Par.
1 3| en serions douté.~25 juin 1882~
2 | 25
3 2| telles.~ Il en est d'abominables, celles qui, au lieu de
4 2| Elle règne d'une manière absolue par le seul fait de son
5 2| indéfinissable sensation de femme qui accompli sans cesse son rôle de charmeuse,
6 2| dont la tâche humaine est achevée de par l'impitoyable loi
7 3| captivant : et comme on admire de loin cette ancêtre qui
8 2| être plus puissant, plus adoré, plus obéi, plus triomphant,
9 3| et la plus fine, la plus adorée aussi de ses amis.~ Et
10 1| odeur d'un plat qu'elles adorent, mais dont elles ne peuvent
11 1| doivent infailliblement adorer les vieilles.~ La vieille
12 2| la sauriez chérir d'une affection tout autre.~ Et que de
13 1| que baisèrent des lèvres affolées, pour qui l'on rêva, l'on
14 2| qu'elle ne soit plus à l'âge où vous la sauriez chérir
15 2| par l'impitoyable loi des âges.~ Elle vit encore cependant,
16 3| femmes, et qui sait être plus agréable à lire que la plupart des
17 1| mais d'une coquetterie d'aïeule ?~ Si la jeune femme
18 2| et toujours, où qu'elle aille, qu'elle dorme ou qu'elle
19 3| façon des femmes de lettres, aimable toujours et captivant :
20 2| plus bienveillantes, plus aimables, plus libres de langage
21 3| sautillantes petites pièces, on aime cet esprit marivaudeur et
22 2| qui ont été peu ou point aimées, qui ont vécu d'une vie
23 1| oubliée, morte, détruite, qu'aimèrent des hommes, que baisèrent
24 | ainsi
25 | air
26 3| connaître celle à qui M. Alexandre Dumas faisait dernièrement
27 1| subtil arôme, une sorte d'âme des essences évaporées.
28 3| plus adorée aussi de ses amis.~ Et comme, à travers
29 3| on admire de loin cette ancêtre qui a su rester plus séduisante
30 1| rappellent toute une époque ancienne. Faite libre par ses cheveux
31 1| ce que sont pour nous les antiques et beaux objets qui nous
32 1| et vénérante, raffinée, apitoyée un peu, pour cette femme
33 2| de sa beauté ? Tout lui appartient, les hommes, les cœurs,
34 3| de comédies légères qui s'appelle le Théâtre au Salon.~
35 3| que la plupart des auteurs applaudis.~ M. Dumas nous apprend
36 3| applaudis.~ M. Dumas nous apprend que le nom qu'elle signe,
37 1| laissé en elles un subtil arôme, une sorte d'âme des essences
38 1| blanche et douce, et, tout attendri par ces effluves d'amour
39 1| yeux, les sourires, toute l'attitude semblent jaser quand nous
40 3| lire que la plupart des auteurs applaudis.~ M. Dumas
41 1| rester femme, mais femme d'autrefois, coquette encore, mais d'
42 2| jalouses de l'honnêteté d'autrui, machines à mauvais compliments
43 | aux
44 | avait
45 | avoir
46 1| tous les parfums dont fut baignée leur peau eussent laissé
47 1| semblent venir d'elles, de la baiser longtemps, longtemps, comme
48 1| aimèrent des hommes, que baisèrent des lèvres affolées, pour
49 | bas
50 1| souffrirent des âmes et battirent des cœurs.~ Ceux qui
51 1| pour qui l'on rêva, l'on se battit, l'on passa des nuits fiévreuses,
52 | beaucoup
53 1| pour nous les antiques et beaux objets qui nous rappellent
54 | bien
55 1| amour d'un ton maternel et bienveillant ; parfois, elles jettent
56 2| au lieu de se faire plus bienveillantes, plus aimables, plus libres
57 1| prendre leur vieille main blanche et douce, et, tout attendri
58 1| Faite libre par ses cheveux blancs d'où la poudre s'envole,
59 | bon
60 1| et cela prend en leur bouche une grâce poudrée de l'autre
61 3| lettres, aimable toujours et captivant : et comme on admire de
62 | car
63 1| sourires, et l'insoutenable caresse de leur regard ; ceux qui
64 1| est un charme singulier de causer longtemps, tout bas, à mots
65 | celle
66 3| au Salon.~ On la dit, celle-là, la plus charmante de toutes.
