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Guy de Maupassant
La belle Ernestine

IntraText - Concordances

(Hapax Legomena)


1882-vache | vain-yeux

    Par.
1 6| trésor est caché.~1er août 1882~ 2 6| un gros trésor est caché.~1er août 1882~ 3 1| vous voulez.~    On monte d'abord la côte du Havre, puis on 4 5| paysans, elle serait un type absolument superbe à connaître et à 5 6| roches éboulées, les unes accumulées comme des ruines de châteaux 6 1| sans cesse à l'esprit, ces admirables vers d'un des plus grands 7 | ai 8 4| ça vous fâchera que je l'aie laissé ? Mais voyez-vous, 9 4| mange pas souvent et qu'a l'aimera mieux ça qu'tous vos plats. »~     10 | air 11 4| asseyait pour rire à son aise devant les voyageurs stupéfaits.~     12 1| ces vallons, plantés d'ajoncs jaunes au printemps, jaunes 13 4| Quand la voiture royale s'en alla, Ernestine, debout sur la 14 | aller 15 4| enlever ça parce que vous alliez venir. C'est-il vrai que 16 1| est pas loin d'Étretat. Allons-y à pied, si vous voulez.~     17 1| comme un soupir de leur âme brûlante,~Du sein des épis 18 | ami 19 4| moi, je n'cache jamais mes amis. »~    La reine répondit : «  20 5| délicatement leurs opinions, les amuse et les séduit, les édifie 21 4| bonne humeur toute ronde. L'an dernier, la reine d'Espagne 22 3| campagnard mène devant une ancienne et jolie maison, toute vêtue 23 6| comme des ruines de châteaux anciens, les autres gisant çà et 24 5| Ernestine des multitudes d'anecdotes. Elle a vu tant de monde 25 1| Depuis vingt ans, chaque année, ces trois mots : « la belle 26 4| Espagne vint la voir et fit annoncer sa visite. Tout le monde, 27 6| Cochet, ce père d'Étretat, l'antiquaire bien connu, mort aujourd' 28 6| gros trésor est caché.~1er août 1882~ 29 5| de les servir selon son appréciation, mais elle leur parle comme 30 4| des manières, à des grâces apprises, à des coquetteries de Parisienne !~     31 4| Emilio Castelar, elle s'approcha de l'auguste convive :~    «  32 4| Mais Ernestine calma ces ardeurs : « Une reine, eh ben ! 33 1| de petit château coiffé d'ardoises. Dans les vastes cours, 34 | arrive 35 4| coquetteries de Parisienne !~    Arrivés en face de cette forte fille 36 4| tribut.~    Mais si les artistes ont saisi le caractère curieux 37 4| Ernestine ! »~    Et elle s'asseyait pour rire à son aise devant 38 5| méchante, rusée inconsciente, astucieuse par instinct, pleine de 39 4| qui s'attendaient à des atours, à des manières, à des grâces 40 4| puis, las, enfin faisaient atteler ; et comme ils montaient 41 3| pommiers.~    L'hôtelière attend devant sa porte, rieuse 42 1| livres, un de ces personnages attendrissants, philosophants, mi-paysans, 43 1| belle Ernestine est une aubergiste de Saint-Jouin, de Saint-Jouin 44 5| le bon sens du mot, sans aucune perfidie méchante, rusée 45 4| Castelar, elle s'approcha de l'auguste convive :~    « Dites donc, 46 | aurait 47 | aussi 48 1| est demeures intéressante autant que femme du monde, curieuse 49 3| par tous les poètes, des autographes par tous les illustres, 50 | aux 51 2| ici et sans espoir pour l'avenir, de créer une station de 52 | ayant 53 4| cette femme, les simples baigneurs souvent la méconnaissent. 54 2| de créer une station de bais.~    On remonte par un sentier 55 1| cossuEs, avec de longs bâtiments couverts de chaume, des 56 | beau 57 1| entre deux fermes, deux belles fermes normandes, riches, 58 | ben 59 5| les séduit, les édifie au besoin.~    Si quelque romancier 60 1| avec un grand mouvement en biais de leurs mâchoires lentes 61 6| plus la muraille droite et blanche d'Étretat, mais un chaos 62 1| partout, les unes toutes blanches, flambantes, joyeuses, les 63 1| on voit la grande nappe bleue sur qui se répand le soleil, 64 1| des bouquets d'arbres, des bois de cent pas de long, et 65 | bonne 66 3| structure, son rire osé, sa bouche forte, bien ouverte. C'est 67 6| milieu d'herbes hautes où bouillonnent des sources.