abais-mouva | mouve-zooph
gras = Texte principal
Partie gris = Texte de commentaire
1 TextUniq| qu'ils y pénétraient, s'abaissait sur la mer. Quand les derniers -
2 TextUniq| furent embarqués, Saturne abattit sur eux la trappe, et alla
3 TextUniq| tablettes. Ils virent d'abord les articles, les pronoms,
4 TextUniq| doit vivre. Et elle vous accable, vous étouffe, et elle veut
5 TextUniq| air ; moi, d'en bas, je l'accompagnerai doucement dans l'ombre.
6 TextUniq| furent-ils descendus, que Saturne accourut en levant les bras.~ ~-
7 TextUniq| splendeurs du monde y étaient accumulées.~ ~- Ce sont les adjectifs,
8 TextUniq| le silence, et nous nous acheminons vers un lieu de beauté.
9 TextUniq| du bateau pour leur dire adieu. Aussitôt, un grand silence
10 TextUniq| accumulées.~ ~- Ce sont les adjectifs, dit Saturne, leur nombre
11 TextUniq| lune.~ ~Et il allait s'adresser au règne inanimé lorsque
12 TextUniq| dit-il, en montrant un adverbe énorme, quadrangulaire et
13 TextUniq| apparaît mieux qu'en tous ces affiquets et ces brimborions, dont
14 TextUniq| lumière.~ ~Et le prince, s'agenouillant, joignit les mains ; et,
15 TextUniq| d'êtres et de choses, s'agitant, se bousculant, poussant
16 TextUniq| capiteuses du globe.~ ~- Qu'ai-je besoin de ces parfumeries !
17 TextUniq| ailleurs ; un peu d'espace ailé ?~ ~- Certainement, dit
18 TextUniq| Saturne, lui qui a des ailes ! Il est, et il n'est plus ;
19 TextUniq| Ils s'en allèrent avec des airs d'insolence.~ ~Mais à
20 TextUniq| même ferraille qui sert à ajuster, à visser, à boulonner les
21 TextUniq| abattit sur eux la trappe, et alla chercher son maître.~ ~Le
22 TextUniq| ancre. Aussitôt, le bateau allégé bondit sur les eaux.~Le
23 TextUniq| leurs âmes s'en étaient allégées. Ils avaient ri et souriaient
24 TextUniq| soupira Saturne.~ ~- Allez! dit le prince, voyez, cherchez
25 TextUniq| avez rejeté Dieu. Comment allez-vous maintenant, sans Dieu, exprimer
26 | allons
27 TextUniq| c'est plutôt une joie amère. Ne gardons que ce qui est
28 TextUniq| sur les eaux, au silence amical de la terre.~ ~Il parla
29 TextUniq| passant par la lucarne, s'amoncelait une telle richesse, qu'on
30 | Amour
31 TextUniq| se tournant du côté des animaux, il dit :~ ~- Mes frères,
32 TextUniq| le mit à l'ancre dans une anse, et partit pour le pays.~ ~
33 TextUniq| la vanité de ce monde n'apparaît mieux qu'en tous ces affiquets
34 TextUniq| plus terrible. La plupart appartiennent au clergé ou à la science
35 TextUniq| continue, qu'un arc-en-ciel y apparut à la face des eaux ; et
36 TextUniq| espère encore, s'écria-t-il ; apportez-les moi, car c'est dans cette
37 TextUniq| jusqu'à l'aube. Parfois il s'approchait d'un d'entre eux, le regardait
38 TextUniq| lueurs lui en signalassent l'approche.~ ~- Je désire, j'espère
39 | Après
40 TextUniq| plainte du vent dans les arbres et aux soupirs de la mer
41 TextUniq| bateau qui ressemblait à une arche. Puis il y planta les mâts,
42 TextUniq| Mais je ne suis pas un architecte.~ ~Ils passèrent devant
43 TextUniq| que la vue de ces savantes architectures porte à la rêverie. Mais
44 TextUniq| peser dix livres ; je l'ai arraché aux mains d'un ecclésiastique.
45 TextUniq| défendre. Ils finiront par lui arracher la tête.~ - Quoi ! dit le
46 TextUniq| les premières marches s'arrêta suffoqué.~ ~- Qu'est-ce
47 TextUniq| débarquerons.~ ~Ils furent bientôt arrivés à cette île, dont la côte
48 TextUniq| aube cependant, ses yeux s'assombrirent, et saisissant les deux
49 TextUniq| y planta les mâts, et y attacha des voiles de soie avec
50 TextUniq| flotter détachée de toute attache, libre dans le ciel, comme
51 TextUniq| Une intense clarté attira le prince au bout de la
52 TextUniq| est comme un désir, une attirance, une force que, certes,
53 TextUniq| s'en allait se rasseoir, attristé.~ ~Une nuit, comme Saturne
54 TextUniq| une force que, certes, aucun de ces grossiers mobiles
55 TextUniq| de beauté. Reposez-vous aujourd'hui, mon bon Saturne, mais
56 TextUniq| en serais mort, si je n'avais pour y exhaler ma peine,
57 TextUniq| descendaient le rivage. Ils s'avançaient en une longue file et passaient
58 | avant
59 TextUniq| C'était :a présent une averse de splendeur si continue,
60 TextUniq| écria Saturne terrifié, qu'avez-vous fait ! Nous allons périr !
61 | avoir
62 | ayant
63 TextUniq| endormie. Seule, dans le pâle azur, comme une rose blanche,
64 TextUniq| mais c'est utile.~ ~- Bah ! dit le prince. Je sais
65 TextUniq| contempla longtemps les bannis. Ses discours les avaient
