a-t-i-gages | gai-soif | soire-vuide
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1 TextUniq| de l'admiration. Or qu'y a-t-il que l'on puisse admirer
2 TextUniq| commodité, de propreté & d'abondance champêtre avoir fixé mon
3 TextUniq| table n'est-elle pas saine & abondante ? Si nous avions plus de
4 TextUniq| chaleur & dans lesquels abondent le sentiment & les images,
5 TextUniq| de le voir & la nécessité absolue de ne m'en séparer jamais.
6 TextUniq| trouver là les Mémoires de l'Académie de Rennes, livre excellent,
7 TextUniq| ma famille en refusant d'accepter des propositions raisonnables.
8 TextUniq| étoient dans la misère, j'accepterois vos bienfaits, mais il ne
9 TextUniq| prêt à vous la rendre ; acceptez-là, je vous en conjure ; mais
10 TextUniq| la maison : ils étoient accompagnés par l'aîné des enfants de
11 TextUniq| qu'ils ne sçavent point accorder leurs principes, leurs goûts,
12 TextUniq| du fermier ; il me fit un accueil fort honnête, & nous nous
13 TextUniq| tems de la belle saison. J'achevai ensuite la revue de la bibliothèque,
14 TextUniq| de cinq ans que j'avois achevé mes voyages, & qu'après
15 TextUniq| voyois dans ses moindres actions l'intérêt le plus tendre ;
16 TextUniq| par la philosophie. Nous n'admettons que celle des Philosophes
17 TextUniq| y a-t-il que l'on puisse admirer davantage & plus souvent
18 TextUniq| peint les beautés qu'ils admiroient, & qu'ils ont voulu transmettre
19 TextUniq| le parfum des fleurs. J'admirois l'intelligence de Sara dans
20 TextUniq| d'un systême qu'il avoit adopté ou d'un parti qu'il avoit
21 TextUniq| tout pressé de partir : j'adorois mes hôtes ; leur demeure,
22 TextUniq| dans les mêmes peines, les adoucissent l'un avec l'autre ; ils
23 TextUniq| rendis vraisemblable par une adresse & des moyens qu'il est inutile
24 TextUniq| pas été possible de lui adresser la parole. Dès qu'elle eut
25 TextUniq| jamais vu de vieillard plus affable, plus gai : je le dis à
26 TextUniq| sensations qui auroient à peine affecté nos organes & qui auroient
27 TextUniq| distribution du travail ils affectoient de placer toujours plusieurs
28 TextUniq| a données ne l'ont point affoibli. Mon pere étoit sensible
29 TextUniq| toujours), notre amour s'affoibliroit peut-être. Tous nos sentiments
30 | afin
31 TextUniq| les moments & à tous les âges de la vie. Nous nous conduisons
32 TextUniq| promenai long-tems fort agitée, marchant à grands pas,
33 TextUniq| ses foiblesses. Philips d'ailleurs ne sçavoit qu'aimer, & l'
34 TextUniq| larmes, de ce couple si aimable & si éclairé. Je fus convaincu
35 TextUniq| ont composé leurs Poésies aimables ; & quel état de la vie
36 TextUniq| mariés, dit-elle ; mais ils s'aiment, ils ne se sont pas vus
37 TextUniq| j'obtins d'eux qu'ils m'aimeroient, qu'ils me donneroient de
38 TextUniq| heureux ici ; Tibulle y aimeroit Delie; il la chanteroit &
39 TextUniq| mon bonheur & ma gloire.~J'aimois à parler à Philips de son
40 TextUniq| de cette nature que nous aimons.~La lecture des Poésies
41 TextUniq| étoient accompagnés par l'aîné des enfants de Sara, qui
42 TextUniq| quelques jours. Je connus aisément le maître du logis à la
43 TextUniq| Gentils-hommes médiocrement aisés, & nous serons des Fermiers
44 | ait
45 TextUniq| mon pere trouvoit que j'ajoutois des idées à celles qu'il
46 TextUniq| écuries, & le couple heureux alla partager un assez bon lit.~
47 TextUniq| souper étant prêt, nous allâmes nous mettre à table : mes
48 TextUniq| mon coeur, & rien qui pût allarmer ma vertu & blesser le respect
49 TextUniq| fenêtre étoit ouverte : ils allerent ensemble vers un berceau
50 TextUniq| dit la fermière, & vous allez goûter deux de nos grands
51 TextUniq| lequel on est né par des alliances que l'opinion condamne ;
52 TextUniq| courir la fermiere : ils alloient au-devant d'un chariot vuide
53 TextUniq| le lieu de la maison où j'allois le plus, & j'y trouvois
54 TextUniq| demanda la permission de m'amener son fils que je n'avois
55 TextUniq| répandit le chagrin le plus amer dans mon coeur : je rougis,
56 TextUniq| enfance & qui vous a pleurée amérement : ne rougissez plus d'avouer
57 TextUniq| elles devoient avoir sur des ames éclairées. Philips alors
58 | ami
59 TextUniq| de la moisson, de leurs amours : les domestiques se parloient
60 TextUniq| dégoûtés de ce qui nous amuse ; si nous pouvions nous
61 TextUniq| du superflu qui ne peut amuser que l'oisiveté. Quant à
62 TextUniq| sans fonctions, toujours amusés, nous serions bientôt dégoûtés
63 TextUniq| pour les lettres ; il s'amusoit de ma conversation, je faisois
64 TextUniq| étude.~Il y avoit près d'un an que mon père étoit mort, &
