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| Guy de Maupassant Zut! IntraText - Concordances (Hapax Legomena) |
Par.
1 | 1 2 5| drapeau au vent.~5 juillet 1881~ 3 | 5 4 4| Cela parait monstrueux d'abord. Toutes les antiques déclamations 5 3| cause ; et l'indépendance absolue de sa pensée, son mépris 6 4| écoutait, et quand son adversaire vociférait : « je vais t' 7 5| le ridicule chauvinisme s'affaiblirait ? Et voilà que, pour la 8 5| moi, très beau. Le Moyen Age - enfin - est enterré, messeigneurs ; 9 | ai 10 3| la Commune dont l'esprit aigu me plaît beaucoup, je l' 11 4| intérêts communs ? Je n'aime pas le macaroni, moi. Qu' 12 5| tant mieux. Je n'ai jamais aimé cette période d'estoc et 13 | air 14 5| hommes d'emportement. Les airs de bravoure ne portent plus, 15 3| mouvement de réflexion, il ajouta : « Qu'ils se battent s' 16 3| Alors, encouragé, j'ajoutai :~ - Vous sentez-vous 17 4| retenaient pas, il s'en alla. Je regardai l'insulté se 18 3| hurla sous le nez :~ - Allez-vous me ficher la paix, vous, 19 3| semblait vibrer ; son œil s'allumait, sa ligne tremblait dans 20 3| le boulevard, un de mes amis vint à moi. C'était justement 21 3| drôlerie de cette réponse m'amusa, et je partis, mon enquête 22 4| monstrueux d'abord. Toutes les antiques déclamations vous reviennent 23 3| était justement ce qu'on appelle un mauvais coucheur. Je 24 4| de là que je m'y mette » appliqué. Oui, la guerre civile est 25 3| placidement à la ligne. Je m'approchai et, le saluant poliment :~ - 26 4| L'autre, très calme, appuyé sur sa pelle, écoutait, 27 5| supprimé les tambours dans l'armée ; supprimons-les aussi dans 28 5| blasonnés, couverts de leur armure, me mettent dans le nez 29 2| table, le roman commencé s'arrêtait au milieu d'une page blanche 30 | arrive 31 | assez 32 5| guerre, à moins qu'on ne nous attaque. Alors, nous saurons nous 33 5| regardons, indifférents, et nous attendons, tranquilles ! A quoi cela 34 4| quereller quelques jours auparavant.~ L'un furieux, gesticulant, 35 3| de l'Italie. Quand ils auront fini de crier, ils se tairont ; 36 4| chose bien problématique, auront-ils cette raison et ce calme ? »~ 37 | aussi 38 | autour 39 2| les grands sentiments d'autrefois, avec le patriotisme. Je 40 | avaient 41 4| énergumène hurlait, mais n'avançait pas ; puis soudain, se tournant 42 4| connais, les Italiens ? Avons-nous des intérêts communs ? Je 43 3| me plaît beaucoup, je l'avoue. Il a, du reste, un superbe 44 5| La guerre est le fait des barbares. Le général Farre a supprimé 45 5| devaient répandre ces hauts barons quand ils sortaient de la 46 | bas 47 3| maintenant ». Il répondit : « Bast ! est-ce assez bête, tout 48 1| seller mon bon cheval de bataille. Il paraît qu'on nous insulte 49 3| il ajouta : « Qu'ils se battent s'ils veulent pour ces niaiseries-là. 50 5| plaie de la France. Nous en battons à tout propos.~ Et des 51 3| est un maître. Il s'est battu comme un forcené pour sa 52 4| un furieux, gesticulant, bavant, au milieu d'un groupe placide, 53 3| donc pas que ça mord, sacré bavard !~ Je n'avais qu'à me 54 3| multipliai les périodes belliqueuses, je cherchai les effets, 55 4| insulté se remettre à sa besogne et je pensai : « - Comme 56 3| Bast ! est-ce assez bête, tout ça, Tunis et le reste ! » 57 2| arrêtait au milieu d'une page blanche inachevée la veille au soir... 58 5| imbécillité. Les rustres blasonnés, couverts de leur armure, 59 | bon 60 3| autres.