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| Guy de Maupassant Musotte IntraText - Concordances (Hapax Legomena) |
Acte, Scène
1 Per | scène, de nos jours, à Paris~1890~ ~ 2 | 20 3 | 22 4 | 26 5 | 31 6 | 60 7 II, IV | à une table de dix ! En a-t-on dit des folies, surtout 8 II, III | pauvres chéris ! Je ne les abandonnerai jamais. Tu sais que je les 9 II, IV | billets pour vos toutous abandonnés. Vous pourrez établir dans 10 II, X | circonstance grave, l'a forcé à s'absenter une heure !~GILBERTE : Qu' 11 II, VI | écrire ceci sans nécessité absolue.~Il passe la lettre à Léon 12 II, I | époux ? (Les jeunes gens absorbés ne répondent pas.) La cause 13 II, VI | dévoiler. Mais je me dis pour m'absoudre que si j'agissais autrement, 14 II, I | au lieu de partir pour l'absurde voyage traditionnel, ils 15 III, IV | ailleurs, cet enfant, si on l'acceptait, deviendrait certainement 16 II, III | inclinée, elle a disparu, acceptant non sans résistance la position 17 III, V | le défend, le monde ne l'accepte qu'en rechignant, et quand 18 II, VI | elle est fière.~MARTINEL : Acceptera-t-elle ? Pardonnera-t-elle ?~LÉON : 19 III, IV | vous, et nous tous, nous n'accepterions pas ce qu'il a accepté, 20 II, I | sans souffrance, par un accident du cœur. ~LA BABIN, regardant 21 II, I | n'avez jamais eu... c't'accident-là ? ~Elle montre le berceau.~ 22 III, III | apprendre.~MADAME DE RONCHARD, l'accompagnant : Tu auras beau dire et 23 II, XI | Elle sort par la gauche, accompagnée par Petitpré. Un silence.~ 24 III, V | risquant son bonheur pour accomplir son devoir ne dit-il pas, 25 II, IV | Tout le monde est d'accord pour le dire. Regarde-le, 26 II, I | car c'est moi qui les accouche toutes. On m'aime beaucoup 27 II, I | j'ai ajouté le titre d'accoucheuse de l'Opéra ; car c'est moi 28 II, I | garde à ta robe !~LÉON, accourant : Mais non, mais non, ce 29 II, V | résistance. J'étais un artiste accoutumé à notre société particulière, 30 III, VI | attend l'arrêt des juges : l'acquittement ou la mort. Ces moments 31 III, V | nous sommes spectateurs ou acteurs des événements ? Pourquoi 32 III, IV | refusé dans les circonstances actuelles.~MADAME DE RONCHARD : Si 33 III, IV | cette affaire. Je veux bien admettre que votre neveu n'ait rien 34 II, V | regardais en artiste, et j'admirais, vous trouvant délicieuse 35 Ded | Fils~~Hommage de grande admiration~et d'affectueux dévouement~~~~~~ 36 II, II | amoureux ? ~PELLERIN : Non, j'admire. Tu sais que j'adore la 37 II, IV | la part d'une morte, de l'adopter, ce petit ; de l'aimer, 38 III, V | ménage, devienne la mère adoptive du bâtard de la maîtresse 39 III, VII | épaules : Vous êtes la plus adorable des créatures.~Il lui prend 40 II, III | liaison a été fidèle à Jean, l'adorant, l'entourant d'un dévouement, 41 II, I | Car il avait su se faire adorer, le misérable !~MARTINEL : 42 III, VII | espéré, et sa mort en fut adoucie.~GILBERTE, exaltée, passant 43 II, III | elle, tant elle avait mis d'adresse à cette fuite généreuse 44 III, VI | seule prière que je vous adresserai jamais, je vous le jure, 45 III, VII | exigez, au divorce. Mais qu'adviendra-t-il de moi ensuite ? Je ne sais 46 III, V | certainement. Mais son amour s'affaiblit. Il y avait entre eux trop 47 II, I | donnerait-il du tintouin, c't'affaire-là ! Aller perdre la vie pour 48 III, IV | suis garçon, retiré des affaires. Ça m'occupera... ça me 49 II, I | une sage-femme, pour ces affaires-là, c'est comme qui dirait 50 Ded | de grande admiration~et d'affectueux dévouement~~~~~~Guy de Maupassant~ 51 III, IV | lettre. Alors, monsieur, vous affirmez que votre neveu ignorait 52 II, IV | gibier, ma tante, le gibier affolé, tombant sous le plomb de 53 III, VII | secousses et les émotions affreuses du drame subi et traversé, 54 III, I | MADAME DE RONCHARD : Tu m'agaces.~MARTINEL, assis près de 55 II, I | la même façon, à la même âge, tout le monde ; comme ça, 56 II, III | MARTINEL~JEAN s'élance et s'agenouille auprès de la chaise longue. 57 II, X | mon honneur que j'aurais agi tout à fait comme Jean, 58 II, I | comme un fil à vingt ans, et agile ! Mais j'ai engraissé, je 59 III, III | avais bien prédit, qu'il s'agirait d'elle.~LÉON : Laissez-le 60 II, VI | avez aimé cette femme. Vous agirez comme vous le penserez. 61 II, VI | pour m'absoudre que si j'agissais autrement, vous ne me le 62 II, V | par le fond, l'air très agité, une lettre à la main.~MARTINEL, 63 II, IV | cet enfant... Comment ne l'ai-je pas su ? ~MUSOTTE : Tu ne 64 II, III | la vérité, tu as tort d'aider Jean à rompre cette liaison 65 III, IV | dans la vie... Ça vous a aigrie... comme le lait, qui tourne 66 II, II | MUSOTTE, poussant un cri aigu : Ah ! c'est lui ! Le voilà ! ( 67 III, I | pas marcher plus vite les aiguilles de la pendule.