Par.
1 3| pas aimé ! »~~~ 22 mai 1883~ ~
2 | 22
3 | 27
4 1| ironique et plaisante qui s'accommodait de tout, résignée d'avance
5 1| son poète. Le maire, les adjoints, tout le conseil municipal
6 2| ans quand il la vit et l'adora ! Il lui fallait une femme
7 1| héroïque et pompeux.~ Il adorait les farces, les bonnes farces
8 2| Elle est, cette vivante adorée par eux, quelque chose comme
9 1| centrale de Poissy, après ton affaire de Bruxelles ». Dans ses
10 1| coup un cri de désespoir affreux qu'on sent venu des entrailles.
11 | afin
12 2| image d'un Dieu devant qui s'agenouille le peuple. Où est ce Dieu ?
13 2| peut-être les seuls hommes qui n'aient jamais aimé une femme, une
14 2| frémit jusqu'au cœur, d'être aimée ainsi par un poète ! Elle,
15 2| simple, l'aime comme elles aiment toutes, humainement, avec
16 3| d'illusions, ils croient aimer, comme Dante, et il leur
17 2| sombre Dante, le modèle des amants ? Béatrix avait douze ans
18 1| misères aussi. Il en riait amèrement, douloureusement, mais il
19 2| tente~L'impossible union des âmes par les corps.~~~ ~
20 | ami
21 | ans
22 2| Pétrarque ! Laure ne lui appartint jamais. Il faut un marbre
23 2| sans la trouver, celle qu'appelaient son cœur et ses vers, il
24 2| vous défigure avec son art de poète. Ce ne sont pas
25 2| exaspérée par l'excitation artistique qu'il faut pour produire,
26 1| l'amour désintéressé des arts et l'audace qu'il faut pour
27 3| amour, le simple amour qui attache deux êtres l'un à l'autre
28 1| et de vie, miné par les attentes sans fin, les chagrins secrets
29 2| la bonne, la servante d'auberge aux bras bleus, aux mains
30 2| son rêve irréalisé !~ Aucun n'aima ! Quelques-uns eurent
31 2| maîtresses sans qu'il en préférât aucune, afin de posséder en même
32 1| désintéressé des arts et l'audace qu'il faut pour entreprendre
33 1| seul à cette solennité.~ Aujourd'hui, la ville de Cany élève
34 | autres
35 1| accommodait de tout, résignée d'avance à tout, et se vengeait des
36 2| sont pas vos lèvres qu'il baise ainsi, ce sont les lèvres
37 2| câlinerie et d'imagination, de baisers et de mots sonores. Mais
38 1| normande illuminera, chantera, banquettera et dansera en l'honneur
39 2| le modèle des amants ? Béatrix avait douze ans quand il
40 | beaucoup
41 2| répondaient point à leur idéal de beauté plastique !~ Qui donc
42 | belle
43 2| à peine. Il n'avait pas besoin d'elle. Elle ne fut que
44 3| humainement commun, et trop bête en somme pour ces êtres
45 2| devant votre corps ferme et blanc ; et il crie ces mots brûlants
46 1| nuit douloureuse,~Ma main bondit sur mon sein palpitant.~
47 1| adorait les farces, les bonnes farces gauloises. Un jour,
48 3| ils poursuivent jusqu'au bout leur rêve impossible, ils
49 1| s'éteint avec un dernier bruit,~Sans un ami, sans un chien
50 2| blanc ; et il crie ces mots brûlants qui enflamment le sang dans
51 1| saignante.~ ~~~Toute ma lampe a brûlé goutte à goutte,~Mon feu
52 1| supérieures ; et il mourut brusquement alors qu'il semblait plein
53 1| Poissy, après ton affaire de Bruxelles ». Dans ses œuvres, le fond
54 1| prochain, 27 mai, un nouveau buste de Louis Bouilhet s'élèvera
55 3| Quand ils sont des buveurs d'illusions, ils croient
56 2| idéal et de sensuel, de câlinerie et d'imagination, de baisers
57 1| Aujourd'hui, la ville de Cany élève à son tour un monument
58 2| Sully Prudhomme~ ~~~Les caresses ne sont que d'inquiets transports,~
59 1| politique influent, après une causerie grave d'une heure que tout
60 | celle
61 2| l'ivresse. Et il mourut, celui-là, de son rêve irréalisé !~
62 1| de ta sortie de la maison centrale de Poissy, après ton affaire
63 | cependant
64 1| fidèles du mort.~ La cérémonie, mal préparée, mal organisée,
65 2| élevé, de pur, occupant son cerveau d'artiste.~ Il avait
66 1| les attentes sans fin, les chagrins secrets et le manque d'argent.