67 2| Il en est d'abominables, celles qui, au lieu de se faire
68 | celui
69 | cependant
70 3| charmante de toutes. Elle est certes la plus spirituelle et la
71 2| femme qui accompli sans cesse son rôle de charmeuse, de
72 1| dans un salon, dans les champs, dans un omnibus, n'importe
73 1| nous, de ce sous-entendu charmant dont les yeux, les sourires,
74 1| grâces différentes et leurs charmes variés doivent infailliblement
75 2| accompli sans cesse son rôle de charmeuse, de séductrice, de conquérante,
76 1| des choses mystérieuses et chères qui restent comme un éternel
77 2| l'âge où vous la sauriez chérir d'une affection tout autre.~
78 1| de l'un à l'autre en qui circule un courant d'amour.~
79 1| duvet impalpable semé sur le coin des lèvres, et le petit
80 3| préface pour un volume de comédies légères qui s'appelle le
81 2| autrui, machines à mauvais compliments en qui fermentent des âmes
82 2| charmeuse, de séductrice, de conquérante, son rôle naturel et instinctif.~
83 2| connaître et aimer sans un constant et mordant regret qu'elle
84 1| vieilles, avec un petit air content, désintéressé ; mais encore
85 1| coquette encore, mais d'une coquetterie d'aïeule ?~ Si la jeune
86 1| Et quand elles sont coquettes - une femme doit toujours
87 1| autre en qui circule un courant d'amour.~ Mais c'est
88 2| que puisse souffrir une créature : elle a vieilli.~ La
89 1| n'importe où, quand se croisent deux regards de jeunes gens,
90 1| parfois, elles jettent un mot cru, une image vive, une réflexion
91 1| un hommage aux tendresses défuntes.~
92 1| tendresse, de tendresse délicate, de tendresse pleine de
93 1| d'une façon discrète et délicieuse. Souvent le désir vous vient
94 3| Alexandre Dumas faisait dernièrement une remarquable préface
95 1| avec un petit air content, désintéressé ; mais encore friand, comme
96 1| une autre, oubliée, morte, détruite, qu'aimèrent des hommes,
97 | deux
98 2| et qu'elle sache alors devenir, à force de grâce non plus
99 2| strictement, étroitement honnête, deviennent les vieilles grincheuses,
100 1| histoire de la femme ; elle devient un peu ce que sont pour
101 2| Et que de gré ne lui devons-nous pas garder d'être ainsi
102 2| plus épouvantable, le plus dévorant supplice que puisse souffrir
103 1| séductions opposées, leurs grâces différentes et leurs charmes variés
104 1| poudrée de l'autre siècle ; on dirait une pirouette osée ou se
105 | dire
106 1| de Florence d'une façon discrète et délicieuse. Souvent le
107 2| Alors il faut qu'elle disparaisse, ou qu'elle lutte, et qu'
108 | doit
109 1| et leurs charmes variés doivent infailliblement adorer les
110 2| où qu'elle aille, qu'elle dorme ou qu'elle veille, elle
111 1| vieille main blanche et douce, et, tout attendri par ces
112 3| dire, nous nous en serions douté.~25 juin 1882~
113 | du
114 1| frisés des nuques, le petit duvet impalpable semé sur le coin
115 2| obéi, plus triomphant, plus éclatant qu'une jolie femme dans
116 1| jeunes gens, une subite éclosion de galanterie, un obscur
117 1| et, tout attendri par ces effluves d'amour passé qui semblent
118 2| que peu à peu les hommes s'éloignent. Elle, qui était tout, n'
119 1| galanterie, un obscur désir emplit les yeux, et il semble qu'
120 2| accoutume à ces hommages comme l'enfant s'accoutume à respirer,
121 | entre
122 1| blancs d'où la poudre s'envole, elle ose parler de tout,
123 2| qu'une jolie femme dans l'épanouissement de sa beauté ? Tout lui
124 1| nous rappellent toute une époque ancienne. Faite libre par
125 2| elle a passé par le plus épouvantable, le plus dévorant supplice
126 1| exquise ? Et près d'elle n'éprouve-t-on pas quelque chose d'indéfinissable,
