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Guy de Maupassant
Histoire de Manon Lescaut et du Chevalier des Grieux

IntraText - Concordances

(Hapax Legomena)


1885-profe | profo-vrais

    Partie
1 II| aventures qu'ils inventent ?~1885~ 2 II| trouvait si simple de l'abandonner aux heures de pauvreté, 3 II| profondément humains que l'abbé Prévost a fait de Manon 4 II| l'air de réalités.~    D'abord, c'est Didon, la femme qui 5 I| établi nettement, d'une façon absolue, ces deux attitudes de la 6 II| ferions pour un autre, nous l'absolvons presque, nous lui pardonnons 7 II| relations avec sa sueur. Elle accepte avec bonheur la fortune 8 I| musicienne, malgré les efforts acharnés de toutes les filles de 9 II| complète du lecteur en face des actions honteuses du chevalier Des 10 II| fort, le mâle éternel.~    Adam, d'après la légende ingénieuse 11 II| toutes les pages de ce livre admirable, de chaque phrase, de chaque 12 II| criminelle, n'est-elle pas admirablement vraie ? Comme elle diffère 13 I| et la maternité.~    Nos admirables maîtres, les Grecs, qui 14 II| changeante, sincère, odieuse et adorable, pleine d'inexplicables 15 I| poètes.~    Autrefois, les adorables vivantes dont la beauté 16 I| plaire, d'employer toutes les adresses et tous les artifices à 17 I| alla chercher Hippocrate en Afrique, parce qu'une grossesse 18 I| flottantes, à celles du. Moyen Age coiffées du grand hennin 19 II| dans la maturité de son âge, avec toute l'ardeur de 20 I| elles encore à travers les âges, comme Victor Cousin le 21 II| âme. Il le sait si peu, il agit avec tant de sincérité, 22 I| leur intelligence claire n'aimait pas les confusions ; ils 23 II| naïvement rouée, perfide, aimante, troublante, spirituelle, 24 II| nous l'avions rencontrée et aimée. Nous connaissons ce regard 25 II| Manon, comme lui nous l'aimons, nous aurions trompé comme 26 | air 27 | ait 28 I| leur beauté qu'un navire alla chercher Hippocrate en Afrique, 29 I| au grand pied, Biétris, Allys,~Harembouges, qui tint le 30 II| douter l'état de certaines âmes à ce moment précis de la 31 I| si nous sommes presque amoureux d'elles encore à travers 32 II| inventé et combiné pour amuser leurs contemporains s'est 33 I| à celles de l'histoire ancienne, vêtues d'étoffes flottantes, 34 I| Jehanne la bonne Lorraine~Qu'Angloys bruslèrent à Rouen ;~Où 35 II| naïve, divinement pure, aperçue là-bas, dans cette île verte. 36 II| des personnages qu'il fait apparaître.~    Combien d'autres romans 37 I| lui échapper, quand elle appartient à la race des grandes victorieuses 38 I| nous émeut de si loin s'appelaient Cléopâtre, Aspasie, Phryné, 39 I| et tous les artifices à apprendre et à pratiquer l'art subtil 40 | après 41 I| Flora la belle Romaine ;~Archipiada, ne Thaïs,~Qui fut sa cousine 42 II| de son âge, avec toute l'ardeur de son sang, toute la violence 43 I| les adresses et tous les artifices à apprendre et à pratiquer 44 I| s'appelaient Cléopâtre, Aspasie, Phryné, Ninon de Lenclos, 45 I| nous enveloppe et nous asservit sans que nous puissions 46 I| des fleurs, des fonds d'assiette ou des portraits médiocres.~     47 II| un fripon, un gredin, l'associé presque inconscient de cette 48 II| presque, nous lui pardonnons assurément à cause d'elle, parce que 49 II| quelle puissance inconnue attache ce, misérable à ses pas, 50 II| Jamais fille n'eut moins d'attachement qu'elle pour l'argent, mais 51 I| façon absolue, ces deux attitudes de la femme dans la vie.~     52 II| celle-là, elle n'éveille aucun désir brutal. C'est la vierge 53 II| lui nous l'aimons, nous aurions trompé comme lui peut-être !~     54 I| et créées les poètes.~    Autrefois, les adorables vivantes 55 | avait 56 II| sur du papier blanc des aventures qu'ils inventent ?