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Par. gris = Texte de commentaire
1 | a
2 9 | la Marjolaine, demeurée accrochée au clocher de Saint-Évremond.~ ~~~
3 12 | mourante, c’était pour moi l’adeste fideles que j’allais entendre
4 2 | sornettes, je l’aimais d’une affection toute particulière, l’histoire
5 3 | cérémonie~La Marjolaine à l’agonie~Dans le paradis de Jésus.~~~
6 | ah
7 5 | tarasques et grenouilles ailées, que je plaçais le funeste
8 2 | chimériques sornettes, je l’aimais d’une affection toute particulière,
9 | air
10 12 | moi l’adeste fideles que j’allais entendre à la messe prochaine;
11 | alors
12 3 | Évremond,~ ~La Marjolaine, âme éperdue,~Reste tout à coup
13 3 | sombre, où l’on sent des âmes,~Sillonnent de grands traits
14 1 | mon imagination de gosse amoureux de légendes, toujours échappé
15 1 | passé mes toutes premières années. On la chantait à la veillée
16 3 | or. »~ ~Et, sous la nue âpre et glacée,~Voilà la prière
17 3 | nimbés d’auréoles~De longs archanges en étoles~Font cortège,
18 12 | encens, il m’arrivait de m’arrêter à quelques pas du porche
19 12 | cantiques et d’encens, il m’arrivait de m’arrêter à quelques
20 11 | de ma bonne et il m’était arrivé souvent de la guetter se
21 3 | espace et sous le ciel calmes~Ascensionnent de grands vieillards ;~ ~
22 11 | frissonnante au-dessus des toits assiégés par l’hiver.~
23 9 | Rouen, et, par une bizarre association de souvenirs, ce sont les
24 1 | à la veillée de Noël, en attendant la messe de minuit, et c’
25 13 | tour romane, où ne veillait aucune gargouille ; et j’avais
26 3 | Les fronts sont nimbés d’auréoles~De longs archanges en étoles~
27 | aussi
28 3 | vers la mort,~ ~« Faites qu’aussitôt étourdie~« De ma chute,
29 | aux
30 | avaient
31 | avait
32 8 | hors de ses orbites ses aveugles prunelles sculptées ; elle
33 4 | à la fois avec le pont d’Avignon et la passerelle du port
34 3 | et de purs regards~ ~D’azur sombre, où l’on sent des
35 7 | gargouille enchantée sous le bain de vif-argent de la lune,
36 4 | fameux pont du Nord de la ballade, que je confondais à la
37 12 | les patriarches à longues barbes fleuries et les saintes
38 8 | lune coulaient, comme une bave, entre ses mâchoires de
39 4 | semblable aux robustes et belles Normandes qui servaient
40 3 | parfum monte et s’émane,~De benjoin, d’encens et de nards,~ ~
41 13 | et j’avais rêvé éveillé, bercé au ronronnement de rouet
42 8 | Je voyais la bête de granit darder hors de
43 3 | sur le pont du Nord~Et la bise y soufflait si fort~Qu’elle
44 9 | voyage à Rouen, et, par une bizarre association de souvenirs,
45 3 | grands vieillards en robe blanche,~Dont le front chauve oscille
46 11 | du genou d’une jarretière bleue obsédait aussi mon souvenir.
