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| Guy de Maupassant Fini de rire IntraText - Concordances (Hapax Legomena) |
Par.
1 4| temps avant la révolution de 1789 que le Carnaval français 2 4| aux cheveux tressés. En 1805, le bœuf gras reparut.~ 3 4| Fini de rire.~23 février 1882~ 4 | 23 5 2| remonte à peu près à l'an 633. C'était une étrange saturnale 6 4| pareil, pour entrer à l'Académie !~ Comme est plus sensé 7 3| confus en poussant des cris accompagnés de contorsions. »~ 8 1| avoir froid. Leurs hideux accoutrements font loucher ; et, quand 9 2| capables indifféremment d'actes stupides ou héroïques.~ 10 4| que les Parisiens, ayant adoré le bœuf zodiacal, celui 11 4| non moins dignes de foi, affirment que cette religion carnavalesque 12 2| signes particuliers du Moyen Âge, de cette singulière, grandiose 13 1| années, nous assistons à l'agonie des réjouissances publiques 14 1| sonnent du cor. Et les ahuris du trottoir regardent tristement 15 3| Ces formules variaient d'ailleurs. L'Évêque distribuait aussi 16 | ainsi 17 1| foule morne, mal à leur aise dans l'air même de la cité 18 | aller 19 3| rire devient sec, perfide, amer, féroce. Au lieu de chatouiller, 20 2| hommes semblaient doués d'âmes enfantines, poétiques et 21 1| sentir de loin la crasse amoncelée des magasins de costumes. 22 3| Ces sottes plaisanteries amusaient follement le peuple. Il 23 1| période est distincte. On ne s'amuse plus à vingt ans avec les 24 1| lamentent : « On ne sait plus s'amuser », disent-ils. C'est que 25 2| Elle remonte à peu près à l'an 633. C'était une étrange 26 2| fête des fous » la plus ancienne peut-être des réjouissances 27 1| Songeons aux fêtes anciennes du peuple rieur et naïf ; 28 4| quinaud un grand clerc de Angleterre qui arguoit par signes. »~ 29 4| un descendant du céleste animal.~ D'autres ouvrages, 30 1| Lapons vêtus de peaux, et les animaux singuliers qui vivent sous 31 | ans 32 2| les orgies sacrées de l'Antiquité en ce sens que le clergé 33 4| qui célébraient le bœuf Apis par une procession, vers 34 3| malins. Au XVIIIe siècle apparaît l'ironie ; le rire devient 35 2| Et on appelait en effet « fête des fous » 36 1| des Chinois bleus, des Arabes blancs, des Lapons vêtus 37 4| clerc de Angleterre qui arguoit par signes. »~ La descente 38 4| manants.~ La Terreur arrêta ces jeux et les remplaça 39 1| magasins de costumes. Ils sont assis bien sagement les uns en 40 2| chapé, mitré et crossé, assistait à l'office. Les prêtres 41 1| de longues années, nous assistons à l'agonie des réjouissances 42 4| bœuf gras ! Il a fait dire assurément plus de solennelles niaiseries 43 3| et XVIe siècles, pour s'assurer que nos pères avaient le 44 1| liesse.~ Les masques attardés en notre époque font peine 45 4| trinqueballants. Une autre foule l'attendait, celle des masques élégants 46 2| A la fin de l'office, l'aumônier, coiffé d'un petit coussin, 47 3| Quel mépris indigné nous aurions pour ces grossières réjouissances, 48 2| obscènes, mangeaient sur l'autel, y jouaient aux dés, etc.~ 49 | autre 50 | avaient 51 | avant 52 2| done grand mal à bescle,~Aves une plena balasta de pardos~ 53 2| boire à plein gosier, à bâfrer à plein ventre. Puis on 54 2| à bescle,~Aves une plena balasta de pardos~E do dés de raycha 55 2| Dieu vous done grand mal à bescle,~Aves une plena balasta 56 1| mêmes choses, les mêmes bêtises inconscientes, et qui, après 57 1| Chinois bleus, des Arabes blancs, des Lapons vêtus de peaux, 58 3| de chatouiller, l'esprit blesse, il tue même.~ Aujourd' 59 1| venus de loin, des Chinois bleus, des Arabes blancs, des 60 2| commençait à godailler, à boire à plein gosier, à bâfrer 61 1| des grelots, et faisant bondir les corps sans raison, crier 62 1| corps sans raison, crier les bouches, rendant la France entière 63 2| entouraient, vêtus en costumes de bouffons et de femmes, chantaient 64 1| curieux de voir passer sur les boulevards les quelques charretées 65 1| marchands endimanchés, de bourgeois pauvres, sédentaires, malhabiles 66 1| plein air, la grosse gaieté bruyante et niaise sont des jeux 67 4| finit ; et pendant ces jours bruyants, à cornets et à trompes 68 2| Puis on chantait des chants burlesques et immondes.