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Isabelle Eberhardt
La rivale

IntraText - Concordances

(Hapax Legomena)


    Paragraphe
1 46| replié, les membres las, il s'abandonnait à la douceur infinie de 2 38| grand soleil rouge s'était abîmé dans un océan de sang, derrière 3 43| Un homme accroupi à terre, la tête renversée, 4 11| avait pris et qu'il avait adorée. ~ 5 26| un monde de souvenirs s'agitait. ~ 6 41| nomades armés de fusils agitèrent leurs longues draperies 7 7 | Alger qui les conviait à une agonie douce. ~ 8 23| campagne nocturne et des aigrettes d'argent tremblèrent sur 9 5 | Au loin, les ailes pâles des barques napolitaines 10 8 | aller, pourquoi chercher ailleurs le bonheur, puisque le vagabond 11 | air 12 13| orgueilleuse énergie de son vouloir alangui, il était plus doux. ~ 13 6 | insensibles, délicieusement alanguies, derrière le moucharabié 14 7 | c'était le grand décor d'Alger qui les conviait à une agonie 15 | aller 16 43| ancienne où le mot amour alternait avec le mot mort... ~ 17 26| Dans l'âme soudain réveillée du vagabond, 18 11| logis de hasard et la route amie, la maîtresse tyrannique, 19 29| Son désir ancien de la vieille maîtresse 20 43| rêve, chanta une cantilène ancienne où le mot amour alternait 21 8 | longtemps, jusqu'à ce que l'angoisse indicible de la volupté 22 46| La tête appuyée sur son bras replié, les 23 18| velours d'ombre des grands arbres. ~ 24 12| Le vagabond au cœur ardent se laissa bercer, pendant 25 23| nocturne et des aigrettes d'argent tremblèrent sur les branches 26 41| Des nomades armés de fusils agitèrent leurs 27 22| Ils s'assirent sur une pierre. ~ 28 5 | frissonnèrent. Alors l'illusion d'attendre, de se fixer, et d'être 29 33| Au-dessus de leurs têtes, I'arbre 30 36| qu'il allait partir à l'aube, et son cœur se serra. ~ 31 | aussi 32 | autour 33 37| camphrier odorant et la baisa pour y étouffer un sanglot. ~ 34 5 | loin, les ailes pâles des barques napolitaines s'éployèrent 35 21| les premières ondulations basses de la Mitidja. ~ 36 13| les choses lui parurent belles. Il pensa aussi qu'il était 37 12| au cœur ardent se laissa bercer, pendant des heures et des 38 46| la terre, la bonne terre berceuse, en un coin de désert qui 39 24| route, la route large et blanche qui s'en allait au loin. ~ 40 1 | ternes de l'hiver, d'un bleu profond. ~ 41 | bonne 42 23| argent tremblèrent sur les branches humides. ~ 43 18| Comme des joyaux, des feux brillèrent sur la croupe molle des 44 13| brutalement saine de son corps brisé, et la trop orgueilleuse 45 8 | indicible de la volupté broyât leurs deux êtres? ~ 46 13| car, dans la force trop brutalement saine de son corps brisé, 47 45| était couché, roulé dans son burnous. ~ 48 23| lueur bleue coula sur la campagne nocturne et des aigrettes 49 43| comme en rêve, chanta une cantilène ancienne où le mot amour 50 5 | tranquille. Des souffles de caresse passèrent dans l'air tiède. 51 | ces 52 1 | matin, les pluies lugubres cessèrent et le soleil se leva dans 53 37| une des grandes fleurs en chair du camphrier odorant et 54 17| étoiles, soupir de la terre en chaleur d'amour. ~ 55 8 | inexprimable, au fond des prunelles changeantes de l'aimée, où il plongeait 56 43| yeux clos, comme en rêve, chanta une cantilène ancienne où 57 18| D'autres s'égrenèrent en chapelets d'or le long de la côte; 58 27| Il ferma les yeux pour chasser ces visions. Il crispa sa 59 17| La nuit chaude tomba sur les jardins. Un 60 42| Un cheval entravé hennit. ~ 61 1 | le soleil se leva dans un ciel pur, lavé des vapeurs ternes 62 41| blanches autour des flammes claires. ~ 63 35| allait se dissiper dans la clarté lunaire. ~ 64 43| tête renversée, les yeux clos, comme en rêve, chanta une 65 20| parlèrent pas, car ils se comprenaient mieux en silence. ~ 66 36| qui l'aimait toujours, comprit qu'il allait partir à l' 67 7 | grand