47 1 | échappé du salon pour venir me blottir entre les jupes des filles
48 3 | étourdie~« De ma chute, j’entre brandie~« Dans votre ciel étoilé
49 11 | déshabiller alors que la brave fille se gênait un peu moins,
50 3 | Sur des chapes de lourds brocarts.~ ~Et puis ce sont par théories~
51 3 | La nuit, la lune et ses brouillards.~ ~Et cela monte avec des
52 3 | l’espace et sous le ciel calmes~Ascensionnent de grands
53 12 | minuit, encore tout grisé de cantiques et d’encens, il m’arrivait
54 | celle
55 3 | d’élus,~ ~Et conduit en cérémonie~La Marjolaine à l’agonie~
56 13 | flamand, devenu dans ma cervelle un conte pieux de noël.~ ~
57 11 | croyant endormi ; ce coin de chair entrevu me hantait et me
58 | chambre
59 1 | traînardes des servantes qui la chantaient, non plus chez ma grand’
60 1 | premières années. On la chantait à la veillée de Noël, en
61 3 | oscille et penche~Sur des chapes de lourds brocarts.~ ~Et
62 3 | robe blanche,~Dont le front chauve oscille et penche~Sur des
63 2 | Or, entre tant de chimériques sornettes, je l’aimais d’
64 12 | libérateur ; les enfants de choeur personnifiaient pour moi
65 | chose
66 3 | aussitôt étourdie~« De ma chute, j’entre brandie~« Dans
67 13 | Mais la neige et le clair de lune hantaient seuls
68 9 | ce sont les toits, les clochers, tout le panorama de la
69 11 | me croyant endormi ; ce coin de chair entrevu me hantait
70 8 | un peu redressé son long col écailleux comme un gorgerin ;
71 7 | Oh ! ce colloque lapidaire de la gargouille
72 3 | saintes et d’élus,~ ~Et conduit en cérémonie~La Marjolaine
73 4 | Nord de la ballade, que je confondais à la fois avec le pont d’
74 4 | ma mère ; c’était le même costume, bas de laine et jupe de
75 1 | dans la petite ville de la côte où j’ai passé mes toutes
76 8 | ventre et des lueurs de lune coulaient, comme une bave, entre ses
77 | coup
78 1 | rythme et les rimes ; je crois entendre encore les voix
79 11 | gênait un peu moins, me croyant endormi ; ce coin de chair
80 1 | minuit, et c’est dans la cuisine de la maison paternelle
81 11 | Une cuisse de femme serrée au-dessus
82 3 | On dansait sur le pont du Nord~Et la
83 8 | voyais la bête de granit darder hors de ses orbites ses
84 7 | vif-argent de la lune, de quelle délicieuse épouvante il me faisait
85 9 | éperdus de la Marjolaine, demeurée accrochée au clocher de
86 12 | des vierges de la légende déroulait ses spirales autour du clocher
87 11 | souvent de la guetter se déshabiller alors que la brave fille
88 2 | emportée, les jupes sans dessus dessous, sous la nue glacée par
89 2 | emportée, les jupes sans dessus dessous, sous la nue glacée
90 | devant
91 13 | ce vieux conte flamand, devenu dans ma cervelle un conte
92 3 | vole et file~Toujours plus dru, toujours plus fort.~ ~Elle
93 8 | plis de pierre immuablement durcie semblaient frémir sous son
94 8 | peu redressé son long col écailleux comme un gorgerin ; des
95 1 | amoureux de légendes, toujours échappé du salon pour venir me blottir
96 3 | Elle tourbillonne et s’écrie :~« Jésus et Madame Marie,~«
97 4 | jetées toutes ruisselantes d’écume, déjà loin, bien loin de
98 12 | prochaine; les vitraux de l’église m’avaient familiarisés avec
99 12 | psaumes et des musiques s’élevant de la nuit autour de la
100 3 | De vierges saintes et d’élus,~ ~Et conduit en cérémonie~
101 3 | Quand un parfum monte et s’émane,~De benjoin, d’encens et
102 1 | maison paternelle qu’elle émerveilla pour la première fois mon
