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1 TextUniq| affaires. Maintenant un abandon se faisait ; un peu du rêve
2 TextUniq| Allait-elle les abandonner, leur survivre ? ne fallait-il
3 TextUniq| appelaient du fond de l'abîme, que des bras se tendaient
4 TextUniq| écluses, chose du reste absolument insignifiante et causée
5 TextUniq| chacun le sentait et s'y adonnait en soi-même, non sans quelque
6 TextUniq| soucieux conseil à Blanche, une adorable jeune fille qui s'y baignait
7 TextUniq| harengs.~ On avait causé d'affaires. Maintenant un abandon se
8 TextUniq| Tous étaient là ! blêmes, affalés, englués de vase, silencieux ;
9 TextUniq| Texte~A son défaut d’être affreusement laide,~la fée joignait celui
10 TextUniq| insidieuse position sur le dos aggravait considérablement, combien
11 TextUniq| là, mais ses mains ne s'agitaient pas comme celles des autres;
12 | air
13 TextUniq| fraîcheur pénétrait les airs, due sans doute à la crue
14 TextUniq| pression des eaux sur quelque ais vermoulu suffit cependant -
15 TextUniq| quelque mouvement ; « et puis, ajouta-t-il, en se tournant vers ses
16 TextUniq| à un système d'écluses, alimentaient le bassin de la calme villa. ~
17 TextUniq| visage : Les Siens ?~ ~Allait-elle les abandonner, leur survivre ?
18 TextUniq| chère morte, lorsqu'elle aperçut en un éclair de sinistre
19 TextUniq| La lune en son plein apparaissait au-dessus des légers arbustes.
20 TextUniq| visages, confusément lui apparut. Même, ils lui criaient
21 TextUniq| sembla que des voix douces l'appelaient du fond de l'abîme, que
22 TextUniq| voisins, il est utile d'apprendre à nager, même pour une jeune
23 TextUniq| compte et il n'y eut, pour l'appuyer, que son oncle, un homme
24 TextUniq| C'était le soir d'un ardent jour d'été. Là était assise,
25 TextUniq| tête pensif, tandis qu'il s'arrêtait de boire à la fine tasse
26 TextUniq| prestigieuse ivresse, ses lèvres s'arrêtèrent à cette surface du bonheur ;
27 TextUniq| pêchait à la ligne ; tout l'art, selon lui, était là : flotter.
28 TextUniq| au-dessus d'elle-même dans une aspiration irrefoulée de ses seins ;
29 TextUniq| baisers ! revoir le ciel, aspirer le ciel, remonter dans le
30 TextUniq| ardent jour d'été. Là était assise, autour d'une table dressée
31 TextUniq| visiblement une gêne pour tous. On attendait sa justification. Mais comment
32 TextUniq| semblaient dormir en l'attendant.~ ~Elle, nuptiale et
33 TextUniq| les esprits au réel.~ L'attention se porta sur le bassin,
34 TextUniq| gardé la même place, la même attitude, le même dodelinement de
35 TextUniq| Et le sens de leurs attitudes, de leurs gestes, de la
36 TextUniq| seule, semblait n'en tenir aucun compte et il n'y eut, pour
37 TextUniq| n'était pas ?~ Et même, aurait-elle pu leur parler sans mourir ?~
38 TextUniq| ces habitants de nuit, les aurorales merveilles dont son âme
39 | aussi
40 | autre
41 | autres
42 | avaient
43 | avant
44 TextUniq| fut généralement de cet avis. La baigneuse, seule, semblait
45 | avoir
46 TextUniq| regardait toujours le ciel. L'azur était devenu plus profond
47 TextUniq| adorable jeune fille qui s'y baignait et reposait sur ses longs
48 TextUniq| éveillait, sans bruit, immobile, baigné de rêve. En même temps,
49 TextUniq| généralement de cet avis. La baigneuse, seule, semblait n'en tenir
50 TextUniq| lèvres en un irrévocable baiser de mort sur le front de
51 TextUniq| lèvres closes, ses étouffants baisers ! revoir le ciel, aspirer
52 TextUniq| silencieux ; leurs membres ballottaient dans les eaux, tristement,
53 TextUniq| avoir pas lieu.~Théodore de Banville.~~ La lune en son plein
54 | bien
55 TextUniq| merveilleux ombrages aux blancheurs de la lune, semblaient dormir
56 TextUniq| pelouse. Tous étaient là ! blêmes, affalés, englués de vase,
57 TextUniq| fêler d'on ne savait quoi de bleu. Ce n'étaient désormais
58 TextUniq| à la fine tasse de chine bleue que, comme une fleur, il
59 TextUniq| reposait sur ses longs cheveux blonds, en contemplant le ciel :
