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| Guy de Maupassant Musotte IntraText - Concordances (Hapax Legomena) |
Acte, Scène
1002 II, I | votre Paris. Après le lunch, offert en sortant de l'église, 1003 Per | ancien conseiller à la Cour, officier de la Légion d'honneur, 1004 II, I | Ça ne manque jamais. (Offrant une autre tasse à Martinel.) 1005 II, II | danse comme personne... un oiseau de chair qui a des jambes 1006 III, IV | humain. Ce sera toujours un oisif de moins et ça n'en vaudra 1007 III, VII | moment, entre nous, une ombre de malentendu. Toute notre 1008 II, I | oublier la danraie ! Et puis j'ons aperçu à la cuisine un reste 1009 II, III | Je ne sais pas, j'avais onze ans.~MADAME DE RONCHARD, 1010 II, V | rien à la sentimentalité ordinaire des femmes. C'est cette 1011 II, IV | tant j'ai souffert. On m'a ordonné un changement d'air. Tu 1012 III, VI | je deviendrai ce qu'elle ordonnera ; mais je veux entendre 1013 II, III | ils trouveront tout en ordre.~Il disparaît.~LÉON, à sa 1014 II, IV | pauvres bêtes.~LÉON, bas à l'oreille de Jean : Diplomate, va !~ 1015 II, I | un beau gars ? ~LA BABIN, orgueilleuse : Je crois bien, que c'est 1016 II, X | et sacrée ? Mais il est orphelin... Il n'a pas d'autres parents 1017 II, IV | lui ? Tu sais que je suis orpheline. Il va rester tout seul, 1018 II, IV | encore quelque chose... Je n'ose pas. ~JEAN : Dis-le. ~MUSOTTE : 1019 III, VI | seule... Devant tous, je n'oserais pas... Je lui demande un 1020 II, II | vous l'avez vu, vous n'osez pas me le dire, vous avez 1021 II, III | grand bal de l'ambassade ottomane, où j'étais costumée en 1022 II, III | de distinction.~LÉON, s'oubliant : Et vous, ma tante !~MADAME 1023 II, I | à voix basse : Faut pas oublier la danraie ! Et puis j'ons 1024 III, VI | viens de passer, je ne les oublierai jamais !~LÉON : Ton oncle 1025 III, VI | votre cœur qui a souffert. N'oubliez pas que votre irritation 1026 III, V | avoir une volonté et nous l'oublions trop ! (A sa sœur.) Tu as 1027 II, VIII| et pardonne-moi d'avoir ouvert cette lettre, j'ai cru qu' 1028 III, V | pouvait être comme ça au Palais !~PETITPRÉ : Mais il ne 1029 III, IV | cependant, et pourtant, sac à papier ! ce n'était pas son intérêt 1030 II, II | LES MÊMES, plus PETITPRÉ, paraissant au fond, avec LÉON.~PETITPRÉ : 1031 II, V | quand on aime comme vous paraissez m'aimer. Mais elles seront 1032 II, III | exaspères.~JEAN, qui vient de paraître depuis un instant avec Gilberte 1033 III, V | proposes ?~PETITPRÉ : Mais, parbleu, un divorce ! Le scandale 1034 II, VIII| pauvre garçon, lis ça et pardonne-moi d'avoir ouvert cette lettre, 1035 II, VI | MARTINEL : Acceptera-t-elle ? Pardonnera-t-elle ?~LÉON : J'en doute beaucoup, 1036 III, V | tout à fait innocente ne pardonnera-t-il pas à l'auteur involontaire 1037 II, VI | autrement, vous ne me le pardonneriez peut-être pas. Votre ancienne 1038 II, X | qui l'a fait sortir en un pareil moment.~GILBERTE : Quels 1039 II, VI | une émotion et un embarras pareils.~LÉON : Dites vite.~MARTINEL : 1040 II, IV | sais, chez cette vieille parente dont je t'ai souvent parlé... ~ 1041 III, V | maîtresse de son mari ?~LÉON : Parfaitement, comme j'admets tout ce 1042 II, III | devoir. Vous me traitez parfois d'écervelé et vous avez 1043 II, XI | Quel malade ? Ah ! je parie que c'est cette femme, son 1044 II, I | on dit. ~LA BABIN : Ces Parisiennes !... Faut que ça se bichonne 1045 II, V | certainement.~JEAN : Votre père me parla de mon oncle Martinel, qu' 1046 II, V | y a une minute, elle me parlait... Il y a une minute, elle 1047 II, IV | petite Musotte. Est-ce que tu parlerais comme tu parles, si tu étais 1048 II, IV | que tu parlerais comme tu parles, si tu étais aussi malade 1049 II, V | ce sont là encore des paroles tremblantes de fiancé. Celles 1050 III, VI | demande un instant ; après, je pars et je quitte cette maison 1051 III, VIII| GILBERTE : Oui, père, je partais... Je m'en allais avec mon 1052 III, VIII| est-ce qu'ils font... Vous partez maintenant ?~PETITPRÉ : 1053 II, V | accoutumé à notre société particulière, vivante et bruyante, libre 1054 II, IV | cherché quelque chose qui fût particulièrement agréable à vos goûts... 1055 II, V | je crois que nous sommes partis sur la vraie route du bonheur !~ 1056 III, VII | Donnez-moi mon manteau et partons. Tout s'arrangera, tout 1057 II, IV | d'idées comme s'il vous passait du vent dans l'esprit, et 1058 II, III | femmes autour de soi qui passent leur temps à se déshabiller, 1059 II, VI | signe de continuer.) Elle ne passera pas la nuit. Elle meurt 1060 II, I | Mon frère et Léon ne s'en passeraient pour rien au monde, même 1061 II, II | passion. Vous êtes deux petits passionnés, quoi !