~ Justement, au bord du fleuve, un monsieur qui 61 5| sortaient de toutes les bouches dès que le mot « guerre » 62 3| train pour Paris. Sur le boulevard, un de mes amis vint à moi. 63 2| dialogue que beaucoup de bourgeois pacifiques ont eu avec leur 64 5| emportement. Les airs de bravoure ne portent plus, les périodes 65 2| jusqu'à mon lit avec les bruits vagues de la campagne.~ 66 4| leur dit d'une voix presque calmée : « Retenez-moi, vous autres, 67 5| jour.~ Nous devenons calmes, tant mieux. Est-ce que 68 4| soudain, se tournant vers ses camarades, il leur dit d'une voix 69 2| les bruits vagues de la campagne.~ Tous les livres autour 70 5| viendront qui supprimeront les canons, plus tard, bien plus tard.~ 71 3| comme un forcené pour sa cause ; et l'indépendance absolue 72 | celle 73 | celui 74 | chambre 75 4| à peu, en raisonnant, on change d'avis ; on arrive à écarter 76 2| ma fenêtre ouverte. Des chants d'oiseaux passaient dans 77 5| Est-ce que le ridicule chauvinisme s'affaiblirait ? Et voilà 78 3| périodes belliqueuses, je cherchai les effets, l'épiant pour 79 5| défendre. Travaillons, pensons, cherchons. La gloire du travail seule 80 1| valet de seller mon bon cheval de bataille. Il paraît qu' 81 | chez 82 | chose 83 2| journal, l'appel guerrier d'un chroniqueur.~ Il était retentissant 84 1| irai, par la sambleu ! leur clouer la langue au palais avec 85 5| supprimons-les aussi dans nos cœurs. Le tambour est une plaie 86 4| les peuples dont l'honneur collectif me paraît chose bien problématique, 87 2| ma grande table, le roman commencé s'arrêtait au milieu d'une 88 3| face d'un ex-membre de la Commune dont l'esprit aigu me plaît 89 4| Avons-nous des intérêts communs ? Je n'aime pas le macaroni, 90 4| non. Est-ce que je les connais, les Italiens ? Avons-nous 91 5| n'en sait trop rien ; je constate un progrès surprenant, voilà 92 3| monsieur qui paraissait construit comme tout le monde, et 93 4| enlever le nez », il se contentait de répondre d'une voix tranquille : « 94 3| qu'on appelle un mauvais coucheur. Je lui demandai :~ - 95 2| Le murmure du fleuve qui coule devant ma porte montait 96 5| exalter sur leurs grands coups d'épée, je pense à l'infection 97 2| bien, et a dû remuer des courages endormis. Moi-même, au premier 98 5| Les rustres blasonnés, couverts de leur armure, me mettent 99 3| rendre héroïque, je lui criai dans la figure~ - Par 100 4| milieu d'un groupe placide, criait à l'autre : - « Fainéant, 101 3| Quand ils auront fini de crier, ils se tairont ; ce sont 102 3| mépris des formules et des croyances toutes faites, le rendent 103 5| héroïque où ils avaient cuit tout le jour.~ Nous devenons 104 4| digne en même temps, maître dé lui et supérieur ! Quand 105 2| patriotisme. Je ne vibrais pas, décidément. - Je me rendormis.~ 106 4| abord. Toutes les antiques déclamations vous reviennent à la mémoire : « 107 5| Alors, nous saurons nous défendre. Travaillons, pensons, cherchons. 108 3| monsieur ?~ Lui, stupéfait, demanda :~ - Par qui ?~ Alors, 109 | demande 110 2| premier moment, j'étais prêt à demander ma lance et mon bouclier. 111 1| Mais, monsieur...~ - Dépêche-toi, maraud, et dis à mon valet 112 3| Pardon, monsieur, si je vous dérange.~ Il répondit :~ - 113 | dès 114 | deux 115 5| pense à l'infection que devaient répandre ces hauts barons 116 | devant 117 5| cuit tout le jour.~ Nous devenons calmes, tant mieux. Est-ce 118 5| sont finis : nous sommes devenus, heureusement, des hommes 119 5| à la République que nous devons cette sagesse de la population 120 2| Tel est peut-être le dialogue que beaucoup de bourgeois 121 4| Comme cet homme est sage, et digne en même temps, maître dé 122 2| lance et mon bouclier. Je me disais : « Ah ! on nous insulte 123 3| demandai :~ - Eh bien ! te disposes-tu à partir en guerre ?~ 124 3| morbleu !