~1885~ 57 II| aussi bien que si nous l'avions rencontrée et aimée. Nous 58 | avons 59 | ayant 60 II| distraire, une fillette au baiser facile ; puis elle s'étonne 61 II| bouche où frémissent des baisers qui mordent quelquefois, 62 I| la si triste et si douce ballade de Villon :~ ~~~Dictes-moi 63 | belle 64 I| devoir consistait à être belles et séduisantes, à ravir 65 I| chantoit à voix de sirène ;~Berthe au grand pied, Biétris, 66 I| de la sainte et naturelle besogne d'enfanter et d'élever leurs 67 II| luxe, la richesse, tout le bien-être dans la maison et dans la 68 I| Berthe au grand pied, Biétris, Allys,~Harembouges, qui 69 II| incompréhensibles sentiments, de calculs bizarres et de naïveté criminelle, 70 II| profession d'écrire sur du papier blanc des aventures qu'ils inventent ?~ 71 I| La Royne Blanche comme ung lys,~Qui chantoit 72 | bonheur 73 | bonne 74 I| à l'eau, travaillent la bosse et même le nu sans parvenir 75 | bras 76 II| brûlant, chaste encore, qui brise et tue déjà.~    C'est Virginie, 77 II| éveille l'amour, l'amour déjà brûlant, chaste encore, qui brise 78 I| bonne Lorraine~Qu'Angloys bruslèrent à Rouen ;~Où sont-ilz, Vierge 79 II| elle n'éveille aucun désir brutal. C'est la vierge et martyre 80 I| germaine ?~Echo parlant quant bruyt on maine~Dessus rivière, 81 II| Mais son frère, qui calcule et compte, a découvert un 82 II| incompréhensibles sentiments, de calculs bizarres et de naïveté criminelle, 83 II| nets, et ce geste vif et câlin de la tête, ces mouvements 84 II| C'est Virginie, plus candide, plus naïve, divinement 85 I| séduisantes, à ravir les yeux, à captiver l'esprit et à troubler les 86 II| ce qu'il fait ? non. La caresse de cette femme a troublé 87 II| pardonnons assurément à cause d'elle, parce que nous nous 88 | cela 89 II| titres des livres les plus célèbres ; on n'en pourrait pas dire 90 | celle 91 II| pouvoir douter l'état de certaines âmes à ce moment précis 92 | cet 93 II| fille diverse, complexe, changeante, sincère, odieuse et adorable, 94 I| Blanche comme ung lys,~Qui chantoit à voix de sirène ;~Berthe 95 II| spirituelle, redoutable et charmante.~    En cette figure si 96 I| rôles, bien distincts et charmants tous deux : l'amour et la 97 II| la tête, ces mouvements charmeurs de la taille, et l'odeur 98 II| chevalier suit, éperdu, la charrette qui emporte sa maîtresse, 99 II| amour, l'amour déjà brûlant, chaste encore, qui brise et tue 100 I| femmes portent en elles, et cherchaient dans leur amour ce quelque 101 I| beauté qu'un navire alla chercher Hippocrate en Afrique, parce 102 | chez 103 II| raisonnements, pour ceux qui ont choisi l'étrange profession d'écrire 104 I| leur donner des enfants, choisies avec soin, saines et fortes, 105 II| Nous connaissons ce regard clair et rusé, qui semble toujours 106 I| Comme leur intelligence claire n'aimait pas les confusions ; 107 I| de si loin s'appelaient Cléopâtre, Aspasie, Phryné, Ninon 108 I| esprit et à troubler les cœurs.~    On ne leur demandait, 109 I| à celles du. Moyen Age coiffées du grand hennin et que Michelet 110 II| ingénieux ont inventé et combiné pour amuser leurs contemporains 111 | comment 112 II| remarquer que l'indulgence si complète du lecteur en face des actions 113 II| aussi nettement, aussi complètement ; aucune femme n'a jamais 114 II| création. Cette fille diverse, complexe, changeante, sincère, odieuse 115 II| de vertu présentés sans complications, par les romanciers sentimentalistes, 116 I| étudient le piano et même la composition avec une persévérance digne 117 I| semble le croire aujourd'hui, comprenaient bien cette double mission 118 II| peut-être !~    Nous le comprenons, nous ne nous indignons 119 II| voulu, car elle n'a jamais compris l'amour véhément de cet 120 II| son frère, qui calcule et compte, a découvert un financier 121 I| de toutes les filles de concierges et toutes les filles à marier 122 I| claire n'aimait pas les confusions ; ils avaient établi nettement, 123 II| qu'il nous semble avoir connus, qui vivent en nous comme 124 I| courtisanes, écoutaient leurs conseils, trouvaient dans leur intimité 125 I| courtisanes, dont le devoir consistait à être belles et séduisantes, 126 II| âme féminine, par le seul contact de la nature dépravante 127 II| comprendre, par la seule contagion de l'âme féminine, par le 128 II| combiné pour amuser leurs contemporains s'est émietté dans l'oubli ! 