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Alphonse Karr
Berthe et Rodolphe

IntraText - Concordances

(Hapax Legomena)


    Chapitre
1 Texte| notre enfant ; que je t'abandonne et que j'aille t'attendre 2 Texte| heureux ou malheureux, aimé ou abandonné, triste ou gai, à l'heure 3 Texte| les gens heureux sont d'un accès difficile.~Alors mourut 4 Texte| pas ébranlée de ce nouvel accident.~Voici ce qui lui était 5 Texte| prit sa harpe, Rodolphe l’accompagna avec sa flûte, et ils jouèrent 6 Texte| vibré, et d'elles-mêmes accompagné la flûte. Quand il s'arrêtait, 7 Texte| encore la flûte de Rodolphe l'accompagner.~C'était Rodolphe qui revenait.~ 8 Texte| suffisante.~Rodolphe venait d'acheter une jolie petite maison. 9 Texte| même à cette heure cesse d'agiter le feuillage. Berthe recommença 10 Texte| heureux ou malheureux, aimé ou abandonné, triste ou 11 Texte| sa femme qu'il avait tant aimée ; que, pendant cette mystérieuse 12 Texte| ensemble cet air que tu aimes tant. Quand nous serons 13 Texte| feuilles semble moduler les airs auxquels nous rattachons 14 Texte| aux deux jeunes gens une aisance suffisante.~Rodolphe venait 15 Texte| conservé dans son malheur, s'alarma, et voulut savoir ce que 16 Texte| son ami ; puis, quand il alla pour le relever, Rodolphe 17 Texte| promis, et cependant ils allaient être séparés le lendemain. 18 | aller 19 Texte| te chercher, et nos deux âmes confondues s'élèveront pour 20 Texte| voit apparaître vivants et animés tous ses souvenirs, toutes 21 Texte| il semble que l'on voit apparaître vivants et animés tous ses 22 Texte| Quand elle sentit sa fin approcher, elle dit à Rodolphe :~« 23 Texte| jeune musicien Rodolphe Arnheim et Berthe, la plus jolie 24 Texte| mais tout à coup elle s'arrêta pour écouter.~Tout était 25 Texte| les sons de la harpe s'arrêtaient de leur côté.~Au second 26 Texte| abandonne et que j'aille t'attendre dans une vie meilleure. 27 Texte| terre où elles n'auront plus aucun lien. Chaque année, au jour 28 Texte| les cordes vibrer sans qu'aucune main les touchât. Elle joua 29 Texte| sur une terre où elles n'auront plus aucun lien. Chaque 30 | aussi 31 Texte| crut devoir lui céder, d'autant que sa raison ne paraissait 32 | autre 33 | autres 34 Texte| semble moduler les airs auxquels nous rattachons de doux 35 Texte| on voyait à l'horizon une bande de pourpre produite par 36 Texte| par de grands rosiers du Bengale ; et puis tout cela fermait 37 Texte| le père de Berthe avait bénie avant de mourir. Rodolphe 38 Texte| lui-même était paré d'un bouquet. Il avait jonché le lit 39 Texte| encore le faire voyager. Au bout d'une année, il revint dans 40 Texte| fond de leur orbite, et brillaient d'un éclat surnaturel : 41 Texte| les cordes de la harpe se brisèrent, et Rodolphe tomba sur le 42 Texte| de Berthe.~L'ami s'était caché derrière une draperie ; 43 Texte| fleurs avant de fermer leur calice, tu joueras cet air qui 44 Texte| retour, sa tête était plus calme ; mais une sombre mélancolie 45 | car 46 Texte| tuerait. On crut devoir lui céder, d'autant que sa raison 47 Texte| touchât. Elle joua une musique céleste, que personne n'avait jamais 48 | cependant 49 Texte| revint dans sa maison ; son cerveau paraissait rétabli, seulement 50 | ces 51 Texte| harpe joua sa partie ; il cessa, et les sons de la harpe 52 Texte| vent même à cette heure cesse d'agiter le feuillage. Berthe 53 Texte| et les sons de la harpe cessèrent ; il porta la main sur les 54 | ceux 55 Texte| enfant, et Berthe mourut de chagrin quelques mois après.