1877-rempl | remug-zola
gras = Texte principal
Chapitre gris = Texte de commentaire
501 TextUniq| vient notre mot français : remugle, remeugle, dont ont tant
502 TextUniq| avons pas été étonné de rencontrer ce vieux terme du patois
503 TextUniq| matin, revient de quelque rendez-vous, elle raconte qu'elle a
504 TextUniq| terme est du reste assez répandu. On le trouve à Guernesey
505 TextUniq| pendant des jours entiers, on répétera encore le titre de la revue
506 TextUniq| pluie fine tombant sans répit et dont l'humidité se mêle
507 TextUniq| où la jeune paysanne est représentée la tête penchée et embrunchée
508 TextUniq| étymologistes ne peuvent se résoudre à faire venir crassin, crassiner,
509 TextUniq| Cotentin, et à Jersey, qu'on retrouve, par exemple, dans les Rôles
510 TextUniq| quand Emma, au matin, revient de quelque rendez-vous,
511 TextUniq| menaçant se tait et une riée, un rayon de soleil qui
512 TextUniq| d'adages ou de formules rimaillées, changeant suivant les dates
513 TextUniq| crasset ou lanterne ». Les Rimes guernesaises disent encore :~
514 TextUniq| venu du vieux français. Robert Estienne, dans sa Grammaire,
515 TextUniq| un sieur Girard, dit à Rodomont : « Je n'ai pas été sitôt
516 TextUniq| sang giclaient à tour de rôle !! Dans une petite pièce,
517 TextUniq| retrouve, par exemple, dans les Rôles d'Oléron : « Le maître doit
518 TextUniq| fêtes. Il y avait dans un roman très étudié sur les moeurs
519 TextUniq| dont ont tant abusé les romanciers français, notamment J.-K.
520 TextUniq| a dû songer au crachin rouennais.~ Qui veut garder une image
521 TextUniq| le tonnerre lointain, qui roule sourdement, sans pluie,
522 TextUniq| Comment ne pas citer les rouvents ou rouxvents si redoutés
523 TextUniq| pas citer les rouvents ou rouxvents si redoutés du paysan normand,
524 TextUniq| soleil ardent, devient dur et rude, se découpe avec sécheresse.
525 TextUniq| n'a qu'à se rappeler la rue et l'arcade de la Grosse
526 TextUniq| jour d'automne, sous la ruine de cette pluie douce, véritable
527 TextUniq| jaunies, au temps de la « Saint-Romain », quand les promeneurs
528 TextUniq| le titre de la revue de saison : V'là qui r'crassine !~ ~
529 TextUniq| Observateur de la température, des saisons, du régime des vents, des
530 TextUniq| conte du Journal, et Dieu sait, si les contes du Journal
531 TextUniq| énorme. Le vin, l'eau, le sang giclaient à tour de rôle !!
532 TextUniq| grande charité~De remettre en santé~Une gorge altérée,~Lui donnant
533 TextUniq| des croustillons. Celui-là saura alors ce que c'est que le
534 TextUniq| enfoncée, chassant au canard sauvage, avec sa longue carabine.~
535 TextUniq| bien voir l'arrivée, ne savaient ou se fourrer. Les remblardes
536 TextUniq| relever dans le langage imagé, savoureux des paysans normands à propos
537 TextUniq| le temps maigre, le temps sec et froid du commencement
538 TextUniq| commencement du printemps et des semailles ; le temps matonneux, rempli
539 TextUniq| normand quelques termes qui semblent dériver de la même origine :
540 TextUniq| sitôt à la Rapée que j'ai senti une guillée d'eau, ce qui
541 TextUniq| disparaître que dans sa septième édition, en 1877.~ Mais
542 | seulement
543 TextUniq| d'Odet de Tournebus, un sieur Girard, dit à Rodomont : «
544 TextUniq| dans Apulée, crassitas, signifiant épaisseur de l'air : « Aeris
545 TextUniq| ses dérivés, avec la même signification, mais sur l'étymologie,
546 TextUniq| est tout le contraire - signifie chaleur étouffante, lourde,
547 TextUniq| le vrai mot du pays, pour signifier cracher, est écopir ». Et
548 TextUniq| Rodomont : « Je n'ai pas été sitôt à la Rapée que j'ai senti
549 TextUniq| automne. C'est la mucreur du sol, c'est encore le remeuil,
550 TextUniq| normands, sans apporter de solution absolue. Grammatici certant
551 TextUniq| que j'ai tourné bride. »~ Somme toute, c'est une pluie rapide
552 TextUniq| Verlaine qui ce jour-là, a dû songer au crachin rouennais.~ Qui
553 TextUniq| bec qu'on fichait dans une sorte de bâton. C'est un moyen
554 TextUniq| regardant Emma, dont il soupçonne la conduite, mais il y a
555 TextUniq| tonnerre lointain, qui roule sourdement, sans pluie, en temps d'
556 TextUniq| pommiers, mauvais vents sournois de printemps qui font périr
557 TextUniq| l'humidité, ajoute-t-il sournoisement, en regardant Emma, dont
558 TextUniq| encore les beaux jours, mais soyons sûrs que dans quelques mois,
559 TextUniq| disent dans le même sens : spitting.~ Par contre, Jean Fleury,
560 TextUniq| se trouve dans Milton :~Starry lamps and blazing crassets,
561 TextUniq| seulement les mâtures des steamers et les fils ténus du Transbordeur
