aband-haine | haran-verro | verte-x
Scène
1 X | dans la plaine.~Un homme abandonné. Vous pouvez, Magdeleine,~
2 VIII| prends votre bras, que vous m'abandonnez.~Pontchartrain.~Et que fais-je
3 V | C'était l'hiver, la nuit abrégeait les vesprées.~Henriette.~
4 V | chambre n'avait pas assez d'acajou,~Et qui m'a laissé là comme
5 Ded | main pour la première fois.~Acceptez ces quelques rimes frivoles,
6 I | l'air. Pourtant j'ai des accès~De bonté qui parfois traversent
7 I | grappe sanglante est encore accrochée.~Nous pouvons nous donner
8 I | Blondine.~Grand malheur ! On en achète un autre. Après ?~Henri.~
9 V | parler, mais je n'ose.~Henri.~Achevez~Henriette.~Vous allez bien
10 I | inhumains~Enfonceront l'acier qui mord ma chevelure ;~
11 VI | HENRI, MARCEL.~ ~Marcel.~Admirable tableau !~Symphonie amoureuse
12 VIII| mauvais,~Un galant répertoire admirablement tendre,~Et personne, personne
13 Ded | et grande artiste,~Votre admirateur fervent,~ALBERT GLATIGNY.~~ ~~*~~~ ~
14 V | Comme vous passiez vite, adorables soirées !~Henri.~C'était
15 VIII| mains sont d'un enfant ; j'adore votre front,~Ciel pur que
16 V | que je la baise~Cette tête adorée. Ah ! mauvaise ! mauvaise !~
17 | Afin
18 I | obèse,~Triste, cassé. Mon âge est absurde.~Blondine.~Ah !
19 V | les chansons éclatantes~Agitent le rideau des feuilles palpitantes,~
20 V | bénis !~Et puis, l'illusion aidant à la mémoire,~J'étais heureux.
21 V | est lui~Qui m'a le mieux aidé pendant ces jours d'ennui~
22 IX | Henri.~Spirituel !~Éléonore.~Aimable.~Pontchartrain.~Et qui vient
23 V | coutures !~Elle était bien aimée entre les créatures,~Cependant,
24 V | colère. Non,~Henri, ne l'aimez pas. Cette fille est méchante,~
25 I | malgré les envieux !~Vous aimiez une femme, et la femme inconstante~
26 V | chambre. Ah ! que nous nous aimions,~Henri ! La nuit venait
27 V | devant nos fronts moroses,~Aimons-nous et rions ! Écoute dans mon
28 I | Lorsqu'on entend frémir les airs de la guinguette,~Que le
29 X | oiseau,~Vous débattre à votre aise au milieu du réseau~Fatal
30 Ded | Votre admirateur fervent,~ALBERT GLATIGNY.~~ ~~*~~~ ~
31 V | Henri.~Où j'ai cru que j'allais mourir ! Vous êtes bonne.~
32 V | pourtant Que celle qui s'en est allée en emportant~Mes rêves les
33 I | rendre vos maux moins lourds.~Allez-vous repousser ma patte de velours ?~
34 X | cette oeuvre où l'amour allume son fanal,~Et qui prend
35 I | Avec Léon. Léon fut mon amant jadis.~Eh bien, nous chanterons
36 VIII| un monsieur du ciel. Mon amante, ô frivole !~Tressaille,
37 VIII| mais je n'aurais pas d'âme !~Marcel.~Encore un coup,
38 VII | endroit où sont mes pas amène !~En route pour l'amour !
39 IV | Éternel souvenir des heures amoureuses,~Souvenir éternel des heures
40 VI | hirondelle retourne à l'ancien nid, si doux~Qu'elle aurait
41 VIII| adresse.~Pontchartrain, anéanti.~Ah ! très-bien ! je me
42 V | Insoucieux ; et toi, cher ange, tu pressais~Le pas, en
43 Ded | Caïd et Élisabeth, reine d'Angleterre.~Vous vous rappelez quelle
44 V | désespoirs sans fin et mes angoisses lentes,~Tout ce qui m'a
45 I | Blondine.~Votre regard s'anime en en parlant. Pourquoi~
46 V | quand les bourgeons timides~Annonceront avril et les prés refleuris,~
47 V | reviendra pas ! Et le père Anthiome,~Tu sais, notre voisin,
48 V | suis tombé. Ceux qui m'ont aperçu~Les premiers dans ma chambre
49 I | ordonne.~Ce coeur qui m'appartient, je le veux à l'instant.~
50 I | déraisonne,~Et, malgré les appels de vos yeux embrasés,~Ma
51 Ded | que la charmante femme qui applaudissait une comédie écrite ou, pour
52 Ded | quelle fut ma joie lorsque j'appris votre nom ! Ce nom glorieux,
53 VIII| êtes ridicule.~Marcel, s'approchant.~Je suis de votre avis,
54 VIII| Pontchartrain.~Comment ?~Marcel.~J'approuve Ce que madame a dit à l'
55 II | est assise au pied d'un arbre.~Entrent par le fond Pontchartrain
56 IX | les temps sont mauvais, l'argent que vous pourriez~Me donner.
57 I | victorieux athlète,~Dans le rouge argenteuil, les pieds sur l'omelette !~
58 IX | coeur pour sentir ?~Henri.~L'argument est logique. Essayez d'en
59 V | fui lâchement, trouvant, l'aristocrate,~Que ma chambre n'avait
60 Pers| Borelli-Delahaye.~Henri - M. Armand Genty.~Blondine - Mlle Marie