~ Il répondit doucement :~ - Est-ce que vous 125 5| passe, musique en tête et drapeau au vent.~5 juillet 1881~ 126 3| guerre civile ! »~ La drôlerie de cette réponse m'amusa, 127 2| appel. Il sonnait bien, et a dû remuer des courages endormis. 128 4| change d'avis ; on arrive à écarter les rengaines philosophiques, 129 4| calme, appuyé sur sa pelle, écoutait, et quand son adversaire 130 3| reste, un superbe talent d'écrivain, c'est un maître. Il s'est 131 5| magnanimes restent sans effet. Quand on nous crie : « 132 3| belliqueuses, je cherchai les effets, l'épiant pour voir s'il 133 5| sensation de mauvaise odeur effroyable ; et, au lieu de m'exalter 134 5| est le mépris de la guerre elle-même. Les grands souffles héroïques 135 5| mécanique m'intéresse, m'empoigne et me séduit infiniment 136 5| et non plus des hommes d'emportement. Les airs de bravoure ne 137 | encore 138 3| Faites, monsieur.~ Alors, encouragé, j'ajoutai :~ - Vous 139 2| a dû remuer des courages endormis. Moi-même, au premier moment, 140 4| donc, viens-Y donc ! » L'énergumène hurlait, mais n'avançait 141 | enfin 142 3| retourna vers moi, le visage enflammé, la lèvre frémissante. Je 143 3| amusa, et je partis, mon enquête finie.~ 144 3| œil, des Italiens. Alors j'entassai les raisons, je multipliai 145 4| je vais t'enlever le nez, entends-tu, fainéant ! » - L'autre, 146 5| Moyen Age - enfin - est enterré, messeigneurs ; tant mieux. 147 5| sagesse de la population entière ? - Sous les monarchies, 148 2| Le soleil magnifique entrait par ma fenêtre ouverte. 149 4| sentiments humains sont remués, l'envie, les rivalités incessantes, 150 5| sur leurs grands coups d'épée, je pense à l'infection 151 3| je cherchai les effets, l'épiant pour voir s'il vibrait. 152 3| ex-membre de la Commune dont l'esprit aigu me plaît beaucoup, 153 3| avec une grosse voix que j'essayais de rendre héroïque, je lui 154 5| il me vient une sorte d'estime pour un gouvernement. (Je 155 5| jamais aimé cette période d'estoc et de taille, et d'imbécillité. 156 2| Moi-même, au premier moment, j'étais prêt à demander ma lance 157 4| les rivalités incessantes, etc. C'est le « ôte-toi de là 158 3| Est-ce que vous êtes fou ? Je m'en bats l'œil, 159 | eu 160 3| me trouvai en face d'un ex-membre de la Commune dont l'esprit 161 5| effroyable ; et, au lieu de m'exalter sur leurs grands coups d' 162 3| est ! » Ah ! bien oui ! Exaspéré, il me hurla sous le nez :~ - 163 5| gloire du travail seule existe. La guerre est le fait des 164 3| plus loin, je me trouvai en face d'un ex-membre de la Commune 165 | faire 166 4| haines sont les haines de famille, les haines entre proches, 167 5| des barbares. Le général Farre a supprimé les tambours 168 | faut 169 2| magnifique entrait par ma fenêtre ouverte. Des chants d'oiseaux 170 1| langue au palais avec le fer de ma lance, à ces lazzaroni 171 4| Retenez-moi, vous autres, ou je ferai un malheur ». Comme les 172 3| répondit :~ - Je m'en fiche un peu, de l'Italie. Quand 173 3| nez :~ - Allez-vous me ficher la paix, vous, avec vos 174 2| Il était retentissant et fier, cet appel. Il sonnait bien, 175 3| héroïque, je lui criai dans la figure~ - Par les Italiens, 176 3| Italie. Quand ils auront fini de crier, ils se tairont ; 177 3| et je partis, mon enquête finie.~ 178 5| souffles héroïques sont finis : nous sommes devenus, heureusement, 179 3| à me retirer. Ce que je fis.