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Guy de Maupassant
Le baiser

IntraText - Concordances

(Hapax Legomena)


    Par.
1 | 14 2 7 | MAUFRIGNEUSE.~14 novembre 1882~ ~ 3 2 | matin parce que ton mari t'abandonne ; tu ne sais que faire, 4 2 | Quand nous savons tendre et abandonner nos lèvres, nous pouvons 5 5 | Crois-en mon expérience. D'abord n'embrasse jamais ton mari 6 5 | perdent leur autorité par l'abus seul des baisers, des baisers 7 5 | se passe en lui, elles s'acharnent en des caresses inopportunes, 8 2 | cuirasse, c'est notre talon d'Achille.~    Sais-tu d'où vient 9 3 | un vers que nous trouvons adorable, qui nous fait tressaillir 10 2 | la faculté de nous faire adorer, mais il nous manque une 11 5 | peu las, à ces heures d'affaissement où le coeur a besoin de 12 2 | peu. Je puis bien, à mon âge, avouer cela.~    Tu n'as 13 | Ah 14 5 | Tu n'es pas la seule, d'ailleurs ; la plupart des femmes 15 3 | raconte l'arrivée de la femme aimée qui entre enfin, toute pressée, 16 | Ainsi 17 | air 18 3 | avoir décrit l'attente de l'amoureux dans une chambre fermée, 19 4 | du retard, de l'attente anxieuse ; mais, en vérité, au point 20 2 | vieille tante que tu supposes apparemment bien experte. Je n'en sais 21 3 | toute pressée, essoufflée, apportant du froid dans ses jupes, 22 3 | ne vaut cette frémissante approche des bouches, ce premier 23 3 | extase de l'esprit. Je vais m'appuyer sur un exemple.~    Un autre 24 | Après 25 4 | précipite et colle ses lèvres ardentes à cette vapeur de poumons 26 3 | voir venir, il raconte l'arrivée de la femme aimée qui entre 27 2 | fait ignorante dans cet art d'aimer ou plutôt de se 28 2 | lui-même. Tout vient de là, les arts, les grands événements, 29 5 | éteignait. quelques tisons assombris expirants rougissaient à 30 3 | humide et frais, puis cette attache immobile, éperdue et longue, 31 2 | pour lui, me dis-tu que des attentions, que des douceurs, que des 32 | aussi 33 5 | des femmes perdent leur autorité par l'abus seul des baisers, 34 | autres 35 | avoir 36 2 | Je puis bien, à mon âge, avouer cela.~    Tu n'as pour lui, 37 | belle 38 5 | ce besoin inconscient et bête de nous précipiter aux moments 39 2 | bouleversements d'empires.~    Dans la Bible, tu trouves Dalila, Judith ; 40 4 | nullement aux lèvres de la bien-aimée, il ne goûte que la teinture 41 5 | élançant vers le coffre à bois où il saisit deux bûches 42 | bonheur 43 5 | eau, quand il remet ses bottes, quand il renoue sa cravate, 44 2 | coutumes, les guerres, les bouleversements d'empires.~    Dans la Bible, 45 4 | Des gouttelettes d'eau brillent dans les mailles de dentelle 46 2 | verre. Le moindre choc le brise et notre domination s'écroule 47 5 | à bois où il saisit deux bûches énormes qu'il rapportait 48 5 | sache-le, du tact de nos câlineries. Un baiser maladroit peut 49 2 | reste maître de lui, demeure capable de juger le ridicule de 50 | celle 51 4 | parfaite vérité. Toutes celles qui ont couru au rendez-vous 52 | cependant 53 5 | intimité. Tu en fais, j'en suis certaine, une effroyable consommation.~     54 | cet 55 | chambre 56 3 | purement convention. Elle change sans cesse suivant les circonstances, 57 5 | la bouche perdue dans les cheveux frisés du cou. Soudain tu 58 4 | ignoble des colorations chimiques, pénètre dans la bouche 59 2 | que le verre. Le moindre choc le brise et notre domination 60 5 | aux moments les plus mal choisis : quand il porte un verre 61 5 | vue un jour tout à fait choquante. Tu ne te le rappelles pas 62 | chose 63 4 | ont couru au rendez-vous clandestin, que la passion a jetées 64 2 | l'Histoire, les Sabines, Cléopâtre et bien d'autres.