60 TextUniq| tandis qu'il s'arrêtait de boire à la fine tasse de chine
61 TextUniq| terre de ses pieds, d'un bond léger remonta sur les eaux.
62 | bonheur
63 TextUniq| insolite amour. Une pitié sans bornes emplit le coeur de l'héroïque
64 TextUniq| on entrevoyait sous les branches, comme une plaine métallique,
65 | bras
66 TextUniq| eaux :~ Une infinie nappe brillante s'étendait jusqu'au loin ;
67 TextUniq| venait jusqu'à elle sur la brise marine ; un enchantement
68 TextUniq| jardin s'éveillait, sans bruit, immobile, baigné de rêve.
69 TextUniq| Ils étaient heureux, ils buvaient toujours leur thé, fumaient
70 TextUniq| poissons ; le pasteur, à cause de sa présence, s'était
71 TextUniq| exportation des harengs.~ On avait causé d'affaires. Maintenant un
72 TextUniq| absolument insignifiante et causée par la pression des eaux
73 TextUniq| indiscrets jusque dans les caves. On résolut d'y remédier ;
74 | Cela
75 TextUniq| Justifier cet exil, ce céleste voyage, son inviolable innocence?
76 TextUniq| ne s'agitaient pas comme celles des autres; elle était immobile,
77 | celui
78 TextUniq| plus choses à se dire ; chacun le sentait et s'y adonnait
79 TextUniq| soi-même, non sans quelque charme explicite, ainsi qu'à une
80 TextUniq| mort sur le front de la chère morte, lorsqu'elle aperçut
81 TextUniq| reflets, s'éparpillait dans sa chevelure, s'élargissait au miroir
82 TextUniq| boire à la fine tasse de chine bleue que, comme une fleur,
83 TextUniq| encore ; d'énormes poissons circulaient au milieu d'eux. Tous avaient
84 TextUniq| enfin à la vie ses lèvres closes, ses étouffants baisers !
85 TextUniq| pitié sans bornes emplit le coeur de l'héroïque enfant, et
86 TextUniq| aggravait considérablement, combien plus de tels soirs ! - l'
87 TextUniq| innocence? Comment faire comprendre à ces ombres la glorieuse
88 TextUniq| semblait n'en tenir aucun compte et il n'y eut, pour l'appuyer,
89 TextUniq| somme innocente, une petite condescendance à ses illusions. On se taisait
90 TextUniq| que les sons lointains et confus. Ainsi, pour eux, nul désastre,
91 TextUniq| sévérité de leurs visages, confusément lui apparut. Même, ils lui
92 TextUniq| le père émit un soucieux conseil à Blanche, une adorable
93 TextUniq| position sur le dos aggravait considérablement, combien plus de tels soirs ! -
94 TextUniq| ruine.~ Longtemps, elle contempla en silence ces ombrages
95 TextUniq| longs cheveux blonds, en contemplant le ciel : Le soir fraîchissait ;
96 TextUniq| l'éternelle et lointaine contrée dont elle venait de s'exiler,
97 TextUniq| encore un qui mord ! »~ La conversation revint sur Blanche. Une
98 TextUniq| songé à lui donner un léger costume ? On était bien en famille
99 | côté
100 | coup
101 TextUniq| fragile ! - à en détourner le cours et à ramener les esprits
102 TextUniq| de sa présence, s'était couvert le visage de ses mains.
103 TextUniq| un peu de lune.~ Un léger craquement du côté des écluses, chose
104 TextUniq| lui apparut. Même, ils lui criaient des paroles dont ses oreilles
105 TextUniq| airs, due sans doute à la crue du lac qu'on entrevoyait
106 TextUniq| Texte~A son défaut d’être affreusement laide,~
107 | déjà
108 TextUniq| rêve. En même temps, une délicieuse fraîcheur pénétrait les
109 TextUniq| tombes.~ Lentement elle descendit dans les eaux. Un instant
110 TextUniq| quoi de bleu. Ce n'étaient désormais plus choses à se dire ;
111 TextUniq| invisible courant de ses destinées.~ ~
112 TextUniq| est chose fragile ! - à en détourner le cours et à ramener les
113 TextUniq| elle partageât leur obscure détresse ? N'étaient-ils pas son
114 TextUniq| toujours le ciel. L'azur était devenu plus profond et plus sombre.
115 TextUniq| glorieuse et fatale volonté de Dieu ? Comment leur dire, à ces
116 TextUniq| puis ses yeux à leur tour disparurent, et l'or de ses cheveux
117 TextUniq| la même attitude, le même dodelinement de tête, la même expression
118 | donc
119 TextUniq| blancheurs de la lune, semblaient dormir en l'attendant.~ ~Elle,