66 | bas
67 TextUniq| mains, comme une larme, et bat comme le coeur d'un oiseau
68 TextUniq| présent et jamais je n'ai vu bataille plus terrible. La plupart
69 TextUniq| beaucoup continuèrent à se battre entre eux.~ - Fuyons vite,
70 TextUniq| n'ai gardé que les plus beaux, les plus riches, ceux qui
71 TextUniq| ce qui ressemble à ces belles nuits sereines où nous voguons
72 TextUniq| Quand il eut achevé cette besogne, il leva l'ancre et remit
73 TextUniq| Saturne, c'est le plus vil bétail, et il importe de le chasser
74 TextUniq| ce sont des enfants, des bêtes et des choses : tel est
75 TextUniq| aussi des colombes, des biches et des gazelles.~ Et se
76 TextUniq| entre ses doigts un de ces bijoux.~ - C'est le brillant, dit
77 TextUniq| en aperçut un qui était blessé ; c'était la Bonté.~ ~-
78 TextUniq| vivaient au fond d'une forêt bleue dans une vieille tour, d'
79 TextUniq| Il avait des yeux aussi bleus que l'espace, et une chevelure
80 TextUniq| espace, et une chevelure blonde aussi fine que des rayons
81 | bon
82 TextUniq| jeunes requins, plongeaient, bondissaient et rebondissaient, jusqu'
83 TextUniq| Aussitôt, le bateau allégé bondit sur les eaux.~Le prince,
84 | Bonheur
85 | bonne
86 TextUniq| était blessé ; c'était la Bonté.~ ~- Naturellement, dit
87 TextUniq| une petite âme éphémère et bornée, qui peut mourir mais la
88 TextUniq| me défie. Ils vivent et bougent en dedans ; à l'encontre
89 TextUniq| sert à ajuster, à visser, à boulonner les pensées. Cela n'occupait
90 TextUniq| éleva, et bientôt ce fut un bourdonnement tel que le bateau en devint
91 TextUniq| de choses, s'agitant, se bousculant, poussant des cris féroces,
92 TextUniq| clarté attira le prince au bout de la galerie. Là, dans
93 TextUniq| le chassa vers l'île en brandissant sa hache, et il y mettait
94 | bras
95 TextUniq| tous ces affiquets et ces brimborions, dont les âmes sauvages
96 TextUniq| ivoire à un bateau chargé de briques.~ « En voici un, dit-il,
97 TextUniq| étoile du soir, même la brise du matin, ne lui ressemblent
98 TextUniq| monta les adverbes dans une brouette et les déversa par-dessus
99 TextUniq| chut dans les eaux avec un bruit liquide et doux, comme s'
100 TextUniq| une extraordinaire flamme brûla dans ses yeux. A l'aube
101 TextUniq| celle de son maître, et brusquement il plongea ses mains dans
102 TextUniq| dans l'espace comme une bulle d'eau.~ ~- Non, dit le
103 TextUniq| Ils se sont rangés en deux camps, les abstraits à droite,
104 TextUniq| les plus rares et les plus capiteuses du globe.~ ~- Qu'ai-je
105 TextUniq| à gauche, et ils seront cause que nous chavirerons.~ ~-
106 | Cela
107 | celle
108 TextUniq| soeurs, si je me sépare de celles qui parmi vous sont simples
109 TextUniq| mot, et peut-être est-ce celui-là !~ ~Et Saturne disparut
110 TextUniq| autour de vous en un grand cercle, et vous vous tiendrez au
111 TextUniq| présence de son maître un certain nombre de mots que celui-ci
112 TextUniq| peu d'espace ailé ?~ ~- Certainement, dit Saturne, une telle
113 TextUniq| attirance, une force que, certes, aucun de ces grossiers
114 TextUniq| alouettes.~ ~Soudain tout cessa : ils avaient les mains
115 TextUniq| Et il fut aussi plein de chansons et de frissons qu'une forêt
116 TextUniq| terre dure. Et le merle ne chantait pas ; c'était Saturne qui
117 TextUniq| montait sur ses lèvres en chantant. C'était son âme.~ ~Et il
118 TextUniq| silencieuse. C'est pour chanter notre âme que Dieu nous
119 TextUniq| mais la vôtre, pleine de chants inouïs et de clartés latentes,
120 TextUniq| nef d'ivoire à un bateau chargé de briques.~ « En voici
121 TextUniq| navire. Mais Saturne le chassa vers l'île en brandissant
122 TextUniq| ainsi séparés des bons, et chassés sur le rivage, Saturne releva
123 TextUniq| était intervenu.~ ~- Vous chassez les bons et les mauvais,
124 TextUniq| dans l'atmosphère.~ ~- Chassez-les ! criait le prince, mais
125 TextUniq| et tout à coup faillit chavirer. Une lame énorme passa sur
126 TextUniq| ils seront cause que nous chavirerons.~ ~- Chasser les verbes
127 TextUniq| laissant le bateau suivre son chemin.~ Le lendemain le prince
128 TextUniq| découvrit encore ceux que cherchait son âme, malgré que de lointaines
129 TextUniq| paroles ; mais pourquoi ne cherche-t-elle que dans les nuages où l'
130 TextUniq| recueillement, que vous chercherez parmi les mots ceux qui
131 TextUniq| Allez! dit le prince, voyez, cherchez encore, fouillez dans la
132 TextUniq| bleus que l'espace, et une chevelure blonde aussi fine que des