65 TextUniq| les meilleurs Philosophes Anglois & François dans une métairie
66 TextUniq| campagne, les hommes & les animaux reprenoient le mouvement ;
67 TextUniq| sous les yeux. La Poésie anime ce qu'elle sçait peindre :
68 TextUniq| plus beaux moments de l'année. Le soleil étoit prêt à
69 TextUniq| études, & depuis quelques années qu'il est hors de l'Angleterre,
70 TextUniq| respect & l'amour pour l'antique & vénérable agriculture,
71 TextUniq| de tous ces livres ! ils appartiennent sans doute à quelque Gentilhomme
72 TextUniq| Philips (c'étoit ainsi que s'appeloit la jolie fermiere) me dit
73 TextUniq| sans une émotion dont je m'apperçus & qui porta dans mon coeur
74 TextUniq| ses devoirs ; mon pere s'apperçut que ce jeune homme avoit
75 TextUniq| une heure sans que je m'applaudisse de ma destinée. Nous sommes
76 TextUniq| consoler ; elle s'est plus appliquée à le dégrader qu'à le conduire ;
77 TextUniq| de la nature : ils nous apprennent même à jouïr d'un grand
78 TextUniq| notre situation, & nous nous apprenons à les goûter. Une source
79 TextUniq| de ces conversations il apprit que le desir de soulager
80 TextUniq| raisonnables. Sans doute, j'appuyai trop sur mes regrets ; je
81 TextUniq| tomba sur ses genoux en s'appuyant sur une main. Je ne me possédai
82 TextUniq| C'est-là où, malgré l'ardeur du soleil, la soif, la sueur,
83 TextUniq| marchant à grands pas, m'arrêtant de tems en tems & aux moments
84 TextUniq| découvrir à Sara ; mais je fus arrêté par la crainte de lui ôter
85 TextUniq| champêtres ? Les Poëtes nous arrêtent sur les sensations délicieuses
86 TextUniq| prêt à se coucher lorsque j'arrivai à huit mille d'Hamstead (
87 TextUniq| inutile de vous dire. Nous arrivâmes enfin en Ecosse. Il y a
88 TextUniq| baignoient de larmes, je l'arrosois des miennes en répétant
89 TextUniq| de l'égarement ; il n'articuloit que quelques mots ; chaque
90 TextUniq| joli vallon : des prairies artificielles, des vergers remplis de
91 TextUniq| elle avoit donné un certain assaisonnement : c'étoit toujours pour
92 TextUniq| fort honnête, & nous nous assîmes.~J'étois auprès de la fermiere :
93 TextUniq| rendent heureux ; ils sont assortis à notre état, ils tiennent
94 TextUniq| y passer la nuit : je l'assurai que mes hôtes seroient très-contents
95 TextUniq| pour les Lettres que pour assurer notre bonheur. Nous sommes
96 TextUniq| nuit, l'or étincelant des astres, le silence de ce moment
97 TextUniq| disois-je, ils n'ont pas attaché la honte aux sentiments :
98 TextUniq| réflexions sur les bienséances attachées à ce rang, sur ses devoirs
99 TextUniq| attendre dans le jardin. Je l'y attendis long-tems ; elle vint enfin,
100 TextUniq| autres de ses enfants qui attendoient leur tour de le baiser aussi.
101 TextUniq| ménage ; elle me pria de l'attendre dans le jardin. Je l'y attendis
102 TextUniq| notre bonheur. Nous sommes attentifs à chercher tous les plaisirs
103 TextUniq| fermier avoit les mêmes attentions & les mêmes recherches sur
104 TextUniq| Nous avons des principes au-delà desquels nous ne pouvons
105 TextUniq| fait penser que vous êtes au-dessus de bien des préjugés & que
106 TextUniq| Je lui dis que je n'avois aucune envie de me marier ; que
107 TextUniq| ôte rien au plaisir, il l'augmente. Les Poëtes ont trop vanté
108 TextUniq| sont précisément ceux qui augmentent de prix quand ils sont goûtés
109 TextUniq| nourrissant du pain de l'aumône. Mon pere ne tenta point
110 TextUniq| un systême bien combiné & auquel il ne faut rien changer.~
111 TextUniq| que peut-être nous n'aurions pas fait sans lui ! Nous
112 TextUniq| mes jambes ; Philips, nous aurons les commodités que demande
113 TextUniq| vus de la journée, & ils auront du plaisir à être assis
114 TextUniq| les douces influences de l'aurore & du printems. Vous voyez
115 TextUniq| toile de l'Inde m'habillera aussi-bien que le Pekin ; je perdrai
116 | autour
117 TextUniq| trouvoit une foule de raisons auxquelles j'avois peine à répondre.
118 TextUniq| sont aujourd'hui si chers & auxquels je dois le bonheur de ma
119 TextUniq| raison. Ils avoient fait avancer pour moi le tems où nos
120 TextUniq| que, lorsqu'il avoit eu l'avantage dans ces disputes, il étoit
121 TextUniq| ne voyoit que mes propres avantages, mon bonheur & ma gloire.~
122 TextUniq| présent nous contente & l'avenir nous transporte. Ce dessein
123 TextUniq| passion pour vous n'est pas aveugle ; je vous connois bien, &
124 TextUniq| égalité de leur sort. Eh ! n'avez-vous jamais vu ceux des travaux
125 TextUniq| sociétés. Il ne faut pas avilir le rang dans lequel on est
126 TextUniq| eux ni moi nous ne vous avilirons en nous nourrissant du pain
127 TextUniq| saine & abondante ? Si nous avions plus de richesses, nous