~MARTINEL : Voyez-vous, 1062 III, IV | agit d'un fait qui existe, patent, indéniable, et qui crée 1063 II, I | V'lan ! le petit coup de patte... Ça ne manque jamais. ( 1064 II, V | nous avons été dîner au pavillon Henri IV ?~GILBERTE : Je 1065 II, I | comprenez. Il a fallu que je la peigne, que je l'arrange bien, 1066 III, I | vite les aiguilles de la pendule.~MADAME DE RONCHARD : Comment 1067 II, V | peu inquiet à l'idée de pénétrer dans un intérieur sérieux 1068 III, V | entrailles... Et vous, ma tante, pensant aux innombrables toutous 1069 III, V | noble et désintéressé. Et tu penserais comme moi s'il ne s'agissait 1070 II, VI | Vous agirez comme vous le penserez. Elle demeure rue Cheptel 1071 III, VI | minutes avec... ma femme. Pensez que c'est là peut-être notre 1072 III, IV | plus tôt cette situation, pensez-vous qu'il ne me l'aurait pas 1073 II, IV | caresser de temps en temps ces pensionnaires nouveaux, à la condition 1074 II, III | avait encore duré, Jean perdait sa vie.~MADAME DE RONCHARD : 1075 II, IV | fièvre me brûle, que je perds la tête, que je ne sais 1076 III, V | plupart de ses relations perdues... Le divorce !... Allez ! 1077 III, IV | tant à sauver les chiens perdus...~MADAME DE RONCHARD : 1078 II, I | à votre nièce, c'est une perle. Et le bonheur de ces enfants 1079 II, XI | consulter, mais l'urgence ne le permettait pas. Tu aurais discuté, 1080 II, IV | supplémentaires, et vous me permettrez seulement d'aller caresser 1081 III, VI | demande respectueusement la permission de rester seul quelques 1082 II, V | si sagement ironique et perspicace sous sa trompeuse légèreté, 1083 II, I | Mme DE RONCHARD, LÉON DE PETIPRÉ, JEAN, GILBERTE, en robe 1084 II, III | tard, un petit-neveu ou une petite-nièce, à soigner, à dorloter... 1085 II, III | RONCHARD : Musette ?... Peuh ! c'est bien vieux jeu, 1086 II | meuble à côté, fioles de pharmacie, tasse, réchaud, sucrier. 1087 II, II | main : C'est la potion du pharmacien. ~MUSOTTE, très agitée : 1088 II, V | jamais pu me rappeler la phrase dont vous vous êtes servi. 1089 II, II | grand matin ; s'asseoir, les pieds dans l'eau, sous la pluie 1090 II, I | gagne de l'argent avec ses pinceaux comme j'en ai gagné avec 1091 II, II | ces derniers jours. ~Il la pique.~PELLERIN : Maintenant, 1092 II, II | Nous allons faire une piqûre ! Donnez-moi la morphine, 1093 II, III | de siècle, c'est encore pire... Mais, enfin, Musotte, 1094 III, V | très ingénieux, Léon, et tu plaides à ravir.~MADAME DE RONCHARD : 1095 II, II | ailleurs, je n'ai pas à me plaindre. Le métier de sage-femme 1096 II, V | GILBERTE : Votre caractère me plaisait. Je vous sentais très loyal : 1097 II, III | Ironique, moi ? A Dieu ne plaise ! Seulement, comme vous 1098 II, V | Vous êtes fat. Vous me plaisiez aussi, et vous le saviez 1099 II, II | bien se réfugier dans ces plaisirs-là. Avec la pêche à la ligne 1100 II, V | confiance devenait inutile. On plaît d'abord ; sans ça, rien 1101 III, VII | cette pauvre fille, mes yeux pleuraient, les sanglots m'étouffaient ! 1102 II, IV | sanglote.) Non, va ! ne pleure pas ! Tu n'as rien à te 1103 II, IV | été un peu jalouse. J'ai pleuré en rentrant. Mais comment 1104 II, IV | Mais non ! ~MUSOTTE : Tu pleures, tu m'aimes encore un peu, 1105 II, IV | affolé, tombant sous le plomb de tous les côtés, fuyant 1106 II, V | Si vous ne m'aviez pas plu, ma confiance devenait inutile. 1107 II, II | pieds dans l'eau, sous la pluie et le vent, dans l'espoir 1108 III, V | lui fermant leur porte, la plupart de ses relations perdues... 1109 II, V | vivement la lettre dans la poche de son habit, et se remettant : 1110 II, I | fourrant du sucre dans ses poches, à voix basse : Faut pas 1111 II, II | laide, mais elle a de la pointe. Et Mauri ? ~PELLERIN : 1112 III, II | mais il existe d'autres points de vue peut-être moins égoïstes 1113 II, II | tous les quarts d'heure un poisson gros comme une allumette... 1114 III, IV | intrus et les autres ! Une pomme de discorde, que cet enfant-là.~ 1115 II, III | relevant : Il semble bien portant. ~PELLERIN : Très bel enfant ! ~ 1116 II, IV | vouloir bien accepter ce porte-feuille qui contient quelques billets 1117 II, III | hui surtout, cela a dû te porter un rude coup ? ~JEAN : Quoi ! 1118 II | donnant sur une galerie. Portes latérales. Lampes allumées. 1119 II, III | bien. Il a déjà fait le portrait d'un tas de femmes. Il continuera. 1120 II, IV | rigolo qui fait toujours des portraits qui ne ressemblent jamais... 1121 II, V | attendre à ce que je vous pose un jour la question que 1122 II, IV | rappelles-tu quand j'ai posé pour ta Mendiante, pour 1123 II, V | question que je vous ai posée, car vous ne pouviez plus 1124 II, I | Ce freluquet de petit poseur ? ~MADAME FLACHE : Un freluquet ! 