133 TextUniq| journée, Saturne entendit un choc sourd, et aussitôt le roulement
134 TextUniq| éclair dans le soleil, et chut dans les eaux avec un bruit
135 TextUniq| cordages, montaient jusqu'à la cime des mâts. Et la lourde et
136 TextUniq| au loin, au-dessus, des cimes mouvantes, les flots d'une
137 TextUniq| essuyant le front. Mais la clameur continuait à gronder sous
138 TextUniq| Ils entendirent un léger clapotement à la proue et virent reculer
139 TextUniq| pleine de chants inouïs et de clartés latentes, ne le peut pas.
140 TextUniq| plupart appartiennent au clergé ou à la science et leurs
141 TextUniq| à la proue une mystique colombe blanche avec un regard pour
142 TextUniq| que je me sépare aussi des colombes, des biches et des gazelles.~
143 TextUniq| retentissants sont sortis, mais le combat n'en est pas moins terrible.
144 TextUniq| celui-ci lui dit :~ - Je commence à voir plus clair dans mon
145 TextUniq| prince, mon âme n'a rien de concret en elle. Même l'étoile du
146 TextUniq| est un peu dissipée ainsi, confondue avec la tristesse du vent,
147 TextUniq| mystérieux, Celui-ci les considéra toute la nuit, et toute
148 TextUniq| étant pas ineffable, il consolait sa pauvre âme solitaire,
149 TextUniq| Ah ! dit le prince consterné, comment trouver jamais
150 TextUniq| et nous irons y vivre. Je construirai un grand bateau d'ivoire
151 TextUniq| sais qu'il est des gens qui construisent avec les mots des palais,
152 TextUniq| tailla en planchettes, et en construisit un grand bateau qui ressemblait
153 TextUniq| sur la pointe des pieds en contact avec la lune notre mère,
154 TextUniq| prince, debout à la poupe, contempla longtemps les bannis. Ses
155 TextUniq| souriaient émerveillés, et continuaient à regarder la place où le
156 TextUniq| le front. Mais la clameur continuait à gronder sous lui.~ ~-
157 TextUniq| une averse de splendeur si continue, qu'un arc-en-ciel y apparut
158 TextUniq| ruèrent dessus ; mais beaucoup continuèrent à se battre entre eux.~ -
159 TextUniq| un ecclésiastique. Pour convaincre le prince, il le laissa
160 TextUniq| sauvage : un tel lieu leur convient, nous les y débarquerons.~ ~
161 TextUniq| et huppés. On eût dit un cortège de grands seigneurs. Ils
162 TextUniq| arrivés à cette île, dont la côte était couverte de forêts
163 TextUniq| faut être immobile, à demi couché. J'ai besoin aussi de solitude,
164 TextUniq| ses mains, comme dans une coupe, quelque chose qui scintillait.~ ~-
165 TextUniq| mit autour de la tête une couronne de grappes de raisin, dont
166 TextUniq| Saturne lui apporta, comme de coutume, quelques mots qu'il plaça
167 TextUniq| île, dont la côte était couverte de forêts rouges. Saturne
168 TextUniq| Saturne, dit le prince, ne craignez rien ; l'abîme s'est déjà
169 TextUniq| tous les mots que Dieu a créés à son image et à sa ressemblance,
170 TextUniq| était le troupeau léger et crépitant des mots qui passait, en
171 TextUniq| achevé qu'il poussa un grand cri : le prince venait de lancer
172 TextUniq| atmosphère.~ ~- Chassez-les ! criait le prince, mais déjà Saturne
173 TextUniq| les bons et les mauvais, criait-il, les purs et les impurs ;
174 TextUniq| vous étouffe, et elle veut crier ! Vous êtes comme un homme
175 TextUniq| nacrées et des lys radieux qui croissent sur la lune.~ ~Et il allait
176 TextUniq| terrestres le prince de Cynthie et son vieux serviteur Saturne
177 TextUniq| troupe des concrets fut débarquée. Comme ceux-ci avaient été
178 TextUniq| voulons pas périr il faudra débarquer encore les verbes de mouvement.
179 TextUniq| leur convient, nous les y débarquerons.~ ~Ils furent bientôt arrivés
180 TextUniq| verbes de mouvement furent débarqués, et ils virent sauter, bondir,
181 TextUniq| aux vils. C'est un grand débarras pour la lune que leur mort.
182 TextUniq| sur les eaux.~Le prince, debout à la poupe, contempla longtemps
183 TextUniq| vieille tour, d'où l'on découvrait au loin, au-dessus, des
184 TextUniq| pays non plus que jamais je découvrirai mon âme. Si loin que nous
185 TextUniq| de votre âme ; ainsi vous découvrirez ceux qu'elle cherche.~ ~-
186 TextUniq| les autres, le prince ne découvrit encore ceux que cherchait
187 TextUniq| ce qui est laid, vieux, décrépit ou malade, car mon âme saine
188 TextUniq| bonne ; elle ne sait pas se défendre. Ils finiront par lui arracher
189 TextUniq| énigmatiques, et dont je me défie. Ils vivent et bougent en
190 TextUniq| en dedans, et vivent en dehors...~ ~Une intense clarté
