1885-profe | profo-vrais
Partie
501 II| ces traits subtils et si profondément humains que l'abbé Prévost
502 II| toujours sourire et toujours promettre, qui fait passer devant
503 I| expérience des siècles qui ont prouvé que la femme, sans exception,
504 II| ayant des prétentions à la psychologie : - « Jamais fille n'eut
505 II| délicatesse ou plutôt toute pudeur de sentiments. Elle aime
506 II| doux et si perfide !~ Et puisqu'on parle toujours d'écoles
507 I| La tentative est inutile, puisque nous n'avons pas encore
508 II| éclatant enseignement, plus puissant que toutes les théories
509 I| nous asservit sans que nous puissions résister, lutter, lui échapper,
510 II| plus naïve, divinement pure, aperçue là-bas, dans cette
511 II| que je souhaitais qu'elle pût servir à vous désennuyer
512 I| germaine ?~Echo parlant quant bruyt on maine~Dessus rivière,
513 II| laissé seulement trois ou quatre de ces types de grâce qu'
514 | quelque
515 II| des baisers qui mordent quelquefois, avec des bras toujours
516 I| grandes séductrices.~ Quelques-unes de celles-là dominent l'
517 II| jamais contenu une telle quintessence de ce redoutable féminin,
518 I| quand elle appartient à la race des grandes victorieuses
519 II| Combien de femmes sont racontées jusqu'au fond du cœur par
520 II| instincts rusés à qui manque radicalement toute délicatesse ou plutôt
521 II| théories et que tous les raisonnements, pour ceux qui ont choisi
522 I| belles et séduisantes, à ravir les yeux, à captiver l'esprit
523 II| aussi devant cette image ravissante, devant cette unique évocation
524 II| quelques figures de femmes qui rayonnent comme des étoiles, l'histoire
525 II| palpables qu'elles ont l'air de réalités.~ D'abord, c'est Didon,
526 II| un financier qu'il met en relations avec sa sueur. Elle accepte
527 II| est une chose étrange à remarquer que l'indulgence si complète
528 II| Des Grieux, dès qu'il a rencontré cette fille irrésistible,
529 II| bien que si nous l'avions rencontrée et aimée. Nous connaissons
530 I| dominent l'histoire du monde, répandent sur leur siècle un charme
531 I| et tendres les heures de repos, vivaient libres, entourées
532 I| sans que nous puissions résister, lutter, lui échapper, quand
533 I| séduction et des caresses. On respectait tant leur beauté qu'un navire
534 II| la duplicité des actes, reste comme une œuvre de maître,
535 II| elle sera toujours.~ Ne retrouvons-nous point en elle l'Ève du paradis
536 II| cette île verte. Elle fait rêver, elle fait pleurer, celle-là,
537 II| pour rendre mon chevalier riche et heureux. » C'est une
538 II| elle a trouvé le luxe, la richesse, tout le bien-être dans
539 II| quel était le fond de nos richesses... Mais c'était une chose
540 | rien
541 I| quant bruyt on maine~Dessus rivière, ou sus estan ;~Qui beauté
542 I| si galante la cour de nos rois, nous murmurons, émus malgré
543 I| femme sur la terre a deux rôles, bien distincts et charmants
544 I| pays,~Est Flora la belle Romaine ;~Archipiada, ne Thaïs,~
545 II| sans complications, par les romanciers sentimentalistes, qui imaginent
546 II| toutes les autres, naïvement rouée, perfide, aimante, troublante,
547 I| Qu'Angloys bruslèrent à Rouen ;~Où sont-ilz, Vierge Souveraine ?...~
548 II| gueuse, sincère dans ses roueries, franche dans ses infamies.
549 I| La Royne Blanche comme ung lys,~Qui
550 II| connaissons ce regard clair et rusé, qui semble toujours sourire
551 II| paradis perdu, l'éternelle et rusée et naïve tentatrice, qui