~    Donc, 65 2 | poursuivons, cette confusion des coeurs défaillants.~    Te rappelles-tu 66 5 | levé, s'élançant vers le coffre à bois où il saisit deux 67 5 | malheureux qui demeura le col de travers, les reins tordus, 68 6 | Ta vieille tante,    ~COLETTE.    ~ 69 4 | L'amant se précipite et colle ses lèvres ardentes à cette 70 4 | porte la saveur ignoble des colorations chimiques, pénètre dans 71 5 | une minute avec un geste commencé et le seul désir d'être 72 3 | le délire violent de la complète possession ne vaut cette 73 7 | Pour copie conforme :~        MAUFRIGNEUSE.~ 74 2 | nous poursuivons, cette confusion des coeurs défaillants.~     75 4 | les bras d'un homme, les connaissent bien ces délicieux premiers 76 2 | faire, et tu implores un conseil de ta vieille tante que 77 5 | mal.~    Expérimente mes conseils.~ 78 5 | certaine, une effroyable consommation.~    Ainsi je t'ai vue un 79 3 | des bouches, ce premier contact humide et frais, puis cette 80 3 | est relative, purement convention. Elle change sans cesse 81 5 | cette caresse étant toute conventionnelle, il faut craindre de la 82 7 | Pour copie conforme :~        MAUFRIGNEUSE.~ 83 3 | Un autre poète, François Coppée, a fait un vers que nous 84 5 | dans les cheveux frisés du cou. Soudain tu as crié : "Ah ! 85 4 | vérité. Toutes celles qui ont couru au rendez-vous clandestin, 86 2 | événements, les moeurs, les coutumes, les guerres, les bouleversements 87 3 | impatiences nerveuses, sa crainte horrible de ne pas LA voir 88 5 | bottes, quand il renoue sa cravate, quand il se trouve enfin 89 5 | frisés du cou. Soudain tu as crié : "Ah ! le feu !" Vous n' 90 5 | insignifiante et mesquine cette critique. L'amour est délicat, ma 91 5 | sans rime ni raison.~    Crois-en mon expérience. D'abord 92 2 | dans le seul baiser qu'on croit parfois sentir cette impossible 93 2 | c'est le défaut de notre cuirasse, c'est notre talon d'Achille.~     94 2 | Dans la Bible, tu trouves Dalila, Judith ; dans la Fable, 95 5 | et le seul désir d'être débarrassé de nous.~    Surtout ne 96 3 | au coeur.~    Après avoir décrit l'attente de l'amoureux 97 2 | cette confusion des coeurs défaillants.~    Te rappelles-tu les 98 2 | ma mignonne : c'est le défaut de notre cuirasse, c'est 99 4 | Réfléchis. Il fait froid dehors. La jeune femme a marché 100 5 | cette critique. L'amour est délicat, ma petite : un rien le 101 2 | préface charmante, plus délicieuse que l'oeuvre elle-même, 102 4 | les connaissent bien ces délicieux premiers baisers à travers 103 3 | c'est le baiser. Tout le délire violent de la complète possession 104 5 | celle du malheureux qui demeura le col de travers, les reins 105 2 | dominons reste maître de lui, demeure capable de juger le ridicule 106 5 | un rien le froisse ; tout dépend, sache-le, du tact de nos 107 5 | il faut craindre de la déprécier.~    Eh bien, ma chérie, 108 | depuis 109 2 | soit donnée aux humains, la dernière, la suprême limite du bonheur.~     110 5 | tremblant de fatigue et d'effort désespéré. Et tu éternisas ce baiser 111 5 | geste commencé et le seul désir d'être débarrassé de nous.~     112 4 | liquéfiée. Le voile humide, qui déteint et porte la saveur ignoble 113 4 | impurement sensuel, ils sont détestables.