191 TextUniq| passèrent et les minces, les délicats, les subtils retombèrent
192 TextUniq| hui, mon bon Saturne, mais demain vous enlèverez encore tout
193 TextUniq| ici l'air irrespirable ? demanda-t-il .~ ~- Ce sont, répondit
194 TextUniq| Saturne ne parvenait pas à démarrer le bateau.~ - Ah ! gémissait-il,
195 TextUniq| ténèbres.~ ~Le prince demeura seul. La nuit tombait. Plus
196 TextUniq| pas un seul mot ne serait demeuré à bord, si le prince n'était
197 TextUniq| me faut être immobile, à demi couché. J'ai besoin aussi
198 TextUniq| Texte~A EUGÈNE DEMOLDER.~ ~Depuis quarante jours
199 TextUniq| première fois depuis leur départ. Il descendit, suivi de
200 TextUniq| de ceux à qui Dieu n'a départi ni beauté, ni grâce, sachez
201 TextUniq| pauvres comme la mousse, ou dépourvues de beauté, ou fétides et
202 | dès
203 TextUniq| prince les aperçut comme ils descendaient le rivage. Ils s'avançaient
204 TextUniq| Débarquez les abstraits.~ ~Ils descendirent avec de grands gestes et
205 TextUniq| Mais à peine furent-ils descendus, que Saturne accourut en
206 TextUniq| en elle, c'est comme un désir, une attirance, une force
207 TextUniq| Le lendemain le prince désira visiter la cale : c'était
208 TextUniq| nombre de mots que celui-ci désirait voir. Il les rangeait dans
209 TextUniq| signalassent l'approche.~ ~- Je désire, j'espère encore, s'écria-t-il ;
210 TextUniq| nourrir, trouva celui-ci si détaché du monde, si distrait de
211 TextUniq| lointain, semblait flotter détachée de toute attache, libre
212 TextUniq| pronoms, chacun à sa place déterminée ou indéterminée. Non loin
213 TextUniq| dans une brouette et les déversa par-dessus bord. Quand il
214 TextUniq| que l'air. Elle était si diaphane, si invisible sous cette
215 TextUniq| ils semblent dormir. On dirait des serpents. Ce sont des
216 | dire
217 TextUniq| dormaient.~ - Même éveillés, disait Saturne, ils semblent dormir.
218 TextUniq| longtemps les bannis. Ses discours les avaient émus, et ils
219 TextUniq| place où le brillant avait disparu. Tout à coup, le prince
220 TextUniq| celui-là !~ ~Et Saturne disparut sous le pont et se mit à
221 TextUniq| Tout y était soigneusement disposé en ordre et rangé sur des
222 TextUniq| roseau. Elle s'est un peu dissipée ainsi, confondue avec la
223 TextUniq| se perdre tout entier, se dissiper dans l'air bleu.~ - Que
224 TextUniq| une rumeur de plus en plus distincte s'éleva, et bientôt ce fut
225 TextUniq| si détaché du monde, si distrait de la vie, qu'il ne sut
226 TextUniq| la mer, de toutes choses. Dites aussi votre âme, maître,
227 TextUniq| meurt étouffé.~ « Votre âme, dites-vous, ne trouve pas de paroles ;
228 TextUniq| ressemblance, et dont les formes diverses vivent sur la lune. Je les
229 | dix
230 TextUniq| rebondissaient, jusqu'à perte do vue.~ ~Ce beau jeu aussi
231 | doit
232 TextUniq| notre âme que Dieu nous a donné la parole. Se taire c'est
233 TextUniq| les mots autour de moi me donnerait le vertige.~ ~- Alors,
234 TextUniq| Comme c'était jour, tous dormaient.~ - Même éveillés, disait
235 TextUniq| Nuit et jour, car même en dormant, ils se battent en rêve.
236 TextUniq| mots qui s'éveillent. Ils dorment le jour quand les choses
237 TextUniq| disait Saturne, ils semblent dormir. On dirait des serpents.
238 TextUniq| jour-là l'avait épuisé, il dormit pendant une longue semaine.
239 TextUniq| veillent la nuit quand tout dort. C'est à ce moment qu'il
240 | doute
241 TextUniq| faisant résonner la terre dure. Et le merle ne chantait
242 TextUniq| des étoiles.~ ~Et Saturne, ébloui, riait, car son âme n'était
243 TextUniq| les purs, les radieux, les éblouissants, les splendides...~ ~-
244 TextUniq| ai arraché aux mains d'un ecclésiastique. Pour convaincre le prince,
245 TextUniq| substantifs qui avaient échappé à la grande expulsion, et
246 TextUniq| votre présence et ne vous échappent pas. Quand tous seront embarqués,
247 TextUniq| hublot.~ ~Il passa comme un éclair dans le soleil, et chut
248 TextUniq| liquide et doux, comme s'il éclatait en perles. Tous deux souriaient
249 TextUniq| sur le rivage comme s'ils écoutaient encore. Mais bientôt ils
250 TextUniq| Il tendit au-dessus de l'écoutille un grand filet à fines mailles
251 TextUniq| encore. Mais bientôt ils s'effacèrent à ses yeux, et il lui sembla
252 TextUniq| était à peine si sa quille effleurait encore les eaux.~ ~A la
253 TextUniq| plus en plus distincte s'éleva, et bientôt ce fut un bourdonnement
254 TextUniq| fauve odeur des foules s'élevait dans l'atmosphère.~ ~-