120 TextUniq| lui sembla que des voix douces l'appelaient du fond de
121 TextUniq| assise, autour d'une table dressée sur la pelouse, et à prendre
122 | droit
123 TextUniq| fraîcheur pénétrait les airs, due sans doute à la crue du
124 TextUniq| lorsqu'elle aperçut en un éclair de sinistre épouvante qu'
125 TextUniq| éparpillait dans sa chevelure, s'élargissait au miroir infini des eaux
126 TextUniq| royal jardin, comme une île, émergeait seul, plein de calme et
127 TextUniq| sur le bassin, et le père émit un soucieux conseil à Blanche,
128 TextUniq| amour. Une pitié sans bornes emplit le coeur de l'héroïque enfant,
129 TextUniq| instant encore, et pour en emporter, à jamais sans doute au
130 TextUniq| sur la brise marine ; un enchantement s'en exhalait et tandis
131 TextUniq| emplit le coeur de l'héroïque enfant, et déjà elle se penchait
132 | enfin
133 TextUniq| étaient là ! blêmes, affalés, englués de vase, silencieux ; leurs
134 TextUniq| semblaient vivre encore ; d'énormes poissons circulaient au
135 TextUniq| paroles dont ses oreilles n'entendaient plus que les sons lointains
136 TextUniq| souvint de vagues paroles entendues autrefois, de légendes,
137 TextUniq| doute à la crue du lac qu'on entrevoyait sous les branches, comme
138 TextUniq| maintenant très haute, l'enveloppait de ses reflets, s'éparpillait
139 TextUniq| enveloppait de ses reflets, s'éparpillait dans sa chevelure, s'élargissait
140 TextUniq| en un éclair de sinistre épouvante qu'ils vivaient!~ ~Ils
141 TextUniq| était nue au milieu d'eux, équivoque et fantasque, visiblement
142 TextUniq| ainsi qu'à une trêve de l'esprit, une récréation en somme
143 TextUniq| le cours et à ramener les esprits au réel.~ L'attention se
144 TextUniq| leur obscure détresse ? N'étaient-ils pas son sang et son amour,
145 | été
146 TextUniq| infinie nappe brillante s'étendait jusqu'au loin ; là, sur
147 TextUniq| Elle releva les yeux vers l'éternelle et lointaine contrée dont
148 TextUniq| tenez ! poussa-t-il, en étouffant sa voix, en voilà encore
149 TextUniq| vie ses lèvres closes, ses étouffants baisers ! revoir le ciel,
150 TextUniq| rapprochée. L'effet était si étrange que pour regarder autour
151 | être
152 TextUniq| autrefois, de légendes, d'êtres perdus là-haut, dans les
153 | eut
154 | eût
155 TextUniq| légers arbustes. Le jardin s'éveillait, sans bruit, immobile, baigné
156 TextUniq| marine ; un enchantement s'en exhalait et tandis que doucement,
157 TextUniq| Elle ne redescendait plus, exhaussée, comme tendue au-dessus
158 TextUniq| répondre ? Justifier cet exil, ce céleste voyage, son
159 TextUniq| contrée dont elle venait de s'exiler, et touchant la terre de
160 TextUniq| puisque pour eux, - et leur existence le prouvait sans réponse, -
161 TextUniq| non sans quelque charme explicite, ainsi qu'à une trêve de
162 TextUniq| négociants hollandais dans l'exportation des harengs.~ On avait causé
163 TextUniq| la lune, aux jardins des fables. Il lui sembla que des voix
164 TextUniq| chien, le pasteur assis en face. Sa mère aussi était là,
165 | faire
166 | faisait
167 TextUniq| scandalisa : comment se faisait-il, à présent que les nouveautés
168 TextUniq| abandonner, leur survivre ? ne fallait-il pas qu'elle redescendît
169 TextUniq| milieu d'eux, équivoque et fantasque, visiblement une gêne pour
170 TextUniq| ces ombres la glorieuse et fatale volonté de Dieu ? Comment
171 TextUniq| être affreusement laide,~la fée joignait celui infiniment
172 TextUniq| graves questions, par les fêler d'on ne savait quoi de bleu.
173 TextUniq| s'arrêtait de boire à la fine tasse de chine bleue que,
174 TextUniq| ce merveilleux soir avait fini par pénétrer jusqu'à ces
175 TextUniq| chine bleue que, comme une fleur, il tenait.~ ~La jeune
176 TextUniq| art, selon lui, était là : flotter. Puis il y avait ce soir
177 TextUniq| et l'or de ses cheveux se fondit dans les eaux.~ Elle pénétrait
178 TextUniq| tant le rêve est chose fragile ! - à en détourner le cours
