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Guy de Maupassant
Profils d'écrivains

IntraText - Concordances

(Hapax Legomena)


1882-rod | roman-zola

    Par.
1 7| aime plus guère.~1er juin 1882~ 2 7| ne les aime plus guère.~1er juin 1882~ 3 4| soir, à l'heure dite de l'absinthe, on voit passer sur le boulevard, 4 2| soient aujourd'hui Ergoteur, abstracteur de quintessence, démonteur 5 7| premiers n'arrivent jamais à l'Académie ; les seconds, à moins d' 6 7| où sonne en son plein l'accent du Midi ; et, irrité à la 7 7| force littéraires que puisse accomplir un romancier. Apre comme 8 7| verbe un son qui doit s'accorder avec l'idée qu'il exprime. 9 6| tout d'observation, où l'action disparaît pour laisser la 10 7| médité, préparé. Chaque adjectif a des lointains et chaque 11 7| il allait se ruer sur son adversaire et le terrasser d'une étreinte. 12 2| gentillesses, et de leurs affinements d'esprit bien plutôt que 13 7| race paysanne, il semble aigu, dur et tranchant comme 14 2| les plus variés, les plus aigus et les plus profonds qui 15 5| erre par les rues avec des airs de désolation.~    Grandi 16 | ait 17 7| toutes ses ressources d'ajusteur de mots, toute la variété 18 7| tumultueusement, comme s'il allait se ruer sur son adversaire 19 5| imprégné de mélancolie allemande, de cette mélancolie rêveuse, 20 6| livre, La Robe du Moine, Alphonse Daudet écrivit une préface, 21 6| sait par cœur, il lit leur âme, ouvre leur cœur, les explique 22 2| presque sans qu'on s'en doute, amoureux des finesses et des subtilités, 23 2| remarquables articles d'analyse littéraire et philosophique 24 6| des figures célèbres, des analyses profondément curieuses, 25 2| par instinct à laquelle appartient ce charmeur, M. Renan, ennemi 26 7| accomplir un romancier. Apre comme sa phrase, l'auteur 27 | après 28 4| tranchant, un peu froid, armé d'une ironie sèche, cinglante, 29 7| pas assez. Les premiers n'arrivent jamais à l'Académie ; les 30 3| portraits est une œuvre d'art exquise et singulière.~     31 2| Bourget, que ses remarquables articles d'analyse littéraire et 32 2| pensées et des arts.~    Artiste, s'il aime produire, il 33 2| comprendront, et aussi tous les artistes.~ 34 2| choses, des pensées et des arts.~    Artiste, s'il aime 35 7| parmi ces écrivains, est assurément Léon Cladel.~    Jadis, 36 7| du volume, des luttes d'athlètes, rien que des luttes, et 37 2| plus profonds qui soient aujourd'hui Ergoteur, abstracteur 38 2| dans les brises, dans les aurores et les crépuscules.~     39 2| radicales, pacifique d'idées autant que de mœurs, il fait son 40 | autre 41 | autres 42 | avant 43 | ayant 44 6| embarrassé, à la voix souvent balbutiante, aux épaules un peu courbées, 45 5| séminariste, chevelu comme un barde et regardant la vie avec 46 5| vive, rieuse, ironique et bataillante de Paris, Édouard Rod, un 47 2| morale, à la douceur de leur bavardage et de leurs gentillesses, 48 | beau 49 4| Paul Hervieu et sera connu bientôt.~    Diogène le Chien, qu' 50 6| ces moines à grande robe blanche qui promènent leurs discussions 51 3| déjà les lecteurs de Gil Blas, est l'histoire des plus 52 4| peine ombrées d'un duvet blond et qui semble encore un 53 | bonheur 54 4| absinthe, on voit passer sur le boulevard, du Vaudeville à l'Opéra, 55 2| doux, presque maladif, Paul Bourget, que ses remarquables articles 56 7| comme sa phrase, l'auteur du Bouscassié et des Va-nu-pieds est, 57 7| styliste difficile. D'un bout à l'autre du volume, des 58 2| amour flottant dans les brises, dans les aurores et les 59 3| vrai, saisissant, charmeur, brutal dans le fond, mais si habile, 60 2| professeur.