67 2| féerique : l'être qu'ils chantent, ces chanteurs d'illusions.
68 2| lui fallait une femme pour chanter ! Cette enfant suffit à
69 1| cité normande illuminera, chantera, banquettera et dansera
70 2| être qu'ils chantent, ces chanteurs d'illusions. Elle est, cette
71 2| esprit de femme, restreint et charmant, ses nerfs de femme et sa
72 1| de sa ville natale. Et la charmante petite cité normande illuminera,
73 2| rassasié, sensuel sans être charnel, tellement délicat qu'un
74 2| invisible songe loin de la charnelle réalité. Et la femme, éperdue,
75 2| poètes !~ Musset ? Las de chercher, sans la trouver, celle
76 3| Quand ils sont des chercheurs insatiables, comme Musset ;
77 2| Quel poète a jamais aimé ? Cherchons.~ Est-ce Virgile ? Pour
78 2| instant saisi son illusion chérie.~ En voulez-vous des
79 2| bleus, aux mains rouges, aux cheveux gras, au linge dur et suspect.
80 | chez
81 1| bruit,~Sans un ami, sans un chien qui m'écoute,~Je pleure
82 2| Dans quelle partie du Ciel habite l'inconnue qu'ils
83 | cinq
84 1| Et la charmante petite cité normande illuminera, chantera,
85 3| publique.~ Quand ils sont clairvoyants et raisonnables, désabusés
86 1| prévenus, n'y purent venir. Le commerce local figurait seul à cette
87 3| raisonnable, trop humainement commun, et trop bête en somme pour
88 2| il vous transforme, vous complète, vous défigure avec son
89 1| donné, également, et sans compter, leur temps et leurs écus.~
90 2| mais sans équilibre, à concevoir une sorte d'amour idéal,
91 2| bourgeoise, avec un mélange confus d'idéal et de sensuel, de
92 1| gravement à un de ses amis fort connu, décore', homme politique
93 1| maire, les adjoints, tout le conseil municipal ont voulu donner
94 3| plus. Ils ne sauraient se contenter du PEU qu'est l'amour.~
95 2| cette forme flottante aux contours de corps humain qu'est toujours
96 | coup
97 1| poitrine creuse,~Quels sont ces coups sinistres qu'on entend ?~~
98 2| instincts grossiers.~ Et il courait le soir, dans les ruelles,
99 1| frappe ainsi dans ma poitrine creuse,~Quels sont ces coups sinistres
100 1| Il jette tout à coup un cri de désespoir affreux qu'
101 2| corps ferme et blanc ; et il crie ces mots brûlants qui enflamment
102 3| buveurs d'illusions, ils croient aimer, comme Dante, et il
103 2| quelconque qui lui permet de croire avoir un instant saisi son
104 2| purement idéale pour une grande dame inaccessible, quelque chose
105 1| chantera, banquettera et dansera en l'honneur de son fils
106 1| de ses amis fort connu, décore', homme politique influent,
107 1| une philosophie paisible, découragée, ironique et plaisante qui
108 2| grands enfants, impuissants décrocheurs d'étoiles. L'exaltation
109 2| ses qualités de femme, ses défauts de femme, son esprit de
110 2| transforme, vous complète, vous défigure avec son art de poète. Ce
111 1| espoirs irréalisés.~ Il demeura pauvre, comme l'étaient
112 | depuis
113 3| clairvoyants et raisonnables, désabusés et désolés, ils s'écrient,
114 1| Dans ses œuvres, le fond désespéré de sa nature se montre quelquefois.