128 TextUniq| Richardson : combien de fois avons-nous fait le bien dont il nous
129 TextUniq| disposoient au travail. J'avoue que pour la premiere fois
130 TextUniq| amérement : ne rougissez plus d'avouer votre passion pour un mari
131 TextUniq| regardant fixement ; ses yeux se baignoient de larmes, je l'arrosois
132 TextUniq| une de mes mains de ses baisers. Ce moment, qui a décidé
133 TextUniq| quelques-uns de ces petits romans barbares qui nous viennent des Provençaux, &
134 TextUniq| sçavois qu'elle étoit mal bâtie & mal meublée, & que je
135 TextUniq| la Fable de Philemon & Baucis, par Dryden, & les Saisons
136 TextUniq| craindre l'indiscrétion de son beau-pere, elle étoit embarrassée,
137 TextUniq| printemps & dans les plus beaux moments de l'année. Le soleil
138 TextUniq| craignît de déplaire à sa belle-fille, il se tut. Je n'ai pas
139 TextUniq| de bonnes moissons & de belles laines ; nous ne sçaurions
140 TextUniq| ils disoient même aux bergers de conduire leurs troupeaux
141 TextUniq| les Poëtes sentoient le besoin de communiquer leur plaisir
142 TextUniq| beaucoup de réflexions sur les bienséances attachées à ce rang, sur
143 TextUniq| brillant qui succède à la blancheur que lui donne le crépuscule &
144 TextUniq| pût allarmer ma vertu & blesser le respect qu'il devoit
145 TextUniq| crépuscule & qui précède ce bleu sombre qu'il prend pendant
146 TextUniq| trente ans ; elle étoit blonde & fraîche, quoiqu'un peu
147 TextUniq| légumes, & d'un rôti de boeuf : tous ces mets avoient
148 TextUniq| hêtre ; des chevaux, des boeufs, des brebis paissoient dans
149 TextUniq| exhortoit le bon-homme à boire ; j'en fus un peu étonné.
150 | bonne
151 TextUniq| le devenir ; nous sommes bons & nous espérons nous rendre
152 TextUniq| environs de la table & en bordoient les plats.~Ce spectacle
153 TextUniq| vieillesse, mais qu'il faut se borner dans la vieillesse à rappeler
154 TextUniq| chevaux, des boeufs, des brebis paissoient dans le vallon &
155 TextUniq| légère nuance de ce jaune brillant qui succède à la blancheur
156 TextUniq| belle ; l'air avoit été brûlant pendant le jour ; je choisis
157 TextUniq| disoit-il, a tiré Prior d'un cabaret pour en faire un des meilleurs
158 TextUniq| mots elle me montroit un cabinet où j'entrai.~J'étois curieux
159 TextUniq| devoit tout ignorer. Je me cachai même à l'objet de ma passion
160 TextUniq| amour.~Lorsqu'on eut un peu calmé la faim, on se parla : le
161 TextUniq| eus beaucoup de peine à calmer Sara ; elle ne se consoloit
162 TextUniq| pris. Je tiens de lui ce caractere ; & les leçons qu'il m'a
163 TextUniq| élevée & sensible : ces caractères-là ne sçavent point combattre
164 TextUniq| notre langue ; c'étoit les Caractéristiques du Lord Shastesbury, le
165 TextUniq| aussi. Après ces douces caresses, ils vinrent tous vers le
166 TextUniq| ne sommes point dans ce cas ; cédons à nos coeurs en
167 TextUniq| sur l'étonnement que me causoient leurs lumières & sur-tout
168 TextUniq| injuste.~Faut il donc faire céder la loi de la nature à des
169 TextUniq| sommes point dans ce cas ; cédons à nos coeurs en respectant
170 TextUniq| enfin, & ce ne sont point celles-là que nous voulons conserver ;
171 | cent
172 TextUniq| cheval & me conduisit sans cérémonie à la chambre qu'elle me
173 TextUniq| très-parfumées, de groseilles, de cerises & d'excellente crême. En
174 TextUniq| de la nature. Une preuve certaine que les Poëtes sentoient
175 TextUniq| obstacles, ou de répondre à de certaines objections. Je tombai enfin,
176 TextUniq| lorsque ses larmes eurent cessé de couler.~Je vis les regrets
177 TextUniq| proposition répandit le chagrin le plus amer dans mon coeur :
178 TextUniq| plus extraordinaire des chagrins des hommes, c'est qu'ils
179 TextUniq| de la beauté du jour, du chant du rossignol, des fleurs,
180 TextUniq| joue de la flûte, un autre chante : plusieurs laboureurs qui
181 | chaque
182 TextUniq| réjouit plus la vue qu'un mur chargé de tableaux ; les diamants
183 TextUniq| entr'eux de ces plaisirs charmans, & tous paroissoient les
184 TextUniq| Gentilhomme du voisinage qui, charmé de cette campagne, ou peut-être
185 TextUniq| leur force & tous leurs charmes les sentiments de l'amour &
186 TextUniq| laboureurs qui conduisent leurs charrues dans des champs voisins,
187 TextUniq| Aberdeen ; je me mis en chemin vers la fin du printemps &
188 TextUniq| premiers rayons de Soleil, & cherchant à se ranimer par les douces
189 TextUniq| Nous sommes attentifs à chercher tous les plaisirs que nous
190 TextUniq| vis arriver Philips qui me cherchoit depuis long-tems. Je n'avois
191 TextUniq| le champ à descendre de cheval & me conduisit sans cérémonie
