Partie
1 Texte| aussi pour elles.~27 mai 1884~
2 | 27
3 Texte| sociétés aristocratiques ? Ou a-t-elle disparu parce que le tempérament
4 Texte| Rochefort, Scholl, Chapron, About ? Mais ceux-là n'ont rien
5 Texte| surprenant que les événements accomplis seulement depuis un siècle ?~
6 Texte| Art pur - et pourquoi n'admettrait-on pas ce point de vue spécial
7 Texte| serviteur de leurs caprices et l'admirateur de leur personne. Il est
8 Texte| rien qu'un peu de gentille affection, un peu de confiance ou
9 Texte| Oui, certes, on le peut affirmer, sans qu'il soit nécessaire
10 Texte| prêt à leur appel, à les aider, à les défendre comme des
11 Texte| éveiller leur attention, aiguillonner leur désir de plaire, leur
12 Texte| plus typiques et des plus aimables.~ Les principaux signes
13 Texte| étions le seul peuple qui aimât vraiment les femmes ou plutôt
14 Texte| comme elles doivent être aimées, avec légèreté, avec grâce,
15 Texte| femmes ou plutôt qui sût les aimer, comme elles doivent être
16 Texte| comme des alliés secrets. Il aimerait se dévouer pour elles, pour
17 Texte| maigres. Il se sent à son aise près d'elles, au milieu
18 Texte| la plus charmante de nos alités : la galanterie.~ Nous
19 Texte| qualité qui diversifie si allégrement nos mœurs et nos institutions.
20 Texte| épouser ou payer.~ Les Allemands placent la femme dans un
21 Texte| à les défendre comme des alliés secrets. Il aimerait se
22 Texte| sur sa bouche, toujours allumé dans ses veines. Il est
23 Texte| traitons les femmes à l'américaine ! C'est tant pis pour nous,
24 | ami
25 | amour
26 Texte| histoire au monde n'est plus amusante et plus mouvementée que
27 Texte| autour de nous.~ Les Anglais sont passionnés, sensuels
28 Texte| Aujourd'hui nous saluons à l'anglaise et nous traitons les femmes
29 Texte| personne. Il est prêt à leur appel, à les aider, à les défendre
30 Texte| un pays a eu des Jeanne d'Arc et des Napoléon, il peut
31 Texte| fadeurs.~ L'Espagnol est ardent, pratique ; l'Italien lui
32 Texte| un privilège des sociétés aristocratiques ? Ou a-t-elle disparu parce
33 Texte| séduisante la vie.~ Il aime s'asseoir à leurs pieds pour le seul
34 Texte| verrons-nous demain ? Cette attente de l'imprévu n'est-elle
35 Texte| les aime, éveiller leur attention, aiguillonner leur désir
36 Texte| scepticisme, de la générosité atténuée par de l'ironie, la bravoure
37 Texte| Entre elles et lui s'établit aussitôt une sympathie vive, une
38 | autour
39 Texte| et charmants les hommes d'autrefois. Les femmes aujourd'hui
40 | autres
41 Texte| cependant certain que l'avènement de la Démocratie a modifié
42 Texte| amour. A la fin de toute aventure il faut épouser ou payer.~
43 Texte| généreux et ironiques, aventureux et braves ? Oui, certes,
44 Texte| regard, une envie de lui baiser la main, de toucher l'étoffe
45 | belle
46 Texte| sinistres braillards que Jean Béraud a si véridiquement portraiturés
47 Texte| aime leurs toilettes, leurs bibelots, leurs parures, leurs ruses,
48 Texte| boivent des tonneaux de bière en soupirant des fadeurs.~
49 Texte| cheveux qui va, un nœud bleu sur la tête, une fleur sur
50 Texte| laides, les brunes, les blondes, les grasses, les maigres.
51 Texte| et de la choucroute, et boivent des tonneaux de bière en
52 | bon
53 | bonne
54 Texte| lourdauds qui pérorent au Palais Bourbon a certes une influence néfaste
55 Texte| influence néfaste sur la rate du bourgeois français. Pourtant les hommes
56 Texte| Chambre et avec les sinistres braillards que Jean Béraud a si véridiquement