1125 II, III | acceptant non sans résistance la position indépendante que lui créait 1126 II, I | plus eu maman, comme je possédais mes diplômes de sage-femme, 1127 III, VII | toutes les combinaisons possibles, même, si vous l'exigez, 1128 II, II | fiole à la main : C'est la potion du pharmacien. ~MUSOTTE, 1129 III, IV | Du lait... du beurre... Pouah ! c'est écœurant !~PETITPRÉ : 1130 II, I | poulette !~Dodo, dormez poulet !~~~ LA BABIN, près de 1131 II, I | poulette !~Dodo, dormez poulot !~~~ MUSOTTE, sur sa chaise 1132 II, I | médecin l'a bien dit que ça pourrait la faire mourir du coup. ~ 1133 II, IV | toutous abandonnés. Vous pourrez établir dans votre asile 1134 II, V | confuse, celle que vous pourriez un jour devenir ma femme, 1135 II, I | voyez-vous, ça mène à tout, pourvu qu'on n'aime pas trop les 1136 II, II | Henriette Lévêque ? ~MUSOTTE, poussant un cri aigu : Ah ! c'est 1137 II, I | le reste. Ma foi, je l'ai poussé de ce côté. Vous voyez que 1138 II, V | vous ai posée, car vous ne pouviez plus ignorer que je m'occupais 1139 III, IV | de nous concerter, nous pouvions vous cacher tout. Et du 1140 II, I | Mes compliments, vous êtes précoce. (Trinquant avec elle.) 1141 III, III | RONCHARD : Oh ! je l'avais bien prédit, qu'il s'agirait d'elle.~ 1142 II, III | Lévêque, ou Musotte si vous préférez, non seulement pendant toute 1143 II, II | J'ai été voir danser les premiers pas du ballet d'André Montargy. ~ 1144 III, VII | femme ? Elle a cru que je le prendrais ?...~JEAN : Elle l'a espéré, 1145 II, VI | adressée à M. Martinel, sans prénom, avec la mention : « Très 1146 III, II | dise ? C'est qu'on nous prépare quelque chose ; qu'on veut 1147 II, V | porte de gauche.) Je vais me préparer pour notre départ. Vous, 1148 III, V | Je ne veux pas de ce présent qui braille !~LÉON : Qu' 1149 II, I | plaisir de se dire qu'on a présenté à la lumière un amour comme 1150 III, III | chez lui avant d'oser se présenter ici, m'a envoyé le docteur 1151 II, III | été très émue, vous avez pressé le pas, tiré fiévreusement 1152 III, IV | distraira... Je suis tout prêt à le prendre avec moi, ce 1153 II, I | FLACHE : Le docteur Pellerin prétend que celui-là viendra. ~LA 1154 III, VII | que vous voudrez, je me prêterai à toutes les combinaisons 1155 II, III | la rupture, elle a fait preuve d'une force d'âme ! Elle 1156 II, V | sais bien pourtant, car je prévois à peu près tout, qu'il faut 1157 II, I | qu'on n'aime pas trop les primeurs, et malheureusement c'est 1158 II, I | et allant à la cheminée : Probablement parce que je suis sage-femme. ~ 1159 II, V | peu près tout, qu'il faut profiter d'aujourd'hui pour savourer 1160 II, III | aux Champs-Élysées. Je me promenais avec vous et papa. Un monsieur 1161 III, I | DE RONCHARD, debout, se promenant avec agitation : Minuit 1162 II, IV | heure... (Avec angoisse.) Promets-moi qu'il aura toujours un papa ? ~ 1163 II, IV | tout ce que tu viens de me promettre, depuis que je suis rassurée. 1164 II, V | vivante et bruyante, libre de propos, et je fus un peu inquiet 1165 III, V | alors, qu'est-ce que tu proposes ?~PETITPRÉ : Mais, parbleu, 1166 II, XI | fait mon beau-frère, de sa propre impulsion d'ailleurs, et 1167 III, IV | comme femme du monde que je proteste, monsieur ! Vous aurez beau 1168 III, IV | qu'est-ce qui le lui a prouvé ? Il l'a cru cependant, 1169 III, IV | Vous me demandez de vous prouver que cet enfant est le fils 1170 III, IV | PETITPRÉ : Oui.~MARTINEL : Prouvez-moi donc, vous, qu'il ne l'est 1171 II, I | mange un merle, comme dit le proverbe.~MARTINEL : Un merle blanc, 1172 III, II | PETITPRÉ : Ça m'a rendu très prudent, d'avoir été magistrat, 1173 II | tête est tournée du côté du public. Sur la cheminée et sur 1174 II, IV | Les clientes ?~LÉON, pudique : Ah ! ma tante... chez 1175 III, II | circonstances sont tellement puissantes, l'impénétrable nature est 1176 II, III | la trouvai pas. Et je ne pus rien savoir d'elle, tant 1177 II, II | je vous jure qu'avant un quart d'heure Martinel sera ici. ~ 1178 II, III | bien vieux jeu, ça ! Le quartier Latin, la vie de bohème... ( 1179 II, II | espoir de prendre tous les quarts d'heure un poisson gros 1180 II, I | vous en aurez peut-être un quatrième ? ~LA BABIN : Ça se peut 1181 II, IX | est-ce que nous allons dire ? Quelles explications allons-nous 1182 II, VII | vie est par trop injuste quelquefois et par trop féroce !~ ~ ~ 1183 II, I | flattée et rêveuse : Mais oui, quelques-uns. ~LA BABIN, riant : Et vous 1184 II, X | pareil moment.~GILBERTE : Quels mots tu emploies !... La 1185 II, VI | mis au monde, voilà une quinzaine de jours, un enfant que, 1186 II, X | arrivant par la gauche. Elle a quitté sa robe de mariée et a revêtu 1187 II, IV | Sitôt après que tu m'as quittée, j'ai été malade... bien 1188 | r 1189 III, VII | heure quand mon frère me racontait cette liaison et cette mort ? 