61 V | Mon coeur était comme une armoire~Où tous mes souvenirs étaient
62 IV | autre maîtresse.~Comme j'arracherais les yeux de la traîtresse,~
63 V | passera. Je ne sais qui m'arrête~Auprès d'elle.~La reconnaisant.~
64 X | Quand vous niiez la joie, arrêter vos blasphèmes,~Qui se sont,
65 VIII| Parbleu ! je prends des arrhes.~Pontchartrain.~Voulez...~
66 | arrive
67 III | il fait chaud !~Eléonore.~Arsène !~Pontchartrain.~Éléonore !~
68 I | Blondine.~Quand on est assailli de folles visions...~Henri.~
69 II | fille !~Henriette s'est assise au pied d'un arbre.~Entrent
70 I | Amour surgira, victorieux athlète,~Dans le rouge argenteuil,
71 V | folles choses~Près de l'âtre où souvent le feu ne flambait
72 II | Henriette.~Allez donc m'attendre sous les ormes !~Marcel.~
73 X | voilà deux heures que j'attends.~Mouvement général.~ ~Henriette,
74 V | toujours elle était prête.~Elle attire la tête de Henri sur son
75 IX | Henriette et Henri, attirés par le bruit.~Qu'est-ce ?
76 I | s'en va seul est un être attristé.~Lorsqu'on entend frémir
77 VI | prépariez.~Henriette.~Mon cher, aucune brise~N'a soulevé mon coeur
78 IX | enrhumé. Soyez donc plus auguste.~Henri.~Les ennuis sont
79 V | Je ne sais qui m'arrête~Auprès d'elle.~La reconnaisant.~
80 V | époque des roses :~Les roses auraient peur devant nos fronts moroses,~
81 VIII| fâcher ! Allons, mais je n'aurais pas d'âme !~Marcel.~Encore
82 | aurait
83 Pers| Marie Protat.~Marcel - M. Aurèle.~Éléonore - Mlle Guérard.~
84 V | Tu brilles sur son front, aurore boréale !~Et tout l'azur
85 IX | il l'aime. Je suis calme autant que je puis,~Je parle doucement
86 X | Blondine, au public.~Notre auteur n'a voulu peindre que son
87 V | effacent jamais...~Henriette.~Autrefois... tous les deux...~Henri.~
88 | autres
89 | avait
90 VIII| sage recule,~C'est un fait avéré...~Éléonore.~Vous êtes ridicule.~
91 VIII| approchant.~Je suis de votre avis, madame.~Pontchartrain.~
92 | avoir
93 V | bourgeons timides~Annonceront avril et les prés refleuris,~On
94 | ayant
95 V | aurore boréale !~Et tout l'azur du ciel dans ses yeux est
96 V | songez pas, Henri, cela babille~Ainsi qu'un perroquet.~Henri.~
97 VII | regardez là, sottement, grands badauds !~Quitterai-je les champs
98 IV | vent,~Sur ces bords. Il baisait mes tresses répandues~En
99 Pers| riant à l'oeil. A gauche, un banc de gazon sous une tonnelle
100 II | bourgeons ;~Des canards barbotaient dans la vase et les joncs,~
101 I | cabaret,~Cupidon, qu'on barbouille avec du vin clairet,~Lance,
102 VIII| femme est...~Marcel.~Je me battrai pour elle~Et vous boirez
103 IX | vos proches,~Été, comme Bayard, un oncle sans reproches,~
104 VIII| étincela,~Le charme, la beauté, la voix pure et sonore,~
105 IV | Vous êtes-vous perdues,~Belles heures d'amour que je cherche
106 V | ces moments à tout jamais bénis !~Et puis, l'illusion aidant
107 VIII| le rouge Phébus remise se berline.~Vous avez une grâce adorable
108 VIII| Pontchartrain.~Est-ce ainsi qu'on me berne ?~Vous allez à l'instant
109 III | Pontchartrain.~Oui, nous pourrons, bichette,~Donner en cet endroit notre
110 IV | Souvenir éternel des heures bienheureuses !~ ~
111 I | visions...~Henri.~O passé bienheureux ! Henriette ! Henriette !~
112 I | Viens dîner ! le menu sera bientôt dressé,~Et l'Amour surgira,
113 V | Puis, comme pour payer les bijoux des orfèvres~L'amour ne
114 V | être toujours rayé par la bise et la pluie.~O folle ! tu
115 V | et embarrassés.~Henri.~O bizarre destin ! Quand je la rencontrais~
116 VIII| mettre un terme à ces propos bizarres !~Marcel, sans répondre,
117 X | niiez la joie, arrêter vos blasphèmes,~Qui se sont, à présent,
118 VII | aussi quelques épis~Dans la blonde campagne, avec le Dorimène~
119 I | Blondine.~Blondine.~Henri.~O Blondinette !~Quand on se pend longtemps
120 VI | aurait dû toujours y demeurer blottie.~Marcel.~Perfide !~Henriette.~
121 I | moissons mûres,~Au milieu des bluets et des coquelicots,~Au milieu
122 VIII| battrai pour elle~Et vous boirez mon sang, énorme spadassin !~
123 IX | leurs tourterelles ?~On boit l'amour dans l'air. Moi
124 I | eau sut rendre clairs,~Se boivent si gaîment sous la verte
125 | bonne
126 VIII| dis.~Pontchartrain.~Dieux bons ! où sommes-nous ?~Vous
127 I | Pourtant j'ai des accès~De bonté qui parfois traversent ma