57 Texte| ironiques, aventureux et braves ? Oui, certes, on le peut
58 Texte| atténuée par de l'ironie, la bravoure et la galanterie.~ Quoi
59 Texte| jolies, les laides, les brunes, les blondes, les grasses,
60 Texte| poétiques ; le Russe est brutal.~ Que faut-il entendre
61 Texte| une sympathie vive, une camaraderie d'instinct, comme une parenté
62 Texte| esclave, le serviteur de leurs caprices et l'admirateur de leur
63 | Car
64 Texte| viennent aux lèvres, des caresses dans le regard, une envie
65 Texte| importe ! Ce sont, en tout cas, les signes héréditaires
66 Texte| ne se changera point en causerie et ne deviendra pas galante.~
67 | celle
68 | celui
69 | cependant
70 Texte| politesse, la vieille politesse cérémonieuse et la courtoisie bien née.
71 Texte| mobilité, l'insouciance ; - une certaine exaltation mêlée de scepticisme,
72 Texte| Scholl, Chapron, About ? Mais ceux-là n'ont rien de commun avec
73 Texte| femmes, de faire croire à chacune qu'on la préfère aux autres,
74 | Chambre
75 Texte| le tempérament français a changé ? Qui le dira ?~ Elle
76 Texte| languissante, qui ne se changera point en causerie et ne
77 Texte| maîtres : Rochefort, Scholl, Chapron, About ? Mais ceux-là n'
78 Texte| rendait charmants les salons, charmantes les mœurs, et charmants
79 Texte| leur œil, rien que pour y chercher leur pensée fuyante et voilée ;
80 Texte| Il aime la fillette en cheveux qui va, un nœud bleu sur
81 Texte| pense, leur montrer sans les choquer jamais, sans jamais froisser
82 Texte| des saucisses et de la choucroute, et boivent des tonneaux
83 Texte| parti républicain. Faut-il citer ces maîtres : Rochefort,
84 | Comment
85 Texte| passionnés, sensuels et commerçants en amour. A la fin de toute
86 Texte| Mais ceux-là n'ont rien de commun avec les pesants doctrinaires
87 Texte| gentille affection, un peu de confiance ou un peu d'intérêt, un
88 Texte| caractère français de voir le Conseil municipal de Paris devenu
89 Texte| des Napoléon, il peut être considéré comme un sol miraculeux.~
90 Texte| physionomie d'un peuple consiste surtout dans ses qualités
91 Texte| demeure lourd et las d'une conversation languissante, qui ne se
92 Texte| résonner des instruments à cordes et des instruments à vent
93 | côté
94 Texte| trottoirs. Il aime les inconnues coudoyées, la petite marchande qui
95 | coup
96 Texte| politesse cérémonieuse et la courtoisie bien née. Aujourd'hui nous
97 Texte| toutes les femmes, de faire croire à chacune qu'on la préfère
98 Texte| sans rivale. Quoi de plus curieux et de plus surprenant que
99 Texte| nous des étrangères, des dames, des êtres parés dont nous
100 Texte| nuage, rêvent et soupirent, débitent des choses sentimentales
101 Texte| étendue dans sa voiture découverte.~ Dès qu'il se trouve
102 Texte| appel, à les aider, à les défendre comme des alliés secrets.
103 | demande
104 Texte| au milieu d'elles. Il y demeurait indéfiniment, sans fatigue,
105 Texte| certain que l'avènement de la Démocratie a modifié notre manière
106 Texte| désir de plaire, leur faire déployer pour lui toutes leurs séductions.
107 | depuis
108 Texte| cœur la flamme galante dit dernier siècle aime les femmes d'
109 Texte| point de vue spécial et désintéressé en politique comme en littérature ? -
110 Texte| Conseil municipal de Paris devenu tout à coup presque réactionnaire ?~
111 Texte| point en causerie et ne deviendra pas galante.~ Car la
112 Texte| aux autres, sans laisser deviner à toutes celle qu'on préfère,
113 Texte| secrets. Il aimerait se dévouer pour elles, pour celles
