1881-ferma | ferme-rentr | renve-vu
Partie
1 V| suis bien content. ~26 mars 1881~
2 II| continuait à gagner ses 240 francs par an, rien de plus,
3 | 26
4 I| espace, jusqu'au village abandonné là-bas, là-bas, vers le
5 IV| yeux fixés sur lui, elle s'abattit à genoux. ~ La mince
6 V| foule se prosterner dans l'abbaye, et, mêlant son voeu aux
7 III| dans les cours de fermes aboyaient en l'entendant passer ;
8 I| au clair de la lune, à l'abri d'une meule de foin, et
9 IV| peine étant partis en son absence. Alors elle tomba lourdement
10 III| pendant qu'elle niait, accablée, et s'essuyant les yeux
11 II| Alors, peu à peu, elle accapara la besogne autour d'elle,
12 II| restaient les mêmes. On acceptait son travail forcé comme
13 III| le lendemain, sa servante accepterait une proposition qui était
14 II| malade. ~ Il les lui accorda tout de suite ; puis, embarrassé
15 II| et, le lendemain, Rose accouchait d'un enfant de sept mois,
16 III| lendemain cependant il s'accoutuma à sa figure, et il riait
17 II| et, avec une persistance acharnée, essayait de regarder sa
18 III| cesse par la violence et l'acharnement de ses caresses. ~ Elle
19 II| elle eut seule le soin des achats et des ventes, la direction
20 I| y mêlait aussi la saveur âcre du laitage qui crémait au
21 II| comme si c'eût été une action un peu honteuse. Enfin,
22 III| une brave fille, rangée, active et économe. Une femme comme
23 II| affectionnée,~Césaire Dentu, adjoint. ~ Elle ne
24 I| et il la regardait avec admiration, pris d'un respect, d'une
25 V| murmurait : ~ - Je voulais en adopter un, le v'là trouvé, le v'
26 IV| faute ! ~ Alors il s'adoucit un peu et il ajouta : -
27 III| pensée de ce qui pouvait advenir. ~ Ses terreurs grandirent,
28 II| qu'elle fut seule, elle s'affaissa au bord du chemin, les jambes
29 I| pris d'un respect, d'une affection tout autre, d'un commencement
30 II| si tu peux. ~Pour ta mère affectionnée,~Césaire Dentu, adjoint. ~
31 I| Soudain un jeune poulain, affolé de gaieté, passa devant
32 II| mois, un petit squelette affreux, maigre à donner des frissons,
33 V| nouveau, il demanda : "Quel âge qu'il a ton petiot ?" ~
34 II| Sa mère était à l'agonie ; elle mourut le jour même
35 III| fermier qui lui disait : "N'aie pas peur, Rose, c'est moi
36 I| et le supportant sur ses ailes ; puis elle secouait ses
37 III| pays. ~ Il ne pouvait d'ailleurs exister entre eux de scrupules
38 I| puis, n'étant pas à son aise, elle défit le lien, éparpilla
39 | ait
40 I| ouvrit les doigts et, sans ajouter une parole, s'en alla. ~
41 V| y a des secrets." Et ils allèrent aux renseignements. On leur
42 I| coutume et s'en étaient allés dans les champs. ~ Rose,
43 I| sous sa tête et les jambes allongées. ~ Tout doucement elle
44 I| un désir de s'étendre, d'allonger ses membres, de se reposer
45 V| Alors il se leva, alluma la chandelle, et se mit
46 III| une folle ; puis, avec des allures de somnambule, elle descendit.
47 II| elle chercha les moyens d'amasser pour lui beaucoup d'argent. ~
48 IV| crainte flottant encore en son âme. ~ Des années passèrent ;
49 IV| parlé déjà de ce qui vous amène. ~ La pauvre femme défaillait.
50 II| commença à songer avec un peu d'amertume que si le fermier encaissait,
51 I| l'autre et ils causèrent amicalement. Ils parlèrent du temps
52 II| considérer du haut en bas si l'ampleur de son ventre ne soulevait
53 I| gênée par les émanations anciennes que la chaleur de ce jour
54 III| pleurer, tant elle était anéantie. Elle restait inerte, ne
55 IV| rentra, avec toutes ses angoisses réveillées. ~ Au dîner,
56 III| hurlant de telle façon que l'animal épouvanté s'enfuit, se blottit
57 I| moissons, de l'année qui s'annonçait bien, de leur maître, un
58 IV| se calmèrent, son coeur s'apaisa, et elle vivait plus confiante
59 I| table, et dans lesquels apparaissaient les défauts des vitres. ~
60 I| avec un petit gloussement d'appel. La poule se levait nonchalamment
61 III| revenue que son maître l'appela dans sa chambre. Elle s'
62 III| maîtresses sans que cela apporte aucun changement dans leur
63 IV| Cependant, avec l'habitude, ses appréhensions se calmèrent, son coeur
64 I| reste, elle ne put rien apprendre, sinon qu'il avait quitté
