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| Guy de Maupassant Des vers IntraText - Concordances (Hapax Legomena) |
Poésie
1505 Chanson| la nuit était brune ;~Tu pouvais te perdre et glisser dans 1506 Sommat | pour être dangereux,~Qu'il pouvait demeurer debout entre nous 1507 | pouvons 1508 BordEau| trouver le soir au bout de la prairie.~~Tout ce qui m'emplissait 1509 Conquet| des monts, au bord d'un précipice,~Ils allaient échangeant 1510 VenusRu| va vers le village à pas précipités.~Les paysans déjà causaient 1511 ProposR| comprends pas, ô cuistres, qu'on préfère~La bêtise qui parle à celle 1512 BordEau| son double cri,~Et, comme préludant à quelque sérénade,~Des 1513 FinAmou| troubler tous les coeurs prenait toutes les voix,~Et sous 1514 Conquet| faisant un grand bruit, ils préparaient la table~Qu'ils soulevaient 1515 ProposR| cher,~~~~~ ~~~~~L'heure me presse.~~~~ ~~~~~~ DEUXIÈME MONSIEUR 1516 CoupS | mes yeux,~Et je crus la presser dans un baiser farouche.~ 1517 VenusRu| avenue,~Entre les rangs pressés des chênes, tout à coup,~ 1518 VenusRu| et sans pudeurs rebelles,~Prêtaient des seins de vierge aux 1519 BordEau| attirait la gaieté toujours prête ;~Je me penchais bien vite, 1520 LeMur | folle et se moquait de tout,~Prétendait que la lune avait l'air 1521 ProposR| s'en allait.-~~~~~Et des prêtres savants disent qu'ils ont 1522 Decouv | pesante armure,~Et tous les preux qui tombèrent là-bas~Pour 1523 BordEau| signant, et l'esprit en prière :~"Voilà le mort d'amour 1524 VenusRu| absolu, créé selon les lois~Primitives, le type éternel de la race~ 1525 VenusRu| ramener la Belle de leur Prince,~Et, la guidant vers lui, 1526 Sommat | poivré de tabac, car il prise.~ ~Une fois au salon il 1527 LeMur | noires sur le mur blanc,~Et, prises tout à coup de tendresses 1528 BordEau| dans mon amour comme en une prison.~Les lignes de son corps 1529 ProposR| livres d'aujourd'hui~Je m'en prive. - Je n'ai plus l'âge où 1530 Sommat | Auprès de ce magot qui vous a profanée ?~ ~Quoi ! Pourriez-vous 1531 VenusRu| lumière, indiquait à peine son profil.~La souffrance du froid 1532 Conquet| une ivresse entraînante et profonde~De courir au hasard et boire 1533 VenusRu| ses yeux bleus avaient une profondeur claire.~Les hommes du pays 1534 ProposR| Et que ce noble esprit progresse incessamment !~Mais voilà 1535 OiesSau| qui vont cherchant leurs proies,~Fouillent du bec la neige 1536 Promen | PROMENADE À SEIZE ANS~ ~ ~~~La terre 1537 BordEau| elle et me mis à genoux,~Et promenant mes mains tout autour de 1538 LeMur | vent de sa robe, au hasard promené,~Troublait l'air endormi 1539 FinAmou| temps. Je ne t'ai point promis~Que cela durerait jusqu' 1540 ProposR| herbe !~~~~~ ~~~~~Dans ma propriété.~~~~ ~~~~~~ DEUXIÈME MONSIEUR 1541 ProposR| Feuillet. En voilà, de la prose !~Quand à tous les faiseurs 1542 NuitNei| tremblants, sans rien qui les protège ;~De leur oeil inquiet ils 1543 VenusRu| grands Seigneurs vont en une province~Quérir et ramener la Belle 1544 BordEau| Nos ardeurs ne sont point prudentes ni peureuses ;~L'effroi 1545 BordEau| Le désir allumé dans sa prunelle brune,~Sa jupe balayant 1546 VenusRu| sentant l'ardeur de leurs prunelles,~Puis passait son chemin, 1547 ProposR| consacrer sa vie à la Chose publique,~Certes, c'est une grande 1548 VenusRu| révolte pourtant, et sans pudeurs rebelles,~Prêtaient des 1549 VenusRu| paysans, des vieux au coeur pudique,~Arrachant de leur dos la 1550 Conquet| grandit sur la rive~Et qui puise son âme au sein calme des 1551 VenusRu| rires continus.~~Quand elle put enfin s'en aller par les 1552 Aieul | froid et rigide.~Il avait quatre-vingt-dix ans.~La blancheur de son 1553 Terreur| sembla sentir derrière moi~Quelqu'un qui se tenait debout, 1554 Promen | songeais guère.~Nos parents querellaient, car ils étaient en guerre~ 1555 FinAmou| je ne veux ni larmes ni querelle."~"Laissez-moi souffrir 1556 VenusRu| Seigneurs vont en une province~Quérir et ramener la Belle de leur 1557 VenusRu| répandus,~Luisaient comme la queue en feu d'une comète,~Comme 1558 LeMur | robes blanches ;~Chacun quitta sa place et l'orchestre 1559 NuitNei| désert, s'empresse à nous quitter.~~Et froids tombent sur 1560 BordEau| notre vie.~~Nous nous sommes quittés en nous disant tout bas~ 1561 BordEau| mordus encor du souvenir,~Quoique tout alanguis des baisers 1562 VenusRu| givre avait roidi les arbres rabougris~Qui semblaient morts. C' 1563 Decouv | qui tombèrent là-bas~Pour racheter la Sainte Sépulture.~~L' 1564 Desirs | lointain souvenir de mon corps radieux.~~Je voudrais que pour moi 1565 Conquet| erra de place en place,~Se rafraîchit le front aux fontaines Wallace,~ 1566 VenusRu| mordu d'amour, et plein de rage.