~Quand 56 Texte| et Berthe possédaient une charmante petite fille, fruit chéri 57 Texte| a si longtemps pour nous charmé les douleurs de l'absence, 58 Texte| nous réunir, je viendrai te chercher, et nos deux âmes confondues 59 Texte| charmante petite fille, fruit chéri d'une union que le père 60 Texte| feuillée; trois ou quatre chèvrefeuilles grimpaient autour des acacias, 61 | cinq 62 Texte| ciel avec les sons de la cloche du soir et le parfum qu' 63 Texte| défait, la harpe dans un coin.~Quand arriva le jour de 64 | comme 65 Texte| était bien réellement le commencement d'une autre vie; qu'à mesure 66 Texte| harmonieuse à mon âme que les concerts des séraphins. » ~Puis elle 67 Texte| chercher, et nos deux âmes confondues s'élèveront pour ne plus 68 Texte| couchant. C'était l'heure consacrée aux souvenirs : Berthe joua 69 Texte| fatuité de constance lui avait conservé dans son malheur, s'alarma, 70 Texte| douleurs de l'absence, seule consolation qui te restera dans une 71 Texte| hasard ou une fatuité de constance lui avait conservé dans 72 Texte| et pria.~ ~La harpe alors continua seule ; on voyait les cordes 73 | côté 74 Texte| l'heure où le soleil se couche, à l'heure où les prières 75 Texte| journées, les unes riantes et couronnées de roses, les autres pâles 76 Texte| Derrière se trouvait un épais couvert de tilleuls ; devant, une 77 Texte| autres pâles et voilées d'un crêpe.~A cette heure, le dernier 78 Texte| passaient ainsi. Ses joues se creusaient ; ses yeux seuls paraissaient 79 Texte| femme, il se tuerait. On crut devoir lui céder, d'autant 80 Texte| de sa mort, le lit encore défait, la harpe dans un coin.~ 81 Texte| pût pénétrer un regard du dehors : les gens heureux sont 82 Texte| désirait rien de plus, et ne demandait rien de plus au ciel ni 83 Texte| crêpe.~A cette heure, le dernier frémissement du vent dans 84 Texte| ils s'étaient vus pour la dernière fois, Berthe se mettait 85 Texte| cordes, et sa main sentit les dernières vibrations de ces cordes.~ 86 | dès 87 Texte| trouvait heureux, qu'il ne désirait rien de plus, et ne demandait 88 Texte| éloignée. Pendant deux ans, il devait y prendre des leçons d'un 89 | devant 90 Texte| reprit ses sens, il était devenu fou ; il fallut encore le 91 Texte| embrassa et mourut.~Rodolphe devint fou. On le fit voyager quelque 92 | devoir 93 Texte| heureux sont d'un accès difficile.~Alors mourut l'enfant, 94 Texte| solennelle et mystérieuse, elle dispose invinciblement à la rêverie ; 95 Texte| et le revenu de sa place donnait aux deux jeunes gens une 96 Texte| maître de chapelle et lui donnerait sa fille.~« Berthe, dit 97 Texte| longtemps pour nous charmé les douleurs de l'absence, seule consolation 98 Texte| auxquels nous rattachons de doux ou de tristes souvenirs: 99 Texte| était caché derrière une draperie ; il frissonna en entendant 100 Texte| raison ne paraissait pas ébranlée de ce nouvel accident.~Voici 101 Texte| orbite, et brillaient d'un éclat surnaturel : il n'avait 102 Texte| coup elle s'arrêta pour écouter.~Tout était silence ; le 103 Texte| lit de la morte de roses effeuillées.~ ~Puis, au soleil couchant, 104 Texte| nos deux âmes confondues s'élèveront pour ne plus redescendre 105 | elles 106 Texte| harpe avaient vibré, et d'elles-mêmes accompagné la flûte. Quand 107 Texte| partait pour une province éloignée. Pendant deux ans, il devait 108 Texte| séraphins. » ~Puis elle l'embrassa et mourut.