1911-louer | lutec-xiv
gras = Texte principal
Partie gris = Texte de commentaire
1 Texte| blanchissantes du Laison.~ Août 1911.~
2 Texte| vos trous ou je me fâche. A-t-on vu cela ? Transformer mes
3 Texte| danser sous son pourpoint ses abondantes et royales tripes.~ Mais
4 Texte| cheveux de Gilberte étaient abondants, fins et blonds, ses yeux
5 Texte| la duègne entre ses dents absentes. Mais oublions-le, le rire
6 Texte| me louer, Bossuet pour m’absoudre, Montespan, pour …~ - Chut
7 Texte| père, dit-il, avec son joli accent musical et tendant ses joues
8 Texte| capitale. De doux pensers l’accompagnaient, voltigeaient autour d’elle,
9 Texte| autant qu’elle avait bon accueil, bonne table et payait volontiers
10 Not | Luminaire », pièce en deux actes, de M. René Mathieu, d’après
11 Texte| commencement du bonheur.~ Advint qu’un jour elle se promenait
12 Texte| ami s’exécuta ; pareil aux aèdes antiques qui traduisaient
13 Texte| plus fol paradoxe que j’aie ouï de ma vie. L’esprit
14 Texte| riras, malgré que tu en aies, tu riras, te dis-je, aux
15 Texte| Allons-y, appuya la duègne, qui aimait les histoires de cape et
16 Texte| folies dont la moindre fut d’aimer, une ravissante dame, alors
17 Texte| Pourquoi, père ? rien de plus aisé. Je ne ris point, parce
18 Texte| de sa mère qui était si alerte, si avenante, si joviale
19 Texte| rendait méconnaissable, le roi alla quérir sa fille et la duègne
20 Texte| plus sautillant et plus allègre. Vous vous moquez pour le
21 Texte| sans suivante, et marchant allègrement, tous trois prirent le chemin
22 Texte| et montiez joyeux comme l’alouette matinale. Grâce à vous,
23 Texte| qu’Hercule en usa avec l’Alphée pour débarrasser Augias. »~
24 Texte| moi aussi pour cacher l’amaigrissement de mes traits, poudrer mes
25 Texte| apprend que son pupille est l’amant de sa propre femme ; et
26 Texte| rare se ternissaient et son âme aussi était atteinte. «
27 | ami
28 Texte| forcé, «Le Luminaire», qui l’amusa, quoique macabre et «La
29 Texte| du vieux temps ; c’est si amusant, si franchement drôle que
30 Texte| gascon et lui fit faire mille amusantes folies dont la moindre fut
31 Texte| je la veux solide et pas anémique. Ici c’est le hennissement
32 Texte| Evangile » la ravirent aux Anges.~ « Pour écouter
33 Texte| la pauvre femme ! mais n’anticipons pas.~ Trois coups, le rideau
34 Texte| exécuta ; pareil aux aèdes antiques qui traduisaient seulement
35 Texte| blanchissantes du Laison.~ Août 1911.~
36 Texte| Roi son père, s’en était aperçu et n’en revenait point. - «
37 Texte| barbe blonde, dans laquelle apparaissaient de rares poils blancs, un
38 Texte| histoires, qu’il inventait, lui apparut.~ - Qui êtes-vous, dit Gilberte,
39 Texte| Ma foi non, il doit s’appeler Berheim, Brohein ou Bernstein,
40 Texte| et pourquoi ? parce qu’il apprend que son pupille est l’amant
41 Texte| cela suffit. Néanmoins, apprenez qu’elle ne se contentait
42 Texte| bottes de Nabuchodonosor. Approche que je piétine ta couronne,
43 Texte| bien celui-là ». La duègne approuva de la tête ; elle se rappelait
44 Texte| allons-y.~ - Allons-y, appuya la duègne, qui aimait les
45 Texte| la fraîcheur des beaux arbres, les tons violets des bruyères,
46 Texte| un peu trop et qu’il lui arriva de rire à mes dépens et
47 Texte| basse-cour. Et les meilleurs en arrivent-là. Comment toi, ô poète de
48 Texte| épée et se souvenait de d’Artagnan, créé par notre Caennais
49 | as
50 | assez
51 Texte| allons, se disait-elle, assister à une fête du galant esprit.~
52 Texte| les uns les autres, pour s’assurer qu’ils ne dormaient point.
53 Texte| connaissez-vous l’auteur de cette atroce rapsodie.~ - Ma foi non,
54 Texte| maniéré, mais tout de même attachant naguère, il nous campa hardiment
55 Texte| ternissaient et son âme aussi était atteinte. « Hélas, se disait-elle,
56 Texte| le Roi son père qui ne s’attendait pas à telle fête. Le bon
57 Texte| de la beauté ; puisque d’aucuns préfèrent les brunes, d’
58 Texte| Alphée pour débarrasser Augias. »~ Ainsi se lamentait le
59 Texte| conteurs qui vinrent la voir, d’autant qu’elle avait bon accueil,
60 Texte| ne ris pas des misères d’autrui, je ne ris pas des malheurs
61 Texte| et non par métaphore, il avala un horrifique trait de cidre
62 Texte| vous n’en seriez pas plus avancés, et sûrement je ne répondrais
63 | avant