~~Sur la neige gisait le 1567 Promen | merle moqueur~Sifflait. Me raillait-il ? Moi, je n'y songeais guère.~ 1568 BordEau| immobilité.~Elle se renversa, râlant sous ma caresse ;~Sa poitrine 1569 VenusRu| son genou~Et le faisait râler en lui serrant le cou.~Mais 1570 VenusRu| hurlements de colère, des râles,~Des poitrines craquant 1571 BordEau| les allées.~Grave, elle ramassait ces petits amoureux~Et les 1572 VenusRu| pâtre du pays qui l'avait ramassé~L'éleva, puis mourut, lui 1573 BordEau| nous rencontrâmes,~On nous ramassera tous deux au bord de l'eau.~ 1574 VenusRu| en une province~Quérir et ramener la Belle de leur Prince,~ 1575 BordEau| encore aux secousses des rames.~Puis, on nous jettera dans 1576 VenusRu| vivant,~Sa grande ombre rampait très vite en la suivant.~ 1577 Oisele | des ruisseaux,~Glisse en rampant sous la futaie,~De crainte 1578 FinAmou| voix,~Et sous l'abri de la ramure hospitalière~Des arbres, 1579 VenusRu| noire avenue,~Entre les rangs pressés des chênes, tout 1580 FinAmou| bon les regrets ?~On ne rappelle pas une chose passée,~~~~~ 1581 BordEau| bord de l'eau.~Nous serons rapportés au fond d'un lourd bateau,~ 1582 VenusRu| campagne apaisée.~L'herbe rase sua des gouttes de rosée ;~ 1583 Conquet| disait : "Mon singe", et "mon rat", et "mon chat",~Lui donnait 1584 VenusRu| flamboie. Un feu d'amour~Qui ravageait les coeurs, brûlait les 1585 Sommat | Volontiers se mettrait à ravauder ses bas~Et, bien qu'il ait 1586 Decouv | couronne.~~J'étais heureux et ravi. Mais un jour~Je vis venir 1587 Promen | et ce gazon~Jauni, cette ravine au voyageur rebelle !"~Pour 1588 VenusRu| chemins des bois, par les ravines creuses,~Où la poussait, 1589 Chanson| chemins.~Au fond des creux ravins~Je réveille les daims~Et 1590 Conquet| saisir l'instant propice~Pour ravir un baiser qu'on lui rendait 1591 LeMur | immobile et pâmé,~Et qu'en réalité la dame ne nous laisse~Que 1592 VenusRu| pourtant, et sans pudeurs rebelles,~Prêtaient des seins de 1593 FinAmou| verdure encor claire et récente,~Des flaques de soleil tombaient 1594 Conquet| défendait sa porte ;~Ne recevait personne, et quelquefois, 1595 LeMur | lune~Du fond du ciel serein recherchait vainement~Nos deux ombres 1596 VenusRu| veillées,~Et d'étranges récits à son nom chuchotés~Tenaient 1597 LeMur | un suprême effort.~Alors recommença notre lutte éperdue~Près 1598 VenusRu| quelques bonds.~Elle les reconnut : c'étaient les chiens du 1599 VenusRu| graves béliers aux cornes recourbées,~N'écoutant plus l'appel 1600 VenusRu| lutte,~Malgré l'obscurité redoutable, elle alla~Partager avec 1601 BordEau| couples des bêtes~Ne nous redoutaient point, car nous faisions 1602 LeMur | que des béliers ;~Puis, redressant soudain leurs tailles excessives,~ 1603 VenusRu| vague furtive~L'atteignant refaisait toute plate la rive !~~~~ 1604 VenusRu| Et le vaste horizon se referma sur lui,~Tandis que se déroule 1605 Desirs | écraser des poitrines~En refermant dessus leurs deux bras écartés ;~ 1606 EnvoiAm| sur son cou viendront se refermer,~Elle trouve à ta lèvre 1607 Conquet| qu'il se trouva seul, il réfléchit soudain~~Qu'on est bien 1608 NuitNei| sinistrement,~Aux étranges reflets de la clarté blafarde.~~ 1609 FinAmou| des merles,~Et le petit refrain alerte des pinsons.~Quelques 1610 CoupS | femme passait ; elle me regarda.~Je ne sais pas quel feu 1611 NuitNei| De leur oeil inquiet ils regardent la neige,~Attendant jusqu' 1612 BordEau| attente et de désir.~La regarder sans fin était mon seul 1613 Sommat | laissait de sa race ?~ ~Regardez-le, madame, il a les yeux percés~ 1614 VenusRu| Deux Puissances égales~Ne règnent pas toujours. Deux Idoles 1615 VenusRu| toujours, et les derniers venus~Régneront malgré tout sur la foule 1616 FinAmou| dit-il, à quoi bon les regrets ?~On ne rappelle pas une 1617 VenusRu| quelquefois,~Dont la splendeur est reine ici-bas, et terrasse~Tous 1618 CoupS | par un effort puissant,~Je rejetais du pied la terre, et dans 1619 FinAmou| allez-vous-en", dit-elle.~Et relevant sur lui ses yeux noyés de 1620 FinAmou| sereine et douce."~Et pour la relever il la prit par le bras.~ 1621 ProposR| bon dans un volume,~On y remarque moins le travail et l'effort ;~ 1622 BordEau| femmes ;~Je la suivais, rempli d'attente et de désir.~La 1623 BordEau| où vient ce ferment qui remue~Les entrailles de l'homme 1624 VenusRu| brillant matin d'avril, rencontra celle~Que le pays entier 1625 VenusRu| des mouches.