129 II| été plus femme, n'a jamais contenu une telle quintessence de 130 II| lui-même en quelques lignes qui contiennent plus de la femme que la 131 I| qui firent si galante la cour de nos rois, nous murmurons, 132 II| au fond du cœur par ces courtes phrases !~    Mais son frère, 133 I| travers les âges, comme Victor Cousin le fut de Mme de Longueville, 134 I| Archipiada, ne Thaïs,~Qui fut sa cousine germaine ?~Echo parlant 135 II| se divertir sans qu'il en coûte. Elle ne s'informait pas 136 II| tendresse d'un autre, elle craint que Des Grieux s'ennuie 137 II| tranquille un moment avec la crainte d'en manquer. Elle n'eût 138 II| cette unique évocation de la créature d'amour.~    Et c'est une 139 I| celles qu'ont rêvées et créées les poètes.~    Autrefois, 140 II| calculs bizarres et de naïveté criminelle, n'est-elle pas admirablement 141 I| nettes qu'on ne semble le croire aujourd'hui, comprenaient 142 II| littéraires, n'est-il pas curieux et instructif de voir comment 143 I| de Longueville, combien davantage nous passionnent celles 144 II| qui calcule et compte, a découvert un financier qu'il met en 145 I| leur intimité cette grâce délicate que les femmes portent en 146 II| manque radicalement toute délicatesse ou plutôt toute pudeur de 147 II| de cette inconsciente et délicieuse gredine.~    Sait-il ce 148 I| Ninon de Lenclos, Marion Delorme, Mme de Pompadour, etc.~     149 I| les cœurs.~    On ne leur demandait, à celles-là, que de plaire, 150 II| enlacer, des yeux hardis qui demandent l'étreinte, dont la flamme 151 II| comment ce livre a survécu et demeure et demeurera par la seule 152 II| a survécu et demeure et demeurera par la seule force de la 153 II| bouche gaie et fausse, ces dents jeunes sous ces lèvres tentantes, 154 II| seul contact de la nature dépravante de Manon, un fripon, un 155 | dès 156 II| qu'elle pût servir à vous désennuyer quelques moments, car la 157 II| celle-là, elle n'éveille aucun désir brutal. C'est la vierge 158 II| songeurs, tous ceux qui désirent et poursuivent une forme 159 II| sang, toute la violence des désirs, toute la fièvre des caresses. 160 II| rêvées parles écrivains, dessinées par les peintres ou taillées 161 I| parlant quant bruyt on maine~Dessus rivière, ou sus estan ;~ 162 II| cette fille irrésistible, devient sans le savoir, sans le 163 I| ballade de Villon :~ ~~~Dictes-moi où, ne en quel pays,~Est 164 II| réalités.~    D'abord, c'est Didon, la femme qui aime dans 165 II| admirablement vraie ? Comme elle diffère des modèles de vice ou de 166 I| composition avec une persévérance digne d'un meilleur succès, ou 167 | dire 168 II| de la taille, et l'odeur discrète de ce corps frais sous la 169 II| plus d'art peut-être, ont disparu ! Tout ce que les écrivains 170 I| subissons de loin la grâce disparue de celles qui ont vécu, 171 I| terre a deux rôles, bien distincts et charmants tous deux : 172 II| naïve tentatrice, qui ne distingue jamais le bien du mal, et 173 II| ennuie et lui envoie, pour le distraire, une fillette au baiser 174 II| inimitable création. Cette fille diverse, complexe, changeante, sincère, 175 II| un sou si l'on pouvait se divertir sans qu'il en coûte. Elle 176 I| quelque chose de presque divin, cette griserie sensuelle 177 II| plus candide, plus naïve, divinement pure, aperçue là-bas, dans 178 I| puissance de son regard. Sa domination irrésistible s'échappe d' 179 I| Quelques-unes de celles-là dominent l'histoire du monde, répandent 180 I| à la femme, en effet, de dominer et d'enchanter l'homme rien 181 I| de leurs yeux. Il a été donné à la femme, en effet, de 182 I| comprenaient bien cette double mission de la compagne de 183 I| nous, la si triste et si douce ballade de Villon :~ ~~~ 184 II| nous indique à n'en pouvoir douter l'état de certaines âmes 185 II| ce redoutable féminin, si doux et si perfide !~    Et puisqu' 186 II| homme que cette exquise drôlesse dont le charme subtil et 187 II| pas même à se fâcher de la duplicité des actes, reste comme une 188 I| huile et de la couleur à l'eau, travaillent la bosse et 189 I| domination irrésistible s'échappe d'elle, nous enveloppe et 190 I| fut sa cousine germaine ?