~MADAME DE 68 II, II | qui a des jambes au lieu d'ailes. C'est la perfection. ~MADAME 69 II, II | jure. Me croyez-vous ? Je l'aimais tant ! ~PELLERIN : Oui, 70 III, VII | j'ai senti qu'elle vous aimait tant, que vous me trouveriez 71 II, V | voue charme à la façon d'un aimant. C'était une attraction 72 II, III | les femmes peuvent être aimées, ma tante, et celle-là méritait 73 II, I | crois pas. Les hommes n'aiment pas beaucoup ça, leurs anciennes 74 II, IV | elle. Je me demandais : « L'aimera-t-elle comme je l'ai aimé ? le 75 III, VI | mari de Gilberte, je vous aimerai comme un fils, comme celui 76 II, IV | MUSOTTE : Tu pleures, tu m'aimes encore un peu, merci, Jean... 77 III, VII | perdu.~GILBERTE, émue : M'aimez-vous vraiment tant que cela ?~ 78 II, I | Vous en parlez bien à votre aise ! Mais puisque c'est chose 79 II, I | suite et sa clientèle, j'ai ajouté le titre d'accoucheuse de 80 II, I | commerce et c'est moins aléatoire. Par exemple, s'il est arrivé 81 Ded | A Alexandre Dumas Fils~~Hommage de grande 82 II, X | Que fait-il ? Où est-il allé ? Je sens, oh ! je sens 83 II, IX | dire ? Quelles explications allons-nous donner ?~LÉON : Laissez-moi 84 II | Portes latérales. Lampes allumées. On sort de table.~~~ ~ 85 II, II | un poisson gros comme une allumette... Un goût captivant, ça ?~ 86 II, III | bien, ma tante. C'est une allusion fine et délicate que vous 87 II, III | succès. A un grand bal de l'ambassade ottomane, où j'étais costumée 88 III, II | traître...~LÉON : Comme à l'Ambigu.~MADAME DE RONCHARD : Ne 89 III, V | il apprendra son sort. (L'amenant doucement à l'avant-scène.) 90 II, V | est mon frère qui vous a amené dîner. Je crois même que 91 III, VI | votre irritation et votre amertume contre moi viennent du mal 92 II | La chambre de Musotte. Ameublement coquet, mais sans luxe. 93 II, III | tantôt douce, rarement à l'amiable. Et puis l'un à droite, 94 II, IV | pour les bêtes beaucoup d'amical instinct. Ce sont les frères 95 II, IV | un bateau-mouche... Ça m'amuse tant, les bateaux-mouches ! 96 II, V | très loyal : puis vous m'amusiez beaucoup, car vous m'apportiez 97 II, I | aiment pas beaucoup ça, leurs anciennes qui les appellent dans ces 98 II, II | premiers pas du ballet d'André Montargy. ~MADAME FLACHE, 99 II, I | FLACHE : Il dort comme un ange ! ~MUSOTTE, après s'être 100 II, I | Et puis, je suis un peu animé par le dîner. C'est la faute 101 II, VI | Comment voulez-vous que je lui annonce ça ?~LÉON : Donnez-lui simplement 102 II, IX | donner ?~LÉON : Laissez-moi annoncer ça ; c'est bien juste que 103 III, III | Gilberte. Elle doit mourir d'anxiété. Nous n'avons pas le droit 104 II, IV | montrant l'enfant qu'elle croit apercevoir devant elle.~JEAN, pleurant : 105 II, IV | regarde autour d'elle et aperçoit le berceau.) Ah ! oui ! 106 II, IV | quelque temps, que je me suis aperçue... Un enfant de toi ! Mon 107 III, VII | bien parlé d'elle pour m'apitoyer et j'ai senti qu'elle vous 108 II, I | sage-femme. Le docteur Pellerin apparaît élégant, habit noir, cravate 109 II, IV | Tu ne sais pas, je l'ai appelé Jean, comme toi... Ça ne 110 II, III | interrompant.) Au fait, comment l'appelez-vous, cette fille ? J'ai oublié, 111 II, IV | le petit... comment s'appelle-t-il donc ? Ce petit si rigolo 112 II, I | leurs anciennes qui les appellent dans ces moments-là. Et 113 II, IV | il grandirait... qu'il m'appellerait maman... (Elle sanglote 114 III, II | levant : Qu'est-ce que tu appelles le comprendre ? Pardonner, 115 II, VI | quand votre domestique m'a apporté une lettre adressée à M. 116 II, V | amusiez beaucoup, car vous m'apportiez de l'air artiste qui faisait 117 II, V | avait bien préparé à vous apprécier. Il vous aime beaucoup, 118 II, XI | PETITPRÉ : Qu'est-ce que j'apprends ? M. Jean Martinel vient 119 III, VI | ne ferai rien sans votre approbation. Je ne suis pas revenu ici 120 II, I | mon enfant ! ~GILBERTE, s'approchant de la table : J'y vais, 121 II, I | Mme Flache et la nourrice approchent doucement le berceau.) Plus 122 II, I | rendormira de sitôt ? ~MUSOTTE : Approchez le berceau. (Geste de refus 123 II, I | avoir deux cordes à son arc. La danse, voyez-vous, ça 124 III, V | Mon père t'a donné des arguments. Qu'est-ce que ton cœur 125 Per | ans M. MARTINEL, ancien armateur havrais, 55 ans M. de PETITPRÉ, 126 II, I | poule noire~Entre dans l'armoire~Pour y pondre un bon coco~ 127 II, I | que je la peigne, que je l'arrange bien, que je lui fasse sa 128 II, V | causant, je vous regardais arranger vos fleurs.