115 1| jette tout à coup un cri de désespoir affreux qu'on sent venu
116 1| on trouve ainsi l'amour désintéressé des arts et l'audace qu'
117 2| Elle ne fut que la forme désirée, de loin, par son rêve !~
118 3| raisonnables, désabusés et désolés, ils s'écrient, comme Bouilhet :~ ~~~
119 2| qu'Elvire, sinon le nuage devenu femme ? sinon cette forme
120 1| gauloises. Un jour, dans une diligence pleine de bourgeois du pays,
121 1| et leurs écus.~ Donc dimanche prochain, 27 mai, un nouveau
122 1| en l'honneur de son fils disparu, mais immortel.~ C'est
123 2| et des sens, délicat et distingué, mélange de tendresse, de
124 2| entretenait une fille, chair docile à sa fantaisie ; instrument
125 1| donner l'exemple. Ils ont donné, également, et sans compter,
126 | donner
127 | dont
128 1| tout semble gai, même la douleur. Son esprit mordant savait
129 1| nuit froide ! Oh ! la nuit douloureuse,~Ma main bondit sur mon
130 1| Il en riait amèrement, douloureusement, mais il en riait. Les larmoyants
131 2| des amants ? Béatrix avait douze ans quand il la vit et l'
132 2| aux cheveux gras, au linge dur et suspect. Car il faut
133 1| heure que tout le monde écoutait : « C'était à l'époque de
134 1| ami, sans un chien qui m'écoute,~Je pleure seul dans la
135 1| compter, leur temps et leurs écus.~ Donc dimanche prochain,
136 2| autres, désespérés de leurs efforts sans fin, s'écrient, comme
137 1| exemple. Ils ont donné, également, et sans compter, leur temps
138 1| Aujourd'hui, la ville de Cany élève à son tour un monument au
139 1| buste de Louis Bouilhet s'élèvera sur la place de sa ville
140 2| produire, pousse ces êtres d'élite, mais sans équilibre, à
141 | elles
142 2| Lamartine ?~ Qu'est-ce qu'Elvire, sinon le nuage devenu femme ?
143 2| femme pour chanter ! Cette enfant suffit à son âme frémissante.
144 2| crie ces mots brûlants qui enflamment le sang dans les veines.
145 2| une sorte d'amour idéal, ennuagé, éperdument tendre, extatique,
146 1| ces coups sinistres qu'on entend ?~~Qu'es-tu ? Qu'es-tu ?
147 2| bonne femme et bonne mère, entourée d'enfants, bourgeoise et
148 1| affreux qu'on sent venu des entrailles. Il lève la robe dont il
149 1| l'audace qu'il faut pour entreprendre des œuvres pieuses de cette
150 2| poésie et d'étreintes.~ Il entretenait une fille, chair docile
151 2| leur pression, leur âme s'envole dans l'invisible songe loin
152 2| charnelle réalité. Et la femme, éperdue, frémit jusqu'au cœur, d'
153 2| d'amour idéal, ennuagé, éperdument tendre, extatique, jamais
154 1| écoutait : « C'était à l'époque de ta sortie de la maison
155 2| êtres d'élite, mais sans équilibre, à concevoir une sorte d'
156 1| fut guère qu'une suite d'espoirs irréalisés.~ Il demeura
157 2| transports,~Infructueux essai du pauvre amour qui tente~
158 1| goutte à goutte,~Mon feu s'éteint avec un dernier bruit,~Sans
159 2| impuissants décrocheurs d'étoiles. L'exaltation naturelle
160 2| de l'Amour idéal. Il vous étreint, il râle, il semble fou,
161 2| tendresse, de poésie et d'étreintes.~ Il entretenait une
162 2| Aucun n'aima ! Quelques-uns eurent pendant quelques heures
163 | eux
164 2| délicat qu'un rien le fait s'évanouir, irréalisable et surhumain.
165 1| tout, et se vengeait des événements par un mépris railleur.
166 2| Toute femme devant qui s'exalte leur rêve est le symbole
167 2| se perd ainsi son regard exalté. C'est dans quelque chose
168 1| larmoyants l'irritaient, l'exaspéraient. Il avait, au fond de l'
169 2| naturelle d'une âme poétique, exaspérée par l'excitation artistique
170 2| poétique, exaspérée par l'excitation artistique qu'il faut pour
171 | exemple
172 2| ennuagé, éperdument tendre, extatique, jamais rassasié, sensuel
173 1| railleur. Son âme avait deux faces, ou, peut-être, portait
174 | fait
175 1| majestueux. Son talent fut familier, gai, héroïque et pompeux.~
176 2| fille, chair docile à sa fantaisie ; instrument servile de
177 2| un être mystérieux, mais féerique : l'être qu'ils chantent,
178 2| de femme et sa troublante femellerie.~ Toute femme devant
179 2| méprisaient aussi l'amour des femmes qui ne répondaient point
180 2| délire devant votre corps ferme et blanc ; et il crie ces