~Echo parlant quant bruyt on maine~ 191 II| de la pensée artiste, est éclairée aussi par quelques images 192 II| N'est-ce point là un éclatant enseignement, plus puissant 193 II| force de la sincérité, par l'éclatante vraisemblance des personnages 194 II| puisqu'on parle toujours d'écoles littéraires, n'est-il pas 195 I| maison de ces courtisanes, écoutaient leurs conseils, trouvaient 196 II| choisi l'étrange profession d'écrire sur du papier blanc des 197 II| lui vient ainsi et elle écrit à Des Grieux, dans toute 198 II| romans de la même époque, écrits avec plus d'art peut-être, 199 II| légende ingénieuse de l'Écriture, mange la pomme que lui 200 II| instinctive perfidie, l'écrivain semble avoir incarné tout 201 I| été donné à la femme, en effet, de dominer et d'enchanter 202 I| vraiment scientifique, on s'efforce aujourd'hui de nous imposer 203 I| femme musicienne, malgré les efforts acharnés de toutes les filles 204 I| besogne d'enfanter et d'élever leurs fils qui seraient 205 II| histoire des peuples est embellie par quelques figures de 206 I| vivantes dont la beauté nous émeut de si loin s'appelaient 207 II| Lescaut hantent notre âme et l'émeuvent, et vivront toujours dans 208 II| leurs contemporains s'est émietté dans l'oubli ! On sait à 209 I| celles-là, que de plaire, d'employer toutes les adresses et tous 210 II| éperdu, la charrette qui emporte sa maîtresse, elle ne parvient 211 II| caresses. Elle est sensuelle, emportée, exaltée, avec une bouche 212 I| nos rois, nous murmurons, émus malgré nous, la si triste 213 I| en effet, de dominer et d'enchanter l'homme rien que par la 214 I| sainte et naturelle besogne d'enfanter et d'élever leurs fils qui 215 I| devaient leur donner des enfants, choisies avec soin, saines 216 I| saines et fortes, étaient enfermées dans la maison, tout occupées 217 II| femme a troublé ses yeux et engourdi son âme. Il le sait si peu, 218 II| bras toujours ouverts pour enlacer, des yeux hardis qui demandent 219 II| craint que Des Grieux s'ennuie et lui envoie, pour le distraire, 220 II| est-ce point là un éclatant enseignement, plus puissant que toutes 221 II| Manon, c'est la femme tout entière, telle qu'elle a toujours 222 I| repos, vivaient libres, entourées d'hommages, de soins et 223 II| de plus gentil, de plus entraînant et de plus infâme dans l' 224 II| subissons comme lui la grâce entraînante de Manon, comme lui nous 225 II| jamais le bien du mal, et entraîne par la seule puissance de 226 II| et poursuivent une forme entrevue et insaisissable. Les écrivains 227 I| irrésistible s'échappe d'elle, nous enveloppe et nous asservit sans que 228 II| Des Grieux s'ennuie et lui envoie, pour le distraire, une 229 II| quand le chevalier suit, éperdu, la charrette qui emporte 230 II| autres romans de la même époque, écrits avec plus d'art 231 I| ravir les yeux, à captiver l'esprit et à troubler les cœurs.~     232 II| histoire d'un peuple.~    N'est-ce point là un éclatant enseignement, 233 II| de naïveté criminelle, n'est-elle pas admirablement vraie ? 234 II| d'écoles littéraires, n'est-il pas curieux et instructif 235 I| maine~Dessus rivière, ou sus estan ;~Qui beauté eut trop plus 236 I| confusions ; ils avaient établi nettement, d'une façon absolue, 237 II| à n'en pouvoir douter l'état de certaines âmes à ce moment 238 I| Delorme, Mme de Pompadour, etc.~    Et quand nous pensons 239 II| faible et fort, le mâle éternel.~    Adam, d'après la légende 240 II| Ève du paradis perdu, l'éternelle et rusée et naïve tentatrice, 241 I| histoire ancienne, vêtues d'étoffes flottantes, à celles du. 242 II| qui rayonnent comme des étoiles, l'histoire de la pensée 243 II| baiser facile ; puis elle s'étonne qu'il n'en ait point voulu, 244 II| yeux hardis qui demandent l'étreinte, dont la flamme est impudique.~     245 I| à marier en général qui étudient le piano et même la composition 246 | eût 247 II| retrouvons-nous point en elle l'Ève du paradis perdu, l'éternelle 248 I| peindre autre chose que des éventails, des fleurs, des fonds d' 249 II| ravissante, devant cette unique évocation de la créature d'amour.