~    Réfléchis. Il fait 114 | devant 115 2 | nos lèvres, nous pouvons devenir des reines.~    Le baiser 116 2 | comme les rois, user d'une diplomatie délicate.~    L'Amour, ma 117 2 | Tu n'as pour lui, me dis-tu que des attentions, que 118 2 | une toute petite chose, le discernement des nuances dans la caresse, 119 3 | suivant les circonstances, les dispositions du moment, l'état d'attente 120 2 | la plus parfaite, la plus divine sensation qui soit donnée 121 2 | moindre choc le brise et notre domination s'écroule alors, sans que 122 2 | femme, douée du charme, domine par la caresse. C'est notre 123 2 | tandis que l'homme que nous dominons reste maître de lui, demeure 124 3 | Une seule caresse donne cette sensation profonde, 125 2 | divine sensation qui soit donnée aux humains, la dernière, 126 5 | souches. Alors tu posas doucement, lentement, ta bouche sur 127 2 | des attentions, que des douceurs, que des caresses, que des 128 2 | l'amour.~    L'homme, doué de sa force physique, l' 129 2 | par la violence. La femme, douée du charme, domine par la 130 3 | dans ses jupes, et il s'écrie :~ ~~~Oh ! les premiers 131 4 | Et pourtant nous nous écrions toutes, comme le poète :~ ~~~ 132 2 | brise et notre domination s'écroule alors, sans que nous puissions 133 5 | j'en suis certaine, une effroyable consommation.~    Ainsi 134 | Eh 135 5 | Alors il s'est levé, s'élançant vers le coffre à bois où 136 | Elle 137 2 | délicieuse que l'oeuvre elle-même, une préface qu'on relit 138 5 | tenait sur ses genoux et t'embrassait longuement la nuque, la 139 5 | mon expérience. D'abord n'embrasse jamais ton mari en public, 140 5 | mendiantes, murmurant : "Embrasse-moi." Il tourna la tête avec 141 3 | mais il faut craindre de l'émousser. Sa valeur, ne l'oublie 142 2 | guerres, les bouleversements d'empires.~    Dans la Bible, tu trouves 143 | encore 144 5 | où il saisit deux bûches énormes qu'il rapportait à grand' 145 | entre 146 5 | mauvais goût ; refoule ton envie. Il se sentirait ridicule 147 3 | cette attache immobile, éperdue et longue, si longue ! de 148 3 | attente et d'extase de l'esprit. Je vais m'appuyer sur un 149 2 | transports,~Infructueux essais du pauvre amour qui tente~ 150 3 | entre enfin, toute pressée, essoufflée, apportant du froid dans 151 4 | N'est-ce point là un vers d'un sentiment 152 5 | valeur de cette caresse étant toute conventionnelle, il 153 3 | dispositions du moment, l'état d'attente et d'extase de 154 5 | n'y songiez guère, il s'éteignait. quelques tisons assombris 155 5 | effort désespéré. Et tu éternisas ce baiser de supplice sans 156 5 | pas sans doute.~    Nous étions tous trois dans ton petit 157 | être 158 5 | tendues, le fatiguent en l'étreignant sans rime ni raison.~     159 2 | tendresse. Aux heures d'étreinte nous perdons le sentiment 160 3 | profonde, immatérielle des deux êtres ne faisant plus qu'un, c' 161 2 | là, les arts, les grands événements, les moeurs, les coutumes, 162 | exemple 163 2 | de sa force physique, l'exerce par la violence. La femme, 164 5 | raison.~    Crois-en mon expérience. D'abord n'embrasse jamais 165 5 | peut faire bien du mal.~    Expérimente mes conseils.