~GILBERTE, souriant : 129 III, VII | manteau et partons. Tout s'arrangera, tout s'expliquera demain... ( 130 III, III | dire et beau faire, tu n'arrangeras pas les choses.~LÉON, près 131 III, VI | le prévenu qui attend l'arrêt des juges : l'acquittement 132 II, III | que de devenir une... (s'arrêtant, respectueusement à sa tante) 133 III, V | Gilberte va parler, puis s'arrête et se met à pleurer.) Songe 134 II, IV | Quand j'ai compris ce qui m'arrivait, j'ai d'abord éprouvé de 135 II, I | FLACHE : Non. ~MUSOTTE : Il arrivera trop tard... Mon Dieu ! 136 II, II | On n'oublie jamais les artistes de ta valeur, ma chère. ~ 137 II, III | Enfin, je dis que tous ces artistes-là, ce n'est pas fait pour 138 II, I | gagné avec mes bateaux. Les arts, aujourd'hui, madame, ça 139 II, IV | ensuite. ~JEAN : Comment ne m'as-tu pas fait appeler plus tôt ? ~ 140 II, III | cent soixante...~LÉON, s'asseyent près d'elle : Pas de dates ! 141 II, III | Prends la petite chaise, assieds-toi là tout près de moi et nous 142 II, III | qui s'y passe, dans les ateliers !~LÉON : Vous y avez été, 143 III, V | lui demeurait cependant attaché par reconnaissance de la 144 III, VII | J'ai éprouvé un tendre attachement pour un être gentil, dévoué... ( 145 III, V | quelqu'un est victime peut atteindre cruellement aussi une autre 146 III, IV | d'un coup sans qu'on s'y attende, et le soir même de votre 147 II, X | aurais fait ce que fait Jean. Attendez une heure, rien qu'une heure.~ 148 II, VIII| restez ici quoi qu'il arrive. Attendez-moi. (Se tournant vers Léon.) 149 III, II | peux pas les espionner. Attendons. Ce ne sera pas long maintenant. ( 150 II, XI | me déchire et me salit. J'attendrai mon mari, je ne veux rien 151 II, II | Moi, je me connais... Je n'attendrais pas la semaine !~MARTINEL : 152 III, VII | Je ne cherche pas à vous attendrir, à vous émouvoir, je vous 153 II, V | grande et belle faculté d'attendrissement qui caractérise les nobles 154 II, X | Je ne peux rien dire. Attends une heure, c'est à lui seul 155 III, IV | courait cette femme, aurait-il attendu la dernière heure, choisi 156 II, V | vraiment à la sincérité de vos attentions.~JEAN : Pourtant nous sûmes 157 III, VI | quitte cette maison si son attitude me l'indique. Je ferai ce 158 II, V | d'un aimant. C'était une attraction incompréhensible m'appelant 159 II, II | Musotte écoute, on entend au-dehors une voix d'homme. Elle murmure, 160 III, VII | supposé aucun mensonge ni même aucune dissimulation de ma part ?~ 161 III, III | RONCHARD, l'accompagnant : Tu auras beau dire et beau faire, 162 II, V | Musotte, se penche et l'ausculte : Le cœur ne bat plus. Un 163 II, I | homme-là, vous le conduirez à l'autel pour son mariage ! C'est 164 III, V | pardonnera-t-il pas à l'auteur involontaire de son mal ?~ 165 III, VI | revenu ici pour braver votre autorité ni pour parler d'un droit. 166 II, VI | absoudre que si j'agissais autrement, vous ne me le pardonneriez 167 II, IV | JEAN, à Mme de Ronchard, s'avançant vers elle : Savez-vous de 168 II, II | Voyez-vous, mon garçon, quand on avance dans l'existence, et qu' 169 III, I | changera rien à l'événement, n'avancera pas le retour de Jean d' 170 III, V | L'amenant doucement à l'avant-scène.) Petite sœur, petite sœur, 171 II, III | gauche... Enfin l'éternelle aventure banale à force d'être vraie. 172 III, V | LÉON : Eh ! papa, pourquoi avons-nous tant de morales diverses, 173 II, I | que tout le monde, je l'avoue. C'est un si brave garçon 174 | ayant 175 III, V | Supposez un instant que vous ayez lu ça dans votre journal...~ 176 III, V | revoir, il faut que nous ayons décidé ensemble ce que tu 177 II, I | pour un peintre.~MARTINEL : Bah ! il rattrapera le temps 178 II, III | trois années ; la durée du bail au gré des locataires. Puis, 179 III, VII | merci... merci ! (Lui baisant les mains. Puis, aussitôt 180 II, V | aime.~JEAN, lui mettant un baiser sur le front : Ma bien-aimée !...~ 181 II, II | par moments, voyons... (Baissant les yeux.) T'as oublié ? ~ 182 II, III | eu des succès. A un grand bal de l'ambassade ottomane, 183 II, II | timbre, cris de Musotte qui balbutie.) Si ce n'est pas lui, si 184 III, IV | cette nouvelle comme une balle qui tue toute réflexion, 185 II, II | danser les premiers pas du ballet d'André Montargy. ~MADAME 186 II, III | Enfin l'éternelle aventure banale à force d'être vraie. Mais 187 III, V | dans quelque village de banlieue, il n'y aurait pas assez 188 II, I | calme.~S'asseyant auprès du barreau, elle chantonne en berçant 189 II, III | Vernet.~LÉON : Un peintre de batailles !