127 1| Dans la rue, dans un escalier, dans un salon, dans les
128 1| arôme, une sorte d'âme des essences évaporées. Elles sentent
129 1| charmante, la vieille n'est-elle pas exquise ? Et près d'
130 | était
131 | été
132 1| chères qui restent comme un éternel secret entre les jeunes
133 2| vécu d'une vie strictement, étroitement honnête, deviennent les
134 2| hargneuses, sortes de faux eunuques femelles, gardiennes jalouses
135 1| dont fut baignée leur peau eussent laissé en elles un subtil
136 1| sorte d'âme des essences évaporées. Elles sentent l'iris, la
137 2| par le seul fait de son existence, sans souci, sans travail,
138 1| la vieille n'est-elle pas exquise ? Et près d'elle n'éprouve-t-on
139 1| quand nous nous trouvons en face d'Elles, qui que nous soyons,
140 | faisait
141 | fait
142 2| et hargneuses, sortes de faux eunuques femelles, gardiennes
143 2| sortes de faux eunuques femelles, gardiennes jalouses de
144 2| mauvais compliments en qui fermentent des âmes de vieux gendarmes.~
145 1| battit, l'on passa des nuits fiévreuses, pour qui souffrirent des
146 1| il semble qu'un invisible fil se trouve jeté de l'un à
147 3| plus spirituelle et la plus fine, la plus adorée aussi de
148 2| une vieille femme, un être fini dont la tâche humaine est
149 1| encore friand, comme si elles flairaient en passant l'odeur d'un
150 1| sentent l'iris, la poudre de Florence d'une façon discrète et
151 1| et des sens.~ Et elles font cela, les vieilles, avec
152 1| désintéressé ; mais encore friand, comme si elles flairaient
153 1| frissonner les petits cheveux frisés des nuques, le petit duvet
154 1| qui ne peuvent voir sans frissonner les petits cheveux frisés
155 1| de regrets, de tendresse galante et vénérante, raffinée,
156 1| une subite éclosion de galanterie, un obscur désir emplit
157 2| gré ne lui devons-nous pas garder d'être ainsi charmante,
158 2| faux eunuques femelles, gardiennes jalouses de l'honnêteté
159 2| fermentent des âmes de vieux gendarmes.~ Aussi, quand une vieille
160 3| que le nom qu'elle signe, Gennevraye, n'est point celui qu'elle
161 1| croisent deux regards de jeunes gens, une subite éclosion de
162 1| séductions opposées, leurs grâces différentes et leurs charmes
163 2| tout autre.~ Et que de gré ne lui devons-nous pas garder
164 2| deviennent les vieilles grincheuses, les vieilles pimbêches
165 2| les vieilles pimbêches grondantes et hargneuses, sortes de
166 1| du moins dont on ne parle guère. La vieille ose parler de
167 2| comme le jeune oiseau s'habitue à voler. C'est la nourriture
168 1| image vive, une réflexion hardie, une plaisanterie un peu
169 2| pimbêches grondantes et hargneuses, sortes de faux eunuques
170 1| elle semble être toute l'histoire de la femme ; elle devient
171 1| longtemps, longtemps, comme un hommage aux tendresses défuntes.~
172 2| Alors elle s'accoutume à ces hommages comme l'enfant s'accoutume
173 2| strictement, étroitement honnête, deviennent les vieilles
174 2| gardiennes jalouses de l'honnêteté d'autrui, machines à mauvais
175 2| être fini dont la tâche humaine est achevée de par l'impitoyable
176 1| jettent un mot cru, une image vive, une réflexion hardie,
177 2| satisfaction d'être jolie, un immense orgueil satisfait, et encore
178 1| peut le faire sans être immodeste, impudique, comme seraient
179 1| des nuques, le petit duvet impalpable semé sur le coin des lèvres,
180 2| humaine est achevée de par l'impitoyable loi des âges.~ Elle vit
181 1| champs, dans un omnibus, n'importe où, quand se croisent deux
182 1| faire sans être immodeste, impudique, comme seraient les jeunes,