~ 166 2 | supposes apparemment bien experte. Je n'en sais pas si long 167 5 | quelques tisons assombris expirants rougissaient à peine le 168 4 | là un vers d'un sentiment exquis, d'une observation délicate 169 3 | moment, l'état d'attente et d'extase de l'esprit. Je vais m'appuyer 170 2 | Dalila, Judith ; dans la Fable, Omphale, Hélène ; dans 171 5 | mis à murmurer d'un air fâché : "Comme tu m'embrasses 172 2 | rééditer.~    Nous avons la faculté de nous faire adorer, mais 173 5 | prodigués dans l'intimité. Tu en fais, j'en suis certaine, une 174 3 | immatérielle des deux êtres ne faisant plus qu'un, c'est le baiser. 175 5 | bras rompus, tremblant de fatigue et d'effort désespéré. Et 176 5 | obstination des lèvres tendues, le fatiguent en l'étreignant sans rime 177 5 | ailleurs ; la plupart des femmes perdent leur autorité par 178 3 | amoureux dans une chambre fermée, par un soir d'hiver, ses 179 5 | Soudain tu as crié : "Ah ! le feu !" Vous n'y songiez guère, 180 2 | nuances dans la caresse, le flair subtil du TROP dans la manifestation 181 2 | L'homme, doué de sa force physique, l'exerce par la 182 | fort 183 3 | baiser est notre arme la plus forte, mais il faut craindre de 184 5 | rougissaient à peine le foyer. Alors il s'est levé, s' 185 2 | Mort ; mais il est aussi fragile que le verre. Le moindre 186 3 | premier contact humide et frais, puis cette attache immobile, 187 3 | exemple.~    Un autre poète, François Coppée, a fait un vers que 188 3 | possession ne vaut cette frémissante approche des bouches, ce 189 4 | travers la voilette, et frémissent encore à leur souvenir. 190 5 | perdue dans les cheveux frisés du cou. Soudain tu as crié : " 191 4 | dentelle trempée d'haleine froide.~    Et pourtant nous nous 192 5 | ma petite : un rien le froisse ; tout dépend, sache-le, 193 5 | de l'immobiliser par une gênante caresse qui le fait rester 194 5 | et, comme vous ne vous gêniez guère devant moi, ton mari 195 5 | ton mari te tenait sur ses genoux et t'embrassait longuement 196 5 | rester une minute avec un geste commencé et le seul désir 197 2 | de justesse de certains gestes.~    Prends bien garde à 198 5 | restaurant. C'est du plus mauvais goût ; refoule ton envie. Il 199 4 | son souffle refroidi. Des gouttelettes d'eau brillent dans les 200 | grand 201 2 | vient de là, les arts, les grands événements, les moeurs, 202 2 | moeurs, les coutumes, les guerres, les bouleversements d'empires.~     203 4 | cette dentelle trempée d'haleine froide.~    Et pourtant 204 2 | dans la Fable, Omphale, Hélène ; dans l'Histoire, les Sabines, 205 3 | chambre fermée, par un soir d'hiver, ses inquiétudes, ses impatiences 206 3 | impatiences nerveuses, sa crainte horrible de ne pas LA voir venir, 207 2 | sensation qui soit donnée aux humains, la dernière, la suprême 208 4 | déteint et porte la saveur ignoble des colorations chimiques, 209 2 | point sans doute tout à fait ignorante dans cet art d'aimer ou 210 3 | cette sensation profonde, immatérielle des deux êtres ne faisant 211 3 | frais, puis cette attache immobile, éperdue et longue, si longue ! 212 5 | posture pénible, et de l'immobiliser par une gênante caresse 213 3 | hiver, ses inquiétudes, ses impatiences nerveuses, sa crainte horrible 214 2 | est fait de finesses, d'imperceptibles sensations.~    Nous savons 215 2 | ne sais que faire, et tu implores un conseil de ta vieille 216 4 | purement, ou, si tu préfères, impurement sensuel, ils sont détestables.