255 TextUniq| bateau ne s'était pas moins élevé que leurs âmes. C'était
256 TextUniq| et il lui sembla qu'il s'éloignait de l'humanité. De nouveau
257 TextUniq| perles. Tous deux souriaient émerveillés, et continuaient à regarder
258 TextUniq| le roulement du tonnerre emplit tout l'abîme. C'était Dieu
259 TextUniq| de tout ce qu'ils avaient emporté avec eux, il ne leur restait
260 TextUniq| Ses discours les avaient émus, et ils se tenaient immobiles
261 TextUniq| Des Adverbes, maître ; ils encombrent la cale, et font ressembler
262 TextUniq| bougent en dedans ; à l'encontre de la plupart des autres
263 TextUniq| ainsi, dit le prince en s'endormant.~ ~Comme le grand effort
264 TextUniq| feuilles d'une immense plante endormie. Seule, dans le pâle azur,
265 TextUniq| ainsi, puis tous deux s'endormirent, laissant le bateau suivre
266 TextUniq| êtres, qui sont morts ou endormis en dedans, et vivent en
267 TextUniq| remit à la voile. La nef s'enfuit légère, comme une plume,
268 TextUniq| sont des êtres étranges, énigmatiques, et dont je me défie. Ils
269 TextUniq| Saturne, mais demain vous enlèverez encore tout ce qui est laid,
270 TextUniq| que son souffle même ne s'entendait plus.~ ~Saturne, s'étant
271 TextUniq| en rêve. Si vous ne les entendez plus c'est que les plus
272 TextUniq| Saturne leva l'ancre. Ils entendirent un léger clapotement à la
273 TextUniq| liquide, qu'il leur semblait entendre un chant d'alouettes.~ ~
274 TextUniq| de ne pas se perdre tout entier, se dissiper dans l'air
275 TextUniq| des mots qui étaient déjà entrés dans le bois, en ressortir,
276 TextUniq| sans tristesse. Vous êtes envers moi des innocents. Il n'
277 TextUniq| disparaître leur bande dans l'épaisseur des bois.~ ~Chaque nuit
278 TextUniq| serviteur n'a qu'une petite âme éphémère et bornée, qui peut mourir
279 TextUniq| les uns sur les autres, épouvantablement.~ - Débarquez les concrets,
280 TextUniq| fait ce jour-là l'avait épuisé, il dormit pendant une longue
281 TextUniq| Comme ceux-ci avaient été épurés déjà, c'étaient pour la
282 TextUniq| grouillaient sur le pont, escaladaient les cordages, montaient
283 TextUniq| l'Amour, le Bonheur, l'Espérance même, et pourtant nous vivons !~ -
284 TextUniq| approche.~ ~- Je désire, j'espère encore, s'écria-t-il ; apportez-les
285 TextUniq| pas moins terrible. J'ai essayé bien des fois d'y mettre
286 TextUniq| trappe, s'assit dessus en s'essuyant le front. Mais la clameur
287 TextUniq| place et ressemblait à l'étalage d'un quincaillier.~ - Ce
288 TextUniq| disparaître une grâce spéciale. Etant plats et légers de nature,
289 TextUniq| dit Saturne, c'est son état de grâce que de vivre toute
290 | été
291 TextUniq| malade, car mon âme saine est éternelle jeunesse, tout ce qui pleure
292 TextUniq| mouvantes, les flots d'une mer éternellement pâle.~ ~Le prince se tenait
293 TextUniq| savants et aux prêtres ; n'êtes-vous pas un poète ?~ Le prince
294 TextUniq| dans le bois, en ressortir, étonnés.~ ~- Mes enfants, dit
295 TextUniq| elle vous accable, vous étouffe, et elle veut crier ! Vous
296 TextUniq| en lui-même et il meurt étouffé.~ « Votre âme, dites-vous,
297 TextUniq| serpents. Ce sont des êtres étranges, énigmatiques, et dont je
298 TextUniq| Texte~A EUGÈNE DEMOLDER.~ ~Depuis quarante
299 TextUniq| hublots et les parfums s'évanouirent. Ils visitèrent tout le
300 TextUniq| frissons qu'une forêt qui s'éveille.~ ~En ce moment, Saturne
301 TextUniq| ce sont les mots qui s'éveillent. Ils dorment le jour quand
302 TextUniq| tous dormaient.~ - Même éveillés, disait Saturne, ils semblent
303 TextUniq| mort, si je n'avais pour y exhaler ma peine, ce roseau. Elle
304 TextUniq| Saturne, une telle contrée existe et nous irons y vivre. Je
305 TextUniq| mais Saturne imagina un expédient rapide. Il tendit au-dessus
306 TextUniq| pauvre âme solitaire, en l'exprimant sur sa flûte, et en la mêlant
307 TextUniq| aussi votre âme, maître, exprimez-la dans l'air ; moi, d'en bas,
308 TextUniq| avaient échappé à la grande expulsion, et devant les verbes de
309 TextUniq| nuit, et toute la nuit une extraordinaire flamme brûla dans ses yeux.
310 TextUniq| peuple.~ ~Et il se mit à l'extrémité du bateau pour leur dire
311 TextUniq| gagner le pont. De cette façon tous les grossiers passèrent
312 TextUniq| les vagues, et tout à coup faillit chavirer. Une lame énorme
313 | faire
314 TextUniq| des mots qui passait, en faisant résonner la terre dure.
315 TextUniq| ne voulons pas périr il faudra débarquer encore les verbes
