1911-louer | lutec-xiv
gras = Texte principal
Partie gris = Texte de commentaire
501 Texte| bras, par les quadrivis de Lutèce, il exhalait sous la lune
502 Texte| est le hennissement de la luxure poussé par Rossinante. Partons.~ -
503 Texte| Luminaire», qui l’amusa, quoique macabre et «La Métamorphose», qu’
504 Texte| rit à s’en décrocher la mâchoire, rit à en faire bailler
505 Texte| vigueur, d’entrain. Mes mâchoires ne sonnent point pour si
506 Texte| créez-vous à vous-mêmes une magnifique image de déesse et sachez
507 Texte| pas jusqu’aux Escholiers, maigres et court-vêtus de mon Université
508 Texte| début, vous n’avez point la main heureuse.~ - « J’en conviens,
509 Texte| prenant son courage à deux mains : « Dieu ! si je vous aime,
510 Texte| Pour écouter le maître aux douces paraboles,~
511 Texte| cuisine. Le seigneur Muffe, maître-queux de son métier et imbécile
512 Texte| batailles, et dont les notes mâles et gaies, font vibrer les
513 Texte| autrui, je ne ris pas des malheurs du temps, je ne connais
514 Texte| Adour, un peu mièvre et maniéré, mais tout de même attachant
515 Texte| je sais rire et de quelle manière ! Quand je m’esclaffe, corbleu,
516 Texte| cela, dit le roi ; cela manque de nerf, de vigueur, d’entrain.
517 Texte| sortait pas sans suivante, et marchant allègrement, tous trois
518 Texte| était bonne par dessus le marché. Bref, elle avait toutes
519 Not | en deux actes, de M. René Mathieu, d’après le Conte en vers
520 Texte| ai dit mais en pareille matière, « bis repetita placens »,
521 Texte| je détournerai quelque matin le fleuve Seine, tout ainsi
522 Texte| joyeux comme l’alouette matinale. Grâce à vous, nous supportions
523 Texte| Les iris aux tons mats, entr’ouvrant leurs corolles~
524 Texte| pour laver les endroits mauvais, je détournerai quelque
525 Texte| teumbiez en mélancolie~ Mé qu’aime tant vé les gens
526 Texte| espagnole qui le rendait méconnaissable, le roi alla quérir sa fille
527 Texte| pourquoi, ayant pris son meilleur carrosse, la jolie fille
528 Texte| est une basse-cour. Et les meilleurs en arrivent-là. Comment
529 Texte| Qu’vo n’teumbiez en mélancolie~ Mé qu’aime tant
530 Texte| lune narquoise, une plainte mélancolique : « O rire français, vous
531 Texte| créé par notre Caennais Mélingue, un beau gars, comme nos
532 Texte| pastorales, frémi à de sombres mélodrames. Cette fois, elle ne rit,
533 Texte| vie semble se passer à se mentir les uns aux autres, à tromper
534 Texte| tenir. Ce n’est pas de sa mère qui était si alerte, si
535 Texte| eux, sur les planches, un merle sifflait, un chien grognait,
536 Texte| lapins, les sifflets des merles, le gazouillis des pinsons,
537 Texte| quittes, entre ces deux beaux messieurs, la dame n’a plus qu’à choisir.
538 Texte| toute sincérité et non par métaphore, il avala un horrifique
539 Texte| soir je veux changer de méthode. Nous irons ensemble dans
540 Texte| Muffe, maître-queux de son métier et imbécile par tempérament,
541 Texte| carrière, le poète de l’Adour, mettait en scène, pour l’instant
542 Texte| ô pécheur de lune, je te mettrai le bonnet à grelots. Il
543 Texte| veux perdre mon sceptre et mettre ma couronne au Mont-de-Piété,
544 Texte| bords de l’Adour, un peu mièvre et maniéré, mais tout de
545 Texte| imbécile par tempérament, y migeotait des divorces. Les condiments
546 Texte| très grave et néanmoins mignonne, elle répondit : « Pourquoi,
547 Texte| princesse, je ne ris pas des misères d’autrui, je ne ris pas
548 Texte| La Métamorphose», qu’elle mit, ô royale flatterie, bien
549 Texte| en déplaise aux gobeurs modernes une singulière cuisine.
550 Texte| extraire la substantifique moelle, vous verrez assez tôt qu’
551 | mois
552 Texte| je ne puis faire revivre… Molière, je ne suis point Louis
553 Texte| pas à telle fête. Le bon monarque s’esjouit tant qu’on craignait,
554 Texte| et mettre ma couronne au Mont-de-Piété, tu viens, est-ce dit.~ -
555 Texte| bruit que font aux pieds du Mont-Joly, les cascades blanchissantes