~     217 5 | cette sotte manie, ce besoin inconscient et bête de nous précipiter 218 2 | que d'inquiets transports,~Infructueux essais du pauvre amour qui 219 5 | acharnent en des caresses inopportunes, se lassent par l'obstination 220 2 | Les caresses ne sont que d'inquiets transports,~Infructueux 221 3 | par un soir d'hiver, ses inquiétudes, ses impatiences nerveuses, 222 5 | Surtout ne juge pas insignifiante et mesquine cette critique. 223 5 | des baisers, des baisers intempestifs. Quand elles sentent leur 224 5 | inutiles prodigués dans l'intimité. Tu en fais, j'en suis certaine, 225 5 | Méfie-toi surtout des baisers inutiles prodigués dans l'intimité. 226 2 | notre arme, arme redoutable, invincible, mais qu'il faut savoir 227 | j 228 | jamais 229 4 | clandestin, que la passion a jetées dans les bras d'un homme, 230 5 | Ainsi je t'ai vue un jour tout à fait choquante. Tu 231 2 | Bible, tu trouves Dalila, Judith ; dans la Fable, Omphale, 232 5 | de nous.~    Surtout ne juge pas insignifiante et mesquine 233 2 | lui, demeure capable de juger le ridicule de certains 234 3 | apportant du froid dans ses jupes, et il s'écrie :~ ~~~Oh ! 235 | jusqu 236 2 | certains mots, le manque de justesse de certains gestes.~     237 5 | comprendre. Puis, quand tu le laissas libre, tu te mis à murmurer 238 5 | mari ou leur amant un peu las, à ces heures d'affaissement 239 5 | caresses inopportunes, se lassent par l'obstination des lèvres 240 5 | Alors tu posas doucement, lentement, ta bouche sur celle du 241 5 | le foyer. Alors il s'est levé, s'élançant vers le coffre 242 5 | Puis, quand tu le laissas libre, tu te mis à murmurer d' 243 5 | repos comme le corps, au lieu de comprendre ce qui se 244 2 | la dernière, la suprême limite du bonheur.~    C'est dans 245 4 | cette vapeur de poumons liquéfiée. Le voile humide, qui déteint 246 2 | pas toujours... relire le livre.~    Oui, la rencontre des 247 | long 248 5 | ses genoux et t'embrassait longuement la nuque, la bouche perdue 249 2 | serait raconter l'homme lui-même. Tout vient de là, les arts, 250 4 | d'eau brillent dans les mailles de dentelle noire. L'amant 251 2 | Ma chérie, nous avons aux mains le plus terrible pouvoir 252 2 | que nous dominons reste maître de lui, demeure capable 253 2 | sommes, sache-le bien, les maîtresses de la terre. Raconter l' 254 5 | nos câlineries. Un baiser maladroit peut faire bien du mal.~     255 5 | plusieurs occasions très maladroite. Tu n'es pas la seule, d' 256 5 | ta bouche sur celle du malheureux qui demeura le col de travers, 257 5 | avons toutes cette sotte manie, ce besoin inconscient et 258 2 | mais qu'il faut savoir manier.~    Nous sommes, sache-le 259 2 | flair subtil du TROP dans la manifestation de notre tendresse. Aux 260 4 | dehors. La jeune femme a marché vite, la voilette est toute 261 7 | copie conforme :~        MAUFRIGNEUSE.~14 novembre 1882~ ~ 262 5 | restaurant. C'est du plus mauvais goût ; refoule ton envie. 263 | me 264 5 | en voudrait toujours.~    Méfie-toi surtout des baisers inutiles 265 3 | nous avons toutes dans la mémoire, un vers que nous trouvons 266 5 | venue vers lui les lèvres mendiantes, murmurant : "Embrasse-moi." 267 | mes 268 5 | juge pas insignifiante et mesquine cette critique. L'amour 269 5 | caresse qui le fait rester une minute avec un geste commencé et 270 5 | le laissas libre, tu te mis à murmurer d'un air fâché : " 271 2 | les grands événements, les moeurs, les coutumes, les guerres, 272 | moi 273 2 | fragile que le verre. Le moindre choc le brise et notre domination 274 | moment 275 5 | bête de nous précipiter aux moments les plus mal choisis : quand 276 | monde 277 2 | qu'il est fort comme la Mort ; mais il est aussi fragile 278 2 | le ridicule de certains mots, le manque de justesse de 279 4 | la bouche du jeune homme, mouille sa moustache. Il ne goûte 280 4 | vite, la voilette est toute mouillée par son souffle refroidi. 