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Guy de Maupassant
Propriétaires et lilas

IntraText - Concordances

(Hapax Legomena)


1881-seine | semai-yeux

    Par.
1 2| autrefois les poètes.~29 avril 1881~ ~ 2 | 29 3 | 89 4 1| sa revanche en semaine. Abandonnée toute seule en cette demeure 5 1| Maure qui rêve à la patrie absente », il songe à sa propriété.~     6 1| acquéreur d'un bien ne s'accoutume jamais à cette idée qu'il 7 1| certains journaux qui s'acharnent à embrouiller leurs lecteurs 8 1| bourgeois citadin qui devient acquéreur d'un bien ne s'accoutume 9 1| Alors elle aussi se prend à adorer cette propriété favorable 10 1| fait lever les convives qui adressent, par facétie, des signes 11 1| auraient pu être encore plus affreux), - devant cette boule, 12 | afin 13 1| champêtre. Quelquefois sa femme agacée par le bruit monotone et 14 1| signes aux voyageurs en agitant leurs serviettes. La fumée 15 1| et les poissons rouges s'agitent dans l'eau bouillante du 16 1| petites taches noires qui s'agrandissent sous le doigt.~    Puis 17 2| terre féconde à ceux qui l'aiment, cette ivresse de la sève 18 | ainsi 19 | air 20 1| pompe à perdre haleine pour alimenter son irrigateur champêtre. 21 | Alors 22 1| pour sa maison des yeux d'amant ; il ne la voit jamais dans 23 1| espèces de soulèvements de l'âme, par une tendance continue 24 | ami 25 1| devant la grille. Quant aux amis, hélas ! à chaque retour, 26 1| Argenteuil. Là il se dilate, s'amuse. Mais, si on le transportait 27 2| toute verte le reste de l'année, semble aujourd'hui teinte 28 1| attend les invités. Ils apparaissent par trois convois différents, 29 1| mince où s'appuie son lit, apparaît à la fenêtre, en bonnet 30 1| aussitôt que sorti de l'appareil pointu, et retombe en buée 31 1| boites à sudation qu'on appelle prétentieusement maison 32 2| la patrie des parfums, apprennent ce que sont ces senteurs 33 1| rouges et la grenouille apprivoisée, maigrie dans la cuvette 34 1| et de s'y retirer quand approche l'été. Mais le bourgeois 35 1| menaces de gelée, jubile aux approches de la pluie, et, du matin 36 1| derrière le mur si mince où s'appuie son lit, apparaît à la fenêtre, 37 | après 38 1| environs, aucun bois, aucun arbre. La maison, brûlante comme 39 2| champs en pente, plantés d'arbustes, maintenus à une taille 40 1| passent sur la route et qui s'arrêtent, imprudents, devant la grille. 41 1| différents, et à chaque arrivée on visite la maison tout 42 2| le cours de la Seine et s'arrondit avec le fleuve. Cette colline, 43 2| cultive les lilas comme les asperges à Argenteuil, comme la vigne 44 1| sommes harcelés par des aspirations confuses, des espèces de 45 1| car elle ne peut servir assurément qu'à consoler les gens de 46 1| fonctionne dès le matin : on attend les invités. Ils apparaissent 47 1| s'écoule lamentablement. Aucune promenade aux environs, 48 2| reste de l'année, semble aujourd'hui teinte en violet, et 49 1| en leur montrant qu'ils auraient pu être encore plus affreux), - 50 2| les buissons déflorés n'auront plus que leur feuillage 51 | aussi 52 1| filet d'eau qui s'émiette aussitôt que sorti de l'appareil 53 1| se ressemblent entre eux autant que leurs maisons entre 54 2| ces faunes que chantaient autrefois les poètes.~29 avril 1881~ ~ 55 | avant 56 2| Bourgogne, comme les blés ou les avoines en Normandie. Ce sont des 57 | avoir 58 2| autrefois les poètes.~29 avril 1881~ ~ 59 1| interrompre son mouvement balancé. Il pomperait jusqu'à la 60 1| viande invincible de la banlieue, rebut des boucheries parisiennes. 61 1| C'est la hideuse petite baraque en moellon du pays, réchampie 62 1| dans l'eau bouillante du bassin. De minute en minute un 63 1| tapageurs à chemins de fer et à bastringues.~      64 1| wagon toutes ces petites bâtisses ridicules plantées le long 65 1| effets de cet incessant BESOIN DE POÉSIE qui nous tourmente. 66 1| là-haut, sur le toit de la bicoque, cette chose en fer blanc 67 1| bicoque, cette chose en fer blanc qui semble une énorme boite 68 2| en Bourgogne, comme les blés ou les avoines en Normandie. 