179 TextUniq| même temps, une délicieuse fraîcheur pénétrait les airs, due
180 TextUniq| contemplant le ciel : Le soir fraîchissait ; mieux valait que cette
181 TextUniq| ses cheveux et la laissant frémissante et pâmée.~ ~Elle ne
182 TextUniq| silence ces ombrages inconnus, frémissants dans la lune et le ciel.
183 TextUniq| Elle pénétrait dans de froides ténèbres. Un jour de limbes,
184 TextUniq| irrévocable baiser de mort sur le front de la chère morte, lorsqu'
185 TextUniq| buvaient toujours leur thé, fumaient leurs pipes, faisaient des
186 TextUniq| se taisait donc, et à la fumée des pipes se mêlait un peu
187 | fut
188 TextUniq| milieu d'eux. Tous avaient gardé la même place, la même attitude,
189 TextUniq| fantasque, visiblement une gêne pour tous. On attendait
190 TextUniq| une jeune fille. » On fut généralement de cet avis. La baigneuse,
191 TextUniq| tire-bouchons, qui tenait sur ses genoux un grand chien, se scandalisa :
192 TextUniq| ténèbres. Un jour de limbes, glauque et triste, à peine parvenait
193 TextUniq| comprendre à ces ombres la glorieuse et fatale volonté de Dieu ?
194 TextUniq| dont les limpides eaux, grâce à un système d'écluses,
195 | grand
196 TextUniq| joignait celui infiniment plus grave~de n’avoir pas lieu.~Théodore
197 TextUniq| par pénétrer jusqu'à ces graves questions, par les fêler
198 TextUniq| Comment leur dire, à ces habitants de nuit, les aurorales merveilles
199 TextUniq| hollandais dans l'exportation des harengs.~ On avait causé d'affaires.
200 TextUniq| La lune, maintenant très haute, l'enveloppait de ses reflets,
201 TextUniq| bornes emplit le coeur de l'héroïque enfant, et déjà elle se
202 TextUniq| prendre le thé en cette heure paisible, une famille de
203 TextUniq| ciel. C'était une terre heureuse ; le parfum de ses invisibles
204 TextUniq| simplicité. Ils étaient heureux, ils buvaient toujours leur
205 TextUniq| sage résolution d'un long hochement de tête pensif, tandis qu'
206 TextUniq| famille de notables négociants hollandais dans l'exportation des harengs.~
207 TextUniq| appuyer, que son oncle, un homme à l'air placide, assis sur
208 TextUniq| royal jardin, comme une île, émergeait seul, plein de
209 TextUniq| petite condescendance à ses illusions. On se taisait donc, et
210 TextUniq| ondulation la souleva, une vague immense, sous elle, sourde, d'une
211 TextUniq| jusqu'au loin ; là, sur d'immenses terrasses un royal jardin,
212 TextUniq| étaient plus ; de quel droit d'immortalité vivait-elle ? Elle se souvint
213 TextUniq| en silence ces ombrages inconnus, frémissants dans la lune
214 TextUniq| plus de tels soirs ! - l'indécence de cette nudité visible.
215 TextUniq| soir, mais il y a des yeux indiscrets jusque dans les caves. On
216 TextUniq| s'élargissait au miroir infini des eaux et de ses yeux.
217 TextUniq| releva dans les eaux :~ Une infinie nappe brillante s'étendait
218 TextUniq| laide,~la fée joignait celui infiniment plus grave~de n’avoir pas
219 TextUniq| céleste voyage, son inviolable innocence? Comment faire comprendre
220 TextUniq| une récréation en somme innocente, une petite condescendance
221 TextUniq| profond désastre l'avait si inopinément portée ? Ils n'étaient plus ;
222 TextUniq| effet, était nue, et son insidieuse position sur le dos aggravait
223 TextUniq| chose du reste absolument insignifiante et causée par la pression
224 TextUniq| monde, avec une expression d'insolite amour. Une pitié sans bornes
225 TextUniq| descendit dans les eaux. Un instant encore, et pour en emporter,
226 TextUniq| tandis que doucement, à son insu, le sourd courant des eaux
227 TextUniq| ce céleste voyage, son inviolable innocence? Comment faire
228 TextUniq| leur tendant ses mains, l'invisible courant de ses destinées.~ ~
229 TextUniq| heureuse ; le parfum de ses invisibles fleurs venait jusqu'à elle
230 TextUniq| elle-même dans une aspiration irrefoulée de ses seins ; la lune visiblement
231 TextUniq| ouvrir ses lèvres en un irrévocable baiser de mort sur le front