192 TextUniq| petit bois de hêtre ; des chevaux, des boeufs, des brebis
193 TextUniq| Poëtes ; mais nous avons choisi de préférence ceux qui nous
194 TextUniq| qu'en attendant j'avois à choisir de me reposer dans ma chambre,
195 TextUniq| brûlant pendant le jour ; je choisis de me rendre dans le jardin.
196 TextUniq| elle rendoit raison du choix des mets qui étoient servis ;
197 TextUniq| berceau où reposoit leur cinquieme enfant : ils se courboient
198 TextUniq| pas oublié la plus légère circonstance. Voici ce que je dis à Philips.~
199 TextUniq| peut-être de ce domestique un citoyen éclairé qui fera l'honneur
200 TextUniq| éclairées. Philips alors me combattoit avec force & il trouvoit
201 TextUniq| tient à un systême bien combiné & auquel il ne faut rien
202 TextUniq| de ce moment où la nature commande le repos. Sara ne manqua
203 TextUniq| sur le banc de gazon, & commença ainsi son histoire.~Je suis
204 TextUniq| me dit le vieillard qui commençoit à être un peu ivre ; ô le
205 TextUniq| par un certain air de commodité, de propreté & d'abondance
206 TextUniq| Philips, nous aurons les commodités que demande la nature, &
207 TextUniq| la nature donne à tous en communauté, sont précisément ceux qui
208 TextUniq| distingué dans la Chambre des Communes par son désintéressement &
209 TextUniq| ensemble ; la joie d'un seul se communique à tous ; si un berger joue
210 TextUniq| Poëtes sentoient le besoin de communiquer leur plaisir pour l'augmenter,
211 TextUniq| travaux champêtres qui sont communs à un plus grand nombre d'
212 TextUniq| en ai jugé, lorsque j'ai comparé les instructions qu'il me
213 TextUniq| quelles moeurs ont-ils comparées aux moeurs champêtres ?
214 TextUniq| trois mille guinées d'argent comptant. C'est cette somme que je
215 TextUniq| bien dont je ne tenois pas compte ; j'y viendrai souvent pour
216 TextUniq| dès qu'on veut bien les compter encore pour quelque chose,
217 TextUniq| Fermier ; notre mariage fut conclu ; & depuis ce moment où
218 TextUniq| alliances que l'opinion condamne ; c'est un crime que punit
219 TextUniq| plusieurs laboureurs qui conduisent leurs charrues dans des
220 TextUniq| le souper, mes hôtes me conduisirent à ma chambre ; Philips me
221 TextUniq| descendre de cheval & me conduisit sans cérémonie à la chambre
222 TextUniq| âges de la vie. Nous nous conduisons d'après les leçons de mon
223 TextUniq| cour : ce chariot étoit conduit par le fermier qui revenoit
224 TextUniq| circonstances qui vous ont conduite dans cette métairie, je
225 TextUniq| pas d'avoir mis dans sa confidence un homme qui n'y étoit pas
226 TextUniq| Pays où il a voyagé, me confirment dans la bonne opinion que
227 TextUniq| spectacle touchant de cet amour conjugal & de cette tendresse paternelle.~
228 TextUniq| se jetta à mes pieds, me conjura de différer, d'examiner,
229 TextUniq| résolution ; je l'arrêtai, je le conjurai, au nom de tout mon amour,
230 TextUniq| acceptez-là, je vous en conjure ; mais quelque parti que
231 TextUniq| est pas aveugle ; je vous connois bien, & vous êtes l'homme
232 TextUniq| philosophie & les lettres étoit connu ; on m'avoit trouvé de l'
233 TextUniq| retenu quelques jours. Je connus aisément le maître du logis
234 TextUniq| le témoignage de notre conscience, notre amour & les bienfaits
235 TextUniq| les miens avec moi ; j'y consentis. La table étoit servie proprement ;
236 TextUniq| conventions humaines, & par conséquent du pouvoir qu'elles devoient
237 TextUniq| respect de nous-mêmes ; il conserve toute l'activité de nos
238 TextUniq| venoit de se lever ; le ciel conservoit encore une légère nuance
239 TextUniq| champ lui donner une somme considérable que le jeune homme devoit
240 TextUniq| survécu sans ce sentiment qui console de tout & dont j'étois remplie.
241 TextUniq| de l'homme qu'il falloit consoler ; elle s'est plus appliquée
242 TextUniq| calmer Sara ; elle ne se consoloit pas d'avoir mis dans sa
243 TextUniq| ses connoissances & parut content de mes progrès. Mon pere,
244 TextUniq| dépendre, seront également contents.~Le vieillard étoit transporté
245 TextUniq| des miennes en répétant continuellement, mon cher époux, mon cher
246 TextUniq| ouest si violent dans ces contrées ; elle étoit à cent toises
247 TextUniq| aimable & si éclairé. Je fus convaincu qu'il y a du bonheur & de
248 TextUniq| la nature. C'est sur la convenance des personnes qu'elle a
249 TextUniq| marier : s'il peut vous convenir, j'aurai le plaisir de voir
250 TextUniq| simple & excellent ; les convives étoient sobres & sensuels ;
251 TextUniq| tremblement s'empara de tout son corps ; ses yeux avoient un mouvement
252 TextUniq| dans le vallon & sur les côteaux ; quatre enfants de la plus