69 1| promenade aux environs, aucun bois, aucun arbre. La maison, 70 1| blanc qui semble une énorme boite à sardines ? C'est le réservoir, 71 | bonheur 72 1| apparaît à la fenêtre, en bonnet de nuit, et crie : « Tu 73 1| et de Nanterre, sur les bords de la voie ferrée. Dans 74 1| de la banlieue, rebut des boucheries parisiennes. La fenêtre 75 1| rouges s'agitent dans l'eau bouillante du bassin. De minute en 76 1| grenier à tout le monde, au boulanger qui apporte le pain, au 77 2| étend à présent une nappe de bouquets à peine ouverts, que des 78 1| approche l'été. Mais le bourgeois citadin qui devient acquéreur 79 2| Argenteuil, comme la vigne en Bourgogne, comme les blés ou les avoines 80 2| coteau garni de filas d'un bout à l'autre. Là seulement, 81 1| de fer, fait percer des boutons de ridicule et s'épanouir 82 1| nez dans la rue, hume la brise, consulte les nuages vagabonds, 83 1| Quelquefois sa femme agacée par le bruit monotone et continu de l' 84 1| aucun arbre. La maison, brûlante comme une chaufferette, 85 1| appareil pointu, et retombe en buée sur les deux poissons rouges 86 1| avant de partir pour son bureau (car il est employé quelque 87 1| improductif et d'une sorte de cabane à lapins en plâtre, le long 88 1| vite sa petite campagne à canotiers tapageurs à chemins de fer 89 1| matin au soir, comme le « captif au rivage du Maure qui rêve 90 1| Il la fait visiter de la cave au grenier à tout le monde, 91 1| famille, de la même pâte cérébrale. Et soyez sûrs que tous 92 1| se distinguent à un signe certain, infaillible, invariable. 93 1| mur mitoyen », comme font certains journaux qui s'acharnent 94 1| supérieures. ,Nous cherchons sans cesse à réaliser ces espérances , 95 1| alimenter son irrigateur champêtre. Quelquefois sa femme agacée 96 2| de ces êtres matériels et champêtres inventés par les vieilles 97 1| semble pousser à la façon des champignons dans la triste plaine d' 98 2| mythologies, un de ces faunes que chantaient autrefois les poètes.~29 99 1| coutil, veston de toile et chapeau panama. Le jet d'eau fonctionne 100 1| leurs serviettes. La fumée charbonneuse de la locomotive entre à 101 2| de plus curieux, de plus charmant, que ce coteau garni de 102 2| Là, dans la tiédeur d'une chaude journée, on peut éprouver 103 1| maison, brûlante comme une chaufferette, est inhabitable. La grenouille 104 1| le long d'une ligne de chemin de fer, fait percer des 105 1| pantalon et en manches de chemise, et il pompe, il pompe, 106 1| peupliers rongés par les chenilles ont l'air d'être piqués 107 1| éthérées, supérieures. ,Nous cherchons sans cesse à réaliser ces 108 | chez 109 1| maigrie dans la cuvette en ciment dont elle essaye, sans repos, 110 1| l'été. Mais le bourgeois citadin qui devient acquéreur d' 111 1| on fait élever un mur de clôture, afin d'avoir des poiriers 112 1| un jet d'eau en forme de clysopompe.~    Il murmure, ce jet 113 2| aux environs de Paris un coin de paysage tout particulier, 114 2| arrondit avec le fleuve. Cette colline, toute verte le reste de 115 2| ouverts, que des moissonneuses commencent à cueillir, qu'elles nouent 116 1| harcelés par des aspirations confuses, des espèces de soulèvements 117 2| Là seulement, ceux qui ne connaissent pas le Midi, la patrie des 118 1| comme à la ville ; vous ne connaissez de sa demeure que le salon 119 1| propriété !~    Nous la connaissons tous. C'est la hideuse petite 120 1| espalier, c'est un événement si considérable qu'il ouvrira une ère dans 121 1| Devant cette boule de la consolation (car elle ne peut servir 122 1| peut servir assurément qu'à consoler les gens de leur laideur 123 1| dans la rue, hume la brise, consulte les nuages vagabonds, se 124 1| de renoncer au bonheur de contempler, le soir, après son dîner, 125 1| par le bruit monotone et continu de l'eau qui monte dans 126 1| l'âme, par une tendance continue vers des choses ignorées, 127 2| épanouies par toute une contrée. Là, dans la tiédeur d'une 128 1| qui passe fait lever les convives qui adressent, par facétie, 129 1| Ils apparaissent par trois convois différents, et à chaque 130 1| propriétaire. Il a revêtu un costume en