232 TextUniq| son âme, la prestigieuse ivresse, ses lèvres s'arrêtèrent
233 | jamais
234 TextUniq| nuages, dans la lune, aux jardins des fables. Il lui sembla
235 TextUniq| affreusement laide,~la fée joignait celui infiniment plus grave~
236 TextUniq| y a des yeux indiscrets jusque dans les caves. On résolut
237 TextUniq| triste, à peine parvenait jusque-là. En bas, elle reconnut les
238 TextUniq| pour tous. On attendait sa justification. Mais comment leur répondre ?
239 TextUniq| comment leur répondre ? Justifier cet exil, ce céleste voyage,
240 TextUniq| remonter dans le ciel !~ Là-bas, les merveilleux ombrages
241 TextUniq| légendes, d'êtres perdus là-haut, dans les eaux, dans les
242 TextUniq| sans doute à la crue du lac qu'on entrevoyait sous les
243 TextUniq| défaut d’être affreusement laide,~la fée joignait celui infiniment
244 TextUniq| présent que les nouveautés de laine étaient partout à si bas
245 TextUniq| roulant dans ses cheveux et la laissant frémissante et pâmée.~ ~
246 TextUniq| entendues autrefois, de légendes, d'êtres perdus là-haut,
247 TextUniq| apparaissait au-dessus des légers arbustes. Le jardin s'éveillait,
248 TextUniq| elle du fond des tombes.~ Lentement elle descendit dans les
249 TextUniq| plus grave~de n’avoir pas lieu.~Théodore de Banville.~~
250 TextUniq| froides ténèbres. Un jour de limbes, glauque et triste, à peine
251 TextUniq| métallique, et dont les limpides eaux, grâce à un système
252 | loin
253 TextUniq| yeux vers l'éternelle et lointaine contrée dont elle venait
254 TextUniq| entendaient plus que les sons lointains et confus. Ainsi, pour eux,
255 | long
256 TextUniq| baignait et reposait sur ses longs cheveux blonds, en contemplant
257 | lorsqu
258 TextUniq| jusqu'à elle sur la brise marine ; un enchantement s'en exhalait
259 TextUniq| à la fumée des pipes se mêlait un peu de lune.~ Un léger
260 TextUniq| vase, silencieux ; leurs membres ballottaient dans les eaux,
261 TextUniq| pasteur assis en face. Sa mère aussi était là, mais ses
262 TextUniq| habitants de nuit, les aurorales merveilles dont son âme encore et ses
263 TextUniq| branches, comme une plaine métallique, et dont les limpides eaux,
264 | mieux
265 TextUniq| quantité de poisson vraiment miraculeuse, « et tenez ! poussa-t-il,
266 TextUniq| chevelure, s'élargissait au miroir infini des eaux et de ses
267 | monde
268 TextUniq| en voilà encore un qui mord ! »~ La conversation revint
269 TextUniq| sur le front de la chère morte, lorsqu'elle aperçut en
270 TextUniq| aurait-elle pu leur parler sans mourir ?~ Elle releva les yeux
271 TextUniq| pose-là, se donner quelque mouvement ; « et puis, ajouta-t-il,
272 TextUniq| pauvres fleurs noyées. Elle nageait à travers jusqu'à la pelouse.
273 TextUniq| est utile d'apprendre à nager, même pour une jeune fille. »
274 TextUniq| les eaux :~ Une infinie nappe brillante s'étendait jusqu'
275 TextUniq| une famille de notables négociants hollandais dans l'exportation
276 TextUniq| ténèbres, nulle mort ! Ils le niaient avec simplicité. Ils étaient
277 | non
278 TextUniq| paisible, une famille de notables négociants hollandais dans
279 TextUniq| faisait-il, à présent que les nouveautés de laine étaient partout
280 TextUniq| parcourus, les pauvres fleurs noyées. Elle nageait à travers
281 TextUniq| dans les eaux, dans les nuages, dans la lune, aux jardins
282 TextUniq| l'indécence de cette nudité visible. Cependant, elle
283 TextUniq| dire, à ces habitants de nuit, les aurorales merveilles
284 TextUniq| confus. Ainsi, pour eux, nul désastre, nulle ruine, nulles
285 TextUniq| nul désastre, nulle ruine, nulles ténèbres, nulle mort ! Ils
286 TextUniq| l'attendant.~ ~Elle, nuptiale et pleine de sourires, suivait,
287 TextUniq| qu'elle partageât leur obscure détresse ? N'étaient-ils
288 | Oh
289 TextUniq| Comment faire comprendre à ces ombres la glorieuse et fatale volonté
290 TextUniq| rapprochait, et tout à coup une ondulation la souleva, une vague immense,