114 Texte| français a changé ? Qui le dira ?~ Elle est partie avec
115 Texte| mobile pudeur, un désir discret et vif, toujours éveillé
116 Texte| C'est l'art d'être discrètement amoureux de toutes les femmes,
117 Texte| galanterie.~ Quoi qu'on dise, on a encore de l'esprit
118 Texte| en avons toujours. N'en disons point trop de mal. C'est
119 | dit
120 Texte| C'est cette qualité qui diversifie si allégrement nos mœurs
121 Texte| commun avec les pesants doctrinaires de la Chambre et avec les
122 Texte| sût les aimer, comme elles doivent être aimées, avec légèreté,
123 Texte| une tendresse pro fonde, douce, émue, et alerte en même
124 Texte| toujours pleine d'imprévu, de drame et de comédie, de choses
125 Texte| les plus invraisemblables drôleries et les plus tragiques aventures.~
126 Texte| instruments à vent que personne n'écoute. Quand un homme se trouve,
127 Texte| fuyante et voilée ; il aime écouter leur voix uniquement parce
128 Texte| Et n'est-ce pas, en effet, un miracle du caractère
129 Texte| d'une femme il a le cœur ému et l'esprit en éveil. Il
130 Texte| tendresse pro fonde, douce, émue, et alerte en même temps.
131 | encore
132 Texte| comme la bouche, le cœur endormi comme l'esprit ; il demeure
133 Texte| alerte, bien né, joyeux, bon enfant. Cette terre du vin sera
134 Texte| indéfiniment, sans fatigue, sans ennui, heureux de leur seule présence.~
135 Texte| lui est étrangère, il s'ennuie et ne sait que lui dire,
136 Texte| brutal.~ Que faut-il entendre par la galanterie ?~
137 | Entre
138 Texte| caresses dans le regard, une envie de lui baiser la main, de
139 Texte| de toute aventure il faut épouser ou payer.~ Les Allemands
140 Texte| Il est leur ami et leur esclave, le serviteur de leurs caprices
141 Texte| soupirant des fadeurs.~ L'Espagnol est ardent, pratique ; l'
142 Texte| sol miraculeux.~ Et n'est-ce pas, en effet, un miracle
143 Texte| séductions. Entre elles et lui s'établit aussitôt une sympathie vive,
144 | était
145 Texte| porte, la belle nonchalante étendue dans sa voiture découverte.~
146 Texte| la galanterie.~ Nous étions le seul peuple qui aimât
147 Texte| baiser la main, de toucher l'étoffe de sa robe. Pour lui, les
148 Texte| aventures.~ De quoi nous étonnerions-nous ? Quand un pays a eu des
149 Texte| d'une femme qui lui est étrangère, il s'ennuie et ne sait
150 Texte| aujourd'hui sont pour nous des étrangères, des dames, des êtres parés
151 Texte| étrangères, des dames, des êtres parés dont nous ne nous
152 | eu
153 Texte| cœur ému et l'esprit en éveil. Il pense à elle, parle
154 Texte| discret et vif, toujours éveillé dans ses yeux, toujours
155 Texte| montrer qu'il les aime, éveiller leur attention, aiguillonner
156 Texte| plus surprenant que les événements accomplis seulement depuis
157 Texte| Sommes-nous toujours insouciants, exaltés et sceptiques, généreux
158 Texte| Dès qu'il se trouve en face d'une femme il a le cœur
159 Texte| ou grotesques. Qu'on se fâche et qu'on s'indigne, suivant
160 Texte| de bière en soupirant des fadeurs.~ L'Espagnol est ardent,
161 Texte| que pour leur raconter les faits du jour ou les scandales
162 Texte| demeurait indéfiniment, sans fatigue, sans ennui, heureux de
163 | faut
164 Texte| regard le frôle. Il aime la fillette en cheveux qui va, un nœud
165 | fin
166 Texte| celui qui garde au cœur la flamme galante dit dernier siècle
167 Texte| nœud bleu sur la tête, une fleur sur le sein, l'œil timide
168 Texte| imprévu n'est-elle pas, au fond, charmante ? Tout est possible
169 Texte| femmes d'une tendresse pro fonde, douce, émue, et alerte