1190 II, I | mioche, ma petite ; moi, j'en raffole. ~MUSOTTE : Vous le trouvez 1191 III, II | au contraire ; causons raisonnablement, maintenant que nous voilà 1192 III, IV | nous avions eu le temps de raisonner, de nous concerter, nous 1193 III, VIII| en expliquer toutes les raisons.~PETITPRÉ : Tu t'en allais 1194 II, X | compassion ?... Mais toutes ces raisons-là, on peut les avouer. Tandis 1195 II, V | et où votre présence me rappelait. J'ai senti voue charme 1196 II, V | et je n'ai jamais pu me rappeler la phrase dont vous vous 1197 II, IV | que c'était drôle... tu te rappelles ? (Elle rit encore.) Si 1198 II, IV | vient des souvenirs ! Te rappelles-tu quand j'ai posé pour ta 1199 II, I | aujourd'hui, madame, ça rapporte autant que le commerce et 1200 II, III | me coûte plus. ~JEAN se rapproche d'elle : Ne t'agite pas, 1201 II, III | violente, tantôt douce, rarement à l'amiable. Et puis l'un 1202 II, IV | promettre, depuis que je suis rassurée. Donne-moi ta main. En ce 1203 II, IV | appelais, et tu venais me rassurer... Ah ! que c'était drôle... 1204 II, I | peintre.~MARTINEL : Bah ! il rattrapera le temps perdu. (Se levant.) 1205 III, V | ingénieux, Léon, et tu plaides à ravir.~MADAME DE RONCHARD : Si 1206 II | fioles de pharmacie, tasse, réchaud, sucrier. Table à droite, 1207 III, V | monde ne l'accepte qu'en rechignant, et quand on a contre soi 1208 III, VII | Elle m'a supplié de vous le recommander...~GILBERTE : A moi ?~JEAN : 1209 II, II | Ah ! voilà la fièvre qui recommence ! Ça ne peut pas continuer 1210 II, IV | Si cette vie-là pouvait recommencer ! (Elle pousse un cri.) 1211 III, V | demeurait cependant attaché par reconnaissance de la profonde tendresse 1212 II, IV | honnête homme... Tu aurais reconnu l'enfant... peut-être même 1213 II, III | accepté sans reproches, sans récriminations... elle a compris, la pauvre 1214 II, IV | jure de le prendre, de le recueillir, de l'élever. ~MUSOTTE : 1215 II, V | du landau. Vous et moi à reculons, et, dans l'autre voiture, 1216 II, XI | LÉON, qui est remonté, redescendant : Il eût été convenable, 1217 II, III | Jean pour ma sœur était réel et profond. Elle s'est inclinée, 1218 III, V | d'imagination et la vie réelle ; entre ce qu'on devrait 1219 II, V | connaîtriez davantage. Vous avez réfléchi bien longtemps avant de 1220 II, II | famille, il faut bien se réfugier dans ces plaisirs-là. Avec 1221 II, I | Approchez le berceau. (Geste de refus de Mme Flache.) Si, si !... ( 1222 III, V | pleurer.) Songe aussi qu'en refusant de pardonner, tu me frappes 1223 II, VI | meurt. (Se levant.) On ne refuse pas, quoi qu'il doive arriver, 1224 II, V | y a une minute, elle me regardait, elle me connaissait, elle 1225 II, III | toi ?~LÉON : Moi ? J'ai regardé !~MADAME DE RONCHARD, se 1226 III, VI | debout face à face et se regardent.~GILBERTE : Non, je ne peux 1227 II, III | LÉON, à sa tante : Tenez ! regardez-les, sont-ils gentils tous les 1228 II, V | GILBERTE, souriant : Vous me regardiez même trop pour une première 1229 II, III | soleil et droit comme une règle.~MADAME DE RONCHARD, assise 1230 III, IV | et trop loyaux. Je ne le regrette pas d'ailleurs. Il faut 1231 II, II | béguin de six semaines. Tu ne regrettes pas ce temps-là, le temps 1232 II, V | la pauvre morte. Venez me rejoindre tout de suite chez moi avec 1233 III, IV | croire ! Ça n'a rien de réjouissant, un mioche qui vous pousse 1234 II, III | immobiles. Jean enfin se relève et tend la main à Pellerin.~ 1235 II, V | vous. Et je l'en ai bien remercié, allez ! Quand je suis entré 1236 III, III | médecin, monsieur.~Il lui remet la lettre, Petitpré la lit.~ 1237 II, I | berceau, nourrice. (Elles remettent le berceau en place. A la 1238 II, XI | Martinel : C'est à vous qu'on a remis la lettre... C'est vous 1239 III, V | assise à droite, se levant et remontant : Je ne te comprends plus, 1240 II, XI | gens-là, toi ?~LÉON, qui est remonté, redescendant : Il eût été 1241 III, I | énerve pas quand on est remplie de souci, quand le cœur 1242 III, III | MARTINEL, très ému : Je viens remplir une mission très délicate. 1243 II, III | elle : Ne t'agite pas, ne remue pas. ~MUSOTTE : Comment 1244 II, I | FLACHE : Tout de même. Ça me remuerait le cœur, ça me ferait une 1245 II, V | nobles âmes et qu'on ne rencontre plus guère dans le monde. 1246 II, III | fillette de dix-neuf ans, rencontrée, aimée... un collage... ( 1247 II, I | réveiller ; et qui sait s'il se rendormira de sitôt ? ~MUSOTTE : Approchez 1248 II, IV | comme je l'ai aimé ? le rendra-t-elle heureux ? Est-elle bonne ? » 1249 II, II | Je ne me moque pas. Je te rends justice. J'ai même eu pour 1250 II, IV | était l'été... Je me suis rendue à Saint-Malo ; tu sais, 1251 II, I | gloire de notre nom par sa renommée d'artiste ; il gagne de 1252 II, IV | peut-être même aurais-tu renoncé à ton mariage... Ça, je 1253 III, VII | peur de ça, jusqu'à vouloir renoncer à vous.