~ Mais, poursuivi par 180 3| Il s'est battu comme un forcené pour sa cause ; et l'indépendance 181 5| représentation, mais de la forme même du gouvernement.) Est-ce 182 3| sa pensée, son mépris des formules et des croyances toutes 183 3| Est-ce que vous êtes fou ? Je m'en bats l'œil, des 184 2| pas insulté, moi. » Je me fouettai avec des idées héroïques, 185 3| visage enflammé, la lèvre frémissante. Je pensai : « Ça y est ! » 186 5| monarchies, des hurlements frénétiques sortaient de toutes les 187 4| jours auparavant.~ L'un furieux, gesticulant, bavant, au 188 3| Lorsque je me fus habillé, je raisonnai de 189 5| le fait des barbares. Le général Farre a supprimé les tambours 190 4| entre concitoyens, entre gens parlant la même langue, 191 4| auparavant.~ L'un furieux, gesticulant, bavant, au milieu d'un 192 5| pensons, cherchons. La gloire du travail seule existe. 193 2| leurs rayons ; et, sur ma grande table, le roman commencé 194 3| qui ?~ Alors, avec une grosse voix que j'essayais de rendre 195 3| tairont ; ce sont des hâbleurs grotesques.~ Je le quittai.~ 196 4| bavant, au milieu d'un groupe placide, criait à l'autre : - « 197 4| sont en jeu ; les vraies guerres sont entre concitoyens, 198 2| dans ce journal, l'appel guerrier d'un chroniqueur.~ Il 199 3| nature, un sans-cœur, un gueux. Il faut prendre l'avis 200 3| Lorsque je me fus habillé, je raisonnai de nouveau :~ - 201 3| se tairont ; ce sont des hâbleurs grotesques.~ Je le quittai.~ 202 5| que devaient répandre ces hauts barons quand ils sortaient 203 4| les jours, à toutes les heures, parce que tous les sentiments 204 5| finis : nous sommes devenus, heureusement, des hommes de raisonnement 205 3| la paix, vous, avec vos histoires ? Vous ne voyez donc pas 206 4| donc les peuples dont l'honneur collectif me paraît chose 207 4| langue, entre frères, c'est horrible ». Puis peu à peu, en raisonnant, 208 4| que tous les sentiments humains sont remués, l'envie, les 209 3| bien oui ! Exaspéré, il me hurla sous le nez :~ - Allez-vous 210 4| viens-Y donc ! » L'énergumène hurlait, mais n'avançait pas ; puis 211 5| Sous les monarchies, des hurlements frénétiques sortaient de 212 3| Mais, poursuivi par mon idée, je pris dans le jour un 213 2| Je me fouettai avec des idées héroïques, avec tous les 214 5| estoc et de taille, et d'imbécillité. Les rustres blasonnés, 215 2| milieu d'une page blanche inachevée la veille au soir... Je 216 4| l'envie, les rivalités incessantes, etc. C'est le « ôte-toi 217 3| forcené pour sa cause ; et l'indépendance absolue de sa pensée, son 218 5| moment, c'est plus que de l'indifférence pour des braillards, c'est 219 5| République, nous regardons, indifférents, et nous attendons, tranquilles ! 220 3| simulai la stupéfaction indignée~ - Mais de la guerre 221 3| guerre, n'est-ce pas ? C'est inévitable maintenant ». Il répondit : « 222 5| coups d'épée, je pense à l'infection que devaient répandre ces 223 5| m'empoigne et me séduit infiniment plus que celle d'un régiment 224 4| répond :~ - Mais ils t'insultent malheureux 1~ - Eh bien, 225 5| simple tondeuse mécanique m'intéresse, m'empoigne et me séduit 226 1| là-bas, en Italie, et j'irai, par la sambleu ! leur clouer 227 4| macaroni, moi. Qu'est-ce que j'irais faire chez eux ? On me répond :~ - 228 | jamais 229 4| tous les intérêts sont en jeu ; les vraies guerres sont 230 1| Joseph !~ - Monsieur ?~ - 231 2| lu l'autre jour, dans ce journal, l'appel guerrier d'un chroniqueur.~ 232 5| tête et drapeau au vent.~5 juillet 1881~ 233 | jusqu 234 2| pacifiques ont eu avec leur larbin après avoir lu l'autre jour, 235 1| le fer de ma lance, à ces lazzaroni braillards.~ 236 3| le visage enflammé, la lèvre frémissante. Je pensai : « 237 5| odeur effroyable ; et, au lieu de m'exalter sur leurs grands 238 2| oiseaux passaient dans l'air limpide. Le murmure du fleuve qui 239 2| la campagne.