~MADAME DE RONCHARD : Enfin, 190 II, IV | enfant faire un tour sur un bateau-mouche... Ça m'amuse tant, les 191 II, I | comme j'en ai gagné avec mes bateaux. Les arts, aujourd'hui, 192 II, IV | Ça m'amuse tant, les bateaux-mouches ! C'est si gentil... Ça 193 II, III | insupportable ! Tiens, je te battrais.~LÉON, câlin, se levant : 194 III, I | passant à droite : Vous êtes à battre, tous les deux. Vous savez 195 II, IV | Oh ! les pauvres chevaux, battus par les cochers dans les 196 II, XI | conforme à ce qu'a fait mon beau-frère, de sa propre impulsion 197 II, V | spéciale, et j'adore la beauté, moi qui suis peintre... 198 II, XI | toujours ? Tu vois, les maris beaux garçons ? tous les mêmes !~ 199 II, II | tout jeune médecin, un fort béguin de six semaines. Tu ne regrettes 200 II, III | portant. ~PELLERIN : Très bel enfant ! ~MADAME FLACHE : 201 II, II | dare-dare sa femme et sa belle-famille. ~MADAME FLACHE : Le fait 202 | ben 203 II, II | Comme elle s'endort ! Une bénédiction, cette drogue-là ! J'en 204 II, IV | gens.) Enfants, je vous bénis !~Mme de Ronchard sort en 205 II, IV | Sortant par la droite, en bénissant les deux jeunes gens.) Enfants, 206 II, I | barreau, elle chantonne en berçant l'enfant.~ ~~~Une poule 207 II, I | pour ma nièce un autre... berger que celui-là. Enfin, faute 208 II, I | Parisiennes !... Faut que ça se bichonne jusqu'au fin bout ! (Un 209 II, V | baiser sur le front : Ma bien-aimée !...~Gilberte disparaît 210 II, I | Je sais bien que ce sera bientôt fini, cette nuit peut-être. 211 II, I | pour son mariage ! C'est un bijou que votre mioche, ma petite ; 212 II, III | Superbe ! C'est un de mes bijoux du mois. ~JEAN, à voix basse : 213 II, IV | porte-feuille qui contient quelques billets pour vos toutous abandonnés. 214 III, VII | soir ?~GILBERTE : On ne blâme pas quelqu'un qui fait son 215 III, VII | non !~JEAN : M'avez-vous blâmé d'avoir été là-bas ce soir ?~ 216 II, I | proverbe.~MARTINEL : Un merle blanc, madame ! Quant à votre 217 III, V | Le cœur de cette seconde blessée tout à fait innocente ne 218 III, VII | étiez pour moi la grande blessure. Si vous me repoussez, je 219 III, V | celui-ci pour faire des blessures inguérissables !~GILBERTE : 220 II, III | quartier Latin, la vie de bohème... (Avec mépris.) Musette !~ 221 II, I | traditionnel, ils se rendent tout bonnement dans le petit logis préparé 222 II, I | toutes les horreurs sont bonnes, ma tante ; j'en connais 223 II, II | allant s'asseoir sur le bord de la table : C'est bien, 224 II, I | la faute à Petitpré, son bourgogne est excellent, un vrai vin 225 III, II | bonheur de ta fille. Moi, je bous.~PETITPRÉ : Ça ne sert à 226 III, V | veux pas de ce présent qui braille !~LÉON : Qu'est-ce que ça 227 III, VI | suis pas revenu ici pour braver votre autorité ni pour parler 228 II, I | qu'elle a voulu faire un brin de toilette. Elle craignait 229 III, V | moi... J'ai peur de tout briser ou de tout céder...~LÉON : 230 III, IV | certainement une cause de brouille entre nous tous. Voyez Gilberte 231 II, IV | eau, vite, vite, et sans bruit ! Maintenant que je suis 232 II, IV | donc pas que la fièvre me brûle, que je perds la tête, que 233 II, IV | amie ! Comme nous sommes brutaux et durs, nous autres hommes, 234 II, III | triomphe, je triomphe même bruyamment ce soir... Mais demain, 235 II, V | particulière, vivante et bruyante, libre de propos, et je 236 II, I | de la cheminée au fond, buvant de l'eau sucrée et fourrant 237 II, I | conseiller à la Cour. Et nous buvons bien, au Havre !~Il va finir 238 II, IV | longtemps que j'ai pu, en cachant mon état... Puis, je suis 239 III, III | a pas avoué, il nous l'a caché ? Mais c'est infâme !~MARTINEL : 240 II, XI | retour de Jean. Il ne vous cachera rien, et tu jugeras, je 241 II, X | passe, qu'est-ce que tu me caches ? C'est impossible. Il y 242 II, III | Tiens, je te battrais.~LÉON, câlin, se levant : Eh bien ! non, 243 II, IV | calme-toi. ~MUSOTTE : Câline-moi, tu me calmeras. ~JEAN lui 244 II, IV | tranquille. Ah ! comme je suis calmée !... Tu ne sais pas, je 245 II, IV | MUSOTTE : Câline-moi, tu me calmeras. ~JEAN lui baise les cheveux, 246 III, I | PETITPRÉ : Oui, soyons calmes. Essayons de parler d'autre 247 II, I | pas ça, vous autres de la campagne, on l'est dans l'âme, comme 248 II, I | misérable !~MARTINEL : Une canaille, enfin !~MADAME DE RONCHARD : 249 III, II | impénétrable nature est si capricieuse, les instincts sont si mystérieux, 250 II, II | une allumette... Un goût captivant, ça ?~MARTINEL : Mais sans 251 II, II | possède deux goûts sérieux et captivants.~LÉON : Oh ! oh ! la pêche 252 II, V | faculté d'attendrissement qui caractérise les nobles âmes et qu'on 253 II, IV | permettrez seulement d'aller caresser de temps en temps ces pensionnaires 254 II, I | de billard ou partie de cartes, comme tous les jours ; 255 II, X | Vous êtes ému ! Il y a une catastrophe !