64 Texte| terjous ma vie~ C’est d’avé poue, mes pauv’s amis~
65 Texte| qui était si alerte, si avenante, si joviale que c’en était
66 Not | vers du regretté poète et avocat caennais Louis GOUGET
67 Texte| mâchoire, rit à en faire bailler son corsage. « Montjoie,
68 Texte| tendant ses joues fraîches à baiser. »~ Le Roy l’embrassa volontiers ;
69 Texte| plaisir aussi vif chez les baladins et les « faiseux vèe »de
70 Texte| parlent, un langage plat, banal, vulgaire, quelquefois vil.
71 Texte| extrême platitude qu’il est un bandit. Tuteur d’un jeune autre
72 Texte| sors point ; je suis un barbare et je te tiens en prison.
73 Texte| la scène était tellement baroque, qu’ils se tâtèrent tous
74 Texte| duègne, ici les moeurs sont baroques, à ce point qu’on se croirait
75 | bas
76 Texte| sensations, ils n’en ont que de basses. Toute leur vie semble se
77 Texte| sonne jusqu’à la fin des batailles, et dont les notes mâles
78 Texte| mon Louvre en tremble, les Bateliers de la cité s’en roulent,
79 Texte| Et Gilberte ayant fait bâtir un beau chalet normand demeura
80 Texte| revanche, notre réconfort. Baume divin qui calmiez nos blessures
81 Texte| joviale que c’en était une bénédiction. La pauvre défunte eût ri
82 Texte| foi non, il doit s’appeler Berheim, Brohein ou Bernstein, un
83 Texte| appeler Berheim, Brohein ou Bernstein, un nom bien français en
84 Texte| On le voit bien, sales bêtes, que vous êtes des crapauds,
85 Texte| coquinerie, la veulerie, la bêtise débordantes. Je ne rirai
86 Texte| chansons de Vénerie ; Louis Beuve lui conta la « Vendeuse »
87 Texte| près d’un ruisseau où les biches vont boire et résolut d’
88 Texte| mais en pareille matière, « bis repetita placens », une
89 Texte| sarcasme, ni l’insolence, ni la blague, ni l’ironie à froid ou
90 Texte| les yeux, sa belle fille, blanche et rose, vêtue avec une
91 Texte| Mont-Joly, les cascades blanchissantes du Laison.~ Août 1911.~
92 Texte| apparaissaient de rares poils blancs, un ventre respectable,
93 Texte| les vivants, consolent les blessés, endorment les morts dans
94 Texte| Baume divin qui calmiez nos blessures et séchiez nos larmes, à
95 Texte| robuste, une large barbe blonde, dans laquelle apparaissaient
96 Texte| les brunes, d’autres les blondes, d’autres encore les rousses,
97 Texte| étaient abondants, fins et blonds, ses yeux profonds, veloutés,
98 Texte| dans nos plaines et nos bocages la bonne verve des aïeux,
99 Texte| de la capitale. Aussi je bois de tout coeur au bon pays
100 | Bonjour
101 Texte| de lune, je te mettrai le bonnet à grelots. Il te suffit.
102 Texte| cru mes sujets normands si bons compagnons : Onc ne pris
103 Texte| souvient d’un poète des bords de l’Adour, un peu mièvre
104 Texte| Dans not bon vieux pays boscain.~~Voilà pourquoi, je ris
105 Texte| aurais Racine pour me louer, Bossuet pour m’absoudre, Montespan,
106 Texte| maintenant tu chausses les bottes de Nabuchodonosor. Approche
107 Texte| demeurer. Comme Geneviève de Brabant, elle se trouvait fort bien
108 | bras
109 Texte| c’est de se tuer.~ - « Bravo, se dit in petto la duègne,
110 Texte| bonne par dessus le marché. Bref, elle avait toutes les vertus,
111 Texte| nous campa hardiment un bon bretteur gascon et lui fit faire
112 Texte| tâchi d’vo faire rire un brin~ Et par cho n’on
113 Texte| doit s’appeler Berheim, Brohein ou Bernstein, un nom bien
114 Texte| tombant en son gosier, le même bruit que font aux pieds du Mont-Joly,
115 Texte| puisque d’aucuns préfèrent les brunes, d’autres les blondes, d’
116 Texte| arbres, les tons violets des bruyères, les frissonnements doux
117 Texte| crevât de rire ; il en « bulletait » comme on dit chez nous.
118 Texte| Et comme le bon roi buvait en toute sincérité et non
119 Texte| Devrais-je moi aussi pour cacher l’amaigrissement de mes
120 Texte| théâtre descendre jusqu’au café-concert. La basse-cour lui suffisait,
121 Texte| chez nous. Pourtant il se calma et se levant « Par Saint-Martin,
122 Texte| réconfort. Baume divin qui calmiez nos blessures et séchiez
123 Texte| pour dissimuler ta précoce calvitie, ô pécheur de lune, je te
124 Texte| attachant naguère, il nous campa hardiment un bon bretteur
125 Texte| pas ailleurs. Essaye de la campagne.~ - J’essayerai.~ Voilà
126 Texte| oreilles que poursuivant sa carrière, le poète de l’Adour, mettait