~     250 II| Aucune femme n'a jamais été évoquée comme celle-là, aussi nettement, 251 II| est sensuelle, emportée, exaltée, avec une bouche où frémissent 252 I| prouvé que la femme, sans exception, est incapable de tout travail 253 I| Grecs, qui avaient sur l'existence des idées plus sages et 254 I| I~~    Malgré l'expérience des siècles qui ont prouvé 255 II| sens de l'homme que cette exquise drôlesse dont le charme 256 II| si complète du lecteur en face des actions honteuses du 257 II| toujours d'innombrables faces.~    Mais si nous la connaissons 258 II| on ne songe pas même à se fâcher de la duplicité des actes, 259 II| une fillette au baiser facile ; puis elle s'étonne qu' 260 II| bouche et de ses yeux l'homme faible et fort, le mâle éternel.~     261 II| parce que nous nous sentons faibles aussi devant cette image 262 | faire 263 II| connaissons cette bouche gaie et fausse, ces dents jeunes sous ces 264 II| seule contagion de l'âme féminine, par le seul contact de 265 II| aussi par quelques images féminines rêvées parles écrivains, 266 II| indignons plus ainsi que nous le ferions pour un autre, nous l'absolvons 267 II| quelques moments, car la fidélité que je souhaite de vous 268 II| violence des désirs, toute la fièvre des caresses. Elle est sensuelle, 269 II| est embellie par quelques figures de femmes qui rayonnent 270 II| pour le distraire, une fillette au baiser facile ; puis 271 | fils 272 II| et compte, a découvert un financier qu'il met en relations avec 273 II| tentantes, ces sourcils fins et nets, et ce geste vif 274 I| du péché », à celles qui firent si galante la cour de nos 275 II| demandent l'étreinte, dont la flamme est impudique.~    C'est 276 I| chose que des éventails, des fleurs, des fonds d'assiette ou 277 I| où, ne en quel pays,~Est Flora la belle Romaine ;~Archipiada, 278 I| ancienne, vêtues d'étoffes flottantes, à celles du. Moyen Age 279 I| éventails, des fleurs, des fonds d'assiette ou des portraits 280 II| maître, une de ces œuvres qui font partie de l'histoire d'un 281 II| et demeurera par la seule force de la sincérité, par l'éclatante 282 | fort 283 II| artiste n'a jamais parlé plus fortement aux sens de l'homme que 284 I| choisies avec soin, saines et fortes, étaient enfermées dans 285 II| accepte avec bonheur la fortune qui lui vient ainsi et elle 286 II| odeur discrète de ce corps frais sous la toilette pénétrée 287 II| moment précis de la vie française, si franche qu'on ne songe 288 II| exaltée, avec une bouchefrémissent des baisers qui mordent 289 II| courtes phrases !~    Mais son frère, qui calcule et compte, 290 II| dépravante de Manon, un fripon, un gredin, l'associé presque 291 I| meilleur succès, ou qui gâchent de la couleur à l'huile 292 II| connaissons cette bouche gaie et fausse, ces dents jeunes 293 I| à celles qui firent si galante la cour de nos rois, nous 294 I| hommages, de soins et de galanteries. C'étaient les grandes courtisanes, 295 I| toutes les filles à marier en général qui étudient le piano et 296 I| artistes, philosophes, généraux, vivaient dans la maison 297 II| tout ce qu'if y a de plus gentil, de plus entraînant et de 298 I| Thaïs,~Qui fut sa cousine germaine ?~Echo parlant quant bruyt 299 II| sourcils fins et nets, et ce geste vif et câlin de la tête, 300 I| menaçait une d'elles.~    Les grands hommes, artistes, philosophes, 301 I| que Michelet nous montre « graves dans la sécurité du péché », 302 II| de Manon, un fripon, un gredin, l'associé presque inconscient 303 II| inconsciente et délicieuse gredine.~    Sait-il ce qu'il fait ? 304 I| de presque divin, cette griserie sensuelle et poétique qu' 305 | gros 306 I| en Afrique, parce qu'une grossesse menaçait une d'elles.~     307 II| sincère, pourtant, cette gueuse, sincère dans ses roueries, 308 II| figure de Manon Lescaut hantent notre âme et l'émeuvent, 309 II| ouverts pour enlacer, des yeux hardis qui demandent l'étreinte, 310 I| grand pied, Biétris, Allys,~Harembouges, qui tint le Mayne~Et Jehanne 311 I| Moyen Age coiffées du grand hennin et que Michelet nous montre «  312 II| rendre mon chevalier riche et heureux. » C'est une bête d'amour, 313 I| un navire alla chercher Hippocrate en Afrique, parce qu'une 314 I| vivaient libres, entourées d'hommages, de soins et de galanteries. 