170 Texte| sont, et tout ce qu'elles font. Il aime leurs toilettes,
171 Texte| ou pressé, à travers la foule des trottoirs. Il aime les
172 | France
173 Texte| sans jamais froisser leur frêle et mobile pudeur, un désir
174 Texte| dans ses yeux, toujours frémissant sur sa bouche, toujours
175 Texte| choquer jamais, sans jamais froisser leur frêle et mobile pudeur,
176 Texte| passe et dont le regard le frôle. Il aime la fillette en
177 Texte| pour y chercher leur pensée fuyante et voilée ; il aime écouter
178 Texte| hommes.~ Mais celui qui garde au cœur la flamme galante
179 Texte| exaltés et sceptiques, généreux et ironiques, aventureux
180 Texte| mêlée de scepticisme, de la générosité atténuée par de l'ironie,
181 Texte| demande rien qu'un peu de gentille affection, un peu de confiance
182 Texte| leurs mensonges et leurs gentillesses. Il les aime toutes, les
183 Texte| France, quelques-unes de nos grâces originelles ont persisté
184 Texte| brunes, les blondes, les grasses, les maigres. Il se sent
185 Texte| manière de rire.~ La gravité pontifiante des lourdauds
186 Texte| de choses terribles ou grotesques. Qu'on se fâche et qu'on
187 Texte| le sein, l'œil timide ou hardi, d'un pas lent ou pressé,
188 Texte| un homme se trouve, par hasard, à côté d'une femme qui
189 Texte| sans fatigue, sans ennui, heureux de leur seule présence.~
190 Texte| est bien certain que nulle histoire au monde n'est plus amusante
191 Texte| personne n'écoute. Quand un homme se trouve, par hasard, à
192 Texte| qualités ou des défauts ? Qu'importe ! Ce sont, en tout cas,
193 Texte| point de la séduire ni de l'inciter à lui plaire. Il a l'œil
194 Texte| des trottoirs. Il aime les inconnues coudoyées, la petite marchande
195 Texte| d'elles. Il y demeurait indéfiniment, sans fatigue, sans ennui,
196 Texte| Qu'on se fâche et qu'on s'indigne, suivant les opinions qu'
197 Texte| Palais Bourbon a certes une influence néfaste sur la rate du bourgeois
198 Texte| l'esprit, la mobilité, l'insouciance ; - une certaine exaltation
199 Texte| Sommes-nous toujours insouciants, exaltés et sceptiques,
200 Texte| vive, une camaraderie d'instinct, comme une parenté de caractère
201 Texte| allégrement nos mœurs et nos institutions. Elle fait ressembler notre
202 Texte| de confiance ou un peu d'intérêt, un peu de bonne grâce ou
203 Texte| chez nous, même les plus invraisemblables drôleries et les plus tragiques
204 Texte| générosité atténuée par de l'ironie, la bravoure et la galanterie.~
205 Texte| sceptiques, généreux et ironiques, aventureux et braves ?
206 Texte| est ardent, pratique ; l'Italien lui ressemble ; les peuples
207 Texte| sinistres braillards que Jean Béraud a si véridiquement
208 Texte| Quand un pays a eu des Jeanne d'Arc et des Napoléon, il
209 Texte| riches comme les pauvres, les jeunes comme les vieilles, les
210 Texte| comme les vieilles, les jolies, les laides, les brunes,
211 Texte| leur raconter les faits du jour ou les scandales de la nuit,
212 Texte| esprit alerte, bien né, joyeux, bon enfant. Cette terre
213 | jusqu
214 Texte| vieilles, les jolies, les laides, les brunes, les blondes,
215 Texte| préfère aux autres, sans laisser deviner à toutes celle qu'
216 Texte| et las d'une conversation languissante, qui ne se changera point
217 Texte| esprit ; il demeure lourd et las d'une conversation languissante,
218 Texte| doivent être aimées, avec légèreté, avec grâce, avec esprit,
219 Texte| timide ou hardi, d'un pas lent ou pressé, à travers la
