accep-raviv | rebel-y
Scène
501 II | belles~Prosternaient les plus rebelles~Aux genoux de leurs vingt
502 II | GUIGNOL.~Oui, son état réclame~De grands ménagements.~ ~
503 III| vierges de barreaux,~Et reçois-nous comme on accueille~Une bande
504 II | autour d'elle.~Ah ! je me reconnais. C'est là que je me plus~
505 II | or.~MARS.~Bien, Guignol ! redis-nous cette histoire éternelle~
506 II | pour nous, fait les sylphes réels,~A chanté la chanson des
507 II | le passé joyeux pour toi refleurira.~C'est ici le théâtre où
508 II | presque aux trois quarts remise.~Ces brouillards que la
509 III| pourtant je ne sens nul remord !~CHANSON.~ ~I~ ~O censeurs
510 II | là, saisie~Par le froid. Remuez-vous un peu. Nous allons~Donner,
511 III| de culbutes,~Au mois où renaît~L'espoir, où la sève~Trouble
512 II | les rayons qui viennent de renaître,~Et regardant au loin dans
513 II | Fantaisie ?~Les beaux jours renaîtront. Vous restez là, saisie~
514 III| d'Orient,~Comme elle, au rendez-vous fidèle,~Notre Muse vient
515 II | frisson~Du printemps vient de rendre à la vie, et de blondes~
516 III| me voici toute prête~A reparaître encore ici.~MARS.~Chère
517 I | pâlis de l'églantier~Et je repeins à neuf la coupole céleste !~
518 II | beaux jours renaîtront. Vous restez là, saisie~Par le froid.
519 III| d'Ève,~J'ai, comme en un rêve,~Jeté mon bonnet !~ ~IV~ ~
520 II | de la Nuit rose,~Ce poëme rêvé loin du pays de prose.~Sur
521 II | comme la forêt, Paris a son réveil~Lentement préparé par cinq
522 I | orgueil de mes Champs-Élysées,~Réveillez-vous ! je veux entendre le clic-clac~
523 II | Enfants sans pères ni mères,~O rêves pleins de chimères~D'un
524 II | dresse~Ma petite baraque où reviendront encor~Rire mes spectateurs
525 I | Des cochers mordorés qui reviennent du lac !~Que la foule circule
526 I | voyage, bonhomme Hiver ! ne reviens pas !~Le manteau de brouillard
527 III| où l'hirondelle~Joyeuse revient d'Orient,~Comme elle, au
528 III| les ennuis,~Parce que l'on riait à mes folles cascades~Et
529 III| fidèle,~Notre Muse vient en riant. ~Voici le temps des primevères,~
530 II | trésors dont nous nous sentons riches,~Et laissons faire aux dieux
531 II | de pied qui seul vaut une rime !~Déjazet, qui, pour nous,
532 II | aujourd'hui le Gymnase~Rit de mon ingénue à la robe
533 II | Rit de mon ingénue à la robe de gaze ;~Il lui faut le
534 II | chanter à plein coeur la Romance à Madame,~Allons ! de la
535 II | étourdies.~Ah ! quels joyeux romans, et quelles comédies~Où
536 II | manquerait, et vraiment le rond-point,~Si mes refrains ailés ne
537 II | rosés, franches et toutes rondes,~En sortent, qui me font
538 II | diront des vers de la Nuit rose,~Ce poëme rêvé loin du pays
539 II | blondes~Têtes d'enfants rosés, franches et toutes rondes,~
540 II | buisson de cheveux !~Vite, du rouge, et plus de ces pâleurs
541 II | rire éclos !~Loin de la route pâlie~Que suit la mélancolie,~
542 | sa
543 III| vermeil,~Le vide sonne en nos sacoches,~Mais nos yeux sont fous
544 | sais
545 II | renaîtront. Vous restez là, saisie~Par le froid. Remuez-vous
546 III| fous de soleil.~Malgré la saison inconstante,~Malgré les
547 II | laissons faire aux dieux qui sauront maintenir~Le ciel toujours
548 II | refrains querelleurs~Que tu savais jadis. On te repousse !
549 | savoir
550 III| arrivons, hardis fantoches,~Scapins, Agnès, groupe vermeil,~