253 TextUniq| Le soleil étoit prêt à se coucher lorsque j'arrivai à huit
254 TextUniq| d'une petite riviere qui coule dans un joli vallon : des
255 TextUniq| ses larmes eurent cessé de couler.~Je vis les regrets de Philips
256 TextUniq| avoit au souverain degré le courage d'esprit, & n'a jamais été
257 TextUniq| cinquieme enfant : ils se courboient tous deux sur le berceau, &
258 TextUniq| des hommes, c'est qu'ils courent après des plaisirs qui ne
259 TextUniq| coururent à la porte ; j'y vis courir la fermiere : ils alloient
260 TextUniq| examinoient curieusement coururent à la porte ; j'y vis courir
261 TextUniq| qui devoient le plus lui coûter & qu'il ne voyoit que mes
262 TextUniq| mots ; chaque syllabe lui coûtoit à prononcer. Il faut, disoit-il,....
263 TextUniq| proprement ; elle étoit couverte de poudings & de légumes, &
264 TextUniq| pommiers à cidre, des champs couverts de légumes l'environnoient ;
265 TextUniq| s'assit auprès de moi en couvrant une de mes mains de ses
266 TextUniq| de la vie champêtre, par Cowley, quelques morceaux de Spencer,
267 TextUniq| s'en occupât, soit qu'il craignît de déplaire à sa belle-fille,
268 TextUniq| non pour la combattre. Je craignois & respectois l'opinion des
269 TextUniq| mais je fus arrêté par la crainte de lui ôter de la confiance &
270 TextUniq| de cerises & d'excellente crême. En même-tems de jeunes
271 TextUniq| blancheur que lui donne le crépuscule & qui précède ce bleu sombre
272 TextUniq| écriant, mon cher époux ! A ce cri si tendre, à ce mot si énergique,
273 TextUniq| opinion condamne ; c'est un crime que punit le mépris des
274 TextUniq| nom de ma famille : on me croit morte, & je veux que mon
275 TextUniq| celle des Philosophes qui croyent à la vertu & qui nous la
276 TextUniq| ainsi, j'étois fort ému, je croyois la reconnoître ; il me restoit
277 TextUniq| les affaires, & on ne me croyoit occupée à la campagne que
278 TextUniq| Philips & moi, nous ne nous croyons point parfaits ; mais nous
279 TextUniq| reprocherai toute ma vie la peine cruelle que je portai dans le coeur
280 TextUniq| avois peine à répondre. Je crus remarquer que, lorsqu'il
281 TextUniq| jardin & qui m'examinoient curieusement coururent à la porte ; j'
282 TextUniq| cabinet où j'entrai.~J'étois curieux de voir la bibliothèque
283 TextUniq| baisers. Ce moment, qui a décidé du bonheur de ma vie, est
284 TextUniq| attendrissement ; j'étois prêt à me découvrir à Sara ; mais je fus arrêté
285 TextUniq| de ma passion qui ne me découvrit pas la sienne, & qui me
286 TextUniq| dans le son de sa voix, je découvrois toute la passion que lui
287 TextUniq| la Philosophie : elle a dégénéré de nos jours en fausse subtilité ;
288 TextUniq| amusés, nous serions bientôt dégoûtés de ce qui nous amuse ; si
289 TextUniq| est plus appliquée à le dégrader qu'à le conduire ; elle
290 TextUniq| arrêtent sur les sensations délicieuses que nous recevons de la
291 TextUniq| activité de nos coeurs & le délicieux enthousiasme de l'amour.
292 TextUniq| ici ; Tibulle y aimeroit Delie; il la chanteroit & il chanteroit
293 TextUniq| ma famille.~Mon oncle me demanda la permission de m'amener
294 | demande
295 TextUniq| celle des hommes qui nous demandent une postérité ; & pourquoi
296 TextUniq| mettre à table : mes hôtes me demanderent la permission de faire manger
297 TextUniq| toute la passion que lui demandoit mon coeur, & rien qui pût
298 TextUniq| discours, dans toutes ses démarches & jusques dans son air,
299 TextUniq| qui j'ai tant de plaisir à dépendre, seront également contents.~
300 TextUniq| vigilante, & que ceux qui dépendront de moi, & ceux de qui j'
301 TextUniq| plaisir que j'en eus à me dépouiller de la mienne.~Après avoir
302 TextUniq| avoient reçues jusqu'à la dernière postérité.~Cette conversation,
303 TextUniq| Dès que je fus habillé, je descendis dans la cour où je trouvai
304 TextUniq| m'invita sur le champ à descendre de cheval & me conduisit
305 TextUniq| Chambre des Communes par son désintéressement & par son éloquence : il
306 TextUniq| conversations il apprit que le desir de soulager la vieillesse
307 TextUniq| en recherches vaines, en desirs inutiles, & nous n'oublierons
308 TextUniq| avons des principes au-delà desquels nous ne pouvons point être
309 TextUniq| avenir nous transporte. Ce dessein de se perfectionner l'un
310 TextUniq| jamais. Je lui fis part des desseins de mon oncle & des regrets
311 TextUniq| les plats & apporter le dessert : il étoit composé de fraises
312 TextUniq| qu'un fauteuil qui étoit destiné à un vieillard qu'on me
313 TextUniq| que je m'applaudisse de ma destinée. Nous sommes heureux, &