décor d'Alger qui les conviait à une agonie douce. ~ 68 13| brutalement saine de son corps brisé, et la trop orgueilleuse 69 18| chapelets d'or le long de la côte; d'autres s'allumèrent, 70 32| de leur jardin et ils se couchèrent en silence sous un grand 71 23| Une lueur bleue coula sur la campagne nocturne 72 6 | maison laiteuse où les heures coulaient, insensibles, délicieusement 73 3 | Vers la droite, la courbe voluptueuse des collines 74 27| chasser ces visions. Il crispa sa main sur celle de l'aimée. ~ 75 18| des feux brillèrent sur la croupe molle des collines. D'autres 76 7 | En face, c'était le grand décor d'Alger qui les conviait 77 6 | coulaient, insensibles, délicieusement alanguies, derrière le moucharabié 78 45| Près d'un feu à demi éteint, le vagabond était 79 31| Une dernière fois, en se levant, il jeta 80 29| Son désir ancien de la vieille maîtresse 81 16| regrettait plus rien. Il ne désirait que l'infinie durée de ce 82 | deux 83 13| pensa aussi qu'il était devenu meilleur, car, dans la force 84 2 | Dans le jardin discret, le grand arbre de Judée 85 35| inconsistante, qui allait se dissiper dans la clarté lunaire. ~ 86 36| aimée était vague, à peine distincte, très lointaine. Alors, 87 17| immense, soupir de la mer qui dormait, tout en bas, sous les étoiles, 88 46| las, il s'abandonnait à la douceur infinie de s'endormir seul, 89 14| cœur du vagabond se serrait douloureusement au souvenir des féeries 90 13| vouloir alangui, il était plus doux. ~ 91 41| agitèrent leurs longues draperies blanches autour des flammes 92 3 | Vers la droite, la courbe voluptueuse des 93 16| ne désirait que l'infinie durée de ce qui était. ~ 94 10| n'était pas son amour s'écarta du vagabond, recula en des 95 14| aux jours d'exil, dans l'écrasant ennui de la vie sédentaire 96 18| des collines. D'autres s'égrenèrent en chapelets d'or le long 97 3 | Mustapha s'étendit et s'éloigna en des transparences infinies. ~ 98 21| tandis que la lune tardive émergeait des bois d'eucalyptus, sur 99 46| la douceur infinie de s'endormir seul, inconnu parmi des 100 13| et la trop orgueilleuse énergie de son vouloir alangui, 101 14| d'exil, dans l'écrasant ennui de la vie sédentaire à la 102 15| dans un rayon de soleil qui entrait par la fenêtre ouverte, 103 42| Un cheval entravé hennit. ~ 104 5 | des barques napolitaines s'éployèrent sur la moire du golfe tranquille. 105 9 | Pourquoi chercher l'espace, quand leur retraite étroite 106 | est 107 39| Très vite, le jour s'éteignit, et le désert de pierre 108 45| Près d'un feu à demi éteint, le vagabond était couché, 109 12| du bonheur qui lui sembla éternel. ~ 110 17| dormait, tout en bas, sous les étoiles, soupir de la terre en chaleur 111 37| odorant et la baisa pour y étouffer un sanglot. ~ 112 8 | volupté broyât leurs deux êtres? ~ 113 9 | espace, quand leur retraite étroite s'ouvrait sur l'horizon 114 21| tardive émergeait des bois d'eucalyptus, sur les premières ondulations 115 | eut 116 9 | l'univers se résumer en eux-mêmes? ~ 117 15| fenêtre ouverte, il pouvait évoquer tout bas, à l'oreille de 118 14| Jadis, aux jours d'exil, dans l'écrasant ennui de 119 4 | paillettes d'or sur les façades blanches des villas. ~ 120 7 | En face, c'était le grand décor 121 6 | les rideaux aux teintes fanées. ~ 122 14| douloureusement au souvenir des féeries du soleil sur la plaine 123 15| soleil qui entrait par la fenêtre ouverte, il pouvait évoquer 124 27| Il ferma les yeux pour chasser ces 125 45| Près d'un feu à demi éteint, le vagabond 126 30| était à elle, de toutes les fibres de son être. ~ 127 11| Il renonça à son rêve de fière solitude. Il renia la joie 128 5 | illusion d'attendre, de se fixer, et d'être heureux, se réveilla 129 41| draperies blanches autour des flammes claires. ~ 130 | fois 131 8 | trouvait là, inexprimable, au fond des prunelles changeantes 132 13| devenu