~    Féminin, byronien, un peu de la famille des 61 2| démonteur de doctrines, byzantin, croyant vague, de cette 62 | C 63 3| avait l'air d'un Christ de cabinet particulier ; ne dirait-on 64 5| racontant les prêtres de campagne, il semble se faire une 65 2| d'esprit bien plutôt que captivé par le désir de leur personne, 66 5| spécialité de ces dissidents catholiques, et la vision si nette, 67 2| délicat surtout, il est un des causeurs les plus charmants, les 68 3| me fait l'effet d'un beau cavalier démonté ; il est grand et 69 | cela 70 6| l'on trouve des figures célèbres, des analyses profondément 71 | celle 72 4| aux joues rosées comme celles d'une fille, à peine ombrées 73 | cent 74 7| initiales des mots, une certaine symétrie mystérieuse qui 75 6| épaules un peu courbées, porte certainement dans sa parole, dans le 76 | cet 77 2| creuses, et lisses comme toute chair où la barbe n'a point germé, 78 7| tranchant comme la pierre d'un champ. La barbe longue, les cheveux 79 3| trouver ce tour vif, nerveux, changeant qui est la qualité première 80 3| écrive en prose est souple et changeante à l'infini. Cette œuvre 81 2| crépuscules.~    Le poète ne chante que ce qui se passe en lui ; 82 3| pénètre point, et son sourire charmant qui semble parfois dangereux.~     83 2| un des causeurs les plus charmants, les plus variés, les plus 84 2| jusqu'à l'extase par le charme des femmes, tout enveloppé 85 6| pénitentes voilées, le long des chemins du jardin régulier.~     86 5| maigre comme un séminariste, chevelu comme un barde et regardant 87 4| bientôt.~    Diogène le Chien, qu'il vient de publier, 88 | chose 89 4| armé d'une ironie sèche, cinglante, qui nous promet des livres 90 2| il expose avec une rare clarté de langage, une singulière 91 6| curieuses, des tableaux de vie claustrale d'une surprenante vraisemblance, 92 2| événements, avec des images colorées, des mots sonores, et cette 93 6| leurs préoccupations de commères, et leur souci des pénitentes 94 3| Edgar Poe et de Marivaux, compliqué comme personne, et dont 95 7| Mais celle des autres est compliquée, machinée, criblée d'intentions, 96 2| produire, il doit préférer comprendre, interpréter et démontrer, 97 2| les femmes le liront et le comprendront, et aussi tous les artistes.~ 98 7| symétrie mystérieuse qui concourt à l'harmonie de l'ensemble.~     99 3| Mendès.~    Ce livre, que connaissent déjà les lecteurs de Gil 100 4| nomme Paul Hervieu et sera connu bientôt.~    Diogène le 101 7| mots pareils, jamais deux consonances ne se doivent rencontrer 102 2| amour est le thème presque constant des pièces l'amour rêveur 103 2| sent, comment il vibre au contact des pensées, des souvenirs, 104 2| son grand bonheur de la contemplation presque désintéressée des 105 7| et, irrité à la moindre contradiction, il discute violemment, 106 7| nerfs. On appelle cela être correct. Mais celle des autres est 107 | coup 108 6| balbutiante, aux épaules un peu courbées, porte certainement dans 109 2| dans les aurores et les crépuscules.~    Le poète ne chante 110 7| les cheveux longs, la face creuse, il va dans la rue à grands 111 2| imberbe, les joues un peu creuses, et lisses comme toute chair 112 7| est compliquée, machinée, criblée d'intentions, hérissée de 113 5| leur sécheresse, leurs croyances étriquées, leurs allures 114 2| de doctrines, byzantin, croyant vague, de cette race de 115 2| vague, de cette race de croyants par instinct à laquelle 116 3| inquiétant, avec sa pâle face de Crucifié, sa barbe frisée et vaporeuse, 117 6| des analyses profondément curieuses, des tableaux de vie claustrale 118 3| charmant qui semble parfois dangereux.~    On a dit de lui qu' 119 6| Robe du Moine, Alphonse Daudet écrivit une préface, heureux, 120 6| public un aussi remarquable début.~    Ce livre tout d'observation, 121 | déjà 122 2| sentimental et non passionné, délicat surtout, il est un des causeurs 123 6| mouvement de ses mains, dans sa démarche, dans toute la physionomie 124 3| effet d'un beau cavalier démonté ; il est grand et superbe, 125 2| abstracteur de quintessence, démonteur de doctrines, byzantin, 126 2| comprendre, interpréter et démontrer, et il saisit les nuances 127 5| des peuples philosophants, dépaysé dans l'existence vive, rieuse, 128 7| publiée en volume. Cladel y déploie toutes ses ressources d' 129 3| histoire des plus monstrueuses dépravations de notre époque. Étrange 130 | depuis 131 5| qu'il en donne dans son dernier livre : Côte à Côte, révèle 132 6| personnages.