103 2 | histoire de cette belle fille emportée, les jupes sans dessus dessous,
104 7 | lapidaire de la gargouille enchantée sous le bain de vif-argent
105 11 | un peu moins, me croyant endormi ; ce coin de chair entrevu
106 1 | une vieille chanson de mon enfance, dont j’ai tant bien que
107 9 | noté dans ma mémoire d’enfant lors de mon ascension sur
108 12 | cortège libérateur ; les enfants de choeur personnifiaient
109 3 | soufflait si fort~Qu’elle enleva la Marjolaine,~ ~La Marjolaine
110 2 | pendant le récit même nous entendions gémir là-bas sous les falaises.~ ~~~
111 3 | heure, hélas ! prochaine,~Entends-tu rire le Maudit ? »~ ~Et
112 5 | que je plaçais le funeste entretien des gargouilles. Par la
113 11 | endormi ; ce coin de chair entrevu me hantait et me faisait
114 3 | fleuries~D’étoiles et de lys épars.~ ~Les fronts sont nimbés
115 3 | Évremond,~ ~La Marjolaine, âme éperdue,~Reste tout à coup suspendue~
116 9 | j’évoquais sous les yeux éperdus de la Marjolaine, demeurée
117 7 | lune, de quelle délicieuse épouvante il me faisait frissonner !~
118 3 | main des palmes,~Dans l’espace et sous le ciel calmes~Ascensionnent
119 1 | refrains populaires, leurs espérances et leurs terreurs.~
120 1 | dont j’ai tant bien que mal essayé de rétablir le rythme et
121 3 | laine ;~Et le nuage en son essor~ ~La frôlait, et loin de
122 3 | brandie~« Dans votre ciel étoilé d’or. »~ ~Et, sous la nue
123 3 | vierges en robes fleuries~D’étoiles et de lys épars.~ ~Les fronts
124 3 | auréoles~De longs archanges en étoles~Font cortège, et de purs
125 3 | Faites qu’aussitôt étourdie~« De ma chute, j’entre brandie~«
126 5 | son jupon ; mais, chose étrange, c’est sur les tours de
127 13 | gargouille ; et j’avais rêvé éveillé, bercé au ronronnement de
128 12 | l’air si l’ascension des évêques et des vierges de la légende
129 9 | vieille ville normande que j’évoquais sous les yeux éperdus de
130 3 | exaucée :~Au clocher de Saint -Évremond,~ ~La Marjolaine, âme éperdue,~
131 3 | glacée,~Voilà la prière exaucée :~Au clocher de Saint -Évremond,~ ~
132 | Faites
133 2 | entendions gémir là-bas sous les falaises.~ ~~~
134 4 | déjà loin, bien loin de ce fameux pont du Nord de la ballade,
135 12 | vitraux de l’église m’avaient familiarisés avec les patriarches à longues
136 3 | psaumes~Et des noëls, anges, fantômes~De vierges saintes et d’
137 11 | Une cuisse de femme serrée au-dessus du genou
138 12 | était pour moi l’adeste fideles que j’allais entendre à
139 4 | Cette Marjolaine, je me la figurais en tous points semblable
140 5 | Saint-Ouen, toutes hérissées de figures grimaçantes, guivres, tarasques
141 3 | La pauvre fille vole et file~Toujours plus dru, toujours
142 1 | blottir entre les jupes des filles de service et les entendre
143 13 | rouet de ce vieux conte flamand, devenu dans ma cervelle
144 3 | Sillonnent de grands traits de flamme~La nuit, la lune et ses
145 3 | longs archanges en étoles~Font cortège, et de purs regards~ ~
146 8 | immuablement durcie semblaient frémir sous son ventre et des lueurs
147 11 | la Marjolaine suspendue frissonnante au-dessus des toits assiégés
148 7 | épouvante il me faisait frissonner !~
149 3 | nuage en son essor~ ~La frôlait, et loin de la ville~La
150 3 | en robe blanche,~Dont le front chauve oscille et penche~
151 3 | étoiles et de lys épars.~ ~Les fronts sont nimbés d’auréoles~De
152 5 | ailées, que je plaçais le funeste entretien des gargouilles.