552 II| une bête aux instincts rusés à qui manque radicalement
553 I| occupées de leur devoir sacré, de la sainte et naturelle
554 I| existence des idées plus sages et plus nettes qu'on ne
555 I| enfants, choisies avec soin, saines et fortes, étaient enfermées
556 I| leur devoir sacré, de la sainte et naturelle besogne d'enfanter
557 II| délicieuse gredine.~ Sait-il ce qu'il fait ? non. La
558 II| avec toute l'ardeur de son sang, toute la violence des désirs,
559 | savoir
560 I| vraiment artiste ou vraiment scientifique, on s'efforce aujourd'hui
561 II| taillées dans le marbre par les sculpteurs.~ Le corps de la Vénus
562 I| montre « graves dans la sécurité du péché », à celles qui
563 I| victorieuses et des grandes séductrices.~ Quelques-unes de celles-là
564 I| consistait à être belles et séduisantes, à ravir les yeux, à captiver
565 II| parlé plus fortement aux sens de l'homme que cette exquise
566 II| complications, par les romanciers sentimentalistes, qui imaginent des types
567 | sera
568 II| je souhaitais qu'elle pût servir à vous désennuyer quelques
569 | seul
570 | seulement
571 I| monde, répandent sur leur siècle un charme poétique et troublant.
572 I| Malgré l'expérience des siècles qui ont prouvé que la femme,
573 II| pas, elle qui trouvait si simple de l'abandonner aux heures
574 II| de cet homme. « C'était sincèrement que je souhaitais qu'elle
575 I| Qui chantoit à voix de sirène ;~Berthe au grand pied,
576 I| des enfants, choisies avec soin, saines et fortes, étaient
577 I| entourées d'hommages, de soins et de galanteries. C'étaient
578 | sommes
579 II| française, si franche qu'on ne songe pas même à se fâcher de
580 II| tous les artistes, tous les songeurs, tous ceux qui désirent
581 I| bruslèrent à Rouen ;~Où sont-ilz, Vierge Souveraine ?...~
582 II| jamais voulu toucher un sou si l'on pouvait se divertir
583 II| était sincèrement que je souhaitais qu'elle pût servir à vous
584 II| car la fidélité que je souhaite de vous est celle du cœur. »
585 II| ces lèvres tentantes, ces sourcils fins et nets, et ce geste
586 II| vivent en nous comme des souvenirs, de ces visions si palpables
587 I| Rouen ;~Où sont-ilz, Vierge Souveraine ?...~Mais où sont les neiges
588 II| perfide, aimante, troublante, spirituelle, redoutable et charmante.~
589 I| amour, rendre charmantes, spirituelles et tendres les heures de
590 II| C'est par ces traits subtils et si profondément humains
591 I| persévérance digne d'un meilleur succès, ou qui gâchent de la couleur
592 II| met en relations avec sa sueur. Elle accepte avec bonheur
593 II| Et quand le chevalier suit, éperdu, la charrette qui
594 II| en pourrait pas dire les sujets. Seule, cette nouvelle immorale
595 II| voir comment ce livre a survécu et demeure et demeurera
596 I| maine~Dessus rivière, ou sus estan ;~Qui beauté eut trop
597 II| mouvements charmeurs de la taille, et l'odeur discrète de
598 II| dessinées par les peintres ou taillées dans le marbre par les sculpteurs.~
599 I| charmantes, spirituelles et tendres les heures de repos, vivaient
600 II| dans la maison et dans la tendresse d'un autre, elle craint
601 II| dents jeunes sous ces lèvres tentantes, ces sourcils fins et nets,
602 I| femme politique.~ La tentative est inutile, puisque nous
603 II| éternelle et rusée et naïve tentatrice, qui ne distingue jamais
604 I| médiocres.~ La femme sur la terre a deux rôles, bien distincts