~    Mais il descend en eux, il les sait par 133 2| la contemplation presque désintéressée des hommes, des choses, 134 2| plutôt que captivé par le désir de leur personne, sentimental 135 2| souvenirs, des espoirs, des, désirs.~    Et toutes les femmes 136 5| jugeant tout lamentable et désolant, imprégné de mélancolie 137 5| les rues avec des airs de désolation.~    Grandi parmi les protestants, 138 4| exquis, railleurs, avec ces dessous de gai mépris qui mettent 139 7| des luttes, et toujours différentes, toujours empoignantes, 140 7| son habileté de styliste difficile. D'un bout à l'autre du 141 4| sera connu bientôt.~    Diogène le Chien, qu'il vient de 142 3| cabinet particulier ; ne dirait-on pas plutôt un Méphisto, 143 7| République des Lettres ; que dirigeait Catulle Mendès, parut un 144 3| tendance et un écrivain disait de lui : « Sa prose me fait 145 6| écrivit une préface, heureux, disait-il, de présenter au public 146 6| blanche qui promènent leurs discussions vagues, leurs préoccupations 147 7| moindre contradiction, il discute violemment, tumultueusement, 148 6| observation, où l'action disparaît pour laisser la place à 149 5| faire une spécialité de ces dissidents catholiques, et la vision 150 7| rencontrer à cent lignes de distance, et il doit exister même 151 4| Presque chaque soir, à l'heure dite de l'absinthe, on voit passer 152 7| toujours empoignantes, toujours dites avec des expressions nouvelles, 153 2| mettent en leurs œuvres ces divins interprètes de la vie ; 154 2| quintessence, démonteur de doctrines, byzantin, croyant vague, 155 2| main, une main longue aux doigts secs, une main de jeune 156 7| jamais deux consonances ne se doivent rencontrer à cent lignes 157 5| humaine, si précise qu'il en donne dans son dernier livre : 158 | donner 159 | dont 160 2| leur influence morale, à la douceur de leur bavardage et de 161 | doute 162 2| germé, avec un air rêveur et doux, presque maladif, Paul Bourget, 163 7| paysanne, il semble aigu, dur et tranchant comme la pierre 164 4| fille, à peine ombrées d'un duvet blond et qui semble encore 165 3| ce maître des poètes, n'échappe point à cette tendance et 166 7| luisants de fauve. Il parle par éclats, lance des mots vibrants, 167 3| sont souvent malhabiles à écrire en prose, à saisir le rythme 168 3| point à cette tendance et un écrivain disait de lui : « Sa prose 169 3| fasse des vers, soit qu'il écrive en prose est souple et changeante 170 6| du Moine, Alphonse Daudet écrivit une préface, heureux, disait-il, 171 3| intentions mystérieuses, frère d'Edgar Poe et de Marivaux, compliqué 172 5| et bataillante de Paris, Édouard Rod, un des familiers d' 173 3| lui : « Sa prose me fait l'effet d'un beau cavalier démonté ; 174 2| la littérature.~    Fort élégant sans qu'on le remarque et 175 | elle 176 6| timide, rougissant, au geste embarrassé, à la voix souvent balbutiante, 177 5| Rod, un des familiers d'Émile Zola, erre par les rues 178 3| général une propension à l'emphase et à la période. Victor 179 7| toujours différentes, toujours empoignantes, toujours dites avec des 180 | encore 181 4| et qui semble encore un enfant. Il se nomme Paul Hervieu 182 2| appartient ce charmeur, M. Renan, ennemi des théories violentes et 183 7| vigoureuses. C'est là un des plus énormes tours de force littéraires 184 7| concourt à l'harmonie de l'ensemble.~    Un des plus curieux, 185 | entre 186 7| qui passent leur temps à s'entre-mépriser : ceux qui travaillent presque 187 2| charme des femmes, tout enveloppé de leur molle séduction, 188 6| souvent balbutiante, aux épaules un peu courbées, porte certainement 189 3| monstrueuses dépravations de notre époque. Étrange et vrai, saisissant, 190 2| profonds qui soient aujourd'hui Ergoteur, abstracteur de quintessence, 191 5| familiers d'Émile Zola, erre par les rues avec des airs 192 2| jeunes gens en qui se fonde l'espoir de la littérature.