153 5 | le funeste entretien des gargouilles. Par la nuit froide et pluvieuse~ ~~~
154 2 | récit même nous entendions gémir là-bas sous les falaises.~ ~~~
155 11 | alors que la brave fille se gênait un peu moins, me croyant
156 11 | femme serrée au-dessus du genou d’une jarretière bleue obsédait
157 8 | long col écailleux comme un gorgerin ; des plis de pierre immuablement
158 1 | fois mon imagination de gosse amoureux de légendes, toujours
159 | grand
160 8 | Je voyais la bête de granit darder hors de ses orbites
161 5 | grimaçantes, guivres, tarasques et grenouilles ailées, que je plaçais le
162 5 | toutes hérissées de figures grimaçantes, guivres, tarasques et grenouilles
163 12 | messe de minuit, encore tout grisé de cantiques et d’encens,
164 11 | était arrivé souvent de la guetter se déshabiller alors que
165 5 | de figures grimaçantes, guivres, tarasques et grenouilles
166 13 | neige et le clair de lune hantaient seuls la vieille tour romane,
167 11 | coin de chair entrevu me hantait et me faisait rougir, et
168 3 | futaine,~Songe à ton heure, hélas ! prochaine,~Entends-tu
169 9 | Ce monstre héraldique, je l’avais remarqué, noté
170 5 | tours de Saint-Ouen, toutes hérissées de figures grimaçantes,
171 3 | la futaine,~Songe à ton heure, hélas ! prochaine,~Entends-tu
172 2 | affection toute particulière, l’histoire de cette belle fille emportée,
173 11 | des toits assiégés par l’hiver.~
174 8 | la bête de granit darder hors de ses orbites ses aveugles
175 8 | gorgerin ; des plis de pierre immuablement durcie semblaient frémir
176 11 | au-dessus du genou d’une jarretière bleue obsédait aussi mon
177 4 | et la passerelle du port jetée juste devant notre maison.~
178 4 | une toupie au-dessus des jetées toutes ruisselantes d’écume,
179 4 | passerelle du port jetée juste devant notre maison.~
180 12 | personnifiaient pour moi la juvénile théorie des anges ; et,
181 | là
182 2 | même nous entendions gémir là-bas sous les falaises.~ ~~~
183 7 | Oh ! ce colloque lapidaire de la gargouille enchantée
184 12 | évêques et des vierges de la légende déroulait ses spirales autour
185 1 | imagination de gosse amoureux de légendes, toujours échappé du salon
186 8 | entre ses mâchoires de lézard.~
187 12 | robes ramagées du cortège libérateur ; les enfants de choeur
188 9 | de Saint-Ouen, à un déjà lointain voyage à Rouen, et, par
189 | long
190 3 | sont nimbés d’auréoles~De longs archanges en étoles~Font
191 | longtemps
192 9 | dans ma mémoire d’enfant lors de mon ascension sur les
193 3 | penche~Sur des chapes de lourds brocarts.~ ~Et puis ce sont
194 8 | frémir sous son ventre et des lueurs de lune coulaient, comme
195 3 | fleuries~D’étoiles et de lys épars.~ ~Les fronts sont
196 8 | comme une bave, entre ses mâchoires de lézard.~
197 3 | et s’écrie :~« Jésus et Madame Marie,~« Puisque je vogue
198 3 | nards,~ ~Et portant à la main des palmes,~Dans l’espace
199 | mal
200 3 | écrie :~« Jésus et Madame Marie,~« Puisque je vogue vers
201 9 | avais remarqué, noté dans ma mémoire d’enfant lors de mon ascension
202 | moins
203 9 | Ce monstre héraldique, je l’avais remarqué,
204 3 | Puisque je vogue vers la mort,~ ~« Faites qu’aussitôt
205 12 | nuit autour de la fille mourante, c’était pour moi l’adeste
206 12 | Des psaumes et des musiques s’élevant de la nuit autour
207 3 | benjoin, d’encens et de nards,~ ~Et portant à la main
208 | ne
209 13 | Mais la neige et le clair de lune hantaient
210 3 | épars.~ ~Les fronts sont nimbés d’auréoles~De longs archanges
211 3 | avec des psaumes~Et des noëls, anges, fantômes~De vierges
212 | non
213 9 | panorama de la vieille ville normande que j’évoquais sous les
214 4 | semblable aux robustes et belles Normandes qui servaient chez ma mère ;
215 2 | vent du Nord, ce vent de Noroué que pendant le récit même
216 9 | héraldique, je l’avais remarqué, noté dans ma mémoire d’enfant
217 | nous
218 3 | ses bas de laine ;~Et le nuage en son essor~ ~La frôlait,
219 11 | rougir, et c’est la robuste nudité d’Héloïse que je prêtais
220 11 | genou d’une jarretière bleue obsédait aussi mon souvenir. Je partageais
221 4 | bonne Héloïse, celle qui s’occupait de moi, qu’il me semblait
222 | Oh
223 8 | granit darder hors de ses orbites ses aveugles prunelles sculptées ;
224 3 | blanche,~Dont le front chauve oscille et penche~Sur des chapes
225 3 | Et portant à la main des palmes,~Dans l’espace et sous le
226 9 | toits, les clochers, tout le panorama de la vieille ville normande
227 3 | Marjolaine à l’agonie~Dans le paradis de Jésus.~~~
228 1 | grand’mère, mais chez mes parents ; ah ! il y a longtemps
229 3 | Maudit déjà ricane,~Quand un parfum monte et s’émane,~De benjoin,
230 5 | de Saint-Étienne, notre paroisse, que je la suspendais par
231 11 | obsédait aussi mon souvenir. Je partageais encore la chambre de ma
232 2 | aimais d’une affection toute particulière, l’histoire de cette belle
233 | pas
234 1 | ville de la côte où j’ai passé mes toutes premières années.