127 Texte| ayant pris son meilleur carrosse, la jolie fille du roy de
128 Texte| pieds du Mont-Joly, les cascades blanchissantes du Laison.~
129 Texte| était charmant, cela ne cassait rien et chatouillait les
130 Texte| autour d’elle, comme les cauvettes autour des clochetons ;
131 Texte| des crapauds, s’écria-t-il cédant à la colère, et se souciant
132 Texte| bien au-dessus de toutes celles de notre confrère latin
133 Texte| finesse des aïeux, c’est bien celui-là ». La duègne approuva de
134 Texte| aux fines comédies, d’un certain Monsieur Pailleron. Ce n’
135 Texte| il faut que ton chagrin cesse. Tu ne ris plus, parce que
136 Texte| répondrais point à l’idéal que chacun de vous se fait de la beauté ;
137 Texte| ayant fait bâtir un beau chalet normand demeura quant et
138 Texte| dans les larges rues, les chandelles essayèrent de suppléer au
139 Texte| tort et dès ce soir je veux changer de méthode. Nous irons ensemble
140 Texte| Paul Harel lui chanta ses chansons de Vénerie ; Louis Beuve
141 Texte| chopine. Paul Harel lui chanta ses chansons de Vénerie ;
142 Texte| parvenu~ Et les roseaux chantaient avec les herbes folles. » ~~
143 Texte| héros du roman de Renart, Chantecler. Le titre nous en promet
144 Texte| par le Corps Dieu, que me chantez-vous là, ma belle, rire est mort,
145 Texte| mais tout de même c’était charmant, cela ne cassait rien et
146 Not | auteur disait avec tant de charme et de finesse ces poésies
147 Texte| cela ne cassait rien et chatouillait les duègnes. Nous allons,
148 Texte| coqs coqueriquaient, des chats-huants ululaient, des crapauds
149 Texte| ni l’ironie à froid ou à chaud. Je ris parce qu’ayant glané
150 Texte| Eschyle et maintenant tu chausses les bottes de Nabuchodonosor.
151 Not | en patois qui restent des chefs-d’oeuvre du genre. « Le Luminaire »
152 Texte| allègrement, tous trois prirent le chemin du Théâtre.~ - « Commençons,
153 Texte| fait qu’en peux-tu savoir, chère petite recluse, tu ne sors
154 Texte| planches, un merle sifflait, un chien grognait, quantité de poules
155 Texte| se nommait-il Philippe, Childeber, Jean ou Jacques, je l’ignore
156 Texte| rire un brin~ Et par cho n’on chôme pas d’histoueres~
157 Texte| messieurs, la dame n’a plus qu’à choisir. Elle choisit le plus dégoûtant
158 Texte| plus qu’à choisir. Elle choisit le plus dégoûtant et le
159 Texte| Et par cho n’on chôme pas d’histoueres~
160 Texte| table et payait volontiers chopine. Paul Harel lui chanta ses
161 Texte| Université qui ne fassent chorus. »~ Et rien qu’à cette pensée,
162 | choses
163 Texte| absoudre, Montespan, pour …~ - Chut dit la duègne, taisez-vous,
164 Texte| avala un horrifique trait de cidre pétillant qui fit, tombant
165 Texte| tremble, les Bateliers de la cité s’en roulent, et il n’est
166 Texte| avait toutes les vertus, civiques et domestiques, de coeur
167 Texte| choses et qui viennent des claires fontaines de France. Par
168 Texte| Elle s’arrêta au bord d’une clairière, tout près d’un ruisseau
169 Texte| mieux vous comparer, qu’au clairon qui sonne jusqu’à la fin
170 Texte| les cauvettes autour des clochetons ; quand soudain, au détour
171 Texte| qu’est l’ma ». « Les deux Codes ». « La Poue du diable ».~
172 Texte| s’écria-t-il cédant à la colère, et se souciant peu d’interrompre
173 Texte| nos rues, mes gamins le colportent, mes théâtres en vivent,
174 Texte| jeunesse et pensait aux fines comédies, d’un certain Monsieur Pailleron.
175 Texte| pût rire encore, mais elle commençait à retrouver le sourire,
176 Texte| peut être. Cette histoire commence comme un conte, mais si
177 Texte| le sourire, et c’était le commencement du bonheur.~ Advint qu’un
178 Texte| chemin du Théâtre.~ - « Commençons, dit le Roi, par le Théâtre
179 | Comment
180 Texte| sujets normands si bons compagnons : Onc ne pris plaisir aussi
181 Texte| quoi puis-je mieux vous comparer, qu’au clairon qui sonne
182 Texte| par Saint Denis, je n’y comprends rien et je ne sais de qui
183 Texte| herbes folles. » ~~Pour mon compte je lui dis, contraint et
184 Texte| théâtres en vivent, mes concerts en regorgent ; il nous inonde,
185 Texte| migeotait des divorces. Les condiments variaient, mais le ragoût
186 Texte| de toutes celles de notre confrère latin Ovide.~ Un jour même,
187 Texte| malheurs du temps, je ne connais ni le sarcasme, ni l’insolence,