281 4 | jeune homme, mouille sa moustache. Il ne goûte nullement aux 282 5 | lui les lèvres mendiantes, murmurant : "Embrasse-moi." Il tourna 283 5 | laissas libre, tu te mis à murmurer d'un air fâché : "Comme 284 3 | inquiétudes, ses impatiences nerveuses, sa crainte horrible de 285 | ni 286 4 | les mailles de dentelle noire. L'amant se précipite et 287 7 | MAUFRIGNEUSE.~14 novembre 1882~ ~ 288 2 | chose, le discernement des nuances dans la caresse, le flair 289 4 | sa moustache. Il ne goûte nullement aux lèvres de la bien-aimée, 290 5 | embrassait longuement la nuque, la bouche perdue dans les 291 4 | sentiment exquis, d'une observation délicate et charmante, d' 292 5 | inopportunes, se lassent par l'obstination des lèvres tendues, le fatiguent 293 5 | je t'ai vue en plusieurs occasions très maladroite. Tu n'es 294 2 | charmante, plus délicieuse que l'oeuvre elle-même, une préface qu' 295 2 | Judith ; dans la Fable, Omphale, Hélène ; dans l'Histoire, 296 | ont 297 2 | histoire de l'Amour depuis les origines du monde, ce serait raconter 298 3 | émousser. Sa valeur, ne l'oublie pas, est relative, purement 299 | Oui 300 5 | Comme tu m'embrasses mal." - Parbleu, ma chérie !~    Oh ! prends 301 | parce 302 2 | seul baiser qu'on croit parfois sentir cette impossible 303 5 | de comprendre ce qui se passe en lui, elles s'acharnent 304 4 | rendez-vous clandestin, que la passion a jetées dans les bras d' 305 2 | transports,~Infructueux essais du pauvre amour qui tente~L'impossible 306 4 | des colorations chimiques, pénètre dans la bouche du jeune 307 5 | enfin dans quelque posture pénible, et de l'immobiliser par 308 5 | avec effort en soutenant péniblement les souches. Alors tu posas 309 5 | la plupart des femmes perdent leur autorité par l'abus 310 2 | Aux heures d'étreinte nous perdons le sentiment des finesses, 311 5 | longuement la nuque, la bouche perdue dans les cheveux frisés 312 | petit 313 2 | des baisers. Le mal vient peut-être de là ; je crois que tu 314 2 | homme, doué de sa force physique, l'exerce par la violence. 315 5 | quand il porte un verre plein d'eau, quand il remet ses 316 2 | Donc, tu pleures du matin au soir et du soir 317 5 | la seule, d'ailleurs ; la plupart des femmes perdent leur 318 5 | ma chérie, je t'ai vue en plusieurs occasions très maladroite. 319 2 | dans cet art d'aimer ou plutôt de se faire aimer, qui te 320 5 | péniblement les souches. Alors tu posas doucement, lentement, ta 321 3 | délire violent de la complète possession ne vaut cette frémissante 322 5 | trouve enfin dans quelque posture pénible, et de l'immobiliser 323 4 | ardentes à cette vapeur de poumons liquéfiée. Le voile humide, 324 2 | union des âmes que nous poursuivons, cette confusion des coeurs 325 | pouvoir 326 | pouvons 327 4 | dentelle noire. L'amant se précipite et colle ses lèvres ardentes 328 5 | inconscient et bête de nous précipiter aux moments les plus mal 329 4 | vue purement, ou, si tu préfères, impurement sensuel, ils 330 3 | approche des bouches, ce premier contact humide et frais, 331 3 | aimée qui entre enfin, toute pressée, essoufflée, apportant du 332 5 | surtout des baisers inutiles prodigués dans l'intimité. Tu en fais, 333 3 | caresse donne cette sensation profonde, immatérielle des deux êtres 334 2 | rappelles-tu les vers de Sully Prudhomme :~ ~~~Les caresses ne sont 335 5 | embrasse jamais ton mari en public, en wagon, au restaurant. 