183 1| leurs charmes variés doivent infailliblement adorer les vieilles.~
184 1| petit pli des sourires, et l'insoutenable caresse de leur regard ;
185 2| conquérante, son rôle naturel et instinctif.~ Puis voilà que peu
186 1| yeux, et il semble qu'un invisible fil se trouve jeté de l'
187 1| évaporées. Elles sentent l'iris, la poudre de Florence d'
188 1| vénérable, de toutes les ivresses des cœurs et des sens.~
189 2| eunuques femelles, gardiennes jalouses de l'honnêteté d'autrui,
190 1| osée ou se voit un peu de jambe.~ Et quand elles sont
191 1| toute l'attitude semblent jaser quand nous nous trouvons
192 1| invisible fil se trouve jeté de l'un à l'autre en qui
193 1| bienveillant ; parfois, elles jettent un mot cru, une image vive,
194 2| plénitude d'orgueil et de joie.~ Alors elle s'accoutume
195 3| nous en serions douté.~25 juin 1882~
196 1| baignée leur peau eussent laissé en elles un subtil arôme,
197 2| aimables, plus libres de langage et de morale, ont suri.
198 3| pour un volume de comédies légères qui s'appelle le Théâtre
199 3| à la façon des femmes de lettres, aimable toujours et captivant :
200 1| une époque ancienne. Faite libre par ses cheveux blancs d'
201 1| mots un peu voilés, mais librement, avec une femme vénérable,
202 2| bienveillantes, plus aimables, plus libres de langage et de morale,
203 2| abominables, celles qui, au lieu de se faire plus bienveillantes,
204 3| sait être plus agréable à lire que la plupart des auteurs
205 3| esprit marivaudeur et subtil, littéraire à la façon des femmes de
206 2| achevée de par l'impitoyable loi des âges.~ Elle vit encore
207 | loin
208 2| disparaisse, ou qu'elle lutte, et qu'elle sache alors
209 2| de l'honnêteté d'autrui, machines à mauvais compliments en
210 1| de prendre leur vieille main blanche et douce, et, tout
211 1| dont elles ne peuvent plus manger. Elles parlent d'amour d'
212 2| volontés. Elle règne d'une manière absolue par le seul fait
213 3| pièces, on aime cet esprit marivaudeur et subtil, littéraire à
214 1| parlent d'amour d'un ton maternel et bienveillant ; parfois,
215 2| honnêteté d'autrui, machines à mauvais compliments en qui fermentent
216 | moins
217 2| libres de langage et de morale, ont suri. Et presque toujours
218 2| aimer sans un constant et mordant regret qu'elle ne soit plus
219 1| dans une autre, oubliée, morte, détruite, qu'aimèrent des
220 1| parfois, elles jettent un mot cru, une image vive, une
221 1| causer longtemps, tout bas, à mots un peu voilés, mais librement,
222 1| parler de tout, des choses mystérieuses et chères qui restent comme
223 2| de conquérante, son rôle naturel et instinctif.~ Puis
224 | nom
225 2| habitue à voler. C'est la nourriture de son être ; et toujours,
226 1| se battit, l'on passa des nuits fiévreuses, pour qui souffrirent
227 1| petits cheveux frisés des nuques, le petit duvet impalpable
228 2| puissant, plus adoré, plus obéi, plus triomphant, plus éclatant
229 1| nous les antiques et beaux objets qui nous rappellent toute
230 1| éclosion de galanterie, un obscur désir emplit les yeux, et
231 2| respirer, comme le jeune oiseau s'habitue à voler. C'est
232 1| dans les champs, dans un omnibus, n'importe où, quand se
233 1| toutes, avec leurs séductions opposées, leurs grâces différentes
234 1| on dirait une pirouette osée ou se voit un peu de jambe.~
235 1| qui survit dans une autre, oubliée, morte, détruite, qu'aimèrent
236 1| maternel et bienveillant ; parfois, elles jettent un mot cru,
237 1| vieille, comme si tous les parfums dont fut baignée leur peau
238 1| peuvent plus manger. Elles parlent d'amour d'un ton maternel
239 1| rêva, l'on se battit, l'on passa des nuits fiévreuses, pour