316 TextUniq| des mâts. Et la lourde et fauve odeur des foules s'élevait
317 TextUniq| son de ma flûte, je les ferai tourner, et vous jetterez
318 TextUniq| interjections, toute la même ferraille qui sert à ajuster, à visser,
319 TextUniq| dépourvues de beauté, ou fétides et malsaines, sachez que
320 TextUniq| réserva pour son front que le feuillage.~ Et tous deux s'en allèrent
321 TextUniq| pendaient immobiles, comme les feuilles d'une immense plante endormie.
322 TextUniq| avançaient en une longue file et passaient sur un pont
323 TextUniq| de l'écoutille un grand filet à fines mailles solides,
324 | fin
325 TextUniq| une chevelure blonde aussi fine que des rayons enveloppait
326 TextUniq| écoutille un grand filet à fines mailles solides, et força
327 TextUniq| sait pas se défendre. Ils finiront par lui arracher la tête.~ -
328 TextUniq| tourne autour des étoiles fixes.~ ~- Non, Saturne, je
329 TextUniq| nuit une extraordinaire flamme brûla dans ses yeux. A l'
330 TextUniq| des sélénanthèmes, des fleurs les plus rares et les plus
331 TextUniq| voile d'argent, sur une flore immobile, ruisselante de
332 TextUniq| des cimes mouvantes, les flots d'une mer éternellement
333 TextUniq| en devint comme une ruche flottante.~ ~- Qu'est-ce qui ose ainsi
334 TextUniq| abstraits ou concrets ; ils flottent comme des âmes. Ce sont
335 TextUniq| monde lointain, semblait flotter détachée de toute attache,
336 TextUniq| ils encombrent la cale, et font ressembler notre belle nef
337 TextUniq| temples, des tours, des fontaines et que la vue de ces savantes
338 TextUniq| fines mailles solides, et força toute la bande à passer
339 TextUniq| désir, une attirance, une force que, certes, aucun de ces
340 TextUniq| la côte était couverte de forêts rouges. Saturne jeta le
341 TextUniq| ressemblance, et dont les formes diverses vivent sur la lune.
342 TextUniq| sous le pont et se mit à fouiller dans les ténèbres.~ ~Le
343 TextUniq| voyez, cherchez encore, fouillez dans la poussière, peut-être
344 TextUniq| lourde et fauve odeur des foules s'élevait dans l'atmosphère.~ ~-
345 TextUniq| quelques êtres inutiles, frêles et vaporeux, semblables
346 TextUniq| animaux, il dit :~ ~- Mes frères, si je me sépare des plus
347 TextUniq| remuait. La mer était pâle et frissonnante.~ ~Ils naviguèrent toute
348 TextUniq| plein de chansons et de frissons qu'une forêt qui s'éveille.~ ~
349 TextUniq| insolence.~ ~Mais à peine furent-ils descendus, que Saturne accourut
350 TextUniq| se battre entre eux.~ - Fuyons vite, dit le prince, ce
351 TextUniq| bande à passer dessus, pour gagner le pont. De cette façon
352 TextUniq| le prince au bout de la galerie. Là, dans un rayon de soleil
353 TextUniq| ils virent sauter, bondir, galoper et disparaître leur bande
354 TextUniq| les parfums. Je les ai gardés ne sachant au juste s'ils
355 TextUniq| plutôt une joie amère. Ne gardons que ce qui est pur et radieux ;
356 TextUniq| colombes, des biches et des gazelles.~ Et se tournant du côté
357 TextUniq| eaux ; et c'était un tel gazouillement liquide, qu'il leur semblait
358 TextUniq| démarrer le bateau.~ - Ah ! gémissait-il, si nous pouvions seulement
359 TextUniq| tout ce qui pleure aussi, gémit ou souffre, car ma souffrance
360 TextUniq| ceux des hélianthes, des géothropes, des sélénanthèmes, des
361 TextUniq| descendirent avec de grands gestes et de grands cris. La plupart
362 TextUniq| ce luxe n'est pas de mon goût. Suis-je un joaillier ou
363 TextUniq| les plus doux et les plus gracieux, le prince en aperçut un
364 TextUniq| chaque jour à son maître une grappe de raisins pour le nourrir,
365 TextUniq| la tête une couronne de grappes de raisin, dont il ne réserva
366 TextUniq| la clameur continuait à gronder sous lui.~ ~- Ah ! dit
367 TextUniq| se rua sur le navire. Ils grouillaient sur le pont, escaladaient
368 TextUniq| ou à la science et leurs haines sont féroces. Prince, laissez
369 TextUniq| les biens d'ici-bas, mais, hélas ! vous ne possédez pas ceux
370 TextUniq| des âmes. Ce sont ceux des hélianthes, des géothropes, des sélénanthèmes,
371 TextUniq| vous sont simples comme l'herbe, ou pauvres comme la mousse,
372 TextUniq| crier ! Vous êtes comme un homme qui joue de la flûte tandis
373 TextUniq| prince, ce spectacle me fait horreur. Mais Saturne ne parvenait
374 TextUniq| et la mer était devenue houleuse. Le bateau roulait sur les
375 TextUniq| lancer le brillant par le hublot.~ ~Il passa comme un éclair
376 TextUniq| beauté. Reposez-vous aujourd'hui, mon bon Saturne, mais demain
