Index | Mots: Alphabétique - Fréquence - Inversions - Longueur - Statistiques | Aide | Bibliothèque IntraText
André Theuriet
Rosine

IntraText - Concordances

(Hapax Legomena)


    Partie
1 II | la main leste, et elle abusait, pour mener la maison tambour 2 II | soeurs au bal, et Constance accepta, à condition que Rosine 3 IV | bougie, et me pria de l'accompagner. Nous nous glissâmes tous 4 IV | Constance avait entendu. Elle accourut, les sourcils froncés, sa 5 III| baisai en rougissant. Cela acheva de rendre Constance furieuse. 6 II | soupirs ni de mes muettes adorations.~Sur ces entrefaites, la 7 II | depuis quelques années, tout affairée à sa cuisine, laissait la 8 I | endormions tard et d'un sommeil agité, croyant ouïr à chaque instant 9 | ai 10 III| un échange d'observations aigres, et la discussion se termina 11 IV | en murmurant : «Je vous aime, Rosine !» Elle se releva 12 III| garçons. C'étaient d'antiques airs du temps passé, dont les 13 III| venaient d'effleurer. - Rosine alla se réfugier toute en larmes 14 I | violons de la Saint-Nicolas, allant de porte en porte donner 15 IV | Oui, reprend Tristan en allumant un cigare, ce fut tout, 16 IV | ont la beauté d'un paysage alpestre entrevu un moment à travers 17 I | différent dans un gai chant alterné. Elles luttent entre elles 18 | ami 19 II | on en devient facilement amoureux, - et ce fut mon cas. J' 20 I | évêque qui descendait sur son âne dans nos cheminées lorraines, 21 IV | brèves amours de la vingtième année ont le charme d'une chanson 22 II | mère, veuve depuis quelques années, tout affairée à sa cuisine, 23 III| les garçons. C'étaient d'antiques airs du temps passé, dont 24 II | tourné. Néanmoins, Rosine s'apercevait de mon trouble. De loin 25 III| que l'irascible Constance appliqua sur la jolie joue que mes 26 IV | pression de cette petite main appuyée à mes lèvres...~Oui, reprend 27 II | entrefaites, la Saint-Nicolas arriva. Les garçons vinrent inviter 28 III| du premier étage dont on arrosait le parquet poudreux entre 29 II | de laquelle on venait s'asseoir et fumer après souper ; 30 II | chaperonner sa cadette, attendu qu'elle méditait de la lui 31 IV | bougie. Rosine poussa un cri aussitôt étouffé, mais Constance 32 II | maison tambour battant, de l'autorité que lui donnaient ses vingt-huit 33 | autour 34 | autre 35 II | II~En ce temps-là, j'avais vingt ans ; j'habitais un 36 III| canards blancs s'y vont baignant.~- Levez les pieds, bergère, 37 III| tendit ses joues, que je baisai en rougissant. Cela acheva 38 IV | mienne, je me hasardai à lui baiser les cheveux en murmurant : « 39 II | faïences, les claies d'osier se balançant aux poutres, la cheminée 40 III| danser cinq ou six fois, à la barbe du long et fluet Lapasque, 41 | bas 42 II | tous les vents. La porte basse ouvrait de plain-pied sur 43 II | mener la maison tambour battant, de l'autorité que lui donnaient 44 IV | reste inconnu ; elles ont la beauté d'un paysage alpestre entrevu 45 IV | incident du soufflet ; ses beaux yeux noirs, encore mouillés, 46 II | Lapasque, - un grand garçon blême, long comme un jour sans 47 I | Elles luttent entre elles de bombances et de festivités ; elles 48 II | par son aînée, ma cour se bornait le plus souvent à de longs 49 III| dont les paroles naïves me bourdonnent encore délicieusement aux 50 II | couleur des églantines en bouton. Elle me rappelait ces vers 51 IV | peut-être que plus exquis. Ces brèves amours de la vingtième année 52 II | sa cuisine, laissait la bride sur le cou à ses filles, 53 IV | entrevu un moment à travers la brume qui se déchire ; - la mystérieuse 54 I | encore entendre dans la nuit brumeuse les violons de la Saint-Nicolas, 55 III| les pieds légèrement !~Les canards blancs s'y vont baignant.