~    Et l'on 68 6| dis-je, que dans ces roches bouleversées un gros trésor est caché.~ 69 1| Parfois on y rencontre des bouquets d'arbres, des bois de cent 70 5| connaît guère. Elle est brave fille, familière, avec des 71 1| mûrs qui ondulent avec un bruit pareil à un crépitement.~     72 1| comme un soupir de leur âme brûlante,~Du sein des épis lourds 73 1| flambantes, joyeuses, les autres brunes ; et parfois un grand vapeur 74 2| Voici Bruneval, une vallée profonde qui 75 1| pointu. A droite, la côte brusquement tombe à la mer en une chute, 76 1| toujours, pliés sous quelque brutale méchanceté de l'existence, 77 4| déjeunaient, attendaient encore, buvaient toujours, puis, las, enfin 78 6| anciens, les autres gisant çà et là au milieu d'herbes 79 4| est mon ami, et, moi, je n'cache jamais mes amis. »~    La 80 6| bouleversées un gros trésor est caché.~1er août 1882~ 81 4| au Havre. Mais Ernestine calma ces ardeurs : « Une reine, 82 3| Une entrée de manoir campagnard mène devant une ancienne 83 3| vingt ans plus tôt, la belle campagnarde rusée qui sait, d'un sourire 84 5| diplomatie voilée, d'habiletés campagnardes, d'intentions dissimulées.~     85 4| les artistes ont saisi le caractère curieux et si particulier 86 3| semble Flamande, par sa carnation, sa structure, son rire 87 1| vers qui reviennent sans cesse à l'esprit, ces admirables 88 1| morales, un de ces types champêtres et doux, un peu malheureux 89 2| éternellement et que fait chanter le vent du large, et on 90 6| blanche d'Étretat, mais un chaos étrange de roches éboulées, 91 1| Sand. Oh ! si le grand et charmant romancier l'avait connue, 92 1| déroulent avec une fantaisie charmante, imprévue et toujours coquette. 93 1| vallons tortueux qui créent le charme si particulier des environs 94 3| est une de ces servantes charnues et saines qu'on a vues danser 95 1| fermiers, une sorte de petit château coiffé d'ardoises. Dans 96 6| accumulées comme des ruines de châteaux anciens, les autres gisant 97 1| longs bâtiments couverts de chaume, des granges, des écuries, 98 4| déjà d'envoyer chercher un chef au Havre. Mais Ernestine 99 2| un hameau de fermes, le chemin passant entre les fossés 100 4| pensionnaire parlait déjà d'envoyer chercher un chef au Havre. Mais Ernestine 101 3| ligne droite qui part des cheveux, rappellent les Vénus, bien 102 4| monsieur présent, un peu choqué, lui dit : « Vous l'empêcherez 103 | choses 104 1| reviennent sous la plume des chroniqueurs ; et bien des lecteurs, 105 1| brusquement tombe à la mer en une chute, de cent mètres, et l'on 106 1| cours, sous les pommiers à cidre, des vaches nonchalantes 107 1| villages, des arbres, un clocher pointu. A droite, la côte 108 1| une sorte de petit château coiffé d'ardoises. Dans les vastes 109 1| route s'enfonce entre deux collines et nous entrons en une série 110 1| êtres sympathiques en qui se complaisait son talent rêveur et séduisant.~     111 5| type absolument superbe à connaître et à décrire.~ 112 6| Étretat, l'antiquaire bien connu, mort aujourd'hui, on sait, 113 4| respects sont plantés avait conseillé à Ernestine d'enlever du 114 4| des gens sont venus pour contempler la belle Ernestine, des 115 5| les jauge. Et elle ne se contente pas de les servir selon 116 3| front de statue, le nez continuant la ligne droite qui part 117 4| s'approcha de l'auguste convive :~    « Dites donc, la Reine, 118 1| charmante, imprévue et toujours coquette. Ils vont à droite, à gauche, 119 4| des grâces apprises, à des coquetteries de Parisienne !~    Arrivés 120 1| fermes normandes, riches, cossuEs, avec de longs bâtiments 121 1| des vaches nonchalantes et couchées, le ventre écrasé par terre, 122 | coup 123 1| Ils épuisent sans peur la coupe du soleil.