~Rodolphe devint 109 Texte| prirent à pleurer, et s'embrassèrent : Rodolphe partit.~Tous 110 Texte| Mais quand on voulut l'emmener, il dit froidement que, 111 Texte| habituer à cette violente émotion, et à n'y trouver qu'une 112 Texte| une sombre mélancolie s'empara de lui et ne le quitta plus. 113 Texte| mystérieuse harmonie qu'il entendait tous les soirs, il lui semblait 114 Texte| draperie ; il frissonna en entendant les sons de la harpe se 115 Texte| recommença l'air, et elle entendit encore la flûte de Rodolphe 116 Texte| entendue et que personne n'entendra jamais. Puis elle reprit 117 Texte| arrêtait ; il lui semblait entendre se mêler aux sons de sa 118 Texte| personne n'avait jamais entendue et que personne n'entendra 119 | entre 120 Texte| fleuries.~A travers l'étroite entrée laissée à la tonnelle, on 121 Texte| Derrière se trouvait un épais couvert de tilleuls ; devant, 122 Texte| les espaces vides de leur épaisse feuillée; trois ou quatre 123 Texte| me reverras ; mon ombre errera autour de toi : car mon 124 Texte| vert sombre fermaient les espaces vides de leur épaisse feuillée; 125 | été 126 | être 127 Texte| guirlandes fleuries.~A travers l'étroite entrée laissée à la tonnelle, 128 Texte| la nuit dans un profond évanouissement.~Mais il finissait par s' 129 Texte| du soir et le parfum qu'exhalent les fleurs avant de fermer 130 | faire 131 | faisait 132 Texte| il était devenu fou ; il fallut encore le faire voyager. 133 Texte| ami, que le hasard ou une fatuité de constance lui avait conservé 134 | faut 135 Texte| n'y avait pas la moindre fente aux portes par laquelle 136 Texte| des lilas d'un vert sombre fermaient les espaces vides de leur 137 Texte| Bengale ; et puis tout cela fermait si bien! il n'y avait pas 138 Texte| exhalent les fleurs avant de fermer leur calice, tu joueras 139 Texte| espaces vides de leur épaisse feuillée; trois ou quatre chèvrefeuilles 140 Texte| frémissement du vent dans les feuilles semble moduler les airs 141 Texte| partit.~Tous deux furent fidèles à leur promesse. Chaque 142 Texte| Berthe, la plus jolie des filles de Mayence, se trouvaient 143 Texte| Berthe ; et quand il fut fini, tout à coup toutes les 144 Texte| évanouissement.~Mais il finissait par s'habituer à cette violente 145 | fit 146 Texte| pendre de longues guirlandes fleuries.~A travers l'étroite entrée 147 Texte| Berthe lui résignerait ses fonctions de maître de chapelle et 148 Texte| paraissaient vivants au fond de leur orbite, et brillaient 149 Texte| jardin. Cette tonnelle était formée par cinq acacias, qui mêlaient 150 Texte| remplit la chambre de fleurs fraîches, et vers le soir, il s'enferma, 151 Texte| deux fois, il était tombé frappé de terreur, et avait passé 152 Texte| cette heure, le dernier frémissement du vent dans les feuilles 153 Texte| derrière une draperie ; il frissonna en entendant les sons de 154 Texte| voulut l'emmener, il dit froidement que, si on ne le laissait 155 Texte| charmante petite fille, fruit chéri d'une union que le 156 | furent 157 | fut 158 Texte| ou abandonné, triste ou gai, à l'heure où le soleil 159 Texte| flûte. Rodolphe se mit à genoux et pria.