harmonie avec sa position : 131 2| de neige au milieu de la côte violette. Dans quinze jours, 132 1| pare, d'un jardin ou d'une cour, trouve tout naturel de 133 2| petit coteau qui suit le cours de la Seine et s'arrondit 134 1| sa position : pantalon de coutil, veston de toile et chapeau 135 1| récoltes épaisses, où seuls, un cri d'oiseau, un mugissement 136 1| fenêtre, en bonnet de nuit, et crie : « Tu vas te faire du mal, 137 2| moissonneuses commencent à cueillir, qu'elles nouent en gerbes 138 1| aux mêmes futilités. La culture de quatre plants de violettes, 139 2| de soleil, rien de plus curieux, de plus charmant, que ce 140 1| apprivoisée, maigrie dans la cuvette en ciment dont elle essaye, 141 1| dans la famille ; et qu'on daterait ensuite volontiers les lettres «  142 2| sera faite et les buissons déflorés n'auront plus que leur feuillage 143 1| de métal poli réfléchit, déformés, plus hideux encore que 144 | Déjà 145 1| tout entière.~    Puis on déjeune avec des œufs pas frais, 146 2| promène à son pied une odeur délicieuse et forte vous pénètre, vous 147 1| floréal de l'an 89.~    On demandera pourquoi tous ces gens éprouvent 148 1| les jours, dans toutes ces demeures, on répète indéfiniment 149 1| tuyau le long de la maison, derrière le mur si mince où s'appuie 150 | dès 151 1| quelque part), monsieur descend en pantalon et en manches 152 1| les nuages vagabonds, se désespère aux menaces de gelée, jubile 153 1| éprouvent ainsi un irrésistible désir d'habiter ces boites à sudation 154 1| apparaissent par trois convois différents, et à chaque arrivée on 155 1| ou Argenteuil. Là il se dilate, s'amuse. Mais, si on le 156 1| contempler, le soir, après son dîner, l'imperceptible filet d' 157 1| devant cette boule, dis-je, murmure un jet d'eau en 158 1| dans la salle à manger, et dispose sur les nez, les fronts 159 1| parvenu) se reconnaissent, se distinguent à un signe certain, infaillible, 160 1| solitaire, elle a vite trouvé la distraction naturelle à toute femme 161 1| pareilles, laides et maigres, dites-vous bien que tous leurs possesseurs 162 1| qui s'agrandissent sous le doigt.~    Puis la journée s'écoule 163 2| particulière et puissante, que donne la terre féconde à ceux 164 | dont 165 1| essaye, sans repos, de s'échapper.~    Mais c'est le dimanche 166 1| doigt.~    Puis la journée s'écoule lamentablement. Aucune promenade 167 1| voulez-vous ? c'est encore un des effets de cet incessant BESOIN 168 1| eau, mais au prix de quels efforts ! - Voyez-vous, là-haut, 169 2| maintenus à une taille égale ; et sur toute la surface 170 1| et d'un rosier, préoccupe également tous ces esprits. Et quand, 171 1| lilas, où les rossignols s'égosillent et où s'épanouissent les 172 1| une villa ou une ferme, élevé sous les arbres d'un pare, 173 2| exquises et violentes qui s'élèvent de tout un peuple de fleurs 174 1| quand, par hasard, on fait élever un mur de clôture, afin 175 2| cultive tous les lilas qui embaumeront Paris dans quelques jours. 176 1| journaux qui s'acharnent à embrouiller leurs lecteurs avec les 177 1| imperceptible filet d'eau qui s'émiette aussitôt que sorti de l' 178 1| pour son bureau (car il est employé quelque part), monsieur 179 1| naturelle à toute femme qui s'ennuie. Alors elle aussi se prend 180 1| fer blanc qui semble une énorme boite à sardines ? C'est 181 | ensuite 182 1| songe à sa propriété.~    Entendons-nous. Je parle du propriétaire 183 1| on visite la maison tout entière.~    Puis on déjeune avec 184 2| elles nouent en gerbes et envoient chaque nuit à la halle aux 185 1| où poussent les récoltes épaisses, où seuls, un cri d'oiseau, 186 2| parfumés ; et parfois une épine épanouie semble une boule de neige 187 2| peuple de fleurs semblables, épanouies par toute une contrée. Là, 188 1| boutons de ridicule et s'épanouir des fleurs de niaiserie.~     189 1| rossignols s'égosillent et où s'épanouissent les propriétaires ruraux. 