~~Parfois, comme 124 3| séparée par une haie, une cour herbeuse, qu'ombrage un 125 1| gauche, se redressent et se courbent encore. Parfois on y rencontre 126 1| ardoises. Dans les vastes cours, sous les pommiers à cidre, 127 2| une vallée profonde qui court à la mer, et où on essaye, 128 1| avec de longs bâtiments couverts de chaume, des granges, 129 1| petits vallons tortueux qui créent le charme si particulier 130 2| espoir pour l'avenir, de créer une station de bais.~     131 1| avec un bruit pareil à un crépitement.~    Et l'on répète, malgré 132 4| Ernestine, debout sur la porte, cria : « Au revoir, la Reine ! » 133 4| riant comme une folle, leur criait au nez : « Mais v'là six 134 1| autant que femme du monde, curieuse à tous égards, vrai personnage 135 3| charnues et saines qu'on a vues danser dans les kermesses du grand 136 4| royale s'en alla, Ernestine, debout sur la porte, cria : « Au 137 5| superbe à connaître et à décrire.~ 138 1| dorée~Se prolongent au loin, dédaigneux du sommeil ;~Pacifiques 139 5| fille, familière, avec des dehors toujours joyeux et, peut-être, 140 | déjà 141 4| attendaient avec patience, déjeunaient, attendaient encore, buvaient 142 5| superbe de franchise, flatte délicatement leurs opinions, les amuse 143 4| en robe d'indienne, ils demandaient : « Où donc est la belle 144 1| lecteurs, sans doute, se demandent quelle est cette femme aussi 145 2| on arrive au village où demeure la belle Ernestine.~ 146 1| aujourd'hui, mais elle est demeures intéressante autant que 147 | Depuis 148 4| humeur toute ronde. L'an dernier, la reine d'Espagne vint 149 1| et verts en été. Ils se déroulent avec une fantaisie charmante, 150 1| empanaché de fumée, qui descend vers Le Havre, ou monte 151 3| tous les illustres, des dessins par tous les peintres.~     152 1| philosophants, mi-paysans, pleins de dessous et de dedans, vivants plaidoyers 153 1| Leblanc, dont la beauté est devenue proverbiale, et qu'on ne 154 3| Ernestine,~A vos yeux je devine~Que vous voulez un autographe,~ 155 5| instinct, pleine de moyens, de diplomatie voilée, d'habiletés campagnardes, 156 | dis 157 6| mort aujourd'hui, on sait, dis-je, que dans ces roches bouleversées 158 5| campagnardes, d'intentions dissimulées.~    D'un coup d'œil elle 159 4| auguste convive :~    « Dites donc, la Reine, on m'a dit 160 | donner 161 | dont 162 1| blés mûris, comme une mer dorée~Se prolongent au loin, dédaigneux 163 | doute 164 6| on sait, à n'en pouvoir douter, l'abbé Cochet, nouveau 165 1| ces types champêtres et doux, un peu malheureux toujours, 166 6| chaos étrange de roches éboulées, les unes accumulées comme 167 1| nonchalantes et couchées, le ventre écrasé par terre, la mamelle tombée 168 5| quelque romancier voulait écrire un roman sur les paysans, 169 6| nouveau Faria, l'ayant écrit et raconté, l'abbé Cochet, 170 1| chaume, des granges, des écuries, des étables, des hangars 171 5| amuse et les séduit, les édifie au besoin.~    Si quelque 172 1| du monde, curieuse à tous égards, vrai personnage de roman. 173 1| ondulation majestueuse et lente~S'élève, et va mourir à l'horizon 174 4| enlever du mur un autographe d'Emilio Castelar, elle s'approcha 175 1| parfois un grand vapeur empanaché de fumée, qui descend vers 176 4| choqué, lui dit : « Vous l'empêcherez de revenir, vous être trop 177 4| Ernestine ? » Et elle répondait, enchantée : « A l'est partie, pou 178 5| incarné l'esprit normand, bon enfant, rieur et rusé. Car elle 179 1| du sommeil ;~Pacifiques enfants de la terre sacrée,~Ils 180 | enfin 181 1| le nord.~    La route s'enfonce entre deux collines et nous 182 4| raison. M. Castelar est notre ennemi ; mais je sais lui rendre 183 1| aller chez elle, la voir, l'entendre parler d'elle, de sa vie, 184 1| Ernestine ! Tout le monde a entendu prononcer ce nom ; tout 185 3| Une entrée de manoir campagnard mène 186 1| entre deux collines et nous entrons en une série de ces petits 187 1| charme si particulier des environs d'Étretat.