181 1| pris l'initiative de cette fête. En province, c'est souvent
182 1| brûlé goutte à goutte,~Mon feu s'éteint avec un dernier
183 1| Louis Bouilhet par les amis fidèles du mort.~ La cérémonie,
184 2| aima dans la solitude et la fièvre du délire poétique, comme
185 1| venir. Le commerce local figurait seul à cette solennité.~
186 | fils
187 2| femme ? sinon cette forme flottante aux contours de corps humain
188 1| qu'il semblait plein de force et de vie, miné par les
189 | fort
190 1| car il était de cette race forte de souriants chez qui tout
191 2| étreint, il râle, il semble fou, il délire devant votre
192 2| ont tous idolâtrée, ces fous, depuis le premier rêveur
193 1| mon sein palpitant.~Qui frappe ainsi dans ma poitrine creuse,~
194 2| enfant suffit à son âme frémissante. Il l'aima dans la solitude
195 2| réalité. Et la femme, éperdue, frémit jusqu'au cœur, d'être aimée
196 1| Oh ! la nuit froide ! Oh ! la nuit douloureuse,~
197 2| logis publics, à travers les fumées de l'ivresse. Et il mourut,
198 2| posséder en même temps toute la gamme des tendresses humaines,
199 2| nécessaires à son talent.~ Il garnissait toujours le fond de son
200 1| farces, les bonnes farces gauloises. Un jour, dans une diligence
201 1| hommes de lettres de sa génération. Il souffrit de la misère,
202 1| organisée, fut piteuse. Les gens de lettres parisiens, invités
203 2| aima, parmi les poètes ? Gœthe ? Il lui fallait cinq maîtresses
204 2| purement idéale pour une grande dame inaccessible, quelque
205 2| incurable des poètes, ces grands enfants, impuissants décrocheurs
206 2| mains rouges, aux cheveux gras, au linge dur et suspect.
207 1| influent, après une causerie grave d'une heure que tout le
208 1| bourgeois du pays, il dit gravement à un de ses amis fort connu,
209 2| On l'ignore !~ Les Grecs méprisaient aussi l'amour
210 2| satisfaire les instincts grossiers.~ Et il courait le soir,
211 1| malheureux. Sa vie ne fut guère qu'une suite d'espoirs irréalisés.~
212 2| Dans quelle partie du Ciel habite l'inconnue qu'ils ont tous
213 1| talent fut familier, gai, héroïque et pompeux.~ Il adorait
214 1| une causerie grave d'une heure que tout le monde écoutait : «
215 2| eurent pendant quelques heures l'illusion de l'amour, et
216 1| amis fort connu, décore', homme politique influent, après
217 1| banquettera et dansera en l'honneur de son fils disparu, mais
218 1| cette solennité.~ Aujourd'hui, la ville de Cany élève
219 2| flottante aux contours de corps humain qu'est toujours la femme
220 2| la gamme des tendresses humaines, toutes les sortes d'inspirations
221 2| cœur d'une passion purement idéale pour une grande dame inaccessible,
222 2| inconnue qu'ils ont tous idolâtrée, ces fous, depuis le premier
223 2| étaient ses préférences ? On l'ignore !~ Les Grecs méprisaient
224 1| charmante petite cité normande illuminera, chantera, banquettera et
225 2| sensuel, de câlinerie et d'imagination, de baisers et de mots sonores.
226 1| de son fils disparu, mais immortel.~ C'est un petit journal
227 2| bourgeoise et placide. Que lui importait à lui ?~ Qui donc aima,
228 2| poètes, ces grands enfants, impuissants décrocheurs d'étoiles. L'
229 2| idéale pour une grande dame inaccessible, quelque chose d'élevé,
230 1| de longues résistances, a inauguré l'été dernier le petit monument
231 2| est dans quelque chose d'inconnu et d'insaisissable ! Votre
232 2| partie du Ciel habite l'inconnue qu'ils ont tous idolâtrée,
233 2| toujours été la maladie incurable des poètes, ces grands enfants,
234 1| misère, il souffrit de l'indifférence du public pour ses œuvres
235 1| décore', homme politique influent, après une causerie grave
236 2| que d'inquiets transports,~Infructueux essai du pauvre amour qui
237 1| le Rabelais, qui a pris l'initiative de cette fête. En province,
238 2| Les caresses ne sont que d'inquiets transports,~Infructueux
239 2| quelque chose d'inconnu et d'insaisissable ! Votre œil n'est que la
240 3| ils sont des chercheurs insatiables, comme Musset ; quand ils
241 2| humaines, toutes les sortes d'inspirations nécessaires à son talent.~