562 TextUniq| épais », s'ils avaient su que les Anglais disent dans
563 TextUniq| Grammatici certant et adhuc sub judicilis est.~*~**~~Observateur
564 TextUniq| Voici encore le vent du sud-ouest, le surouet, comme disent
565 | suis
566 TextUniq| formules rimaillées, changeant suivant les dates et les fêtes.
567 TextUniq| le vent du sud-ouest, le surouet, comme disent les marins
568 TextUniq| beaux jours, mais soyons sûrs que dans quelques mois,
569 TextUniq| il est, pour ainsi dire, symbolique de notre cité et de notre
570 TextUniq| Parfois l'hernu menaçant se tait et une riée, un rayon de
571 TextUniq| pénétrante et lente, comme tamisée, tombant trop souvent à
572 | tant
573 TextUniq| bien, dit-il. Quant à moi, tel que vous me voyez, dès la
574 TextUniq| dans Alain Chartier, « Me tenant la teste et les yeux embrunchés »,
575 TextUniq| des steamers et les fils ténus du Transbordeur rayant le
576 TextUniq| encore sous cette forme : « Terrarum halitu densiore crassatus
577 TextUniq| de notre cité et de notre terroir pluvieux. Barbey d'Aurevilly
578 TextUniq| Chartier, « Me tenant la teste et les yeux embrunchés »,
579 TextUniq| paysanne est représentée la tête penchée et embrunchée sous
580 TextUniq| Texte~Pouvait-on trouver un titre
581 TextUniq| dont l'image est également tirée de la vie agricole. Voilà
582 TextUniq| reste gardé le terme : to embrown.~ Et les vents !
583 TextUniq| le sens particulier de « tomber en petites gouttes ». Pour
584 TextUniq| quand les petites pluies tomberont inlassablement pendant des
585 TextUniq| française de Le Héricher (Tome II) ; dans le Dictionnaire
586 TextUniq| Binet, à l'affût, dans un tonneau à demi enfoncé dans les
587 TextUniq| bien significatif. C'est le tonnerre lointain, qui roule sourdement,
588 | tour
589 TextUniq| qui a été cause que j'ai tourné bride. »~ Somme toute, c'
590 TextUniq| Les Contents, d'Odet de Tournebus, un sieur Girard, dit à
591 | toute
592 TextUniq| steamers et les fils ténus du Transbordeur rayant le ciel gris.~*~**~~
593 TextUniq| naturalistes surtout, ont transformé en gicler, dont Emile Zola
594 TextUniq| premières. Tout le monde était transi. Un homme de l'équipage
595 TextUniq| aspect moderne du Port en travail, s'élargit et s'agrandi
596 TextUniq| de soleil qui apparaît à travers les nuages, rassure les
597 TextUniq| typique de ce Rouen mouillé, trempé et triste, n'a qu'à se rappeler
598 TextUniq| Rouen mouillé, trempé et triste, n'a qu'à se rappeler la
599 TextUniq| Texte~Pouvait-on trouver un titre plus significatif
600 TextUniq| publié ici-même, un vieux type de berger qui avait un proverbe
601 TextUniq| très différentes. Pour les uns crassin, crassiner, crachiner,
602 TextUniq| terme est peut-être moins usité, mais il est bien significatif.
603 TextUniq| Fresnay ; le Glossaire de la vallée d'Yères, de Delboule, partout
604 TextUniq| pour particulariser chaque variation du temps. Souvent même,
605 TextUniq| Huysmans, ou le debet, variété du dégel qui pleure et qui
606 TextUniq| y a encore bien d'autres variétés d'averses ou d'ondée. C'
607 TextUniq| victorieusement d'après un vau-de-vire de Jean Le Houx :~C'est
608 TextUniq| temps. Le poète Gustave Le Vavasseur dans les Locutions normandes,
609 TextUniq| normand, mais est un mot venu du vieux français. Robert
610 TextUniq| ruine de cette pluie douce, véritable brouillard condensé envahissant
611 TextUniq| pleut dans mon coeur » dit Verlaine qui ce jour-là, a dû songer
612 TextUniq| son nom au « ciré », au vêtement des matelots en temps d'
613 TextUniq| conseil pour la combattre victorieusement d'après un vau-de-vire de
614 TextUniq| est également tirée de la vie agricole. Voilà encore le
615 TextUniq| d'épicerie. De là aussi viendrait ce terme bien connu en Normandie,
616 TextUniq| du français, veut qu'il vienne de haler et de haleter.
617 TextUniq| sans fin. « Il pleut sur la ville comme il pleut dans mon
618 TextUniq| consommation énorme. Le vin, l'eau, le sang giclaient
619 TextUniq| disparaîtra encore sous son voile de brume impondérable, de
620 TextUniq| finesse aérienne quand ils se voilent et s'effacent sous la brume
621 TextUniq| passagers qui aiment bien voir l'arrivée, ne savaient ou
622 TextUniq| de beurre, de chandelle, voire même d'épicerie. De là aussi
623 TextUniq| quand les promeneurs vont patauger, sous une pluie
624 TextUniq| Quant à moi, tel que vous me voyez, dès la pointe du jour,
625 TextUniq| and blazing crassets, fed~With naphta and asphaltus.~~D'
626 TextUniq| Glossaire de la vallée d'Yères, de Delboule, partout vous
627 | yeux
628 TextUniq| transformé en gicler, dont Emile Zola a fait une consommation
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