~    Ils sont 188 4| pensionnaire parlait déjà d'envoyer chercher un chef au Havre. 189 1| âme brûlante,~Du sein des épis lourds qui murmurent entre 190 1| de la terre sacrée,~Ils épuisent sans peur la coupe du soleil.~~ 191 2| en vain jusqu'ici et sans espoir pour l'avenir, de créer 192 2| court à la mer, et où on essaye, en vain jusqu'ici et sans 193 4| que vous alliez venir. C'est-il vrai que ça vous fâchera 194 1| granges, des écuries, des étables, des hangars et la maison 195 | été 196 2| grands arbres que secoue éternellement et que fait chanter le vent 197 6| d'Étretat, mais un chaos étrange de roches éboulées, les 198 1| de l'existence, un de ces êtres sympathiques en qui se complaisait 199 | eu 200 | eux 201 1| brutale méchanceté de l'existence, un de ces êtres sympathiques 202 4| maison. On rêvait de plats extraordinaires pour ce royal déjeuner. 203 4| est-il vrai que ça vous fâchera que je l'aie laissé ? Mais 204 | faire 205 4| toujours, puis, las, enfin faisaient atteler ; et comme ils montaient 206 6| Ernestine, on va voir la falaise de Saint-Jouin, la plus 207 3| grand peintre.~    Mais, il fallait la voir vingt ans plus tôt, 208 1| Ils se déroulent avec une fantaisie charmante, imprévue et toujours 209 6| l'abbé Cochet, nouveau Faria, l'ayant écrit et raconté, 210 | faut 211 1| L'horizon de gauche est fermé par des villages, des arbres, 212 1| hangars et la maison des fermiers, une sorte de petit château 213 | fils 214 | fin 215 | fit 216 3| toute cette fille semble Flamande, par sa carnation, sa structure, 217 1| les unes toutes blanches, flambantes, joyeuses, les autres brunes ; 218 5| air superbe de franchise, flatte délicatement leurs opinions, 219 4| Ernestine, riant comme une folle, leur criait au nez : «  220 1| leurs mâchoires lentes et fortes.~    Puis on traverse des 221 2| chemin passant entre les fossés verts plantés de grands 222 3| porte, rieuse et toujours fraîche. C'est une forte fille, 223 5| avec un air superbe de franchise, flatte délicatement leurs 224 1| grand vapeur empanaché de fumée, qui descend vers Le Havre, 225 | fut 226 5| des dedans pas toujours gais. En elle semble s'être incarné 227 4| six heures que vous me r'gardez, j'vous ai servi l'déjeuner 228 4| reviendra pas. Moi je n'me gêne point. »~    La reine d' 229 1| obsédé par le souvenir de George Sand. Oh ! si le grand et 230 6| châteaux anciens, les autres gisant çà et là au milieu d'herbes 231 4| clients, qu'elle séduit par sa grâce rustique et sa bonne humeur 232 4| atours, à des manières, à des grâces apprises, à des coquetteries 233 1| mètres, et l'on voit la grande nappe bleue sur qui se répand 234 1| couverts de chaume, des granges, des écuries, des étables, 235 3| toute vêtue de plantes grimpantes. En face un beau potager, 236 | gros 237 5| Au moral on ne la connaît guère. Elle est brave fille, familière, 238 5| de diplomatie voilée, d'habiletés campagnardes, d'intentions 239 3| plus loin, séparée par une haie, une cour herbeuse, qu'ombrage 240 2| droit ; on pénètre en un hameau de fermes, le chemin passant 241 1| écuries, des étables, des hangars et la maison des fermiers, 242 6| et là au milieu d'herbes hautes où bouillonnent des sources.~     243 1| la mamelle tombée dans l'herbe, ruminent avec un grand 244 6| gisant çà et là au milieu d'herbes hautes où bouillonnent des 245 3| séparée par une haie, une cour herbeuse, qu'ombrage un vrai toit 246 4| au nez : « Mais v'là six heures que vous me r'gardez, j' 247 4| rendre justice ; c'est un homme de grand talent. »~    Quand 248 4| déjeuner, comme un de ces hommes en qui tous les respects 249 4| sa visite. Tout le monde, hormis Ernestine, perdit la tête 250 3| toit de pommiers.