~ Tous les livres autour de ma chambre reposaient 240 | loin 241 3| Lorsque je me fus habillé, je raisonnai 242 2| leur larbin après avoir lu l'autre jour, dans ce journal, 243 4| raison : parce qu'on est en lutte tous les jours, à toutes 244 4| communs ? Je n'aime pas le macaroni, moi. Qu'est-ce que j'irais 245 5| portent plus, les périodes magnanimes restent sans effet. Quand 246 2| mon séant.~ Le soleil magnifique entrait par ma fenêtre ouverte. 247 3| ligne tremblait dans sa main ; puis soudain il se retourna 248 | maintenant 249 4| vous autres, ou je ferai un malheur ». Comme les autres ne le 250 4| Mais ils t'insultent malheureux 1~ - Eh bien, tant pis 251 1| monsieur...~ - Dépêche-toi, maraud, et dis à mon valet de seller 252 5| quand ils sortaient de la marmite héroïque où ils avaient 253 3| justement ce qu'on appelle un mauvais coucheur. Je lui demandai :~ - 254 5| le nez une sensation de mauvaise odeur effroyable ; et, au 255 5| vue d'une simple tondeuse mécanique m'intéresse, m'empoigne 256 4| déclamations vous reviennent à la mémoire : « La guerre entre concitoyens, 257 | mes 258 5| Age - enfin - est enterré, messeigneurs ; tant mieux. Je n'ai jamais 259 4| ôte-toi de là que je m'y mette » appliqué. Oui, la guerre 260 5| couverts de leur armure, me mettent dans le nez une sensation 261 4| il a raison, cet homme, mille fois raison ! Une seule 262 5| tout propos.~ Et des ministres viendront qui supprimeront 263 2| allons voir ! »~ Et je me mis sur mon séant.~ Le soleil 264 3| semblait point celui d'un misérable, pêchait placidement à la 265 2| remuer des courages endormis. Moi-même, au premier moment, j'étais 266 5| population entière ? - Sous les monarchies, des hurlements frénétiques 267 | monde 268 3| Peut-être suis-je un monstre dans la nature, un sans-cœur, 269 4| guerre civile ». Cela parait monstrueux d'abord. Toutes les antiques 270 2| qui coule devant ma porte montait jusqu'à mon lit avec les 271 3| Par les Italiens, morbleu !~ Il répondit doucement :~ - 272 3| ne voyez donc pas que ça mord, sacré bavard !~ Je n' 273 5| toutes les bouches dès que le mot « guerre » était prononcé. 274 3| reste ! » Puis, après un mouvement de réflexion, il ajouta : « 275 5| beau, moi, très beau. Le Moyen Age - enfin - est enterré, 276 3| entassai les raisons, je multipliai les périodes belliqueuses, 277 2| passaient dans l'air limpide. Le murmure du fleuve qui coule devant 278 5| d'un régiment qui passe, musique en tête et drapeau au vent.~ 279 3| suis-je un monstre dans la nature, un sans-cœur, un gueux. 280 3| battent s'ils veulent pour ces niaiseries-là. Moi, je me réserve pour 281 | nos 282 | notre 283 | nouveau 284 5| une sensation de mauvaise odeur effroyable ; et, au lieu 285 2| fenêtre ouverte. Des chants d'oiseaux passaient dans l'air limpide. 286 4| incessantes, etc. C'est le « ôte-toi de là que je m'y mette » 287 | ou 288 | où 289 2| magnifique entrait par ma fenêtre ouverte. Des chants d'oiseaux passaient 290 4| Et je me rappelai deux ouvriers que j'avais vus se quereller 291 2| que beaucoup de bourgeois pacifiques ont eu avec leur larbin 292 2| arrêtait au milieu d'une page blanche inachevée la veille 293 3| Allez-vous me ficher la paix, vous, avec vos histoires ? 294 1| leur clouer la langue au palais avec le fer de ma lance, 295 3| fleuve, un monsieur qui paraissait construit comme tout le 296 4| la guerre civile ». Cela parait monstrueux d'abord. Toutes 297 3| saluant poliment :~ - Pardon, monsieur, si je vous dérange.