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SCÈNE 4
Zima, Damon, Alvar, Adario
Adario sortant avec vivacité de la forêt, Zima, charmée de son transport, lui
présente la main.
ZIMA
C'est l'amant que mon coeur vous préfère.
ALVAR
(les apercevant)
Osez-vous prononcer un arrêt di fatal!
ZIMA
Dans nos forêts on est sincère.
ALVAR
(montrant Adario)
Je saurai m'immoler un odieux rival.
ADARIO
(fièrement, à Alvar)
Je craignais ton amour, je crains peu ta colère.
ALVAR
(l'arrêtant)
C'en est trop ...
DAMON
(arrêtant Alvar)
Arrêtez ...
ALVAR
(surpris)
Damon, y pensez-vous?
Quoi, c'est vous qui prenez contre moi sa défense?
DAMON
(à Alvar)
J'ai trop protégé l'inconstance
Pour ne pas m'opposer à l'injuste courroux
Qui vous est inspiré par la persévérance.
On entend un prélude qui annonce la fête.
DAMON
Déjà, dans les bois d'alentour,
J'entends de nos guerriers les bruyantes trompettes.
Leur sons n'effrayent plus ces aimables retraites;
Des charmes de la paix ils marquent le retour.
(à Alvar)
À vos tristes regrets dérobez ce beau jour!
Que le plaisir avec nous vous arrête!
ALVAR
(s'éloignant)
Hélas! Je vais chercher un malheureux amour.
DAMON
(le suivant)
Venez plutôt l'amuser à la fête!
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