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II
Par lettres-patentes données par le roi, en février 1778, l'évêque de Lisieux est autorisé à établir son Ecole charitable, laquelle fonctionnait déjà à
la satisfaction générale.
En effet, le 13 mars de la dite année, les maire, échevins et notables de la
ville certifient que depuis 10 mois que les Frères de l'Institut des Ecoles
chrétiennes ont ouvert leur Ecole, les citoyens n'ont qu'à se louer de la bonne
instruction et éducation qu'ils ont données et donnent journellement à leurs
enfants, et que la ville espère infiniment de la continuation de leur zèle et
attention (10 signatures).
Cinq jours plus tard, les doyen, chanoines et chapelain de
l'église cathédrale de St-Pierre-de-Lisieux, témoins de la vie exemplaire des
Frères des Ecoles chrétiennes établies dans cette ville, et de leur grande
exactitude à remplir leurs obligations, louent, agrèent et approuvent leur
établissement comme très avantageux pour l'éducation chrétienne et civile 1
En exécution de l'arrêt de la cour du Parlement de
Normandie, en date du 1er juin de la dite année 1778, les lettres-patentes
royales sont, le 22 du même mois, signifiées au maire et aux diverses
communautés religieuses de la ville.
Puis, le lendemain, une information est faite, à la requête
de l'évêque, aux fins d'obtenir l'enregistrement de ces lettres patentes. Sont
entendus : Me Sebire, curé de la paroisse de St-Jacques ; Me Denis, vicaire de
la paroisse de St-Germain ; Guillaume-Louis-Félix de Bonnechose, écuyer, ancien
chevau-léger de la garde ordinaire du roi ; Marc-Antoine Le Mercier, écuyer,
chevalier de l'ordre de St-Louis ; François-André de Bellemare, écuyer, ancien
officier au régiment de Flandre-infanterie ; Me Hauvel, curé de la première
portion de la paroisse de St-Désir ; François Formage de Clairval, marchand, de
la paroisse de St-Germain ; Charles Morel, marchand, de la même paroisse ;
Jean-François-Germain Vattier, marchand paroisse de St-Jacques ;
Claude-Nicolas-François Mery, archidiacre d'Auge et J.-B. Le Rat, prébendé du
Pré, députés du chapitre ; André Maillet, avocat fiscal en la haute-justice de
l'hôtel-de-ville, et Charles Auboulet, députés de la ville ; Sebire, député des
communautés hospitalières. Tous approuvent l'établissement de l'Ecole
charitable dont l'utilité et les avantages sont notoires ; pourquoi le
Parlement enregistre les lettres-patentes.
Le 5 octobre suivant, est rédigé le contrat définitif de
conventions entre Mgr de Condorcet et Frère Louis Bernard, procureur du
vénérable Frère Agathon, supérieur général de l'Institut. - Fr. Bernard est
directeur des Frères des Ecoles chrétiennes de Lisieux.
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