~    Fort 193 2| pensées, des souvenirs, des espoirs, des, désirs.~    Et toutes 194 1| renseignement qu'à l'œuvre, je vais essayer de faire quelques rapides 195 | été 196 7| adversaire et le terrasser d'une étreinte. Mais il aime les lettres 197 5| sécheresse, leurs croyances étriquées, leurs allures prêcheuses. 198 | eux 199 2| spectacles des hommes et des événements, avec des images colorées, 200 2| des mots sonores, et cette exaltation que mettent en leurs œuvres 201 5| parmi les protestants, il excelle à peindre leurs mœurs froides, 202 7| ses moyens, y pousse à l'excès son habileté de styliste 203 5| philosophants, dépaysé dans l'existence vive, rieuse, ironique et 204 7| de distance, et il doit exister même dans le retour des 205 6| âme, ouvre leur cœur, les explique comme s'il avait été lui-même 206 2| les plus voilées, qu'il expose avec une rare clarté de 207 7| toujours dites avec des expressions nouvelles, inattendues et 208 7| accorder avec l'idée qu'il exprime. En une page, jamais deux 209 4| qui nous promet des livres exquis, railleurs, avec ces dessous 210 3| portraits est une œuvre d'art exquise et singulière.~    Et elle 211 2| image vive, séduit jusqu'à l'extase par le charme des femmes, 212 5| prêcheuses. Comme Ferdinand Fabre racontant les prêtres de 213 6| homme à qui ces choses sont familières.~    Et l'auteur, ce grand 214 5| Paris, Édouard Rod, un des familiers d'Émile Zola, erre par les 215 2| byronien, un peu de la famille des désespérés heureux de 216 3| dont la plume, soit qu'il fasse des vers, soit qu'il écrive 217 | faut 218 7| avec des yeux luisants de fauve. Il parle par éclats, lance 219 2| de jeune professeur.~    Féminin, byronien, un peu de la 220 5| allures prêcheuses. Comme Ferdinand Fabre racontant les prêtres 221 3| Méphisto, ayant pris la figure du Christ ?~ 222 6| religieux, où l'on trouve des figures célèbres, des analyses profondément 223 4| rosées comme celles d'une fille, à peine ombrées d'un duvet 224 2| saisit les nuances les plus fines, les intentions les plus 225 2| s'en doute, amoureux des finesses et des subtilités, plus 226 3| comme un nuage, son œil fixe où l'on sent une pensée 227 2| rêveur et tendre, l'amour flottant dans les brises, dans les 228 | fois 229 3| charmeur, brutal dans le fond, mais si habile, si voilé, 230 2| des jeunes gens en qui se fonde l'espoir de la littérature.~     231 7| des plus énormes tours de force littéraires que puisse accomplir 232 | Fort 233 7| un terrible. Issu d'une forte race paysanne, il semble 234 5| personnelle, d'un talent fouilleur et profond.~ 235 6| maintenant un nom tout inconnu, Francis Poictevin. Pour son livre, 236 2| de parleur, et un geste fréquent de la main, une main longue 237 3| intentions mystérieuses, frère d'Edgar Poe et de Marivaux, 238 3| face de Crucifié, sa barbe frisée et vaporeuse, ses cheveux 239 4| curieux, tranchant, un peu froid, armé d'une ironie sèche, 240 5| excelle à peindre leurs mœurs froides, leur sécheresse, leurs 241 3| prose, à saisir le rythme fuyant de la phrase, à trouver 242 4| railleurs, avec ces dessous de gai mépris qui mettent tant 243 6| Et l'auteur, ce grand garçon timide, rougissant, au geste 244 3| vrais prosateurs. Ils ont en général une propension à l'emphase 245 2| lettrés, est un des jeunes gens en qui se fonde l'espoir 246 2| leur bavardage et de leurs gentillesses, et de leurs affinements 247 2| chair où la barbe n'a point germé, avec un air rêveur et doux, 248 3| connaissent déjà les lecteurs de Gil Blas, est l'histoire des 249 6| lui-même un de ces moines à grande robe blanche qui promènent 250 5| airs de désolation.~    Grandi parmi les protestants, il 251 7| creuse, il va dans la rue à grands pas, avec des yeux luisants 252 7| parmi les prosateurs deux groupes qui passent leur temps à 253 7| comme on ne les aime plus guère.