128 V | brilles sur son front, aurore boréale !~Et tout l'azur du ciel
129 Pers| PERSONNAGES:~ ~Henriette - Mme Borelli-Delahaye.~Henri - M. Armand Genty.~
130 I | repaître,~Bravent sous les bosquets l'oeil du garde champêtre,~
131 I | les pleurs ennuyeux !~Ma bouche veut s'ouvrir pour les éclats
132 I | éclairs,~Où les vins du bouchon, que l'eau sut rendre clairs,~
133 I | Blondine.~Qui sait ? une boucle d'oreille ;~Une grappe semblable
134 V | tu jouais avec mes vieux bouquins.~Lorsque je regardais tes
135 I | trouvent où se repaître,~Bravent sous les bosquets l'oeil
136 Ded | récitaient avec une malicieuse bravoure, devant les hôtes du Casino
137 VIII| charmants reflets.~Tels brillent, dans les cieux embrasés,
138 V | la maîtresse idéale.~Tu brilles sur son front, aurore boréale !~
139 VIII| premiers vers à peine murmurés,~Brisant et disloquant les mètres
140 VI | Henriette.~Mon cher, aucune brise~N'a soulevé mon coeur sur
141 II | canards que l'on mit à la broche...~Bon ! ma robe aux buissons
142 V | je regardais tes petits brodequins~Revenir au logis, crottés
143 I | sons du violon, mêlés aux bruits confus,~Semblent prendre
144 V | isolement et mes larmes brûlantes, ~Mes désespoirs sans fin
145 V | fous,~Éveillant les échos bruyants autour de nous.~L'hiver
146 I | moulin, haut perché sur la butte,~Sait où votre bonnet, hier,
147 X | A nos ennuis défunts !~Buvons, et que la joie étincelle
148 | ça
149 X | sur le seuil du cabaret.~Çà, voilà deux heures que j'
150 I | voie.~Henri.~Non ! ils se cachent tous, de peur qu'on ne les
151 Ded | comme elle est Virginie du Caïd et Élisabeth, reine d'Angleterre.~
152 IX | le fracas de cette grosse caisse.~Henri.~Mon oncle Pontchartrain !~
153 I | Écoutez les couplets épars des canotiers !~Les amants, qui toujours
154 I | baisers !~Blondine.~Les cantonniers sont là pour indiquer la
155 X | a voulu peindre que son caprice~Dans cette comédie où tout
156 VIII| Ponchartrain.~Certes, il est des cas où le sage recule,~C'est
157 Ded | bravoure, devant les hôtes du Casino de Vichy, cette violente
158 I | cordon, un beau jour, se casse.~Blondine.~Grand malheur !
159 I | Je suis obèse,~Triste, cassé. Mon âge est absurde.~Blondine.~
160 IX | cependant. Parlez, j'ouïs la cause.~Pontchartrain.~Tu seras
161 | celle
162 V | autres, les meilleures,~Celles qui se passaient en rires
163 I | soleil de juin frappe sur mon cerveau !~Je veux aimer encore,
164 I | dirait, je le sais,~Une cervelle en l'air. Pourtant j'ai
165 | Ceux
166 V | est seule. Pauvrette !~Son chagrin passera. Je ne sais qui
167 X | est repris à ses premières chaînes.~Blondine.~Eh ! n'en rougissez
168 I | bosquets l'oeil du garde champêtre,~Et, sur l'enseigne en bois
169 VI | bras de Henri et sort en chantant :~Et l'on revient toujours~
170 V | ne vibre, en elle rien ne chante ;~Comme elle vous rendrait
171 I | amant jadis.~Eh bien, nous chanterons un seul De Profundis,~Pour
172 VIII| Marcel.~Assez sur ce chapitre.~Pontchartrain.~Ah ! vous
173 | chaque
174 V | ces jours funèbres qu'on charbonne~Sur le mur, et ces jours
175 I | demoiselles~Passent les yeux chargés de flammes et d'éclairs,~
176 I | si gaîment sous la verte charmille,~Où tout rayonne, où tout
177 VIII| après ?... nous devions cheminer~Par les sentiers perdus,
178 X | souvenir gazouillait dans les chênes,~Et mon coeur s'est repris
179 IV | Belles heures d'amour que je cherche partout ?~O Sèvres, Romainville,
180 IX | revenue, ô Calaïs ! et m'aime,~Cherchez quelque amoureuse ailleurs,
181 I | claires chansons,~Et, si nous cherchions bien, dans les prochains
182 VII | En route pour l'amour ! Cherchons bien. Justement~Une dame,
183 IV | dû saisir alors ! pauvre chéri,~Comme il a dû souffrir !
184 V | emportant~Mes rêves les plus chers ! Ah ! moins que cette ingrate~
185 I | Enfonceront l'acier qui mord ma chevelure ;~Ou bien j'effilerai sa
186 IV | Souvent~J'ai couru, les cheveux soulevés par le vent,~Sur
187 V | HENRI.~ ~Henri, revenant.~Choisissons un endroit propre à notre
188 | choses
189 VIII| Tels brillent, dans les cieux embrasés, les palais~Où
190 I | bruit des rires fous et des claires chansons,~Et, si nous cherchions
191 I | on barbouille avec du vin clairet,~Lance, sans nul repos,