~JEAN : Et maintenant... 1254 II, II | vie ? Allons donc, il y renoncerait au bout de quinze jours !~ 1255 II, V | esprit, et j'ai fait se renouer des relations entre votre 1256 II, XI | MARTINEL : Vous êtes déjà bien renseignée, madame. Il existe une lettre 1257 II, V | un mot à lui dire... un renseignement sans importance.~JEAN, l' 1258 II, III | modèle, d'être jolie. Ça rentre dans le métier, ça !~LÉON : 1259 II, I | cause est entendue !~Il replace la tasse sur la table.~PETITPRÉ, 1260 II, I | réveille. Voilà ! Voilà ! ~Elle replie le paravent qui masquait 1261 II, I | jeunes gens absorbés ne répondent pas.) La cause est entendue !~ 1262 III, IV | inadmissible !~MARTINEL : Je vous répondrai d'un mot. S'il avait connu 1263 II, II | défends de parler, je ne vous réponds plus et je vous jure qu' 1264 III, V | demandait tout à l'heure une réponse pour Jean. Faisons mieux, 1265 II, II | FLACHE : Elle s'est un peu reposée. ~MUSOTTE, très agitée : 1266 II, II | Je sens que je ne me reposerai plus jusqu'à ce qu'il vienne, 1267 III, VII | grande blessure. Si vous me repoussez, je suis un homme perdu.~ 1268 II, IV | baise les cheveux, puis reprend : Là... comme ça... ne me 1269 II, III | justement ce que je lui reproche. Il est trop bien. Il a 1270 II, IV | pas ! Tu n'as rien à te reprocher ; tu as toujours été bon 1271 II, III | Elle a tout accepté sans reproches, sans récriminations... 1272 II, III | LÉON : C'est ça que vous reprochez à Jean ? Mais c'est une 1273 II, X | quitter en ce moment, je serai résignée, aussi forte que je le pourrai, 1274 III, V | LÉON : J'y vais.~GILBERTE, résolue : Non... je ne veux pas... 1275 III, VII | vous, en femme, je ne m'y résoudrais jamais.~JEAN : Mais quoi 1276 II, III | Plus rien qu'un petit neveu respectueux, gentil... gentil... Allons, 1277 II, XI | ne voulais pas garder la responsabilité de cette affaire, j'ai communiqué 1278 III, II | homme est souvent si peu responsable, les circonstances sont 1279 II, V | sentiment. Et votre sentiment ne ressemble en rien à la sentimentalité 1280 II, IV | laisse-moi continuer. Je suis restée à Saint-Malo, le plus longtemps 1281 III, V | Jean et moi, et qu'elle y restera toujours. Tout ce que l' 1282 II, IV | avait de ta vie, qu'il me resterait comme de toi ! On est bête, 1283 II, III | femmes. Il continuera. Elles resteront des heures seules avec lui, 1284 II, VIII| avant mon retour ; mais restez ici quoi qu'il arrive. Attendez-moi. ( 1285 II, IV | pendant quelques moments. Restons ainsi, l'un près de l'autre. ~ 1286 III, IV | on veut. Je suis garçon, retiré des affaires. Ça m'occupera... 1287 II, IV | est levée sur les genoux, retombe inanimée sur la chaise longue.~ 1288 II, I | valent !~LÉON, à lui-même, retournant à la table : V'lan ! le 1289 III, II | droite : S'il pouvait s'en retourner au Havre !~LÉON, s'asseyant 1290 II, V | pendant ce temps, allez retrouver mon père.~JEAN, la suivant : 1291 II, I | côté. Vous voyez que ça a réussi. A trente ans, il est célèbre, 1292 II, I | faite... C'est égal, je rêvais pour ma nièce un autre... 1293 II, V | parole et répétant comme en rêve : « ... Ça me ferait de 1294 II, I | MADAME FLACHE : Elle se réveille. Voilà ! Voilà ! ~Elle replie 1295 II, III | dire ! car nous ne nous reverrons plus. Toi, tu as le temps 1296 II, X | quitté sa robe de mariée et a revêtu une robe élégante. Elle 1297 II, I | MADAME FLACHE, flattée et rêveuse : Mais oui, quelques-uns. ~ 1298 II, V | je vous ai dit que je ne reviendrais plus dans votre famille, 1299 III, II | sans vous montrer et vous reviendrez nous l'apprendre tout de 1300 II, I | moins ? ~LA BABIN, avec une révolte : Il n'y en a jamais eu 1301 II, III | je ne m'agite pas en te revoyant ? JEAN approche la petite 1302 II, III | m'en aller sans t'avoir revu et sans t'avoir parlé, car 1303 II, III | depuis, Jean ne l'a pas revue ?~LÉON : Pas une fois. Et 1304 II, IV | LÉON : Moi, je descends au rez-de-chaussée, dans mon cabinet de travail... 1305 II, III | temps à se déshabiller, à se rhabiller ? Les clientes, les modèles... ( 1306 II, III | du berceau, lève le petit rideau, se penche et embrasse l' 1307 III, V | MADAME DE RONCHARD : Et un ridicule. Voyez-vous un peu ce qu' 1308 II, IV | appelle-t-il donc ? Ce petit si rigolo qui fait toujours des portraits 1309 III, II | MADAME DE RONCHARD : Ne ris pas. Je les connais, ces 1310 II, III | gentil... Allons, faites risette, ma tante. Vous n'êtes pas 1311 III, V | qu'il vient de faire en risquant son bonheur pour accomplir 1312 III, IV | tour. Que de jalousies, de rivalités, de haines peut-être, entre 1313 II, I | vraie paix qui dure, que ne rompt pas une niaiserie comme 1314 II, I | Excusez-moi. Je suis un homme tout rond. Et puis, je suis un peu 1315 II, XI | aime toujours... Ah ! la rouée ! (A Léon.) Et tu soutiens 1316 II, V | sommes partis sur la vraie route du bonheur !