65 III| face d'un assassin et s'apprête à s'enfuir au moindre geste
66 III| dans un champ ; mais, quand approchait l'enragée coureuse, pareille
67 III| tourbillonnaient comme à l'approche d'un grand danger. Il attendit
68 V| fut mise sur ses pieds, appuyée au mur, il se prit à rire
69 I| et il se leva pour aller appuyer sa tête contre un tronc
70 I| où pendaient des toiles d'araignée, des harengs saurs et des
71 I| sa tête contre un tronc d'arbre. Alors elle fut attendrie
72 I| Alors caressée par l'ardente lumière, elle sentit une
73 III| précipitait, quand des piqûres ardentes aux chevilles la firent
74 I| Elle regarda les murs d'argile noircis, les poutres enfumées
75 III| loin avec sa voiture. Il arracha les sangsues une à une,
76 II| personne ; et souvent elle s'arrêtait de travailler pour regarder
77 V| remit à marcher ; puis, s'arrêtant de nouveau, il demanda : "
78 III| chevilles la firent sauter en arrière, et elle poussa un cri désespéré,
79 IV| semblait même qu'il avait une arrière-pensée contre sa femme, car il
80 I| paille. ~ La servante arriva sous le hangar où l'on rangeait
81 III| Il ne t'est pourtant pas arrivé un malheur, on le saurait.
82 III| son regard obstiné, elle articula péniblement : ~ - Non,
83 III| pendant tous les repas. Lui as-tu promis ta foi, hein, dis ? ~
84 III| qui se croit en face d'un assassin et s'apprête à s'enfuir
85 III| savoir pourquoi. ~ - Assieds-toi là, dit-il. ~ Elle s'
86 I| la cheminée et rangé les assiettes sur le haut dressoir au
87 I| demanda grâce. Alors ils s'assirent l'un près de l'autre et
88 I| dressât. ~ Quand il se fut assis, demandant : "Qu'est-ce
89 IV| coup l'humeur du fermier s'assombrit. ~ Depuis deux ou trois
90 V| serrées, fou de rage, il l'assommait. Alors elle eut un instant
91 III| fois que dans le silence assoupi de la maison la grosse horloge
92 I| doucement elle fermait les yeux, assoupie dans une mollesse délicieuse.
93 V| pas manqué, elle se serait assurément enfuie. Mais le fermier
94 I| de feu s'éteignait dans l'âtre sous la marmite pleine d'
95 III| excellente affaire, puisqu'il s'attachait ainsi à jamais une femme
96 V| et maître Vallin ayant attelé son tilbury partit un jour
97 IV| elle faisait. Le maître l'attendait, les gens de peine étant
98 III| approche d'un grand danger. Il attendit une seconde, puis continua : ~ -
99 V| ordonna de se lever et d'aller attendre le jour sous la pluie devant
100 I| d'arbre. Alors elle fut attendrie et, se rapprochant de lui,
101 I| toujours peut-être. Elle s'attendrit en pensant à cela, et lui,
102 III| Ses clameurs désespérées attirèrent un paysan qui passait au
103 I| grande boîte pleine de paille au-dessus de ses chevaux. Il fit semblant
104 III| maîtresses sans que cela apporte aucun changement dans leur vie
105 II| résolut de réclamer une augmentation. Trois fois elle alla trouver
106 II| fort qu'on serait obligé d'augmenter ses gages. ~ Alors, peu
107 II| ajouta : ~ - Moi aussi j'aurai à te parler quand tu seras
108 V| point te le dire ; tu m'aurais mise sans pain avec mon
109 | aurait
110 | autres
111 III| Obéissant à une pudeur d'autruche, elle cacha sa figure dans
112 V| trouvé, le v'là trouvé. J'avais demandé au curé un orphelin. ~
113 IV| mon enfant ? ~ Et il avalait rapidement des cuillerées
114 II| force de faire des marchés avantageux, de vendre cher ce qui sortait
115 II| gaspillait un peu. Elle se montra avare de l'argent du maître comme
116 I| les promis le soir, dans l'avenue, et elle lui dit : ~ -
117 | avons
118 III| colère : ~ - Ah ! tu l'avoues donc, gueuse ! Et qu'est-ce
119 IV| rien. ~ Elle pleurait balbutiant, répétant : ~ - C' n'
120 II| quand la noce, à quand le baptême ? Et elle se sauvait souvent
121 I| les chaises. Des odeurs de basse-cour, des tiédeurs fermentées
122 I| les toits de chaume des bâtiments, au sommet desquels poussaient
123 III| grosse horloge de la cuisine battait lentement les heures, il
124 V| entre eux. Il l'injuria, la battit. Tout le jour il la querellait,
125 III| depuis l'aurore la machine à battre le grain. ~ Elle se coucha
126 I| faisait sortir de la terre battue du sol où avaient séché
127 III| le dire, moi : c'est Jean Baudu ? ~ Elle s'écria : ~ -