605 I| Romaine ;~Archipiada, ne Thaïs,~Qui fut sa cousine germaine ?~
606 II| puissant que toutes les théories et que tous les raisonnements,
607 I| Allys,~Harembouges, qui tint le Mayne~Et Jehanne la bonne
608 II| oubli ! On sait à peine les titres des livres les plus célèbres ;
609 II| de ce corps frais sous la toilette pénétrée de parfums.~
610 II| Elle n'eût jamais voulu toucher un sou si l'on pouvait se
611 II| chose.~ C'est par ces traits subtils et si profondément
612 II| mais elle ne pouvait être tranquille un moment avec la crainte
613 I| exception, est incapable de tout travail vraiment artiste ou vraiment
614 II| infamie de son cœur : « Je travaille pour rendre mon chevalier
615 I| et de la couleur à l'eau, travaillent la bosse et même le nu sans
616 I| amoureux d'elles encore à travers les âges, comme Victor Cousin
617 I| émus malgré nous, la si triste et si douce ballade de Villon :~ ~~~
618 II| nous ont laissé seulement trois ou quatre de ces types de
619 II| nous l'aimons, nous aurions trompé comme lui peut-être !~
620 | trop
621 I| siècle un charme poétique et troublant. Mais si nous subissons
622 II| rouée, perfide, aimante, troublante, spirituelle, redoutable
623 II| passer devant nous des images troublantes et précises ; nous connaissons
624 II| caresse de cette femme a troublé ses yeux et engourdi son
625 I| à captiver l'esprit et à troubler les cœurs.~ On ne leur
626 II| dans le cœur de l'homme, et troubleront toujours tous les artistes,
627 I| écoutaient leurs conseils, trouvaient dans leur intimité cette
628 II| misérable à ses pas, elle qui trouvait si simple de l'abandonner
629 II| inconscience de fille. Comme elle a trouvé le luxe, la richesse, tout
630 II| chaste encore, qui brise et tue déjà.~ C'est Virginie,
631 I| La Royne Blanche comme ung lys,~Qui chantoit à voix
632 II| ravissante, devant cette unique évocation de la créature
633 I| disparue de celles qui ont vécu, si nous sommes presque
634 II| a jamais compris l'amour véhément de cet homme. « C'était
635 II| sculpteurs.~ Le corps de la Vénus de Milo, la tête de la Joconde,
636 I| sensuelle et poétique qu'elles versent de leurs lèvres et de leurs
637 II| aperçue là-bas, dans cette île verte. Elle fait rêver, elle fait
638 II| des modèles de vice ou de vertu présentés sans complications,
639 I| de l'histoire ancienne, vêtues d'étoffes flottantes, à
640 II| elle diffère des modèles de vice ou de vertu présentés sans
641 I| travers les âges, comme Victor Cousin le fut de Mme de
642 I| appartient à la race des grandes victorieuses et des grandes séductrices.~
643 II| bonheur la fortune qui lui vient ainsi et elle écrit à Des
644 II| fins et nets, et ce geste vif et câlin de la tête, ces
645 I| triste et si douce ballade de Villon :~ ~~~Dictes-moi où, ne
646 II| ardeur de son sang, toute la violence des désirs, toute la fièvre
647 II| brise et tue déjà.~ C'est Virginie, plus candide, plus naïve,
648 II| comme des souvenirs, de ces visions si palpables qu'elles ont
649 I| Autrefois, les adorables vivantes dont la beauté nous émeut
650 II| semble avoir connus, qui vivent en nous comme des souvenirs,
651 II| notre âme et l'émeuvent, et vivront toujours dans le cœur de
652 II| amour poétique.~ Puis voici Manon Lescaut, plus vraiment
653 II| curieux et instructif de voir comment ce livre a survécu
654 I| ung lys,~Qui chantoit à voix de sirène ;~Berthe au grand
655 II| sincérité, par l'éclatante vraisemblance des personnages qu'il fait
|