314 TextUniq| mari, vous m'instruirez des détails du ménage ; je me flatte
315 TextUniq| fatigué & j'avois faim ; je me déterminai à passer la nuit dans une
316 TextUniq| connoître beaucoup, & que je me déterminerois par les convenances personnelles
317 TextUniq| en suivant le cours & les détours de la petite riviere.~Sara
318 | devant
319 TextUniq| mais nous tendons à le devenir ; nous sommes bons & nous
320 TextUniq| voisinage de mes parents m'est devenue chère ; je me flatte bien
321 TextUniq| triste qu'à l'ordinaire ; je devinai aussi le motif qui lui faisoit
322 TextUniq| sienne, & qui me la laissa deviner. J'avois l'ame fière, élevée &
323 TextUniq| je n'oublierois ce que je devois à ma famille.~Mon oncle
324 TextUniq| Provençaux, & des livres de dévotion : je vis d'abord les ouvrages
325 TextUniq| chargé de tableaux ; les diamants dans ma tête me pareront
326 TextUniq| étudié l'homme dans les différentes parties de l'Europe, dans
327 TextUniq| mes pieds, me conjura de différer, d'examiner, de craindre
328 TextUniq| honnêteté dont il étoit difficile de n'être pas touché.~Les
329 TextUniq| quelquefois. Un jour, après avoir dîné chez moi, il me proposa
330 TextUniq| connoître davantage : vous me direz peut-être ce que le pere
331 TextUniq| souper, voilà des livres : en disant ces mots elle me montroit
332 TextUniq| ouvriers ensemble : ils disoient même aux bergers de conduire
333 TextUniq| nous habitons. Nous nous disons quelquefois : Homere & Virgile
334 TextUniq| donnent aux filles le droit de disposer d'elles & de leur fortune.
335 TextUniq| cour ; les domestiques se disposoient au travail. J'avoue que
336 TextUniq| avoit eu l'avantage dans ces disputes, il étoit plus triste qu'
337 TextUniq| avec impatience qu'elle la dissipât. Nous passions, continua
338 TextUniq| est des illusions qui se dissipent enfin, & ce ne sont point
339 TextUniq| environnoient ; il y avoit à quelque distance de la maison un petit bois
340 TextUniq| élevés de son pays. Il ne se distingua d'abord des autres domestiques
341 TextUniq| Je remarquai que dans la distribution du travail ils affectoient
342 TextUniq| imaginattion. Je n'avois pas dix-huit ans & mon pere trouvoit
343 | doit
344 TextUniq| auprès d'Hamstead ! ils doivent être bien étonnés de se
345 TextUniq| je ferai peut-être de ce domestique un citoyen éclairé qui fera
346 | donc
347 TextUniq| laissoit voir toute entiere en donnant à tetter à un enfant de
348 TextUniq| la préférence que j'avois donnée à sa maison pour y passer
349 TextUniq| faire mon testament, & je donnerai toute ma fortune à mon cousin ;
350 TextUniq| m'aimeroient, qu'ils me donneroient de leurs nouvelles, & qu'
351 TextUniq| Quant aux biens que Sara m'a donnés, je n'en ferai aucun usage
352 TextUniq| voulut l'instruire. Mylord Dorset, disoit-il, a tiré Prior
353 TextUniq| de plus il sentoit ma douleur ; ses yeux se mouilloient
354 TextUniq| de Philemon & Baucis, par Dryden, & les Saisons de Thomson :
355 TextUniq| le conduire ; elle auroit dû nous montrer les biens qui
356 TextUniq| hommes dont l'ame seche, dure ou frivole auroit été insensible
357 TextUniq| que j'aurois voulu faire durer toute ma vie.~Je m'éveillai
358 TextUniq| oncle avec une froideur qui dut l'offenser. Je lui dis que
359 TextUniq| cette terre, ce ciel, ces eaux, ces bois, ces prés, toutes
360 TextUniq| trouvoit de voluptés sans s'écarter de la plus simple nature.
361 TextUniq| nos organes & qui auroient échappé à la pensée. Tous ces hommes,
362 TextUniq| pour nous. Quelquefois il m'échappoit de douter de la justice
363 TextUniq| de ma vie. J'étois trop éclairée pour ne pas sentir les conséquences
364 TextUniq| devoient avoir sur des ames éclairées. Philips alors me combattoit
365 TextUniq| un des hommes les plus éclairés de son siècle, l'étoit autant
366 TextUniq| j'aime, il ne s'est pas écoulé une heure sans que je m'
367 TextUniq| avec précipitation, elle s'écria : je suis perdue. Non, vous
368 TextUniq| pressai dans mes bras en m'écriant, mon cher époux ! A ce cri
369 TextUniq| plus de joie que j'en eus à écrire mon testament ; jamais on
370 TextUniq| ordres, fit la visite de ses écuries, & le couple heureux alla
371 TextUniq| prit soin lui-même de mon éducation : il me trouvoit de la sagacité &
372 TextUniq| changer.~Je fis de nouveaux efforts, & je ne pus obtenir de
373 TextUniq| esprit, & n'a jamais été effrayé des conséquences d'un systême
374 TextUniq| plaisir à dépendre, seront également contents.~Le vieillard étoit
375 TextUniq| vis les regrets de Philips égaler les miens & de plus il sentoit
376 TextUniq| Angleterre, méritoit de moi d'égards & d'attachement. Il est
377 TextUniq| mouvement extraordinaire & de l'égarement ; il n'articuloit que quelques