190 1| le dimanche surtout que s'épanouit dans toute sa niaiserie 191 2| parfumés ; et parfois une épine épanouie semble une boule 192 1| demandera pourquoi tous ces gens éprouvent ainsi un irrésistible désir 193 2| chaude journée, on peut éprouver cette sensation rare, particulière 194 1| considérable qu'il ouvrira une ère dans la famille ; et qu' 195 1| propriété favorable aux escapades. Une harmonie parfaite règne 196 1| d'avoir des poiriers en espalier, c'est un événement si considérable 197 1| aspirations confuses, des espèces de soulèvements de l'âme, 198 1| sans cesse à réaliser ces espérances ,idéales ; et la campagne, 199 1| préoccupe également tous ces esprits. Et quand, par hasard, on 200 1| cuvette en ciment dont elle essaye, sans repos, de s'échapper.~     201 | été 202 1| vers des choses ignorées, éthérées, supérieures. ,Nous cherchons 203 1| l'herbe autour, et il s'étonne indéfiniment, jusqu'à sa 204 2| voudrait être un de ces êtres matériels et champêtres 205 | eux 206 1| poiriers en espalier, c'est un événement si considérable qu'il ouvrira 207 2| ce que sont ces senteurs exquises et violentes qui s'élèvent 208 2| coteau de la Frette.~    En face du pare de Maisons-Laffitte, 209 1| convives qui adressent, par facétie, des signes aux voyageurs 210 1| qui semble pousser à la façon des champignons dans la 211 1| qui apporte le pain, au facteur qui apporte les lettres, 212 1| tout pareils aux arbres factices des boites à jouets de Nuremberg. 213 | faire 214 | faite 215 1| tourmente. Quoi que nous fassions, quoi que nous prétendions, 216 2| vieilles mythologies, un de ces faunes que chantaient autrefois 217 1| à adorer cette propriété favorable aux escapades. Une harmonie 218 2| puissante, que donne la terre féconde à ceux qui l'aiment, cette 219 1| manoir, une villa ou une ferme, élevé sous les arbres d' 220 2| de la sève odorante qui fermente autour de vous, cette joie 221 1| sur les bords de la voie ferrée. Dans le jardin, grand et 222 2| déflorés n'auront plus que leur feuillage vert où quelques grappes 223 2| que ce coteau garni de filas d'un bout à l'autre. Là 224 1| son dîner, l'imperceptible filet d'eau qui s'émiette aussitôt 225 | fin 226 1| Voici la saison où fleurissent les lilas, où les rossignols 227 2| Seine et s'arrondit avec le fleuve. Cette colline, toute verte 228 1| avec les germinal et les floréal de l'an 89.~    On demandera 229 1| grande ; la poussière entre à flots, poudre les gens et les 230 1| Il pomperait jusqu'à la fluxion de poitrine plutôt que de 231 1| chapeau panama. Le jet d'eau fonctionne dès le matin : on attend 232 1| du mur mitoyen », comme font certains journaux qui s' 233 1| murmure un jet d'eau en forme de clysopompe.~    Il murmure, 234 2| une odeur délicieuse et forte vous pénètre, vous grise ; 235 1| déjeune avec des œufs pas frais, venus de Normandie en passant 236 1| dispose sur les nez, les fronts et la nappe de petites taches 237 1| agitant leurs serviettes. La fumée charbonneuse de la locomotive 238 1| on s'intéresse aux mêmes futilités. La culture de quatre plants 239 2| charmant, que ce coteau garni de filas d'un bout à l'autre. 240 1| Nuremberg. Au milieu du gazon jauni, une boule de métal 241 1| désespère aux menaces de gelée, jubile aux approches de 242 2| cueillir, qu'elles nouent en gerbes et envoient chaque nuit 243 1| leurs lecteurs avec les germinal et les floréal de l'an 89.~     244 | grand 245 1| fenêtre est ouverte toute grande ; la poussière entre à flots, 246 2| feuillage vert où quelques grappes tardives se montreront encore 247 1| fait visiter de la cave au grenier à tout le monde, au boulanger 248 1| arrêtent, imprudents, devant la grille. Quant aux amis, hélas ! 