~ Le jour 69 1| alors à la politique, fait cache-cache avec ses rois ; comme paillasses 70 1| ouragan, sur les villes et les campagnes, et secouant les esprits, 71 2| poétiques et grossières, capables indifféremment d'actes stupides 72 4| affirment que cette religion carnavalesque nous vient en droite ligne 73 1| quelques charretées de têtes en carton qui osent encore sortir 74 4| ligne des Égyptiens, qui célébraient le bœuf Apis par une procession, 75 4| était qu'un descendant du céleste animal.~ D'autres ouvrages, 76 | celui 77 1| à la folie, passant en certains jours, comme un ouragan, 78 | ceux 79 1| encombrant la voie, formant chaîne avec la femme et les enfants 80 2| élection était faite par les chanoines mêlés aux enfants de chœur 81 2| de bouffons et de femmes, chantaient des refrains obscènes, mangeaient 82 2| à plein ventre. Puis on chantait des chants burlesques et 83 2| ventre. Puis on chantait des chants burlesques et immondes.~ 84 2| revêtu des ornements sacrés, chapé, mitré et crossé, assistait 85 2| l'abbé dans la maison du chapitre ; et là, on commençait à 86 1| boulevards les quelques charretées de têtes en carton qui osent 87 4| traîner dans les rues sur des chars à huit chevaux ; c'était 88 4| cornets et à trompes de chasse, on entend dire à tout instant : « 89 3| amer, féroce. Au lieu de chatouiller, l'esprit blesse, il tue 90 4| solennelles niaiseries aux savants chercheurs de riens que la pierre philosophale 91 4| rues sur des chars à huit chevaux ; c'était surtout une fête 92 4| extravagants, des généraux aux cheveux tressés. En 1805, le bœuf 93 1| étrangers venus de loin, des Chinois bleus, des Arabes blancs, 94 2| chanoines mêlés aux enfants de chœur et à tous les oints du Seigneur.~ 95 | choses 96 4| Courtille était, il y a une cinquantaine d'années, le plus curieux 97 1| sédentaires, malhabiles à circuler, encombrant la voie, formant 98 1| aise dans l'air même de la cité moderne. Et la plèbe vient 99 4| lequel fit quinaud un grand clerc de Angleterre qui arguoit 100 2| office. Les prêtres et les clercs l'entouraient, vêtus en 101 1| qui vivent sous d'autres climats.~ C'est un spectacle 102 2| de l'office, l'aumônier, coiffé d'un petit coussin, offrait 103 1| rieur et naïf ; aux gaietés colossales des foules en délire, aux 104 1| insignifiants, de ceux qui ne comptent que par le nombre, qui pensent 105 3| et marmottaient des mots confus en poussant des cris accompagnés 106 1| en piqueurs, sonnent du cor. Et les ahuris du trottoir 107 4| pendant ces jours bruyants, à cornets et à trompes de chasse, 108 1| grelots, et faisant bondir les corps sans raison, crier les bouches, 109 4| La descente de la Courtille était, il y a une cinquantaine 110 2| aumônier, coiffé d'un petit coussin, offrait les indulgences.~ ~~~ 111 1| sortent pour obéir à la coutume, et, au lieu de profiter 112 1| croit sentir de loin la crasse amoncelée des magasins de 113 1| bondir les corps sans raison, crier les bouches, rendant la 114 1| et, quand ils passent, on croit sentir de loin la crasse 115 2| sacrés, chapé, mitré et crossé, assistait à l'office. Les 116 4| peuple. Puis tout le monde se déguisa en militaire ; ce fut alors 117 1| vieillit, elle passe à d'autres délassements, elle joue alors à la politique, 118 1| colossales des foules en délire, aux cris, aux contorsions, 119 4| raisonnements et d'érudition, pour démontrer que les Parisiens, ayant 120 3| aussi des panerées de mal de dents, de queues de rosse, etc. 121 1| peine à voir ; ils semblent déplacés dans la foule morne, mal 122 | Depuis 123 1| comme paillasses elle a ses députés, les révolutions comme jours 124 | Dès 125 4| du Carnaval n'était qu'un descendant du céleste animal.~ D' 126 4| arguoit par signes. »~ La descente de la Courtille était, il 127 3| de la gaieté lourde, sans dessous malins. Au XVIIIe siècle 128 3| apparaît l'ironie ; le rire devient sec, perfide, amer, féroce. 