378 TextUniq| le dis à Sara. Les hommes égayent, me dit-elle, le travail
379 TextUniq| Idylles de Théocrite, des Eglogues & des Georgiques de Virgile,
380 TextUniq| me possédai plus : je m'élançai pour soutenir mon cher Philips ;
381 TextUniq| sur ses bras ; elle les éleva jusqu'aux joues de leur
382 TextUniq| deviner. J'avois l'ame fière, élevée & sensible : ces caractères-là
383 TextUniq| en nous des illusions qui élevent notre ame & qui l'épurent.
384 TextUniq| homme étoit un des mieux élevés de son pays. Il ne se distingua
385 TextUniq| leçons de mon père, & nous élevons nos enfants dans ces principes :
386 TextUniq| quelque-tems sans parler.~C'est elle-même, me disois-je alors, c'est
387 TextUniq| désintéressement & par son éloquence : il venoit me voir quelquefois.
388 TextUniq| pour la première fois, j'embrassai les genoux de cet excellent
389 TextUniq| voyoit jamais entrer sans une émotion dont je m'apperçus & qui
390 TextUniq| sont remplies, plus les émotions y sont vives & agréables, &
391 TextUniq| pâlir ; un tremblement s'empara de tout son corps ; ses
392 TextUniq| enthousiasme du spectateur ; il l'empêche même de s'éteindre par l'
393 TextUniq| fermiers. Dans ces deux emplois, Philips put recevoir, sans
394 TextUniq| parloit ainsi, j'étois fort ému, je croyois la reconnoître ;
395 TextUniq| en souriant. J'étois enchanté du spectacle touchant de
396 TextUniq| regnoient dans la maison, tout m'enchantoit. Pour peu qu'on n'ait ni
397 TextUniq| J'eus quelque peine à m'endormir : tout ce que je venois
398 TextUniq| étois remplie. Sara dans cet endroit fondit en larmes & resta
399 TextUniq| cri si tendre, à ce mot si énergique, Philips ne me répondit
400 TextUniq| mon oncle fut parti, je m'enfonçai dans un bois obscur où je
401 TextUniq| fenêtre la vue s'étendoit & s'enfonçoit dans le vallon en suivant
402 TextUniq| enfance, & que la mort m'avoit enlevée : en attendant il vouloit
403 TextUniq| seroit moins vif en nous ; l'ennui prendroit la place de nos
404 TextUniq| vous voyez le plaisir, vous entendez des cris de joie.~Philips
405 TextUniq| étois à peine assis que j'entendis de grands cris autour de
406 TextUniq| ne doutai plus qu'ils n'entendissent le François, lorsque je
407 TextUniq| que sçait-on si les autres enthousiasmes, qui font les délices de
408 TextUniq| que mon cher Philips, tout entier à moi, s'oubliant lui-même,
409 TextUniq| elle laissoit voir toute entiere en donnant à tetter à un
410 TextUniq| domestiques se parloient entr'eux de ces plaisirs charmans, &
411 TextUniq| nous ne pouvons point être entraînés par les circonstances, &
412 TextUniq| sentiment & les images, entretiennent dans l'ame le charme de
413 TextUniq| au-devant d'un chariot vuide qui entroit dans la cour : ce chariot
414 TextUniq| états de la vie les plus enviés, j'étois persuadé que les
415 TextUniq| champs couverts de légumes l'environnoient ; il y avoit à quelque distance
416 TextUniq| fermiere : je remarquai qu'elle envoya une jeune servante se placer
417 TextUniq| que le jeune homme devoit envoyer à sa famille ; mais combien
418 TextUniq| l'autre. Je vis qu'elle envoyoit à un de ses valets un plat
419 TextUniq| je vais vous porter. Si j'épousois mon cousin, nous serions
420 TextUniq| attachement. Il est vrai que j'éprouvois de la part de mes parents
421 TextUniq| élevent notre ame & qui l'épurent. Nous voulons penser bien
422 TextUniq| leur caractère. C'est une erreur dans laquelle nous ne sommes
423 TextUniq| peuplée de volaille de toute espèce : à la porte de la cour
424 TextUniq| nous sommes bons & nous espérons nous rendre meilleurs ;
425 TextUniq| vis sur une tablette les Essais de Montagne, le Droit Naturel,
426 TextUniq| ils ont voulu parler, c'est-à-dire des hommes dont l'ame seche,
427 TextUniq| oublierons pas de jouïr. Qu'est-ce qui nous rend heureux, Philips &
428 TextUniq| commodes ? notre table n'est-elle pas saine & abondante ?
429 TextUniq| motif de plus de nous rendre estimables ; nous ne voulons point
430 TextUniq| honnêtes & des preuves de l'estime qu'ils avoient pour ma raison.
431 TextUniq| Philips m'aimoit trop, m'estimoit trop, il se rendoit trop
432 | et
433 TextUniq| troupeaux sortoient de l'étable, les pigeons de la voliere, &
434 TextUniq| tendresse paternelle.~Le souper étant prêt, nous allâmes nous
435 TextUniq| délices de nos coeurs, ne s'éteindroient pas avec celui que nous
436 TextUniq| philosophie qui nous dégrade & qui éteint dans le coeur l'enthousiasme
437 TextUniq| de la fenêtre la vue s'étendoit & s'enfonçoit dans le vallon
438 TextUniq| beauté de la nuit, l'or étincelant des astres, le silence de