315 II| faire sans cela sur son honneur et sur ses inclinations. »~     316 II| lecteur en face des actions honteuses du chevalier Des Grieux 317 I| gâchent de la couleur à l'huile et de la couleur à l'eau, 318 II| subtils et si profondément humains que l'abbé Prévost a fait 319 | I 320 I| avaient sur l'existence des idées plus sages et plus nettes 321 II| avoir incarné tout ce qu'if y a de plus gentil, de plus 322 II| II~~    Mais si l'histoire 323 II| aperçue là-bas, dans cette île verte. Elle fait rêver, 324 II| faibles aussi devant cette image ravissante, devant cette 325 II| romanciers sentimentalistes, qui imaginent des types invariables, sans 326 II| sujets. Seule, cette nouvelle immorale et vraie, si juste qu'elle 327 I| efforce aujourd'hui de nous imposer la femme médecin et la femme 328 II| étreinte, dont la flamme est impudique.~    C'est Juliette, la 329 I| femme, sans exception, est incapable de tout travail vraiment 330 II| l'écrivain semble avoir incarné tout ce qu'if y a de plus 331 II| sur son honneur et sur ses inclinations. »~    Combien de femmes 332 II| inexplicables mouvements de cœur, d'incompréhensibles sentiments, de calculs bizarres 333 II| comprendre quelle puissance inconnue attache ce, misérable à 334 II| étrange façon, avec quelle inconscience de fille. Comme elle a trouvé 335 II| gredin, l'associé presque inconscient de cette inconsciente et 336 II| presque inconscient de cette inconsciente et délicieuse gredine.~     337 II| comprenons, nous ne nous indignons plus ainsi que nous le ferions 338 II| vraie, si juste qu'elle nous indique à n'en pouvoir douter l' 339 II| étrange à remarquer que l'indulgence si complète du lecteur en 340 II| odieuse et adorable, pleine d'inexplicables mouvements de cœur, d'incompréhensibles 341 II| plus entraînant et de plus infâme dans l'être féminin. Manon, 342 II| roueries, franche dans ses infamies. Des Grieux nous la montre 343 II| qu'il en coûte. Elle ne s'informait pas même quel était le fond 344 II| Adam, d'après la légende ingénieuse de l'Écriture, mange la 345 II| Tout ce que les écrivains ingénieux ont inventé et combiné pour 346 II| fait de Manon Lescaut une inimitable création. Cette fille diverse, 347 II| que l'homme a toujours d'innombrables faces.~    Mais si nous 348 II| pleine de séduction et d'instinctive perfidie, l'écrivain semble 349 II| bête d'amour, une bête aux instincts rusés à qui manque radicalement 350 II| n'est-il pas curieux et instructif de voir comment ce livre 351 I| compagne de l'homme. Comme leur intelligence claire n'aimait pas les 352 I| conseils, trouvaient dans leur intimité cette grâce délicate que 353 I| politique.~    La tentative est inutile, puisque nous n'avons pas 354 II| qui imaginent des types invariables, sans comprendre que l'homme 355 II| écrivains ingénieux ont inventé et combiné pour amuser leurs 356 II| blanc des aventures qu'ils inventent ?~1885~ 357 I| Harembouges, qui tint le Mayne~Et Jehanne la bonne Lorraine~Qu'Angloys 358 II| C'est Juliette, la jeune fille chez qui s'éveille 359 II| gaie et fausse, ces dents jeunes sous ces lèvres tentantes, 360 II| Vénus de Milo, la tête de la Joconde, la figure de Manon Lescaut 361 II| est impudique.~    C'est Juliette, la jeune fille chez qui 362 | jusqu 363 II| nouvelle immorale et vraie, si juste qu'elle nous indique à n' 364 | 365 II| divinement pure, aperçue là-bas, dans cette île verte. Elle 366 II| Les écrivains nous ont laissé seulement trois ou quatre 367 II| indulgence si complète du lecteur en face des actions honteuses 368 II| éternel.~    Adam, d'après la légende ingénieuse de l'Écriture, 369 II| échapper comme une odeur légère et presque insaisissable 370 I| Aspasie, Phryné, Ninon de Lenclos, Marion Delorme, Mme de 371 I| corps, le sourire de sa lèvre et la puissance de son regard. 