~ ~La harpe alors 160 Texte| Toutes ses soirées et la plus grande partie de ses nuits se passaient 161 Texte| étaient tapissées par de grands rosiers du Bengale ; et 162 Texte| leur feuillage et leurs grappes blanches et parfumées ; 163 Texte| jour, heure des pensées graves, nous jouerons chacun notre 164 Texte| ou quatre chèvrefeuilles grimpaient autour des acacias, et laissaient 165 Texte| laissaient pendre de longues guirlandes fleuries.~A travers l'étroite 166 Texte| prendre des leçons d'un maître habile ; puis à son retour le père 167 Texte| Mais il finissait par s'habituer à cette violente émotion, 168 Texte| pendant cette mystérieuse harmonie qu'il entendait tous les 169 Texte| Cette musique sera plus harmonieuse à mon âme que les concerts 170 Texte| souffrir.~Un ami, que le hasard ou une fatuité de constance 171 Texte| acacias, qui mêlaient dans le haut leur feuillage et leurs 172 Texte| rien de plus au ciel ni aux hommes.~C'était le troisième anniversaire 173 Texte| sortir et aller nulle part. II laissa la chambre de Berthe 174 Texte| avait été victime d'une illusion, il recommença, et la harpe 175 Texte| resta quelque temps aussi immobile que son ami ; puis, quand 176 Texte| il se sentait vivre plus intimement avec sa femme qu'il avait 177 Texte| mystérieuse, elle dispose invinciblement à la rêverie ; dans les 178 Texte| la tonnelle de leur petit jardin. Cette tonnelle était formée 179 Texte| Un soir, le jeune musicien Rodolphe Arnheim 180 Texte| sa place donnait aux deux jeunes gens une aisance suffisante.~ 181 Texte| paré d'un bouquet. Il avait jonché le lit de la morte de roses 182 Texte| prenait sa flûte, et ils jouaient chacun leur partie. Cette 183 Texte| de fermer leur calice, tu joueras cet air qui a si longtemps 184 Texte| accompagna avec sa flûte, et ils jouèrent plusieurs fois l'air favori 185 Texte| des pensées graves, nous jouerons chacun notre partie, et 186 Texte| se passaient ainsi. Ses joues se creusaient ; ses yeux 187 Texte| Berthe, dit Rodolphe, jouons encore une fois ensemble 188 Texte| ses souvenirs, toutes ses journées, les unes riantes et couronnées 189 Texte| et aller nulle part. II laissa la chambre de Berthe telle 190 Texte| grimpaient autour des acacias, et laissaient pendre de longues guirlandes 191 Texte| froidement que, si on ne le laissait pas dans la maison où était 192 Texte| travers l'étroite entrée laissée à la tonnelle, on voyait 193 Texte| il devait y prendre des leçons d'un maître habile ; puis 194 | leurs 195 Texte| elles n'auront plus aucun lien. Chaque année, au jour de 196 Texte| car mon ciel, c'est le lieu où est Rodolphe. Quand le 197 Texte| entre les acacias, des lilas d'un vert sombre fermaient 198 | longtemps 199 Texte| te restera dans une bien longue absence. Cette musique sera 200 Texte| et laissaient pendre de longues guirlandes fleuries.~A travers 201 Texte| la chambre de fleurs; et lorsque vint le soir, il s'enferma 202 Texte| encore la chambre de fleurs ; lui-même était paré d'un bouquet. 203 | ma 204 Texte| avait conservé dans son malheur, s'alarma, et voulut savoir 205 Texte| ma naissance, heureux ou malheureux, aimé ou abandonné, triste 206 Texte| plus jolie des filles de Mayence, se trouvaient seuls. Rodolphe 207 Texte| t'attendre dans une vie meilleure. Si la puissance reste aux 208 Texte| formée par cinq acacias, qui mêlaient dans le haut leur feuillage 209 Texte| calme ; mais une sombre mélancolie s'empara de lui et ne le 210 | mes 211 Texte| commencement d'une autre vie; qu'à mesure qu'il se sentait mourir, 212 Texte| dernière fois, Berthe se mettait à sa harpe, Rodolphe prenait 213 Texte| de la flûte. Rodolphe se mit à genoux et pria.