~Quand ils la rencontraient dans les champs, les garçons~ 1626 BordEau| sous l'arbre où nous nous rencontrâmes,~On nous ramassera tous 1627 VenusRu| attaquèrent. - Ce fut~La rencontre de Dieux ennemis sur la 1628 VenusRu| fille, qu'un soir il avait rencontrée,~Sentit à son aspect un 1629 VenusRu| errer jusqu'à la mort, sans rencontrer personne,~Par la neige si 1630 Desirs | J'adorerais surtout les rencontres des rues,~Ces ardeurs de 1631 Desirs | Ces arômes divers nous les rendent plus doux.~J'aimerais promener 1632 BordEau| était la première au lieu du rendez-vous.~J'accourus auprès d'elle 1633 Conquet| S'habilla, déjeuna, se rendit à la gare,~Partit tranquillement 1634 VenusRu| Et, décidée enfin à se rendre à son Maître,~Elle alla 1635 VenusRu| crié : "Tenez, je vous la rends !"~Puis il gagna sa hutte 1636 Conquet| aux fontaines Wallace,~Et rentra se coucher fort avant dans 1637 BordEau| dans l'immobilité.~Elle se renversa, râlant sous ma caresse ;~ 1638 VenusRu| l'aimait ; et son coeur répandait, comme une onde,~Sa tendresse 1639 VenusRu| dans le cours des temps reparaît quelquefois,~Dont la splendeur 1640 VenusRu| tache écarlate !~Puis il repart. - Mais en son coeur surgit 1641 VenusRu| frapper aux logis écartés,~Répétant : "Venez donc, venez, je 1642 BordEau| étrange,~Nous hâtons sans répit cet amour qui nous mange~ 1643 VenusRu| dans le vent,~Des voix lui répondaient qui n'étaient point du monde.~ 1644 LeMur | dans la plaine, au loin, répondait une caille.~~Soudain, blessant 1645 OiesSau| des cris désespérés~Ils répondent longtemps à leurs frères 1646 Conquet| glace et champagne.~~Il répondit d'abord, plein d'un parfait 1647 FinAmou| sur la bouche ?~Pourquoi ? réponds !" il dit : "Est-ce que 1648 VenusRu| endormit sous un pesant repos,~Et dans le ciel tout noir 1649 FinAmou| De larges papillons se reposant sur elles~Les épuisaient 1650 LeMur | bras gigantesques,~Elles se repoussaient, noires sur le mur blanc,~ 1651 LeMur | impétueux et fort,~Quand je fus repoussé par un suprême effort.~Alors 1652 ProposR| MONSIEUR DÉCORÉ~~Moi je reprends Feuillet. En voilà, de la 1653 Sommat | petits trous dans un muid de résine.~Ses membres sont trop courts 1654 VenusRu| Elle s'abandonnait sans résistance, née~Pour cette oeuvre charnelle, 1655 Sommat | SOMMATION SANS RESPECT~ ~ ~~~Je connaissais fort 1656 ProposR| Je n'y manquerai pas. Mes respects, s'il vous plaît,~~~~~A 1657 LeMur | la flamme des bougies.~On respirait les fleurs des champs et 1658 BordEau| entr'ouvrait comme pour respirer.~Les femmes haletaient ; 1659 Conquet| soleil levant tout chante et resplendit,~Le corps est plein de joie 1660 Conquet| elle était disparue.~~Il ressentit d'abord un véritable ennui,~ 1661 Decouv | un autre univers,~Et je restai tout songeur auprès d'elle.~~ 1662 BordEau| mon seul plaisir,~Et je restais debout dans la même posture,~ 1663 LeMur | quelque amant maussade~Et resté seul pestait contre les 1664 BordEau| parut, comme elle était restée,~Elle s'enfuit. J'errai 1665 ProposR| les lilas ont un peu de retard ;~Le fond de l'air est sec 1666 FinAmou| étreignit l'écorce,~Ne pouvant retenir ses sanglots et ses cris.~ ~ 1667 BordEau| Et désignant l'endroit du retour continu,~La marque de nos 1668 Conquet| suivre le sien,~Elle se retourna. C'était une merveille.~ 1669 VenusRu| mollet.~Puis, lorsqu'on retournait, le soir, vers le village,~ 1670 EnvoiAm| fardeau de baisers,~Afin que, retourné près d'Elle à la nuit close,~ 1671 LeMur | brusque élan nous étant retournés,~Nous vîmes un spectacle 1672 LeMur | ma toilette est neuve ;~Retournons." Je lui pris le bras et 1673 Chanson| lapins,~Lors, quittant sa retraite~Avec des bonds soudains,~ 1674 VenusRu| Construit une civière et retroussé leurs manches,~Par vingt 1675 Conquet| en fumant un cigare,~Et retrouva bientôt tout son monde à 1676 BordEau| d'un signe ;~J'allais la retrouver dans quelque champ de vigne~ 1677 Oisele | L'enfant rusé cache ses rets,~Ou bien sous l'aubépine 1678 Conquet| Pendant huit jours entiers il rêva de la sorte,~A ses meilleurs 1679 LeMur | que font des voiles,~Et rêvaient d'un départ à travers ce 1680 Conquet| trop ingénue ;~Si l'on ne rêvait point, que ferait-on souvent ?~ 1681 VenusRu| la nuit suivante,~Elle se réveilla frissonnant d'épouvante ;~ 1682 Chanson| fond des creux ravins~Je réveille les daims~Et la biche inquiète.~ 1683 BordEau| quelque sérénade,~Des oiseaux réveillés commençaient leurs chansons.~ 1684 Decouv | quand après ses conquêtes~Il revenait, et que son bras vainqueur~ 1685 BordEau| par l'aurore.~Vite, nous revenions le long des clairs chemins,~ 1686 FinAmou| sentait partout, sous le bois reverdi,~Courir et palpiter un souffle 1687 Conquet| Soulève mollement les tristes rêveries~Comme des rameaux morts 1688 FinAmou| Elle dit, s'asseyant au revers d'un talus :~"Allez, j'avais 1689 Conquet| plus doux mensonges.