~Il l'embrasse. 1317 II, III | cela a dû te porter un rude coup ? ~JEAN : Quoi ! tu 1318 II, VI | le penserez. Elle demeure rue Cheptel 31. Je vous serre 1319 II, IV | par les cochers dans les rues !~LÉON, avec emphase : Et 1320 II, III | monde autrefois, avant ma ruine. J'y ai même eu des succès. 1321 III, IV | cependant, et pourtant, sac à papier ! ce n'était pas 1322 II, IV | instinct. Ce sont les frères sacrifiés de l'homme, ses esclaves 1323 II, V | trouve si imprévu, si gai, si sagement ironique et perspicace sous 1324 II, V | rappelez-vous notre retour de Saint-Germain, quand nous avons été dîner 1325 III, VII | qu'une autre angoisse me saisit : j'ai promis à cette pauvre 1326 II, III | où j'étais costumée en Salammbô...~LÉON : Vous ! en Carthaginoise~ 1327 II, XI | moment me déchire et me salit. J'attendrai mon mari, je 1328 II, IV | Allez un peu dans la salle de billard.~MADAME DE RONCHARD : 1329 II, I | DE RONCHARD, après avoir salué M. Martinel, qui lui donnait 1330 II, I | sur ma parole, sur mon salut ! Il est garçon limonadier 1331 II, IV | pensé qu'il était de ton sang, qu'il avait de ta vie, 1332 III, I | apporter, au moment voulu, du sang-froid et de la raison.~LÉON : 1333 II, IV | la prend dans ses bras, sanglotant, répétant : Musotte, Musotte ! ~ 1334 III, VII | mes yeux pleuraient, les sanglots m'étouffaient ! tout mon 1335 II, I | trop peur de me tourner les sangs. ~MADAME FLACHE : Le docteur 1336 III, VI | JEAN : Ah ! moi, je ne saurais... C'est à ma femme seule... 1337 III, VIII| s'en aillent !~GILBERTE, sautant au cou de Petitpré : A demain, 1338 II, VI | coupable, tant pis, je la sauve.~LÉON : Vous ne pouvez pas 1339 II, IV | rien ; mon pauvre petit est sauvé, je suis heureuse, je suis 1340 III, IV | Madame, qui aime tant à sauver les chiens perdus...~MADAME 1341 II, VI | livreriez-vous ? En la gardant, nous sauvons peut-être la situation, 1342 II, V | plaisiez aussi, et vous le saviez bien... Si vous ne m'aviez 1343 II, V | profiter d'aujourd'hui pour savourer toutes ces choses ; ce sont 1344 II, I | que j'ai pu. Il a tâté la science, la chimie, la musique, 1345 II, IV | Musotte se lève sur son séant, montre du geste à Jean 1346 III, V | homme est coupable. Dans le second, il est victime. Me comprenez-vous 1347 II, XI | il ne faut pas perdre les secondes. Le silence était indispensable, 1348 III, VII | cette nuit, à travers les secousses et les émotions affreuses 1349 II, V | puis, avant tout, vous me séduisez... jusqu'à avoir effacé 1350 II, II | Je n'attendrais pas la semaine !~MARTINEL : Vous voyez 1351 II, II | médecin, un fort béguin de six semaines. Tu ne regrettes pas ce 1352 II, XI | Malade... elle aura fait semblant de s'empoisonner pour lui 1353 III, I | le cœur bat et quand on sent que les larmes vous montent 1354 II, V | caractère me plaisait. Je vous sentais très loyal : puis vous m' 1355 III, VII | cœur, si vive quand je l'ai sentie naître sous la parole de 1356 II, V | ne ressemble en rien à la sentimentalité ordinaire des femmes. C' 1357 III, V | douce.) Une bonne petite séparation tout simplement, c'est admis, 1358 III, V | est de bon ton... On se sépare... Je me suis séparée, moi... 1359 III, V | se sépare... Je me suis séparée, moi... Tous les gens comme 1360 III, V | les gens comme il faut se séparent, ça va très bien comme ça, 1361 III, I | agitation : Minuit moins sept ! Voilà près de deux heures 1362 II, III | seulement, tandis que vous serez la mère de votre petit-neveu.~ 1363 II, III | Se croisant les bras.) Seriez-vous pour l'union libre, ma tante ?~ 1364 II, II | Mme Flache va prendre une seringue à morphine sur la cheminée 1365 III, VI | LÉON, allant à lui et lui serrant les mains : Toi ?~JEAN : 1366 II, VI | rue Cheptel 31. Je vous serre les mains, mon cher ami. »~ 1367 II, V | phrase dont vous vous êtes servi. Vous en souvenez-vous ?~ 1368 II, V | Puis j'aurai un autre service à vous demander... Mais... 1369 III, VI | MARTINEL, debout sur le seuil de la porte.~GILBERTE, avec 1370 II, III | Elles resteront des heures seules avec lui, dans son atelier... 1371 III, VI | Allons, Adolphe, laissons-les seuls, puisqu'il le demande.~Elle 1372 II | ACTE PREMIER~~ Un salon sévère et de grand style chez M. 1373 III, II | timidement, plutôt que de sévir comme autrefois...~MADAME 1374 II, III | Oui... la Musotte fin de siècle, c'est encore pire... Mais, 1375 III, VIII| maintenant ?~PETITPRÉ : Que signifie ?