188 Texte| filles…~ - Mais dit Gilberte, connaissez-vous l’auteur de cette atroce
189 Texte| gratté jusqu’à l’os, en conséquence, il n’a qu’une chose à faire,
190 Texte| sanctuaire du rire doit conserver la finesse des aïeux, c’
191 Texte| parlons plus, je me suis consolé. Pour ce qui est de moi,
192 Texte| font vibrer les vivants, consolent les blessés, endorment les
193 Texte| Vénerie ; Louis Beuve lui conta la « Vendeuse » qui comme
194 Texte| apprenez qu’elle ne se contentait pas d’être belle et qu’elle
195 Not | paru dans le recueil de Contes et Poésies de Louis GOUGET : «
196 Texte| Qui ne sait pas où le conteur est parvenu~ Et les
197 Texte| Nombreux furent les gais conteurs qui vinrent la voir, d’autant
198 Texte| tant de bonne modestie. « Contez-moi, ces histoires, demanda-t-elle.
199 Texte| verrez assez tôt qu’elle contient d’utiles, profitables et
200 Texte| Pour mon compte je lui dis, contraint et forcé, «Le Luminaire»,
201 Texte| que le rire me reviendra, convenez que pour un début, vous
202 Texte| main heureuse.~ - « J’en conviens, dit le roi, mais aussi
203 Texte| des pintades criaient, des coqs coqueriquaient, des chats-huants
204 Texte| pintades criaient, des coqs coqueriquaient, des chats-huants ululaient,
205 Texte| et leurs amis ; c’est la coquinerie, la veulerie, la bêtise
206 Texte| manière ! Quand je m’esclaffe, corbleu, mon Louvre en tremble,
207 Texte| mats, entr’ouvrant leurs corolles~ Se penchaient à
208 Texte| Rire est mort ! par le Corps Dieu, que me chantez-vous
209 Texte| allons nous coucher. »~ On se coucha, mais de longtemps on ne
210 Texte| Sur ce, allons nous coucher. »~ On se coucha, mais de
211 Texte| n’anticipons pas.~ Trois coups, le rideau se lève. Un monsieur
212 Texte| bien en face et prenant son courage à deux mains : « Dieu !
213 Texte| poète de l’Adour que je couronnai jadis de laurier, tu t’égares
214 Texte| nous nageons dedans. Il court nos rues, mes gamins le
215 Texte| aux Escholiers, maigres et court-vêtus de mon Université qui ne
216 Texte| barbe, ferme sur ses jambes courtes et riant des bonnes histoires,
217 Texte| de suppléer au soleil ; couvert d’une cape espagnole qui
218 Texte| fard, peindre mes lèvres et couvrir ma nuque des cheveux d’une
219 Texte| monarque s’esjouit tant qu’on craignait, vu son obésité, qu’il ne
220 Texte| bouche que je me garderai de crayonner, enfin mille et mille grâces,
221 Texte| souvenait de d’Artagnan, créé par notre Caennais Mélingue,
222 Texte| Passez-vous donc de description, créez-vous à vous-mêmes une magnifique
223 Texte| vu son obésité, qu’il ne crevât de rire ; il en « bulletait »
224 Texte| crapauds.~ Nous crevons dans nos vieilles peaux.~~
225 Texte| levant « Par Saint-Martin, cria-t-il, je n’aurais pas cru mes
226 Texte| gloussaient, des pintades criaient, des coqs coqueriquaient,
227 Texte| baroques, à ce point qu’on se croirait dans la forêt primitive.
228 Texte| de tout et de tous ; je crois même qu’elle riait un peu
229 Texte| mieux que le pétrole et le crottin de la capitale. De doux
230 Texte| cria-t-il, je n’aurais pas cru mes sujets normands si bons
231 Texte| modernes une singulière cuisine. Le seigneur Muffe, maître-queux
232 Texte| êtes devenu le venin des cuistres et des sots, et vous ne
233 Texte| duègne d’icelle, car une damoiselle dans ce temps-là ne sortait
234 Texte| jusqu’aux oreilles et fit danser sous son pourpoint ses abondantes
235 Texte| en usa avec l’Alphée pour débarrasser Augias. »~ Ainsi se lamentait
236 Texte| la veulerie, la bêtise débordantes. Je ne rirai pas de cette
237 Texte| reviendra, convenez que pour un début, vous n’avez point la main
238 Texte| Théâtre-François, quelle décadence. Hélas je ne puis faire
239 Texte| monsieur quelconque vient alors déclarer en des termes d’extrême
240 Texte| avait des yeux que je ne décrirai point, des cheveux que je
241 Texte| aux larmes, rit à s’en décrocher la mâchoire, rit à en faire
242 Texte| imprègne et nous nageons dedans. Il court nos rues, mes
243 Texte| une magnifique image de déesse et sachez que Gilberte était
244 Texte| eût été parfaite, sans un défaut qui lui était survenu depuis
245 Texte| étiez notre espoir, notre défense, notre revanche, notre réconfort.
246 Texte| une bénédiction. La pauvre défunte eût ri de tout et de tous ;
247 Texte| choisir. Elle choisit le plus dégoûtant et le rideau tombe.~ - Ouf,