~    L'hôtelière attend devant sa porte, 251 4| grâce rustique et sa bonne humeur toute ronde. L'an dernier, 252 | ici 253 3| autographes par tous les illustres, des dessins par tous les 254 1| une fantaisie charmante, imprévue et toujours coquette. Ils 255 5| gais. En elle semble s'être incarné l'esprit normand, bon enfant, 256 5| perfidie méchante, rusée inconsciente, astucieuse par instinct, 257 4| cette forte fille en robe d'indienne, ils demandaient : « Où 258 5| inconsciente, astucieuse par instinct, pleine de moyens, de diplomatie 259 5| habiletés campagnardes, d'intentions dissimulées.~    D'un coup 260 1| mais elle est demeures intéressante autant que femme du monde, 261 4| Paroles et musique : signées Jacques Offenbach.~    Et chaque 262 | jamais 263 5| clients, elle les juge et les jauge. Et elle ne se contente 264 3| Vénus, bien qu'ils soient jetés, comme par mégarde, sur 265 3| mène devant une ancienne et jolie maison, toute vêtue de plantes 266 1| le monde l'a lu dans les journaux. Depuis vingt ans, chaque 267 1| toutes blanches, flambantes, joyeuses, les autres brunes ; et 268 5| avec des dehors toujours joyeux et, peut-être, des dedans 269 5| connaît ses clients, elle les juge et les jauge. Et elle ne 270 | jusqu 271 4| mais je sais lui rendre justice ; c'est un homme de grand 272 3| on a vues danser dans les kermesses du grand peintre.~    Mais, 273 4| vous fâchera que je l'aie laissé ? Mais voyez-vous, M. Castelar 274 2| fait chanter le vent du large, et on arrive au village 275 4| buvaient toujours, puis, las, enfin faisaient atteler ; 276 1| Thérésa ou Mlle Léonide Leblanc, dont la beauté est devenue 277 1| grands poètes du siècle, Leconte de Lisle :~ ~~~Seuls les 278 1| chroniqueurs ; et bien des lecteurs, sans doute, se demandent 279 1| on prend à droite dans un léger pli de terre ; on passe 280 1| ondulation majestueuse et lente~S'élève, et va mourir à 281 1| biais de leurs mâchoires lentes et fortes.~    Puis on traverse 282 1| connue que Thérésa ou Mlle Léonide Leblanc, dont la beauté 283 4| est fait comme moi. J'vas li servir des tripes à c'te 284 3| statue, le nez continuant la ligne droite qui part des cheveux, 285 1| poètes du siècle, Leconte de Lisle :~ ~~~Seuls les grands 286 1| curieux personnages de ses livres, un de ces personnages attendrissants, 287 | long 288 1| riches, cossuEs, avec de longs bâtiments couverts de chaume, 289 1| brûlante,~Du sein des épis lourds qui murmurent entre eux,~ 290 1| nom ; tout le monde l'a lu dans les journaux. Depuis 291 1| mouvement en biais de leurs mâchoires lentes et fortes.~    Puis 292 6| de Saint-Jouin, la plus magnifique de la côte.~    Ce n'est 293 4| que vous avez voulu. C'est mai la belle Ernestine ! »~     294 | maintenant 295 1| entre eux,~Une ondulation majestueuse et lente~S'élève, et va 296 1| crépitement.~    Et l'on répète, malgré soi, ces vers qui reviennent 297 1| champêtres et doux, un peu malheureux toujours, pliés sous quelque 298 1| ventre écrasé par terre, la mamelle tombée dans l'herbe, ruminent 299 4| femme. J'suis sûre qu'a n'en mange pas souvent et qu'a l'aimera 300 4| attendaient à des atours, à des manières, à des grâces apprises, 301 3| Une entrée de manoir campagnard mène devant une 302 1| printemps, jaunes comme un manteau d'or, et verts en été. Ils 303 1| pliés sous quelque brutale méchanceté de l'existence, un de ces 304 5| mot, sans aucune perfidie méchante, rusée inconsciente, astucieuse 305 4| simples baigneurs souvent la méconnaissent. Et comme elle a de l'esprit, 306 3| soient jetés, comme par mégarde, sur une tête à la Rubens.