~ ~La harpe 214 Texte| dans les feuilles semble moduler les airs auxquels nous rattachons 215 Texte| bien! il n'y avait pas la moindre fente aux portes par laquelle 216 | mois 217 | moment 218 Texte| de l'âme.~Rodolphe, par moments, s'arrêtait ; il lui semblait 219 Texte| Si la puissance reste aux morts de reparaître sur la terre, 220 Texte| se roulait l'enfant. Les murailles blanches étaient tapissées 221 Texte| Un soir, le jeune musicien Rodolphe Arnheim et Berthe, 222 | ni 223 Texte| paré comme au jour de ses noces ; puis il joua sur sa flûte 224 | nos 225 Texte| paraissait pas ébranlée de ce nouvel accident.~Voici ce qui lui 226 Texte| terreur, et avait passé la nuit dans un profond évanouissement.~ 227 Texte| plus grande partie de ses nuits se passaient ainsi. Ses 228 Texte| vouloir sortir et aller nulle part. II laissa la chambre 229 Texte| vivants au fond de leur orbite, et brillaient d'un éclat 230 Texte| couronnées de roses, les autres pâles et voilées d'un crêpe.~A 231 Texte| naissance de Berthe, il se para, ce qui ne lui était pas 232 Texte| creusaient ; ses yeux seuls paraissaient vivants au fond de leur 233 Texte| la cloche du soir et le parfum qu'exhalent les fleurs avant 234 Texte| leurs grappes blanches et parfumées ; entre les acacias, des 235 Texte| et Rodolphe tomba sur le parquet.~ ~L'ami resta quelque temps 236 Texte| vouloir sortir et aller nulle part. II laissa la chambre de 237 Texte| séparés le lendemain. Rodolphe partait pour une province éloignée. 238 Texte| embrassèrent : Rodolphe partit.~Tous deux furent fidèles 239 Texte| grande partie de ses nuits se passaient ainsi. Ses joues se creusaient ; 240 Texte| frappé de terreur, et avait passé la nuit dans un profond 241 Texte| harpe de Berthe. Deux ans se passèrent ainsi.~Un soir, Berthe se 242 Texte| tilleuls ; devant, une verte pelouse sur laquelle se roulait 243 Texte| des acacias, et laissaient pendre de longues guirlandes fleuries.~ 244 Texte| portes par laquelle pût pénétrer un regard du dehors : les 245 Texte| Au second anniversaire, pensant qu'il avait été victime 246 Texte| la fin du jour, heure des pensées graves, nous jouerons chacun 247 | petit 248 Texte| chapelle, et le revenu de sa place donnait aux deux jeunes 249 Texte| trouver qu'une sorte de plaisir poignant.~Toutes ses soirées 250 Texte| trouva étendu roide sur le plancher. Quand il reprit ses sens, 251 Texte| la fin, ils se prirent à pleurer, et s'embrassèrent : Rodolphe 252 Texte| sa flûte, et ils jouèrent plusieurs fois l'air favori de Berthe. 253 Texte| qu'une sorte de plaisir poignant.~Toutes ses soirées et la 254 Texte| la harpe cessèrent ; il porta la main sur les cordes, 255 Texte| pas la moindre fente aux portes par laquelle pût pénétrer 256 Texte| après, Rodolphe et Berthe possédaient une charmante petite fille, 257 Texte| à l'horizon une bande de pourpre produite par les reflets 258 Texte| le jour sera venu où nous pourrons nous réunir, je viendrai 259 Texte| n'avait plus de vie que précisément de quoi sentir et souffrir.~ 260 Texte| qui lui était arrivé.~Au premier anniversaire, dès qu'il 261 Texte| mettait à sa harpe, Rodolphe prenait sa flûte, et ils jouaient 262 Texte| Pendant deux ans, il devait y prendre des leçons d'un maître habile ; 263 Texte| Rodolphe se mit à genoux et pria.