~~Ses rêves étaient sots à dormir tout 1690 Conquet| eau.~~Tantôt il la voyait, rêveuse châtelaine,~Aux balustres 1691 BordEau| ombres reviennent,~Nous reviendrons, le soir, sous les hauts 1692 BordEau| est vrai que les ombres reviennent,~Nous reviendrons, le soir, 1693 LeMur | qui luit."~Elle s'assit, riant de me voir la maudire.~Au 1694 Decouv | Sainte Sépulture.~~L'Anglais Richard faisait battre mon coeur~ 1695 VenusRu| haine~Pour quiconque était riche ou paraissait heureux,~Et, 1696 LeMur | de moment en moment~Les rideaux se gonfler ainsi que font 1697 Aieul | L'aïeul mourait froid et rigide.~Il avait quatre-vingt-dix 1698 LeMur | lèvres d'approcher~Lorsqu'on rit ? Un instant de gravité 1699 OiesSau| de l'espace et des tièdes rivages.~Dans les champs pleins 1700 VenusRu| pas toujours. Deux Idoles rivales~Ne se partagent point le 1701 VenusRu| noirs, deux moissonneurs rivaux,~Debout dans le soleil, 1702 BordEau| Ainsi que deux forçats rivés aux mêmes fers,~Un lien 1703 Conquet| sa Beauté fuyait sur la rivière.~~Il était triste encore 1704 VenusRu| pâleur morne de l'horizon,~Rôdaient comme des loups autour de 1705 VenusRu| Bientôt, quand elle alla rôder par les chemins,~Elle eut 1706 Terreur| vivante,~Je tombai sur le dos, roide et sans mouvement.~~~ ~ 1707 VenusRu| un râle.~Le givre avait roidi les arbres rabougris~Qui 1708 Decouv | trône ;~Je méprisais les rois ambitieux,~Des rameaux verts 1709 Oisele | baguette~D'osier vert ou de romarin~Il fait un piège, et puis 1710 VenusRu| faim, l'oeil ardent~Sous la ronce des poils emmêlés de leur 1711 Conquet| cou ;~Il était souple et rond sur une taille fine.~~Il 1712 Sommat | Il sait qu'en digérant il ronfle comme un orgue.~ ~Il fait 1713 BordEau| brillaient comme des charbons rouges~D'où jaillirent soudain 1714 BordEau| par place transpirer~Une rougeur montait à sa gorge sanguine.~ 1715 BordEau| Des troncs d'arbre soudain rougir comme des plaies,~Sans songer 1716 VenusRu| serrant le cou.~Mais lui-même roula, la face martelée~Par un 1717 LeMur | elle jetait au ciel une roulade !~Vite tout se taisait. 1718 VenusRu| enfuit.~~Il dévale du mont, roule dans les ornières, ~~Perce 1719 VenusRu| Alors qu'il s'endormait roulé dans son manteau,~Il songeait 1720 FinAmou| son souple gosier semblait rouler des perles.~Dans tout le 1721 VenusRu| une barque qui flotte,~Le roulis de son dos fit s'endormir 1722 VenusRu| pied semblait tracer des routes amoureuses,~Et ses amants 1723 Decouv | J'offris mon coeur, mon royaume et ma cour,~Et les châteaux 1724 FinAmou| bourgeons sont d'immenses royaumes,~Mêlaient au jour levant 1725 VenusRu| comme elle luttait, il se rua sur elle~En la frappant 1726 Conquet| attroupement au détour d'une rue.~Lorsqu'il eut bien maudit 1727 Oisele | Se couche aux berges des ruisseaux,~Glisse en rampant sous 1728 CoupS | terre, et dans l'espace~Ruisselant de soleil, d'un bond, je 1729 VenusRu| sortait du bain heureuse et ruisselante,~Se couchait tout du long 1730 VenusRu| avait la Beauté, lui la Ruse ; il fallait~Qu'un des deux 1731 LeMur | embaumant l'air en paraissait rythmée,~Et l'on croyait entendre 1732 VenusRu| contemplaient ainsi qu'une chose sacrée !~Et ses cheveux ardents, 1733 Sommat | parlez de serments, devoir et sacrifice~Et remords éternels !... 1734 VenusRu| vouloirs humains, et dont l'Art saint est né.~Ainsi que l'Homme 1735 LeMur | une folie~Me prit. Je la saisis en mes bras. Elle eut peur,~ 1736 Terreur| près ;~Et moi, pour mon salut éternel, je n'aurais~Ni 1737 VenusRu| par terre un large trou sanglant.~S'étant agenouillé pour 1738 FinAmou| prit par le bras.~Mais elle sanglota : "Non, tu ne comprends 1739 LeMur | dont soudain~Je ferais sangloter le tranquille dédain !~~ 1740 BordEau| rougeur montait à sa gorge sanguine.~Elle fixa sur moi son regard 1741 ProposR| DÉCORÉ~~~~~~ ~~~~ ~~~~ Et la santé ?~~~~~~DEUXIÈME MONSIEUR 1742 ProposR| vole, et qu'on pille !~On sape la morale, on détruit la 1743 LeMur | énorme et rouge à travers les sapins.~Et puis elle surgit au 1744 VenusRu| sinistre de démon.~~Ce vieux Satan rustique et plein d'ardeurs 1745 ProposR| coeur hésitait,~Ma raison saurait bien le choix qu'il faudrait 1746 Conquet| Alors il appela son groom, sauta du lit,~S'habilla, déjeuna, 1747 VenusRu| allaient à la maraude,~Sautant les murs, volant des fruits 1748 BordEau| entendait plus rien hormis les sauterelles,~Ce peuple du soleil aux 1749 VenusRu| ombre aux plaines,~Comme un sautillement sinistre de démon.~~Ce vieux 1750 BordEau| prés baignés de lune se sauva.~Enfin je l'atteignis, car 1751 BordEau| amande~Comme un laurier sauvage ou le lait parfumé~Qu'on 1752 LeMur | qu'un coeur embrasé peut sauver un amant !