~     307 3| entrée de manoir campagnard mène devant une ancienne et jolie 308 | mes 309 1| mer en une chute, de cent mètres, et l'on voit la grande 310 1| attendrissants, philosophants, mi-paysans, pleins de dessous et de 311 | mieux 312 | milieu 313 1| aussi connue que Thérésa ou Mlle Léonide Leblanc, dont la 314 4| amie, je dis l'amie, de la moitié de ses clients, qu'elle 315 | moment 316 | mon 317 4| revoir, la Reine ! » Un monsieur présent, un peu choqué, 318 4| faisaient atteler ; et comme ils montaient en voiture, Ernestine, riant 319 5| tant de choses !~    Au moral on ne la connaît guère. 320 1| plaidoyers pour des thèses morales, un de ces types champêtres 321 6| l'antiquaire bien connu, mort aujourd'hui, on sait, dis-je, 322 1| chaque année, ces trois mots : « la belle Ernestine », 323 1| et lente~S'élève, et va mourir à l'horizon poudreux.~~~ ~ 324 1| ruminent avec un grand mouvement en biais de leurs mâchoires 325 5| par instinct, pleine de moyens, de diplomatie voilée, d' 326 5| raconter sur Ernestine des multitudes d'anecdotes. Elle a vu tant 327 4| à Ernestine d'enlever du mur un autographe d'Emilio Castelar, 328 6| côte.~    Ce n'est plus la muraille droite et blanche d'Étretat, 329 3| C'est une forte fille, mûre maintenant, belle encore, 330 1| Seuls les grands blés mûris, comme une mer dorée~Se 331 1| sein des épis lourds qui murmurent entre eux,~Une ondulation 332 1| long, et parfois des blés mûrs qui ondulent avec un bruit 333 4| Paroles et musique : signées Jacques Offenbach.~     334 1| et l'on voit la grande nappe bleue sur qui se répand 335 | nom 336 3| signés Dumas fils. Tous les noms du siècle sont là.~ ~~~ 337 1| pommiers à cidre, des vaches nonchalantes et couchées, le ventre écrasé 338 1| Havre, ou monte vers le nord.~    La route s'enfonce 339 5| s'être incarné l'esprit normand, bon enfant, rieur et rusé. 340 1| fermes, deux belles fermes normandes, riches, cossuEs, avec de 341 | notre 342 | nous 343 | nouveau 344 1| d'Étretat.~    Ils sont nus, ces vallons, plantés d' 345 1| elle, de sa vie, sans être obsédé par le souvenir de George 346 5| dissimulées.~    D'un coup d'œil elle pénètre et connaît 347 4| musique : signées Jacques Offenbach.~    Et chaque peintre passant 348 | Oh 349 3| haie, une cour herbeuse, qu'ombrage un vrai toit de pommiers.~     350 1| murmurent entre eux,~Une ondulation majestueuse et lente~S'élève, 351 1| parfois des blés mûrs qui ondulent avec un bruit pareil à un 352 | ont 353 5| flatte délicatement leurs opinions, les amuse et les séduit, 354 1| jaunes comme un manteau d'or, et verts en été. Ils se 355 3| sa structure, son rire osé, sa bouche forte, bien ouverte. 356 3| osé, sa bouche forte, bien ouverte. C'est une de ces servantes 357 1| dédaigneux du sommeil ;~Pacifiques enfants de la terre sacrée,~ 358 | parce 359 1| qui ondulent avec un bruit pareil à un crépitement.~    Et 360 4| apprises, à des coquetteries de Parisienne !~    Arrivés en face de 361 4| déjeuner. Un pensionnaire parlait déjà d'envoyer chercher 362 5| appréciation, mais elle leur parle comme il faut leur parler, 363 4| Paroles et musique : signées Jacques 364 3| continuant la ligne droite qui part des cheveux, rappellent 365 4| répondait, enchantée : « A l'est partie, pou l'moment, mais a va 366 1| le soleil, et des voiles partout, les unes toutes blanches, 367 1| léger pli de terre ; on passe entre deux fermes, deux 368 4| Les gens attendaient avec patience, déjeunaient, attendaient 369 4| Étretat (tous y sont venus) paya son tribut.~    Mais si 370 3| une fille de la terre, une paysanne vigoureuse.~    Le front 371 5| écrire un roman sur les paysans, elle serait un type absolument 372 3| des dessins par tous les peintres.~    Sa maison en est pleine. 373 4| pour ce royal déjeuner. Un pensionnaire parlait déjà d'envoyer chercher 374 4| monde, hormis Ernestine, perdit la tête dans la maison. 