~- 56 II | amoureux, - et ce fut mon cas. J'eus vite le coeur pris 57 I | noir. De même que sainte Catherine est la patronne des filles, 58 II | que Rosine prendrait pour cavalier son cousin Lapasque, - un 59 | Cela 60 I | guère à Paris, mais qu'on célébrait joyeusement en Lorraine, 61 | Cet 62 I | la Sainte-Catherine, et ceux-ci leur rendent la politesse 63 | chambre 64 II | rampe de chêne montait aux chambres des voyageurs. Je revois 65 I | timbre différent dans un gai chant alterné. Elles luttent entre 66 III| des rondes que les filles chantaient en choeur en tournant avec 67 IV | fond d'un bois et dont le chanteur reste inconnu ; elles ont 68 II | soeur aînée comptait pour chaperonner sa cadette, attendu qu'elle 69 III| quadrille. Rosine était charmante avec sa robe grise dont 70 IV | la vingtième année ont le charme d'une chanson entendue au 71 I | descendait sur son âne dans nos cheminées lorraines, si larges qu' 72 II | escalier de bois à rampe de chêne montait aux chambres des 73 IV | hasardai à lui baiser les cheveux en murmurant : «Je vous 74 III| les filles chantaient en choeur en tournant avec les garçons. 75 III| embrasser un des danseurs, à son choix. Quand ce fut le tour de 76 | choses 77 I | manteau on voit un coin du ciel clair à l'extrémité du tuyau 78 IV | reprend Tristan en allumant un cigare, ce fut tout, mais le souvenir 79 | cinq 80 II | vaissellier garni de faïences, les claies d'osier se balançant aux 81 I | on voit un coin du ciel clair à l'extrémité du tuyau noir. 82 II | fut mon cas. J'eus vite le coeur pris par Rosine ; seulement, 83 IV | sage, et nous renvoya tenir compagnie à ce fâcheux Lapasque...~ 84 IV | demi-réalité et que le rêve peut compléter à sa guise. - C'est pourquoi 85 II | yeux noirs, me laissaient comprendre qu'elle n'était point fâchée 86 II | sur lequel la soeur aînée comptait pour chaperonner sa cadette, 87 II | et Constance accepta, à condition que Rosine prendrait pour 88 I | Tristan, - une fête qu'on ne connaît guère à Paris, mais qu'on 89 III| la salle où je courus la consoler. Pendant ce temps, on s' 90 II | avec une taille ronde, un corsage bien rempli, de frais bras 91 | côté 92 II | laissait la bride sur le cou à ses filles, qui nous servaient 93 II | droite, la grande chambre où couchaient les deux filles de l'hôtesse : 94 II | mûres et un teint de la couleur des églantines en bouton. 95 II | échalas ; elle avait les joues couperosées, les yeux gris, la langue 96 II | surveillée par son aînée, ma cour se bornait le plus souvent 97 III| Lapasque, et malgré les mines courroucées de Constance la revêche. 98 III| un coin de la salle où je courus la consoler. Pendant ce 99 II | prendrait pour cavalier son cousin Lapasque, - un grand garçon 100 I | la cheminée, comme on a coutume de le faire ici la veille 101 IV | et Lapasque dressaient le couvert dans la salle, il fallut 102 IV | penchée pour fureter dans la crédence, et comme sa tête était 103 IV | bougie. Rosine poussa un cri aussitôt étouffé, mais Constance 104 I | tard et d'un sommeil agité, croyant ouïr à chaque instant le 105 III| souffler les musiciens, on dansa des rondes que les filles 106 I | de rire et de musique de danse. Dans nos villages, les 107 III| pas des yeux. Je la fis danser cinq ou six fois, à la barbe 108 III| la fin, embrasser un des danseurs, à son choix. Quand ce fut 109 III| pieds légèrement !~Une des danseuses se tient au milieu du rond 110 IV | travers la brume qui se déchire ; - la mystérieuse poésie, 111 II | langoureuses oeillades furtivement décochées pendant que la sévère Constance 112 III| naïves me bourdonnent encore délicieusement aux oreilles :~Derrière 113 I | I~C'est demain la Saint-Nicolas, me dit 114 IV | cadette chez des parents qui demeuraient de l'autre côté de la forêt 115 IV | inachevées, qui flottent dans une demi-réalité et que le rêve peut compléter 116 III| délicieusement aux oreilles :~Derrière chez nous il y a un étang ;~- 117 I | instant le saint évêque qui descendait sur son âne dans nos cheminées 118 II | pulpeuse comme une pêche, on en devient facilement amoureux, - et 119 I | comme deux voix de timbre différent dans un gai chant alterné. 