~~Le rossignol 1753 Sommat | était gros et laid, je n'en savais pas plus.~Mais on n'est 1754 ProposR| allait.-~~~~~Et des prêtres savants disent qu'ils ont une âme !~ 1755 Desirs | On trouverait au fond une saveur amère.~~~ 1756 Desirs | Ils ont, en y mordant, des saveurs différentes ;~Ces arômes 1757 | savoir 1758 BordEau| eaux grasses,~Des bulles de savon qui se crevaient bientôt~ 1759 VenusRu| crins,~Que, semblable au sayon qui lui couvrait les reins,~ 1760 Conquet| errer dans les bois,~De scandaliser fort les honnêtes bourgeois,~ 1761 FinAmou| désir son calice embaumé,~Où scintillait encor la goutte de rosée,~ 1762 Conquet| châtelaine,~Aux balustres sculptés des gothiques balcons ;~ 1763 ProposR| retard ;~Le fond de l'air est sec et les nuits sont très fraîches.~~ 1764 VenusRu| Après un faible appel de secours qui passa~Et mourut sans 1765 FinAmou| aurons, après cette dure secousse,~L'affection des vieux amants, 1766 BordEau| Nous embrassant encore aux secousses des rames.~Puis, on nous 1767 Chanson| Et j'ai surpris plus d'un secret.~Je me couche de place en 1768 VenusRu| errants.~Leurs coeurs, pour la séduire, inventaient mainte fraude.~ 1769 VenusRu| bouches,~Comme une fleur séduit le peuple ailé des mouches.~ 1770 VenusRu| dent.~Comme deux grands Seigneurs vont en une province~Quérir 1771 Promen | PROMENADE À SEIZE ANS~ ~ ~~~La terre souriait 1772 | selon 1773 VenusRu| longs comme des crins,~Que, semblable au sayon qui lui couvrait 1774 VenusRu| incendie égrener, ainsi qu'une semence,~Ses flammes à travers le 1775 BordEau| trembla.~Ses mains fraîches sentaient une odeur de lavande~Et 1776 LeMur | au loin.~Tout chargé des senteurs des feuilles et du foin,~ 1777 Conquet| chemin de l'âme. Ils furent séparés~Par un attroupement au détour 1778 Decouv | Pour racheter la Sainte Sépulture.~~L'Anglais Richard faisait 1779 VenusRu| claire.~Les hommes du pays seraient morts pour lui plaire ;~ 1780 Sommat | je vous aime,~Peut-être serait-il plus flatté que jaloux.~ ~ 1781 LeMur | La lune~Du fond du ciel serein recherchait vainement~Nos 1782 BordEau| comme préludant à quelque sérénade,~Des oiseaux réveillés commençaient 1783 Sommat | fait des jeux de mots avec sérénité ;~Vous appelle : "ma chatte" 1784 Sommat | caprice.~Vous parlez de serments, devoir et sacrifice~Et 1785 BordEau| deux au bord de l'eau.~Nous serons rapportés au fond d'un lourd 1786 VenusRu| campagne,~Rampe, comme un serpent, l'immense défilé.~Et puis 1787 CoupS | un baiser farouche.~Je la serrais, je la ployais, la renversant.~ 1788 Sommat | Quand il dîne, il suspend sa serviette à son cou~Pour ne point 1789 | seulement 1790 VenusRu| taisaient, hors d'haleine.~Seules les larges faux, abattant 1791 OiesSau| loin sous le ciel gris.~Seuls, les grands corbeaux noirs, 1792 ProposR| Le journal... et... le sexe !...~~~~ ~~~~~~ ~~~~ - Ils 1793 VenusRu| Mais on ne reste plus des siècles à genoux,~Et, sitôt qu'ils 1794 Promen | buisson, quelque merle moqueur~Sifflait. Me raillait-il ? Moi, je 1795 OiesSau| Un enfant en haillons en sifflant les promène,~Comme de lourds 1796 OiesSau| fouettant le vent de leur aile sifflante.~~Le guide qui conduit ces 1797 VenusRu| seul plus longtemps,~Il siffle ses grands chiens, ses deux 1798 FinAmou| hautbois des linots et le sifflet des merles,~Et le petit 1799 BordEau| autre liés,~Diront, en se signant, et l'esprit en prière :~" 1800 Promen | champs autour de nous étaient silencieux.~Parfois, sans me parler, 1801 VenusRu| Et ses gestes étaient si simples et si justes,~Que mettant 1802 Conquet| fille.~~Elle disait : "Mon singe", et "mon rat", et "mon 1803 NuitNei| neige s'éclaire au loin, sinistrement,~Aux étranges reflets de 1804 Promen | Pour moi je ne vis rien, sinon qu'elle était belle.~Alors 1805 | soient 1806 Sommat | Il a de l'ordre, il est soigneux, sage, économe,~Surveille 1807 Oisele | efface~Il vient, tend avec soin son fil,~Jette la glu de 1808 Terreur| TERREUR~ ~ ~~~Ce soir-là j'avais lu fort longtemps 1809 VenusRu| V~~~Certains soirs, échappant à tous, elle 1810 BordEau| sommets et d'une ampleur solide.~Elle battait alors son 1811 LeMur | toute ronde,~Et monta, solitaire, au fond des cieux lointains,~ 1812 VenusRu| un point noir les plaines solitaires.~Mais elle s'arrêta clouée 1813 VenusRu| sa hutte isolée,~Sent une solitude horrible autour de lui,~ 1814 LeMur | dit-elle. Les bois sont trop sombres, la nuit.~Asseyons-nous 1815 Sommat | SOMMATION SANS RESPECT~ ~ ~~~Je connaissais 1816 FinAmou| s'assit près d'elle. Ils songeaient, côte à côte.~Elle reprit : " 1817 Conquet| dansait l'essaim brillant des songes~Qui sans cesse éveillait 1818 Decouv | univers,~Et je restai tout songeur auprès d'elle.