220 Texte| tendresses qui lui viennent aux lèvres, des caresses dans le regard,
221 Texte| désintéressé en politique comme en littérature ? - elle demeure sans rivale.
222 Texte| que faire pour occuper les longues soirées mondaines. On essaye
223 Texte| comme l'esprit ; il demeure lourd et las d'une conversation
224 Texte| gravité pontifiante des lourdauds qui pérorent au Palais Bourbon
225 Texte| choses sentimentales avec une lourde exaltation, mangent du porc,
226 Texte| peut-être aussi pour elles.~27 mai 1884~
227 Texte| blondes, les grasses, les maigres. Il se sent à son aise près
228 Texte| une envie de lui baiser la main, de toucher l'étoffe de
229 Texte| républicain. Faut-il citer ces maîtres : Rochefort, Scholl, Chapron,
230 | mal
231 Texte| grâce ou même de perfide malice.~ Il aime, dans la rue,
232 Texte| avec une lourde exaltation, mangent du porc, des saucisses et
233 Texte| Démocratie a modifié notre manière de rire.~ La gravité
234 Texte| Pourtant les hommes d'esprit ne manquent point dans le parti républicain.
235 Texte| inconnues coudoyées, la petite marchande qui rêve sur sa porte, la
236 Texte| une certaine exaltation mêlée de scepticisme, de la générosité
237 Texte| leurs perfidies, leurs mensonges et leurs gentillesses. Il
238 Texte| nous avons oublié notre métier d'hommes.~ Mais celui
239 | milieu
240 Texte| est-ce pas, en effet, un miracle du caractère français de
241 Texte| être considéré comme un sol miraculeux.~ Et n'est-ce pas, en
242 Texte| jamais froisser leur frêle et mobile pudeur, un désir discret
243 Texte| avènement de la Démocratie a modifié notre manière de rire.~
244 | moins
245 Texte| occuper les longues soirées mondaines. On essaye de la comédie,
246 Texte| Car la galanterie est morte.~ Pourquoi ? Comment ?
247 Texte| Il sait, dès les premiers mots, par un regard, par un sourire,
248 Texte| est plus amusante et plus mouvementée que la nôtre.~ Au point
249 Texte| à lui plaire. Il a l'œil muet comme la bouche, le cœur
250 Texte| français de voir le Conseil municipal de Paris devenu tout à coup
251 Texte| parures, leurs ruses, leurs naïvetés, leurs perfidies, leurs
252 Texte| des Jeanne d'Arc et des Napoléon, il peut être considéré
253 Texte| française, uniquement française, nationale.~ Regardons autour de
254 Texte| parenté de caractère et de nature.~ Il sait leur dire ce
255 Texte| de l'esprit alerte, bien né, joyeux, bon enfant. Cette
256 Texte| affirmer, sans qu'il soit nécessaire de le prouver.~ Sont-ce
257 Texte| cérémonieuse et la courtoisie bien née. Aujourd'hui nous saluons
258 Texte| Bourbon a certes une influence néfaste sur la rate du bourgeois
259 | ni
260 Texte| fillette en cheveux qui va, un nœud bleu sur la tête, une fleur
261 Texte| rêve sur sa porte, la belle nonchalante étendue dans sa voiture
262 Texte| ressemble ; les peuples du Nord sont poétiques ; le Russe
263 Texte| plus mouvementée que la nôtre.~ Au point de vue de
264 Texte| placent la femme dans un nuage, rêvent et soupirent, débitent
265 Texte| jour ou les scandales de la nuit, nous avons oublié notre
266 Texte| il est bien certain que nulle histoire au monde n'est
267 Texte| ne sait-on que faire pour occuper les longues soirées mondaines.
268 Texte| on s'indigne, suivant les opinions qu'on a, il est bien certain
269 Texte| quelques-unes de nos grâces originelles ont persisté jusqu'à nous
270 Texte| scandales de la nuit, nous avons oublié notre métier d'hommes.~
271 | Oui
272 Texte| lourdauds qui pérorent au Palais Bourbon a certes une influence