128 | belle
129 I| travaillait ce jour-là dans la bergerie, et, l'ayant vue s'étendre
130 I| saisie par un bien-être bestial ; puis, tout doucement,
131 II| poules, sur le fourrage des bestiaux qu'on gaspillait un peu.
132 III| une Diane en délire, les bêtes craintives se débandaient :
133 IV| avec un bruit de chaîne. Bientôt retentit sur le pavé un
134 III| la place du vieux cheval blanc, on lui eût fait tourner
135 III| moment du coin de son tablier bleu. Mais lui cherchait toujours
136 III| et enfonça ses mollets bleuis dans l'onde immobile où
137 I| et ils se faisaient des bleus aux jambes, sous la table,
138 III| la mère disparaissaient blottis dans un sillon, tandis que
139 III| animal épouvanté s'enfuit, se blottit dans sa loge et se tut. ~
140 V| moyen : c'était de donner à boire à son mari, tous les soirs,
141 I| fond près de l'horloge en bois au tic tac sonore, elle
142 III| elle alla, à petit pas, boitant, la main sur son coeur,
143 I| était couché dans une grande boîte pleine de paille au-dessus
144 I| et elle se redressa d'un bond. C'était Jacques, le garçon
145 III| faisait passer son ombre bondissante, avec ses grandes oreilles
146 | bonheur
147 I| d'enfant poussée par un bonhomme haut comme le doigt. ~
148 | bonne
149 V| soudain de son gros rire des bons jours ; et comme elle demeurait
150 II| seule, elle s'affaissa au bord du chemin, les jambes rompues ;
151 IV| enfoncée dans un trou aux bords inaccessibles, dont elle
152 I| Elle alla prendre une botte de paille dans un grenier
153 II| l'air, et de l'autre une bouchée de pain, et il regarda fixement
154 I| poussaient les récoltes, avec des bouquets d'arbres par endroits, et,
155 III| doigts, écartés par des bourrelets de chair, remuaient doucement
156 III| à parler d'un air vague, bredouillant un peu et regardant au loin
157 III| parvenait à rassembler comme des bribes de réflexions, et elle s'
158 I| retenant son haleine, les yeux brillants, avec des brins de paille
159 I| yeux brillants, avec des brins de paille dans les cheveux. ~
160 I| paille du râtelier, puis la broyait avec lenteur. ~ Quand
161 I| dans le silence du midi brûlant on entendait chanter les
162 IV| Angelus du soir à travers les brumes grandissantes. Comme l'homme
163 III| découvrit d'un mouvement brusque. Alors elle sentit bien
164 III| la lutte. Lui, devenait brutal, grisé par le désir. Il
165 IV| parole devenait plus vive, brutale parfois ; et il semblait
166 III| avec son obstination de brute, grattant à ce coeur pour
167 I| ils furent serrés dans le buffet, les odeurs de la cuisine
168 III| venaient parfois crever des bulles d'air. ~ Une fraîcheur
169 III| longues sangsues noires buvaient sa vie, se gonflaient, collées
170 III| pudeur d'autruche, elle cacha sa figure dans ses mains
171 II| A l'église, elle se cachait derrière un pilier, et n'
172 IV| habitude, ses appréhensions se calmèrent, son coeur s'apaisa, et
173 II| table, les regards de ses camarades la faisaient maintenant
174 I| saillante sous l'indienne de son caraco, de grosses lèvres fraîches,
175 III| instruments dont se servent les cardeurs pour effiloquer la laine
176 I| sur le seuil. ~ Alors caressée par l'ardente lumière, elle
177 I| interrompant pour regarder deux carrés lumineux que le soleil,
178 III| ramena la fille dans sa carriole jusqu'à la ferme de son
179 III| Sa tête se perdait, les cauchemars se succédaient, sa chandelle
180 III| refuserait pas son maître à cause de ça. Il faut pourtant
181 I| un près de l'autre et ils causèrent amicalement. Ils parlèrent
182 | Celui
183 V| d'eau avec une pincée de cendres. Le fermier s'y prêta, mais
184 | cent
185 III| femme qui lui rapporterait certes davantage que la plus belle
186 II| Pour ta mère affectionnée,~Césaire Dentu, adjoint. ~
187 III| figure dans ses mains et cessa de se défendre. Le
188 I| Quand le sang eut cessé de couler, il lui proposa
189 III| quelqu'un, lui racontait ses chagrins, ses travaux, ses soucis,
190 IV| dans l'air avec un bruit de chaîne. Bientôt retentit sur le
191 III| retomba comme cassée sur sa chaise, où elle demeura sans mouvement,
192 I| cherchaient des miettes sous les chaises. Des odeurs de basse-cour,