551 II | Ces brouillards que la Seine emprunte à la Tamise~M'ont
552 II | de la lune~Sur de beaux seins palpitants.~ ~III~ ~Mais
553 II | des os~Je sens pour mon semblable une forte tendresse !~Tu
554 I | l'hiver souilla le vert sentier.~Je ravive les tons pâlis
555 II | les trésors dont nous nous sentons riches,~Et laissons faire
556 II | bien pâmer ton public de sept ans.~Mais, chut ! dans ce
557 II | maintenir~Le ciel toujours serein sur nos têtes frivoles.~
558 II | Amour : Va-t'en !~O joyeuses sérénades,~O galantes promenades~Dans
559 I | et dans chaque buisson~Serine au choeur ailé des oiseaux
560 II | dit, ô cher lutin, car la séve écumante~Bout dans cette
561 III| où renaît~L'espoir, où la sève~Trouble le coeur d'Ève,~
562 I | tasse !~Mais, d'abord, il siérait que je me présentasse.~Mesdames
563 II | nids perdus et des merles siffleurs,~Jeté comme une graine au
564 III| Opérette~Volontiers, mais venez simple comme autrefois,~Sans cuivres
565 II | donc ! On ne peut pas chez soi~Accueillir le premier venu.~
566 II | Que je me suis trouvée, un soir, à demi morte,~Cherchant
567 III| III~ ~LA FANTAISIE.~ ~Sois-nous indulgent, encourage,~O
568 | Soit
569 II | faisiez-vous là, sur le sol étendue ?~LA FANTAISIE.~
570 II | préparé par cinq mois de sommeil.~Un nid, c'est bien : pourtant
571 III| groupe vermeil,~Le vide sonne en nos sacoches,~Mais nos
572 III| soleil dore,~Ma chanson sonore~Bat de l'aile encore~Avec
573 I | Va poindre, le bourgeon sort de l'écorce dure.~C'est
574 II | enfuir l'un après l'autre, en sorte~Que je me suis trouvée,
575 II | franches et toutes rondes,~En sortent, qui me font oublier les
576 I | Faisant courir sur tout un souffle de chaleur.~O larmes des
577 II | te lèse.~Le cadre est à souhait pour ces légers tableaux~
578 I | Dont le pied de l'hiver souilla le vert sentier.~Je ravive
579 II | Mes petits actes courts soumettaient à leurs lois~Vingt théâtres.
580 II | dirait que j'entends~Des soupirs étouffés.~ ~Ils aperçoivent
581 I | O larmes des jets d'eau, sources cristallisées,~O gais bosquets,
582 II | reviendront encor~Rire mes spectateurs naïfs aux cheveux d'or.~
583 II | et plus de ces pâleurs de spectre !~La Fantaisie errant ainsi
584 II | après avoir~Eu mon temps de splendeur et d'éclat, j'ai pu voir~
585 II | Loin de la route pâlie~Que suit la mélancolie,~Votre riante
586 II | qui, pour nous, fait les sylphes réels,~A chanté la chanson
587 | T
588 II | souhait pour ces légers tableaux~Où le Caprice lance en l'
589 I | J'aime, je ne puis le taire :~C'est le Printemps de
590 II | que la Seine emprunte à la Tamise~M'ont bien mouillée un peu,
591 I | coeurs l'espoir à pleine tasse !~Mais, d'abord, il siérait
592 II | mon semblable une forte tendresse !~Tu vois, toujours fidèle
593 III| Nous allons planter notre tente ;~Dieu garde les Bohémiens !~ ~
594 II | Soit ! nous allons encor tenter cette entreprise.~ ~
595 III| terre.~J'étais l'enfant terrible, enragé, volontaire,~Que
596 II | soumettaient à leurs lois~Vingt théâtres. Hélas ! aujourd'hui le
597 I | Mesdames et Messieurs, Théophile Gautier,~Ce parfileur de
598 | toi
599 I | mois de Mars prépare la toilette~Nouvelle du printemps, et
600 I | CHANSON.~ ~I~ ~Sur les toits bleus où s'accroche~Un gai
601 I | vert sentier.~Je ravive les tons pâlis de l'églantier~Et
602 III| GUIGNOL.~Le public avait tort.~L'OPÉRETTE.~C'est possible,