129 4| d'autres. La guillotine devint le hochet du peuple. Puis 130 4| autres ouvrages, non moins dignes de foi, affirment que cette 131 1| ou par leurs prêtres, qui disent éternellement, sur les mêmes 132 1| ne sait plus s'amuser », disent-ils. C'est que les peuples, 133 1| dont chaque période est distincte. On ne s'amuse plus à vingt 134 3| variaient d'ailleurs. L'Évêque distribuait aussi des panerées de mal 135 2| plena balasta de pardos~E do dés de raycha de sot lo 136 3| panerée de pardons et deux doigts de gale sous le menton. »~ 137 2| l'Evesque~Que Dieu vous done grand mal à bescle,~Aves 138 3| l'évêque, que Dieu vous donne grand mal au foie, avec 139 2| où les hommes semblaient doués d'âmes enfantines, poétiques 140 | doute 141 4| carnavalesque nous vient en droite ligne des Égyptiens, qui 142 | E 143 4| français parvint à tout son éclat, et eut même une réputation 144 3| pas longtemps encore. L'éclatante gaieté de nos grands-pères, 145 3| étaient remplacés par des écorces d'oranges, et marmottaient 146 4| Et dire qu'il suffit d'écrire trois volumes sur un sujet 147 1| milieu d'eux, quatre valets d'écurie, habillés en piqueurs, sonnent 148 2| Et on appelait en effet « fête des fous » la plus 149 4| temps une sorte de fête de l'égalité entre grands seigneurs et 150 3| frères lais occupaient, à l'église, la place des religieux 151 4| vient en droite ligne des Égyptiens, qui célébraient le bœuf 152 4| était surtout une fête de l'élégance. C'était en même temps une 153 4| attendait, celle des masques élégants ayant passé la nuit dans 154 4| que la pierre philosophale elle-même.~ Des livres se sont 155 1| malhabiles à circuler, encombrant la voie, formant chaîne 156 1| d'employés, de marchands endimanchés, de bourgeois pauvres, sédentaires, 157 1| mêmes jouets que dans l'enfance ; les masques, les travestissements, 158 3| réjouissances, ces incompréhensibles enfantillages :~ « Les frères lais 159 2| semblaient doués d'âmes enfantines, poétiques et grossières, 160 4| pochards se regardaient, s'engueulaient et fraternisaient.~ Aujourd' 161 1| pensent d'après les formules enseignées par leurs pères ou par leurs 162 | ensuite 163 4| Des livres se sont entassés sur les livres, pleins de 164 4| à trompes de chasse, on entend dire à tout instant : « 165 2| prêtres et les clercs l'entouraient, vêtus en costumes de bouffons 166 | entre 167 3| récitaient une manière d'office entremêlé d'extravagances et de profanations... 168 4| sur un sujet pareil, pour entrer à l'Académie !~ Comme 169 3| traits d'esprit, gaudrioles, épigrammes et gauloiseries, même des 170 4| pleins de raisonnements et d'érudition, pour démontrer que les 171 1| campagnes, et secouant les esprits, ainsi que des grelots, 172 | étaient 173 | été 174 1| leurs prêtres, qui disent éternellement, sur les mêmes choses, les 175 1| les gens à traditions, les éternels regretteurs du passé se 176 2| à l'an 633. C'était une étrange saturnale qui rappelait 177 1| regarder comme elle regarde des étrangers venus de loin, des Chinois 178 1| voiture une vingtaine d'êtres innommables, mâles et femelles, 179 | eut 180 | eux 181 2| De par mossenhor l'Evesque~Que Dieu vous done grand 182 3| avaient le rire facilement excitable. C'était de la gaieté lourde, 183 3| manière d'office entremêlé d'extravagances et de profanations... Ils 184 4| alors l'époque des uniformes extravagants, des généraux aux cheveux 185 1| bien sagement les uns en face des autres, les mains sur 186 3| nos pères avaient le rire facilement excitable. C'était de la 187 1| ainsi que des grelots, et faisant bondir les corps sans raison, 188 | faite 189 4| aussi grande que celle du fameux Carnaval de Venise. Tous 190 1| regardent tristement les mornes fantoches de la voiture.~ Voilà 191 4| matin, dans Paris, par le faubourg du Temple. Et c'était une 192 1| êtres innommables, mâles et femelles, se sont réunis pour avoir 193 1| formant chaîne avec la femme et les enfants pâles, les 194 3| devient sec, perfide, amer, féroce. Au lieu de chatouiller, 195 1| laisser plus de traces que les feuilles d'une saison ou les mouches 196 4| horribles ! » - Fini de rire.