242 2| poétique, comme on aime l'inspiratrice. Il la connut à peine. Il
243 2| permet de croire avoir un instant saisi son illusion chérie.~
244 2| faut aussi satisfaire les instincts grossiers.~ Et il courait
245 2| docile à sa fantaisie ; instrument servile de plaisir et de
246 2| quelque femme du monde, intelligente et belle. Amour de l'âme
247 2| leur âme s'envole dans l'invisible songe loin de la charnelle
248 1| gens de lettres parisiens, invités la veille, ou non prévenus,
249 1| philosophie paisible, découragée, ironique et plaisante qui s'accommodait
250 2| rien le fait s'évanouir, irréalisable et surhumain. Et les poètes
251 2| mourut, celui-là, de son rêve irréalisé !~ Aucun n'aima ! Quelques-uns
252 1| guère qu'une suite d'espoirs irréalisés.~ Il demeura pauvre,
253 1| riait. Les larmoyants l'irritaient, l'exaspéraient. Il avait,
254 2| travers les fumées de l'ivresse. Et il mourut, celui-là,
255 1| se montre quelquefois. Il jette tout à coup un cri de désespoir
256 1| bonnes farces gauloises. Un jour, dans une diligence pleine
257 1| immortel.~ C'est un petit journal de Rouen, le Rabelais, qui
258 1| souvent dans les petits journaux qu'on trouve ainsi l'amour
259 1| en même temps, l'un était jovial, l'autre majestueux. Son
260 2| aima parmi les poètes ? Lamartine ?~ Qu'est-ce qu'Elvire,
261 1| saignante.~ ~~~Toute ma lampe a brûlé goutte à goutte,~
262 2| œil n'est que la vitre par laquelle il regarde le Paradis de
263 1| douloureusement, mais il en riait. Les larmoyants l'irritaient, l'exaspéraient.
264 2| des poètes !~ Musset ? Las de chercher, sans la trouver,
265 2| donc aima ? Pétrarque ! Laure ne lui appartint jamais.
266 1| venu des entrailles. Il lève la robe dont il se pare
267 2| avait en même temps une liaison avec quelque femme du monde,
268 1| artiste comme il faut de la liberté à l'oiseau. On ne connut
269 2| rouges, aux cheveux gras, au linge dur et suspect. Car il faut
270 1| purent venir. Le commerce local figurait seul à cette solennité.~
271 2| il la poursuivit dans les logis publics, à travers les fumées
272 1| ville de Rouen, après de longues résistances, a inauguré
273 | m
274 2| auberge aux bras bleus, aux mains rouges, aux cheveux gras,
275 1| ses murs, à son poète. Le maire, les adjoints, tout le conseil
276 1| époque de ta sortie de la maison centrale de Poissy, après
277 2| Gœthe ? Il lui fallait cinq maîtresses sans qu'il en préférât aucune,
278 1| un était jovial, l'autre majestueux. Son talent fut familier,
279 2| semble avoir toujours été la maladie incurable des poètes, ces
280 1| poètes, Louis Bouilhet fut malheureux. Sa vie ne fut guère qu'
281 1| les chagrins secrets et le manque d'argent. Car il faut de
282 2| dans les ruelles, après les marchandes de spasmes.~ Qui donc
283 1| peut-être, portait deux masques. Et tous deux, parfois,
284 1| vengeait des événements par un mépris railleur. Son âme avait
285 2| l'ignore !~ Les Grecs méprisaient aussi l'amour des femmes
286 2| ouverts.~ Mais il ne méprisait pas la bonne, la servante
287 2| était bonne femme et bonne mère, entourée d'enfants, bourgeoise
288 3| leur rêve impossible, ils meurent désespérés sur le ventre
289 1| plein de force et de vie, miné par les attentes sans fin,
290 2| de repos ; table toujours mise, bras toujours ouverts.~
291 1| génération. Il souffrit de la misère, il souffrit de l'indifférence
292 1| savait rire de tout, de ses misères aussi. Il en riait amèrement,
293 2| aima ? Le sombre Dante, le modèle des amants ? Béatrix avait
294 2| marbre aux sculpteurs pour modeler une statue ; elle fut le
295 1| Et tous deux, parfois, se montraient en même temps, l'un était
296 1| même la douleur. Son esprit mordant savait rire de tout, de
297 1| par les amis fidèles du mort.~ La cérémonie, mal préparée,
298 1| adjoints, tout le conseil municipal ont voulu donner l'exemple.
299 1| monument au poète né dans ses murs, à son poète. Le maire,
300 2| est le symbole d'un être mystérieux, mais féerique : l'être
301 1| sur la place de sa ville natale. Et la charmante petite
302 2| d'étoiles. L'exaltation naturelle d'une âme poétique, exaspérée
303 1| tour un monument au poète né dans ses murs, à son poète.