235 4 | le pont d’Avignon et la passerelle du port jetée juste devant
236 1 | la cuisine de la maison paternelle qu’elle émerveilla pour
237 12 | avaient familiarisés avec les patriarches à longues barbes fleuries
238 3 | et loin de la ville~La pauvre fille vole et file~Toujours
239 3 | front chauve oscille et penche~Sur des chapes de lourds
240 | pendant
241 12 | les enfants de choeur personnifiaient pour moi la juvénile théorie
242 1 | longtemps de cela, dans la petite ville de la côte où j’ai
243 8 | un gorgerin ; des plis de pierre immuablement durcie semblaient
244 13 | dans ma cervelle un conte pieux de noël.~ ~
245 5 | grenouilles ailées, que je plaçais le funeste entretien des
246 8 | comme un gorgerin ; des plis de pierre immuablement durcie
247 1 | service et les entendre poétiser, dans de vagues refrains
248 4 | je me la figurais en tous points semblable aux robustes et
249 1 | dans de vagues refrains populaires, leurs espérances et leurs
250 12 | arrêter à quelques pas du porche et de regarder en l’air
251 4 | Avignon et la passerelle du port jetée juste devant notre
252 3 | encens et de nards,~ ~Et portant à la main des palmes,~Dans
253 4 | et dans mon imagination précoce, c’était ma bonne Héloïse,
254 1 | elle émerveilla pour la première fois mon imagination de
255 1 | où j’ai passé mes toutes premières années. On la chantait à
256 11 | nudité d’Héloïse que je prêtais à la Marjolaine suspendue
257 3 | âpre et glacée,~Voilà la prière exaucée :~Au clocher de
258 8 | ses orbites ses aveugles prunelles sculptées ; elle avait un
259 | puis
260 3 | Jésus et Madame Marie,~« Puisque je vogue vers la mort,~ ~«
261 3 | étoles~Font cortège, et de purs regards~ ~D’azur sombre,
262 | Quand
263 | quelle
264 | quelques
265 12 | saintes en longues robes ramagées du cortège libérateur ;
266 2 | de Noroué que pendant le récit même nous entendions gémir
267 8 | sculptées ; elle avait un peu redressé son long col écailleux comme
268 1 | poétiser, dans de vagues refrains populaires, leurs espérances
269 12 | quelques pas du porche et de regarder en l’air si l’ascension
270 3 | Font cortège, et de purs regards~ ~D’azur sombre, où l’on
271 9 | monstre héraldique, je l’avais remarqué, noté dans ma mémoire d’
272 3 | parole et lui dit :~ ~« Peu résistante est la futaine,~Songe à
273 3 | Marjolaine, âme éperdue,~Reste tout à coup suspendue~Par
274 1 | tant bien que mal essayé de rétablir le rythme et les rimes ;
275 13 | gargouille ; et j’avais rêvé éveillé, bercé au ronronnement
276 3 | désert.~ ~Et le Maudit déjà ricane,~Quand un parfum monte et
277 1 | rétablir le rythme et les rimes ; je crois entendre encore
278 3 | prochaine,~Entends-tu rire le Maudit ? »~ ~Et sous
279 3 | De grands vieillards en robe blanche,~Dont le front chauve
280 11 | faisait rougir, et c’est la robuste nudité d’Héloïse que je
281 4 | tous points semblable aux robustes et belles Normandes qui
282 13 | hantaient seuls la vieille tour romane, où ne veillait aucune gargouille ;
283 13 | avais rêvé éveillé, bercé au ronronnement de rouet de ce vieux conte
284 9 | un déjà lointain voyage à Rouen, et, par une bizarre association
285 13 | bercé au ronronnement de rouet de ce vieux conte flamand,
286 11 | me hantait et me faisait rougir, et c’est la robuste nudité
287 4 | au-dessus des jetées toutes ruisselantes d’écume, déjà loin, bien
288 1 | mal essayé de rétablir le rythme et les rimes ; je crois
289 | sa