120 III| observations aigres, et la discussion se termina par un maître 121 | dit 122 II | Rosine n'en avait que dix-huit. Elle était élancée comme 123 IV | planta gaiement entre les doigts un minuscule bout de bougie, 124 | doit 125 II | battant, de l'autorité que lui donnaient ses vingt-huit ans bien 126 IV | bougie que Rose m'avait donné à tenir, en sont restées 127 | donner 128 II | sévère Constance avait le dos tourné. Néanmoins, Rosine 129 IV | que Constance et Lapasque dressaient le couvert dans la salle, 130 | droit 131 II | manger à main gauche et, à droite, la grande chambre où couchaient 132 IV | d'Argonne ; moi-même, je dus quitter le bourg vers la 133 II | sèche et mince comme un échalas ; elle avait les joues couperosées, 134 III| entre les deux soeurs un échange d'observations aigres, et 135 II | trouble. De loin en loin nous échangions un regard, et quand par 136 I | longues nuits d'hiver d'éclats de rire et de musique de 137 II | quand par hasard ma main effleurait la sienne, une subite rougeur 138 III| que mes lèvres venaient d'effleurer. - Rosine alla se réfugier 139 II | subite rougeur des joues d'églantine, une lueur plus moite des 140 II | teint de la couleur des églantines en bouton. Elle me rappelait 141 II | que dix-huit. Elle était élancée comme sa soeur, mais avec 142 III| rond et doit, à la fin, embrasser un des danseurs, à son choix. 143 IV | sur les lèvres. Dans mon émotion, je laissai tomber le bout 144 III| honte à Constance de son emportement. Peu à peu la paix se rétablit 145 IV | de Rosine, dans l'auberge endormie où nous marchions sur la 146 I | Cette nuit-là, nous nous endormions tard et d'un sommeil agité, 147 I | Lorraine, au temps où j'étais enfant. Chez nous, les petits garçons, 148 II | plain-pied sur une vaste cuisine enfumée, au fond de laquelle un 149 I | décembre. Il me semble encore entendre dans la nuit brumeuse les 150 IV | étouffé, mais Constance avait entendu. Elle accourut, les sourcils 151 IV | le charme d'une chanson entendue au fond d'un bois et dont 152 IV | tous deux dans la cuisine enténébrée. Elle s'était penchée pour 153 II | muettes adorations.~Sur ces entrefaites, la Saint-Nicolas arriva. 154 IV | beauté d'un paysage alpestre entrevu un moment à travers la brume 155 II | méditait de la lui faire épouser.~ 156 II | au fond de laquelle un escalier de bois à rampe de chêne 157 III| Grand-Monarque, toujours escortés de l'inévitable Lapasque.~ 158 III| grande salle nue du premier étage dont on arrosait le parquet 159 | étaient 160 III| Derrière chez nous il y a un étang ;~- Levez les pieds légèrement !~ 161 | été 162 IV | la musique sautillante s'éteignait jadis peu à peu dans le 163 I | sérénade aux invitées, et s'éteignant peu à peu dans le lointain 164 IV | grinçante, et mes amours, éteintes avec le bout de bougie que 165 IV | Rosine poussa un cri aussitôt étouffé, mais Constance avait entendu. 166 II | et ce fut mon cas. J'eus vite le coeur pris par Rosine ; 167 | eut 168 I | chaque instant le saint évêque qui descendait sur son âne 169 IV | semblait plus familière et plus expansive depuis l'incident du soufflet ; 170 IV | la prudente soeur aînée expédia sa cadette chez des parents 171 IV | en est peut-être que plus exquis. Ces brèves amours de la 172 I | un coin du ciel clair à l'extrémité du tuyau noir. De même que 173 II | comprendre qu'elle n'était point fâchée de mes soupirs ni de mes 174 IV | renvoya tenir compagnie à ce fâcheux Lapasque...