193 III| lièvres folâtrait dans un champ ; mais, quand approchait
194 V| son séant, puis, la voix changée, sifflante : ~ - J'en
195 III| sans que cela apporte aucun changement dans leur vie ou leurs habitudes. ~
196 I| le fumier, tandis que lui chantait, comptant ses triomphes ;
197 I| midi brûlant on entendait chanter les coqs. ~ Quand la
198 II| mais qu'elle ne pouvait se charger du petit et elle le laissa
199 I| hangar où l'on rangeait les chariots et les voitures. Il y avait
200 I| des jouets, traînant une charrue d'enfant poussée par un
201 III| secret, comme un chien de chasse qui fouille un terrier tout
202 I| reposer dans l'air immobile et chaud. Elle fit quelques pas,
203 I| la marmite pleine d'eau chaude. Elle puisait à cette eau
204 I| pieds ; et les toits de chaume des bâtiments, au sommet
205 II| elle s'affaissa au bord du chemin, les jambes rompues ; et
206 I| essuyé la table, nettoyé la cheminée et rangé les assiettes sur
207 II| marchés avantageux, de vendre cher ce qui sortait de la maison
208 II| toujours à son enfant, elle chercha les moyens d'amasser pour
209 I| Trois poules très hardies cherchaient des miettes sous les chaises.
210 III| immobile, l'oeil effaré, ne cherchant même pas à comprendre, tant
211 II| asseoir et lut : ~ Ma chère fille, la présente est pour
212 II| inconnu pour ce petit être chétif qu'elle avait laissé là-bas ;
213 III| des piqûres ardentes aux chevilles la firent sauter en arrière,
214 III| connaître son secret, comme un chien de chasse qui fouille un
215 III| tournoyer sur sa tête. Les chiens dans les cours de fermes
216 IV| silence là-bas, vers le choeur, car le sacristain préparait
217 I| A chaque instant il en choisissait une et tournait autour avec
218 III| devant la tempête. ~ Une chouette glapit ; elle tressaillit,
219 III| dans les profondeurs du ciel ; quelques oiseaux pépiaient ;
220 | cinq
221 | cinquante
222 I| donnaient des rendez-vous au clair de la lune, à l'abri d'une
223 III| disparaître, jetait une lueur claire dans les champs. Au lieu
224 III| et hurlait d'horreur. Ses clameurs désespérées attirèrent un
225 I| trouvant désormais fermée à clef toutes les nuits, elle n'
226 IV| corde traînant, et la maigre cloche jeta l'Angelus du soir à
227 V| grossiers qu'exhalaient tous ces coeurs de paysans, elle supplia
228 III| les yeux à tout moment du coin de son tablier bleu. Mais
229 III| buvaient sa vie, se gonflaient, collées à sa chair. Elle n'osait
230 II| pensent au loin. ~ On commençait même à jaser à son sujet,
231 I| affection tout autre, d'un commencement d'amour vrai pour cette
232 III| voulait la paix, le repos complet, dormir sans fin. Alors
233 II| demandait quelque chose, ne comprenait pas, effarée, l'oeil hébété,
234 III| ne cherchant même pas à comprendre, tant ses idées tourbillonnaient
235 III| les sangsues une à une, comprima les plaies avec des herbes
236 I| tandis que lui chantait, comptant ses triomphes ; et dans
237 II| travail des gens de peine, le compte des provisions ; et, en
238 II| et n'osait plus aller à confesse, redoutant beaucoup la rencontre
239 V| enfant, un autre ; et elle confia son désir à tout le monde. ~
240 IV| apaisa, et elle vivait plus confiante avec une vague crainte flottant
241 II| mit dans sa poche, n'osant confier son secret à personne ;
242 III| intimes eussent été une confirmation de sa maternité. Elle le
243 III| grattant à ce coeur pour connaître son secret, comme un chien
244 II| permettant de lire dans les consciences. ~ A table, les regards
245 V| Ils ratèrent. ~ Le curé conseilla un pèlerinage au précieux
246 III| qui la voulait. Elle ne consentait pas, pour sûr, mais elle
247 III| puisqu'il n'y a pas eu de conséquence, une fille ne refuserait
248 III| de sa maternité. Elle le considérait, s'étonnant toujours qu'
249 II| instant son travail, pour considérer du haut en bas si l'ampleur
250 V| Le pain tout entier fut consommé sans obtenir de résultat. ~
251 II| Cette obsession constante la rendait tellement incapable
252 I| enceinte. ~ Elle fut consternée d'abord, puis une colère
253 V| tilbury partit un jour pour le consulter. Le berger lui remit un
254 V| les sangs", disait-on, se consumait en espoirs inutiles. ~