~23 février 1882~ 197 | fin 198 4| bon que l'instant où il finit ; et pendant ces jours bruyants, 199 | fit 200 4| ouvrages, non moins dignes de foi, affirment que cette religion 201 3| vous donne grand mal au foie, avec une pleine panerée 202 1| cris, aux contorsions, à la folie, passant en certains jours, 203 3| plaisanteries amusaient follement le peuple. Il suffit, du 204 1| circuler, encombrant la voie, formant chaîne avec la femme et 205 1| aux gaietés colossales des foules en délire, aux cris, aux 206 4| de 1789 que le Carnaval français parvint à tout son éclat, 207 4| milieu des saladiers à )a française, rentrait le mercredi matin, 208 | France 209 4| regardaient, s'engueulaient et fraternisaient.~ Aujourd'hui, pour tous 210 3| enfantillages :~ « Les frères lais occupaient, à l'église, 211 1| se sont réunis pour avoir froid. Leurs hideux accoutrements 212 | fut 213 1| jeux, au sang pauvre, les futurs employés. C'est la masse 214 3| hui, le plaisir n'est plus gai, nous sommes vieux. On ne 215 1| peuple rieur et naïf ; aux gaietés colossales des foules en 216 3| pardons et deux doigts de gale sous le menton. »~ Ces 217 3| relire les traits d'esprit, gaudrioles, épigrammes et gauloiseries, 218 3| gaudrioles, épigrammes et gauloiseries, même des meilleurs poètes 219 4| uniformes extravagants, des généraux aux cheveux tressés. En 220 1| autres, les mains sur leurs genoux ; ils ne font pas de farces, 221 1| publiques et populaires. Et les gens à traditions, les éternels 222 1| été. Au Carnaval, tous ces gens-là sortent pour obéir à la 223 2| et là, on commençait à godailler, à boire à plein gosier, 224 2| godailler, à boire à plein gosier, à bâfrer à plein ventre. 225 2| Âge, de cette singulière, grandiose et puérile époque, où les 226 4| fête de l'égalité entre grands seigneurs et manants.~ 227 3| éclatante gaieté de nos grands-pères, la spirituelle raillerie 228 1| les esprits, ainsi que des grelots, et faisant bondir les corps 229 1| farces en plein air, la grosse gaieté bruyante et niaise 230 1| rues. La cohue du populaire grouille sur les trottoirs. C'est 231 4| remplaça par d'autres. La guillotine devint le hochet du peuple. 232 1| quatre valets d'écurie, habillés en piqueurs, sonnent du 233 2| indifféremment d'actes stupides ou héroïques.~ La fête des fous commençait 234 1| pour avoir froid. Leurs hideux accoutrements font loucher ; 235 4| La guillotine devint le hochet du peuple. Puis tout le 236 1| tout entière, comme chaque homme en particulier, ont leur 237 1| France entière pareille à un hôpital de fous.~ 238 4| Dieu, que ces fêtes sont horribles ! » - Fini de rire.~23 février 239 1| les mioches rachitiques hors les murs, ils vont regarder 240 | huit 241 1| les peuples, c'est que l'humanité tout entière, comme chaque 242 4| et femmes encore ivres, hurlants et trinqueballants. Une 243 2| des chants burlesques et immondes.~ Le jour des Innocents 244 3| grossières réjouissances, ces incompréhensibles enfantillages :~ « Les 245 1| choses, les mêmes bêtises inconscientes, et qui, après avoir vécu 246 2| et grossières, capables indifféremment d'actes stupides ou héroïques.~ 247 3| pères ont fait place à l'indifférence. Fini de rire.~ Voici, 248 3| fête des Fous. Quel mépris indigné nous aurions pour ces grossières 249 2| petit coussin, offrait les indulgences.~ ~~~De par mossenhor l' 250 1| voiture une vingtaine d'êtres innommables, mâles et femelles, se sont 251 1| employés. C'est la masse des insignifiants, de ceux qui ne comptent 252 3| XVIIIe siècle apparaît l'ironie ; le rire devient sec, perfide, 253 4| hommes et femmes encore ivres, hurlants et trinqueballants. 254 1| sont des jeux de peuples jeunes. Dès qu'une nation vieillit, 255 2| mangeaient sur l'autel, y jouaient aux dés, etc.~ A la fin 256 1| autres délassements, elle joue alors à la politique, fait 257 1| vingt ans avec les mêmes jouets que dans l'enfance ; les 258 2| burlesques et immondes.~ Le jour des Innocents avait lieu 259 1| là ? - Le savent-ils au juste ?