556 Texte| Bossuet pour m’absoudre, Montespan, pour …~ - Chut dit la
557 Texte| frais comme la rosée et montiez joyeux comme l’alouette
558 Texte| Je me garderais de me moquer, mon père, mais je n’y peux
559 Texte| plus allègre. Vous vous moquez pour le coup et me faites
560 Texte| propre femme ; et alors, moralité, un voleur qui vole l’autre,
561 Texte| les blessés, endorment les morts dans la gloire. Esprit français
562 Texte| singulière cuisine. Le seigneur Muffe, maître-queux de son métier
563 Texte| pour le coup et me faites muser.~ - Je me garderais de me
564 Texte| dit-il, avec son joli accent musical et tendant ses joues fraîches
565 Texte| tu chausses les bottes de Nabuchodonosor. Approche que je piétine
566 Texte| il nous imprègne et nous nageons dedans. Il court nos rues,
567 Texte| forêt, rassérénée, respirant narines ouvertes, les violettes
568 Texte| il exhalait sous la lune narquoise, une plainte mélancolique : «
569 Texte| aïeux, noble rire, précieux nectar, pain de nos jours, quel
570 Texte| le roi ; cela manque de nerf, de vigueur, d’entrain.
571 Texte| le Roy de Paris s’arrêta net, car il avait devant les
572 Texte| qu’il parlait trop de son nez ; c’est le gascon que je
573 Texte| N’osait quitter le nid des divines paroles.~
574 Texte| donc mort ; rire des aïeux, noble rire, précieux nectar, pain
575 Texte| pour rentrer au Louvre, il noctambulait, Gilberte au bras, par les
576 Texte| normand demeura quant et nous. Nombreux furent les gais conteurs
577 Texte| Paris, dont je parle se nommait-il Philippe, Childeber, Jean
578 Texte| mes jours : « Mais, par Nostre-Dame, expliquez moi donc une
579 Texte| histoueres~ Dans not bon vieux pays boscain.~~
580 Not | NOTE DE L’ÉDITEUR :~~«Le Luminaire »
581 Texte| des batailles, et dont les notes mâles et gaies, font vibrer
582 | nouveau
583 | nouvelle
584 Texte| mes lèvres et couvrir ma nuque des cheveux d’une autre.
585 | O
586 Texte| qu’on craignait, vu son obésité, qu’il ne crevât de rire ;
587 Not | qui restent des chefs-d’oeuvre du genre. « Le Luminaire »
588 Texte| normands si bons compagnons : Onc ne pris plaisir aussi vif
589 Texte| belles. Par les visières d’Orgétorix, nous entendrons une piquante
590 Not | Louis GOUGET : « Au Val d’Orne ». Bien des Normands se
591 Texte| il l’a gratté jusqu’à l’os, en conséquence, il n’a
592 Texte| le grain retenu~ N’osait quitter le nid des divines
593 Texte| ses dents absentes. Mais oublions-le, le rire ne fleurit plus
594 Texte| dégoûtant et le rideau tombe.~ - Ouf, fit Gilberte, dès que le
595 | Oui
596 Texte| fol paradoxe que j’aie ouï de ma vie. L’esprit français
597 Texte| rassérénée, respirant narines ouvertes, les violettes et le thym
598 Texte| iris aux tons mats, entr’ouvrant leurs corolles~ Se
599 Texte| profond, sonore, homérique qui ouvrit sa bouche jusqu’aux oreilles
600 Texte| de notre confrère latin Ovide.~ Un jour même, elle invita
601 Texte| extraordinaire ; pailleron, petite paille, léger fêtu d’esprit, rire
602 Texte| noble rire, précieux nectar, pain de nos jours, quel dommage
603 Texte| demande aux vitres de mon Palais, si je sais rire et de quelle
604 Texte| écouter le maître aux douces paraboles,~ Près du lac aux
605 Texte| le roi ébahi, le plus fol paradoxe que j’aie ouï de ma vie.
606 Texte| autre, je suis Lemaître parbleu, je me promène tranquillement
607 Texte| demanda-t-elle. Notre ami s’exécuta ; pareil aux aèdes antiques qui traduisaient
608 Texte| philosophie et je l’ai dit mais en pareille matière, « bis repetita
609 Texte| de force.~ Elle eût été parfaite, sans un défaut qui lui
610 Texte| Polyphème. A part qu’il parlait trop de son nez ; c’est
611 Texte| Le roy de Paris, dont je parle se nommait-il Philippe,
612 Texte| hommes est écoeurante. Tous parlent, un langage plat, banal,
613 Texte| cela est lointain, n’en parlons plus, je me suis consolé.
614 Texte| de laurier, tu t’égares parmi les volatiles. Tu te vêtais