255 III| faut alors ? ~ Elle le contemplait affolée ; puis soudain,
256 II| elle une vie de torture continuelle. Elle travaillait comme
257 IV| te dis pas, mais c'est contrariant tout de même. ~ ~~
258 I| vers. Au milieu d'elles, le coq, superbe, se dressait. A
259 III| L'homme, rouge comme un coquelicot, bredouillait de colère : ~ -
260 I| milieu. Il murmurait : "Cré coquin !" et il la regardait avec
261 IV| suivait un frôlement de corde traînant, et la maigre cloche
262 I| écurie où Jacques était couché dans une grande boîte pleine
263 III| va-nu-pieds, un sans-le-sou, un couche-dehors, un crève-la-faim ? Qu'est-ce
264 III| perçant. Son ombre démesurée, couchée sur le sol à côté, filait
265 I| poules se vautraient dessus, couchées sur le flanc, et grattaient
266 III| dressées, sur la lune à son coucher, qui plongeait maintenant
267 I| voulut cependant se mettre à coudre comme elle en avait l'habitude,
268 I| pénétrait au coeur, un bien-être coulant dans ses membres. ~ Devant
269 I| Quand le sang eut cessé de couler, il lui proposa de faire
270 V| à la frapper au visage à coups de poing. Elle ne dit rien,
271 IV| curé lui dit : ~ - Du courage... ~ Et elle sortit. ~
272 III| emportait dans la campagne, courait affolée en le tenant au
273 III| quand approchait l'enragée coureuse, pareille à une Diane en
274 I| Picard bien découplé, qui la courtisait depuis quelque temps. Il
275 IV| repas ; elle se sauva et courut jusqu'à l'église. ~ La
276 II| table, tenant de l'une son couteau, la pointe en l'air, et
277 I| avaient dîné plus vite que de coutume et s'en étaient allés dans
278 II| tremblante, devant ce papier couvert d'encre. Elle le mit dans
279 III| se tordait un peu sous sa couverture, énervé par la fatigue de
280 II| décharnées comme des pattes de crabe. ~ Il vécut cependant. ~
281 I| proposa de faire un tour, craignant, s'ils restaient ainsi côte
282 III| Diane en délire, les bêtes craintives se débandaient : les petits
283 IV| sur sa soutane rebondie et crasseuse au ventre. ~ Rose n'osait
284 I| milieu. Il murmurait : "Cré coquin !" et il la regardait
285 I| saveur âcre du laitage qui crémait au frais dans la pièce à
286 I| Il y avait là, dans le creux du fossé, un grand trou
287 III| sans-le-sou, un couche-dehors, un crève-la-faim ? Qu'est-ce que c'est, dit ? ~
288 III| immobile où venaient parfois crever des bulles d'air. ~ Une
289 IV| contre moi ? ~ Il se mit à crier, jurant : ~ - J'ai que
290 II| souffrir sans cesse, tant il crispait douloureusement ses pauvres
291 III| gens de la campagne qui se croient frappés par un sort, un
292 IV| Il répondit : ~ - Je crois bien, il dîne toujours à
293 III| épouvanté d'une personne qui se croit en face d'un assassin et
294 III| les talons. ~ Elle se crut débarrassée et passa le
295 IV| il avalait rapidement des cuillerées de soupe dont les gouttes
296 III| enfonçait maintenant jusqu'aux cuisses, et déjà elle se précipitait,
297 III| à l'approche d'un grand danger. Il attendit une seconde,
298 III| demi-voix, en le faisant danser dans ses bras : "C'est mon
299 III| les bêtes craintives se débandaient : les petits et la mère
300 III| talons. ~ Elle se crut débarrassée et passa le reste du jour
301 I| renversa sans qu'il pût se débarrasser de son étreinte farouche,
302 III| sillon, tandis que le père déboulait à toutes pattes et, parfois,
303 II| douloureusement ses pauvres mains décharnées comme des pattes de crabe. ~
304 III| comme si quelqu'un l'eût déchiqueté avec un de ces instruments
305 III| pas ordinaire. Enfin il se décida et se mit à parler d'un
306 I| ferme, un grand Picard bien découplé, qui la courtisait depuis
307 II| imaginait toujours être découverte par le vacher, un petit
308 II| elle allait tout à coup en découvrir le sens. Enfin, comme elle
309 III| grisé par le désir. Il la découvrit d'un mouvement brusque.
310 I| fort, qu'elle ne pouvait décrocher sa marmite ; puis, quand
311 IV| amène. ~ La pauvre femme défaillait. L'ecclésiastique reprit : ~ -
312 II| la faisaient maintenant défaillir d'angoisse, et elle s'imaginait
313 I| lesquels apparaissaient les défauts des vitres. ~ Trois poules
314 III| ses mains et cessa de se défendre. Le fermier resta la