~Et ce fut tout. 175 II | une pêche, on en devient facilement amoureux, - et ce fut mon 176 II | haut vaissellier garni de faïences, les claies d'osier se balançant 177 | faisait 178 IV | couvert dans la salle, il fallut se mettre en quête de victuailles 179 IV | Rosine me semblait plus familière et plus expansive depuis 180 I | elles de bombances et de festivités ; elles remplissent les 181 I | dit mon ami Tristan, - une fête qu'on ne connaît guère à 182 I | Saint-Nicolas en décembre, deux fêtes qui se répondent harmonieusement 183 II | le voisinage d'une jolie fille rose et pulpeuse comme une 184 III| quittais pas des yeux. Je la fis danser cinq ou six fois, 185 IV | des choses inachevées, qui flottent dans une demi-réalité et 186 III| fois, à la barbe du long et fluet Lapasque, et malgré les 187 | fois 188 IV | demeuraient de l'autre côté de la forêt d'Argonne ; moi-même, je 189 | fort 190 II | corsage bien rempli, de frais bras blancs, des yeux noirs 191 IV | Elle accourut, les sourcils froncés, sa lampe à la main, comme 192 II | laquelle on venait s'asseoir et fumer après souper ; puis la salle 193 IV | Elle s'était penchée pour fureter dans la crédence, et comme 194 III| acheva de rendre Constance furieuse. Il y eut entre les deux 195 II | de langoureuses oeillades furtivement décochées pendant que la 196 I | timbre différent dans un gai chant alterné. Elles luttent 197 IV | cuisine. Rosine me planta gaiement entre les doigts un minuscule 198 II | cousin Lapasque, - un grand garçon blême, long comme un jour 199 IV | quête de victuailles dans le garde-manger de la cuisine. Rosine me 200 II | nettement le haut vaissellier garni de faïences, les claies 201 II | aux poutres, la cheminée garnie d'un lambrequin d'indienne 202 II | la salle à manger à main gauche et, à droite, la grande 203 IV | l'accompagner. Nous nous glissâmes tous deux dans la cuisine 204 II | une lueur plus moite des grands yeux noirs, me laissaient 205 II | où son enseigne de tôle grinçait à tous les vents. La porte 206 IV | revu l'auberge à l'enseigne grinçante, et mes amours, éteintes 207 II | joues couperosées, les yeux gris, la langue bien pendue, 208 III| était charmante avec sa robe grise dont un noeud de ruban rouge 209 | gros 210 I | une fête qu'on ne connaît guère à Paris, mais qu'on célébrait 211 IV | rêve peut compléter à sa guise. - C'est pourquoi le souvenir 212 II | temps-là, j'avais vingt ans ; j'habitais un gros bourg de l'Argonne 213 I | deux fêtes qui se répondent harmonieusement comme deux voix de timbre 214 II | un regard, et quand par hasard ma main effleurait la sienne, 215 IV | bas que la mienne, je me hasardai à lui baiser les cheveux 216 II | revois très nettement le haut vaissellier garni de faïences, 217 II | bien aussi droit' que l'herbe dans les prés,~Et bien aussi 218 III| Rosine, après un moment d'hésitation, sans s'inquiéter du grand 219 I | remplissent les longues nuits d'hiver d'éclats de rire et de musique 220 III| interposait, on faisait honte à Constance de son emportement. 221 II | couchaient les deux filles de l'hôtesse : Constance et Rosine. - 222 | I 223 | ici 224 II | II~En ce temps-là, j'avais 225 III| III~Le bal avait lieu à la mairie, 226 IV | poésie, en un mot, des choses inachevées, qui flottent dans une demi-réalité 227 IV | plus expansive depuis l'incident du soufflet ; ses beaux 228 IV | et dont le chanteur reste inconnu ; elles ont la beauté d' 229 II | garnie d'un lambrequin d'indienne rouge autour de laquelle 230 III| toujours escortés de l'inévitable Lapasque.~ 231 III| moment d'hésitation, sans s'inquiéter du grand Lapasque, elle 232 I | agité, croyant ouïr à chaque instant le saint évêque qui descendait 233 III| Pendant ce temps, on s'interposait, on faisait honte à Constance 234 I | porte donner la sérénade aux invitées, et s'éteignant peu à peu 235 I | nos villages, les filles invitent les garçons au bal de la 236 II | arriva. Les garçons vinrent inviter les deux soeurs au bal, 237 III| un maître soufflet que l'irascible Constance appliqua sur la 238 IV | IV~Quelle douce rentrée au 239 IV | sautillante s'éteignait jadis peu à peu dans le lointain 240 | jamais 241 III| Constance appliqua sur la jolie joue que mes lèvres venaient 242 I | Paris, mais qu'on célébrait joyeusement en Lorraine, au temps où 243 IV | lèvres. Dans mon émotion, je laissai tomber le bout de bougie. 