1882-rod | roman-zola
Par.
501 7| Mendès, parut un étrange roman de ce précieux jongleur ;
502 4| un peu lasse, aux joues rosées comme celles d'une fille,
503 3| trompe les pudeurs et ne fait rougir qu'après coup, ce magasin
504 6| ce grand garçon timide, rougissant, au geste embarrassé, à
505 7| face creuse, il va dans la rue à grands pas, avec des yeux
506 7| tumultueusement, comme s'il allait se ruer sur son adversaire et le
507 5| Émile Zola, erre par les rues avec des airs de désolation.~
508 3| si habile, si voilé, si rusé, qu'il trompe les pudeurs
509 3| écrire en prose, à saisir le rythme fuyant de la phrase, à trouver
510 3| malhabiles à écrire en prose, à saisir le rythme fuyant de la phrase,
511 3| époque. Étrange et vrai, saisissant, charmeur, brutal dans le
512 2| interpréter et démontrer, et il saisit les nuances les plus fines,
513 6| il descend en eux, il les sait par cœur, il lit leur âme,
514 | savoir
515 4| froid, armé d'une ironie sèche, cinglante, qui nous promet
516 5| leurs mœurs froides, leur sécheresse, leurs croyances étriquées,
517 7| jamais à l'Académie ; les seconds, à moins d'être vides comme
518 7| sans mordre l'esprit, sans secouer la pensée, sans troubler
519 2| une main longue aux doigts secs, une main de jeune professeur.~
520 2| enveloppé de leur molle séduction, livré sans résistance à
521 3| bien l'œuvre de cet homme séduisant et inquiétant, avec sa pâle
522 2| ingénieuse qu'à l'image vive, séduit jusqu'à l'extase par le
523 3| sent qu'il lui faut une selle entre les jambes ».~
524 7| intentions, hérissée de procédés, semée de nuances. Tout y est voulu,
525 5| spleen, maigre comme un séminariste, chevelu comme un barde
526 2| et des subtilités, plus sensible à la pensée ingénieuse qu'
527 2| désir de leur personne, sentimental et non passionné, délicat
528 5| mélancolie rêveuse, poétique, sentimentale, des peuples philosophants,
529 | sera
530 | seulement
531 | soient
532 4| Presque chaque soir, à l'heure dite de l'absinthe,
533 6| parloir, les visites, la sollicitude des femmes du monde pour «
534 7| lance des mots vibrants, où sonne en son plein l'accent du
535 2| images colorées, des mots sonores, et cette exaltation que
536 2| mélancolique et raffiné, une sorte de murmure de poésie fait
537 6| préoccupations de commères, et leur souci des pénitentes voilées,
538 2| tristesses, ses subtiles souffrances ; il ne raconte pas, comme
539 3| qu'il écrive en prose est souple et changeante à l'infini.
540 3| ne pénètre point, et son sourire charmant qui semble parfois
541 2| contact des pensées, des souvenirs, des espoirs, des, désirs.~
542 5| il semble se faire une spécialité de ces dissidents catholiques,
543 2| visionnaires inspirés, les spectacles des hommes et des événements,
544 5| Pâle et triste à donner le spleen, maigre comme un séminariste,
545 7| l'excès son habileté de styliste difficile. D'un bout à l'
546 2| cœur, ses tristesses, ses subtiles souffrances ; il ne raconte
547 2| amoureux des finesses et des subtilités, plus sensible à la pensée
548 3| démonté ; il est grand et superbe, mais il marche mal ; on
549 6| de vie claustrale d'une surprenante vraisemblance, est d'un
550 7| initiales des mots, une certaine symétrie mystérieuse qui concourt
551 6| profondément curieuses, des tableaux de vie claustrale d'une
552 1| comment sont ses traits, sa taille, ses mœurs, ses manières,
553 5| nature bien personnelle, d'un talent fouilleur et profond.~
554 | tant
555 2| justesse de mots, un vrai tempérament de parleur, et un geste
556 2| pièces l'amour rêveur et tendre, l'amour flottant dans les
557 7| sur son adversaire et le terrasser d'une étreinte. Mais il
558 7| Va-nu-pieds est, dans la vie, un terrible. Issu d'une forte race paysanne,
559 2| intimes.~ L'amour est le thème presque constant des pièces
560 2| charmeur, M. Renan, ennemi des théories violentes et radicales,
561 7| de ce précieux jongleur ; titre : Ompdrailles ou le Tombeau
562 7| titre : Ompdrailles ou le Tombeau des Lutteurs. Cette œuvre
563 | tour
564 7| est là un des plus énormes tours de force littéraires que
565 | tous
566 1| homme, comment sont ses traits, sa taille, ses mœurs, ses
567 | très
568 5| Pâle et triste à donner le spleen, maigre
569 2| lui ; il dit son cœur, ses tristesses, ses subtiles souffrances ;
570 3| si voilé, si rusé, qu'il trompe les pudeurs et ne fait rougir
571 | trop
572 7| secouer la pensée, sans troubler les nerfs. On appelle cela
573 6| portraits de religieux, où l'on trouve des figures célèbres, des
574 3| rythme fuyant de la phrase, à trouver ce tour vif, nerveux, changeant
575 7| il discute violemment, tumultueusement, comme s'il allait se ruer
576 | va
577 7| auteur du Bouscassié et des Va-nu-pieds est, dans la vie, un terrible.
578 2| doctrines, byzantin, croyant vague, de cette race de croyants
579 6| promènent leurs discussions vagues, leurs préoccupations de
580 | vais
581 1| savoir, avant de connaître la valeur d'un homme, comment sont
582 3| Crucifié, sa barbe frisée et vaporeuse, ses cheveux longs et légers
583 2| plus charmants, les plus variés, les plus aigus et les plus
584 7| ajusteur de mots, toute la variété de ses moyens, y pousse
585 4| passer sur le boulevard, du Vaudeville à l'Opéra, un jeune homme
586 7| des lointains et chaque verbe un son qui doit s'accorder
587 1| au reportage, puisqu'on veut savoir, avant de connaître
588 7| par éclats, lance des mots vibrants, où sonne en son plein l'
589 2| comment il sent, comment il vibre au contact des pensées,
590 3| emphase et à la période. Victor Hugo, ce maître des poètes,
591 7| seconds, à moins d'être vides comme l'Odéon un jour de
592 7| nouvelles, inattendues et vigoureuses. C'est là un des plus énormes
593 7| contradiction, il discute violemment, tumultueusement, comme
594 2| Renan, ennemi des théories violentes et radicales, pacifique
595 5| dissidents catholiques, et la vision si nette, si humaine, si
596 2| ne raconte pas, comme les visionnaires inspirés, les spectacles
597 6| Et le parloir, les visites, la sollicitude des femmes
598 2| des désespérés heureux de vivre, il vient de publier un
599 3| fond, mais si habile, si voilé, si rusé, qu'il trompe les
600 4| heure dite de l'absinthe, on voit passer sur le boulevard,
601 6| au geste embarrassé, à la voix souvent balbutiante, aux
602 7| semée de nuances. Tout y est voulu, médité, préparé. Chaque
603 3| la qualité première des vrais prosateurs. Ils ont en général
604 6| claustrale d'une surprenante vraisemblance, est d'un intérêt vif, malgré
605 | vu
606 5| un des familiers d'Émile Zola, erre par les rues avec
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