315 I| ils se fussent envoyé des défis amoureux. ~ La servante
316 I| Devant la porte, le fumier dégageait sans cesse une petite vapeur
317 II| un jour que le fermier déjeunait seul dans la cuisine, elle
318 II| sortait de la maison et de déjouer les ruses des paysans qui
319 III| bête ; je te donne jusqu'à demain pour réfléchir. ~ Et
320 II| presque plus et, quand on lui demandait quelque chose, ne comprenait
321 V| le v'là trouvé. J'avais demandé au curé un orphelin. ~
322 III| il venait aujourd'hui me demander, je ne voudrais pas de lui. ~
323 III| en avoir fini avec cette démarche qui l'embarrassait beaucoup,
324 III| un cri perçant. Son ombre démesurée, couchée sur le sol à côté,
325 III| elle, et elle se répétait à demi-voix, en le faisant danser dans
326 III| réfléchir. ~ Et il se dépêcha de s'en aller, très soulagé
327 V| douleur l'envahit. ~ Elle dépérissait de chagrin ; son mari aussi
328 IV| apparut à Rose comme une dernière espérance, et, les yeux
329 | Dès
330 V| Elle passa sa jupe ; ils descendirent ; et pendant qu'à genoux
331 III| allures de somnambule, elle descendit. Quand elle fut dans la
332 III| arrière, et elle poussa un cri désespéré, car depuis ses genoux jusqu'
333 V| eut un instant de révolte désespérée, et, d'un geste furieux
334 III| d'horreur. Ses clameurs désespérées attirèrent un paysan qui
335 V| renseignements. On leur désigna un berger qui demeurait
336 II| un air embarrassé qu'elle désirait lui parler particulièrement.
337 I| et, l'écurie se trouvant désormais fermée à clef toutes les
338 I| des bâtiments, au sommet desquels poussaient des iris aux
339 IV| regarda pas, et il semblait la détester, la mépriser, savoir quelque
340 III| reconnut point. Il était devenu tout rose, joufflu, potelé
341 III| valet, qui, le plus souvent, devient maître à son tour un jour
342 III| ne peux pas. ~ Il la dévisageait, et il lui cria dans la
343 V| Un instituteur leur dévoila des mystères, des procédés
344 II| chose due par toute servante dévouée, une simple marque de bonne
345 III| coureuse, pareille à une Diane en délire, les bêtes craintives
346 IV| Je crois bien, il dîne toujours à l'Angelus. ~
347 I| gens de la ferme avaient dîné plus vite que de coutume
348 V| réussit pas. ~ Ils se dirent : "Peut-être qu'il y a des
349 V| champs, et infaillibles, disait-il. Ils ratèrent. ~ Le curé
350 V| se mangeait les sangs", disait-on, se consumait en espoirs
351 III| les petits et la mère disparaissaient blottis dans un sillon,
352 III| rôdeur, car la lune, près de disparaître, jetait une lueur claire
353 III| plus son corps, et l'esprit dispersé, comme si quelqu'un l'eût
354 II| des épingles. ~ Pour se distraire de ces tracasseries, elle
355 | dix
356 I| un bonhomme haut comme le doigt. ~ Elle alla prendre
357 I| dans les coins ; ils se donnaient des rendez-vous au clair
358 III| fais pas la bête ; je te donne jusqu'à demain pour réfléchir. ~
359 III| davantage que la plus belle dot du pays. ~ Il ne pouvait
360 I| lumière, elle sentit une douceur qui lui pénétrait au coeur,
361 V| première faute et une immense douleur l'envahit. ~ Elle dépérissait
362 II| cesse, tant il crispait douloureusement ses pauvres mains décharnées
363 III| embarrassait beaucoup, et ne doutant pas que, le lendemain, sa
364 I| elle fut envahie par des doutes et une grande tristesse ;
365 III| essayait de pénétrer sous ses draps, elle comprit ce qu'il cherchait
366 I| elles, le coq, superbe, se dressait. A chaque instant il en
367 I| secoua jusqu'à ce qu'il se dressât. ~ Quand il se fut assis,
368 III| avec ses grandes oreilles dressées, sur la lune à son coucher,
369 I| les assiettes sur le haut dressoir au fond près de l'horloge
370 | droit
371 II| travail forcé comme une chose due par toute servante dévouée,
372 I| je n'ai vu maman ; c'est dur tout de même d'être séparées
373 IV| répondait par moments avec dureté, presque avec colère. ~
374 I| elle leva les yeux et fut éblouie par l'éclat des pommiers
375 III| graisse vivante. Ses doigts, écartés par des bourrelets de chair,
376 IV| pauvre femme défaillait. L'ecclésiastique reprit : ~ - Que voulez-vous,
377 III| besoin fou de partir, de s'échapper, de courir devant le malheur