192 I | bouchon, que l'eau sut rendre clairs,~Se boivent si gaîment sous
193 I | brouillard s'en va, quand les clartés sereines~Embrasent l'horizon
194 VIII| qui nous font songer aux clématites ;~A la neige, au jasmin
195 IX | quelle usine ;~Mais je serai clément, comme le sont les dieux,~
196 V | temps où les portes sont closes,~Où l'on s'embrasse, où
197 I | monsieur, au lieu de rester coi~Comme un épouvantail à pierrots ?~
198 IV | répandues~En ondes sur mon col. Vous êtes-vous perdues,~
199 V | tressailli de haine et de colère. Non,~Henri, ne l'aimez
200 IV | pures,~Forêts dont le soleil colorait les guipures~De feuilles
201 V | et la jeune espérance~A coloré pour moi leur calme transparence.~
202 V | ai pleuré !~Si tu savais combien j'étais désespéré !~Henriette.~
203 Ded | UGALDE~Pendant que de jeunes comédiens récitaient avec une malicieuse
204 II | taisez-vous, à la fin.~Ou plutôt commandez le dîner, j'ai très-faim.~
205 X | finit le volume~Dont le commencement est resté dans la plume.~
206 I | souffrir, vraiment,~Pour se complaire ainsi dans son isolement !~
207 X | un peu de ma gaîté !~Et, complice en cela du soleil de l'été,~
208 VI | suivrai~A la campagne, mais condition expresse :~Vous ne me soufflerez
209 IX | Marcel.~Mais qui peut vous conduire à ces extrémités~D'aller
210 IX | explique.~Pontchartrain.~Sa conduite à présent me paraît moins
211 I | violon, mêlés aux bruits confus,~Semblent prendre nos pieds
212 I | traversent ma folie.~Je connais les sentiers de la mélancolie.~
213 Ded | son visage ne m'était pas connu. Oui, j'ignorais que la
214 V | enfant étourdie,~Rien ne me conseillait l'amour, et je passais~Insoucieux ;
215 X | repris encor.~Henri.~Chère consolatrice,~Qui vous consolera ? Qui
216 X | Chère consolatrice,~Qui vous consolera ? Qui consolerez-vous~Maintenant ?~
217 X | Qui vous consolera ? Qui consolerez-vous~Maintenant ?~Marcel, à Blondine.~
218 IX | je le voie~Tranquillement conter ses fleurettes en l'air.~
219 I | la regarde, surpris Elle continue :~Vous avez des trésors
220 | Contre
221 X | Blondine.~Voilà, ma chère. Un contre-temps~Survient dans nos amours
222 VIII| un bien singulier pître,~Convenons-en ! Monsieur arrive là tout
223 X | froisserait en vain sans y rien copier ?~L'oiseau du souvenir gazouillait
224 I | milieu des bluets et des coquelicots,~Au milieu des baisers dont
225 I | longtemps après une sonnette,~Le cordon, un beau jour, se casse.~
226 I | où le miel se picore :~Ce corsage, ces yeux vifs, témoins
227 | côté
228 V | jetant ses bras autour du cou.~Nous sommes deux encor !~
229 I | prendre nos pieds et leur coudre des ailes !~Henri.~Où, dans
230 IX | jaser sous les ombrelles~Des couples de ramiers avec leurs tourterelles ?~
231 X | prend nos baisers pour tout couplet final.~Le rideau tombe.~ ~
232 I | en doutiez,~Écoutez les couplets épars des canotiers !~Les
233 V | Henriette.~Et comme nous courions, parlant à demi-voix,~Dans
234 I | butor.~Blondine.~Eh bien, courons au bal tous les deux.~Henri.~
235 IV | mon mantelet. Souvent~J'ai couru, les cheveux soulevés par
236 IX | donner. Vous m'avez refusé ma cousine~Pour lui faire épouser je
237 V | ne sais qui doré sur les coutures !~Elle était bien aimée
238 V | présent.~Henri.~O chère créature~Perdue et retrouvée !~Ils
239 V | était bien aimée entre les créatures,~Cependant, cette fille
240 X | messieurs ! désarmez la critique incertaine~Pour cette oeuvre
241 V | brodequins~Revenir au logis, crottés et tout humides,~Je disais :
242 Ded | frivoles, je vous en prie, et croyez-moi, chère et grande artiste,~
243 V | vous savez ?~Henri.~Où j'ai cru que j'allais mourir ! Vous
244 V | cette fille aux froides cruautés !~Henriette.~Dites-moi,
245 I | votre bonnet, hier, fit sa culbute~Au bruit des rires fous
246 I | en bois du riant cabaret,~Cupidon, qu'on barbouille avec du
247 Ded | esprit et du génie, et qui daignait battre des mains en écoutant
248 VII | Cherchons bien. Justement~Une dame, un monsieur vieux et laid,
249 X | laissant, pauvre oiseau,~Vous débattre à votre aise au milieu du
250 IV | quitté ? Dans ce mois de décembre,~Quand il s'est trouvé seul
251 VIII| beau soldat d'amour, ces déclarations.~Marcel.~Vous m'ennuyez