~~Pourquoi 1819 Conquet| galop,~Ils restaient là songeurs durant des nuits entières,~ 1820 Sommat | tout cela pour lui ?~ ~Y songez-vous, madame ? Et vous croyez 1821 VenusRu| d'un corps qui se débat~Sonnant contre les murs de l'étroite 1822 VenusRu| Il entend une cloche qui sonne,~Et va vers le village à 1823 BordEau| ivresses chanter avec leur voix sonore.~Vers le ciel obscurci toujours 1824 BordEau| mit à causer.~Comme des sons perdus m'arrivaient ses 1825 VenusRu| entier l'avait fuit.~Il sort et n'aperçoit que la plaine 1826 VenusRu| On eût dit des rayons qui sortaient de sa tête,~L'auréole qu' 1827 BordEau| rires d'ivrogne, au loin, sortant des bouges,~Puis la chute 1828 Conquet| jours entiers il rêva de la sorte,~A ses meilleurs amis il 1829 Terreur| hurlement~Qui soit jamais sorti de poitrine vivante,~Je 1830 Conquet| mensonges.~~Ses rêves étaient sots à dormir tout debout ;~Il 1831 ProposR| vieux monde existe,~Et la sottise humaine obstinément persiste !~ 1832 BordEau| Agitait par moment d'un soubresaut rapide~Les roses fleurs 1833 VenusRu| regardait, tremblant,~Avec des soubresauts de peur. - Puis il s'enfuit.~~ 1834 Chanson| retraite~Avec des bonds soudains,~Chacun part et se jette~ 1835 LeMur | bourrasque.~Puis elle s'arrêta, soufflant ; et doucement~Nous marchâmes 1836 VenusRu| semblaient aspirer avec des souffles forts~La troublante senteur 1837 Sommat | plus flatté que jaloux.~ ~Soufflez, gonflez de vent ce gendarme 1838 VenusRu| indiquait à peine son profil.~La souffrance du froid étreignait jusqu' 1839 FinAmou| querelle."~"Laissez-moi souffrir seule, allez-vous-en", dit-elle.~ 1840 VenusRu| son chemin, tranquille, et soulevant,~Au vent de ses jupons, 1841 LeMur | jusqu'au bout,~Car j'ai des souliers fins et ma toilette est 1842 VenusRu| au-dessus des maisons~Qui dit la soupe au feu dans la ferme lointaine.~~ 1843 VenusRu| la nuit,~Sans jamais un soupir de bonheur ou d'ennui,~Acceptait 1844 Desirs | prendre entre leurs doigts les souples hirondelles,~Et de se perdre, 1845 VenusRu| et de la lèvre,~Avec des sourcils blancs et longs comme des 1846 Promen | SEIZE ANS~ ~ ~~~La terre souriait au ciel bleu. L'herbe verte~ 1847 Promen | enfant passa sous l'arbre en souriant.~Émus de nous sentir côte 1848 ProposR| Causer, en se faisant des sourires aimables. ~~PREMIER MONSIEUR 1849 Conquet| demeura muet. La drôlesse sourit,~L'appela. - Lui restait 1850 VenusRu| Se sentant impuissante à soutenir la lutte,~Malgré l'obscurité 1851 VenusRu| amaigries,~Et pleins des souvenirs de l'ancien temps si doux,~ 1852 BordEau| du pays, qui longtemps se souviennent,~En nous voyant passer, 1853 LeMur | retournés,~Nous vîmes un spectacle étonnant et comique.~Traçant 1854 VenusRu| reparaît quelquefois,~Dont la splendeur est reine ici-bas, et terrasse~ 1855 NuitNei| dressent à l'horizon~Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.~~ 1856 VenusRu| dit à le voir qu'une haute statue~De bronze avait été sur 1857 Conquet| L'appela. - Lui restait stupide. - Elle reprit :~"Çà, tu 1858 VenusRu| campagne apaisée.~L'herbe rase sua des gouttes de rosée ;~Le 1859 VenusRu| vengeance cruelle !~~Elle subit d'abord l'amant maigre et 1860 VenusRu| une caresse~De la nuit, la subtile et si molle langueur~De 1861 FinAmou| courtisée,~Laissait boire le suc en sa gorge enfermé.~De 1862 VenusRu| il fallait~Qu'un des deux succombât. Deux Puissances égales~ 1863 Sommat | bougie et tient compte du sucre,~Volontiers se mettrait 1864 ProposR| Beaucoup ; et mon journal suffit à mon ennui.~~~DEUXIÈME 1865 BordEau| les autres femmes ;~Je la suivais, rempli d'attente et de 1866 VenusRu| pas ; mais, dans la nuit suivante,~Elle se réveilla frissonnant 1867 Chanson| distrait,~Pour mieux s'aimer suivent ma trace.~Puis, quand je 1868 BordEau| peu, se balançait.~Je la suivis, prenant l'étroite passerelle~ 1869 Conquet| une taille fine.~~Il la suivit - pourquoi ? - Pour rien ; 1870 Conquet| comme elle entendait un pas suivre le sien,~Elle se retourna. 1871 Sommat | avorton bonasse,~Eunuque, je suppose, et d'esprit et de corps,~ 1872 LeMur | Quand je fus repoussé par un suprême effort.~Alors recommença 1873 VenusRu| allait aux champs, elle était sûre~De voir le Vieux paraître 1874 ProposR| est un signe où l'on voit sûrement~Qu'un Dieu fit naître l' 1875 VenusRu| endormie. Un reflet~De beauté surhumaine illuminait sa face.~Mais 1876 Desirs | cheveux roux.~~J'adorerais surtout les rencontres des rues,~ 1877 Sommat | soigneux, sage, économe,~Surveille la servante et lui prend 1878 Sommat | beaucoup.~Quand il dîne, il suspend sa serviette à son cou~Pour 1879 Sommat | il a d'ailleurs poivré de tabac, car il prise.