273 Texte| robe. Pour lui, les femmes parent le monde et rendent séduisante
274 Texte| camaraderie d'instinct, comme une parenté de caractère et de nature.~
275 Texte| étrangères, des dames, des êtres parés dont nous ne nous soucions
276 Texte| le Conseil municipal de Paris devenu tout à coup presque
277 Texte| éveil. Il pense à elle, parle pour elle, tâche de lui
278 Texte| une d'elles. Nous ne leur parlons que pour leur raconter les
279 Texte| ne manquent point dans le parti républicain. Faut-il citer
280 Texte| Qui le dira ?~ Elle est partie avec la politesse, la vieille
281 Texte| toilettes, leurs bibelots, leurs parures, leurs ruses, leurs naïvetés,
282 Texte| dans la rue, la femme qui passe et dont le regard le frôle.
283 Texte| nous.~ Les Anglais sont passionnés, sensuels et commerçants
284 Texte| toutes, les riches comme les pauvres, les jeunes comme les vieilles,
285 Texte| aventure il faut épouser ou payer.~ Les Allemands placent
286 Texte| que pour y chercher leur pensée fuyante et voilée ; il aime
287 Texte| Mais nous avons perdu la plus charmante de nos
288 Texte| de bonne grâce ou même de perfide malice.~ Il aime, dans
289 Texte| ruses, leurs naïvetés, leurs perfidies, leurs mensonges et leurs
290 Texte| pontifiante des lourdauds qui pérorent au Palais Bourbon a certes
291 Texte| nos grâces originelles ont persisté jusqu'à nous mais aussi
292 Texte| rien de commun avec les pesants doctrinaires de la Chambre
293 Texte| inconnues coudoyées, la petite marchande qui rêve sur sa
294 Texte| Italien lui ressemble ; les peuples du Nord sont poétiques ;
295 Texte| est tant pis pour nous, et peut-être aussi pour elles.~27 mai
296 Texte| Toute la physionomie d'un peuple consiste surtout
297 Texte| Il aime s'asseoir à leurs pieds pour le seul plaisir d être
298 Texte| américaine ! C'est tant pis pour nous, et peut-être
299 Texte| payer.~ Les Allemands placent la femme dans un nuage,
300 Texte| leurs pieds pour le seul plaisir d être là ; il aime rencontrer
301 Texte| suite à demain est toujours pleine d'imprévu, de drame et de
302 Texte| aimât vraiment les femmes ou plutôt qui sût les aimer, comme
303 Texte| les peuples du Nord sont poétiques ; le Russe est brutal.~
304 Texte| spécial et désintéressé en politique comme en littérature ? -
305 Texte| de rire.~ La gravité pontifiante des lourdauds qui pérorent
306 Texte| lourde exaltation, mangent du porc, des saucisses et de la
307 Texte| marchande qui rêve sur sa porte, la belle nonchalante étendue
308 Texte| Béraud a si véridiquement portraiturés dans son tableau du présent
309 Texte| essaye de la comédie, on pose en tableaux vivants, on
310 Texte| fond, charmante ? Tout est possible chez nous, même les plus
311 Texte| rate du bourgeois français. Pourtant les hommes d'esprit ne manquent
312 Texte| L'Espagnol est ardent, pratique ; l'Italien lui ressemble ;
313 Texte| présence.~ Il sait, dès les premiers mots, par un regard, par
314 | près
315 Texte| ennui, heureux de leur seule présence.~ Il sait, dès les premiers
316 Texte| portraiturés dans son tableau du présent Salon.~ De la mobilité,
317 | presque
318 Texte| hardi, d'un pas lent ou pressé, à travers la foule des
319 Texte| de leur personne. Il est prêt à leur appel, à les aider,
320 Texte| des plus aimables.~ Les principaux signes du caractère français
321 Texte| Qui le sait ? Est-elle un privilège des sociétés aristocratiques ?
322 Texte| les femmes d'une tendresse pro fonde, douce, émue, et alerte
323 Texte| il soit nécessaire de le prouver.~ Sont-ce là des qualités