249 2| forte vous pénètre, vous grise ; car c'est là qu'on cultive 250 1| un irrésistible désir d'habiter ces boites à sudation qu' 251 1| pompe, il pompe à perdre haleine pour alimenter son irrigateur 252 2| envoient chaque nuit à la halle aux fleurs. De petits chemins 253 2| village de Sartrouville et le hameau de la Frette, s'étend un 254 1| prétendions, nous sommes harcelés par des aspirations confuses, 255 1| ces esprits. Et quand, par hasard, on fait élever un mur de 256 1| grille. Quant aux amis, hélas ! à chaque retour, ils la 257 1| maître d'une maison avec de l'herbe autour, et il s'étonne indéfiniment, 258 1| connaissons tous. C'est la hideuse petite baraque en moellon 259 1| réfléchit, déformés, plus hideux encore que nature, la maison, 260 1| propriétaire qui passe à Paris l'hiver se sent inquiet. Il lève 261 1| on ne le devient pas. L'homme né dans les champs, dans 262 2| l'année, semble aujourd'hui teinte en violet, et quand 263 1| lève le nez dans la rue, hume la brise, consulte les nuages 264 1| réaliser ces espérances ,idéales ; et la campagne, chose 265 1| accoutume jamais à cette idée qu'il est le maître d'une 266 1| continue vers des choses ignorées, éthérées, supérieures. , 267 1| volontiers les lettres « An II du mur mitoyen », comme 268 1| silencieux, tranquilles, immobiles, où poussent les récoltes 269 1| soir, après son dîner, l'imperceptible filet d'eau qui s'émiette 270 1| comme toutes les poésies. Qu'importe ! le propriétaire a pour 271 1| possession d'un carré de sable improductif et d'une sorte de cabane 272 1| route et qui s'arrêtent, imprudents, devant la grille. Quant 273 1| encore un des effets de cet incessant BESOIN DE POÉSIE qui nous 274 2| tout particulier, unique, inconnu, je lui indiquerai le pays 275 2| unique, inconnu, je lui indiquerai le pays des lilas, le coteau 276 1| distinguent à un signe certain, infaillible, invariable. L'un vous reçoit 277 1| comme une chaufferette, est inhabitable. La grenouille et les poissons 278 1| à Paris l'hiver se sent inquiet. Il lève le nez dans la 279 1| solitude, il serait saisi d'inquiétude et redemanderait bien vite 280 2| vous, cette joie profonde, instinctive, irraisonnée que verse le 281 1| mêmes occupations, on s'intéresse aux mêmes futilités. La 282 1| refuse de la tête. sans interrompre son mouvement balancé. Il 283 1| signe certain, infaillible, invariable. L'un vous reçoit à la campagne 284 2| matériels et champêtres inventés par les vieilles mythologies, 285 1| la réduire, cette viande invincible de la banlieue, rebut des 286 1| le matin : on attend les invités. Ils apparaissent par trois 287 2| joie profonde, instinctive, irraisonnée que verse le soleil rayonnant 288 1| gens éprouvent ainsi un irrésistible désir d'habiter ces boites 289 1| haleine pour alimenter son irrigateur champêtre. Quelquefois sa 290 1| légumes ont suivi le même itinéraire ; et on mâche indéfiniment, 291 2| ceux qui l'aiment, cette ivresse de la sève odorante qui 292 1| Nuremberg. Au milieu du gazon jauni, une boule de métal poli 293 2| fermente autour de vous, cette joie profonde, instinctive, irraisonnée 294 1| arbres factices des boites à jouets de Nuremberg. Au milieu 295 1| mitoyen », comme font certains journaux qui s'acharnent à embrouiller 296 1| désespère aux menaces de gelée, jubile aux approches de la pluie, 297 1| efforts ! - Voyez-vous, là-haut, sur le toit de la bicoque, 298 1| voit jamais dans sa réalité laide.~    La campagne, pour le 299 1| long de la voie, pareilles, laides et maigres, dites-vous bien 300 1| consoler les gens de leur laideur en leur montrant qu'ils 301 1| Puis la journée s'écoule lamentablement. Aucune promenade aux environs, 302 1| d'une sorte de cabane à lapins en plâtre, le long d'une 303 1| acharnent à embrouiller leurs lecteurs avec les germinal et les 304 1| en passant par Paris. Les légumes ont suivi le même itinéraire ; 305 1| hiver se sent inquiet. Il lève le nez dans la rue, hume 306 1| chaque train qui passe fait lever les convives qui adressent, 307 1| en plâtre, le long d'une ligne de chemin de fer, fait percer 308 1| si mince où s'appuie son lit, apparaît à la fenêtre, 309 1| fumée charbonneuse de la locomotive entre à son tour dans la 310 1| même itinéraire ; et on mâche indéfiniment, sans parvenir 311 1| voie, pareilles, laides et maigres, dites-vous bien que tous 312 1| grenouille apprivoisée, maigrie dans la cuvette en ciment 313 2| pente, plantés d'arbustes, maintenus à une taille égale ; et 314 1| entre eux autant que leurs maisons entre elles. Ils sont de 315 2| En face du pare de Maisons-Laffitte, entre le village de Sartrouville 316 1| cette idée qu'il est le maître d'une maison avec de l'herbe 317 1| que nature, la maison, les maîtres et les visiteurs. Devant 318 | mal 319 1| descend en pantalon et en manches de chemise, et il pompe, 320 1| dans les champs, dans un manoir, une villa ou une ferme, 321 1| ruraux. Déjà vers la fin de mars, le propriétaire qui passe 322 2| voudrait être un de ces êtres matériels et champêtres inventés par 323 1| le « captif au rivage du Maure qui rêve à la patrie absente », 324 1| vagabonds, se désespère aux menaces de gelée, jubile aux approches 325 1| harmonie parfaite règne dans le ménage.