377 TextUniq| sembla qu'il s'éloignait de l'humanité. De nouveau son coeur devint
378 TextUniq| mon coeur, jusqu'au plus humble, jusqu'au plus pauvre, car
379 TextUniq| si je me sépare des plus humbles d'entre vous, de ceux à
380 TextUniq| la plupart gens riches et huppés. On eût dit un cortège de
381 | ici
382 TextUniq| avec des cordages d'argent. II sculpta enfin à la proue
383 TextUniq| mots que Dieu a créés à son image et à sa ressemblance, et
384 TextUniq| était malaisé, mais Saturne imagina un expédient rapide. Il
385 TextUniq| le plus vil bétail, et il importe de le chasser le plus vite
386 TextUniq| visiter la cale. Il est impossible de les faire tenir en repos ;
387 TextUniq| criait-il, les purs et les impurs ; il faut garder ceux qui
388 TextUniq| allait s'adresser au règne inanimé lorsque Saturne, subrepticement,
389 TextUniq| Saturne, leur nombre est incalculable, mais je n'ai gardé que
390 TextUniq| C'était l'heure où tout incline vers son rêve. Un crépuscule
391 TextUniq| à sa place déterminée ou indéterminée. Non loin étaient les prépositions,
392 TextUniq| Saturne ; c'est qu'elle est indolente et lasse, qu'elle a sommeil
393 TextUniq| sa tristesse n'étant pas ineffable, il consolait sa pauvre
394 TextUniq| jamais dans cette foule infecte et tapageuse ce qu'il faudrait
395 TextUniq| lune que leur mort. Ils infectent son atmosphère et rendent
396 TextUniq| Saturne, il est d'un prix infini ; mais il n'avait pas achevé
397 TextUniq| cherche.~ ~- C'est une ingénieuse pensée, dit le prince, mais
398 TextUniq| Vous êtes envers moi des innocents. Il n'en est pas un seul
399 TextUniq| leva la trappe. Une foule innombrable d'êtres et de choses, s'
400 TextUniq| prince entendit une voix inouïe. Elle venait des profondeurs
401 TextUniq| vôtre, pleine de chants inouïs et de clartés latentes,
402 TextUniq| allèrent avec des airs d'insolence.~ ~Mais à peine furent-ils
403 TextUniq| vivent en dehors...~ ~Une intense clarté attira le prince
404 TextUniq| le regardait en face, l'interrogeait, puis s'en allait se rasseoir,
405 TextUniq| bord, si le prince n'était intervenu.~ ~- Vous chassez les bons
406 TextUniq| sommeil les a vivifiés.~ - Introduisez-les, dit le prince.~ Et Saturne
407 TextUniq| vous que quelques êtres inutiles, frêles et vaporeux, semblables
408 TextUniq| telle contrée existe et nous irons y vivre. Je construirai
409 TextUniq| ces lourds pavés qu'ils se jetaient à la tête les uns des autres !~ -
410 TextUniq| que le prince venait d'y jeter.~ ~- Ah ! maître, s'écria
411 TextUniq| résonna jusqu'à la quille.~ - Jetez-les à la mer, dit le prince.
412 TextUniq| les ferai tourner, et vous jetterez sur chacun d'eux, tour à
413 TextUniq| perte do vue.~ ~Ce beau jeu aussi eut sa fin. Le prince
414 TextUniq| Quelques-uns, comme de jeunes requins, plongeaient, bondissaient
415 TextUniq| âme saine est éternelle jeunesse, tout ce qui pleure aussi,
416 TextUniq| de mon goût. Suis-je un joaillier ou un orfèvre ? mon âme
417 TextUniq| prince, s'agenouillant, joignit les mains ; et, doucement,
418 TextUniq| légers de nature, ils se jouaient sur les eaux en mille ricochets.
419 TextUniq| pas ; c'était Saturne qui jouait de la flûte en menant le
420 TextUniq| êtes comme un homme qui joue de la flûte tandis que la
421 TextUniq| paroles qu'il avait fait ce jour-là l'avait épuisé, il dormit
422 TextUniq| crépuscule de cette même journée, Saturne entendit un choc
423 TextUniq| DEMOLDER.~ ~Depuis quarante jours terrestres le prince de
424 TextUniq| clarté qu'elle ressemblait, jusque dans ses profondeurs les
425 TextUniq| ai gardés ne sachant au juste s'ils étaient abstraits
426 | Là
427 TextUniq| enlèverez encore tout ce qui est laid, vieux, décrépit ou malade,
428 TextUniq| convaincre le prince, il le laissa tomber à ses pieds, et tout
429 TextUniq| tous deux s'endormirent, laissant le bateau suivre son chemin.~
430 TextUniq| et pesant, au lieu de le laisser bondir dans l'espace comme
431 TextUniq| haines sont féroces. Prince, laissez les mots abstraits aux savants
432 TextUniq| leur tendait la main.~ ~- Laissez-les donc, dit Saturne, qu'ils
433 TextUniq| coup faillit chavirer. Une lame énorme passa sur le pont.~ ~-
434 TextUniq| dans mes mains, comme une larme, et bat comme le coeur d'
435 TextUniq| qu'elle est indolente et lasse, qu'elle a sommeil de mourir.
436 TextUniq| demanda le prince avec lassitude.~ - Voici, maître, je vous
437 TextUniq| de repos ou de mouvement latent. Comme c'était jour, tous