615 Texte| quitter le nid des divines paroles.~ Les iris aux tons
616 Texte| laid comme Polyphème. A part qu’il parlait trop de son
617 Not | et «La Métamorphose» ont paru dans le recueil de Contes
618 Texte| sait pas où le conteur est parvenu~ Et les roseaux chantaient
619 Texte| coup, comme une rosse, au passage d’un gué. Il ne se tue pas,
620 Texte| Toute leur vie semble se passer à se mentir les uns aux
621 Texte| venu.~ Et comme un passereau par le grain retenu~
622 Texte| laissé dire, les grises.~ Passez-vous donc de description, créez-vous
623 Texte| vaudevilles, pleuré à de belles pastorales, frémi à de sombres mélodrames.
624 Texte| des vertes fougères, les pastourets des lapins, les sifflets
625 Not | de finesse ces poésies en patois qui restent des chefs-d’
626 Texte| payait volontiers chopine. Paul Harel lui chanta ses chansons
627 Texte| C’est d’avé poue, mes pauv’s amis~ Qu’vo n’teumbiez
628 Texte| accueil, bonne table et payait volontiers chopine. Paul
629 Texte| crevons dans nos vieilles peaux.~~Du coup le roi n’y tint
630 Texte| dissimuler ta précoce calvitie, ô pécheur de lune, je te mettrai le
631 Texte| femmes seules en font…~ A peine furent-ils entrés qu’ils
632 Texte| nous supportions tout : peines, douleurs et revers, vous
633 Texte| leurs corolles~ Se penchaient à demi comme un nouveau
634 Texte| rappelait sa jeunesse et pensait aux fines comédies, d’un
635 Texte| de la capitale. De doux pensers l’accompagnaient, voltigeaient
636 Texte| tu ne ris point, je veux perdre mon sceptre et mettre ma
637 Texte| horrifique trait de cidre pétillant qui fit, tombant en son
638 Texte| qui fleurent mieux que le pétrole et le crottin de la capitale.
639 Texte| tuer.~ - « Bravo, se dit in petto la duègne, que cette vilaine
640 Texte| lac aux flots bleus, le peuple était venu.~ Et comme
641 Texte| Rire est mort à Paris, peut-être ne l’est-il pas ailleurs.
642 Texte| français.~ Mais au fait qu’en peux-tu savoir, chère petite recluse,
643 Texte| dont je parle se nommait-il Philippe, Childeber, Jean ou Jacques,
644 Not | Paris « Le Luminaire », pièce en deux actes, de M. René
645 Texte| même bruit que font aux pieds du Mont-Joly, les cascades
646 Texte| Nabuchodonosor. Approche que je piétine ta couronne, et s’il faut
647 Texte| réciproque service de se pincer les uns les autres, pour
648 Texte| merles, le gazouillis des pinsons, les vocalises du rossignol,
649 Texte| poules gloussaient, des pintades criaient, des coqs coqueriquaient,
650 Texte| ululaient, des crapauds pioutaient.~ C’est nous
651 Texte| Orgétorix, nous entendrons une piquante gauloiserie, je le jure,
652 Texte| matière, « bis repetita placens », une fille délicieuse,
653 Texte| qu’ayant glané dans nos plaines et nos bocages la bonne
654 Texte| sous la lune narquoise, une plainte mélancolique : « O rire
655 Texte| et non Polyphème, il me plaisait beaucoup. Il m’est revenu
656 Texte| compagnons : Onc ne pris plaisir aussi vif chez les baladins
657 Texte| point. Devant eux, sur les planches, un merle sifflait, un chien
658 Texte| Tous parlent, un langage plat, banal, vulgaire, quelquefois
659 Texte| en des termes d’extrême platitude qu’il est un bandit. Tuteur
660 Texte| fois, elle ne rit, ni ne pleura, ni ne frémit, mais s’indigna
661 Texte| à de joyeux vaudevilles, pleuré à de belles pastorales,
662 Texte| shakespearien la fit rire et pleurer tout ensemble. Lepileur
663 Texte| apparaissaient de rares poils blancs, un ventre respectable,
664 Texte| sur nos théâtres que fades polissonneries, turpitudes infâmes, moeurs
665 Texte| vêtue avec une modestie pompeuse, sa belle fille au doux
666 Texte| traduisaient seulement la pensée populaire, il dit tout d’une traite
667 Texte| que j’peux faire~ Por tâchi d’vo faire rire un
668 Texte| le Théâtre François ; il porte un beau nom et si quelque
669 Texte| L’important c’est qu’il possédait une santé robuste, une large
670 Texte| amaigrissement de mes traits, poudrer mes joues de fard, peindre