~ ~La harpe alors continua 264 Texte| Berthe. A la fin, ils se prirent à pleurer, et s'embrassèrent : 265 Texte| horizon une bande de pourpre produite par les reflets du soleil 266 Texte| avait passé la nuit dans un profond évanouissement.~Mais il 267 Texte| deux furent fidèles à leur promesse. Chaque soir, à l'heure 268 Texte| Rodolphe et Berthe étaient promis, et cependant ils allaient 269 Texte| Rodolphe partait pour une province éloignée. Pendant deux ans, 270 Texte| une vie meilleure. Si la puissance reste aux morts de reparaître 271 Texte| aux portes par laquelle pût pénétrer un regard du dehors : 272 Texte| épaisse feuillée; trois ou quatre chèvrefeuilles grimpaient 273 | quelques 274 Texte| s'empara de lui et ne le quitta plus. Il se renferma dans 275 | quoi 276 Texte| lui céder, d'autant que sa raison ne paraissait pas ébranlée 277 Texte| notre partie, et cela nous rapprochera. »~Berthe prit sa harpe, 278 Texte| Rodolphe :~« En vain je veux me rattacher à la vie par mes prières ; 279 Texte| moduler les airs auxquels nous rattachons de doux ou de tristes souvenirs: 280 Texte| sa maison, sans y vouloir recevoir personne, sans vouloir sortir 281 Texte| s'élèveront pour ne plus redescendre sur une terre où elles n' 282 Texte| que la mort était bien réellement le commencement d'une autre 283 Texte| pourpre produite par les reflets du soleil couchant. C'était 284 Texte| laquelle pût pénétrer un regard du dehors : les gens heureux 285 Texte| prières ; il faut que j'aille rejoindre notre enfant ; que je t' 286 Texte| puis, quand il alla pour le relever, Rodolphe était mort.~ 287 Texte| ne le quitta plus. Il se renferma dans sa maison, sans y vouloir 288 Texte| puissance reste aux morts de reparaître sur la terre, tu me reverras ; 289 Texte| retour le père de Berthe lui résignerait ses fonctions de maître 290 Texte| sur le parquet.~ ~L'ami resta quelque temps aussi immobile 291 Texte| meilleure. Si la puissance reste aux morts de reparaître 292 Texte| seule consolation qui te restera dans une bien longue absence. 293 Texte| son cerveau paraissait rétabli, seulement il était triste 294 Texte| venu où nous pourrons nous réunir, je viendrai te chercher, 295 Texte| accompagner.~C'était Rodolphe qui revenait.~Deux ans après, Rodolphe 296 Texte| maître de chapelle, et le revenu de sa place donnait aux 297 Texte| dispose invinciblement à la rêverie ; dans les vapeurs qui montent 298 Texte| reparaître sur la terre, tu me reverras ; mon ombre errera autour 299 Texte| Au bout d'une année, il revint dans sa maison ; son cerveau 300 Texte| toutes ses journées, les unes riantes et couronnées de roses, 301 Texte| lendemain, on le trouva étendu roide sur le plancher. Quand il 302 Texte| tapissées par de grands rosiers du Bengale ; et puis tout 303 Texte| les vapeurs qui montent rougeâtres à l'horizon, il semble que 304 Texte| pelouse sur laquelle se roulait l'enfant. Les murailles 305 | savoir 306 Texte| arrêtaient de leur côté.~Au second anniversaire, pensant qu' 307 Texte| plancher. Quand il reprit ses sens, il était devenu fou ; il 308 Texte| que précisément de quoi sentir et souffrir.~Un ami, que 309 Texte| âme que les concerts des séraphins. » ~Puis elle l'embrassa 310 Texte| tu aimes tant. Quand nous serons séparés, à la fin du jour, 311 | seulement 312 Texte| pour écouter.~Tout était silence ; le vent même à cette heure 313 Texte| seulement il était triste et silencieux.~Arriva encore le jour de 314 Texte| plaisir poignant.