291 TextUniq| leur tour disparurent, et l'or de ses cheveux se fondit
292 TextUniq| criaient des paroles dont ses oreilles n'entendaient plus que les
293 TextUniq| déjà elle se penchait pour ouvrir ses lèvres en un irrévocable
294 TextUniq| prendre le thé en cette heure paisible, une famille de notables
295 TextUniq| seul, plein de calme et de paix, de cette universelle ruine.~
296 TextUniq| laissant frémissante et pâmée.~ ~Elle ne redescendait
297 TextUniq| les sentiers autrefois parcourus, les pauvres fleurs noyées.
298 TextUniq| mieux valait que cette paresseuse pose-là, se donner quelque
299 TextUniq| une terre heureuse ; le parfum de ses invisibles fleurs
300 TextUniq| même, aurait-elle pu leur parler sans mourir ?~ Elle releva
301 TextUniq| redescendît vers eux, qu'elle partageât leur obscure détresse ?
302 TextUniq| nouveautés de laine étaient partout à si bas prix, qu'on n'eût
303 TextUniq| glauque et triste, à peine parvenait jusque-là. En bas, elle
304 TextUniq| autrefois parcourus, les pauvres fleurs noyées. Elle nageait
305 TextUniq| limbes, glauque et triste, à peine parvenait jusque-là. En
306 TextUniq| enfant, et déjà elle se penchait pour ouvrir ses lèvres en
307 TextUniq| merveilleux soir avait fini par pénétrer jusqu'à ces graves questions,
308 TextUniq| un long hochement de tête pensif, tandis qu'il s'arrêtait
309 TextUniq| autrefois, de légendes, d'êtres perdus là-haut, dans les eaux,
310 TextUniq| porta sur le bassin, et le père émit un soucieux conseil
311 TextUniq| le dos tourné au bassin, perpétua cette sage résolution d'
312 TextUniq| en somme innocente, une petite condescendance à ses illusions.
313 TextUniq| touchant la terre de ses pieds, d'un bond léger remonta
314 TextUniq| expression d'insolite amour. Une pitié sans bornes emplit le coeur
315 TextUniq| Tous avaient gardé la même place, la même attitude, le même
316 TextUniq| oncle, un homme à l'air placide, assis sur la berge et qui
317 TextUniq| les branches, comme une plaine métallique, et dont les
318 TextUniq| Elle, nuptiale et pleine de sourires, suivait, en
319 TextUniq| encore et ses yeux étaient pleins, puisque pour eux, - et
320 TextUniq| ce soir une quantité de poisson vraiment miraculeuse, «
321 TextUniq| au réel.~ L'attention se porta sur le bassin, et le père
322 TextUniq| sourd courant des eaux la portait, il lui semblait que maintenant
323 TextUniq| désastre l'avait si inopinément portée ? Ils n'étaient plus ; de
324 TextUniq| valait que cette paresseuse pose-là, se donner quelque mouvement ; «
325 TextUniq| était nue, et son insidieuse position sur le dos aggravait considérablement,
326 TextUniq| miraculeuse, « et tenez ! poussa-t-il, en étouffant sa voix, en
327 TextUniq| dressée sur la pelouse, et à prendre le thé en cette heure paisible,
328 TextUniq| le pasteur, à cause de sa présence, s'était couvert le visage
329 TextUniq| comment se faisait-il, à présent que les nouveautés de laine
330 TextUniq| insignifiante et causée par la pression des eaux sur quelque ais
331 TextUniq| doute au fond de son âme, la prestigieuse ivresse, ses lèvres s'arrêtèrent
332 TextUniq| étaient partout à si bas prix, qu'on n'eût pas encore
333 TextUniq| et leur existence le prouvait sans réponse, - Cela n'était
334 TextUniq| Et même, aurait-elle pu leur parler sans mourir ?~
335 TextUniq| ses yeux étaient pleins, puisque pour eux, - et leur existence
336 TextUniq| Puis il y avait ce soir une quantité de poisson vraiment miraculeuse, «
337 | quel
338 TextUniq| pénétrer jusqu'à ces graves questions, par les fêler d'on ne savait
339 | quoi
340 TextUniq| détourner le cours et à ramener les esprits au réel.~ L'
341 TextUniq| que doucement elle s'en rapprochait, et tout à coup une ondulation
342 TextUniq| lune visiblement s'était rapprochée. L'effet était si étrange
343 TextUniq| elle, sourde, d'une volupté rare, roulant dans ses cheveux
344 TextUniq| jusque-là. En bas, elle reconnut les arbustes, les sentiers