304 2| les sortes d'inspirations nécessaires à son talent.~ Il garnissait
305 2| restreint et charmant, ses nerfs de femme et sa troublante
306 2| humainement, avec sa poésie un peu niaise, son exaltation bourgeoise,
307 2| fond de vos yeux bleus ou noirs que se perd ainsi son regard
308 | non
309 1| la charmante petite cité normande illuminera, chantera, banquettera
310 | nouveau
311 2| est-ce qu'Elvire, sinon le nuage devenu femme ? sinon cette
312 2| quelque chose d'élevé, de pur, occupant son cerveau d'artiste.~
313 2| d'insaisissable ! Votre œil n'est que la vitre par laquelle
314 1| il faut de la liberté à l'oiseau. On ne connut pourtant jamais
315 1| cérémonie, mal préparée, mal organisée, fut piteuse. Les gens de
316 2| vraie femme, en chair et en os, avec ses qualités de femme,
317 | Où
318 2| toujours mise, bras toujours ouverts.~ Mais il ne méprisait
319 1| esprit, une philosophie paisible, découragée, ironique et
320 1| main bondit sur mon sein palpitant.~Qui frappe ainsi dans ma
321 2| par laquelle il regarde le Paradis de l'Amour idéal. Il vous
322 1| lève la robe dont il se pare et montre la plaie saignante.~ ~~~
323 1| deux masques. Et tous deux, parfois, se montraient en même temps,
324 1| piteuse. Les gens de lettres parisiens, invités la veille, ou non
325 2| est ce Dieu ? Dans quelle partie du Ciel habite l'inconnue
326 2| le fond de son cœur d'une passion purement idéale pour une
327 1| diligence pleine de bourgeois du pays, il dit gravement à un de
328 2| inspiratrice. Il la connut à peine. Il n'avait pas besoin d'
329 2| quelque chose comme la statue peinte, image d'un Dieu devant
330 | pendant
331 2| yeux bleus ou noirs que se perd ainsi son regard exalté.
332 2| forme quelconque qui lui permet de croire avoir un instant
333 1| natale. Et la charmante petite cité normande illuminera,
334 1| c'est souvent dans les petits journaux qu'on trouve ainsi
335 2| rêve !~ Qui donc aima ? Pétrarque ! Laure ne lui appartint
336 2| devant qui s'agenouille le peuple. Où est ce Dieu ? Quel est
337 1| au fond de l'esprit, une philosophie paisible, découragée, ironique
338 1| entreprendre des œuvres pieuses de cette nature, qui ne
339 1| préparée, mal organisée, fut piteuse. Les gens de lettres parisiens,
340 1| Bouilhet s'élèvera sur la place de sa ville natale. Et la
341 2| d'enfants, bourgeoise et placide. Que lui importait à lui ?~
342 1| il se pare et montre la plaie saignante.~ ~~~Toute ma
343 1| découragée, ironique et plaisante qui s'accommodait de tout,
344 2| instrument servile de plaisir et de repos ; table toujours
345 2| point à leur idéal de beauté plastique !~ Qui donc aima ? Le
346 1| brusquement alors qu'il semblait plein de force et de vie, miné
347 1| jour, dans une diligence pleine de bourgeois du pays, il
348 1| un chien qui m'écoute,~Je pleure seul dans la profonde nuit.~. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .~
349 | plus
350 1| de la maison centrale de Poissy, après ton affaire de Bruxelles ».
351 1| Qui frappe ainsi dans ma poitrine creuse,~Quels sont ces coups
352 1| fort connu, décore', homme politique influent, après une causerie
353 1| familier, gai, héroïque et pompeux.~ Il adorait les farces,
354 1| deux faces, ou, peut-être, portait deux masques. Et tous deux,
355 2| saviez ? C'est vous qu'il possède ! mais comme vous êtes autre
356 2| préférât aucune, afin de posséder en même temps toute la gamme
357 3| comme Musset ; quand ils poursuivent jusqu'au bout leur rêve
358 2| cœur et ses vers, il la poursuivit dans les logis publics,
359 1| à l'oiseau. On ne connut pourtant jamais les tortures de son
360 2| qu'il faut pour produire, pousse ces êtres d'élite, mais
361 2| maîtresses sans qu'il en préférât aucune, afin de posséder
362 2| quel sexe alors étaient ses préférences ? On l'ignore !~ Les
363 2| idolâtrée, ces fous, depuis le premier rêveur jusqu'au dernier.