378 III| maintenant au bout du monde et éclairait la plaine de sa lumière
379 I| yeux et fut éblouie par l'éclat des pommiers en fleur, tout
380 V| inutiles. ~ Alors la guerre éclata entre eux. Il l'injuria,
381 I| où des pissenlits jaunes éclataient comme des lumières, était
382 II| alla trouver le maître d'école qui la fit asseoir et lut : ~
383 III| fille, rangée, active et économe. Une femme comme toi, ça
384 II| peinait autant que deux, économisa sur le pain, sur l'huile
385 V| Elle pleurait toujours, écroulée sur le lit. Tout à coup
386 I| comme si l'humidité des écuries et des granges se fût envolée
387 II| elle, cinquante ou cent écus de supplément tous les mois,
388 III| horizon. ~ Les étoiles s'effacèrent dans les profondeurs du
389 III| toujours immobile, l'oeil effaré, ne cherchant même pas à
390 II| chose, ne comprenait pas, effarée, l'oeil hébété, les mains
391 V| ensemble." ~ Elle eut un tel effarement que, si la force ne lui
392 IV| Son mari lui faisait l'effet d'un homme qu'elle avait
393 III| servent les cardeurs pour effiloquer la laine des matelas. ~
394 II| regarder longtemps ces lignes également espacées qu'une signature
395 III| campagne, tous sont à peu près égaux : le fermier laboure comme
396 III| droit devant elle, d'un trot élastique et précipité, et, de temps
397 I| elle s'assit, gênée par les émanations anciennes que la chaleur
398 III| avec cette démarche qui l'embarrassait beaucoup, et ne doutant
399 III| à côté l'un de l'autre, embarrassés tous les deux, les bras
400 III| peux pas. ~ Mais il s'emporta tout à coup. - Tu ne
401 III| riait en la voyant. Elle l'emportait dans la campagne, courait
402 III| comme sur une proie, avec un emportement de bête, et elle l'embrassa
403 III| suffoqua, un flot de sang empourpra sa face ; ses larmes tarirent
404 III| le soleil perça l'aurore empourprée, elle s'arrêta. ~ Ses
405 III| rendit, très étonnée et fort émue sans savoir pourquoi. ~ -
406 II| amertume que si le fermier encaissait, grâce à elle, cinquante
407 I| s'aperçut qu'elle était enceinte. ~ Elle fut consternée
408 III| deux, les bras inertes et encombrants, et sans se regarder en
409 II| devant ce papier couvert d'encre. Elle le mit dans sa poche,
410 I| délicieuse. Elle allait même s'endormir tout à fait, quand elle
411 III| sitôt qu'elle le put et s'endormit tout d'un coup. ~ Vers
412 I| des bouquets d'arbres par endroits, et, de place en place,
413 III| peu sous sa couverture, énervé par la fatigue de la lutte.
414 I| La cour de ferme, enfermée par les arbres, semblait
415 III| s'arrêta. ~ Ses pieds enflés se refusaient à marcher ;
416 III| poussière, défit ses bas, et enfonça ses mollets bleuis dans
417 III| deux pas en avant. Elle enfonçait maintenant jusqu'aux cuisses,
418 V| elle se serait assurément enfuie. Mais le fermier se frottait
419 III| assassin et s'apprête à s'enfuir au moindre geste qu'il fera. ~
420 III| que l'animal épouvanté s'enfuit, se blottit dans sa loge
421 I| argile noircis, les poutres enfumées du plafond où pendaient
422 I| peu à peu, Jacques parut s'ennuyer d'elle ; il l'évitait, ne
423 III| lumière oblique, comme une énorme lanterne posée par terre
424 III| mais, quand approchait l'enragée coureuse, pareille à une
425 III| vie, et bien qu'il ne l'entendît point, elle ouvrait son
426 I| figure : "Je suis grosse, entends-tu, je suis grosse." ~ Il
427 III| furieux d'y plonger tout entière. Ce serait fini de souffrir
428 I| étable entraient par la porte entr'ouverte ; et dans le silence
429 I| Puis, un matin, elle vit entrer à la soupe un autre valet.
430 I| contre elle, frémissant tout envahi par le désir. Elle disait : ~ -
431 I| rencontrer seule. Alors elle fut envahie par des doutes et une grande
432 V| et une immense douleur l'envahit. ~ Elle dépérissait de
433 I| écuries et des granges se fût envolée à travers la paille. ~
434 I| l'autre, ils se fussent envoyé des défis amoureux. ~
435 I| aise, elle défit le lien, éparpilla son siège et s'étendit sur
436 V| stupéfait, restait là, aussi éperdu qu'elle-même ; il bredouillait : ~ -
437 III| maître. ~ Et il nommait éperdument tous les garçons du pays,
438 II| entraient dans la peau comme des épingles. ~ Pour se distraire