~1er juin 1882~ 254 3| brutal dans le fond, mais si habile, si voilé, si rusé, qu'il 255 7| y pousse à l'excès son habileté de styliste difficile. D' 256 7| mystérieuse qui concourt à l'harmonie de l'ensemble.~    Un des 257 7| machinée, criblée d'intentions, hérissée de procédés, semée de nuances. 258 4| enfant. Il se nomme Paul Hervieu et sera connu bientôt.~     259 4| Presque chaque soir, à l'heure dite de l'absinthe, on voit 260 3| lecteurs de Gil Blas, est l'histoire des plus monstrueuses dépravations 261 3| et à la période. Victor Hugo, ce maître des poètes, n' 262 2| profonds qui soient aujourd'hui Ergoteur, abstracteur de 263 5| et la vision si nette, si humaine, si précise qu'il en donne 264 7| qui doit s'accorder avec l'idée qu'il exprime. En une page, 265 2| et radicales, pacifique d'idées autant que de mœurs, il 266 | Ils 267 2| pensée ingénieuse qu'à l'image vive, séduit jusqu'à l'extase 268 2| des événements, avec des images colorées, des mots sonores, 269 2| myope qui semble timide, imberbe, les joues un peu creuses, 270 5| lamentable et désolant, imprégné de mélancolie allemande, 271 7| des expressions nouvelles, inattendues et vigoureuses. C'est là 272 7| Leur prose coule, coule, incolore, insipide, sans mordre l' 273 6| voici maintenant un nom tout inconnu, Francis Poictevin. Pour 274 1| portraits d'écrivains, en indiquant seulement l'allure et la 275 3| souple et changeante à l'infini. Cette œuvre est bien l' 276 2| livré sans résistance à leur influence morale, à la douceur de 277 2| plus sensible à la pensée ingénieuse qu'à l'image vive, séduit 278 6| un intérêt vif, malgré l'inhabileté de l'auteur à mouvementer 279 7| dans le retour des lettres initiales des mots, une certaine symétrie 280 3| de cet homme séduisant et inquiétant, avec sa pâle face de Crucifié, 281 7| coule, coule, incolore, insipide, sans mordre l'esprit, sans 282 2| remarquable recueil de vers tout inspiré par les femmes, rimé surtout 283 2| comme les visionnaires inspirés, les spectacles des hommes 284 2| cette race de croyants par instinct à laquelle appartient ce 285 1| ses manières, puisqu'on s'intéresse plus au renseignement qu' 286 6| vraisemblance, est d'un intérêt vif, malgré l'inhabileté 287 2| doit préférer comprendre, interpréter et démontrer, et il saisit 288 2| leurs œuvres ces divins interprètes de la vie ; mais il raconte 289 2| poésie fait avec des choses intimes.~    L'amour est le thème 290 4| un peu froid, armé d'une ironie sèche, cinglante, qui nous 291 5| existence vive, rieuse, ironique et bataillante de Paris, 292 7| plein l'accent du Midi ; et, irrité à la moindre contradiction, 293 7| dans la vie, un terrible. Issu d'une forte race paysanne, 294 7| assurément Léon Cladel.~    Jadis, dans une remarquable petite 295 3| faut une selle entre les jambes ».~    Voici pourtant un 296 6| le long des chemins du jardin régulier.~    Et le parloir, 297 | je 298 2| des lettrés, est un des jeunes gens en qui se fonde l'espoir 299 7| étrange roman de ce précieux jongleur ; titre : Ompdrailles ou 300 7| être vides comme l'Odéon un jour de première, y parviennent 301 5| avec des yeux désespérés, jugeant tout lamentable et désolant, 302 7| les aime plus guère.~1er juin 1882~ 303 | jusqu 304 2| langage, une singulière justesse de mots, un vrai tempérament 305 | 306 6| l'action disparaît pour laisser la place à des portraits 307 5| désespérés, jugeant tout lamentable et désolant, imprégné de 308 7| fauve. Il parle par éclats, lance des mots vibrants, où sonne 309 2| avec une rare clarté de langage, une singulière justesse 310 3| vers comme on pense dans sa langue natale, sont souvent malhabiles 311 2| croyants par instinct à laquelle appartient ce charmeur, 312 4| à l'allure lente, un peu lasse, aux joues rosées comme 313 3| que connaissent déjà les lecteurs de Gil Blas, est l'histoire 314 3| vaporeuse, ses cheveux longs et légers comme un nuage, son œil 315 4| un jeune homme à l'allure lente, un peu lasse, aux joues 316 7| écrivains, est assurément Léon Cladel.