364 1| mort.~ La cérémonie, mal préparée, mal organisée, fut piteuse.
365 | presque
366 2| une main qui répond à leur pression, leur âme s'envole dans
367 2| En voulez-vous des preuves ? Quel poète a jamais aimé ?
368 1| invités la veille, ou non prévenus, n'y purent venir. Le commerce
369 1| Rouen, le Rabelais, qui a pris l'initiative de cette fête.
370 3| en somme pour ces êtres privilégiés que sont les poètes. Il
371 1| écus.~ Donc dimanche prochain, 27 mai, un nouveau buste
372 2| artistique qu'il faut pour produire, pousse ces êtres d'élite,
373 1| Je pleure seul dans la profonde nuit.~. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .~
374 1| initiative de cette fête. En province, c'est souvent dans les
375 2| s'écrient, comme Sully Prudhomme~ ~~~Les caresses ne sont
376 1| souffrit de l'indifférence du public pour ses œuvres qu'il sentait
377 2| poursuivit dans les logis publics, à travers les fumées de
378 3| sur le ventre d'une fille publique.~ Quand ils sont clairvoyants
379 2| quelque chose d'élevé, de pur, occupant son cerveau d'
380 2| de son cœur d'une passion purement idéale pour une grande dame
381 1| veille, ou non prévenus, n'y purent venir. Le commerce local
382 2| chair et en os, avec ses qualités de femme, ses défauts de
383 2| êtes pour lui qu'une forme quelconque qui lui permet de croire
384 | quelle
385 1| désespéré de sa nature se montre quelquefois. Il jette tout à coup un
386 | quelques
387 2| irréalisé !~ Aucun n'aima ! Quelques-uns eurent pendant quelques
388 1| dans ma poitrine creuse,~Quels sont ces coups sinistres
389 1| petit journal de Rouen, le Rabelais, qui a pris l'initiative
390 1| âme, car il était de cette race forte de souriants chez
391 1| événements par un mépris railleur. Son âme avait deux faces,
392 3| est trop bourgeois, trop raisonnable, trop humainement commun,
393 3| ils sont clairvoyants et raisonnables, désabusés et désolés, ils
394 2| idéal. Il vous étreint, il râle, il semble fou, il délire
395 1| de cette nature, qui ne rapporteront point d'argent.~ Comme
396 2| tendre, extatique, jamais rassasié, sensuel sans être charnel,
397 2| songe loin de la charnelle réalité. Et la femme, éperdue, frémit
398 2| noirs que se perd ainsi son regard exalté. C'est dans quelque
399 2| la vitre par laquelle il regarde le Paradis de l'Amour idéal.
400 2| ils touchent une main qui répond à leur pression, leur âme
401 2| amour des femmes qui ne répondaient point à leur idéal de beauté
402 2| servile de plaisir et de repos ; table toujours mise, bras
403 1| qui s'accommodait de tout, résignée d'avance à tout, et se vengeait
404 1| Rouen, après de longues résistances, a inauguré l'été dernier
405 2| femme, son esprit de femme, restreint et charmant, ses nerfs de
406 2| ainsi, ce sont les lèvres rêvées ! Ce n'est pas au fond de
407 2| fous, depuis le premier rêveur jusqu'au dernier. Sitôt
408 1| Son esprit mordant savait rire de tout, de ses misères
409 1| des entrailles. Il lève la robe dont il se pare et montre
410 2| aux bras bleus, aux mains rouges, aux cheveux gras, au linge
411 2| courait le soir, dans les ruelles, après les marchandes de
412 1| pare et montre la plaie saignante.~ ~~~Toute ma lampe a brûlé
413 2| croire avoir un instant saisi son illusion chérie.~
414 2| brûlants qui enflamment le sang dans les veines. Et cependant
415 2| suspect. Car il faut aussi satisfaire les instincts grossiers.~
416 3| leur en faut plus. Ils ne sauraient se contenter du PEU qu'est
417 1| douleur. Son esprit mordant savait rire de tout, de ses misères
418 2| Tandis que lui ! Si vous saviez ? C'est vous qu'il possède !
419 2| jamais. Il faut un marbre aux sculpteurs pour modeler une statue ;
420 1| attentes sans fin, les chagrins secrets et le manque d'argent. Car
421 1| Ma main bondit sur mon sein palpitant.~Qui frappe ainsi
422 1| brusquement alors qu'il semblait plein de force et de vie,
423 2| belle. Amour de l'âme et des sens, délicat et distingué, mélange
424 1| désespoir affreux qu'on sent venu des entrailles. Il
425 1| public pour ses œuvres qu'il sentait supérieures ; et il mourut
426 2| méprisait pas la bonne, la servante d'auberge aux bras bleus,
427 2| sa fantaisie ; instrument servile de plaisir et de repos ;
428 2| poètes sont peut-être les seuls hommes qui n'aient jamais
429 2| Est-ce Virgile ? Pour quel sexe alors étaient ses préférences ?