~GILBERTE : Oui, père, 1376 II, V | embrasse. Ils restent un moment silencieux.~GILBERTE, se levant : Mais 1377 II, I | thé : Vous avez des idées simples, madame Babin. Moi, j'aime 1378 II, III | modèles, il l'a aimée, très sincèrement aimée pendant trois ans...~ 1379 III, IV | Notre tort a été d'être trop sincères et trop loyaux. Je ne le 1380 II, V | pouvais croire vraiment à la sincérité de vos attentions.~JEAN : 1381 III, V | Qu'est-ce que ça prouve, sinon que ton gendre est un brave 1382 III, II | passer sous mes yeux tant de situations équivoques ou terribles 1383 III, V | trop de distance morale et sociale. Il lui demeurait cependant 1384 II, V | artiste accoutumé à notre société particulière, vivante et 1385 III, V | fissent, et ce qu'on fait soi-même ?... Oui ! ce qui nous arrive 1386 | soient 1387 II, III | petit-neveu ou une petite-nièce, à soigner, à dorloter... C'est ça 1388 II, I | sais vos goûts. Nous vous soignerons bien, allez !~MARTINEL : 1389 II, X | Elle tient un manteau de soirée qu'elle place, en entrant, 1390 II, III | C'était en mil huit cent soixante...~LÉON, s'asseyent près 1391 II, III | cultivé, mais gai comme le soleil et droit comme une règle.~ 1392 III, II | encore ma vie brisée et ma solitude... avec vous !~PETITPRÉ : 1393 II, I | endort, une nuit, pendant le sommeil, sans souffrance, par un 1394 III, V | arrête et se met à pleurer.) Songe aussi qu'en refusant de 1395 III, V | divorcée !... Mais tu n'y songes pas !... La moitié de nos 1396 II, II | s'éveillant : Ah ! on a sonné... Allez donc voir. ~Mme 1397 II, III | Tenez ! regardez-les, sont-ils gentils tous les deux !~ ~ ~ 1398 II, X | y a des devoirs de toute sorte. L'amitié, la pitié, la 1399 III, V | enfant. Mais il y a deux sortes de malheurs, ceux qui viennent 1400 III, I | quand on est remplie de souci, quand le cœur bat et quand 1401 III, V | obstination à dire non... j'en souffrirai beaucoup. M. Martinel te 1402 II, I | MADAME DE RONCHARD : Je le souhaite, sans oser l'espérer, monsieur.~ 1403 II, I | à votre neveu ! (Avec un soupir.) Cinq cent mille francs ! 1404 II, I | Ronchard...~MADAME DE RONCHARD, soupirant : Ruinée et abandonnée après 1405 II, V | arranger vos fleurs.~GILBERTE, souriant : Vous me regardiez même 1406 II, III | le répète, de tâcher d'y soustraire Jean, et mon devoir de frère 1407 II, XI | rouée ! (A Léon.) Et tu soutiens ces gens-là, toi ?~LÉON, 1408 II, IV | savais comme il me vient des souvenirs ! Te rappelles-tu quand 1409 II, IV | changement d'air. Tu te souviens... C'était l'été... Je me 1410 II, V | FLACHE : Moi, monsieur. Et soyez tranquille ; ça me connait ! ~ 1411 III, I | patience.~PETITPRÉ : Oui, soyons calmes. Essayons de parler 1412 II, V | très gracieuse, d'une grâce spéciale, et j'adore la beauté, moi 1413 III, V | suivant que nous sommes spectateurs ou acteurs des événements ? 1414 II | salon sévère et de grand style chez M. de Petitpré. Table 1415 III, VII | émotions affreuses du drame subi et traversé, que vous en 1416 III, V | la souffrance qu'elle a subie.~MARTINEL : Cependant, vous 1417 II, I | eau sucrée et fourrant du sucre dans ses poches, à voix 1418 II, I | au fond, buvant de l'eau sucrée et fourrant du sucre dans 1419 II | pharmacie, tasse, réchaud, sucrier. Table à droite, premier 1420 III, IV | pas un. Et s'il l'avait sue plus tôt cette situation, 1421 II, V | trompeuse légèreté, que je le suivais partout, et je l'ai suivi 1422 II, VI | ce qui s'est déjà dit au sujet de cette femme dans la famille. 1423 II, II | deviennent vraiment des sujets. ~MADAME FLACHE : Poivrier, 1424 II, V | attentions.~JEAN : Pourtant nous sûmes nous entendre et nous comprendre 1425 II, IV | votre asile quelques niches supplémentaires, et vous me permettrez seulement 1426 III, VII | dernière prière ?... Elle m'a supplié de vous le recommander...~ 1427 II, II | sais pas comment j'aurais supporté ces derniers jours. ~Il 1428 III, IV | conséquences doivent en être supportées par lui, et non par nous. 1429 III, VII | J'espère que vous n'avez supposé aucun mensonge ni même aucune 1430 III, V | chez nous que ça se passe. Supposez un instant que vous ayez 1431 II, XI | haut devant Gilberte des suppositions révoltantes de cette nature, 1432 III, IV | soir enfin, cette minute suprême, pour aller dire adieu à 1433 III, IV | le lait, qui tourne à la surface... mais au fond... beurre 1434 Per | ans Henriette LÉVÊQUE, surnommée MUSOTTE, petit modèle, ancienne 1435 II, VI | n'est pas à moi, je l'ai surpris.~LÉON : Dites donc vite, 1436 II, III | DE RONCHARD, s'asseyant sut le tabouret devant la table : 1437 III, V | mon Dieu ! Comme votre sympathie irait vite à ce pauvre enfant 1438 II, VIII| donné l'amour de ta sœur. Tâche encore une fois de me le 1439 II, III | d'ami, je le répète, de tâcher d'y soustraire Jean, et 1440 II, III | surtout (Elle se lève, Léon se tait.) J'ai dit les modèles, 1441 II, III | simple. Il a de plus un talent qui grandit tous les jours. 