~MARTINEL : Mais non, mais 256 II, III | la nôtre. Ça y amène des catastrophes. Est-il possible d'être 257 II, V | entre nous. Mais tout en causant, je vous regardais arranger 258 II, I | se sont assis à gauche et causent à voix basse : Et vous les 259 II, VI | mais incapable d'écrire ceci sans nécessité absolue.~ 260 III, V | de tout briser ou de tout céder...~LÉON : J'y vais.~GILBERTE, 261 III, IV | si vous y tenez, je vous céderai la place de bien bon cœur.~ 262 II, V | paroles tremblantes de fiancé. Celles de plus tard seront délicieuses 263 II, III | lui, superbe même, un vrai cent-garde ! Et je sais ce que ça m' 264 II, IV | MUSOTTE : Tu en es bien certain, n'est-ce pas ? ~JEAN : 265 II, XI | discuté, toute la nuit ; et en certains cas il ne faut pas perdre 266 II, II | personne... un oiseau de chair qui a des jambes au lieu 267 II, III | Pardonnez-moi... une fois, aux Champs-Élysées. Je me promenais avec vous 268 II, I | toujours. ~LA BABIN : Pas de chance tout de même. Ça nous en 269 II, IV | n'est pas instruite ! on change d'idées comme s'il vous 270 II, IV | souffert. On m'a ordonné un changement d'air. Tu te souviens... 271 III, I | minutes ? Votre agitation ne changera rien à l'événement, n'avancera 272 III, II | gauche de la table : Ça ne changerait rien qu'il soit au Havre.~ 273 II, I | MADAME FLACHE, continuant la chanson plus bas :~ ~~~Une poule 274 II, I | auprès du barreau, elle chantonne en berçant l'enfant.~ ~~~ 275 III, III | docteur Pellerin. Je suis chargé par lui de vous mettre au 276 II, III | de ses nouvelles, il me chargea d'en prendre. Je ne la trouvai 277 III, IV | Mais d'ici là, qui s'en chargera ?~MARTINEL : Moi, si l'on 278 II, III | toutes les femmes le trouvent charmant, excepté vous.~MADAME DE 279 II, V | rappelait. J'ai senti voue charme à la façon d'un aimant. 280 III, II | le punit par le divorce, châtiment de délivrance pour beaucoup. 281 II, VI | penserez. Elle demeure rue Cheptel 31. Je vous serre les mains, 282 III, VII | mouvement de Gilberte.) Je ne cherche pas à vous attendrir, à 283 II, III | DE RONCHARD : Les pauvres chéris ! Je ne les abandonnerai 284 II, IV | songé. Oh ! les pauvres chevaux, battus par les cochers 285 II, IV | calmeras. ~JEAN lui baise les cheveux, puis reprend : Là... comme 286 II, I | Il a tâté la science, la chimie, la musique, la littérature. 287 II, V | disposiez en un vase de Chine des fleurs qu'on venait 288 II, III | Ma pauvre Musotte, quel choc j'ai reçu quand j'ai appris 289 II, IV | la condition que vous ne choisirez pas les plus méchants pour 290 II, V | Gilberte, ça n'a rien de choquant.~JEAN : Gilberte ! Enfin, 291 III, IV | qu'on peut accepter ces choses-là ?~PETITPRÉ : Ma sœur a raison, 292 II, I | sûr, des amoureux, et des chouettes ? ~MADAME FLACHE, flattée 293 II, I | Quelle horreur que le cigare !~PETITPRÉ : Une bonne horreur, 294 III, IV | PETITPRÉ : Expliquez-vous plus clairement.~MARTINEL : C'est bien simple ! 295 II, I | j'ai pris sa suite et sa clientèle, j'ai ajouté le titre d' 296 III, II | loi préfère désunir à huis clos, timidement, plutôt que 297 II, IV | chevaux, battus par les cochers dans les rues !~LÉON, avec 298 II, V | autre, en étudiant bien nos cœurs, nos âmes et notre façon 299 II, III | rencontrée, aimée... un collage... (se reprenant) des relations 300 II, III | terrible pour un homme, ces... collages-là. Tant pis ! j'ai dit le 301 III, VII | me prêterai à toutes les combinaisons possibles, même, si vous 302 III, IV | moi !... Oh ! ce serait un comble !~Elle passe à droite.~MARTINEL : 303 III, II | dedans. Elle a joué quelque comédie et elle a choisi aujourd' 304 III, IV | soit longtemps... car je commence à vous connaître, allez ! 305 II, I | MARTINEL : ... les difficultés commerciales et non matrimoniales.~MADAME 306 II, I | RONCHARD, à part : Ce qu'il est commun !~MARTINEL, va s'asseoir 307 II, XI | responsabilité de cette affaire, j'ai communiqué la lettre à votre fils, 308 II, VI | suis désolé d'avoir à vous communiquer, surtout ce soir, ce que 309 III, IV | RONCHARD, offusquée : Cette comparaison... Du lait... du beurre... 310 III, V | événement. Il n'y a qu'une complication grave là-dedans, très grave : 311 II, I | avez déjà eu trois ? Mes compliments, vous êtes précoce. (Trinquant 312 II, IV | toute ma tète revenue. Je comprendrai très bien ce que tu vas 313 III, IV | étais bien sûr que vous me comprendriez, monsieur. Vous êtes un 314 III, V | second, il est victime. Me comprenez-vous bien ?~GILBERTE : Oui, monsieur.