~    Jadis, dans 317 2| longtemps connaître des lettrés, est un des jeunes gens 318 7| doivent rencontrer à cent lignes de distance, et il doit 319 2| Et toutes les femmes le liront et le comprendront, et aussi 320 2| joues un peu creuses, et lisses comme toute chair où la 321 6| il les sait par cœur, il lit leur âme, ouvre leur cœur, 322 2| remarquables articles d'analyse littéraire et philosophique ont fait 323 7| plus énormes tours de force littéraires que puisse accomplir un 324 2| se fonde l'espoir de la littérature.~    Fort élégant sans qu' 325 2| de leur molle séduction, livré sans résistance à leur influence 326 4| cinglante, qui nous promet des livres exquis, railleurs, avec 327 7| préparé. Chaque adjectif a des lointains et chaque verbe un son qui 328 | long 329 | longtemps 330 6| explique comme s'il avait été lui-même un de ces moines à grande 331 7| grands pas, avec des yeux luisants de fauve. Il parle par éclats, 332 7| Ompdrailles ou le Tombeau des Lutteurs. Cette œuvre vient d'être 333 | M 334 7| des autres est compliquée, machinée, criblée d'intentions, hérissée 335 3| rougir qu'après coup, ce magasin de portraits est une œuvre 336 6| dans le mouvement de ses mains, dans sa démarche, dans 337 | maintenant 338 3| période. Victor Hugo, ce maître des poètes, n'échappe point 339 | mal 340 2| rêveur et doux, presque maladif, Paul Bourget, que ses remarquables 341 6| vraisemblance, est d'un intérêt vif, malgré l'inhabileté de l'auteur 342 3| langue natale, sont souvent malhabiles à écrire en prose, à saisir 343 1| sa taille, ses mœurs, ses manières, puisqu'on s'intéresse plus 344 3| grand et superbe, mais il marche mal ; on sent qu'il lui 345 3| frère d'Edgar Poe et de Marivaux, compliqué comme personne, 346 3| Et elle porte bien la marque personnelle du poète aux 347 | me 348 7| nuances. Tout y est voulu, médité, préparé. Chaque adjectif 349 3| publier en prose une des meilleures œuvres qu'il ait produites. 350 2| surtout pour les femmes, mélancolique et raffiné, une sorte de 351 3| dirait-on pas plutôt un Méphisto, ayant pris la figure du 352 4| avec ces dessous de gai mépris qui mettent tant de profondeur 353 7| en son plein l'accent du Midi ; et, irrité à la moindre 354 3| qui sont poètes dans les moelles, qui, pensent en vers comme 355 7| du Midi ; et, irrité à la moindre contradiction, il discute 356 6| Pour son livre, La Robe du Moine, Alphonse Daudet écrivit 357 6| avait été lui-même un de ces moines à grande robe blanche qui 358 | moins 359 2| tout enveloppé de leur molle séduction, livré sans résistance 360 6| personne, quelque chose de monacal.~ 361 | monde 362 3| Le livre s'appelle Les Monstres parisiens, et l'auteur Catulle 363 3| est l'histoire des plus monstrueuses dépravations de notre époque. 364 4| il vient de publier, nous montre un esprit des plus curieux, 365 2| résistance à leur influence morale, à la douceur de leur bavardage 366 7| incolore, insipide, sans mordre l'esprit, sans secouer la 367 6| dans sa parole, dans le mouvement de ses mains, dans sa démarche, 368 6| inhabileté de l'auteur à mouvementer ses personnages.~    Mais 369 7| toute la variété de ses moyens, y pousse à l'excès son 370 2| et raffiné, une sorte de murmure de poésie fait avec des 371 2| assez maigre, aux allures de myope qui semble timide, imberbe, 372 7| mots, une certaine symétrie mystérieuse qui concourt à l'harmonie 373 3| du poète aux intentions mystérieuses, frère d'Edgar Poe et de 374 3| on pense dans sa langue natale, sont souvent malhabiles 375 5| romancier nouveau, d'une nature bien personnelle, d'un talent 376 7| pensée, sans troubler les nerfs. On appelle cela être correct. 377 3| à trouver ce tour vif, nerveux, changeant qui est la qualité 378 5| catholiques, et la vision si nette, si humaine, si précise 379 | nom 380 4| encore un enfant. Il se nomme Paul Hervieu et sera connu 381 | non 382 | notre 383 | nouveau 384 7| dites avec des expressions nouvelles, inattendues et vigoureuses. 