~ Au milieu d'eux, quatre 260 3| enfantillages :~ « Les frères lais occupaient, à l'église, 261 1| monde, meurent de même, sans laisser plus de traces que les feuilles 262 1| regretteurs du passé se lamentent : « On ne sait plus s'amuser », 263 1| des Arabes blancs, des Lapons vêtus de peaux, et les animaux 264 4| restaurants à la mode, et les deux légions de pochards se regardaient, 265 4| sensé le bon Panurge, « lequel fit quinaud un grand clerc 266 1| révolutions comme jours de liesse.~ Les masques attardés 267 4| carnavalesque nous vient en droite ligne des Égyptiens, qui célébraient 268 3| Ils faisaient semblant de lire avec des lunettes dont les 269 2| do dés de raycha de sot lo mento.~~~ ~ 270 | longtemps 271 1| Depuis de longues années, nous assistons à 272 1| hideux accoutrements font loucher ; et, quand ils passent, 273 3| excitable. C'était de la gaieté lourde, sans dessous malins. Au 274 3| semblant de lire avec des lunettes dont les verres étaient 275 1| la crasse amoncelée des magasins de costumes. Ils sont assis 276 1| enfants pâles, les enfants maigres, mal nourris, manquant d' 277 1| en face des autres, les mains sur leurs genoux ; ils ne 278 2| portait ensuite l'abbé dans la maison du chapitre ; et là, on 279 1| vingtaine d'êtres innommables, mâles et femelles, se sont réunis 280 1| bourgeois pauvres, sédentaires, malhabiles à circuler, encombrant la 281 3| gaieté lourde, sans dessous malins. Au XVIIIe siècle apparaît 282 4| entre grands seigneurs et manants.~ La Terreur arrêta ces 283 2| chantaient des refrains obscènes, mangeaient sur l'autel, y jouaient 284 3| tonsurés et récitaient une manière d'office entremêlé d'extravagances 285 1| enfants maigres, mal nourris, manquant d'air et de jeux, au sang 286 1| une foule d'employés, de marchands endimanchés, de bourgeois 287 3| des écorces d'oranges, et marmottaient des mots confus en poussant 288 1| particulier, ont leur vie marquée, dont chaque période est 289 1| futurs employés. C'est la masse des insignifiants, de ceux 290 4| française, rentrait le mercredi matin, dans Paris, par le faubourg 291 3| et gauloiseries, même des meilleurs poètes des XVe et XVIe siècles, 292 2| faite par les chanoines mêlés aux enfants de chœur et 293 2| dés de raycha de sot lo mento.~~~ ~ 294 3| deux doigts de gale sous le menton. »~ Ces formules variaient 295 3| à la fête des Fous. Quel mépris indigné nous aurions pour 296 4| a française, rentrait le mercredi matin, dans Paris, par le 297 1| vécu comme tous le monde, meurent de même, sans laisser plus 298 4| tout le monde se déguisa en militaire ; ce fut alors l'époque 299 1| pour aller promener les mioches rachitiques hors les murs, 300 2| ornements sacrés, chapé, mitré et crossé, assistait à l' 301 4| dans les restaurants à la mode, et les deux légions de 302 1| dans l'air même de la cité moderne. Et la plèbe vient les regarder 303 | moins 304 | moment 305 | Mon 306 3| De par monseigneur l'évêque, que Dieu vous 307 1| semblent déplacés dans la foule morne, mal à leur aise dans l' 308 1| regardent tristement les mornes fantoches de la voiture.~ 309 2| indulgences.~ ~~~De par mossenhor l'Evesque~Que Dieu vous 310 3| oranges, et marmottaient des mots confus en poussant des cris 311 1| feuilles d'une saison ou les mouches d'un été. Au Carnaval, tous 312 2| des signes particuliers du Moyen Âge, de cette singulière, 313 1| mioches rachitiques hors les murs, ils vont regarder les masques.~ 314 1| anciennes du peuple rieur et naïf ; aux gaietés colossales 315 1| peuples jeunes. Dès qu'une nation vieillit, elle passe à d' 316 3| rire.~ Voici, d'après Naudé, ce qu'était la fête des 317 1| grosse gaieté bruyante et niaise sont des jeux de peuples 318 4| assurément plus de solennelles niaiseries aux savants chercheurs de 319 4| Carnaval de Venise. Tous les nobles y prenaient part et se faisaient 320 1| qui ne comptent que par le nombre, qui pensent d'après les 321 | non 322 | notre 323 1| les enfants maigres, mal nourris, manquant d'air et de jeux, 324 1| ces gens-là sortent pour obéir à la coutume, et, au lieu 325 2| chantaient des refrains obscènes, mangeaient sur l'autel, 326 3| Les frères lais occupaient, à l'église, la place des 327 2| coiffé d'un petit coussin, offrait les indulgences.