~ 315 III, V | folies de femmes qui ne comprennent rien de l'existence.~LÉON : 316 III, IV | ainsi dans cette émotion et compromettre son avenir, il eût fallu 317 III, IV | temps de raisonner, de nous concerter, nous pouvions vous cacher 318 III, V | avant de vous aimer, puis de concevoir la pensée et l'espoir de 319 III, II | sais pas, madame ; c'est le concierge qui est monté.~MADAME DE 320 II, VI | cet enfant. Aujourd'hui condamnée, elle vous appelle. Je sais 321 II, IV | pensionnaires nouveaux, à la condition que vous ne choisirez pas 322 II, I | jeune homme-là, vous le conduirez à l'autel pour son mariage ! 323 III, VII | que je ne peux pas vous confesser. C'est une douleur de mon 324 II, I | comme qui dirait un curé au confessionnal. Mais vous, madame Flache, 325 II, I | c'est un beau gars. (En confidence.) Si je vous dis ça, c'est 326 II, VIII| désapprouves pas. Je te confie mon avenir. Adieu ! (Il 327 III, IV | qu'il ne me l'aurait pas confiée, à moi, et que j'aurais 328 III, V | Écoute bien... pour ne pas le confondre avec l'orgueil.~GILBERTE : 329 II, XI | ai donné est absolument conforme à ce qu'a fait mon beau-frère, 330 II, II | veux bien. J'aime pas le confrère. ~Un coup de timbre.~MUSOTTE, 331 II, V | a avoué cela... Je suis confus tout de même qu'il vous 332 II, V | table.) Alors, une idée confuse, celle que vous pourriez 333 II, V | elle me regardait, elle me connaissait, elle me voyait ; c'est 334 II, I | Allez ! je possède bien la connaissance des mérites des femmes... 335 II, VI | faire ça, monsieur. Nous la connaissons tous deux, cette pauvre 336 II, V | soyez tranquille ; ça me connait ! ~JEAN : Merci madame. ( 337 III, IV | car je commence à vous connaître, allez ! Vous êtes une fausse 338 II, V | être un jour, quand vous me connaîtriez davantage. Vous avez réfléchi 339 III, V | étrangement. Vous l'avez aussi connue, cette femme, vous, monsieur ?~ 340 II, V | vous et que mon cœur était conquis.~GILBERTE : C'est vrai. 341 III, VII | ainsi, après vous avoir conquise, me jetterait sans doute 342 II, VI | de son bonheur, que lui conseillerai-je ?~LÉON : Ce que vous feriez 343 II, XI | fille consent... mais je ne consens pas, moi. Car enfin, vous 344 III, IV | dans notre confiance, et le consentement que nous avons donné à ce 345 II, IV | est tendre et bonne, elle consentira. Dis-lui comme tu m'as vue 346 III, IV | arrive ce que vous savez. Les conséquences doivent en être supportées 347 II, VIII| encore une fois de me le conserver !~Il sort vivement par la 348 III, V | cette liaison, car je me considérais comme un père ; mais il 349 III, II | presque plus un. Il est considéré aujourd'hui comme si naturel 350 III, VII | êtes ma femme, mais je vous considère comme libre absolument après 351 III, V | moi nous l'avons toujours considérée comme irréprochable vis-à-vis 352 II, XI | est moi qui devais être consulté et non toi. Si l'action 353 II, VIII| une émotion profonde, mais contenue, à lui-même : Il le faut ! 354 II, IV | accepter ce porte-feuille qui contient quelques billets pour vos 355 II, I | heure ! ~MADAME FLACHE, continuant la chanson plus bas :~ ~~~ 356 II, III | portrait d'un tas de femmes. Il continuera. Elles resteront des heures 357 III, II | à droite : Causons, au contraire ; causons raisonnablement, 358 II, IV | Jean, comme toi... Ça ne te contrarie pas, dis ? ~JEAN, pleurant : 359 III, VI | Petitpré : Monsieur, je ne contredirai en rien votre volonté. Je 360 II, V | il vous l'ait dit. J'en conviens, j'ai fait quelque résistance. 361 II | de Musotte. Ameublement coquet, mais sans luxe. Au fond, 362 II, I | folies. Et puis, quand on est coquette, nourrice, vous ne connaissez 363 II, I | faut toujours avoir deux cordes à son arc. La danse, voyez-vous, 364 II, III | ambassade ottomane, où j'étais costumée en Salammbô...~LÉON : Vous ! 365 II, IV | sous le plomb de tous les côtés, fuyant éperdu devant ces 366 III, VIII| aillent !~GILBERTE, sautant au cou de Petitpré : A demain, 367 II, I | En voilà un qui se la coule douce. Il n'est pas pour 368 II, I | je n'étais pas perdue ? (Coups de timbre. Elle pousse un 369 II, XI | arrivé un malheur, j'aurai du courage... mais je ne veux plus 370 III, IV | connu plus tôt le danger que courait cette femme, aurait-il attendu 371 III, III | par lui de vous mettre au courant de la situation douloureuse 372 II, I | est vrai. Elle était de Courbevoie. ~MUSOTTE, d'une voix faible : 373 III, II | Pardonner, vivre avec ce coureur, rentrant on ne sait d'où ? 374 II, I | en robe de mariée, sans couronne ni voile.~MADAME DE RONCHARD, 375 II, III | respectueusement à sa tante) une courtisane ! Ça, j'en suis sûr !