324 Texte| froisser leur frêle et mobile pudeur, un désir discret et vif,
325 Texte| Au point de vue de l'Art pur - et pourquoi n'admettrait-on
326 Texte| leur parlons que pour leur raconter les faits du jour ou les
327 Texte| influence néfaste sur la rate du bourgeois français. Pourtant
328 Texte| devenu tout à coup presque réactionnaire ?~ Sommes-nous toujours
329 Texte| française, nationale.~ Regardons autour de nous.~ Les
330 Texte| plaisir d être là ; il aime rencontrer leur œil, rien que pour
331 Texte| C'est la galanterie qui rendait charmants les salons, charmantes
332 Texte| femmes parent le monde et rendent séduisante la vie.~ Il
333 Texte| manquent point dans le parti républicain. Faut-il citer ces maîtres :
334 Texte| tableaux vivants, on fait résonner des instruments à cordes
335 Texte| avec tendresse, et avec respect. La galanterie était une
336 Texte| pratique ; l'Italien lui ressemble ; les peuples du Nord sont
337 Texte| institutions. Elle fait ressembler notre pays à un surprenant
338 Texte| la petite marchande qui rêve sur sa porte, la belle nonchalante
339 Texte| la femme dans un nuage, rêvent et soupirent, débitent des
340 Texte| Il les aime toutes, les riches comme les pauvres, les jeunes
341 Texte| modifié notre manière de rire.~ La gravité pontifiante
342 Texte| littérature ? - elle demeure sans rivale. Quoi de plus curieux et
343 Texte| de toucher l'étoffe de sa robe. Pour lui, les femmes parent
344 Texte| Faut-il citer ces maîtres : Rochefort, Scholl, Chapron, About ?
345 Texte| notre pays à un surprenant roman d'aventures dont la suite
346 Texte| malice.~ Il aime, dans la rue, la femme qui passe et dont
347 Texte| bibelots, leurs parures, leurs ruses, leurs naïvetés, leurs perfidies,
348 Texte| Nord sont poétiques ; le Russe est brutal.~ Que faut-il
349 Texte| de ces hommes ! Aussi ne sait-on que faire pour occuper les
350 Texte| dans son tableau du présent Salon.~ De la mobilité, nous
351 Texte| qui rendait charmants les salons, charmantes les mœurs, et
352 Texte| bien née. Aujourd'hui nous saluons à l'anglaise et nous traitons
353 Texte| exaltation, mangent du porc, des saucisses et de la choucroute, et
354 Texte| les faits du jour ou les scandales de la nuit, nous avons oublié
355 Texte| certaine exaltation mêlée de scepticisme, de la générosité atténuée
356 Texte| insouciants, exaltés et sceptiques, généreux et ironiques,
357 Texte| ces maîtres : Rochefort, Scholl, Chapron, About ? Mais ceux-là
358 Texte| défendre comme des alliés secrets. Il aimerait se dévouer
359 Texte| déployer pour lui toutes leurs séductions. Entre elles et lui s'établit
360 Texte| et n'essaye point de la séduire ni de l'inciter à lui plaire.
361 Texte| parent le monde et rendent séduisante la vie.~ Il aime s'asseoir
362 Texte| la tête, une fleur sur le sein, l'œil timide ou hardi,
363 Texte| Anglais sont passionnés, sensuels et commerçants en amour.
364 Texte| grasses, les maigres. Il se sent à son aise près d'elles,
365 Texte| soupirent, débitent des choses sentimentales avec une lourde exaltation,
366 | sera
367 Texte| ami et leur esclave, le serviteur de leurs caprices et l'admirateur
368 Texte| sans ennui, heureux de leur seule présence.~ Il sait, dès
369 | seulement
370 Texte| de la Chambre et avec les sinistres braillards que Jean Béraud
371 Texte| Est-elle un privilège des sociétés aristocratiques ? Ou a-t-elle
372 Texte| pour occuper les longues soirées mondaines. On essaye de
373 | soit
374 Texte| être considéré comme un sol miraculeux.~ Et n'est-ce