385 3| longs et légers comme un nuage, son œil fixe où l'on sent 386 6| début.~    Ce livre tout d'observation, où l'action disparaît pour 387 7| moins d'être vides comme l'Odéon un jour de première, y parviennent 388 3| légers comme un nuage, son œil fixe où l'on sent une pensée 389 4| celles d'une fille, à peine ombrées d'un duvet blond et qui 390 7| précieux jongleur ; titre : Ompdrailles ou le Tombeau des Lutteurs. 391 4| boulevard, du Vaudeville à l'Opéra, un jeune homme à l'allure 392 7| plus curieux, et des plus originaux, et des plus puissants parmi 393 | ou 394 1| et la tendance de leurs ouvrages.~ 395 6| par cœur, il lit leur âme, ouvre leur cœur, les explique 396 2| violentes et radicales, pacifique d'idées autant que de mœurs, 397 7| idée qu'il exprime. En une page, jamais deux fois la même 398 7| reproduire, jamais deux mots pareils, jamais deux consonances 399 3| sourire charmant qui semble parfois dangereux.~    On a dit 400 5| ironique et bataillante de Paris, Édouard Rod, un des familiers 401 3| livre s'appelle Les Monstres parisiens, et l'auteur Catulle Mendès.~     402 7| yeux luisants de fauve. Il parle par éclats, lance des mots 403 2| un vrai tempérament de parleur, et un geste fréquent de 404 6| jardin régulier.~    Et le parloir, les visites, la sollicitude 405 6| porte certainement dans sa parole, dans le mouvement de ses 406 3| air d'un Christ de cabinet particulier ; ne dirait-on pas plutôt 407 7| dirigeait Catulle Mendès, parut un étrange roman de ce précieux 408 7| Odéon un jour de première, y parviennent presque toujours. Leur prose 409 2| ne chante que ce qui se passe en lui ; il dit son cœur, 410 7| prosateurs deux groupes qui passent leur temps à s'entre-mépriser : 411 4| dite de l'absinthe, on voit passer sur le boulevard, du Vaudeville 412 7| il aime les lettres avec passion, comme on ne les aime plus 413 2| personne, sentimental et non passionné, délicat surtout, il est 414 7| terrible. Issu d'une forte race paysanne, il semble aigu, dur et 415 5| protestants, il excelle à peindre leurs mœurs froides, leur 416 4| comme celles d'une fille, à peine ombrées d'un duvet blond 417 3| sent une pensée qu'on ne pénètre point, et son sourire charmant 418 6| commères, et leur souci des pénitentes voilées, le long des chemins 419 3| pensent en vers comme on pense dans sa langue natale, sont 420 3| poètes dans les moelles, qui, pensent en vers comme on pense dans 421 6| femmes du monde pour « leurs Pères », tout semble vu par un 422 3| propension à l'emphase et à la période. Victor Hugo, ce maître 423 6| auteur à mouvementer ses personnages.~    Mais il descend en 424 7| Jadis, dans une remarquable petite revue, la République des 425 5| poétique, sentimentale, des peuples philosophants, dépaysé dans 426 5| sentimentale, des peuples philosophants, dépaysé dans l'existence 427 2| d'analyse littéraire et philosophique ont fait depuis longtemps 428 6| démarche, dans toute la physionomie de sa personne, quelque 429 2| thème presque constant des pièces l'amour rêveur et tendre, 430 7| dur et tranchant comme la pierre d'un champ. La barbe longue, 431 6| disparaît pour laisser la place à des portraits de religieux, 432 7| vibrants, où sonne en son plein l'accent du Midi ; et, irrité 433 3| comme personne, et dont la plume, soit qu'il fasse des vers, 434 3| mystérieuses, frère d'Edgar Poe et de Marivaux, compliqué 435 2| une sorte de murmure de poésie fait avec des choses intimes.~     436 5| cette mélancolie rêveuse, poétique, sentimentale, des peuples 437 6| nom tout inconnu, Francis Poictevin. Pour son livre, La Robe 438 3| les jambes ».