671 Texte| chien grognait, quantité de poules gloussaient, des pintades
672 Texte| oreilles et fit danser sous son pourpoint ses abondantes et royales
673 Texte| revenu aux oreilles que poursuivant sa carrière, le poète de
674 Texte| chenil… »~ - Par bonheur, poursuivit le Roi, une bonne inspiration
675 Texte| comme on dit chez nous. Pourtant il se calma et se levant «
676 Texte| hennissement de la luxure poussé par Rossinante. Partons.~ -
677 Texte| dit le roi, mais aussi pouvais-je deviner que l’on jouait
678 Texte| tout.~ - Gaiement, vous pouvez le dire, car vos rires viennent
679 Texte| rire des aïeux, noble rire, précieux nectar, pain de nos jours,
680 Texte| chose pour dissimuler ta précoce calvitie, ô pécheur de lune,
681 Texte| beauté ; puisque d’aucuns préfèrent les brunes, d’autres les
682 Texte| toute transformée et pour la première fois depuis quarante mois
683 Texte| jolis sonnets. Les huit premiers vers du « Soir d’Evangile »
684 Texte| regardant bien en face et prenant son courage à deux mains : «
685 Texte| se croirait dans la forêt primitive. Ce n’est plus un théâtre,
686 Texte| allègrement, tous trois prirent le chemin du Théâtre.~ - «
687 Texte| barbare et je te tiens en prison. J’ai grand tort en cela,
688 Texte| elle contient d’utiles, profitables et fécondes vérités. Le
689 Texte| aïeux, je tâche à en faire profiter les amis, car…~ «
690 Texte| bon roy fut pris d’un rire profond, sonore, homérique qui ouvrit
691 Texte| fins et blonds, ses yeux profonds, veloutés, et bleus, sa
692 Texte| Advint qu’un jour elle se promenait dans la forêt, rassérénée,
693 Texte| Lemaître parbleu, je me promène tranquillement et gaîment,
694 Texte| Chantecler. Le titre nous en promet de belles. Par les visières
695 Texte| pupille est l’amant de sa propre femme ; et alors, moralité,
696 Texte| séchiez nos larmes, à quoi puis-je mieux vous comparer, qu’
697 Texte| parce qu’il apprend que son pupille est l’amant de sa propre
698 Texte| nouvelle. Non pas qu’elle pût rire encore, mais elle commençait
699 Texte| Gilberte au bras, par les quadrivis de Lutèce, il exhalait sous
700 Texte| sifflait, un chien grognait, quantité de poules gloussaient, des
701 Texte| la première fois depuis quarante mois et plus, elle rit,
702 | quel
703 Texte| rideau se lève. Un monsieur quelconque vient alors déclarer en
704 Texte| langage plat, banal, vulgaire, quelquefois vil. Ils n’ont point de
705 Texte| méconnaissable, le roi alla quérir sa fille et la duègne d’
706 Texte| surplus ce n’est pas la question. L’important c’est qu’il
707 Texte| grain retenu~ N’osait quitter le nid des divines paroles.~
708 Texte| te déshonore nous sommes quittes, entre ces deux beaux messieurs,
709 Texte| Luminaire», qui l’amusa, quoique macabre et «La Métamorphose»,
710 Texte| je le regrette ; j’aurais Racine pour me louer, Bossuet pour
711 Texte| condiments variaient, mais le ragoût était toujours le même,
712 Texte| toujours le même, fade, rance, insipide.~ - Seigneur,
713 Texte| comme dit mon père, cela rappelle les fabliaux du vieux temps ;
714 Texte| l’auteur de cette atroce rapsodie.~ - Ma foi non, il doit
715 Texte| traits d’une fraîcheur si rare se ternissaient et son âme
716 Texte| laquelle apparaissaient de rares poils blancs, un ventre
717 Texte| promenait dans la forêt, rassérénée, respirant narines ouvertes,
718 Texte| du « Soir d’Evangile » la ravirent aux Anges.~ « Pour
719 Texte| moindre fut d’aimer, une ravissante dame, alors qu’il était
720 Not | bien vivant, puisque tout récemment on a représenté à Paris «
721 Texte| fois et se rendirent le réciproque service de se pincer les
722 Texte| peux-tu savoir, chère petite recluse, tu ne sors point ; je suis
723 Texte| défense, notre revanche, notre réconfort. Baume divin qui calmiez
724 Not | Métamorphose» ont paru dans le recueil de Contes et Poésies de
725 Texte| monsieur au bord de la tombe recule tout à coup, comme une rosse,