meilleur, car, dans la force trop brutalement saine de 133 5 | l'air tiède. Les choses frissonnèrent. Alors l'illusion d'attendre, 134 39| noya en des transparences froides. ~ 135 41| Des nomades armés de fusils agitèrent leurs longues 136 5 | éployèrent sur la moire du golfe tranquille. Des souffles 137 37| Il prit l'une des grandes fleurs en chair du camphrier 138 18| dans le velours d'ombre des grands arbres. ~ 139 11| renia la joie des logis de hasard et la route amie, la maîtresse 140 42| Un cheval entravé hennit. ~ 141 5 | de se fixer, et d'être heureux, se réveilla dans le cœur 142 1 | des vapeurs ternes de l'hiver, d'un bleu profond. ~ 143 43| Un homme accroupi à terre, la tête 144 46| seul, inconnu parmi des hommes simples et rudes, à même 145 23| tremblèrent sur les branches humides. ~ 146 | I 147 5 | choses frissonnèrent. Alors l'illusion d'attendre, de se fixer, 148 36| L'image de l'aimée était vague, 149 44| Puis, tout se tut, dans l'immensité muette. ~ 150 18| allumèrent, comme des yeux incertains, dans le velours d'ombre 151 46| infinie de s'endormir seul, inconnu parmi des hommes simples 152 35| qu'une vision vaporeuse, inconsistante, qui allait se dissiper 153 8 | jusqu'à ce que l'angoisse indicible de la volupté broyât leurs 154 8 | vagabond le trouvait là, inexprimable, au fond des prunelles changeantes 155 3 | éloigna en des transparences infinies. ~ 156 6 | où les heures coulaient, insensibles, délicieusement alanguies, 157 6 | Il s'isola, avec celle qu'il aimait, 158 14| Jadis, aux jours d'exil, dans 159 | jamais 160 17| nuit chaude tomba sur les jardins. Un silence régna, où seul 161 31| dernière fois, en se levant, il jeta un long regard à la route: 162 11| fière solitude. Il renia la joie des logis de hasard et la 163 39| Très vite, le jour s'éteignit, et le désert 164 18| Comme des joyaux, des feux brillèrent sur 165 | jusqu 166 | 167 12| vagabond au cœur ardent se laissa bercer, pendant des heures 168 6 | aimait, dans la petite maison laiteuse où les heures coulaient, 169 24| regarda la route, la route large et blanche qui s'en allait 170 46| bras replié, les membres las, il s'abandonnait à la douceur 171 1 | se leva dans un ciel pur, lavé des vapeurs ternes de l' 172 21| Lentement, ils remontèrent les pentes 173 1 | cessèrent et le soleil se leva dans un ciel pur, lavé des 174 31| Une dernière fois, en se levant, il jeta un long regard 175 14| du soleil sur la plaine libre. ~ 176 38| océan de sang, derrière la ligne noire de l'horizon. ~ 177 15| Maintenant, couché sur un lit tiède, dans un rayon de 178 11| solitude. Il renia la joie des logis de hasard et la route amie, 179 36| à peine distincte, très lointaine. Alors, le vagabond, qui 180 10| vagabond, recula en des lointains vagues. ~ 181 41| de fusils agitèrent leurs longues draperies blanches autour 182 23| Une lueur bleue coula sur la campagne 183 1 | Un matin, les pluies lugubres cessèrent et le soleil se 184 35| dissiper dans la clarté lunaire. ~ 185 21| du Sahel, tandis que la lune tardive émergeait des bois 186 | Maintenant 187 | Mais 188 6 | il aimait, dans la petite maison laiteuse où les heures coulaient, 189 28| Mais, malgré lui, il rouvrit les yeux. ~ 190 1 | Un matin, les pluies lugubres cessèrent 191 13| aussi qu'il était devenu meilleur, car, dans la force trop 192 15| pays de rêve, avec la seule mélancolie très douce qui est comme 193 46| sur son bras replié, les membres las, il s'abandonnait à 194 46| hommes simples et rudes, à même la terre, la bonne terre 195 | mer 196 | mieux 197 21| ondulations basses de la Mitidja. ~ 198 5 | napolitaines s'éployèrent sur la moire du golfe tranquille. Des 199 18| brillèrent sur la croupe molle des collines. D'autres s' 200 | monde 201 17| Un silence régna, où seul montait un soupir immense, soupir 202 43| amour alternait avec le mot mort... ~ 203 15| comme