439 V| les deux joues sa femme éplorée et stupide, et il cria,
440 IV| IV~~ Elle l'épousa. Elle se sentait enfoncée
441 I| répondit : "Ah bien ! si on épousait toutes les filles avec qui
442 I| balbutia : ~ - Eh bien, je t'épouserai, puisque c'est ça. ~
443 I| Je veux, je veux que tu m'épouses, puisque tu m'as promis
444 III| de réflexions, et elle s'épouvantait à la pensée de ce qui pouvait
445 III| fois veuf, jovial et têtu, éprouvait une gêne évidente qui ne
446 III| ouvrir la barrière, elle escalada le talus ; puis, quand elle
447 I| regardait au loin, à travers l'espace, jusqu'au village abandonné
448 II| longtemps ces lignes également espacées qu'une signature terminait,
449 IV| Rose comme une dernière espérance, et, les yeux fixés sur
450 III| travaux, ses soucis, ses espérances, et elle le fatiguait sans
451 V| disait-on, se consumait en espoirs inutiles. ~ Alors la
452 III| elle niait, accablée, et s'essuyant les yeux à tout moment du
453 I| fille eut fini sa besogne, essuyé la table, nettoyé la cheminée
454 IV| Monsieur le curé est-il chez lui ? dit-elle ~
455 I| des tiédeurs fermentées d'étable entraient par la porte entr'
456 III| tu n'as jamais songé à t'établir ? ~ Elle devint pâle
457 | étaient
458 I| cuisine où un reste de feu s'éteignait dans l'âtre sous la marmite
459 III| succédaient, sa chandelle s'éteignit ; alors commença le délire,
460 I| sortait de la poussière et s'étendait de nouveau sur le fumier,
461 I| éparpilla son siège et s'étendit sur le dos, les deux bras
462 I| moment commença entre eux l'éternelle histoire de l'amour. Ils
463 III| parlait et que vous vous étiez promis mariage. ~ Rose
464 III| terre à l'horizon. ~ Les étoiles s'effacèrent dans les profondeurs
465 III| Elle le considérait, s'étonnant toujours qu'il fût à elle,
466 I| et tourna la tête comme étonné d'être seul. ~ Elle aussi
467 I| sonore, elle respira, un peu étourdie, oppressée sans savoir pourquoi.
468 I| étreinte farouche, et, l'étranglant, elle lui cria tout près,
469 III| ne répondait plus rien, étranglée par une angoisse. ~ Il
470 II| fou de l'embrasser, de l'étreindre en ses bras, de sentir contre
471 I| pût se débarrasser de son étreinte farouche, et, l'étranglant,
472 IV| La nuit tombait ; l'étroite nef était toute sombre,
473 III| comme si ces soins intimes eussent été une confirmation de
474 I| du pays tout entier, d'eux-mêmes, de leur village, de leur
475 I| essaya de s'informer sans éveiller les soupçons ; mais elle
476 III| têtu, éprouvait une gêne évidente qui ne lui était pas ordinaire.
477 V| dit rien, ne remua pas. Exaspéré, il sauta à genoux sur son
478 III| inespérée et, pour lui, une excellente affaire, puisqu'il s'attachait
479 II| devint indispensable. Elle exerçait une telle surveillance autour
480 V| aux souhaits grossiers qu'exhalaient tous ces coeurs de paysans,
481 III| Il ne pouvait d'ailleurs exister entre eux de scrupules de
482 II| quittait pas. ~ Un matin, le facteur lui remit une lettre. Elle
483 III| demanda l'homme. Allons, ne fais pas la bête ; je te donne
484 III| répétait à demi-voix, en le faisant danser dans ses bras : "
485 V| avec des herbes et dont il fallait que tous deux mangeassent
486 III| Parfois une jeune famille de lièvres folâtrait dans
487 I| débarrasser de son étreinte farouche, et, l'étranglant, elle
488 III| ses espérances, et elle le fatiguait sans cesse par la violence
489 III| couverture, énervé par la fatigue de la lutte. Lui, devenait
490 I| les filles avec qui on a fauté, ça ne serait pas à faire." ~
491 I| parlèrent du temps qui était favorable aux moissons, de l'année
492 V| pèlerinage au précieux Sang de Fécamp. Rose alla avec la foule
493 V| la rendre encore une fois féconde. Ce fut en vain. Alors elle
494 I| le soleil, à travers la fenêtre, plaquait sur la longue
495 III| des gouttes d'eau sur du fer rouge. Elle s'écria : ~ -
496 III| enfuir au moindre geste qu'il fera. ~ Enfin, au bout de
497 III| Une femme comme toi, ça ferait la fortune d'un homme. ~
498 I| de suite, dit-elle ; tu feras publier les bans. ~ Il
499 I| Tout doucement elle fermait les yeux, assoupie dans
500 I| quelques pas, indécise, fermant les yeux, saisie par un
|