~ ~~~De 328 2| enfants de chœur et à tous les oints du Seigneur.~ On portait 329 3| remplacés par des écorces d'oranges, et marmottaient des mots 330 2| saturnale qui rappelait les orgies sacrées de l'Antiquité en 331 2| des fous, qui, revêtu des ornements sacrés, chapé, mitré et 332 1| charretées de têtes en carton qui osent encore sortir par les rues. 333 1| certains jours, comme un ouragan, sur les villes et les campagnes, 334 4| céleste animal.~ D'autres ouvrages, non moins dignes de foi, 335 1| cache-cache avec ses rois ; comme paillasses elle a ses députés, les 336 1| la femme et les enfants pâles, les enfants maigres, mal 337 3| au foie, avec une pleine panerée de pardons et deux doigts 338 3| Évêque distribuait aussi des panerées de mal de dents, de queues 339 4| Comme est plus sensé le bon Panurge, « lequel fit quinaud un 340 3| avec une pleine panerée de pardons et deux doigts de gale sous 341 2| Aves une plena balasta de pardos~E do dés de raycha de sot 342 4| trois volumes sur un sujet pareil, pour entrer à l'Académie !~ 343 1| rendant la France entière pareille à un hôpital de fous.~ 344 4| le mercredi matin, dans Paris, par le faubourg du Temple. 345 1| entière, comme chaque homme en particulier, ont leur vie marquée, dont 346 2| voici bien là un des signes particuliers du Moyen Âge, de cette singulière, 347 4| que le Carnaval français parvint à tout son éclat, et eut 348 1| contorsions, à la folie, passant en certains jours, comme 349 1| une nation vieillit, elle passe à d'autres délassements, 350 1| loucher ; et, quand ils passent, on croit sentir de loin 351 1| spectacle très curieux de voir passer sur les boulevards les quelques 352 1| air et de jeux, au sang pauvre, les futurs employés. C' 353 1| endimanchés, de bourgeois pauvres, sédentaires, malhabiles 354 1| blancs, des Lapons vêtus de peaux, et les animaux singuliers 355 1| attardés en notre époque font peine à voir ; ils semblent déplacés 356 | pendant 357 1| comptent que par le nombre, qui pensent d'après les formules enseignées 358 3| ironie ; le rire devient sec, perfide, amer, féroce. Au lieu de 359 1| vie marquée, dont chaque période est distincte. On ne s'amuse 360 | petit 361 | peu 362 2| fous » la plus ancienne peut-être des réjouissances publiques, 363 4| chercheurs de riens que la pierre philosophale elle-même.~ Des livres 364 4| chercheurs de riens que la pierre philosophale elle-même.~ 365 1| valets d'écurie, habillés en piqueurs, sonnent du cor. Et les 366 3| de rosse, etc. Ces sottes plaisanteries amusaient follement le peuple. 367 1| de la cité moderne. Et la plèbe vient les regarder comme 368 3| grand mal au foie, avec une pleine panerée de pardons et deux 369 4| entassés sur les livres, pleins de raisonnements et d'érudition, 370 2| grand mal à bescle,~Aves une plena balasta de pardos~E do dés 371 4| et les deux légions de pochards se regardaient, s'engueulaient 372 3| gauloiseries, même des meilleurs poètes des XVe et XVIe siècles, 373 2| doués d'âmes enfantines, poétiques et grossières, capables 374 1| délassements, elle joue alors à la politique, fait cache-cache avec ses 375 1| par les rues. La cohue du populaire grouille sur les trottoirs. 376 1| réjouissances publiques et populaires. Et les gens à traditions, 377 2| oints du Seigneur.~ On portait ensuite l'abbé dans la maison 378 | Pourquoi 379 3| marmottaient des mots confus en poussant des cris accompagnés de 380 1| au lieu de profiter du premier soleil pour aller promener 381 4| Venise. Tous les nobles y prenaient part et se faisaient traîner 382 2| que le clergé surtout y prenait part.~ Et voici bien 383 | près 384 | presque 385 4| une procession, vers le printemps.~ Et dire qu'il suffit 386 4| célébraient le bœuf Apis par une procession, vers le printemps.~ 387 3| entremêlé d'extravagances et de profanations... Ils faisaient semblant 388 1| coutume, et, au lieu de profiter du premier soleil pour aller 389 1| premier soleil pour aller promener les mioches rachitiques 390 2| singulière, grandiose et puérile époque, où les hommes semblaient 391 | quand 392 1| juste ?