375 5| sens du mot, sans aucune perfidie méchante, rusée inconsciente, 376 1| curieuse à tous égards, vrai personnage de roman. Je ne puis aller 377 5| Car elle est rusée comme personne, mais rusée dans le bon 378 | petit 379 1| entrons en une série de ces petits vallons tortueux qui créent 380 1| sacrée,~Ils épuisent sans peur la coupe du soleil.~~Parfois, 381 5| dehors toujours joyeux et, peut-être, des dedans pas toujours 382 1| personnages attendrissants, philosophants, mi-paysans, pleins de dessous 383 1| loin d'Étretat. Allons-y à pied, si vous voulez.~    On 384 1| dessous et de dedans, vivants plaidoyers pour des thèses morales, 385 3| jolie maison, toute vêtue de plantes grimpantes. En face un beau 386 1| philosophants, mi-paysans, pleins de dessous et de dedans, 387 1| prend à droite dans un léger pli de terre ; on passe entre 388 1| peu malheureux toujours, pliés sous quelque brutale méchanceté 389 1| Ernestine », reviennent sous la plume des chroniqueurs ; et bien 390 1| des arbres, un clocher pointu. A droite, la côte brusquement 391 3| grimpantes. En face un beau potager, puis, plus loin, séparée 392 4| enchantée : « A l'est partie, pou l'moment, mais a va rentrer. » 393 1| et va mourir à l'horizon poudreux.~~~ ~ 394 5| On pourrait raconter sur Ernestine des 395 | pouvoir 396 1| qu'on ne voit point aux premières.~    La belle Ernestine 397 1| la côte du Havre, puis on prend à droite dans un léger pli 398 | près 399 4| la Reine ! » Un monsieur présent, un peu choqué, lui dit : «  400 1| plantés d'ajoncs jaunes au printemps, jaunes comme un manteau 401 2| Voici Bruneval, une vallée profonde qui court à la mer, et où 402 1| comme une mer dorée~Se prolongent au loin, dédaigneux du sommeil ;~ 403 1| Tout le monde a entendu prononcer ce nom ; tout le monde l' 404 1| dont la beauté est devenue proverbiale, et qu'on ne voit point 405 3| belle encore, d'une beauté puissante et simple, une fille des 406 | Quand 407 | quelle 408 6| Faria, l'ayant écrit et raconté, l'abbé Cochet, ce père 409 5| On pourrait raconter sur Ernestine des multitudes 410 4| répondit : « Vous avez eu raison. M. Castelar est notre ennemi ; 411 3| droite qui part des cheveux, rappellent les Vénus, bien qu'ils soient 412 1| vont à droite, à gauche, se redressent et se courbent encore. Parfois 413 2| station de bais.~    On remonte par un sentier tout droit ; 414 1| courbent encore. Parfois on y rencontre des bouquets d'arbres, des 415 4| ennemi ; mais je sais lui rendre justice ; c'est un homme 416 4| pou l'moment, mais a va rentrer. » Les gens attendaient 417 1| grande nappe bleue sur qui se répand le soleil, et des voiles 418 1| crépitement.~    Et l'on répète, malgré soi, ces vers qui 419 4| belle Ernestine ? » Et elle répondait, enchantée : « A l'est partie, 420 4| mes amis. »~    La reine répondit : « Vous avez eu raison. 421 4| vos plats. »~    La reine reprit trois fois des tripes !~     422 4| ces hommes en qui tous les respects sont plantés avait conseillé 423 4| tête dans la maison. On rêvait de plats extraordinaires 424 4| Vous l'empêcherez de revenir, vous être trop familière. » 425 1| se complaisait son talent rêveur et séduisant.~    Saint-Jouin 426 4| n'veut pas r'venir, a ne reviendra pas. Moi je n'me gêne point. »~     427 4| La reine d'Espagne revint deux fois.~ 428 4| sur la porte, cria : « Au revoir, la Reine ! » Un monsieur 429 4| montaient en voiture, Ernestine, riant comme une folle, leur criait 430 1| belles fermes normandes, riches, cossuEs, avec de longs 431 5| esprit normand, bon enfant, rieur et rusé. Car elle est rusée 432 3| attend devant sa porte, rieuse et toujours fraîche. C'est 433 4| être trop familière. » Elle riposta : « Eh bien, si a n'veut 434 4| beaucoup d'esprit, elle en rit.~    Que de fois des gens 435 4| de cette forte fille en robe d'indienne, ils demandaient : «  436 4| et sa bonne humeur toute ronde. L'an dernier, la reine 437 1| monte vers le nord.