~    Quand vous regardez 326 1| sardines ? C'est le réservoir, mesdames. Et chaque matin, avant 327 1| gazon jauni, une boule de métal poli réfléchit, déformés, 328 1| pour le Parisien, c'est Meudon, Saint-Cloud, Asnières ou 329 2| qui ne connaissent pas le Midi, la patrie des parfums, 330 1| les lettres « An II du mur mitoyen », comme font certains journaux 331 1| hideuse petite baraque en moellon du pays, réchampie en plâtre, 332 2| à peine ouverts, que des moissonneuses commencent à cueillir, qu' 333 | mon 334 | monde 335 1| femme agacée par le bruit monotone et continu de l'eau qui 336 1| est employé quelque part), monsieur descend en pantalon et en 337 1| et continu de l'eau qui monte dans le tuyau le long de 338 1| de leur laideur en leur montrant qu'ils auraient pu être 339 2| quelques grappes tardives se montreront encore de place en place.~     340 1| indéfiniment, jusqu'à sa mort, que sa propriété soit à 341 1| grand et carré comme un mouchoir de poche, deux peupliers 342 1| tête. sans interrompre son mouvement balancé. Il pomperait jusqu' 343 1| chose poétique, est un des moyens à la portée de tous. Elle 344 1| vache traversent parfois la muette solitude, il serait saisi 345 1| seuls, un cri d'oiseau, un mugissement de vache traversent parfois 346 2| inventés par les vieilles mythologies, un de ces faunes que chantaient 347 | n 348 1| races (le propriétaire de naissance et le propriétaire parvenu) 349 1| fleurs de niaiserie.~    On naît propriétaire, on ne le devient 350 1| plaine d'Asnières et de Nanterre, sur les bords de la voie 351 1| plus hideux encore que nature, la maison, les maîtres 352 1| d'une cour, trouve tout naturel de posséder une demeure 353 1| vite trouvé la distraction naturelle à toute femme qui s'ennuie. 354 1| le devient pas. L'homme dans les champs, dans un 355 2| épanouie semble une boule de neige au milieu de la côte violette. 356 1| nappe de petites taches noires qui s'agrandissent sous 357 2| commencent à cueillir, qu'elles nouent en gerbes et envoient chaque 358 1| hume la brise, consulte les nuages vagabonds, se désespère 359 1| factices des boites à jouets de Nuremberg. Au milieu du gazon jauni, 360 1| mêmes choses, on a les mêmes occupations, on s'intéresse aux mêmes 361 2| se promène à son pied une odeur délicieuse et forte vous 362 2| cette ivresse de la sève odorante qui fermente autour de vous, 363 1| Puis on déjeune avec des œufs pas frais, venus de Normandie 364 1| épaisses, où seuls, un cri d'oiseau, un mugissement de vache 365 1| parisiennes. La fenêtre est ouverte toute grande ; la poussière 366 2| nappe de bouquets à peine ouverts, que des moissonneuses commencent 367 1| événement si considérable qu'il ouvrira une ère dans la famille ; 368 1| boulanger qui apporte le pain, au facteur qui apporte 369 1| veston de toile et chapeau panama. Le jet d'eau fonctionne 370 1| en plâtre, mince comme du papier, et qui semble pousser à 371 1| plantées le long de la voie, pareilles, laides et maigres, dites-vous 372 1| être piqués en terre, tout pareils aux arbres factices des 373 1| escapades. Une harmonie parfaite règne dans le ménage.~     374 2| au milieu de ces buissons parfumés ; et parfois une épine épanouie 375 2| pas le Midi, la patrie des parfums, apprennent ce que sont 376 1| La campagne, pour le Parisien, c'est Meudon, Saint-Cloud, 377 1| banlieue, rebut des boucheries parisiennes. La fenêtre est ouverte 378 1| Entendons-nous. Je parle du propriétaire suburbain, 379 1| revisitent à perpétuité.~    Parlons-en de sa propriété !