252 V | pourtant, voilà bien le décor~Rêvé pour le bonheur !~Henriette,
253 VIII| était navrant ! Rentrer en dedans mon amour !~Mais je vous
254 IX | Dieu soit loué !~Viens défendre ton oncle, ô neveu dévoué !~
255 X | vite.~Henri.~A nos ennuis défunts !~Buvons, et que la joie
256 IX | sont un vin que le sage déguste~Quand le moment en vient.
257 IX | moment en vient. Mon oncle, dégustez.~A Marcel.~Mais qui peut
258 | déjà
259 V | Son nez si bien rosé, sa démarche hardie,~Tout ce qui faisait
260 VI | elle aurait dû toujours y demeurer blottie.~Marcel.~Perfide !~
261 V | nous courions, parlant à demi-voix,~Dans la neige, ignorant
262 I | le bal poudreux, de vives demoiselles~Passent les yeux chargés
263 V | drôle !~Un jour... ah ! quel démon nous soufflait notre rôle ?~
264 I | bien j'effilerai sa fine dentelure~Pour en garnir ma robe aux
265 IX | monsieur, vous avez l'air~D'un dentiste enrhumé. Soyez donc plus
266 I | matière d'amour, hélas ! je déraisonne,~Et, malgré les appels de
267 V | que les fâcheux ne nous dérangent pas.~Vive Blondine ! c'est
268 | dès
269 X | Henriette.~O messieurs ! désarmez la critique incertaine~Pour
270 V | mes larmes brûlantes, ~Mes désespoirs sans fin et mes angoisses
271 V | embarrassés.~Henri.~O bizarre destin ! Quand je la rencontrais~
272 IX | Mais ce n'est pas qu'un détail oiseux, et je l'efface.~
273 I | Henri.~Quand on porte le deuil de ses illusions...~Blondine.~
274 VIII| perdus, où notre dialogue~Fût devenu bien vite une divine églogue.~
275 VIII| Ensemble ; puis après ?... nous devions cheminer~Par les sentiers
276 | devoir
277 IX | défendre ton oncle, ô neveu dévoué !~Henri, majestueux.~Vous
278 VIII| sentiers perdus, où notre dialogue~Fût devenu bien vite une
279 I | touché ta lèvre grenadine.~Tu dictes le devoir, ô mon jeune mentor !~
280 I | ont de vertes saveurs !~Ce dimanche est charmant parmi tous
281 I | charmant parmi tous les dimanches ;~Regardez : les bras nus
282 I | cabaret et lis : ICI L'ON DINE.~Blondine.~Je ne sais si
283 V | deux encor !~Henri.~Que me dis-tu !~Henriette.~Henri, c'est
284 V | crottés et tout humides,~Je disais : Espérons ! quand les bourgeons
285 II | d'Henriette, il sort en disant :~Oh ! l'adorable fille !~
286 VIII| peine murmurés,~Brisant et disloquant les mètres préparés,~Tombe
287 V | froides cruautés !~Henriette.~Dites-moi, n'est-ce pas que vous la
288 VIII| Fût devenu bien vite une divine églogue.~Or, dès les premiers
289 I | La pelote de son où mes doigts inhumains~Enfonceront l'
290 I | Blondine.~Je ne sais si je dois...~Henri.~Pas de scrupules
291 V | que je t'aimais !~C'est le Donec gratus, la chanson éternelle !~
292 V | Henriette.~Quand nos mains se donnaient l'étreinte fraternelle~Dans
293 Ded | toutes où cet honneur m'a été donné de serrer votre main pour
294 VIII| elle a deux fois raison. Donnez-moi donc la paix.~Oui, madame,
295 V | Pour un je ne sais qui doré sur les coutures !~Elle
296 VII | blonde campagne, avec le Dorimène~Que le sort vers l'endroit
297 V | Son épaule, le soir, était douce à ma tête.~Henriette.~Et
298 VIII| jamais n'obscurciront ;~Vos douces lèvres sont pareilles aux
299 VIII| à madame.~Éléonore, avec douceur.~C'est à moi qu'il s'adresse.~
300 | doute
301 I | bonheur, et, si vous en doutiez,~Écoutez les couplets épars
302 I | dîner ! le menu sera bientôt dressé,~Et l'Amour surgira, victorieux
303 Pers| entrevoit une rivière. A droite, un cabaret de village,
304 V | murmurant : Que ce garçon est drôle !~Un jour... ah ! quel démon
305 I | les vins du bouchon, que l'eau sut rendre clairs,~Se boivent
306 VII | Encore cet oiseau qui m'échappe ! Imbécile !~Que pensez-vous
307 I | Regardez : les bras nus s'échappent de leurs manches ;~Partout
308 I | chargés de flammes et d'éclairs,~Où les vins du bouchon,
309 VIII| ainsi qu'...~Pontchartrain, éclatant.~Éléonore !~Marcel.~De se
310 V | loin déjà ; les chansons éclatantes~Agitent le rideau des feuilles
311 I | ces yeux vifs, témoins éclatants,~Vont proclamer partout
312 I | bouche veut s'ouvrir pour les éclats joyeux.~Or j'ai quitté Paris
313 Ded | daignait battre des mains en écoutant des vers romantiques.~Poëte
314 V | Aimons-nous et rions ! Écoute dans mon sein~Mon coeur
315 VIII| tonnerre !~Marcel, sans l'écouter.~Donc, madame, vos yeux