603 | toute
604 | toutes
605 I | pareil !~Dans la lumière tremblante~Court sa chanson insolente.~
606 II | débordantes joies~Vous fait trembler encor, murs de Fouilly-les-Oies !~
607 III| Certes Vous l'étiez, et très-fort.~L'OPÉRETTE.~Oui, des plumes
608 II | Acceptez un bouillon. C'est très-substantiel.~LA FANTAISIE.~Bah ! je
609 II | affiches,~Prodiguons les trésors dont nous nous sentons riches,~
610 I | bois~Chercher la fleur qui tressaille~Au contact des petits doigts ;~
611 II | du pays de prose.~Sur ces tréteaux alors d'éclat environnés,~
612 II | parvenaient point,~Serait triste. Collons sur les murs nos
613 II | me sens déjà presque aux trois quarts remise.~Ces brouillards
614 I | chanson insolente.~Mansarde et trou de souris~S'ouvrent à l'
615 III| renaît~L'espoir, où la sève~Trouble le coeur d'Ève,~J'ai, comme
616 II | en sorte~Que je me suis trouvée, un soir, à demi morte,~
617 Int| Musique de Mme UGALDE.~ ~DISTRIBUTION :~Le Mois
618 | Va
619 II | la nue,~A dit à l'Amour : Va-t'en !~O joyeuses sérénades,~
620 II | Eh ! que faites-vous là,~Vagabonde ? Qui donc ici vous appela ?~
621 II | regardant au loin dans le vague horizon !~Car c'est un nid
622 | vais
623 II | et l'étude de moeurs.~Le Vaudeville aussi me repousse. Je meurs,~
624 II | son coup de pied qui seul vaut une rime !~Déjazet, qui,
625 II | comédies~Où l'Amour convié venait au dénoûment !~Ça durait
626 III| Opérette~Volontiers, mais venez simple comme autrefois,~
627 II | soi~Accueillir le premier venu.~Brutalement.~Vos papiers ?~
628 II | inconnue,~De quel noir enfer venue ?~Un jour, déchirant la
629 I | aux rayons du soleil ; la verdure~Va poindre, le bourgeon
630 Int| A. Collas.~Guignol - M. Verlé.~ ~La scène est à Paris,
631 III| Scapins, Agnès, groupe vermeil,~Le vide sonne en nos sacoches,~
632 I | pont des bateaux-mouches~On verra Mimi-Pinson~Et les belles
633 III| Sont embrasés, où tous les verres~Sont pleins de brûlantes
634 I | printemps de demain,~Celui qui verse aux coeurs l'espoir à pleine
635 I | pied de l'hiver souilla le vert sentier.~Je ravive les tons
636 III| voix gutturale,~Sous les verts arceaux~Que le soleil dore,~
637 II | la mort dans l'âme,~On ne veut plus de moi nulle part.
638 III| Agnès, groupe vermeil,~Le vide sonne en nos sacoches,~Mais
639 II | Aspirant les rayons qui viennent de renaître,~Et regardant
640 III| sous la feuille~Nos ailes vierges de barreaux,~Et reçois-nous
641 III| délicats : les Pantins~De Violette ; ayez l'éclat de vos matins,~
642 II | vous convient, l'accord aux violons~Et chanter à plein coeur
643 III| charmant et je me laissais vivre, moi,~Indolente et sans
644 II | splendeur et d'éclat, j'ai pu voir~Mes courtisans s'enfuir
645 II | une forte tendresse !~Tu vois, toujours fidèle à mon poste,
646 II | enfoui sous les fleurs,~Voisin des nids perdus et des merles
647 II | vite alors et dépêchons. Tu voles,~O Temps, et nous perdons
648 III| enfant terrible, enragé, volontaire,~Que l'on aimait d'abord
649 III| ici.~MARS.~Chère Opérette~Volontiers, mais venez simple comme
650 III| vent !~ ~Et, si vous le voulez, me voici toute prête~A
651 II | cherchant un logis où l'on voulût de moi.~GUIGNOL.~Ah ! dame !
652 I | PREMIÈRE.~MARS, seul.~Bon voyage, bonhomme Hiver ! ne reviens
653 II | de leurs vingt ans !~On voyait dans la nuit brune~Étinceler,
654 | y
|