le parfum des choses mortes. ~ 204 6 | délicieusement alanguies, derrière le moucharabié de bois sculpté, derrière 205 44| se tut, dans l'immensité muette. ~ 206 3 | voluptueuse des collines de Mustapha s'étendit et s'éloigna en 207 5 | ailes pâles des barques napolitaines s'éployèrent sur la moire 208 23| bleue coula sur la campagne nocturne et des aigrettes d'argent 209 38| sang, derrière la ligne noire de l'horizon. ~ 210 | nom 211 41| Des nomades armés de fusils agitèrent 212 | nouveau 213 39| et le désert de pierre se noya en des transparences froides. ~ 214 38| rouge s'était abîmé dans un océan de sang, derrière la ligne 215 37| fleurs en chair du camphrier odorant et la baisa pour y étouffer 216 21| eucalyptus, sur les premières ondulations basses de la Mitidja. ~ 217 15| pouvait évoquer tout bas, à l'oreille de l'aimée, les visions 218 13| corps brisé, et la trop orgueilleuse énergie de son vouloir alangui, 219 15| qui entrait par la fenêtre ouverte, il pouvait évoquer tout 220 9 | leur retraite étroite s'ouvrait sur l'horizon immense, quand 221 4 | Il y eut des paillettes d'or sur les façades blanches 222 5 | Au loin, les ailes pâles des barques napolitaines 223 15| très douce qui est comme le parfum des choses mortes. ~ 224 20| Ils ne parlèrent pas, car ils se comprenaient 225 46| s'endormir seul, inconnu parmi des hommes simples et rudes, 226 36| toujours, comprit qu'il allait partir à l'aube, et son cœur se 227 13| La vie et les choses lui parurent belles. Il pensa aussi qu' 228 19| la route, où personne ne passait. Ils se tenaient par la 229 5 | Des souffles de caresse passèrent dans l'air tiède. Les choses 230 15| l'aimée, les visions du pays de rêve, avec la seule mélancolie 231 36| de l'aimée était vague, à peine distincte, très lointaine. 232 | pendant 233 13| lui parurent belles. Il pensa aussi qu'il était devenu 234 21| Lentement, ils remontèrent les pentes du Sahel, tandis que la 235 19| sortirent sur la route, où personne ne passait. Ils se tenaient 236 6 | celle qu'il aimait, dans la petite maison laiteuse où les heures 237 8 | changeantes de l'aimée, où il plongeait ses regards, longtemps, 238 1 | Un matin, les pluies lugubres cessèrent et le 239 2 | bras chargés de fleurs en porcelaine rose. ~ 240 15| par la fenêtre ouverte, il pouvait évoquer tout bas, à l'oreille 241 21| bois d'eucalyptus, sur les premières ondulations basses de la 242 11| ivre de soleil, qui l'avait pris et qu'il avait adorée. ~ 243 37| Il prit l'une des grandes fleurs 244 1 | ternes de l'hiver, d'un bleu profond. ~ 245 31| regard à la route: il s'était promis à elle. ~ 246 8 | inexprimable, au fond des prunelles changeantes de l'aimée, 247 | Puis 248 8 | chercher ailleurs le bonheur, puisque le vagabond le trouvait 249 1 | soleil se leva dans un ciel pur, lavé des vapeurs ternes 250 | quelques 251 15| sur un lit tiède, dans un rayon de soleil qui entrait par 252 10| amour s'écarta du vagabond, recula en des lointains vagues. ~ 253 31| levant, il jeta un long regard à la route: il s'était promis 254 8 | aimée, où il plongeait ses regards, longtemps, longtemps, jusqu' 255 17| les jardins. Un silence régna, où seul montait un soupir 256 16| Le vagabond ne regrettait plus rien. Il ne désirait 257 21| Lentement, ils remontèrent les pentes du Sahel, tandis 258 11| rêve de fière solitude. Il renia la joie des logis de hasard 259 11| Il renonça à son rêve de fière solitude. 