316 II | sous les ormes !~Marcel.~Écoutez-moi...~Henriette.~Voyons, taisez-vous,
317 Ded | Ce nom glorieux, je l'écris aujourd'hui, pour qu'il
318 Ded | applaudissait une comédie écrite ou, pour mieux dire, rêvée
319 IX | un détail oiseux, et je l'efface.~Henri.~Hé ! diable !~Pontchartrain.~
320 V | le mur, et ces jours ne s'effacent jamais...~Henriette.~Autrefois...
321 IX | Ce n'est guère facile en effet.~Marcel.~A ma place Qu'eussiez-vous
322 I | ma chevelure ;~Ou bien j'effilerai sa fine dentelure~Pour en
323 VII | où l'on pèche,~Sans avoir effleuré le velours d'une pêche ?~
324 VIII| devenu bien vite une divine églogue.~Or, dès les premiers vers
325 VII | pis !~Mais il faut que j'égrène aussi quelques épis~Dans
326 III | Ouf ! qu'il fait chaud !~Eléonore.~Arsène !~Pontchartrain.~
327 Ded | est Virginie du Caïd et Élisabeth, reine d'Angleterre.~Vous
328 I | Chère belle, ce soeur, qui m'embarrassait tant,~Qu'en ferez-vous ?~
329 V | se regardent, rouges et embarrassés.~Henri.~O bizarre destin !
330 I | gondoles~Pour les champs embaumés où, sous les girandoles,~
331 I | quand les clartés sereines~Embrasent l'horizon par les yeux des
332 V | retrouvée !~Ils se tiennent embrassés. Survient Marcel.~ ~
333 I | est bien vieux pour tant d'emplois ! songez...~Comment vous
334 V | celle qui s'en est allée en emportant~Mes rêves les plus chers !
335 V | du ciel dans ses yeux est enclos.~Vive Blondine !~Henriette
336 X | est resté dans la plume.~L'encre manquait. Pourquoi fatiguer
337 I | où mes doigts inhumains~Enfonceront l'acier qui mord ma chevelure ;~
338 V | tu m'aimais. Oh ! quels enivrements !~Henriette.~Comme vous
339 V | jour de Paris.~Les arbres, enivrés de leur nouvelle séve,~Ombrageront
340 V | aidé pendant ces jours d'ennui~A porter ma douleur. Tu
341 V | saison où le grand ciel s'ennuie~D'être toujours rayé par
342 I | spleen morose et les pleurs ennuyeux !~Ma bouche veut s'ouvrir
343 VIII| déclarations.~Marcel.~Vous m'ennuyez avec vos interruptions !~
344 VIII| Et vous boirez mon sang, énorme spadassin !~Pontchartrain.~
345 II | me récitez de ces fadeurs énormes !~Marcel.~Je vous aime !~
346 IX | avez l'air~D'un dentiste enrhumé. Soyez donc plus auguste.~
347 I | garde champêtre,~Et, sur l'enseigne en bois du riant cabaret,~
348 VIII| étions venus là pour dîner~Ensemble ; puis après ?... nous devions
349 V | que tout ceci pourtant m'ensorcela !~O ma raison !~Henriette.~
350 V | dans l'herbe~Et mes mains entasser les pervenches en gerbe.~
351 V | quel diable en mon coeur m'entraîne encor vers elle ?~Henriette.~
352 I | HENRI, BLONDINE.~ ~Henri, entrant.~Ramasse qui voudra mon
353 V | soufflait notre rôle ?~Nous nous entretenions comme de gais amants.~Je
354 Pers| buissons de rosiers, on entrevoit une rivière. A droite, un
355 I | rajeunit pourtant malgré les envieux !~Vous aimiez une femme,
356 Pers| représente un paysage dans les environs de Paris. Au fond, entre
357 IX | doucement d'abord ; monsieur m'envoie~Haranguer les moineaux,
358 VIII| cri, puis dans ses bras s'envole.~Je reste là, madame. Et
359 V | prés refleuris,~On pourra s'envoler pour un jour de Paris.~Les
360 VIII| cet homme est un butor épais,~Vous ayant...~Pontchartrain.~
361 I | doutiez,~Écoutez les couplets épars des canotiers !~Les amants,
362 VII | j'égrène aussi quelques épis~Dans la blonde campagne,
363 VIII| pas du tout !~Éléonore, éplorée.~A secours !~ ~
364 V | Henriette.~Henri, c'est l'époque des roses :~Les roses auraient
365 IX | Il tombe aux pieds de mon épouse, puis~Dit qu'il l'aime.
366 IX | ma cousine~Pour lui faire épouser je ne sais quelle usine ;~
367 I | lieu de rester coi~Comme un épouvantail à pierrots ?~Henri.~O Blondine !~
368 Ded | vers romantiques.~Poëte errant, depuis longtemps exilé
369 V | rencontrais~Parfois sur l'escalier, son visage si frais,~Son
370 V | tout humides,~Je disais : Espérons ! quand les bourgeons timides~
371 IX | Et vous avez trompé mon espoir hasardeux.~De là ma rage.
372 IX | dit.~Pontchartrain.~Mes esprits sont troublés.~Henri.~Mon
373 V | Ah ! mon Dieu !~Dis, tu n'essaieras plus de jouer à ce jeu ?~
374 IX | L'argument est logique. Essayez d'en sortir.~Pontchartrain.~