726 Texte| jamais. »~ A quoi la belle réfléchit un instant ; puis très grave
727 Texte| embrassa volontiers ; puis la regardant bien en face et prenant
728 Texte| vivent, mes concerts en regorgent ; il nous inonde, l’esprit
729 Texte| point Louis XIV et je le regrette ; j’aurais Racine pour me
730 Not | après le Conte en vers du regretté poète et avocat caennais
731 Texte| qu’aime tant vé les gens réjouis.~ - Aussi, j’fais
732 Texte| instant le héros du roman de Renart, Chantecler. Le titre nous
733 Texte| une cape espagnole qui le rendait méconnaissable, le roi alla
734 Texte| les trois à la fois et se rendirent le réciproque service de
735 Not | pièce en deux actes, de M. René Mathieu, d’après le Conte
736 Texte| était trop. Et comme pour rentrer au Louvre, il noctambulait,
737 Texte| on le voit bien, aussi rentrez dans vos trous ou je me
738 Texte| pareille matière, « bis repetita placens », une fille délicieuse,
739 Texte| avancés, et sûrement je ne répondrais point à l’idéal que chacun
740 Not | puisque tout récemment on a représenté à Paris « Le Luminaire »,
741 Texte| les biches vont boire et résolut d’y demeurer. Comme Geneviève
742 Texte| poils blancs, un ventre respectable, beaucoup de philosophie
743 Texte| dans la forêt, rassérénée, respirant narines ouvertes, les violettes
744 Texte| la moindre idée. Cela au reste est mieux ainsi, car après
745 Not | ces poésies en patois qui restent des chefs-d’oeuvre du genre. «
746 Texte| un passereau par le grain retenu~ N’osait quitter
747 Texte| trouvait fort bien en cette retraite ; la fraîcheur des beaux
748 Texte| mais elle commençait à retrouver le sourire, et c’était le
749 Not | souviennent encore des joyeuses réunions d’avant guerre où l’auteur
750 Texte| espoir, notre défense, notre revanche, notre réconfort. Baume
751 Texte| en était aperçu et n’en revenait point. - « Par Saint Denis,
752 Texte| plaisait beaucoup. Il m’est revenu aux oreilles que poursuivant
753 Texte| tout : peines, douleurs et revers, vous étiez notre espoir,
754 Texte| fois encore que le rire me reviendra, convenez que pour un début,
755 Texte| Hélas je ne puis faire revivre… Molière, je ne suis point
756 Texte| sur ses jambes courtes et riant des bonnes histoires, qu’
757 Texte| ne fleurit plus en la rue Richelieu. Emigrons vers les Boulevards.~
758 Texte| il se fait, que vous ne riez jamais. »~ A quoi la belle
759 Texte| jusqu’à moi ; mais pourquoi riez-vous ainsi.~ Le bon patoisant
760 Texte| m’étonne qu’à demi qu’il rime en Tin, grogna la duègne
761 Texte| pouvez le dire, car vos rires viennent jusqu’à moi ; mais
762 Texte| volatiles. Tu te vêtais de la robe d’Eschyle et maintenant
763 Texte| qu’il possédait une santé robuste, une large barbe blonde,
764 Texte| pour l’instant le héros du roman de Renart, Chantecler. Le
765 Texte| est parvenu~ Et les roseaux chantaient avec les herbes
766 Texte| Vous étiez frais comme la rosée et montiez joyeux comme
767 Texte| recule tout à coup, comme une rosse, au passage d’un gué. Il
768 Texte| pinsons, les vocalises du rossignol, lui donnaient une vie nouvelle.
769 Texte| de la luxure poussé par Rossinante. Partons.~ - Oui, partons,
770 Texte| Bateliers de la cité s’en roulent, et il n’est pas jusqu’aux
771 Texte| blondes, d’autres encore les rousses, d’autres enfin, me suis-je
772 Texte| Métamorphose», qu’elle mit, ô royale flatterie, bien au-dessus
773 Texte| pourpoint ses abondantes et royales tripes.~ Mais ce ne fut
774 Texte| rire ne fleurit plus en la rue Richelieu. Emigrons vers
775 Texte| diable en rit ; tu m’as ruiné, je te déshonore nous sommes
776 Texte| clairière, tout près d’un ruisseau où les biches vont boire
777 Texte| magnifique image de déesse et sachez que Gilberte était encore
778 Texte| son corsage. « Montjoie, Saint-Denis, comme dit mon père, voilà
779 Texte| calma et se levant « Par Saint-Martin, cria-t-il, je n’aurais
780 Texte| point pour si peu. Ventre Saint-Quenet, je ne déteste pas la gaudriole,