244 II | des grands yeux noirs, me laissaient comprendre qu'elle n'était 245 II | tout affairée à sa cuisine, laissait la bride sur le cou à ses 246 III| Au milieu du bal et pour laisser souffler les musiciens, 247 II | la cheminée garnie d'un lambrequin d'indienne rouge autour 248 IV | les sourcils froncés, sa lampe à la main, comme une vierge 249 II | de longs soupirs et à de langoureuses oeillades furtivement décochées 250 II | couperosées, les yeux gris, la langue bien pendue, la main leste, 251 I | cheminées lorraines, si larges qu'en se penchant sous le 252 III| alla se réfugier toute en larmes dans un coin de la salle 253 IV | Lapasque...~Et ce fut tout. Le lendemain, la prudente soeur aînée 254 II | comme un jour sans pain, sur lequel la soeur aînée comptait 255 II | langue bien pendue, la main leste, et elle abusait, pour mener 256 | leur 257 | leurs 258 III| III~Le bal avait lieu à la mairie, dans une grande 259 II | bornait le plus souvent à de longs soupirs et à de langoureuses 260 I | elles remplissent les longues nuits d'hiver d'éclats de 261 I | célébrait joyeusement en Lorraine, au temps où j'étais enfant. 262 I | son âne dans nos cheminées lorraines, si larges qu'en se penchant 263 II | des joues d'églantine, une lueur plus moite des grands yeux 264 I | gai chant alterné. Elles luttent entre elles de bombances 265 | m 266 III| III~Le bal avait lieu à la mairie, dans une grande salle nue 267 II | elle abusait, pour mener la maison tambour battant, de l'autorité 268 III| discussion se termina par un maître soufflet que l'irascible 269 III| long et fluet Lapasque, et malgré les mines courroucées de 270 II | souper ; puis la salle à manger à main gauche et, à droite, 271 I | qu'en se penchant sous le manteau on voit un coin du ciel 272 IV | auberge endormie où nous marchions sur la pointe des pieds, 273 II | cadette, attendu qu'elle méditait de la lui faire épouser.~ 274 IV | me revient, mélodieux et mélancolique comme ces violons de la 275 IV | de décembre me revient, mélodieux et mélancolique comme ces 276 I | extrémité du tuyau noir. De même que sainte Catherine est 277 II | leste, et elle abusait, pour mener la maison tambour battant, 278 II | que la rose en été...~La mère, veuve depuis quelques années, 279 I | la veille du 6 décembre, mettent leurs souliers dans la cheminée, 280 IV | dans la salle, il fallut se mettre en quête de victuailles 281 IV | tête était plus bas que la mienne, je me hasardai à lui baiser 282 II | l'aînée, était sèche et mince comme un échalas ; elle 283 III| Lapasque, et malgré les mines courroucées de Constance 284 IV | gaiement entre les doigts un minuscule bout de bougie, et me pria 285 IV | Elle se releva et me mit rapidement sa petite main 286 | moi 287 IV | de la forêt d'Argonne ; moi-même, je dus quitter le bourg 288 II | églantine, une lueur plus moite des grands yeux noirs, me 289 II | de bois à rampe de chêne montait aux chambres des voyageurs. 290 IV | mystérieuse poésie, en un mot, des choses inachevées, 291 IV | beaux yeux noirs, encore mouillés, me regardaient plus tendrement. 292 II | de mes soupirs ni de mes muettes adorations.~Sur ces entrefaites, 293 II | des yeux noirs comme des mûres et un teint de la couleur 294 IV | lui baiser les cheveux en murmurant : «Je vous aime, Rosine !» 295 III| pour laisser souffler les musiciens, on dansa des rondes que 296 IV | brume qui se déchire ; - la mystérieuse poésie, en un mot, des choses 297 III| passé, dont les paroles naïves me bourdonnent encore délicieusement 298 II | Constance avait le dos tourné. Néanmoins, Rosine s'apercevait de 299 II | voyageurs. Je revois très nettement le haut vaissellier garni 300 | ni 301 I | patronne des filles, saint Nicolas est le patron des garçons. 