375 V | vous êtes venu... seul ? Est-elle jolie ?~Henri.~Qu'irait-on
376 I | garnir ma robe aux volants étagés.~Henri.~Ah ! mon coeur est
377 V | Donec gratus, la chanson éternelle !~Henriette.~Quand nos mains
378 I | sans nul repos, ses flèches éternelles,~Et les perd au milieu des
379 IV | ondes sur mon col. Vous êtes-vous perdues,~Belles heures d'
380 VIII| yeux où le soleil lui-même étincela,~Le charme, la beauté, la
381 X | Buvons, et que la joie étincelle et fleurisse !~Blondine,
382 VIII| vaporeuse~A l'excès. Nous étions venus là pour dîner~Ensemble ;
383 I | où, sous les girandoles,~Étoiles que l'on met aux feuillages
384 II | Le poids de l'air est étouffant~Et vous me récitez de ces
385 I | historiette~Que vos pleurs étouffés murmurent. Tout est vieux,~
386 V | faisait d'elle une enfant étourdie,~Rien ne me conseillait
387 V | nos mains se donnaient l'étreinte fraternelle~Dans ta petite
388 IX | effet.~Marcel.~A ma place Qu'eussiez-vous fait, monsieur ? car on
389 X | à présent, interrompus d'eux-mêmes.~Adieu donc ! je m'en vais
390 I | Quand les pommes pour Ève ont de vertes saveurs !~
391 V | marcher, jeunes et fous,~Éveillant les échos bruyants autour
392 V | Car pendant ces heures,~J'évoquais devant moi les autres, les
393 VIII| un oiseau ! vaporeuse~A l'excès. Nous étions venus là pour
394 I | et le vent me les donne.~Exécutez-vous donc, cher monsieur, je
395 | exemple
396 Ded | errant, depuis longtemps exilé de Paris et des théâtres
397 IX | voyez, maintenant tout s'explique.~Pontchartrain.~Sa conduite
398 VI | campagne, mais condition expresse :~Vous ne me soufflerez
399 IX | peut vous conduire à ces extrémités~D'aller faire la cour à
400 IX | que je suis ridicule, à ma face !~Mais ce n'est pas qu'un
401 I | donner la main. Je suis fâchée~Avec Léon. Léon fut mon
402 VIII| n'ai pas le droit~De me fâcher ! Allons, mais je n'aurais
403 V | notre repas,~Afin que les fâcheux ne nous dérangent pas.~Vive
404 IX | Pontchartrain.~Et qui vient sans façon~Me dire que je suis ridicule,
405 II | Et vous me récitez de ces fadeurs énormes !~Marcel.~Je vous
406 | faisait
407 | Faites
408 IX | de glace,~Les yeux sont faits pour voir et le coeur pour
409 X | oeuvre où l'amour allume son fanal,~Et qui prend nos baisers
410 Ded | de Vichy, cette violente fantaisie rimée, je regardais, moi,
411 X | aise au milieu du réseau~Fatal où la sirène à la voix tentatrice~
412 I | belle !~Mais les pleurs sont fatals aux yeux. Je me rebelle~
413 X | encre manquait. Pourquoi fatiguer le papier~Qu'on froisserait
414 IX | à ma tante ?~Marcel.~La faute De tout ceci, monsieur,
415 VIII| avez une grâce adorable et féline ;~Vos mains sont d'un enfant ;
416 III | charmants qu'en ce lieu je ferais !~Pontchartrain.~Ouf ! qu'
417 I | embarrassait tant,~Qu'en ferez-vous ?~Blondine.~Qui sait ? une
418 Ded | artiste,~Votre admirateur fervent,~ALBERT GLATIGNY.~~ ~~*~~~ ~
419 V | de l'âtre où souvent le feu ne flambait plus.~Mais nous
420 I | Étoiles que l'on met aux feuillages touffus,~Les sons du violon,
421 VIII| Grands dieux !~Marcel.~Figurez-vous, madame, que j'étais~A la
422 X | baisers pour tout couplet final.~Le rideau tombe.~ ~
423 I | Ou bien j'effilerai sa fine dentelure~Pour en garnir
424 X | Survient dans nos amours et finit le volume~Dont le commencement
425 | fit
426 V | âtre où souvent le feu ne flambait plus.~Mais nous n'en savions
427 I | Où tout rayonne, où tout flamboie, où tout fourmille !~Blondine.~
428 I | Passent les yeux chargés de flammes et d'éclairs,~Où les vins
429 I | Lance, sans nul repos, ses flèches éternelles,~Et les perd
430 I | Après ?~Henri.~O lèvre en fleur !~Vous riez ! Le moulin,
431 IX | Tranquillement conter ses fleurettes en l'air.~Marcel.~Allons,
432 X | que la joie étincelle et fleurisse !~Blondine, au public.~Notre
433 IV | guipures~De feuilles et de fleurs ! Je suis triste aujourd'
434 VIII| petites~Menottes, qui nous font songer aux clématites ;~
435 IV | de roses, sources pures,~Forêts dont le soleil colorait
436 I | Votre hâtif hiver est formé de brouillard ;~Mais le
437 | fort
438 VIII| ordinaire.~Pontchartrain, foudroyé.~Quoi, la cour à ma femme,
439 III | cet endroit notre coup de fourchette.~Éléonore.~Ces bords de
440 I | où tout flamboie, où tout fourmille !~Blondine.~Votre regard