781 Texte| nouveau venu~ Qui ne sait pas où le conteur est parvenu~
782 Texte| plus. « On le voit bien, sales bêtes, que vous êtes des
783 Texte| un beau nom et si quelque sanctuaire du rire doit conserver la
784 Texte| est qu’il possédait une santé robuste, une large barbe
785 Texte| temps, je ne connais ni le sarcasme, ni l’insolence, ni la blague,
786 Texte| un être, dieu, homme, ou satyre, en tout cas doué d’une
787 Texte| point, des cheveux que je ne saurai peindre, une bouche que
788 Texte| ne peut plus vivant, plus sautillant et plus allègre. Vous vous
789 Texte| comme un conte, mais si vous savez en extraire la substantifique
790 | savoir
791 Texte| point, je veux perdre mon sceptre et mettre ma couronne au
792 Texte| calmiez nos blessures et séchiez nos larmes, à quoi puis-je
793 Texte| quelque matin le fleuve Seine, tout ainsi qu’Hercule en
794 Texte| disait-elle, vais-je devenir semblable à ces femmes, tout hordes,
795 Texte| deviner que l’on jouait de semblables sottises sur mon Théâtre-François,
796 Texte| de basses. Toute leur vie semble se passer à se mentir les
797 Texte| de sentiments, en fait de sensations, ils n’en ont que de basses.
798 Texte| fille du roy de Paris se sentait toute transformée et pour
799 Texte| soudain, au détour d’un sentier elle s’arrêta : un être,
800 Texte| vil. Ils n’ont point de sentiments, en fait de sensations,
801 Texte| furent-ils entrés qu’ils se sentirent singulièrement dépaysés.
802 Texte| qui est de moi, Montjoie, serai-je un esprit chagrin. Ah !
803 Texte| petite et rose, vous n’en seriez pas plus avancés, et sûrement
804 Texte| rendirent le réciproque service de se pincer les uns les
805 | seul
806 | seulement
807 Texte| beau gars, comme nos femmes seules en font…~ A peine furent-ils
808 Texte| qui comme un bon drame shakespearien la fit rire et pleurer tout
809 Texte| sur les planches, un merle sifflait, un chien grognait, quantité
810 Texte| pastourets des lapins, les sifflets des merles, le gazouillis
811 Texte| bon roi buvait en toute sincérité et non par métaphore, il
812 Texte| aux gobeurs modernes une singulière cuisine. Le seigneur Muffe,
813 Texte| entrés qu’ils se sentirent singulièrement dépaysés. Ce qu’ils voyaient
814 Texte| essayèrent de suppléer au soleil ; couvert d’une cape espagnole
815 Texte| gaudriole, mais je la veux solide et pas anémique. Ici c’est
816 Texte| belles pastorales, frémi à de sombres mélodrames. Cette fois,
817 Texte| comparer, qu’au clairon qui sonne jusqu’à la fin des batailles,
818 Texte| entrain. Mes mâchoires ne sonnent point pour si peu. Ventre
819 Texte| Lepileur lui soupira de jolis sonnets. Les huit premiers vers
820 Texte| pris d’un rire profond, sonore, homérique qui ouvrit sa
821 Texte| chère petite recluse, tu ne sors point ; je suis un barbare
822 Texte| damoiselle dans ce temps-là ne sortait pas sans suivante, et marchant
823 Texte| à grelots. Il te suffit. Sortons. »~ Le roi ne voulut point,
824 Texte| venin des cuistres et des sots, et vous ne traînez plus
825 Texte| lamentable, que ces femmes sont sottes et que la fatuité de ces
826 Texte| français est mort ; quelle sottise, mais il nous imprègne et
827 Texte| on jouait de semblables sottises sur mon Théâtre-François,
828 Texte| cédant à la colère, et se souciant peu d’interrompre le spectacle ;
829 Texte| autour des clochetons ; quand soudain, au détour d’un sentier
830 Texte| tout ensemble. Lepileur lui soupira de jolis sonnets. Les huit
831 Texte| commençait à retrouver le sourire, et c’était le commencement
832 Texte| de cape et d’épée et se souvenait de d’Artagnan, créé par
833 Not | Bien des Normands se souviennent encore des joyeuses réunions
834 Texte| inspiration me vient. Il me souvient d’un poète des bords de
835 Texte| quel dommage que vous ne soyiez plus. Vous étiez frais comme
836 Texte| souciant peu d’interrompre le spectacle ; on le voit bien, aussi
837 Texte| vous savez en extraire la substantifique moelle, vous verrez assez