248 Texte| aux larmes, tu riras à en dégrafer ton corsage. Et si tu ne
249 Texte| repetita placens », une fille délicieuse, Gilberte, c’était le nom
250 Texte| Contez-moi, ces histoires, demanda-t-elle. Notre ami s’exécuta ; pareil
251 | demande
252 Texte| bâtir un beau chalet normand demeura quant et nous. Nombreux
253 Texte| vont boire et résolut d’y demeurer. Comme Geneviève de Brabant,
254 Texte| encore, dit le patoisant, demeurez quant et nous et vous en
255 Texte| grogna la duègne entre ses dents absentes. Mais oublions-le,
256 Texte| sentirent singulièrement dépaysés. Ce qu’ils voyaient et entendaient
257 Texte| lui arriva de rire à mes dépens et à ma barbe ; mais cela
258 Texte| ne riait toujours pas et dépérissait de chagrin. Ses traits d’
259 Texte| boulevards, ce fut, n’en déplaise aux gobeurs modernes une
260 Texte| erré de théâtre en théâtre descendre jusqu’au café-concert. La
261 Texte| grises.~ Passez-vous donc de description, créez-vous à vous-mêmes
262 Texte| rit ; tu m’as ruiné, je te déshonore nous sommes quittes, entre
263 Texte| qu’elle était bonne par dessus le marché. Bref, elle avait
264 Texte| Ventre Saint-Quenet, je ne déteste pas la gaudriole, mais je
265 Texte| clochetons ; quand soudain, au détour d’un sentier elle s’arrêta :
266 Texte| les endroits mauvais, je détournerai quelque matin le fleuve
267 Texte| se disait-elle, vais-je devenir semblable à ces femmes,
268 Texte| jadis le héros ! vous êtes devenu le venin des cuistres et
269 Texte| c’était lui, vous l’avez deviné, répondit : « Mon Dieu,
270 Texte| roi, mais aussi pouvais-je deviner que l’on jouait de semblables
271 Texte| vilaines que je vis naguère. Devrais-je moi aussi pour cacher l’
272 | dis
273 Not | avant guerre où l’auteur disait avec tant de charme et de
274 Texte| point. - « Par Saint Denis, disait-il (c’était un de ses jurons
275 Texte| que cette vilaine figure disparaisse, tout n’en ira que mieux. »
276 Texte| tout quelque chose pour dissimuler ta précoce calvitie, ô pécheur
277 Texte| jamais.~ - « Bonjour père, dit-il, avec son joli accent musical
278 Texte| notre réconfort. Baume divin qui calmiez nos blessures
279 Texte| osait quitter le nid des divines paroles.~ Les iris
280 Texte| tempérament, y migeotait des divorces. Les condiments variaient,
281 Texte| dit, répartit la gente et docile Gilberte, j’irai et je rirai
282 Texte| les vertus, civiques et domestiques, de coeur et d’intelligence,
283 Texte| pain de nos jours, quel dommage que vous ne soyiez plus.
284 Texte| vocalises du rossignol, lui donnaient une vie nouvelle. Non pas
285 Texte| est-à-dire si le sujet m’est donné de rire ».~ Lorsque, dans
286 | donner
287 Texte| pour s’assurer qu’ils ne dormaient point. Devant eux, sur les
288 Texte| mais de longtemps on ne dormit point. La belle Gilberte
289 Texte| Pour écouter le maître aux douces paraboles,~ Près
290 Texte| ou satyre, en tout cas doué d’une belle barbe, ferme
291 Texte| supportions tout : peines, douleurs et revers, vous étiez notre
292 Texte| Vendeuse » qui comme un bon drame shakespearien la fit rire
293 Texte| rien et chatouillait les duègnes. Nous allons, se disait-elle,
294 Texte| plus.~ - Voilà, dit le roi ébahi, le plus fol paradoxe que
295 Texte| fêtu d’esprit, rire sans éclat et qui fuse, mais tout de
296 Texte| de ces jeunes hommes est écoeurante. Tous parlent, un langage
297 Texte| entrait en coup de vent, écoute ma fille, il faut que ton
298 Texte| aux Anges.~ « Pour écouter le maître aux douces paraboles,~
299 Texte| vous êtes des crapauds, s’écria-t-il cédant à la colère, et se
300 Not | NOTE DE L’ÉDITEUR :~~«Le Luminaire » et «La
301 Texte| couronnai jadis de laurier, tu t’égares parmi les volatiles. Tu
302 Texte| les frissonnements doux et élégants des vertes fougères, les
303 Texte| fraîches à baiser. »~ Le Roy l’embrassa volontiers ; puis la regardant
304 Texte| plus en la rue Richelieu. Emigrons vers les Boulevards.~ Les
305 Texte| consolent les blessés, endorment les morts dans la gloire.
306 Texte| Corps-Dieu, pour laver les endroits mauvais, je détournerai
307 Texte| dépaysés. Ce qu’ils voyaient et entendaient sur la scène était tellement
308 Texte| visières d’Orgétorix, nous entendrons une piquante gauloiserie,
309 Texte| Les iris aux tons mats, entr’ouvrant leurs corolles~