441 IX | Marcel.~Eh ! rien, c'est le fracas de cette grosse caisse.~
442 IV | jadis pleines de gaîtés franches,~J'ai pendu bien des fois
443 I | Oui, le soleil de juin frappe sur mon cerveau !~Je veux
444 V | se donnaient l'étreinte fraternelle~Dans ta petite chambre.
445 I | attristé.~Lorsqu'on entend frémir les airs de la guinguette,~
446 VIII| monsieur du ciel. Mon amante, ô frivole !~Tressaille, pousse un
447 Ded | Acceptez ces quelques rimes frivoles, je vous en prie, et croyez-moi,
448 IV | sa petite chambre,~Quel froid l'a dû saisir alors ! pauvre
449 V | Cependant, cette fille aux froides cruautés !~Henriette.~Dites-moi,
450 V | ignorant si les vents étaient froids !~Henri.~Je t'aimais en
451 X | fatiguer le papier~Qu'on froisserait en vain sans y rien copier ?~
452 V | auraient peur devant nos fronts moroses,~Aimons-nous et
453 V | que cette ingrate~Qui m'a fui lâchement, trouvant, l'aristocrate,~
454 V | Oui, ce sont de ces jours funèbres qu'on charbonne~Sur le mur,
455 V | demander pourquoi l'heure des funérailles~Était lente à venir ainsi ?
456 V | pardonne aussi pour l'ivresse future,~Pour le bonheur présent.~
457 I | rendre clairs,~Se boivent si gaîment sous la verte charmille,~
458 V | nous entretenions comme de gais amants.~Je t'aimais, tu
459 X | de ma folie, un peu de ma gaîté !~Et, complice en cela du
460 IV | arbres, jadis pleines de gaîtés franches,~J'ai pendu bien
461 VIII| étaient point mauvais,~Un galant répertoire admirablement
462 Ded | la grande artiste qui est Galathée comme elle est Virginie
463 I | sous les bosquets l'oeil du garde champêtre,~Et, sur l'enseigne
464 I | sa fine dentelure~Pour en garnir ma robe aux volants étagés.~
465 Pers| village, riant à l'oeil. A gauche, un banc de gazon sous une
466 Pers| Guérard.~Pontchartrain - M. Gaudy.~ ~A la campagne, au mois
467 Pers| oeil. A gauche, un banc de gazon sous une tonnelle de plantes
468 X | copier ?~L'oiseau du souvenir gazouillait dans les chênes,~Et mon
469 X | que j'attends.~Mouvement général.~ ~Henriette, souriant.~
470 VIII| monsieur ?~Marcel.~Vous me gênez.~Pontchartrain.~Mon Dieu !~
471 Ded | noblesse de l'esprit et du génie, et qui daignait battre
472 VIII| Voulez...~Marcel.~Il est des gens bien impatientants.~On m'
473 Pers| Borelli-Delahaye.~Henri - M. Armand Genty.~Blondine - Mlle Marie Protat.~
474 V | entasser les pervenches en gerbe.~Viens ! l'air retentira
475 II | veut répondre,~mais, sur un geste impérieux d'Henriette, il
476 VIII| instant mettre en votre giberne,~Mon beau soldat d'amour,
477 I | champs embaumés où, sous les girandoles,~Étoiles que l'on met aux
478 IX | monsieur ? car on n'est pas de glace,~Les yeux sont faits pour
479 V | vieilli, tout ce qui m'a glacé,~Je te pardonne tout, pour
480 Ded | admirateur fervent,~ALBERT GLATIGNY.~~ ~~*~~~ ~
481 Ded | appris votre nom ! Ce nom glorieux, je l'écris aujourd'hui,
482 I | quitté Paris et j'ai pris les gondoles~Pour les champs embaumés
483 VIII| se berline.~Vous avez une grâce adorable et féline ;~Vos
484 IX | en pas sentir le charme gracieux ?~Henri.~Ce n'est guère
485 I | Une grappe semblable aux grappes de la treille~Et que je
486 V | aimais !~C'est le Donec gratus, la chanson éternelle !~
487 VIII| lèvres sont pareilles aux grenades,~Un abeille y viendrait
488 I | sagesse a touché ta lèvre grenadine.~Tu dictes le devoir, ô
489 Pers| une tonnelle de plantes grimpantes.~
490 I | vieillard dont la nuque grisonne,~En matière d'amour, hélas !
491 V | faire la moue ;~Car il va te gronder, sois-en sûre. Ah ! mon
492 IX | c'est le fracas de cette grosse caisse.~Henri.~Mon oncle
493 Pers| Aurèle.~Éléonore - Mlle Guérard.~Pontchartrain - M. Gaudy.~ ~
494 IX | gracieux ?~Henri.~Ce n'est guère facile en effet.~Marcel.~
495 IV | souffrir ! tout seul ! Est-il guéri ?~Ah ! sans doute qu'il
496 I | deux vous appelle et vous guette,~Et qu'il fait du soleil,
497 VIII| Un abeille y viendrait guider ses promenades.~N'est-ce
498 I | entend frémir les airs de la guinguette,~Que le plaisir à deux vous
499 IV | dont le soleil colorait les guipures~De feuilles et de fleurs !
500 V | son nom~J'ai tressailli de haine et de colère. Non,~Henri,
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