~ ~Une fois 1880 OiesSau| Fouillent du bec la neige et tachent sa pâleur.~~Voilà qu'à l' 1881 VenusRu| Tout vêtement semblait taillé pour son usage,~Tant on 1882 LeMur | redressant soudain leurs tailles excessives,~Restaient fixes, 1883 VenusRu| des mousses,~Emplirent les taillis de frôlements furtifs.~D' 1884 VenusRu| travailleurs courbés se taisaient, hors d'haleine.~Seules 1885 LeMur | une roulade !~Vite tout se taisait. On entendait passer~Une 1886 ProposR| qui parle à celle qui se tait !~~~ 1887 VenusRu| poursuivaient en léchant ses talons ;~Elle faisait, de loin, 1888 FinAmou| asseyant au revers d'un talus :~"Allez, j'avais bien vu 1889 VenusRu| bêtes de la nuit sur le tapis des mousses,~Emplirent les 1890 VenusRu| la voir accourues.~Plus tard, vêtue à peine avec de courts 1891 BordEau| Nous trouvions que la nuit tardait bien à venir.~~Quelquefois, 1892 BordEau| plein d'elle, à cette heure tardive~Où j'attendais, guettant 1893 BordEau| disparut ainsi qu'une eau tarie :~Pourtant j'étais joyeux, 1894 VenusRu| récits à son nom chuchotés~Tenaient jusqu'au matin les femmes 1895 VenusRu| baiser de glace.~Mais lui, tenant ce corps d'amour, aux flancs 1896 Oisele | nuit s'efface~Il vient, tend avec soin son fil,~Jette 1897 BordEau| long comme une éternité~Qui tendit nos deux corps dans l'immobilité.~ 1898 LeMur | parlaient dans la nuit, tendrement,~Et, parmi les rumeurs dont 1899 LeMur | mur qui semblait une toile tendue.~Or, dans un brusque élan 1900 VenusRu| disait-on, beaucoup de secrets ténébreux.~~L'enfant grandit tout 1901 VenusRu| Comme s'il eût crié : "Tenez, je vous la rends !"~Puis 1902 BordEau| gouttes d'eau, si blanche et tentante au baiser.~Elle eut pitié 1903 VenusRu| splendeur est reine ici-bas, et terrasse~Tous les vouloirs humains, 1904 Chanson| aime à mettre ma tête~Au terrier des lapins,~Lors, quittant 1905 ProposR| travail et l'effort ;~Mais au théâtre il faut écrire comme on 1906 ProposR| DÉCORÉ~~Mais quel malheur que Thiers et Changarnier soient morts !~~~~~ 1907 BordEau| une odeur de lavande~Et de thym, dont son linge était tout 1908 OiesSau| fièvre de l'espace et des tièdes rivages.~Dans les champs 1909 Conquet| vignes borné,~Ombragé de tilleuls, et qui longeait la berge.~~ 1910 BordEau| pitié de moi, me voyant très timide,~M'aborda la première et 1911 Promen | nous sentir côte à côte, et timides,~Nous regardions nos pieds 1912 Promen | route ;~J'accourus ; je le tins en l'air comme une voûte~ 1913 LeMur | du mur qui semblait une toile tendue.~Or, dans un brusque 1914 VenusRu| travers le pays ; chaque toit~S'allume à son voisin comme 1915 VenusRu| guidait les destins,~Sur les toits ennemis faisait choir des 1916 Terreur| de poitrine vivante,~Je tombai sur le dos, roide et sans 1917 ProposR| détruit la famille.~~~~~Où tombons-nous ?~~~~ ~~~~~~ PREMIER MONSIEUR 1918 VenusRu| allume à son voisin comme une torche immense,~Et l'horizon entier 1919 FinAmou| ne comprends pas."~Et, se tordant les mains dans une douleur 1920 BordEau| grande lumière et la chaleur torride,~Une fille marchant d'un 1921 LeMur | charge de l'Amour.~Elles se tortillaient, farces ou convulsives,~ 1922 Terreur| entendais rien, cependant. O torture !~Sentir qu'il se baissait 1923 BordEau| la tête,~Nos bouches se touchaient, puis fuyaient brusquement.~ 1924 FinAmou| semble fuir sitôt qu'elle me touche.~Pourquoi donc n'as-tu plus 1925 VenusRu| au loin, qu'après avoir touché~Sa main, on lui restait 1926 Terreur| Sentir qu'il se baissait à toucher mes cheveux,~Et qu'il allait 1927 VenusRu| de sang ;~Et sous l'arbre touffu qui leur servait d'alcôve~ 1928 LeMur | dans mon âme,~Cet étrange tourment où nous jette une femme~ 1929 Decouv | Pourquoi Colomb fut-il si tourmenté~Quand, dans la brume, il 1930 FinAmou| couple ailé dans le ciel bleu tourna.~Un gars qui s'en allait 1931 BordEau| penchais bien vite, elle tournait la tête,~Nos bouches se 1932 LeMur | Un petit rire aigu me fit tourner la tête, ~Et j'aperçus soudain 1933 Terreur| la tempête,~Mes pensers tournoyaient comme affolés d'horreur.~ 1934 LeMur | spectacle étonnant et comique.~Traçant dans la clarté deux corps 1935 VenusRu| hasardeux,~Son pied semblait tracer des routes amoureuses,~Et 1936 BordEau| courant, laissant de longues traces.~Et je m'assoupissais lorsque 1937 VenusRu| être jamais lasse,~Elle traîna partout ces amoureux errants.~ 1938 VenusRu| faux, abattant les épis,~Traînaient leur bruit rythmé par les 1939 VenusRu| Or, quand elle sentit traîner contre sa peau~La caresse 1940 OiesSau| tribu des oies.