372 I| heures de repos, vivaient libres, entourées d'hommages, de 373 II| montre lui-même en quelques lignes qui contiennent plus de 374 II| parle toujours d'écoles littéraires, n'est-il pas curieux et 375 II| sait à peine les titres des livres les plus célèbres ; on n' 376 I| Cousin le fut de Mme de Longueville, combien davantage nous 377 I| Mayne~Et Jehanne la bonne Lorraine~Qu'Angloys bruslèrent à 378 II| Des Grieux nous la montre lui-même en quelques lignes qui contiennent 379 I| nous puissions résister, lutter, lui échapper, quand elle 380 II| Comme elle a trouvé le luxe, la richesse, tout le bien-être 381 I| Royne Blanche comme ung lys,~Qui chantoit à voix de 382 I| Echo parlant quant bruyt on maine~Dessus rivière, ou sus estan ;~ 383 II| reste comme une œuvre de maître, une de ces œuvres qui font 384 I| maternité.~    Nos admirables maîtres, les Grecs, qui avaient 385 | mal 386 II| homme faible et fort, le mâle éternel.~    Adam, d'après 387 II| dont le charme subtil et malsain semble s'échapper comme 388 II| ingénieuse de l'Écriture, mange la pomme que lui présente 389 II| aux instincts rusés à qui manque radicalement toute délicatesse 390 II| moment avec la crainte d'en manquer. Elle n'eût jamais voulu 391 II| peintres ou taillées dans le marbre par les sculpteurs.~     392 I| concierges et toutes les filles à marier en général qui étudient 393 I| Phryné, Ninon de Lenclos, Marion Delorme, Mme de Pompadour, 394 II| brutal. C'est la vierge et martyre de l'amour poétique.~     395 I| tous deux : l'amour et la maternité.~    Nos admirables maîtres, 396 II| la femme qui aime dans la maturité de son âge, avec toute l' 397 I| Harembouges, qui tint le Mayne~Et Jehanne la bonne Lorraine~ 398 I| de nous imposer la femme médecin et la femme politique.~     399 I| assiette ou des portraits médiocres.~    La femme sur la terre 400 I| persévérance digne d'un meilleur succès, ou qui gâchent de 401 I| parce qu'une grossesse menaçait une d'elles.~    Les grands 402 I| filles qui seraient des mères.~    Celles qui devaient 403 II| découvert un financier qu'il met en relations avec sa sueur. 404 I| coiffées du grand hennin et que Michelet nous montre « graves dans 405 II| Le corps de la Vénus de Milo, la tête de la Joconde, 406 II| puissance inconnue attache ce, misérable à ses pas, elle qui trouvait 407 I| comprenaient bien cette double mission de la compagne de l'homme. 408 II| Comme elle diffère des modèles de vice ou de vertu présentés 409 II| plaisir qu'il n'y avait pas le moindre fond à faire sans cela sur 410 | moins 411 II| vous désennuyer quelques moments, car la fidélité que je 412 | mon 413 | monde 414 II| si nous la connaissons au moral, nous la voyons encore avec 415 II| frémissent des baisers qui mordent quelquefois, avec des bras 416 I| quand nous pensons à ces mortes charmantes, à celles de 417 II| chaque phrase, de chaque mot qui parle d'elle. Et comme 418 I| flottantes, à celles du. Moyen Age coiffées du grand hennin 419 I| la cour de nos rois, nous murmurons, émus malgré nous, la si 420 I| femme peintre ou la femme musicienne, malgré les efforts acharnés 421 I| pratiquer l'art subtil et mystérieux de la séduction et des caresses. 422 II| femme que toutes les autres, naïvement rouée, perfide, aimante, 423 II| de calculs bizarres et de naïveté criminelle, n'est-elle pas 424 II| par le seul contact de la nature dépravante de Manon, un 425 I| devoir sacré, de la sainte et naturelle besogne d'enfanter et d' 426 I| respectait tant leur beauté qu'un navire alla chercher Hippocrate 427 II| Mais c'était une chose si nécessaire pour elle d'être ainsi occupée 428 II| tentantes, ces sourcils fins et nets, et ce geste vif et câlin 429 I| idées plus sages et plus nettes qu'on ne semble le croire 430 I| Cléopâtre, Aspasie, Phryné, Ninon de Lenclos, Marion Delorme, 431 | non 432 | notre 433 II| que nous ne sentons plus nous-mêmes l'infamie naïve de ses actes ; 434 | nouvelle 435 I| travaillent la bosse et même le nu sans parvenir à peindre 436 II| nécessaire pour elle d'être ainsi occupée par le plaisir qu'il n'y 437 I| enfermées dans la maison, tout occupées de leur devoir sacré, de 438 II| complexe, changeante, sincère, odieuse et adorable, pleine d'inexplicables 439 II| des actes, reste comme une œuvre de maître, une de ces œuvres 440 II| œuvre de maître, une de ces œuvres qui font partie de l'histoire 441 II| contemporains s'est émietté dans l'oubli ! On sait à peine les titres 442 II| avec des bras toujours ouverts pour enlacer, des yeux hardis 443 II| insaisissable de toutes les pages de ce livre admirable, de 444 II| souvenirs, de ces visions si palpables qu'elles ont l'air de réalités.