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| Georges Dubosc Les "Caudebecs" de Caudebec IntraText CT - Lecture du Texte |
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Avant de couper et raser les poils sur les peaux de lapin,
d’agneau, de lièvre, il fallait d’abord passer les poils au secret !
c’était un des arcanes, des mystères de la chapellerie. Les poils, n’ayant
guère de propriété feutrante, on la leur donnait en les soumettant à une
infusion de guimauve et de grande consoude, puis, par un procédé mystérieux, un
secret importé d’Angleterre par les ouvriers chapeliers, qui n’était
autre que le secretage au nitrate de mercure, on leur donnait encore
cette propriété. Il suffisait de frotter les peaux avec des brosses de
sanglier, enduites de la dissolution mercurielle. Après cette préparation, des
femmes coupaient le poil avec des couteaux très rasants. On commençait alors l’arçonnage,
opération extrêmement bizarre qui se faisait avec l’arçon, une
sorte d’énorme archet de plusieurs mètres de long, suspendu par une corde au
plafond. L’arçonneur promenait cet archet au-dessus des poils étendus
sur une claie. Il faisait alors vibrer la corde métallique de l’arçon, tenu
au-dessus des poils coupés et, par la vibration, les poils se mélangeaient. Ne
jouait pas de l’arçon qui voulait. C’était une opération qui demandait du tour
de main et de la dextérité. *
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