~    La route s'enfonce entre deux collines 438 4| extraordinaires pour ce royal déjeuner. Un pensionnaire 439 4| Quand la voiture royale s'en alla, Ernestine, debout 440 3| mégarde, sur une tête à la Rubens.~    Car toute cette fille 441 6| unes accumulées comme des ruines de châteaux anciens, les 442 1| mamelle tombée dans l'herbe, ruminent avec un grand mouvement 443 5| normand, bon enfant, rieur et rusé. Car elle est rusée comme 444 4| elle séduit par sa grâce rustique et sa bonne humeur toute 445 1| Pacifiques enfants de la terre sacrée,~Ils épuisent sans peur 446 3| ces servantes charnues et saines qu'on a vues danser dans 447 | sais 448 4| Mais si les artistes ont saisi le caractère curieux et 449 1| par le souvenir de George Sand. Oh ! si le grand et charmant 450 2| plantés de grands arbres que secoue éternellement et que fait 451 1| complaisait son talent rêveur et séduisant.~    Saint-Jouin n'est pas 452 1| de leur âme brûlante,~Du sein des épis lourds qui murmurent 453 | selon 454 5| mais rusée dans le bon sens du mot, sans aucune perfidie 455 2| bais.~    On remonte par un sentier tout droit ; on pénètre 456 3| potager, puis, plus loin, séparée par une haie, une cour herbeuse, 457 | serait 458 1| collines et nous entrons en une série de ces petits vallons tortueux 459 3| ouverte. C'est une de ces servantes charnues et saines qu'on 460 4| vous me r'gardez, j'vous ai servi l'déjeuner et tout c'que 461 1| Leconte de Lisle :~ ~~~Seuls les grands blés mûris, comme 462 4| Paroles et musique : signées Jacques Offenbach.~    Et 463 3| une beauté puissante et simple, une fille des champs, une 464 4| particulier de cette femme, les simples baigneurs souvent la méconnaissent. 465 4| criait au nez : « Mais v'là six heures que vous me r'gardez, 466 1| Et l'on répète, malgré soi, ces vers qui reviennent 467 | soient 468 1| prolongent au loin, dédaigneux du sommeil ;~Pacifiques enfants de 469 6| En sortant de chez Ernestine, on va 470 1| maison des fermiers, une sorte de petit château coiffé 471 1| soleil.~~Parfois, comme un soupir de leur âme brûlante,~Du 472 6| hautes où bouillonnent des sources.~    Et l'on sait, à n'en 473 3| campagnarde rusée qui sait, d'un sourire ou d'un mot, se faire donner 474 1| sans être obsédé par le souvenir de George Sand. Oh ! si 475 2| pour l'avenir, de créer une station de bais.~    On remonte 476 3| tourné comme un front de statue, le nez continuant la ligne 477 3| Flamande, par sa carnation, sa structure, son rire osé, sa bouche 478 4| aise devant les voyageurs stupéfaits.~    Elle est l'amie, je 479 | suis 480 3| Le front et le nez superbes, le front droit, tourné 481 4| tripes à c'te femme. J'suis sûre qu'a n'en mange pas souvent 482 1| existence, un de ces êtres sympathiques en qui se complaisait son 483 | te 484 1| cette femme aussi connue que Thérésa ou Mlle Léonide Leblanc, 485 1| vivants plaidoyers pour des thèses morales, un de ces types 486 3| herbeuse, qu'ombrage un vrai toit de pommiers.~    L'hôtelière 487 1| droite, la côte brusquement tombe à la mer en une chute, de 488 1| écrasé par terre, la mamelle tombée dans l'herbe, ruminent avec 489 1| série de ces petits vallons tortueux qui créent le charme si 490 3| fallait la voir vingt ans plus tôt, la belle campagnarde rusée 491 3| superbes, le front droit, tourné comme un front de statue, 492 | toutes 493 1| lentes et fortes.~    Puis on traverse des champs. L'horizon de 494 6| roches bouleversées un gros trésor est caché.~1er août 1882~ 495 4| tous y sont venus) paya son tribut.~    Mais si les artistes 496 | trop 497 5| paysans, elle serait un type absolument superbe à connaître 498 1| thèses morales, un de ces types champêtres et doux, un peu 499 | v 500 1| les pommiers à cidre, des vaches nonchalantes et couchées,


1882-vache | vain-yeux

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