâmes nous 435 TextUniq| délices de nos coeurs, ne s'éteindroient pas avec celui que nous 436 TextUniq| philosophie qui nous dégrade & qui éteint dans le coeur l'enthousiasme 437 TextUniq| de la fenêtre la vue s'étendoit & s'enfonçoit dans le vallon 438 TextUniq| beauté de la nuit, l'or étincelant des astres, le silence de 439 TextUniq| ces différents états. C'étoit-là le projet de mon père, & 440 TextUniq| esprit. Je me récriai sur l'étonnement que me causoient leurs lumières & 441 TextUniq| ils doivent être bien étonnés de se trouver là ! quel 442 TextUniq| recevoient de leur mieux les étrangers de toute sorte d'états. 443 TextUniq| s'est distingué dans ses études, & depuis quelques années 444 TextUniq| voyages, & qu'après avoir étudié l'homme dans les différentes 445 TextUniq| que l'un & l'autre avoit eue pour moi.~Vous connoissez 446 TextUniq| ainsi, lorsque ses larmes eurent cessé de couler.~Je vis 447 TextUniq| ces sujets importants par eux-mêmes, & que notre situation rendoit 448 TextUniq| durer toute ma vie.~Je m'éveillai assez matin ; mais je ne 449 TextUniq| lui répondis-je, tout est examiné. Eh ! que pourrai-je regretter ? 450 TextUniq| me conjura de différer, d'examiner, de craindre les regrets. 451 TextUniq| suivi dans le jardin & qui m'examinoient curieusement coururent à 452 TextUniq| groseilles, de cerises & d'excellente crême. En même-tems de jeunes 453 TextUniq| soif, la sueur, la fatigue excessive, vous voyez le plaisir, 454 TextUniq| de mon père, & il l'eût exécuté s'il eût vécu. Il trouvoit 455 TextUniq| perdrai mon carrosse, mais j'exercerai mes jambes ; Philips, nous 456 TextUniq| font doux. Je vis qu'on exhortoit le bon-homme à boire ; j' 457 TextUniq| morte, & je veux que mon existence soit ignorée ; cela est 458 TextUniq| autres domestiques que par un extrême attachement à ses devoirs ; 459 TextUniq| morceaux de Spencer, la Fable de Philemon & Baucis, par 460 TextUniq| négliger les plaisirs simples & faciles qu'ils peuvent donner à 461 TextUniq| fixerai peut-être ; je la fais rebâtir. Quant aux biens 462 TextUniq| disoit-il, notre métairie, faites-en la visite, & vous la trouverez 463 TextUniq| les domestiques étoient familiers avec les maîtres ; ils ne 464 TextUniq| un méchant lit ; j'étois fatigué & j'avois faim ; je me déterminai 465 TextUniq| dégénéré de nos jours en fausse subtilité ; elle a trop 466 TextUniq| mais il n'y avoit qu'un fauteuil qui étoit destiné à un vieillard 467 TextUniq| hommes rassemblés, comme une fenaison, une tondaison, une moisson ? 468 TextUniq| domestique un citoyen éclairé qui fera l'honneur de sa patrie. 469 TextUniq| Peut-être, divine Sara, vous ferez-vous connoître davantage : vous 470 TextUniq| plus de richesses, nous ne ferions plus, avec le même intérêt, 471 TextUniq| trouver une femme qui me feroit oublier une parente que 472 TextUniq| spectacle d'un côteau riant & fertile réjouit plus la vue qu'un 473 TextUniq| jamais Roi n'a été si fier de son sceptre que cet enfant 474 TextUniq| où nos loix donnent aux filles le droit de disposer d'elles & 475 | fin 476 TextUniq| abondance champêtre avoir fixé mon attention.~Cette ferme 477 TextUniq| peu-à-peu en me regardant fixement ; ses yeux se baignoient 478 TextUniq| aller souvent, & je m'y fixerai peut-être ; je la fais rebâtir. 479 TextUniq| heureux, & nous pouvons nous flatter que nous le serons toujours 480 TextUniq| me marier : mon pere se flattoit de me trouver une femme 481 TextUniq| si un berger joue de la flûte, un autre chante : plusieurs 482 TextUniq| mais ils résistent à ses foiblesses. Philips d'ailleurs ne sçavoit 483 TextUniq| Philips & Sara, malgré les foins dont ils s'occupoient alors, 484 TextUniq| fatigue, sans devoirs, sans fonctions, toujours amusés, nous serions 485 TextUniq| des personnes qu'elle a fondé le bonheur des mariages ; 486 TextUniq| remplie. Sara dans cet endroit fondit en larmes & resta quelque-tems 487 TextUniq| les plus pauvres, & les fonds retourneront un jour aux 488 TextUniq| arbres, auprès d'une petite fontaine. La soirée étoit belle ; 489 TextUniq| père, de ses vertus & de la forte de bonheur dont il jouissoit 490 TextUniq| circonstances, & que nous fortifions encore par la philosophie. 491 TextUniq| ans ; elle étoit blonde & fraîche, quoiqu'un peu hâlée ; elle 492 TextUniq| dessert : il étoit composé de fraises très-parfumées, de groseilles, 493 TextUniq| vis aussi une traduction Françoise du Prædium Rusticum, Poëme 494 TextUniq| suivit. Mon pere avoit de fréquentes conversations avec lui. 495 TextUniq| long-tems comme celle de mon frere. Cette proposition répandit 496 TextUniq| dont l'ame seche, dure ou frivole auroit été insensible au 497 TextUniq| plus long-tems que je ne fusse heureuse dans le nouvel 498 TextUniq| plus que la bibliothèque ne fût à l'usage de mes hôtes, & 499 TextUniq| mais combien mon pere ne fut-il pas étonné lorsque son laquais 500 TextUniq| pouvoit prendre sur ses gages, avoit déterminé l'Ecossois


a-t-i-gages | gai-soif | soire-vuide

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