302 III| avec sa robe grise dont un noeud de ruban rouge réveillait 303 I | clair à l'extrémité du tuyau noir. De même que sainte Catherine 304 I | garçons. Sainte-Catherine en novembre, Saint-Nicolas en décembre, 305 III| mairie, dans une grande salle nue du premier étage dont on 306 I | la veille de Noël. Cette nuit-là, nous nous endormions tard 307 I | remplissent les longues nuits d'hiver d'éclats de rire 308 III| deux soeurs un échange d'observations aigres, et la discussion 309 II | soupirs et à de langoureuses oeillades furtivement décochées pendant 310 III| encore délicieusement aux oreilles :~Derrière chez nous il 311 II | de faïences, les claies d'osier se balançant aux poutres, 312 | Oui 313 I | un sommeil agité, croyant ouïr à chaque instant le saint 314 II | fort timide et comme en outre la cadette était très surveillée 315 II | les vents. La porte basse ouvrait de plain-pied sur une vaste 316 II | long comme un jour sans pain, sur lequel la soeur aînée 317 III| emportement. Peu à peu la paix se rétablit entre les deux 318 IV | expédia sa cadette chez des parents qui demeuraient de l'autre 319 I | qu'on ne connaît guère à Paris, mais qu'on célébrait joyeusement 320 III| du temps passé, dont les paroles naïves me bourdonnent encore 321 III| étage dont on arrosait le parquet poudreux entre chaque quadrille. 322 | pas 323 III| d'antiques airs du temps passé, dont les paroles naïves 324 I | filles, saint Nicolas est le patron des garçons. Sainte-Catherine 325 I | sainte Catherine est la patronne des filles, saint Nicolas 326 IV | elles ont la beauté d'un paysage alpestre entrevu un moment 327 II | rose et pulpeuse comme une pêche, on en devient facilement 328 I | lorraines, si larges qu'en se penchant sous le manteau on voit 329 IV | enténébrée. Elle s'était penchée pour fureter dans la crédence, 330 II | yeux gris, la langue bien pendue, la main leste, et elle 331 II | l'Argonne et je prenais pension à l'hôtel du Grand-Monarque. 332 IV | pieds, pour ne réveiller personne ! Rosine me semblait plus 333 I | étais enfant. Chez nous, les petits garçons, la veille du 6 334 | peut 335 IV | mais le souvenir n'en est peut-être que plus exquis. Ces brèves 336 II | auberge était située sur la place, à un coin de rue où son 337 II | La porte basse ouvrait de plain-pied sur une vaste cuisine enfumée, 338 IV | de la cuisine. Rosine me planta gaiement entre les doigts 339 II | Grand-Monarque. Cet hôtel ou plutôt cette auberge était située 340 IV | déchire ; - la mystérieuse poésie, en un mot, des choses inachevées, 341 II | comprendre qu'elle n'était point fâchée de mes soupirs ni 342 IV | où nous marchions sur la pointe des pieds, pour ne réveiller 343 I | ceux-ci leur rendent la politesse le 6 décembre. Il me semble 344 II | rappelait ces vers d'une chanson populaire de chez nous :~Elle est 345 III| dont on arrosait le parquet poudreux entre chaque quadrille. 346 | pourquoi 347 IV | le bout de bougie. Rosine poussa un cri aussitôt étouffé, 348 II | d'osier se balançant aux poutres, la cheminée garnie d'un 349 III| une grande salle nue du premier étage dont on arrosait le 350 II | bourg de l'Argonne et je prenais pension à l'hôtel du Grand-Monarque. 