~Toutes ses soirées et la plus grande partie 315 Texte| qu'il entendait tous les soirs, il lui semblait voir Berthe 316 Texte| Cette heure du soir est solennelle et mystérieuse, elle dispose 317 | sont 318 Texte| et à n'y trouver qu'une sorte de plaisir poignant.~Toutes 319 Texte| recevoir personne, sans vouloir sortir et aller nulle part. II 320 Texte| précisément de quoi sentir et souffrir.~Un ami, que le hasard ou 321 | sous 322 Texte| l'air qu'ils avaient si souvent joué ensemble.~   ~Le lendemain, 323 Texte| jeunes gens une aisance suffisante.~Rodolphe venait d'acheter 324 Texte| et brillaient d'un éclat surnaturel : il n'avait plus de vie 325 Texte| murailles blanches étaient tapissées par de grands rosiers du 326 Texte| laissa la chambre de Berthe telle qu'elle se trouvait au moment 327 Texte| il était tombé frappé de terreur, et avait passé la nuit 328 Texte| temps. A son retour, sa tête était plus calme ; mais 329 Texte| trouvait un épais couvert de tilleuls ; devant, une verte pelouse 330 | toi 331 Texte| se brisèrent, et Rodolphe tomba sur le parquet.~ ~L'ami 332 Texte| Aux deux fois, il était tombé frappé de terreur, et avait 333 Texte| sans qu'aucune main les touchât. Elle joua une musique céleste, 334 | toujours 335 Texte| longues guirlandes fleuries.~A travers l'étroite entrée laissée 336 Texte| rattachons de doux ou de tristes souvenirs: la musique est 337 Texte| de leur épaisse feuillée; trois ou quatre chèvrefeuilles 338 Texte| ni aux hommes.~C'était le troisième anniversaire de la naissance 339 Texte| des filles de Mayence, se trouvaient seuls. Rodolphe et Berthe 340 Texte| violente émotion, et à n'y trouver qu'une sorte de plaisir 341 Texte| était morte sa femme, il se tuerait. On crut devoir lui céder, 342 Texte| toutes ses journées, les unes riantes et couronnées de 343 Texte| fille, fruit chéri d'une union que le père de Berthe avait 344 Texte| elle dit à Rodolphe :~« En vain je veux me rattacher à la 345 Texte| à la rêverie ; dans les vapeurs qui montent rougeâtres à 346 Texte| aisance suffisante.~Rodolphe venait d'acheter une jolie petite 347 Texte| Rodolphe. Quand le jour sera venu où nous pourrons nous réunir, 348 | vers 349 Texte| acacias, des lilas d'un vert sombre fermaient les espaces 350 Texte| de tilleuls ; devant, une verte pelouse sur laquelle se 351 | veux 352 Texte| cordes de la harpe avaient vibré, et d'elles-mêmes accompagné 353 Texte| seule ; on voyait les cordes vibrer sans qu'aucune main les 354 Texte| pensant qu'il avait été victime d'une illusion, il recommença, 355 Texte| sombre fermaient les espaces vides de leur épaisse feuillée; 356 Texte| pourrons nous réunir, je viendrai te chercher, et nos deux 357 Texte| chambre de fleurs; et lorsque vint le soir, il s'enferma et 358 Texte| finissait par s'habituer à cette violente émotion, et à n'y trouver 359 Texte| sentait mourir, il se sentait vivre plus intimement avec sa 360 Texte| ébranlée de ce nouvel accident.~Voici ce qui lui était arrivé.~ 361 Texte| roses, les autres pâles et voilées d'un crêpe.~A cette heure, 362 Texte| les soirs, il lui semblait voir Berthe à sa harpe; qu'il 363 Texte| horizon, il semble que l'on voit apparaître vivants et animés 364 Texte| souvenirs: la musique est la voix de l'âme.~Rodolphe, par 365 Texte| l'heure où ils s'étaient vus pour la dernière fois, Berthe 366 | yeux


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