345 TextUniq| une trêve de l'esprit, une récréation en somme innocente, une
346 TextUniq| et pâmée.~ ~Elle ne redescendait plus, exhaussée, comme tendue
347 TextUniq| ne fallait-il pas qu'elle redescendît vers eux, qu'elle partageât
348 TextUniq| à ramener les esprits au réel.~ L'attention se porta sur
349 TextUniq| haute, l'enveloppait de ses reflets, s'éparpillait dans sa chevelure,
350 TextUniq| yeux. Longtemps elle la regarda : il lui semblait que doucement
351 TextUniq| visible. Cependant, elle regardait toujours le ciel. L'azur
352 TextUniq| nue !... Soudain elle se rejeta, les yeux sombres, et une
353 TextUniq| les caves. On résolut d'y remédier ; et le pasteur, qui était
354 TextUniq| ses pieds, d'un bond léger remonta sur les eaux. Oh ! rouvrir
355 TextUniq| le ciel, aspirer le ciel, remonter dans le ciel !~ Là-bas,
356 TextUniq| terre elle-même venait à sa rencontre. Mais elle était si solitaire
357 TextUniq| sombres, et une tristesse se répandit sur son visage : Les Siens ?~ ~
358 TextUniq| justification. Mais comment leur répondre ? Justifier cet exil, ce
359 TextUniq| existence le prouvait sans réponse, - Cela n'était pas ?~ Et
360 TextUniq| fille qui s'y baignait et reposait sur ses longs cheveux blonds,
361 TextUniq| jusque dans les caves. On résolut d'y remédier ; et le pasteur,
362 TextUniq| bassin, perpétua cette sage résolution d'un long hochement de tête
363 TextUniq| côté des écluses, chose du reste absolument insignifiante
364 TextUniq| leurs pipes, faisaient des rêves, tout comme avant. L'oncle
365 TextUniq| ses étouffants baisers ! revoir le ciel, aspirer le ciel,
366 TextUniq| sourde, d'une volupté rare, roulant dans ses cheveux et la laissant
367 TextUniq| remonta sur les eaux. Oh ! rouvrir enfin à la vie ses lèvres
368 TextUniq| d'immenses terrasses un royal jardin, comme une île, émergeait
369 TextUniq| au bassin, perpétua cette sage résolution d'un long hochement
370 TextUniq| N'étaient-ils pas son sang et son amour, eux, au-dessus
371 TextUniq| questions, par les fêler d'on ne savait quoi de bleu. Ce n'étaient
372 TextUniq| genoux un grand chien, se scandalisa : comment se faisait-il,
373 TextUniq| dame, de plus en plus, se scandalisait... Le sentiment des choses
374 TextUniq| aspiration irrefoulée de ses seins ; la lune visiblement s'
375 | selon
376 TextUniq| jardins des fables. Il lui sembla que des voix douces l'appelaient
377 TextUniq| Ils vivaient ! - Et le sens de leurs attitudes, de leurs
378 TextUniq| choses à se dire ; chacun le sentait et s'y adonnait en soi-même,
379 TextUniq| reconnut les arbustes, les sentiers autrefois parcourus, les
380 TextUniq| plus, se scandalisait... Le sentiment des choses lui revint :
381 | seul
382 TextUniq| cet avis. La baigneuse, seule, semblait n'en tenir aucun
383 TextUniq| de leurs gestes, de la sévérité de leurs visages, confusément
384 TextUniq| répandit sur son visage : Les Siens ?~ ~Allait-elle les
385 TextUniq| Longtemps, elle contempla en silence ces ombrages inconnus, frémissants
386 TextUniq| affalés, englués de vase, silencieux ; leurs membres ballottaient
387 TextUniq| mort ! Ils le niaient avec simplicité. Ils étaient heureux, ils
388 TextUniq| aperçut en un éclair de sinistre épouvante qu'ils vivaient!~ ~
389 TextUniq| sentait et s'y adonnait en soi-même, non sans quelque charme
390 TextUniq| considérablement, combien plus de tels soirs ! - l'indécence de cette
391 TextUniq| rencontre. Mais elle était si solitaire et nue !... Soudain elle
392 TextUniq| devenu plus profond et plus sombre. La lune, maintenant très
393 TextUniq| elle se rejeta, les yeux sombres, et une tristesse se répandit
394 TextUniq| esprit, une récréation en somme innocente, une petite condescendance
395 TextUniq| qu'on n'eût pas encore songé à lui donner un léger costume ?
396 TextUniq| entendaient plus que les sons lointains et confus. Ainsi,
397 TextUniq| bassin, et le père émit un soucieux conseil à Blanche, une adorable