~ Au milieu d'eux, quatre valets d'écurie, habillés 393 | Quel 394 | quelque 395 | quelques 396 1| regarder les masques.~ Quels masques ! Sur une grande 397 3| panerées de mal de dents, de queues de rosse, etc. Ces sottes 398 4| bon Panurge, « lequel fit quinaud un grand clerc de Angleterre 399 1| aller promener les mioches rachitiques hors les murs, ils vont 400 3| grands-pères, la spirituelle raillerie de nos pères ont fait place 401 1| faisant bondir les corps sans raison, crier les bouches, rendant 402 4| sur les livres, pleins de raisonnements et d'érudition, pour démontrer 403 2| une étrange saturnale qui rappelait les orgies sacrées de l' 404 2| balasta de pardos~E do dés de raycha de sot lo mento.~~~ ~ 405 3| des religieux tonsurés et récitaient une manière d'office entremêlé 406 2| de femmes, chantaient des refrains obscènes, mangeaient sur 407 4| deux légions de pochards se regardaient, s'engueulaient et fraternisaient.~ 408 1| les regarder comme elle regarde des étrangers venus de loin, 409 1| Et les ahuris du trottoir regardent tristement les mornes fantoches 410 1| traditions, les éternels regretteurs du passé se lamentent : « 411 3| à l'église, la place des religieux tonsurés et récitaient une 412 4| foi, affirment que cette religion carnavalesque nous vient 413 3| Il suffit, du reste, de relire les traits d'esprit, gaudrioles, 414 2| le « Carnaval ».~ Elle remonte à peu près à l'an 633. C' 415 4| Terreur arrêta ces jeux et les remplaça par d'autres. La guillotine 416 3| dont les verres étaient remplacés par des écorces d'oranges, 417 1| raison, crier les bouches, rendant la France entière pareille 418 4| saladiers à )a française, rentrait le mercredi matin, dans 419 4| tressés. En 1805, le bœuf gras reparut.~ Le bœuf gras ! Il a 420 4| son éclat, et eut même une réputation presque aussi grande que 421 4| ayant passé la nuit dans les restaurants à la mode, et les deux légions 422 3| le peuple. Il suffit, du reste, de relire les traits d' 423 1| mâles et femelles, se sont réunis pour avoir froid. Leurs 424 2| l'Évêque des fous, qui, revêtu des ornements sacrés, chapé, 425 4| seulement quelque temps avant la révolution de 1789 que le Carnaval 426 1| elle a ses députés, les révolutions comme jours de liesse.~ 427 | rien 428 4| aux savants chercheurs de riens que la pierre philosophale 429 1| font pas de farces, ils ne rient pas.~ - Pourquoi sont-ils 430 1| fêtes anciennes du peuple rieur et naïf ; aux gaietés colossales 431 3| nous sommes vieux. On ne rit plus de rien, on sourit 432 1| fait cache-cache avec ses rois ; comme paillasses elle 433 3| mal de dents, de queues de rosse, etc. Ces sottes plaisanteries 434 2| qui rappelait les orgies sacrées de l'Antiquité en ce sens 435 2| qui, revêtu des ornements sacrés, chapé, mitré et crossé, 436 1| costumes. Ils sont assis bien sagement les uns en face des autres, 437 1| traces que les feuilles d'une saison ou les mouches d'un été. 438 1| passé se lamentent : « On ne sait plus s'amuser », disent-ils. 439 4| passé la nuit au milieu des saladiers à )a française, rentrait 440 1| manquant d'air et de jeux, au sang pauvre, les futurs employés. 441 2| 633. C'était une étrange saturnale qui rappelait les orgies 442 4| solennelles niaiseries aux savants chercheurs de riens que 443 1| Pourquoi sont-ils là ? - Le savent-ils au juste ?~ Au milieu 444 3| ironie ; le rire devient sec, perfide, amer, féroce. 445 1| villes et les campagnes, et secouant les esprits, ainsi que des 446 1| endimanchés, de bourgeois pauvres, sédentaires, malhabiles à circuler, 447 2| chœur et à tous les oints du Seigneur.~ On portait ensuite 448 4| de l'égalité entre grands seigneurs et manants.~ La Terreur 449 2| puérile époque, où les hommes semblaient doués d'âmes enfantines, 450 3| profanations... Ils faisaient semblant de lire avec des lunettes 451 1| font peine à voir ; ils semblent déplacés dans la foule morne, 452 2| sacrées de l'Antiquité en ce sens que le clergé surtout y 453 4| Académie !