351 II | à condition que Rosine prendrait pour cavalier son cousin 352 II | droit' que l'herbe dans les prés,~Et bien aussi vermeill' 353 IV | sont restées à la douce pression de cette petite main appuyée 354 IV | minuscule bout de bougie, et me pria de l'accompagner. Nous nous 355 II | cas. J'eus vite le coeur pris par Rosine ; seulement, 356 IV | fut tout. Le lendemain, la prudente soeur aînée expédia sa cadette 357 | puis 358 II | une jolie fille rose et pulpeuse comme une pêche, on en devient 359 III| parquet poudreux entre chaque quadrille. Rosine était charmante 360 | Quelle 361 | quelques 362 IV | il fallut se mettre en quête de victuailles dans le garde-manger 363 III| un peu sourde. Je ne la quittais pas des yeux. Je la fis 364 IV | Argonne ; moi-même, je dus quitter le bourg vers la Noël, et 365 II | laquelle un escalier de bois à rampe de chêne montait aux chambres 366 IV | Elle se releva et me mit rapidement sa petite main sur les lèvres. 367 II | églantines en bouton. Elle me rappelait ces vers d'une chanson populaire 368 III| effleurer. - Rosine alla se réfugier toute en larmes dans un 369 II | loin nous échangions un regard, et quand par hasard ma 370 IV | noirs, encore mouillés, me regardaient plus tendrement. Tandis 371 IV | aime, Rosine !» Elle se releva et me mit rapidement sa 372 II | taille ronde, un corsage bien rempli, de frais bras blancs, des 373 I | et de festivités ; elles remplissent les longues nuits d'hiver 374 I | Sainte-Catherine, et ceux-ci leur rendent la politesse le 6 décembre. 375 III| rougissant. Cela acheva de rendre Constance furieuse. Il y 376 IV | IV~Quelle douce rentrée au bras de Rosine, dans 377 IV | une vierge sage, et nous renvoya tenir compagnie à ce fâcheux 378 I | décembre, deux fêtes qui se répondent harmonieusement comme deux 379 IV | appuyée à mes lèvres...~Oui, reprend Tristan en allumant un cigare, 380 IV | bois et dont le chanteur reste inconnu ; elles ont la beauté 381 IV | avait donné à tenir, en sont restées à la douce pression de cette 382 III| emportement. Peu à peu la paix se rétablit entre les deux soeurs et 383 III| deux soeurs et nous nous en retournâmes souper au Grand-Monarque, 384 IV | une demi-réalité et que le rêve peut compléter à sa guise. - 385 III| courroucées de Constance la revêche. Au milieu du bal et pour 386 III| un noeud de ruban rouge réveillait la teinte un peu sourde. 387 IV | pointe des pieds, pour ne réveiller personne ! Rosine me semblait 388 IV | Noël, et je n'y suis plus revenu. Je n'ai jamais revu l'auberge 389 IV | cette nuit de décembre me revient, mélodieux et mélancolique 390 II | chambres des voyageurs. Je revois très nettement le haut vaissellier 391 IV | plus revenu. Je n'ai jamais revu l'auberge à l'enseigne grinçante, 392 I | nuits d'hiver d'éclats de rire et de musique de danse. 393 III| était charmante avec sa robe grise dont un noeud de ruban 394 III| danseuses se tient au milieu du rond et doit, à la fin, embrasser 395 II | soeur, mais avec une taille ronde, un corsage bien rempli, 396 III| musiciens, on dansa des rondes que les filles chantaient 397 II | effleurait la sienne, une subite rougeur des joues d'églantine, une 398 III| joues, que je baisai en rougissant. Cela acheva de rendre Constance 399 III| robe grise dont un noeud de ruban rouge réveillait la teinte 400 II | sur la place, à un coin de rue où son enseigne de tôle 401 IV | la main, comme une vierge sage, et nous renvoya tenir compagnie 402 I | tuyau noir. De même que sainte Catherine est la patronne 403 IV | Saint-Nicolas dont la musique sautillante s'éteignait jadis peu à 404 II | Constance, l'aînée, était sèche et mince comme un échalas ; 405 IV | réveiller personne ! Rosine me semblait plus familière et plus expansive 406 I | politesse le 6 décembre. Il me semble encore entendre dans la 407 I | porte en porte donner la sérénade aux invitées, et s'éteignant 408 II | cou à ses filles, qui nous servaient à table.~Quand on a vingt 409 | seulement 410 II | décochées pendant que la sévère Constance avait le dos tourné. 