439 TextUniq| ces différents états. C'étoit-là le projet de mon père, &
440 TextUniq| esprit. Je me récriai sur l'étonnement que me causoient leurs lumières &
441 TextUniq| ils doivent être bien étonnés de se trouver là ! quel
442 TextUniq| recevoient de leur mieux les étrangers de toute sorte d'états.
443 TextUniq| s'est distingué dans ses études, & depuis quelques années
444 TextUniq| voyages, & qu'après avoir étudié l'homme dans les différentes
445 TextUniq| que l'un & l'autre avoit eue pour moi.~Vous connoissez
446 TextUniq| ainsi, lorsque ses larmes eurent cessé de couler.~Je vis
447 TextUniq| ces sujets importants par eux-mêmes, & que notre situation rendoit
448 TextUniq| durer toute ma vie.~Je m'éveillai assez matin ; mais je ne
449 TextUniq| lui répondis-je, tout est examiné. Eh ! que pourrai-je regretter ?
450 TextUniq| me conjura de différer, d'examiner, de craindre les regrets.
451 TextUniq| suivi dans le jardin & qui m'examinoient curieusement coururent à
452 TextUniq| groseilles, de cerises & d'excellente crême. En même-tems de jeunes
453 TextUniq| soif, la sueur, la fatigue excessive, vous voyez le plaisir,
454 TextUniq| de mon père, & il l'eût exécuté s'il eût vécu. Il trouvoit
455 TextUniq| perdrai mon carrosse, mais j'exercerai mes jambes ; Philips, nous
456 TextUniq| font doux. Je vis qu'on exhortoit le bon-homme à boire ; j'
457 TextUniq| morte, & je veux que mon existence soit ignorée ; cela est
458 TextUniq| autres domestiques que par un extrême attachement à ses devoirs ;
459 TextUniq| morceaux de Spencer, la Fable de Philemon & Baucis, par
460 TextUniq| négliger les plaisirs simples & faciles qu'ils peuvent donner à
461 TextUniq| fixerai peut-être ; je la fais rebâtir. Quant aux biens
462 TextUniq| disoit-il, notre métairie, faites-en la visite, & vous la trouverez
463 TextUniq| les domestiques étoient familiers avec les maîtres ; ils ne
464 TextUniq| un méchant lit ; j'étois fatigué & j'avois faim ; je me déterminai
465 TextUniq| dégénéré de nos jours en fausse subtilité ; elle a trop
466 TextUniq| mais il n'y avoit qu'un fauteuil qui étoit destiné à un vieillard
467 TextUniq| hommes rassemblés, comme une fenaison, une tondaison, une moisson ?
468 TextUniq| domestique un citoyen éclairé qui fera l'honneur de sa patrie.
469 TextUniq| Peut-être, divine Sara, vous ferez-vous connoître davantage : vous
470 TextUniq| plus de richesses, nous ne ferions plus, avec le même intérêt,
471 TextUniq| trouver une femme qui me feroit oublier une parente que
472 TextUniq| spectacle d'un côteau riant & fertile réjouit plus la vue qu'un
473 TextUniq| jamais Roi n'a été si fier de son sceptre que cet enfant
474 TextUniq| où nos loix donnent aux filles le droit de disposer d'elles &
475 | fin
476 TextUniq| abondance champêtre avoir fixé mon attention.~Cette ferme
477 TextUniq| peu-à-peu en me regardant fixement ; ses yeux se baignoient
478 TextUniq| aller souvent, & je m'y fixerai peut-être ; je la fais rebâtir.
479 TextUniq| heureux, & nous pouvons nous flatter que nous le serons toujours
480 TextUniq| me marier : mon pere se flattoit de me trouver une femme
481 TextUniq| si un berger joue de la flûte, un autre chante : plusieurs
482 TextUniq| mais ils résistent à ses foiblesses. Philips d'ailleurs ne sçavoit
483 TextUniq| Philips & Sara, malgré les foins dont ils s'occupoient alors,
484 TextUniq| fatigue, sans devoirs, sans fonctions, toujours amusés, nous serions
485 TextUniq| des personnes qu'elle a fondé le bonheur des mariages ;
486 TextUniq| remplie. Sara dans cet endroit fondit en larmes & resta quelque-tems
487 TextUniq| les plus pauvres, & les fonds retourneront un jour aux
488 TextUniq| arbres, auprès d'une petite fontaine. La soirée étoit belle ;
489 TextUniq| père, de ses vertus & de la forte de bonheur dont il jouissoit
490 TextUniq| circonstances, & que nous fortifions encore par la philosophie.
491 TextUniq| ans ; elle étoit blonde & fraîche, quoiqu'un peu hâlée ; elle
492 TextUniq| dessert : il étoit composé de fraises très-parfumées, de groseilles,
493 TextUniq| vis aussi une traduction Françoise du Prædium Rusticum, Poëme
494 TextUniq| suivit. Mon pere avoit de fréquentes conversations avec lui.
495 TextUniq| long-tems comme celle de mon frere. Cette proposition répandit
496 TextUniq| dont l'ame seche, dure ou frivole auroit été insensible au
497 TextUniq| plus long-tems que je ne fusse heureuse dans le nouvel
498 TextUniq| plus que la bibliothèque ne fût à l'usage de mes hôtes, &
499 TextUniq| mais combien mon pere ne fut-il pas étonné lorsque son laquais
500 TextUniq| pouvoit prendre sur ses gages, avoit déterminé l'Ecossois
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