260 32| Ils rentrèrent dans l'ombre vivante de 261 43| accroupi à terre, la tête renversée, les yeux clos, comme en 262 46| tête appuyée sur son bras replié, les membres las, il s'abandonnait 263 29| tyrannique, ivre de soleil, le reprenait. ~ 264 9 | ils sentaient l'univers se résumer en eux-mêmes? ~ 265 9 | chercher l'espace, quand leur retraite étroite s'ouvrait sur l' 266 5 | fixer, et d'être heureux, se réveilla dans le cœur du vagabond. ~ 267 26| Dans l'âme soudain réveillée du vagabond, un monde de 268 46| avait pas de nom et où il ne reviendrait jamais. ~ 269 6 | bois sculpté, derrière les rideaux aux teintes fanées. ~ 270 | rien 271 2 | de fleurs en porcelaine rose. ~ 272 33| ses bras chargés de fleurs roses qui semblaient violettes, 273 38| Le grand soleil rouge s'était abîmé dans un océan 274 45| le vagabond était couché, roulé dans son burnous. ~ 275 28| Mais, malgré lui, il rouvrit les yeux. ~ 276 46| parmi des hommes simples et rudes, à même la terre, la bonne 277 12| heures et des jours, au rythme du bonheur qui lui sembla 278 | sa 279 21| remontèrent les pentes du Sahel, tandis que la lune tardive 280 13| la force trop brutalement saine de son corps brisé, et la 281 38| était abîmé dans un océan de sang, derrière la ligne noire 282 37| baisa pour y étouffer un sanglot. ~ 283 6 | derrière le moucharabié de bois sculpté, derrière les rideaux aux 284 14| écrasant ennui de la vie sédentaire à la ville, le cœur du vagabond 285 12| rythme du bonheur qui lui sembla éternel. ~ 286 33| chargés de fleurs roses qui semblaient violettes, dans la nuit 287 9 | horizon immense, quand ils sentaient l'univers se résumer en 288 36| à l'aube, et son cœur se serra. ~ 289 14| le cœur du vagabond se serrait douloureusement au souvenir 290 15| du pays de rêve, avec la seule mélancolie très douce qui 291 46| inconnu parmi des hommes simples et rudes, à même la terre, 292 11| renonça à son rêve de fière solitude. Il renia la joie des logis 293 19| Le vagabond et son aimée sortirent sur la route, où personne 294 26| Dans l'âme soudain réveillée du vagabond, un 295 5 | du golfe tranquille. Des souffles de caresse passèrent dans 296 19| tenaient par la main et ils souriaient dans la nuit. ~ 297 14| serrait douloureusement au souvenir des féeries du soleil sur 298 26| du vagabond, un monde de souvenirs s'agitait. ~ 299 25| C'était la route du Sud. ~ 300 21| remontèrent les pentes du Sahel, tandis que la lune tardive émergeait 301 21| Sahel, tandis que la lune tardive émergeait des bois d'eucalyptus, 302 6 | derrière les rideaux aux teintes fanées. ~ 303 19| personne ne passait. Ils se tenaient par la main et ils souriaient 304 2 | le grand arbre de Judée tendit ses bras chargés de fleurs 305 1 | ciel pur, lavé des vapeurs ternes de l'hiver, d'un bleu profond. ~ 306 33| Au-dessus de leurs têtes, I'arbre de Judée étendit 307 17| La nuit chaude tomba sur les jardins. Un silence 308 | toujours 309 | toutes 310 5 | éployèrent sur la moire du golfe tranquille. Des souffles de caresse 311 23| et des aigrettes d'argent tremblèrent sur les branches humides. ~ 312 8 | puisque le vagabond le trouvait là, inexprimable, au fond 313 44| Puis, tout se tut, dans l'immensité muette. ~ 314 9 | immense, quand ils sentaient l'univers se résumer en eux-mêmes? ~ 315 36| L'image de l'aimée était vague, à peine distincte, très 316 10| recula en des lointains vagues. ~ 317 1 | dans un ciel pur, lavé des vapeurs ternes de l'hiver, d'un 318 35| était plus qu'une vision vaporeuse, inconsistante, qui allait 319 18| yeux incertains, dans le velours d'ombre des grands arbres. ~ 320 | Vers 321 29| Son désir ancien de la vieille maîtresse tyrannique, ivre 322 4 | les façades blanches des villas. ~ 323 14| de la vie sédentaire à la ville, le cœur du vagabond se 324 33| fleurs roses qui semblaient violettes, dans la nuit bleue. ~ 325 35| Elle n'était plus qu'une vision vaporeuse, inconsistante, 326 39| Très vite, le jour s'éteignit, et 327 32| rentrèrent dans l'ombre vivante de leur jardin et ils se 328 8 | angoisse indicible de la volupté broyât leurs deux êtres? ~ 329 3 | Vers la droite, la courbe voluptueuse des collines de Mustapha 330 13| orgueilleuse énergie de son vouloir alangui, il était plus doux. ~


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