838 Texte| café-concert. La basse-cour lui suffisait, plus bas, c’était trop.
839 Texte| rousses, d’autres enfin, me suis-je laissé dire, les grises.~
840 Texte| temps-là ne sortait pas sans suivante, et marchant allègrement,
841 Texte| puis, c’est-à-dire si le sujet m’est donné de rire ».~
842 Texte| je n’aurais pas cru mes sujets normands si bons compagnons :
843 Texte| chandelles essayèrent de suppléer au soleil ; couvert d’une
844 Texte| matinale. Grâce à vous, nous supportions tout : peines, douleurs
845 Texte| seriez pas plus avancés, et sûrement je ne répondrais point à
846 Texte| Jacques, je l’ignore et au surplus ce n’est pas la question.
847 Texte| Gilberte, avec une légère surprise.~ - Qui je suis, répartit
848 Texte| un défaut qui lui était survenu depuis quelque temps, et
849 | t
850 Texte| avait bon accueil, bonne table et payait volontiers chopine.
851 Texte| bonne verve des aïeux, je tâche à en faire profiter les
852 Texte| j’peux faire~ Por tâchi d’vo faire rire un brin~
853 Texte| Chut dit la duègne, taisez-vous, sire, ce n’est point pour
854 Texte| tellement baroque, qu’ils se tâtèrent tous les trois à la fois
855 Texte| qui ne s’attendait pas à telle fête. Le bon monarque s’
856 Texte| entendaient sur la scène était tellement baroque, qu’ils se tâtèrent
857 Texte| son métier et imbécile par tempérament, y migeotait des divorces.
858 Texte| car une damoiselle dans ce temps-là ne sortait pas sans suivante,
859 Texte| son joli accent musical et tendant ses joues fraîches à baiser. »~
860 Texte| cette jeunesse peut bien tenir. Ce n’est pas de sa mère
861 Texte| De c’qui tracasse terjous ma vie~ C’est d’avé
862 Texte| vient alors déclarer en des termes d’extrême platitude qu’il
863 Texte| une fraîcheur si rare se ternissaient et son âme aussi était atteinte. «
864 Texte| La duègne approuva de la tête ; elle se rappelait sa jeunesse
865 Texte| pauv’s amis~ Qu’vo n’teumbiez en mélancolie~ Mé
866 Texte| Texte~Il était une fois, un roy
867 Texte| semblables sottises sur mon Théâtre-François, quelle décadence. Hélas
868 Texte| ouvertes, les violettes et le thym qui fleurent mieux que le
869 Texte| suis un barbare et je te tiens en prison. J’ai grand tort
870 Texte| peaux.~~Du coup le roi n’y tint plus. « On le voit bien,
871 Texte| de Renart, Chantecler. Le titre nous en promet de belles.
872 | toi
873 Texte| cidre pétillant qui fit, tombant en son gosier, le même bruit
874 Texte| Gilberte, dès que le rideau fut tombé, tout cela n’est pas bien
875 Texte| moelle, vous verrez assez tôt qu’elle contient d’utiles,
876 Texte| princesse.~ Gilberte fut touchée de tant de bonne modestie. «
877 Texte| car…~ « De c’qui tracasse terjous ma vie~ C’
878 Texte| pareil aux aèdes antiques qui traduisaient seulement la pensée populaire,
879 Texte| et des sots, et vous ne traînez plus sur nos théâtres que
880 Texte| il avala un horrifique trait de cidre pétillant qui fit,
881 Texte| populaire, il dit tout d’une traite et ne s’interrompant que
882 Texte| Lemaître parbleu, je me promène tranquillement et gaîment, voilà tout.~ -
883 Texte| de Paris se sentait toute transformée et pour la première fois
884 Texte| fâche. A-t-on vu cela ? Transformer mes théâtres de la façon !
885 Texte| corbleu, mon Louvre en tremble, les Bateliers de la cité
886 | très
887 Texte| ses abondantes et royales tripes.~ Mais ce ne fut pas long
888 Texte| mentir les uns aux autres, à tromper leurs femmes et leurs amis ;
889 Texte| aussi rentrez dans vos trous ou je me fâche. A-t-on vu
890 Texte| Geneviève de Brabant, elle se trouvait fort bien en cette retraite ;
891 Texte| passage d’un gué. Il ne se tue pas, il se ravise. Il se
892 Texte| chose à faire, c’est de se tuer.~ - « Bravo, se dit in petto
893 Texte| que fades polissonneries, turpitudes infâmes, moeurs immondes !
894 Texte| platitude qu’il est un bandit. Tuteur d’un jeune autre monsieur,
895 Texte| coqueriquaient, des chats-huants ululaient, des crapauds pioutaient.~