~MADAME 376 II, VI | de vous. Tant qu'elle n'a couru aucun danger, elle était 377 II, III | de te voir que rien ne me coûte plus. ~JEAN se rapproche 378 II, I | un brin de toilette. Elle craignait d'être laide, vous comprenez. 379 II, III | position indépendante que lui créait Jean. Et elle a bien fait 380 II, V | quelle mignonne et énergique créature vous êtes ! Comme vous avez 381 III, VII | êtes la plus adorable des créatures.~Il lui prend le bras et 382 III, IV | patent, indéniable, et qui crée pour nous une intolérable 383 II, I | de difficultés, vous, un Crésus, qui donnez cinq cent mille 384 II, I | dirions bien deux mots. J'crévions de faim, à c't'heure ! ~ 385 III, II | se levant. : Ce fut un crime, ce n'en est presque plus 386 III, II | ne ressemblent pas à des crimes et qui ne prouvent rien 387 II, II | matin ! (Coup de timbre, cris de Musotte qui balbutie.) 388 II, IV | Est-elle bonne ? » Dis-moi, crois-tu qu'elle soit très bonne ? ~ 389 II, III | l'opinion du monde ? (Se croisant les bras.) Seriez-vous pour 390 II, II | MUSOTTE, avec une agitation croissante : Dites-moi... Quand vous 391 II, IV | montrant l'enfant qu'elle croit apercevoir devant elle.~ 392 III, V | est victime peut atteindre cruellement aussi une autre personne. 393 III, II | torture, m'ont donné de cruelles heures d'indécision. L'homme 394 II, I | FLACHE : Votre mari est cultivateur ? Jardinier ? ~LA BABIN, 395 II, III | homme, ce M. Martinel. Peu cultivé, mais gai comme le soleil 396 II, I | est comme qui dirait un curé au confessionnal. Mais vous, 397 II, I | basse : Faut pas oublier la danraie ! Et puis j'ons aperçu à 398 II, II | de la table : Très bien dansé ! ~MADAME FLACHE : La nouvelle 399 II, II | PELLERIN : J'ai été voir danser les premiers pas du ballet 400 II, II | MADAME FLACHE : Et les danseuses aussi, par moments, voyons... ( 401 II, II | n'a pas pu lâcher ainsi dare-dare sa femme et sa belle-famille. ~ 402 II, IV | toi, dans ton cabinet de débarras, où il y avait deux grands 403 III, V | il faut que nous ayons décidé ensemble ce que tu vas répondre.~ 404 II, VI | aucun danger, elle était décidée à vous laisser ignorer l' 405 III | ACTE TROISIÈME~~ Même décor qu'au premier acte.~~~ ~ 406 II, V | vous aime, parce que j'ai découvert en vous des mérites inappréciables. 407 II, II | et la lui donne.~MUSOTTE découvre elle-même son bras, puis 408 III, IV | nous. Nous sommes lésés et déçus dans notre confiance, et 409 III, V | franc, loyal, et bon sans défaillance ! Tandis que s'il avait... 410 II | Au fond, à gauche, un lit défait. A gauche, au premier plan, 411 III, V | sitôt... La religion le défend, le monde ne l'accepte qu' 412 III, VI | bonne, quoique vous vous défendiez de l'être, et je vous promets, 413 II, III | passe encore. Je sais me défendre. Mais tu as été imprudent 414 II, I | aimera quelque chose en dehors de ses caniches !...~PETITPRÉ : 415 II, IV | première médaille ?... Et le déjeuner chez Ledoyen le jour du 416 II, V | admirais, vous trouvant délicieuse de figure, de tournure et 417 II, V | Celles de plus tard seront délicieuses aussi peut-être, quand on 418 III, II | le divorce, châtiment de délivrance pour beaucoup. La loi préfère 419 III, V | mieux pour toi. Dieu t'en délivre !~GILBERTE : Non, ma tante ; 420 II, IV | ai regardée, elle. Je me demandais : « L'aimera-t-elle comme 421 III, V | beaucoup. M. Martinel te demandait tout à l'heure une réponse 422 II, XI | votre fils, monsieur, en lui demandant son avis avec l'intention 423 II, IV | noces, parce que cela m'a demandé beaucoup de réflexion.~MADAME 424 II, IV | Quand je ne serai plus, demande-lui de ma part, à ta femme, 425 II, VI | monsieur Léon, et je ne demanderais l'avis de personne s'il 426 III, IV | donc ! (Un temps.) Vous me demandez de vous prouver que cet 427 III, VII | il faut faire puisque mon déménagement est accompli et que ma femme 428 III, V | morale et sociale. Il lui demeurait cependant attaché par reconnaissance 429 II, I | invités s'en vont, même les demoiselles d'honneur et les garçons 430 III, II | choisi aujourd'hui pour le dénouement. C'est son coup de théâtre, 431 II, III | enfant dans sa niche de dentelles ; puis se relevant : Il 432 III, V | décision... De toi, d'un mot, dépendent le pardon ou la rupture... 433 II, IV | mes derniers moments en dépendra... Je n'ai personne à qui 434 III, V | en parle en homme qui a déploré profondément cette liaison, 435 II, II | Je ne veux pas que vous déraisonniez quand il entrera. (A Mme 436 III, VII | Savez-vous quel fut son dernier vœu, quelle fut sa dernière 437 II | gauche, au premier plan, derrière un paravent qui la cache 438 II, VIII| pour savoir que tu ne me désapprouves pas. Je te confie mon avenir. 