240 1| comme si elles flairaient en passant l'odeur d'un plat qu'elles
241 1| parfums dont fut baignée leur peau eussent laissé en elles
242 3| scènes de ces sautillantes petites pièces, on aime cet esprit
243 1| voir sans frissonner les petits cheveux frisés des nuques,
244 3| ces sautillantes petites pièces, on aime cet esprit marivaudeur
245 1| les aiment en tout, des pieds à la tête, pour cela seul
246 2| grincheuses, les vieilles pimbêches grondantes et hargneuses,
247 1| une plaisanterie un peu pimentée : et cela prend en leur
248 1| autre siècle ; on dirait une pirouette osée ou se voit un peu de
249 1| une réflexion hardie, une plaisanterie un peu pimentée : et cela
250 1| en passant l'odeur d'un plat qu'elles adorent, mais dont
251 1| tendresse délicate, de tendresse pleine de regrets, de tendresse
252 2| sans travail, dans une plénitude d'orgueil et de joie.~
253 1| des lèvres, et le petit pli des sourires, et l'insoutenable
254 1| en leur bouche une grâce poudrée de l'autre siècle ; on dirait
255 2| toutes les autres, et vous ne pouvez la connaître et aimer sans
256 | pouvoir
257 3| dernièrement une remarquable préface pour un volume de comédies
258 1| un peu pimentée : et cela prend en leur bouche une grâce
259 1| Souvent le désir vous vient de prendre leur vieille main blanche
260 | près
261 | presque
262 2| séduisante, elle semble avoir pris en elle tout le charme de
263 | Puis
264 2| Est-il au monde un être plus puissant, plus adoré, plus obéi,
265 2| plus dévorant supplice que puisse souffrir une créature :
266 1| qui que nous soyons, et quelles qu'elles soient.~ Dans
267 | quelque
268 1| tendresse galante et vénérante, raffinée, apitoyée un peu, pour cette
269 1| et beaux objets qui nous rappellent toute une époque ancienne.
270 2| cet être adorable et si rare~ une vieille femme séduisante.~
271 2| force de grâce non plus rayonnante mais réfléchie, à force
272 2| non plus rayonnante mais réfléchie, à force de volonté de plaire
273 1| cru, une image vive, une réflexion hardie, une plaisanterie
274 1| insoutenable caresse de leur regard ; ceux qui voudraient pouvoir
275 1| quand se croisent deux regards de jeunes gens, une subite
276 2| cœurs, les volontés. Elle règne d'une manière absolue par
277 2| sans un constant et mordant regret qu'elle ne soit plus à l'
278 1| de tendresse pleine de regrets, de tendresse galante et
279 3| faisait dernièrement une remarquable préface pour un volume de
280 2| comme l'enfant s'accoutume à respirer, comme le jeune oiseau s'
281 1| mystérieuses et chères qui restent comme un éternel secret
282 1| affolées, pour qui l'on rêva, l'on se battit, l'on passa
283 1| elles soient.~ Dans la rue, dans un escalier, dans
284 2| qu'elle lutte, et qu'elle sache alors devenir, à force de
285 2| force par sa beauté, la satisfaction d'être jolie, un immense
286 2| jolie, un immense orgueil satisfait, et encore une autre indéfinissable
287 2| plus à l'âge où vous la sauriez chérir d'une affection tout
288 3| travers les scènes de ces sautillantes petites pièces, on aime
289 3| Et comme, à travers les scènes de ces sautillantes petites
290 1| restent comme un éternel secret entre les jeunes et nous,
291 1| mais toutes, avec leurs séductions opposées, leurs grâces différentes
292 2| son rôle de charmeuse, de séductrice, de conquérante, son rôle
293 1| le petit duvet impalpable semé sur le coin des lèvres,
294 1| ivresses des cœurs et des sens.~ Et elles font cela,
295 2| une autre indéfinissable sensation de femme qui accompli sans
296 2| veille, elle porte en elle le sentiment de sa force par sa beauté,
297 1| immodeste, impudique, comme seraient les jeunes, et c'est un