~ Comme est plus sensé le bon Panurge, « lequel 454 1| quand ils passent, on croit sentir de loin la crasse amoncelée 455 3| meilleurs poètes des XVe et XVIe siècles, pour s'assurer que nos 456 2| particuliers du Moyen Âge, de cette singulière, grandiose et puérile époque, 457 1| de peaux, et les animaux singuliers qui vivent sous d'autres 458 1| lieu de profiter du premier soleil pour aller promener les 459 4| dire assurément plus de solennelles niaiseries aux savants chercheurs 460 | sommes 461 | son 462 1| Voilà le plaisir !~ Songeons aux fêtes anciennes du peuple 463 1| écurie, habillés en piqueurs, sonnent du cor. Et les ahuris du 464 1| rient pas.~ - Pourquoi sont-ils là ? - Le savent-ils au 465 4| était en même temps une sorte de fête de l'égalité entre 466 1| Carnaval, tous ces gens-là sortent pour obéir à la coutume, 467 2| celle dont, sans doute, est sorti le « Carnaval ».~ Elle 468 1| carton qui osent encore sortir par les rues. La cohue du 469 2| pardos~E do dés de raycha de sot lo mento.~~~ ~ 470 3| queues de rosse, etc. Ces sottes plaisanteries amusaient 471 3| ne rit plus de rien, on sourit seulement, et pas longtemps 472 1| autres climats.~ C'est un spectacle très curieux de voir passer 473 3| de nos grands-pères, la spirituelle raillerie de nos pères ont 474 2| capables indifféremment d'actes stupides ou héroïques.~ La fête 475 3| la fête des Innocents qui succéda vers le XVIe siècle à la 476 4| écrire trois volumes sur un sujet pareil, pour entrer à l' 477 4| Paris, par le faubourg du Temple. Et c'était une cohue d' 478 4| seigneurs et manants.~ La Terreur arrêta ces jeux et les remplaça 479 1| les quelques charretées de têtes en carton qui osent encore 480 3| la place des religieux tonsurés et récitaient une manière 481 1| même, sans laisser plus de traces que les feuilles d'une saison 482 1| populaires. Et les gens à traditions, les éternels regretteurs 483 4| prenaient part et se faisaient traîner dans les rues sur des chars 484 3| du reste, de relire les traits d'esprit, gaudrioles, épigrammes 485 1| enfance ; les masques, les travestissements, les farces en plein air, 486 | très 487 4| des généraux aux cheveux tressés. En 1805, le bœuf gras reparut.~ 488 4| encore ivres, hurlants et trinqueballants. Une autre foule l'attendait, 489 1| ahuris du trottoir regardent tristement les mornes fantoches de 490 4| dire qu'il suffit d'écrire trois volumes sur un sujet pareil, 491 4| bruyants, à cornets et à trompes de chasse, on entend dire 492 1| du cor. Et les ahuris du trottoir regardent tristement les 493 1| populaire grouille sur les trottoirs. C'est une foule d'employés, 494 3| chatouiller, l'esprit blesse, il tue même.~ Aujourd'hui, le 495 4| ce fut alors l'époque des uniformes extravagants, des généraux 496 1| assis bien sagement les uns en face des autres, les 497 1| Au milieu d'eux, quatre valets d'écurie, habillés en piqueurs, 498 3| menton. »~ Ces formules variaient d'ailleurs. L'Évêque distribuait 499 1| inconscientes, et qui, après avoir vécu comme tous le monde, meurent 500 4| celle du fameux Carnaval de Venise. Tous les nobles y prenaient 501 2| gosier, à bâfrer à plein ventre. Puis on chantait des chants 502 1| elle regarde des étrangers venus de loin, des Chinois bleus, 503 3| avec des lunettes dont les verres étaient remplacés par des 504 1| en particulier, ont leur vie marquée, dont chaque période 505 1| jeunes. Dès qu'une nation vieillit, elle passe à d'autres délassements, 506 3| est plus gai, nous sommes vieux. On ne rit plus de rien, 507 1| comme un ouragan, sur les villes et les campagnes, et secouant 508 1| distincte. On ne s'amuse plus à vingt ans avec les mêmes jouets 509 1| Sur une grande voiture une vingtaine d'êtres innommables, mâles 510 1| les animaux singuliers qui vivent sous d'autres climats.~ 511 1| circuler, encombrant la voie, formant chaîne avec la 512 | Voilà 513 4| il suffit d'écrire trois volumes sur un sujet pareil, pour 514 1| rachitiques hors les murs, ils vont regarder les masques.~ 515 4| Aujourd'hui, pour tous les vrais Parisiens, le Carnaval n' 516 3| des meilleurs poètes des XVe et XVIe siècles, pour s' 517 3| sans dessous malins. Au XVIIIe siècle apparaît l'ironie ; 518 4| Parisiens, ayant adoré le bœuf zodiacal, celui du Carnaval n'était