~ 298 3| dans le jour un train pour Paris. Sur le boulevard, un de 299 4| concitoyens, entre gens parlant la même langue, entre frères, 300 5| un gouvernement. (Je ne parle pas de sa représentation, 301 3| De quelle guerre parles-tu ?~ Je simulai la stupéfaction 302 3| bien ! te disposes-tu à partir en guerre ?~ Il répondit, 303 3| cette réponse m'amusa, et je partis, mon enquête finie.~ 304 2| ouverte. Des chants d'oiseaux passaient dans l'air limpide. Le murmure 305 5| celle d'un régiment qui passe, musique en tête et drapeau 306 2| sentiments d'autrefois, avec le patriotisme. Je ne vibrais pas, décidément. - 307 3| point celui d'un misérable, pêchait placidement à la ligne. 308 4| très calme, appuyé sur sa pelle, écoutait, et quand son 309 2| en refermant les yeux, je pensais : « Non, je ne me sens pas 310 3| indépendance absolue de sa pensée, son mépris des formules 311 3| demandai : « Et l'Italie, qu'en pensez-vous ? Ce sera la guerre, n'est-ce 312 5| nous défendre. Travaillons, pensons, cherchons. La gloire du 313 4| prouve qu'ils ont du temps à perdre.~ Et je me rappelai deux 314 5| Je n'ai jamais aimé cette période d'estoc et de taille, et 315 5| raison ! Ce que ressent notre peuple en ce moment, c'est plus 316 4| supérieur ! Quand donc les peuples dont l'honneur collectif 317 4| à écarter les rengaines philosophiques, on pense tout seul, et 318 4| route je réfléchis à cette phrase : « Moi, je me réserve pour 319 4| malheureux 1~ - Eh bien, tant pis pour eux. Ça prouve qu'ils 320 4| bavant, au milieu d'un groupe placide, criait à l'autre : - « 321 3| d'un misérable, pêchait placidement à la ligne. Je m'approchai 322 5| cœurs. Le tambour est une plaie de la France. Nous en battons 323 3| Commune dont l'esprit aigu me plaît beaucoup, je l'avoue. Il 324 3| dont le visage ne semblait point celui d'un misérable, pêchait 325 3| approchai et, le saluant poliment :~ - Pardon, monsieur, 326 5| devons cette sagesse de la population entière ? - Sous les monarchies, 327 2| fleuve qui coule devant ma porte montait jusqu'à mon lit 328 5| Les airs de bravoure ne portent plus, les périodes magnanimes 329 | pourquoi 330 3| Ce que je fis.~ Mais, poursuivi par mon idée, je pris dans 331 2| courages endormis. Moi-même, au premier moment, j'étais prêt à demander 332 5| Et voilà que, pour la première fois, il me vient une sorte 333 3| sans-cœur, un gueux. Il faut prendre l'avis des autres.~ Justement, 334 | presque 335 2| premier moment, j'étais prêt à demander ma lance et mon 336 3| poursuivi par mon idée, je pris dans le jour un train pour 337 4| collectif me paraît chose bien problématique, auront-ils cette raison 338 4| famille, les haines entre proches, parce que tous les intérêts 339 5| trop rien ; je constate un progrès surprenant, voilà tout.~ 340 5| le mot « guerre » était prononcé. Sous la République, nous 341 5| Nous en battons à tout propos.~ Et des ministres viendront 342 4| bien, tant pis pour eux. Ça prouve qu'ils ont du temps à perdre.~ 343 5| tard, bien plus tard.~ Quant à moi, la vue d'une simple 344 | quelle 345 | quelques 346 4| ouvriers que j'avais vus se quereller quelques jours auparavant.~ 347 3| hâbleurs grotesques.~ Je le quittai.~ Vingt pas plus loin, 348 | quoi 349 3| Lorsque je me fus habillé, je raisonnai de nouveau :~ - Peut-être 350 4| horrible ». Puis peu à peu, en raisonnant, on change d'avis ; on arrive 351 5| heureusement, des hommes de raisonnement et non plus des hommes d' 352 3| Italiens. Alors j'entassai les raisons, je multipliai les périodes 353 4| temps à perdre.