375 Texte| presque réactionnaire ?~ Sommes-nous toujours insouciants, exaltés
376 Texte| nécessaire de le prouver.~ Sont-ce là des qualités ou des défauts ?
377 Texte| parés dont nous ne nous soucions guère, à moins d'être amoureux
378 Texte| des tonneaux de bière en soupirant des fadeurs.~ L'Espagnol
379 Texte| dans un nuage, rêvent et soupirent, débitent des choses sentimentales
380 Texte| mots, par un regard, par un sourire, leur montrer qu'il les
381 Texte| héréditaires. Et ses défauts sont souvent aussi charmants que ses
382 Texte| admettrait-on pas ce point de vue spécial et désintéressé en politique
383 Texte| roman d'aventures dont la suite à demain est toujours pleine
384 Texte| fâche et qu'on s'indigne, suivant les opinions qu'on a, il
385 Texte| physionomie d'un peuple consiste surtout dans ses qualités et ses
386 Texte| les femmes ou plutôt qui sût les aimer, comme elles doivent
387 Texte| lui s'établit aussitôt une sympathie vive, une camaraderie d'
388 Texte| véridiquement portraiturés dans son tableau du présent Salon.~ De
389 Texte| de la comédie, on pose en tableaux vivants, on fait résonner
390 Texte| à elle, parle pour elle, tâche de lui plaire et de lui
391 | tant
392 | temps
393 Texte| elle lui plaît. Il a des tendresses qui lui viennent aux lèvres,
394 Texte| et de comédie, de choses terribles ou grotesques. Qu'on se
395 Texte| va, un nœud bleu sur la tête, une fleur sur le sein,
396 Texte| Texte~ ~
397 Texte| fleur sur le sein, l'œil timide ou hardi, d'un pas lent
398 Texte| elles font. Il aime leurs toilettes, leurs bibelots, leurs parures,
399 Texte| choucroute, et boivent des tonneaux de bière en soupirant des
400 Texte| de lui baiser la main, de toucher l'étoffe de sa robe. Pour
401 Texte| invraisemblables drôleries et les plus tragiques aventures.~ De quoi nous
402 Texte| saluons à l'anglaise et nous traitons les femmes à l'américaine !
403 Texte| un pas lent ou pressé, à travers la foule des trottoirs.
404 | trop
405 Texte| à travers la foule des trottoirs. Il aime les inconnues coudoyées,
406 Texte| quelques-unes ont disparu, des plus typiques et des plus aimables.~
407 | va
408 Texte| toujours allumé dans ses veines. Il est leur ami et leur
409 Texte| cordes et des instruments à vent que personne n'écoute. Quand
410 Texte| braillards que Jean Béraud a si véridiquement portraiturés dans son tableau
411 Texte| celle qu'on préfère, en vérité.~ C'est la galanterie
412 Texte| depuis un siècle ?~ Que verrons-nous demain ? Cette attente de
413 Texte| et rendent séduisante la vie.~ Il aime s'asseoir à
414 Texte| partie avec la politesse, la vieille politesse cérémonieuse et
415 Texte| pauvres, les jeunes comme les vieilles, les jolies, les laides,
416 Texte| a des tendresses qui lui viennent aux lèvres, des caresses
417 Texte| est d'elles, tout ce qui vient d'elles, tout ce qu'elles
418 Texte| pudeur, un désir discret et vif, toujours éveillé dans ses
419 Texte| bon enfant. Cette terre du vin sera toujours la terre de
420 Texte| comédie, on pose en tableaux vivants, on fait résonner des instruments
421 Texte| établit aussitôt une sympathie vive, une camaraderie d'instinct,
422 Texte| chercher leur pensée fuyante et voilée ; il aime écouter leur voix
423 Texte| du caractère français de voir le Conseil municipal de
424 Texte| nonchalante étendue dans sa voiture découverte.~ Dès qu'il
425 Texte| le seul peuple qui aimât vraiment les femmes ou plutôt qui
426 Texte| celles qu'il n'a jamais vues.~ Il ne leur demande
427 | yeux
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