~     445 II| profession d'écrire sur du papier blanc des aventures qu'ils 446 II| retrouvons-nous point en elle l'Ève du paradis perdu, l'éternelle et rusée 447 II| absolvons presque, nous lui pardonnons assurément à cause d'elle, 448 II| la toilette pénétrée de parfums.~    Aucune femme n'a jamais 449 I| cousine germaine ?~Echo parlant quant bruyt on maine~Dessus 450 II| création artiste n'a jamais parlé plus fortement aux sens 451 II| images féminines rêvées parles écrivains, dessinées par 452 II| une de ces œuvres qui font partie de l'histoire d'un peuple.~     453 I| bosse et même le nu sans parvenir à peindre autre chose que 454 II| emporte sa maîtresse, elle ne parvient pas à comprendre quelle 455 II| toujours promettre, qui fait passer devant nous des images troublantes 456 I| combien davantage nous passionnent celles qu'ont rêvées et 457 II| abandonner aux heures de pauvreté, elle pour qui l'argent 458 I| Dictes-moi où, ne en quel pays,~Est Flora la belle Romaine ;~ 459 I| graves dans la sécurité du péché », à celles qui firent si 460 I| même le nu sans parvenir à peindre autre chose que des éventails, 461 II| dans l'oubli ! On sait à peine les titres des livres les 462 I| avons pas encore la femme peintre ou la femme musicienne, 463 II| écrivains, dessinées par les peintres ou taillées dans le marbre 464 II| corps frais sous la toilette pénétrée de parfums.~    Aucune femme 465 I| etc.~    Et quand nous pensons à ces mortes charmantes, 466 II| en elle l'Ève du paradis perdu, l'éternelle et rusée et 467 II| séduction et d'instinctive perfidie, l'écrivain semble avoir 468 I| la composition avec une persévérance digne d'un meilleur succès, 469 II| éclatante vraisemblance des personnages qu'il fait apparaître.~     470 | peu 471 II| partie de l'histoire d'un peuple.~    N'est-ce point là un 472 II| Mais si l'histoire des peuples est embellie par quelques 473 I| grands hommes, artistes, philosophes, généraux, vivaient dans 474 II| livre admirable, de chaque phrase, de chaque mot qui parle 475 II| du cœur par ces courtes phrases !~    Mais son frère, qui 476 I| appelaient Cléopâtre, Aspasie, Phryné, Ninon de Lenclos, Marion 477 I| général qui étudient le piano et même la composition avec 478 I| sirène ;~Berthe au grand pied, Biétris, Allys,~Harembouges, 479 I| demandait, à celles-là, que de plaire, d'employer toutes les adresses 480 II| être ainsi occupée par le plaisir qu'il n'y avait pas le moindre 481 II| Elle fait rêver, elle fait pleurer, celle-là, elle n'éveille 482 II| plus de la femme que la plupart des gros romans ayant des 483 II| radicalement toute délicatesse ou plutôt toute pudeur de sentiments. 484 I| ont rêvées et créées les poètes.~    Autrefois, les adorables 485 I| femme médecin et la femme politique.~    La tentative est inutile, 486 II| de l'Écriture, mange la pomme que lui présente sa compagne. 487 I| Marion Delorme, Mme de Pompadour, etc.~    Et quand nous 488 I| délicate que les femmes portent en elles, et cherchaient 489 I| fonds d'assiette ou des portraits médiocres.~    La femme 490 II| plus célèbres ; on n'en pourrait pas dire les sujets. Seule, 491 II| tous ceux qui désirent et poursuivent une forme entrevue et insaisissable. 492 | pouvoir 493 I| artifices à apprendre et à pratiquer l'art subtil et mystérieux 494 II| certaines âmes à ce moment précis de la vie française, si 495 II| des images troublantes et précises ; nous connaissons cette 496 II| mange la pomme que lui présente sa compagne. Des Grieux, 497 II| modèles de vice ou de vertu présentés sans complications, par 498 II| des gros romans ayant des prétentions à la psychologie : - « Jamais 499 II| profondément humains que l'abbé Prévost a fait de Manon Lescaut 500 II| qui ont choisi l'étrange profession d'écrire sur du papier blanc


1885-profe | profo-vrais

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