~ Et je me rappelai deux ouvriers que j'avais 354 2| chambre reposaient sur leurs rayons ; et, sur ma grande table, 355 2| renfonçant, dans mon lit et en refermant les yeux, je pensais : « 356 4| Mais en route je réfléchis à cette phrase : « Moi, 357 3| Puis, après un mouvement de réflexion, il ajouta : « Qu'ils se 358 4| retenaient pas, il s'en alla. Je regardai l'insulté se remettre à 359 5| Sous la République, nous regardons, indifférents, et nous attendons, 360 5| infiniment plus que celle d'un régiment qui passe, musique en tête 361 4| Je regardai l'insulté se remettre à sa besogne et je pensai : « - 362 2| Il sonnait bien, et a dû remuer des courages endormis. Moi-même, 363 4| sentiments humains sont remués, l'envie, les rivalités 364 3| croyances toutes faites, le rendent même suspect à ses frères. 365 2| pas, décidément. - Je me rendormis.~ 366 3| grosse voix que j'essayais de rendre héroïque, je lui criai dans 367 2| un peu sommeil, et en me renfonçant, dans mon lit et en refermant 368 4| on arrive à écarter les rengaines philosophiques, on pense 369 5| l'infection que devaient répandre ces hauts barons quand ils 370 4| irais faire chez eux ? On me répond :~ - Mais ils t'insultent 371 5| t'enlever le nez », nous répondons tranquillement : « Viens-y 372 4| nez », il se contentait de répondre d'une voix tranquille : « 373 3| La drôlerie de cette réponse m'amusa, et je partis, mon 374 2| livres autour de ma chambre reposaient sur leurs rayons ; et, sur 375 5| Je ne parle pas de sa représentation, mais de la forme même du 376 5| et cette raison ! Ce que ressent notre peuple en ce moment, 377 5| les périodes magnanimes restent sans effet. Quand on nous 378 4| Comme les autres ne le retenaient pas, il s'en alla. Je regardai 379 4| voix presque calmée : « Retenez-moi, vous autres, ou je ferai 380 2| chroniqueur.~ Il était retentissant et fier, cet appel. Il sonnait 381 3| Je n'avais qu'à me retirer. Ce que je fis.~ Mais, 382 3| main ; puis soudain il se retourna vers moi, le visage enflammé, 383 4| antiques déclamations vous reviennent à la mémoire : « La guerre 384 5| tant mieux. Est-ce que le ridicule chauvinisme s'affaiblirait ? 385 | rien 386 4| Fainéant, t'es un fainéant, un rien-du-tout, un lâche, t'es un lâche ; 387 4| sont remués, l'envie, les rivalités incessantes, etc. C'est 388 2| sur ma grande table, le roman commencé s'arrêtait au milieu 389 4| Mais en route je réfléchis à cette phrase : « 390 5| taille, et d'imbécillité. Les rustres blasonnés, couverts de leur 391 3| voyez donc pas que ça mord, sacré bavard !~ Je n'avais 392 4| Comme cet homme est sage, et digne en même temps, 393 5| République que nous devons cette sagesse de la population entière ? - 394 | sais 395 5| cela tient-il ? Je n'en sait trop rien ; je constate 396 3| ligne. Je m'approchai et, le saluant poliment :~ - Pardon, 397 1| Italie, et j'irai, par la sambleu ! leur clouer la langue 398 | sans 399 3| monstre dans la nature, un sans-cœur, un gueux. Il faut prendre 400 5| nous attaque. Alors, nous saurons nous défendre. Travaillons, 401 2| Et je me mis sur mon séant.~ Le soleil magnifique 402 5| intéresse, m'empoigne et me séduit infiniment plus que celle 403 1| maraud, et dis à mon valet de seller mon bon cheval de bataille. 404 2| pensais : « Non, je ne me sens pas insulté, moi. » Je me 405 5| mettent dans le nez une sensation de mauvaise odeur effroyable ; 406 3| j'ajoutai :~ - Vous sentez-vous insulté, monsieur ?~ 407 | sera 408 | seul 409 | si 410 5| Quant à moi, la vue d'une simple tondeuse mécanique m'intéresse, 411 3| guerre parles-tu ?~ Je simulai la stupéfaction indignée~ - 412 2| blanche inachevée la veille au soir... Je me dis alors : « Mais... 413 2| mis sur mon séant.