~    Voici pourtant un poète qui vient de publier 439 7| variété de ses moyens, y pousse à l'excès son habileté de 440 5| étriquées, leurs allures prêcheuses. Comme Ferdinand Fabre racontant 441 7| parut un étrange roman de ce précieux jongleur ; titre : Ompdrailles 442 5| si nette, si humaine, si précise qu'il en donne dans son 443 6| Alphonse Daudet écrivit une préface, heureux, disait-il, de 444 2| il aime produire, il doit préférer comprendre, interpréter 445 7| travaillent pas assez. Les premiers n'arrivent jamais à l'Académie ; 446 6| discussions vagues, leurs préoccupations de commères, et leur souci 447 7| Tout y est voulu, médité, préparé. Chaque adjectif a des lointains 448 6| heureux, disait-il, de présenter au public un aussi remarquable 449 5| Ferdinand Fabre racontant les prêtres de campagne, il semble se 450 3| plutôt un Méphisto, ayant pris la figure du Christ ?~ 451 7| intentions, hérissée de procédés, semée de nuances. Tout 452 2| Artiste, s'il aime produire, il doit préférer comprendre, 453 3| meilleures œuvres qu'il ait produites. Le livre s'appelle Les 454 2| secs, une main de jeune professeur.~    Féminin, byronien, 455 5| d'un talent fouilleur et profond.~ 456 6| figures célèbres, des analyses profondément curieuses, des tableaux 457 4| mépris qui mettent tant de profondeur dans les mots.~ 458 2| les plus aigus et les plus profonds qui soient aujourd'hui Ergoteur, 459 6| grande robe blanche qui promènent leurs discussions vagues, 460 4| sèche, cinglante, qui nous promet des livres exquis, railleurs, 461 3| Ils ont en général une propension à l'emphase et à la période. 462 5| désolation.~    Grandi parmi les protestants, il excelle à peindre leurs 463 6| disait-il, de présenter au public un aussi remarquable début.~     464 7| Cette œuvre vient d'être publiée en volume. Cladel y déploie 465 3| si rusé, qu'il trompe les pudeurs et ne fait rougir qu'après 466 1| Puisque le temps est au reportage, 467 7| plus originaux, et des plus puissants parmi ces écrivains, est 468 7| de force littéraires que puisse accomplir un romancier. 469 3| nerveux, changeant qui est la qualité première des vrais prosateurs. 470 | quelque 471 | quelques 472 2| Ergoteur, abstracteur de quintessence, démonteur de doctrines, 473 5| prêcheuses. Comme Ferdinand Fabre racontant les prêtres de campagne, 474 2| des théories violentes et radicales, pacifique d'idées autant 475 2| femmes, mélancolique et raffiné, une sorte de murmure de 476 4| promet des livres exquis, railleurs, avec ces dessous de gai 477 1| essayer de faire quelques rapides portraits d'écrivains, en 478 2| voilées, qu'il expose avec une rare clarté de langage, une singulière 479 2| publier un très remarquable recueil de vers tout inspiré par 480 5| chevelu comme un barde et regardant la vie avec des yeux désespérés, 481 6| long des chemins du jardin régulier.~    Et le parloir, les 482 6| place à des portraits de religieux, où l'on trouve des figures 483 2| maladif, Paul Bourget, que ses remarquables articles d'analyse littéraire 484 2| Fort élégant sans qu'on le remarque et presque sans qu'on s' 485 2| appartient ce charmeur, M. Renan, ennemi des théories violentes 486 7| consonances ne se doivent rencontrer à cent lignes de distance, 487 1| puisqu'on s'intéresse plus au renseignement qu'à l'œuvre, je vais essayer 488 1| Puisque le temps est au reportage, puisqu'on veut savoir, 489 7| allure de phrase ne doit se reproduire, jamais deux mots pareils, 490 7| remarquable petite revue, la République des Lettres ; que dirigeait 491 2| molle séduction, livré sans résistance à leur influence morale, 492 7| Cladel y déploie toutes ses ressources d'ajusteur de mots, toute 493 7| doit exister même dans le retour des lettres initiales des 494 5| dernier livre : Côte à Côte, révèle un romancier nouveau, d' 495 5| allemande, de cette mélancolie rêveuse, poétique, sentimentale, 496 7| dans une remarquable petite revue, la République des Lettres ; 497 | rien 498 5| dépaysé dans l'existence vive, rieuse, ironique et bataillante 499 2| inspiré par les femmes, rimé surtout pour les femmes, 500 5| bataillante de Paris, Édouard Rod, un des familiers d'Émile


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