438 TextUniq| chants inouïs et de clartés latentes, ne le peut pas. Elle doit
439 TextUniq| deux derniers mouvements latents, qu'il posa aux pieds du
440 TextUniq| la voile. La nef s'enfuit légère, comme une plume, sur les
441 TextUniq| spéciale. Etant plats et légers de nature, ils se jouaient
442 TextUniq| bateau suivre son chemin.~ Le lendemain le prince désira visiter
443 TextUniq| du pur espace à travers lequel passait, sans un reflet,
444 TextUniq| nous pouvions seulement le lester de ces lourds pavés qu'ils
445 TextUniq| comme une rose blanche, se levait radieuse, la terre.~ ~
446 TextUniq| que Saturne accourut en levant les bras.~ ~- Ah ! maître,
447 TextUniq| Cependant, le vent s'était levé et la mer était devenue
448 TextUniq| est J'Aspire. Voyez, je le lève dans la lumière.~ ~Et
449 TextUniq| détachée de toute attache, libre dans le ciel, comme une
450 TextUniq| enfants. Une profonde paix se lit dans leurs pensées.~ Lorsqu'
451 TextUniq| qui pouvait bien peser dix livres ; je l'ai arraché aux mains
452 TextUniq| nef, au-dessus de ce monde lointain, semblait flotter détachée
453 TextUniq| et aux soupirs de la mer lointaine.~ Ils vivaient sans se parler.
454 | long
455 TextUniq| cris. La plupart étaient longs et maigres, pâles et mauvais.
456 TextUniq| n'était qu'un mot, très lourd sans doute, mais enfin un
457 TextUniq| la cime des mâts. Et la lourde et fauve odeur des foules
458 TextUniq| seulement le lester de ces lourds pavés qu'ils se jetaient
459 TextUniq| de soleil passant par la lucarne, s'amoncelait une telle
460 TextUniq| malgré que de lointaines lueurs lui en signalassent l'approche.~ ~-
461 TextUniq| lune, et rien de ce qui est lunaire ne m'est étranger. Vous
462 TextUniq| Assez, dit le prince, ce luxe n'est pas de mon goût. Suis-je
463 TextUniq| des roses nacrées et des lys radieux qui croissent sur
464 | m
465 TextUniq| plupart étaient longs et maigres, pâles et mauvais. Aussitôt
466 TextUniq| écoutille un grand filet à fines mailles solides, et força toute
467 | maintenant
468 TextUniq| laid, vieux, décrépit ou malade, car mon âme saine est éternelle
469 TextUniq| mon âme.~ ~Le triage était malaisé, mais Saturne imagina un
470 TextUniq| ceux que cherchait son âme, malgré que de lointaines lueurs
471 TextUniq| de beauté, ou fétides et malsaines, sachez que je me sépare
472 TextUniq| pendant tout ce jour, comme un manoeuvre, monta les adverbes dans
473 TextUniq| Saturne, je ne puis penser en marchant ; il me faut être immobile,
474 TextUniq| mais dès les premières marches s'arrêta suffoqué.~ ~- Qu'
475 TextUniq| exprimant sur sa flûte, et en la mêlant au chant des oiseaux, à
476 TextUniq| étaient tombés à l'eau et menaçaient de se noyer ; et le prince
477 TextUniq| qui jouait de la flûte en menant le troupeau.~ Le prince
478 TextUniq| prépositions, les pronoms, tous les menus articles.~ ~Après les
479 TextUniq| contact avec la lune notre mère, afin de ne pas se perdre
480 TextUniq| rivage au bateau. Celui-ci, à mesure qu'ils y pénétraient, s'
481 TextUniq| alouettes. Cependant, ils mettaient à disparaître une grâce
482 TextUniq| brandissant sa hache, et il y mettait tant de zèle que pas un
483 TextUniq| essayé bien des fois d'y mettre ordre ; rien n'y fait. Ils
484 TextUniq| tous seront embarqués, nous mettrons à la voile ; et c'est pendant
485 TextUniq| rentre en lui-même et il meurt étouffé.~ « Votre âme, dites-vous,
486 TextUniq| repos ; si quelque chose se meut en elle, c'est comme un
487 | mieux
488 TextUniq| jouaient sur les eaux en mille ricochets. Quelques-uns,
489 TextUniq| grossiers passèrent et les minces, les délicats, les subtils
490 TextUniq| grande pitié !~ ~Ils se mirent donc à repêcher ceux qui
491 TextUniq| aucun de ces grossiers mobiles n'exprimera jamais.~ ~
492 TextUniq| silence seul est mortel. Moi-même, depuis longtemps j'en serais
493 TextUniq| jour, comme un manoeuvre, monta les adverbes dans une brouette
494 TextUniq| escaladaient les cordages, montaient jusqu'à la cime des mâts.
495 TextUniq| En voici un, dit-il, en montrant un adverbe énorme, quadrangulaire
496 TextUniq| silence. Le silence seul est mortel. Moi-même, depuis longtemps
497 TextUniq| nouveau son coeur devint mortellement triste. Il prit sa tête
498 TextUniq| des autres êtres, qui sont morts ou endormis en dedans, et
499 TextUniq| herbe, ou pauvres comme la mousse, ou dépourvues de beauté,
500 TextUniq| loin, au-dessus, des cimes mouvantes, les flots d'une mer éternellement
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