~    Nous 380 1| car il est employé quelque part), monsieur descend en pantalon 381 2| éprouver cette sensation rare, particulière et puissante, que donne 382 1| Et chaque matin, avant de partir pour son bureau (car il 383 1| mâche indéfiniment, sans parvenir à la réduire, cette viande 384 1| naissance et le propriétaire parvenu) se reconnaissent, se distinguent 385 1| frais, venus de Normandie en passant par Paris. Les légumes ont 386 1| les lettres, aux gens qui passent sur la route et qui s'arrêtent, 387 1| même famille, de la même pâte cérébrale. Et soyez sûrs 388 2| environs de Paris un coin de paysage tout particulier, unique, 389 2| une nappe de bouquets à peine ouverts, que des moissonneuses 390 2| délicieuse et forte vous pénètre, vous grise ; car c'est 391 1| plants de violettes, de trois pensées et d'un rosier, préoccupe 392 2| Normandie. Ce sont des champs en pente, plantés d'arbustes, maintenus 393 1| ligne de chemin de fer, fait percer des boutons de ridicule 394 2| fleurs. De petits chemins se perdent au milieu de ces buissons 395 1| pompe, il pompe, il pompe à perdre haleine pour alimenter son 396 1| visitent et revisitent à perpétuité.~    Parlons-en de sa propriété !~     397 | petit 398 2| la halle aux fleurs. De petits chemins se perdent au milieu 399 2| qui s'élèvent de tout un peuple de fleurs semblables, épanouies 400 1| mouchoir de poche, deux peupliers rongés par les chenilles 401 2| quand on se promène à son pied une odeur délicieuse et 402 1| chenilles ont l'air d'être piqués en terre, tout pareils aux 403 1| champignons dans la triste plaine d'Asnières et de Nanterre, 404 1| petites bâtisses ridicules plantées le long de la voie, pareilles, 405 2| sont des champs en pente, plantés d'arbustes, maintenus à 406 1| futilités. La culture de quatre plants de violettes, de trois pensées 407 1| poudre les gens et les plats ; et chaque train qui passe 408 1| jubile aux approches de la pluie, et, du matin au soir, comme 409 1| à la fluxion de poitrine plutôt que de renoncer au bonheur 410 1| carré comme un mouchoir de poche, deux peupliers rongés par 411 1| cet incessant BESOIN DE POÉSIE qui nous tourmente. Quoi 412 1| reste, comme toutes les poésies. Qu'importe ! le propriétaire 413 2| chantaient autrefois les poètes.~29 avril 1881~ ~ 414 1| et la campagne, chose poétique, est un des moyens à la 415 1| que sorti de l'appareil pointu, et retombe en buée sur 416 1| clôture, afin d'avoir des poiriers en espalier, c'est un événement 417 1| pomperait jusqu'à la fluxion de poitrine plutôt que de renoncer au 418 1| jauni, une boule de métal poli réfléchit, déformés, plus 419 1| son mouvement balancé. Il pomperait jusqu'à la fluxion de poitrine 420 1| est un des moyens à la portée de tous. Elle est trompeuse 421 1| Quand vous regardez par la portière de votre wagon toutes ces 422 1| costume en harmonie avec sa position : pantalon de coutil, veston 423 1| trouve tout naturel de posséder une demeure à la campagne 424 1| dites-vous bien que tous leurs possesseurs se ressemblent entre eux 425 1| être particulier en qui la possession d'un carré de sable improductif 426 1| poussière entre à flots, poudre les gens et les plats ; 427 | pourquoi 428 2| Si quelqu'un pourtant veut voir aux environs de 429 1| tranquilles, immobiles, où poussent les récoltes épaisses, où 430 1| du papier, et qui semble pousser à la façon des champignons 431 1| ouverte toute grande ; la poussière entre à flots, poudre les 432 1| pensées et d'un rosier, préoccupe également tous ces esprits. 