896 Texte| maigres et court-vêtus de mon Université qui ne fassent chorus. »~
897 Texte| tout ainsi qu’Hercule en usa avec l’Alphée pour débarrasser
898 Texte| assez tôt qu’elle contient d’utiles, profitables et fécondes
899 Texte| Hélas, se disait-elle, vais-je devenir semblable à ces
900 Not | Poésies de Louis GOUGET : « Au Val d’Orne ». Bien des Normands
901 Texte| divorces. Les condiments variaient, mais le ragoût était toujours
902 Texte| elle avait ri à de joyeux vaudevilles, pleuré à de belles pastorales,
903 Texte| Mé qu’aime tant vé les gens réjouis.~ -
904 Texte| baladins et les « faiseux vèe »de la capitale. Aussi je
905 Texte| blonds, ses yeux profonds, veloutés, et bleus, sa bouche petite
906 Texte| Louis Beuve lui conta la « Vendeuse » qui comme un bon drame
907 Texte| lui chanta ses chansons de Vénerie ; Louis Beuve lui conta
908 Texte| héros ! vous êtes devenu le venin des cuistres et des sots,
909 Texte| qui entrait en coup de vent, écoute ma fille, il faut
910 Texte| profitables et fécondes vérités. Le roy de Paris, dont je
911 Texte| ne frémit, mais s’indigna vertement. Car ce qu’elle vit sur
912 Texte| frissonnements doux et élégants des vertes fougères, les pastourets
913 Texte| Bref, elle avait toutes les vertus, civiques et domestiques,
914 Texte| et nos bocages la bonne verve des aïeux, je tâche à en
915 Texte| parmi les volatiles. Tu te vêtais de la robe d’Eschyle et
916 Texte| fille, blanche et rose, vêtue avec une modestie pompeuse,
917 Texte| c’est la coquinerie, la veulerie, la bêtise débordantes.
918 Texte| notes mâles et gaies, font vibrer les vivants, consolent les
919 Texte| Nous crevons dans nos vieilles peaux.~~Du coup le roi n’
920 Texte| couronne au Mont-de-Piété, tu viens, est-ce dit.~ - C’est dit,
921 Texte| Onc ne pris plaisir aussi vif chez les baladins et les «
922 Texte| cela manque de nerf, de vigueur, d’entrain. Mes mâchoires
923 Texte| banal, vulgaire, quelquefois vil. Ils n’ont point de sentiments,
924 Texte| petto la duègne, que cette vilaine figure disparaisse, tout
925 Texte| tout hordes, folles, et vilaines que je vis naguère. Devrais-je
926 Texte| point, parce qu’en votre Ville de Paris, rire est mort. »~ -
927 Texte| furent les gais conteurs qui vinrent la voir, d’autant qu’elle
928 Texte| jolie fille du roy de Paris vint un jour dans notre Cinglais.
929 Texte| des beaux arbres, les tons violets des bruyères, les frissonnements
930 Texte| respirant narines ouvertes, les violettes et le thym qui fleurent
931 Texte| folles, et vilaines que je vis naguère. Devrais-je moi
932 Texte| sa belle fille au doux visage… sa belle fille qui ne riait
933 Texte| promet de belles. Par les visières d’Orgétorix, nous entendrons
934 Texte| vertement. Car ce qu’elle vit sur les boulevards, ce fut,
935 Texte| exemple, qu’on demande aux vitres de mon Palais, si je sais
936 Texte| et gaies, font vibrer les vivants, consolent les blessés,
937 Texte| colportent, mes théâtres en vivent, mes concerts en regorgent ;
938 Texte| gazouillis des pinsons, les vocalises du rossignol, lui donnaient
939 Texte| conteurs qui vinrent la voir, d’autant qu’elle avait
940 Texte| laurier, tu t’égares parmi les volatiles. Tu te vêtais de la robe
941 Texte| moralité, un voleur qui vole l’autre, le diable en rit ;
942 Texte| et alors, moralité, un voleur qui vole l’autre, le diable
943 Texte| pensers l’accompagnaient, voltigeaient autour d’elle, comme les
944 Texte| un ruisseau où les biches vont boire et résolut d’y demeurer.
945 | votre
946 Texte| suffit. Sortons. »~ Le roi ne voulut point, ayant erré de théâtre
947 Texte| description, créez-vous à vous-mêmes une magnifique image de
948 Texte| singulièrement dépaysés. Ce qu’ils voyaient et entendaient sur la scène
949 Texte| un langage plat, banal, vulgaire, quelquefois vil. Ils n’
950 Texte| je ne suis point Louis XIV et je le regrette ; j’aurais
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