411 | si 412 II | hasard ma main effleurait la sienne, une subite rougeur des 413 II | plutôt cette auberge était située sur la place, à un coin 414 III| Je la fis danser cinq ou six fois, à la barbe du long 415 I | endormions tard et d'un sommeil agité, croyant ouïr à chaque 416 II | ses vingt-huit ans bien sonnés. - Rosine n'en avait que 417 | sont 418 III| milieu du bal et pour laisser souffler les musiciens, on dansa 419 I | décembre, mettent leurs souliers dans la cheminée, comme 420 IV | entendu. Elle accourut, les sourcils froncés, sa lampe à la main, 421 III| réveillait la teinte un peu sourde. Je ne la quittais pas des 422 | sous 423 II | cour se bornait le plus souvent à de longs soupirs et à 424 II | effleurait la sienne, une subite rougeur des joues d'églantine, 425 | suis 426 II | outre la cadette était très surveillée par son aînée, ma cour se 427 II | filles, qui nous servaient à table.~Quand on a vingt ans et 428 II | sa soeur, mais avec une taille ronde, un corsage bien rempli, 429 II | abusait, pour mener la maison tambour battant, de l'autorité que 430 IV | regardaient plus tendrement. Tandis que Constance et Lapasque 431 I | nuit-là, nous nous endormions tard et d'un sommeil agité, croyant 432 II | noirs comme des mûres et un teint de la couleur des églantines 433 III| ruban rouge réveillait la teinte un peu sourde. Je ne la 434 II | II~En ce temps-là, j'avais vingt ans ; j'habitais 435 III| elle vint vers moi et me tendit ses joues, que je baisai 436 IV | mouillés, me regardaient plus tendrement. Tandis que Constance et 437 III| aigres, et la discussion se termina par un maître soufflet que 438 IV | la crédence, et comme sa tête était plus bas que la mienne, 439 III| légèrement !~Une des danseuses se tient au milieu du rond et doit, 440 I | harmonieusement comme deux voix de timbre différent dans un gai chant 441 II | seulement, comme j'étais fort timide et comme en outre la cadette 442 II | de rue où son enseigne de tôle grinçait à tous les vents. 443 IV | mon émotion, je laissai tomber le bout de bougie. Rosine 444 | toujours 445 | tour 446 III| chantaient en choeur en tournant avec les garçons. C'étaient 447 II | sévère Constance avait le dos tourné. Néanmoins, Rosine s'apercevait 448 | toute 449 IV | alpestre entrevu un moment à travers la brume qui se déchire ; - 450 II | Rosine s'apercevait de mon trouble. De loin en loin nous échangions 451 I | ciel clair à l'extrémité du tuyau noir. De même que sainte 452 II | revois très nettement le haut vaissellier garni de faïences, les claies 453 II | ouvrait de plain-pied sur une vaste cuisine enfumée, au fond 454 III| jolie joue que mes lèvres venaient d'effleurer. - Rosine alla 455 II | rouge autour de laquelle on venait s'asseoir et fumer après 456 II | tôle grinçait à tous les vents. La porte basse ouvrait 457 II | les prés,~Et bien aussi vermeill' que la rose en été...~La 458 II | rose en été...~La mère, veuve depuis quelques années, 459 IV | fallut se mettre en quête de victuailles dans le garde-manger de 460 IV | lampe à la main, comme une vierge sage, et nous renvoya tenir 461 I | musique de danse. Dans nos villages, les filles invitent les 462 II | autorité que lui donnaient ses vingt-huit ans bien sonnés. - Rosine 463 IV | Ces brèves amours de la vingtième année ont le charme d'une 464 II | Saint-Nicolas arriva. Les garçons vinrent inviter les deux soeurs 465 III| du grand Lapasque, elle vint vers moi et me tendit ses 466 II | on a vingt ans et qu'on vit chaque jour dans le voisinage 467 II | et ce fut mon cas. J'eus vite le coeur pris par Rosine ; 468 II | vit chaque jour dans le voisinage d'une jolie fille rose et 469 I | penchant sous le manteau on voit un coin du ciel clair à 470 I | harmonieusement comme deux voix de timbre différent dans 471 III| Les canards blancs s'y vont baignant.~- Levez les pieds, 472 | vous 473 II | montait aux chambres des voyageurs. Je revois très nettement


Best viewed with any browser at 800x600 or 768x1024 on Tablet PC
IntraText® (V89) - Some rights reserved by EuloTech SRL - 1996-2007. Content in this page is licensed under a Creative Commons License