310 Texte| manque de nerf, de vigueur, d’entrain. Mes mâchoires ne sonnent
311 Texte| plaise, ajouta le roy, qui entrait en coup de vent, écoute
312 Texte| font…~ A peine furent-ils entrés qu’ils se sentirent singulièrement
313 Texte| les histoires de cape et d’épée et se souvenait de d’Artagnan,
314 Texte| roi ne voulut point, ayant erré de théâtre en théâtre descendre
315 Texte| et il n’est pas jusqu’aux Escholiers, maigres et court-vêtus
316 Texte| Tu te vêtais de la robe d’Eschyle et maintenant tu chausses
317 Texte| quelle manière ! Quand je m’esclaffe, corbleu, mon Louvre en
318 Texte| fête. Le bon monarque s’esjouit tant qu’on craignait, vu
319 Texte| soleil ; couvert d’une cape espagnole qui le rendait méconnaissable,
320 Texte| revers, vous étiez notre espoir, notre défense, notre revanche,
321 Texte| ne l’est-il pas ailleurs. Essaye de la campagne.~ - J’essayerai.~
322 Texte| Essaye de la campagne.~ - J’essayerai.~ Voilà pourquoi, ayant
323 Texte| larges rues, les chandelles essayèrent de suppléer au soleil ;
324 Texte| je rirai si je le puis, c’est-à-dire si le sujet m’est donné
325 Texte| Mont-de-Piété, tu viens, est-ce dit.~ - C’est dit, répartit
326 Texte| à Paris, peut-être ne l’est-il pas ailleurs. Essaye de
327 | étaient
328 | été
329 Texte| inventait, lui apparut.~ - Qui êtes-vous, dit Gilberte, avec une
330 Texte| finit en Tin.~ - Cela ne m’étonne qu’à demi qu’il rime en
331 | eux
332 Texte| premiers vers du « Soir d’Evangile » la ravirent aux Anges.~ «
333 Texte| gloire. Esprit français vous exaltiez jadis le héros ! vous êtes
334 Texte| demanda-t-elle. Notre ami s’exécuta ; pareil aux aèdes antiques
335 | exemple
336 Texte| quadrivis de Lutèce, il exhalait sous la lune narquoise,
337 Texte| Mais, par Nostre-Dame, expliquez moi donc une bonne fois
338 Texte| conte, mais si vous savez en extraire la substantifique moelle,
339 Texte| n’était pas d’une force extraordinaire ; pailleron, petite paille,
340 Texte| déclarer en des termes d’extrême platitude qu’il est un bandit.
341 Texte| père, cela rappelle les fabliaux du vieux temps ; c’est si
342 Texte| puis la regardant bien en face et prenant son courage à
343 Texte| dans vos trous ou je me fâche. A-t-on vu cela ? Transformer
344 Texte| Transformer mes théâtres de la façon ! Tout à l’heure, c’était
345 Texte| était toujours le même, fade, rance, insipide.~ - Seigneur,
346 Texte| plus sur nos théâtres que fades polissonneries, turpitudes
347 Texte| réjouis.~ - Aussi, j’fais tout de c’que j’peux faire~
348 | faisait
349 Texte| chez les baladins et les « faiseux vèe »de la capitale. Aussi
350 | faites
351 Texte| traits, poudrer mes joues de fard, peindre mes lèvres et couvrir
352 Texte| de mon Université qui ne fassent chorus. »~ Et rien qu’à
353 Texte| femmes sont sottes et que la fatuité de ces jeunes hommes est
354 Texte| c’était un de ses jurons favoris) - par Saint Denis, je n’
355 Texte| d’utiles, profitables et fécondes vérités. Le roy de Paris,
356 Texte| doué d’une belle barbe, ferme sur ses jambes courtes et
357 Texte| pailleron, petite paille, léger fêtu d’esprit, rire sans éclat
358 Texte| duègne, que cette vilaine figure disparaisse, tout n’en ira
359 Texte| est point pour les jeunes filles…~ - Mais dit Gilberte, connaissez-vous
360 | fin
361 Texte| jeunesse et pensait aux fines comédies, d’un certain Monsieur
362 Texte| français en tout cas et qui finit en Tin.~ - Cela ne m’étonne
363 Texte| Gilberte étaient abondants, fins et blonds, ses yeux profonds,
364 Texte| qu’elle mit, ô royale flatterie, bien au-dessus de toutes
365 Texte| violettes et le thym qui fleurent mieux que le pétrole et
366 Texte| oublions-le, le rire ne fleurit plus en la rue Richelieu.
367 Texte| détournerai quelque matin le fleuve Seine, tout ainsi qu’Hercule
368 Texte| Près du lac aux flots bleus, le peuple était venu.~
369 Texte| cette atroce rapsodie.~ - Ma foi non, il doit s’appeler Berheim,
370 Texte| dit le roi ébahi, le plus fol paradoxe que j’aie ouï
371 Texte| fit faire mille amusantes folies dont la moindre fut d’aimer,
372 Texte| qui viennent des claires fontaines de France. Par le Corps-Dieu,
373 Texte| je lui dis, contraint et forcé, «Le Luminaire», qui l’amusa,
374 Texte| doux et élégants des vertes fougères, les pastourets des lapins,
375 Texte| musical et tendant ses joues fraîches à baiser. »~ Le Roy l’embrassa