433 2| surface du coteau s'étend à présent une nappe de bouquets à 434 1| fassions, quoi que nous prétendions, nous sommes harcelés par 435 1| à sudation qu'on appelle prétentieusement maison de campagne. Que 436 1| murmure, ce jet d'eau, mais au prix de quels efforts ! - Voyez-vous, 437 2| autour de vous, cette joie profonde, instinctive, irraisonnée 438 1| écoule lamentablement. Aucune promenade aux environs, aucun bois, 439 2| en violet, et quand on se promène à son pied une odeur délicieuse 440 1| et où s'épanouissent les propriétaires ruraux. Déjà vers la fin 441 1| montrant qu'ils auraient pu être encore plus affreux), - 442 2| sensation rare, particulière et puissante, que donne la terre féconde 443 1| imprudents, devant la grille. Quant aux amis, hélas ! à chaque 444 1| futilités. La culture de quatre plants de violettes, de 445 2| Si quelqu'un pourtant veut voir aux 446 | quelque 447 1| son irrigateur champêtre. Quelquefois sa femme agacée par le bruit 448 1| jet d'eau, mais au prix de quels efforts ! - Voyez-vous, 449 2| de la côte violette. Dans quinze jours, toute la récolte 450 1| elles. Ils sont de la même race, de la même famille, de 451 1| soit à lui.~    Ces deux races (le propriétaire de naissance 452 2| éprouver cette sensation rare, particulière et puissante, 453 2| irraisonnée que verse le soleil rayonnant sur les champs ; et on voudrait 454 1| Mais le propriétaire rayonne : il est chez lui. Le dimanche, 455 1| Nous cherchons sans cesse à réaliser ces espérances ,idéales ; 456 1| ne la voit jamais dans sa réalité laide.~    La campagne, 457 1| invincible de la banlieue, rebut des boucheries parisiennes. 458 1| baraque en moellon du pays, réchampie en plâtre, mince comme du 459 1| infaillible, invariable. L'un vous reçoit à la campagne comme à la 460 2| Dans quinze jours, toute la récolte sera faite et les buissons 461 1| immobiles, où poussent les récoltes épaisses, où seuls, un cri 462 1| propriétaire parvenu) se reconnaissent, se distinguent à un signe 463 1| serait saisi d'inquiétude et redemanderait bien vite sa petite campagne 464 1| indéfiniment, sans parvenir à la réduire, cette viande invincible 465 1| une boule de métal poli réfléchit, déformés, plus hideux encore 466 1| temps de rentrer. » Mais lui refuse de la tête. sans interrompre 467 1| le ménage.~    Quand vous regardez par la portière de votre 468 1| escapades. Une harmonie parfaite règne dans le ménage.~    Quand 469 1| de poitrine plutôt que de renoncer au bonheur de contempler, 470 1| mon ami ; il est temps de rentrer. » Mais lui refuse de la 471 1| toutes ces demeures, on répète indéfiniment les mêmes choses, 472 1| ciment dont elle essaye, sans repos, de s'échapper.~    Mais 473 1| boite à sardines ? C'est le réservoir, mesdames. Et chaque matin, 474 1| tous leurs possesseurs se ressemblent entre eux autant que leurs 475 1| à la campagne et de s'y retirer quand approche l'été. Mais 476 1| de l'appareil pointu, et retombe en buée sur les deux poissons 477 1| aux amis, hélas ! à chaque retour, ils la visitent et revisitent 478 1| jour. Sa femme prend sa revanche en semaine. Abandonnée toute 479 1| captif au rivage du Maure qui rêve à la patrie absente », il 480 1| satisfaction du propriétaire. Il a revêtu un costume en harmonie avec 481 1| retour, ils la visitent et revisitent à perpétuité.~    Parlons-en 482 1| fait percer des boutons de ridicule et s'épanouir des fleurs 483 1| toutes ces petites bâtisses ridicules plantées le long de la voie, 484 | rien 485 1| soir, comme le « captif au rivage du Maure qui rêve à la patrie 486 1| de poche, deux peupliers rongés par les chenilles ont l' 487 1| de trois pensées et d'un rosier, préoccupe également tous 488 1| fleurissent les lilas, où les rossignols s'égosillent et où s'épanouissent 489 1| gens qui passent sur la route et qui s'arrêtent, imprudents, 490 1| Il lève le nez dans la rue, hume la brise, consulte 491 1| épanouissent les propriétaires ruraux. Déjà vers la fin de mars, 492 1| possession d'un carré de sable improductif et d'une sorte 493 1| Parisien, c'est Meudon, Saint-Cloud, Asnières ou Argenteuil. 494 1| muette solitude, il serait saisi d'inquiétude et redemanderait 495 1| Voici la saison où fleurissent les lilas, 496 1| connaissez de sa demeure que le salon et la salle à manger ; mais 497 1| semble une énorme boite à sardines ? C'est le réservoir, mesdames. 498 2| Maisons-Laffitte, entre le village de Sartrouville et le hameau de la Frette, 499 1| dans toute sa niaiserie la satisfaction du propriétaire. Il a revêtu 500 2| qui suit le cours de la Seine et s'arrondit avec le fleuve.


1881-seine | semai-yeux

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