430 | Si
431 1| creuse,~Quels sont ces coups sinistres qu'on entend ?~~Qu'es-tu ?
432 2| rêveur jusqu'au dernier. Sitôt qu'ils touchent une main
433 2| La soif de l'amour semble avoir
434 2| grossiers.~ Et il courait le soir, dans les ruelles, après
435 1| local figurait seul à cette solennité.~ Aujourd'hui, la ville
436 2| frémissante. Il l'aima dans la solitude et la fièvre du délire poétique,
437 2| Qui donc aima ? Le sombre Dante, le modèle des amants ?
438 3| commun, et trop bête en somme pour ces êtres privilégiés
439 2| envole dans l'invisible songe loin de la charnelle réalité.
440 2| imagination, de baisers et de mots sonores. Mais c'est lui qu'elle
441 2| équilibre, à concevoir une sorte d'amour idéal, ennuagé,
442 2| tendresses humaines, toutes les sortes d'inspirations nécessaires
443 1| C'était à l'époque de ta sortie de la maison centrale de
444 1| était de cette race forte de souriants chez qui tout semble gai,
445 1| fête. En province, c'est souvent dans les petits journaux
446 2| après les marchandes de spasmes.~ Qui donc aima parmi
447 1| vie ne fut guère qu'une suite d'espoirs irréalisés.~
448 2| sans fin, s'écrient, comme Sully Prudhomme~ ~~~Les caresses
449 1| ses œuvres qu'il sentait supérieures ; et il mourut brusquement
450 2| évanouir, irréalisable et surhumain. Et les poètes sont peut-être
451 2| cheveux gras, au linge dur et suspect. Car il faut aussi satisfaire
452 2| exalte leur rêve est le symbole d'un être mystérieux, mais
453 | ta
454 2| de plaisir et de repos ; table toujours mise, bras toujours
455 2| en chair et en âme.~ Tandis que lui ! Si vous saviez ?
456 2| lui seul, rien que lui, tel qu'il est en chair et en
457 2| sensuel sans être charnel, tellement délicat qu'un rien le fait
458 2| idéal, ennuagé, éperdument tendre, extatique, jamais rassasié,
459 2| et distingué, mélange de tendresse, de poésie et d'étreintes.~
460 2| temps toute la gamme des tendresses humaines, toutes les sortes
461 2| essai du pauvre amour qui tente~L'impossible union des âmes
462 1| connut pourtant jamais les tortures de son âme, car il était
463 2| au dernier. Sitôt qu'ils touchent une main qui répond à leur
464 | tour
465 2| son amour. Comme il vous transforme, vous complète, vous défigure
466 2| caresses ne sont que d'inquiets transports,~Infructueux essai du pauvre
467 2| dans les logis publics, à travers les fumées de l'ivresse.
468 2| ses nerfs de femme et sa troublante femellerie.~ Toute femme
469 1| les petits journaux qu'on trouve ainsi l'amour désintéressé
470 2| Las de chercher, sans la trouver, celle qu'appelaient son
471 2| amour qui tente~L'impossible union des âmes par les corps.~~~ ~
472 1| lettres parisiens, invités la veille, ou non prévenus, n'y purent
473 2| enflamment le sang dans les veines. Et cependant vous n'êtes
474 1| résignée d'avance à tout, et se vengeait des événements par un mépris
475 1| non prévenus, n'y purent venir. Le commerce local figurait
476 3| meurent désespérés sur le ventre d'une fille publique.~
477 1| désespoir affreux qu'on sent venu des entrailles. Il lève
478 | vers
479 2| Cherchons.~ Est-ce Virgile ? Pour quel sexe alors étaient
480 2| avait douze ans quand il la vit et l'adora ! Il lui fallait
481 2| Votre œil n'est que la vitre par laquelle il regarde
482 2| illusions. Elle est, cette vivante adorée par eux, quelque
483 2| illusion chérie.~ En voulez-vous des preuves ? Quel poète
484 1| le conseil municipal ont voulu donner l'exemple. Ils ont
485 2| jamais aimé une femme, une vraie femme, en chair et en os,
486 | y
487 | yeux
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