376 Texte| soyiez plus. Vous étiez frais comme la rosée et montiez
377 | France
378 Texte| temps ; c’est si amusant, si franchement drôle que je n’en puis plus…
379 Texte| dit le Roi, par le Théâtre François ; il porte un beau nom et
380 Texte| à de belles pastorales, frémi à de sombres mélodrames.
381 Texte| rit, ni ne pleura, ni ne frémit, mais s’indigna vertement.
382 Texte| violets des bruyères, les frissonnements doux et élégants des vertes
383 Texte| la blague, ni l’ironie à froid ou à chaud. Je ris parce
384 | furent
385 Texte| seules en font…~ A peine furent-ils entrés qu’ils se sentirent
386 Texte| rire sans éclat et qui fuse, mais tout de même c’était
387 Texte| tout cela n’est pas bien gai. Ce n’est point cette fois
388 Texte| gaîment, voilà tout.~ - Gaiement, vous pouvez le dire, car
389 Texte| dont les notes mâles et gaies, font vibrer les vivants,
390 Texte| promène tranquillement et gaîment, voilà tout.~ - Gaiement,
391 Texte| nous. Nombreux furent les gais conteurs qui vinrent la
392 Texte| assister à une fête du galant esprit.~ Ah ! la pauvre
393 Texte| Il court nos rues, mes gamins le colportent, mes théâtres
394 Texte| peindre, une bouche que je me garderai de crayonner, enfin mille
395 Texte| me faites muser.~ - Je me garderais de me moquer, mon père,
396 Texte| Caennais Mélingue, un beau gars, comme nos femmes seules
397 Texte| Saint-Quenet, je ne déteste pas la gaudriole, mais je la veux solide
398 Texte| entendrons une piquante gauloiserie, je le jure, allons-y.~ -
399 Texte| sifflets des merles, le gazouillis des pinsons, les vocalises
400 Texte| résolut d’y demeurer. Comme Geneviève de Brabant, elle se trouvait
401 Not | restent des chefs-d’oeuvre du genre. « Le Luminaire » est d’
402 Texte| Mé qu’aime tant vé les gens réjouis.~ - Aussi,
403 Texte| C’est dit, répartit la gente et docile Gilberte, j’irai
404 Texte| chaud. Je ris parce qu’ayant glané dans nos plaines et nos
405 Texte| endorment les morts dans la gloire. Esprit français vous exaltiez
406 Texte| grognait, quantité de poules gloussaient, des pintades criaient,
407 Texte| ce fut, n’en déplaise aux gobeurs modernes une singulière
408 Texte| qui fit, tombant en son gosier, le même bruit que font
409 Texte| crayonner, enfin mille et mille grâces, dont je ne puis, excusez-moi,
410 Texte| comme un passereau par le grain retenu~ N’osait quitter
411 Texte| jeune autre monsieur, il l’a gratté jusqu’à l’os, en conséquence,
412 Texte| réfléchit un instant ; puis très grave et néanmoins mignonne, elle
413 Texte| je te mettrai le bonnet à grelots. Il te suffit. Sortons. »~
414 Texte| suis-je laissé dire, les grises.~ Passez-vous donc de description,
415 Texte| demi qu’il rime en Tin, grogna la duègne entre ses dents
416 Texte| merle sifflait, un chien grognait, quantité de poules gloussaient,
417 Texte| une rosse, au passage d’un gué. Il ne se tue pas, il se
418 Texte| bon pays de Cinglais qui a guéri ma fille, ma jolie fille
419 Not | joyeuses réunions d’avant guerre où l’auteur disait avec
420 Texte| attachant naguère, il nous campa hardiment un bon bretteur gascon et
421 Texte| volontiers chopine. Paul Harel lui chanta ses chansons
422 Texte| pas anémique. Ici c’est le hennissement de la luxure poussé par
423 Texte| roseaux chantaient avec les herbes folles. » ~~Pour mon compte
424 Texte| fleuve Seine, tout ainsi qu’Hercule en usa avec l’Alphée pour
425 Texte| théâtres de la façon ! Tout à l’heure, c’était un chenil, maintenant,
426 Texte| vous n’avez point la main heureuse.~ - « J’en conviens, dit
427 Texte| belle ne peut être. Cette histoire commence comme un conte,
428 Texte| par cho n’on chôme pas d’histoueres~ Dans not bon vieux
429 Texte| un rire profond, sonore, homérique qui ouvrit sa bouche jusqu’
430 Texte| arrêta : un être, dieu, homme, ou satyre, en tout cas
431 Texte| la fatuité de ces jeunes hommes est écoeurante. Tous parlent,
432 Texte| semblable à ces femmes, tout hordes, folles, et vilaines que
433 Texte| par métaphore, il avala un horrifique trait de cidre pétillant
434 | huit
435 Texte| sa fille et la duègne d’icelle, car une damoiselle dans
436 Texte| ne répondrais point à l’idéal que chacun de vous se fait
437 Texte| vous donner la moindre idée. Cela au reste est mieux
438 Texte| Childeber, Jean ou Jacques, je l’ignore et au surplus ce n’est pas