298 3| à le dire, nous nous en serions douté.~25 juin 1882~
299 | seulement
300 1| grâce poudrée de l'autre siècle ; on dirait une pirouette
301 3| apprend que le nom qu'elle signe, Gennevraye, n'est point
302 2| longtemps. Et on dit d'elle simplement : « En voilà une qui fut
303 1| jeunes, et c'est un charme singulier de causer longtemps, tout
304 | soient
305 | soit
306 2| grondantes et hargneuses, sortes de faux eunuques femelles,
307 2| fait de son existence, sans souci, sans travail, dans une
308 2| dévorant supplice que puisse souffrir une créature : elle a vieilli.~
309 1| nuits fiévreuses, pour qui souffrirent des âmes et battirent des
310 1| les jeunes et nous, de ce sous-entendu charmant dont les yeux,
311 1| discrète et délicieuse. Souvent le désir vous vient de prendre
312 1| face d'Elles, qui que nous soyons, et quelles qu'elles soient.~
313 3| Elle est certes la plus spirituelle et la plus fine, la plus
314 2| qui ont vécu d'une vie strictement, étroitement honnête, deviennent
315 3| loin cette ancêtre qui a su rester plus séduisante que
316 1| regards de jeunes gens, une subite éclosion de galanterie,
317 2| épouvantable, le plus dévorant supplice que puisse souffrir une
318 | sur
319 2| langage et de morale, ont suri. Et presque toujours les
320 1| peu, pour cette femme qui survit dans une autre, oubliée,
321 2| femme, un être fini dont la tâche humaine est achevée de par
322 2| les vieilles ne sont pas telles.~ Il en est d'abominables,
323 1| longtemps, comme un hommage aux tendresses défuntes.~
324 1| en tout, des pieds à la tête, pour cela seul qu'elles
325 3| légères qui s'appelle le Théâtre au Salon.~ On la dit,
326 | ton
327 | tous
328 2| existence, sans souci, sans travail, dans une plénitude d'orgueil
329 3| ses amis.~ Et comme, à travers les scènes de ces sautillantes
330 2| plus adoré, plus obéi, plus triomphant, plus éclatant qu'une jolie
331 1| semble qu'un invisible fil se trouve jeté de l'un à l'autre en
332 1| semblent jaser quand nous nous trouvons en face d'Elles, qui que
333 1| différentes et leurs charmes variés doivent infailliblement
334 2| ou point aimées, qui ont vécu d'une vie strictement, étroitement
335 2| qu'elle dorme ou qu'elle veille, elle porte en elle le sentiment
336 1| librement, avec une femme vénérable, de toutes les ivresses
337 1| de tendresse galante et vénérante, raffinée, apitoyée un peu,
338 1| amour passé qui semblent venir d'elles, de la baiser longtemps,
339 2| aimées, qui ont vécu d'une vie strictement, étroitement
340 2| souffrir une créature : elle a vieilli.~ La femme est faite
341 1| délicieuse. Souvent le désir vous vient de prendre leur vieille
342 2| qui fermentent des âmes de vieux gendarmes.~ Aussi, quand
343 2| impitoyable loi des âges.~ Elle vit encore cependant, et elle
344 1| jettent un mot cru, une image vive, une réflexion hardie, une
345 2| cependant, et elle peut vivre longtemps. Et on dit d'elle
346 1| tout bas, à mots un peu voilés, mais librement, avec une
347 1| femmes, ceux qui ne peuvent voir sans frissonner les petits
348 1| une pirouette osée ou se voit un peu de jambe.~ Et
349 2| jeune oiseau s'habitue à voler. C'est la nourriture de
350 2| mais réfléchie, à force de volonté de plaire encore, de plaire
351 2| les hommes, les cœurs, les volontés. Elle règne d'une manière
352 3| remarquable préface pour un volume de comédies légères qui
353 1| de leur regard ; ceux qui voudraient pouvoir aimer toutes les
354 3| choses.~ Et comme on voudrait connaître celle à qui M.
355 1| elle fut, et une sorte de vraie tendresse, de tendresse
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