~ Le soleil magnifique entrait par ma 414 2| J'avais encore un peu sommeil, et en me renfonçant, dans 415 | sommes 416 2| retentissant et fier, cet appel. Il sonnait bien, et a dû remuer des 417 5| première fois, il me vient une sorte d'estime pour un gouvernement. ( 418 5| guerre elle-même. Les grands souffles héroïques sont finis : nous 419 3| parles-tu ?~ Je simulai la stupéfaction indignée~ - Mais de la 420 3| insulté, monsieur ?~ Lui, stupéfait, demanda :~ - Par qui ?~ 421 3| nouveau :~ - Peut-être suis-je un monstre dans la nature, 422 3| avoue. Il a, du reste, un superbe talent d'écrivain, c'est 423 4| temps, maître dé lui et supérieur ! Quand donc les peuples 424 5| barbares. Le général Farre a supprimé les tambours dans l'armée ; 425 5| ministres viendront qui supprimeront les canons, plus tard, bien 426 5| tambours dans l'armée ; supprimons-les aussi dans nos cœurs. Le 427 5| je constate un progrès surprenant, voilà tout.~ Pas de 428 3| guerre ?~ Il répondit, surpris :~ - De quelle guerre 429 3| faites, le rendent même suspect à ses frères. Je lui demandai : « 430 2| rayons ; et, sur ma grande table, le roman commencé s'arrêtait 431 5| cette période d'estoc et de taille, et d'imbécillité. Les rustres 432 3| auront fini de crier, ils se tairont ; ce sont des hâbleurs grotesques.~ 433 3| a, du reste, un superbe talent d'écrivain, c'est un maître. 434 5| aussi dans nos cœurs. Le tambour est une plaie de la France. 435 5| général Farre a supprimé les tambours dans l'armée ; supprimons-les 436 2| Tel est peut-être le dialogue 437 5| régiment qui passe, musique en tête et drapeau au vent.~5 juillet 438 5| tranquilles ! A quoi cela tient-il ? Je n'en sait trop rien ; 439 5| moi, la vue d'une simple tondeuse mécanique m'intéresse, m' 440 4| avançait pas ; puis soudain, se tournant vers ses camarades, il leur 441 3| je pris dans le jour un train pour Paris. Sur le boulevard, 442 4| contentait de répondre d'une voix tranquille : « viens-y donc, viens-Y 443 5| le nez », nous répondons tranquillement : « Viens-y donc ! », qu' 444 5| indifférents, et nous attendons, tranquilles ! A quoi cela tient-il ? 445 5| cherchons. La gloire du travail seule existe. La guerre 446 5| nous saurons nous défendre. Travaillons, pensons, cherchons. La 447 3| œil s'allumait, sa ligne tremblait dans sa main ; puis soudain 448 | trop 449 3| Vingt pas plus loin, je me trouvai en face d'un ex-membre de 450 5| qu'on y vienne.~ Et je trouve cela beau, moi, très beau. 451 3| est-ce assez bête, tout ça, Tunis et le reste ! » Puis, après 452 2| mon lit avec les bruits vagues de la campagne.~ Tous 453 1| Dépêche-toi, maraud, et dis à mon valet de seller mon bon cheval 454 2| page blanche inachevée la veille au soir... Je me dis alors : « 455 5| musique en tête et drapeau au vent.~5 juillet 1881~ 456 3| Qu'ils se battent s'ils veulent pour ces niaiseries-là. 457 2| avec le patriotisme. Je ne vibrais pas, décidément. - Je me 458 3| l'épiant pour voir s'il vibrait. Oui, il semblait vibrer ; 459 3| vibrait. Oui, il semblait vibrer ; son œil s'allumait, sa 460 5| propos.~ Et des ministres viendront qui supprimeront les canons, 461 5| Viens-y donc ! », qu'on y vienne.~ Et je trouve cela beau, 462 3| Je le quittai.~ Vingt pas plus loin, je me trouvai 463 3| boulevard, un de mes amis vint à moi. C'était justement 464 4| et quand son adversaire vociférait : « je vais t'enlever le 465 2| France ! Nous allons voir, voisins, nous allons voir ! »~ 466 | vos 467 3| vos histoires ? Vous ne voyez donc pas que ça mord, sacré 468 5| tard.~ Quant à moi, la vue d'une simple tondeuse mécanique 469 4| deux ouvriers que j'avais vus se quereller quelques jours 470 | yeux