439 Texte| vous-mêmes une magnifique image de déesse et sachez que
440 Texte| maître-queux de son métier et imbécile par tempérament, y migeotait
441 Texte| turpitudes infâmes, moeurs immondes ! Par le Corps-Dieu, pour
442 Texte| n’est pas la question. L’important c’est qu’il possédait une
443 Texte| quelle sottise, mais il nous imprègne et nous nageons dedans.
444 Texte| tuer.~ - « Bravo, se dit in petto la duègne, que cette
445 Texte| pleura, ni ne frémit, mais s’indigna vertement. Car ce qu’elle
446 Texte| polissonneries, turpitudes infâmes, moeurs immondes ! Par le
447 Texte| concerts en regorgent ; il nous inonde, l’esprit français.~ Mais
448 Texte| toujours le même, fade, rance, insipide.~ - Seigneur, dit Gilberte
449 Texte| connais ni le sarcasme, ni l’insolence, ni la blague, ni l’ironie
450 Texte| poursuivit le Roi, une bonne inspiration me vient. Il me souvient
451 Texte| domestiques, de coeur et d’intelligence, de grâce et de force.~
452 Texte| tout d’une traite et ne s’interrompant que pour boire : « où qu’
453 Texte| colère, et se souciant peu d’interrompre le spectacle ; on le voit
454 Texte| bonnes histoires, qu’il inventait, lui apparut.~ - Qui êtes-vous,
455 Texte| Ovide.~ Un jour même, elle invita le Roi son père qui ne s’
456 Texte| figure disparaisse, tout n’en ira que mieux. » Ah ! la pauvre
457 Texte| gente et docile Gilberte, j’irai et je rirai si je le puis,
458 Texte| divines paroles.~ Les iris aux tons mats, entr’ouvrant
459 Texte| insolence, ni la blague, ni l’ironie à froid ou à chaud. Je ris
460 Texte| changer de méthode. Nous irons ensemble dans mes théâtres
461 Texte| Philippe, Childeber, Jean ou Jacques, je l’ignore et au surplus
462 Texte| belle barbe, ferme sur ses jambes courtes et riant des bonnes
463 Texte| nommait-il Philippe, Childeber, Jean ou Jacques, je l’ignore
464 Texte| est un bandit. Tuteur d’un jeune autre monsieur, il l’a gratté
465 Texte| Gilberte ! Vous êtes la joie de mes jours : « Mais, par
466 Texte| Bonjour père, dit-il, avec son joli accent musical et tendant
467 Texte| Lepileur lui soupira de jolis sonnets. Les huit premiers
468 Texte| pouvais-je deviner que l’on jouait de semblables sottises sur
469 Texte| alerte, si avenante, si joviale que c’en était une bénédiction.
470 Not | se souviennent encore des joyeuses réunions d’avant guerre
471 Texte| piquante gauloiserie, je le jure, allons-y.~ - Allons-y,
472 Texte| disait-il (c’était un de ses jurons favoris) - par Saint Denis,
473 | là
474 Texte| paraboles,~ Près du lac aux flots bleus, le peuple
475 Texte| alors qu’il était lui, laid comme Polyphème. A part
476 Texte| cascades blanchissantes du Laison.~ Août 1911.~
477 Texte| autres enfin, me suis-je laissé dire, les grises.~ Passez-vous
478 Texte| Gilberte que tout cela est lamentable, que ces femmes sont sottes
479 Texte| débarrasser Augias. »~ Ainsi se lamentait le sire ; mais, comme il
480 Texte| écoeurante. Tous parlent, un langage plat, banal, vulgaire, quelquefois
481 Texte| fougères, les pastourets des lapins, les sifflets des merles,
482 Texte| large barbe blonde, dans laquelle apparaissaient de rares
483 Texte| possédait une santé robuste, une large barbe blonde, dans laquelle
484 Texte| rire ».~ Lorsque, dans les larges rues, les chandelles essayèrent
485 Texte| celles de notre confrère latin Ovide.~ Un jour même, elle
486 Texte| que je couronnai jadis de laurier, tu t’égares parmi les volatiles.
487 Texte| Par le Corps-Dieu, pour laver les endroits mauvais, je
488 Texte| pailleron, petite paille, léger fêtu d’esprit, rire sans
489 Texte| dit Gilberte, avec une légère surprise.~ - Qui je suis,
490 Texte| répartit l’autre, je suis Lemaître parbleu, je me promène tranquillement
491 Texte| et pleurer tout ensemble. Lepileur lui soupira de jolis sonnets.
492 | leur
493 Texte| Pourtant il se calma et se levant « Par Saint-Martin, cria-t-il,
494 Texte| Trois coups, le rideau se lève. Un monsieur quelconque
495 Texte| joues de fard, peindre mes lèvres et couvrir ma nuque des
496 Texte| ma barbe ; mais cela est lointain, n’en parlons plus, je me
497 | long
498 | longtemps
499 Texte| m’est donné de rire ».~ Lorsque, dans les larges rues, les
500 Texte| j’aurais Racine pour me louer, Bossuet pour m’absoudre,
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