~Ainsi qu'un trait lancé, toutes, le cou tendu,~ 1941 BordEau| faisions peur ;~Lisant aux traits creusés, noirs, sous nos 1942 Conquet| rendit à la gare,~Partit tranquillement en fumant un cigare,~Et 1943 BordEau| de leurs bras par place transpirer~Une rougeur montait à sa 1944 CoupS | sentais en moi bouillonner ces transports~Que le premier soleil au 1945 BordEau| rondeurs des seins.~Elle travaillait dur ; puis, quand elle était 1946 BordEau| besoin plus puissant~Nous travaille et nous force à mêler notre 1947 VenusRu| meurtrière à la plaine ;~Les travailleurs courbés se taisaient, hors 1948 VenusRu| sombre.~Tout pays qu'on traverse augmente encor leur nombre ;~ 1949 Promen | voix !~Il fallut revenir et traverser le bois.~Un jeune orme tombé 1950 BordEau| baisai ses doigts ; elle trembla.~Ses mains fraîches sentaient 1951 VenusRu| manches,~Par vingt bras qui tremblaient son corps fut emporté !~~ 1952 NuitNei| verglas~Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ;~ 1953 VenusRu| grelottant d'amour comme on tremble de fièvre,~Il la cherchait 1954 VenusRu| rapide ;~Eux regardaient trembler, à travers l'eau limpide,~ 1955 Conquet| jupon blanc qui passe et se trémousse.~On suit ; c'est un instinct 1956 VenusRu| rouge encore,~Comme s'il eût trempé son visage et sa main,~Avant 1957 VenusRu| Et des pieds à la tête il tressaillit de joie,~Ainsi qu'on fait 1958 Chanson| esprits joyeux,~Un instant de trêve~Aux coeurs malheureux.~~~ ~ ~~~ 1959 OiesSau| le ciel déploie~Son grand triangle ailé qui va s'élargissant.~~ 1960 FinAmou| rossignol lointain~Jetait un trille aigu dans l'air frais du 1961 Conquet| murmurant~Soulève mollement les tristes rêveries~Comme des rameaux 1962 BordEau| derrière nous un chien hurla trois fois.~~Mais quand le jour 1963 VenusRu| génisses,~Et l'on voyait, trompé par ces ardeurs factices,~ 1964 Sommat | remords ?~Est-ce qu'on peut tromper cet avorton bonasse,~Eunuque, 1965 BordEau| lueurs dans les haies,~Des troncs d'arbre soudain rougir comme 1966 Decouv | mousse où s'élevait mon trône ;~Je méprisais les rois 1967 VenusRu| bêlement léger,~Suivaient, d'un trot menu, ses grandes enjambées.~~~~ 1968 Conquet| Un joli pied cambré qui trottine et qui fuit,~Un bout de 1969 LeMur | robe, au hasard promené,~Troublait l'air endormi d'un souffle 1970 LeMur | de la chair parfumée, et troublant~D'une oscillation la flamme 1971 CoupS | comme une ivresse, avait troublé ma tête.~Le soleil excitait 1972 FinAmou| fièvre grandissante,~Pour troubler tous les coeurs prenait 1973 VenusRu| en fleur, au moindre vent troublés,~Ondulent comme un flot, 1974 Conquet| frottant les yeux ;~Une troupe d'amis envahit sa demeure~ 1975 Sommat | percés~Comme deux petits trous dans un muid de résine.~ 1976 BordEau| Elle se débattait ; mais je trouvai ses lèvres :~Ce fut un baiser 1977 Sommat | être inoffensif et bête~Se trouvait trop petit pour être dangereux,~ 1978 VenusRu| Tout le pays aima l'enfant trouvée ainsi ;~Et personne n'avait 1979 Desirs | mettre que la dent :~On trouverait au fond une saveur amère.~~~ 1980 BordEau| d'oiseau s'éveille,~Nous trouvions que la nuit tardait bien 1981 VenusRu| Venez donc, venez, je l'ai tuée !"~Alors une rumeur grandit, 1982 EnvoiAm| AMOUR~DANS LE JARDIN DES TUILERIES~ ~ ~~~Accours, petit enfant 1983 VenusRu| leur nombre ;~Ils vont, tumultueux, là-bas, vers la hauteur~ 1984 BordEau| les bruits et les voix~Se turent ; un silence énorme emplit 1985 LeMur | place et l'orchestre se tut,~Car derrière un bois noir, 1986 VenusRu| les lois~Primitives, le type éternel de la race~Qui dans 1987 BordEau| soulève et que l'instinct unit~Parmi les animaux comme 1988 VenusRu| semblait taillé pour son usage,~Tant on la sentait souple 1989 VenusRu| enfermés~Gonflait l'étoffe, usant aux sommets son corsage.~ 1990 | V 1991 VenusRu| par la nuit leurs élans vagabonds,~Toutes deux, dans l'ardeur 1992 VenusRu| fut commis. Ils sentent vaguement~Planer sur cette mort comme 1993 Chanson| eau,~Errer par les bois, vaguer sur la dune,~Te heurter, 1994 OiesSau| pour partir.~Ils agitent en vain leurs ailes impuissantes,~ 1995 LeMur | ciel serein recherchait vainement~Nos deux ombres au mur et 1996 Decouv | revenait, et que son bras vainqueur~Avait coupé tout un collier 1997 OiesSau| promène,~Comme de lourds vaisseaux balancés lentement.~Ils 1998 LeMur | haleine faisait une fine vapeur~Dont j'avais soif. Mon coeur 1999 Conquet| noblement déjeuné,~Quelques vapeurs de vin lui montaient à la 2000 BordEau| engourdis s'endormaient dans la vase,~Et l'air brûlait si fort 2001 ProposR| persiste !~Entre l'homme et le veau si mon coeur hésitait,~Ma 2002 BordEau| alanguis des baisers de la veille,~Dès l'heure où, dans la 2003 VenusRu| le soir, dans les longues veillées,~Et d'étranges récits à 2004 FinAmou| la gorge,~Et des larmes venaient luire au bord de ses yeux.~