439 II, IV | Et toi ?~LÉON : Moi, je descends au rez-de-chaussée, dans 440 II, II | LE DOCTEUR~MUSOTTE, avec désespoir : Ah ! ce n'est pas lui ! ~ 441 II, IV | tante... chez nous on ne se déshabille pas. (A part.) Hélas !... ( 442 II, III | passent leur temps à se déshabiller, à se rhabiller ? Les clientes, 443 III, V | tout ce qui est noble et désintéressé. Et tu penserais comme moi 444 II, III | mois à peu près. Comme il désirait avoir de ses nouvelles, 445 II, VI | Mon cher ami, je suis désolé d'avoir à vous communiquer, 446 II, I | littérature. Mais il mordait au dessin plus qu'à tout le reste. 447 III, II | beaucoup. La loi préfère désunir à huis clos, timidement, 448 III, V | Gilberte ! (Mouvement de détente de tous. D'une voix douce.) 449 II, III | RONCHARD : Autant que je déteste les hommes !~LÉON : Vous 450 | DEUXIÈME 451 II, IV | fini, n'est-ce pas ? ça devait rester fini... Je savais 452 II, V | aviez pas plu, ma confiance devenait inutile. On plaît d'abord ; 453 II, I | suis essoufflée, je suis devenue un peu lourde. Et puis, 454 II, V | oncle. Les deux hommes sont devenus amis. N'avez-vous rien compris 455 III, VI | ferai ce qu'elle voudra, je deviendrai ce qu'elle ordonnera ; mais 456 II, III | LÉON : Eh bien ! vous deviendrez leur tante seulement, tandis 457 III, V | de son entrée en ménage, devienne la mère adoptive du bâtard 458 II, II | Mérali et Gabrielle Poivrier deviennent vraiment des sujets. ~MADAME 459 II, V | si troublée !~JEAN : Vous deviez pourtant vous attendre à 460 II, V | Compris ? non ; j'ai un peu deviné, par moments. Mais j'étais 461 III, V | mi-voix : Si je pouvais deviner ce qui s'est passé en lui 462 II, VI | que je suis obligé de vous dévoiler. Mais je me dis pour m'absoudre 463 II, X | peur !~LÉON : Il y a des devoirs de toute sorte. L'amitié, 464 II, I | dans l'âme, comme on serait dévote. C'est pour ça qu'elle a 465 II, III | exceptionnellement tendre, bonne, dévouée...~MADAME DE RONCHARD : 466 II, II | ferait trop peur ! C'est des diableries ! ~Elle va s'asseoir près 467 III, V | événements ? Pourquoi tant de différence entre la vie d'imagination 468 II, V | aimer. Mais elles seront différentes.~JEAN : Oh !~GILBERTE, s' 469 III, I | est ce qu'il y a de plus difficile...~UN DOMESTIQUE entre par 470 III, VI | comme celui que vous étiez digne d'avoir.~MADAME DE RONCHARD, 471 II, I | reste en famille, puis on dîne avec quelques parents. Partie 472 II, II | a dit que tu donnais des dîners. ~MADAME FLACHE : Je te 473 II, IV | bas à l'oreille de Jean : Diplomate, va !~JEAN : Rien d'étonnant, 474 II, I | comme je possédais mes diplômes de sage-femme, j'ai pris 475 II, IV | sanglote encore.) Il ne dira jamais maman, il ne m'embrassera 476 II, II | MADAME FLACHE : La nouvelle direction fait bien les choses. ~PELLERIN : 477 III, IV | est vrai... Mais vous le direz peut-être avant qu'il soit 478 II, V | que je vous quitte. (Se dirigeant vers la porte de gauche.) 479 III, VII | prend le bras et ils se dirigent vers la droite.~ ~ ~ 480 II, I | reste de gigot à qui je dirions bien deux mots. J'crévions 481 II, IV | Je n'ose pas. ~JEAN : Dis-le. ~MUSOTTE : Depuis que je 482 II, IV | bonne, elle consentira. Dis-lui comme tu m'as vue souffrir, 483 II, IV | Hum ! Hum !~JEAN : Oui, je disais que je ne vous avais pas 484 II, I | celui de la danse, car elle disait qu'il faut toujours avoir 485 III, IV | les autres ! Une pomme de discorde, que cet enfant-là.~MARTINEL : 486 III, VIII| éviter d'entendre encore discuter.~LÉON : Elle a raison, qu' 487 II, III | ai entendu que vous lui disiez à voix basse : « Ne regarde 488 II, III | Elle s'est inclinée, elle a disparu, acceptant non sans résistance 489 II, V | famille se tenait, vous disposiez en un vase de Chine des 490 III, VII | mensonge ni même aucune dissimulation de ma part ?~GILBERTE : 491 III, V | avait entre eux trop de distance morale et sociale. Il lui 492 II, III | être vraie. Mais ce qui distingue celle de Jean, c'est le 493 III, IV | Ça m'occupera... ça me distraira... Je suis tout prêt à le 494 III, V | accomplir son devoir ne dit-il pas, mieux que n'importe 495 III, V | avons-nous tant de morales diverses, suivant que nous sommes 496 III, V | RONCHARD, se levant : Gilberte divorcée !... Mais tu n'y songes 497 III, V | bien comme ça, tandis que divorcer...~LÉON, sérieux : Il me 498 II, III | ailleurs. Une fillette de dix-neuf ans, rencontrée, aimée... 499 III, IV | comme font plus des neuf dixièmes du genre humain. Ce sera 500 II, II | sera ici. ~Elle s'étend docilement sur le dos et s'endort.~