398 TextUniq| si solitaire et nue !... Soudain elle se rejeta, les yeux
399 TextUniq| à coup une ondulation la souleva, une vague immense, sous
400 TextUniq| doucement, à son insu, le sourd courant des eaux la portait,
401 TextUniq| vague immense, sous elle, sourde, d'une volupté rare, roulant
402 TextUniq| Elle, nuptiale et pleine de sourires, suivait, en leur tendant
403 TextUniq| immortalité vivait-elle ? Elle se souvint de vagues paroles entendues
404 TextUniq| sur quelque ais vermoulu suffit cependant - tant le rêve
405 TextUniq| nuptiale et pleine de sourires, suivait, en leur tendant ses mains,
406 TextUniq| lèvres s'arrêtèrent à cette surface du bonheur ; puis ses yeux
407 TextUniq| Allait-elle les abandonner, leur survivre ? ne fallait-il pas qu'elle
408 TextUniq| limpides eaux, grâce à un système d'écluses, alimentaient
409 TextUniq| était assise, autour d'une table dressée sur la pelouse,
410 TextUniq| condescendance à ses illusions. On se taisait donc, et à la fumée des
411 | tant
412 TextUniq| arrêtait de boire à la fine tasse de chine bleue que, comme
413 TextUniq| considérablement, combien plus de tels soirs ! - l'indécence de
414 | temps
415 TextUniq| l'abîme, que des bras se tendaient vers elle du fond des tombes.~
416 TextUniq| sourires, suivait, en leur tendant ses mains, l'invisible courant
417 TextUniq| redescendait plus, exhaussée, comme tendue au-dessus d'elle-même dans
418 TextUniq| vraiment miraculeuse, « et tenez ! poussa-t-il, en étouffant
419 TextUniq| baigneuse, seule, semblait n'en tenir aucun compte et il n'y eut,
420 TextUniq| loin ; là, sur d'immenses terrasses un royal jardin, comme une
421 TextUniq| Texte~A son défaut d’être affreusement
422 TextUniq| grave~de n’avoir pas lieu.~Théodore de Banville.~~ La lune en
423 TextUniq| Blanche. Une vieille dame à tire-bouchons, qui tenait sur ses genoux
424 TextUniq| tendaient vers elle du fond des tombes.~ Lentement elle descendit
425 TextUniq| elle venait de s'exiler, et touchant la terre de ses pieds, d'
426 | tour
427 TextUniq| puis, ajouta-t-il, en se tournant vers ses voisins, il est
428 TextUniq| qui était assis le dos tourné au bassin, perpétua cette
429 TextUniq| fleurs noyées. Elle nageait à travers jusqu'à la pelouse. Tous
430 | très
431 TextUniq| explicite, ainsi qu'à une trêve de l'esprit, une récréation
432 TextUniq| jour de limbes, glauque et triste, à peine parvenait jusque-là.
433 TextUniq| ballottaient dans les eaux, tristement, faisaient des gestes. Ils
434 TextUniq| les yeux sombres, et une tristesse se répandit sur son visage :
435 TextUniq| calme et de paix, de cette universelle ruine.~ Longtemps, elle
436 TextUniq| vers ses voisins, il est utile d'apprendre à nager, même
437 TextUniq| ondulation la souleva, une vague immense, sous elle, sourde,
438 TextUniq| vivait-elle ? Elle se souvint de vagues paroles entendues autrefois,
439 TextUniq| soir fraîchissait ; mieux valait que cette paresseuse pose-là,
440 TextUniq| blêmes, affalés, englués de vase, silencieux ; leurs membres
441 TextUniq| des eaux sur quelque ais vermoulu suffit cependant - tant
442 TextUniq| Oh ! rouvrir enfin à la vie ses lèvres closes, ses étouffants
443 TextUniq| alimentaient le bassin de la calme villa. ~ C'était le soir d'un
444 TextUniq| de la sévérité de leurs visages, confusément lui apparut.
445 TextUniq| indécence de cette nudité visible. Cependant, elle regardait
446 TextUniq| quel droit d'immortalité vivait-elle ? Elle se souvint de vagues
447 TextUniq| des gestes. Ils semblaient vivre encore ; d'énormes poissons
448 | voilà
449 TextUniq| en se tournant vers ses voisins, il est utile d'apprendre
450 TextUniq| ombres la glorieuse et fatale volonté de Dieu ? Comment leur dire,
451 TextUniq| sous elle, sourde, d'une volupté rare, roulant dans ses cheveux
452 TextUniq| Justifier cet exil, ce céleste voyage, son inviolable innocence?
453 TextUniq| une quantité de poisson vraiment miraculeuse, « et tenez !
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