1442 II, III | moi ?~MADAME DE RONCHARD, tapant sur la table à droite : 1443 II, III | Non ! Si tu n'étais que taquin à mon égard, passe encore. 1444 II, I | tout ce que j'ai pu. Il a tâté la science, la chimie, la 1445 II, IV | ressemblent jamais... Ah ! oui, Tavernier... Et quand tu m'as installée 1446 II, III | épouser à ma sœur un homme tel que lui. Et vous verrez 1447 II, I | j'ai été danseuse, moi, telle que vous me voyez, danseuse 1448 II, II | Tu ne regrettes pas ce temps-là, le temps de la grande fête ? ~ 1449 II, V | salon où votre famille se tenait, vous disposiez en un vase 1450 II, IV | rit de nouveau, les bras tendus, montrant l'enfant qu'elle 1451 II, V | abord ; sans ça, rien à tenter, monsieur...~JEAN : Dites 1452 III, II | comprendre, tu l'aurais tenu si bien, ton mari !~MADAME 1453 II, IV | Ecoute, Jean, j'ai toute ma tète revenue. Je comprendrai 1454 II, I | MADAME FLACHE, versant du thé : Vous avez des idées simples, 1455 III, II | MADAME DE RONCHARD : Vos théories d'aujourd'hui sont révoltantes... 1456 III, II | préfère désunir à huis clos, timidement, plutôt que de sévir comme 1457 II, I | nous en donnerait-il du tintouin, c't'affaire-là ! Aller 1458 II, III | vous avez pressé le pas, tiré fiévreusement le bras de 1459 II, I | clientèle, j'ai ajouté le titre d'accoucheuse de l'Opéra ; 1460 II, I | a voulu faire un brin de toilette. Elle craignait d'être laide, 1461 III, II | mystérieux, qu'il faut être tolérant et même indulgent devant 1462 II, IV | tante, le gibier affolé, tombant sous le plomb de tous les 1463 II, VI | son ami, notre ami, un toqué, un viveur, un médecin de 1464 III, II | mettant ma conscience à la torture, m'ont donné de cruelles 1465 II, XI | ancienne, qui lui joue ce tour-là aujourd'hui... Malade... 1466 III, IV | aigrie... comme le lait, qui tourne à la surface... mais au 1467 II | berceau dont la tête est tournée du côté du public. Sur la 1468 II, I | J'aurais trop peur de me tourner les sangs. ~MADAME FLACHE : 1469 II, V | délicieuse de figure, de tournure et de geste. Et puis, pendant 1470 II, I | partir pour l'absurde voyage traditionnel, ils se rendent tout bonnement 1471 II, V | connu autrefois. Ce fut un trait d'union entre nous. Mais 1472 II, VI | conscience.~MARTINEL : Mais il me traite comme un père. S'il hésite 1473 II, III | fait mon devoir. Vous me traitez parfois d'écervelé et vous 1474 III, II | de théâtre, son coup du traître...~LÉON : Comme à l'Ambigu.~ 1475 II, III | Monsieur et Madame soient tranquilles, ils trouveront tout en 1476 III, IV | quand il sera un homme, il travaillera, que diable ! Il fera comme 1477 III, VII | durant toute cette nuit, à travers les secousses et les émotions 1478 III, VII | affreuses du drame subi et traversé, que vous en étiez pour 1479 II, V | sont là encore des paroles tremblantes de fiancé. Celles de plus 1480 II, X | crois, merci. Cependant, je tremble encore, et je tremblerai 1481 II, X | je tremble encore, et je tremblerai jusqu'à son retour. Puisque 1482 II, I | MARTINEL : Le monde ! Il y en a trente-six mille mondes. Tenez, rien 1483 II, I | compliments, vous êtes précoce. (Trinquant avec elle.) A la vôtre ! ~ 1484 II, III | Mais demain, envolé le triomphateur... Plus rien qu'un petit 1485 II, XI | à Léon : Eh bien ! Léon, triomphes-tu toujours ? Tu vois, les 1486 II, VI | Mais votre sœur ?~LÉON, tristement, s'assied devant le table : 1487 III, II | être.~MADAME DE RONCHARD : Tromper sa femme n'est pas scélérat ? 1488 II, V | ironique et perspicace sous sa trompeuse légèreté, que je le suivais 1489 III, VII | vivement : Non, non, vous vous trompez. Pauvre petit ! Est-ce que 1490 III, VII | elle est morte qu'elle me trouble ainsi.~JEAN : Ce n'est pas 1491 II, V | égard.~GILBERTE : J'étais si troublée !~JEAN : Vous deviez pourtant 1492 II, IV | grave. Je n'ai pas voulu troubler ta vie. ~JEAN, montrant 1493 II, III | chargea d'en prendre. Je ne la trouvai pas. Et je ne pus rien savoir 1494 II, V | artiste, et j'admirais, vous trouvant délicieuse de figure, de 1495 II, III | se levant : Et tu l'as trouvée horrible, hein ?~LÉON : 1496 II, III | puis, toutes les femmes le trouvent charmant, excepté vous.~ 1497 II, I | Un freluquet ! Vous n'en trouverez pas beaucoup, des freluquets 1498 III, VII | aimait tant, que vous me trouveriez peut-être indifférente et 1499 II, III | soient tranquilles, ils trouveront tout en ordre.~Il disparaît.~ 1500 III, III | se trouve, où nous nous trouvons tous.~MADAME DE RONCHARD : 1501 III, IV | nouvelle comme une balle qui tue toute réflexion, si nous