290 3 | exaucée :~Au clocher de Saint -Évremond,~ ~La Marjolaine,
291 9 | accrochée au clocher de Saint-Évremond.~ ~~~
292 1 | légendes, toujours échappé du salon pour venir me blottir entre
293 | sans
294 8 | orbites ses aveugles prunelles sculptées ; elle avait un peu redressé
295 4 | figurais en tous points semblable aux robustes et belles Normandes
296 8 | pierre immuablement durcie semblaient frémir sous son ventre et
297 4 | occupait de moi, qu’il me semblait voir tourbillonner comme
298 3 | D’azur sombre, où l’on sent des âmes,~Sillonnent de
299 11 | Une cuisse de femme serrée au-dessus du genou d’une
300 4 | et belles Normandes qui servaient chez ma mère ; c’était le
301 1 | les voix traînardes des servantes qui la chantaient, non plus
302 1 | les jupes des filles de service et les entendre poétiser,
303 13 | clair de lune hantaient seuls la vieille tour romane,
304 3 | où l’on sent des âmes,~Sillonnent de grands traits de flamme~
305 3 | de purs regards~ ~D’azur sombre, où l’on sent des âmes,~
306 3 | résistante est la futaine,~Songe à ton heure, hélas ! prochaine,~
307 2 | entre tant de chimériques sornettes, je l’aimais d’une affection
308 12 | théorie des anges ; et, au sortir de la messe de minuit, encore
309 3 | pont du Nord~Et la bise y soufflait si fort~Qu’elle enleva la
310 11 | bleue obsédait aussi mon souvenir. Je partageais encore la
311 9 | une bizarre association de souvenirs, ce sont les toits, les
312 11 | bonne et il m’était arrivé souvent de la guetter se déshabiller
313 12 | la légende déroulait ses spirales autour du clocher de Saint-Étienne.~
314 5 | notre paroisse, que je la suspendais par l’accroc de son jupon ;
315 5 | figures grimaçantes, guivres, tarasques et grenouilles ailées, que
316 1 | leurs espérances et leurs terreurs.~
317 2 | sous la nue glacée par ce terrible vent du Nord, ce vent de
318 [Titre]| Texte~
319 12 | personnifiaient pour moi la juvénile théorie des anges ; et, au sortir
320 3 | brocarts.~ ~Et puis ce sont par théories~Des vierges en robes fleuries~
321 | ton
322 4 | tourbillonner comme une toupie au-dessus des jetées toutes
323 | tour
324 3 | toujours plus fort.~ ~Elle tourbillonne et s’écrie :~« Jésus et
325 4 | qu’il me semblait voir tourbillonner comme une toupie au-dessus
326 | tous
327 | toute
328 1 | entendre encore les voix traînardes des servantes qui la chantaient,
329 3 | âmes,~Sillonnent de grands traits de flamme~La nuit, la lune
330 1 | entendre poétiser, dans de vagues refrains populaires, leurs
331 13 | vieille tour romane, où ne veillait aucune gargouille ; et j’
332 1 | années. On la chantait à la veillée de Noël, en attendant la
333 1 | toujours échappé du salon pour venir me blottir entre les jupes
334 8 | semblaient frémir sous son ventre et des lueurs de lune coulaient,
335 | vers
336 13 | ronronnement de rouet de ce vieux conte flamand, devenu dans
337 7 | enchantée sous le bain de vif-argent de la lune, de quelle délicieuse
338 12 | la messe prochaine; les vitraux de l’église m’avaient familiarisés
339 3 | Madame Marie,~« Puisque je vogue vers la mort,~ ~« Faites
340 | Voilà
341 4 | de moi, qu’il me semblait voir tourbillonner comme une
342 1 | crois entendre encore les voix traînardes des servantes
343 3 | la ville~La pauvre fille vole et file~Toujours plus dru,
344 | votre
345 9 | Saint-Ouen, à un déjà lointain voyage à Rouen, et, par une bizarre
346 8 | Je voyais la bête de granit darder
347 | yeux
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