336 2 | Sais-tu d'où vient notre vraie puissance ? Du baiser, du seul baiser ! 337 2 | écroule alors, sans que nous puissions la rééditer.~    Nous avons 338 | quelque 339 | quelques 340 3 | ne pas LA voir venir, il raconte l'arrivée de la femme aimée 341 5 | étreignant sans rime ni raison.~    Crois-en mon expérience. 342 5 | fait choquante. Tu ne te le rappelles pas sans doute.~    Nous 343 2 | coeurs défaillants.~    Te rappelles-tu les vers de Sully Prudhomme :~ ~~~ 344 5 | deux bûches énormes qu'il rapportait à grand'peine, quand tu 345 2 | C'est notre arme, arme redoutable, invincible, mais qu'il 346 2 | sans que nous puissions la rééditer.~    Nous avons la faculté 347 4 | ils sont détestables.~    Réfléchis. Il fait froid dehors. La 348 5 | est du plus mauvais goût ; refoule ton envie. Il se sentirait 349 4 | mouillée par son souffle refroidi. Des gouttelettes d'eau 350 2 | d'autres.~    Donc, nous régnons, souveraines toutes-puissantes. 351 2 | nous pouvons devenir des reines.~    Le baiser n'est qu' 352 5 | demeura le col de travers, les reins tordus, les bras rompus, 353 3 | valeur, ne l'oublie pas, est relative, purement convention. Elle 354 2 | ne peut pas toujours... relire le livre.~    Oui, la rencontre 355 2 | elle-même, une préface qu'on relit sans cesse, tandis qu'on 356 5 | verre plein d'eau, quand il remet ses bottes, quand il renoue 357 2 | relire le livre.~    Oui, la rencontre des bouches est la plus 358 4 | celles qui ont couru au rendez-vous clandestin, que la passion 359 5 | remet ses bottes, quand il renoue sa cravate, quand il se 360 5 | où le coeur a besoin de repos comme le corps, au lieu 361 5 | en public, en wagon, au restaurant. C'est du plus mauvais goût ; 362 2 | homme que nous dominons reste maître de lui, demeure capable 363 5 | gênante caresse qui le fait rester une minute avec un geste 364 4 | que des circonstances, du retard, de l'attente anxieuse ; 365 | rien 366 5 | fatiguent en l'étreignant sans rime ni raison.~    Crois-en 367 2 | il nous faut, comme les rois, user d'une diplomatie délicate.~     368 5 | les reins tordus, les bras rompus, tremblant de fatigue et 369 5 | tisons assombris expirants rougissaient à peine le foyer. Alors 370 2 | Hélène ; dans l'Histoire, les Sabines, Cléopâtre et bien d'autres.~     371 2 | notre talon d'Achille.~    Sais-tu d'où vient notre vraie puissance ? 372 5 | vers le coffre à bois où il saisit deux bûches énormes qu'il 373 5 | tous trois dans ton petit salon, et, comme vous ne vous 374 4 | qui déteint et porte la saveur ignoble des colorations 375 | savoir 376 2 | finesses, d'imperceptibles sensations.~    Nous savons qu'il est 377 4 | tu préfères, impurement sensuel, ils sont détestables.~     378 5 | intempestifs. Quand elles sentent leur mari ou leur amant 379 2 | baiser qu'on croit parfois sentir cette impossible union des 380 5 | refoule ton envie. Il se sentirait ridicule et t'en voudrait 381 | serait 382 | sommes 383 | son 384 5 | Ah ! le feu !" Vous n'y songiez guère, il s'éteignait. quelques 385 5 | Nous avons toutes cette sotte manie, ce besoin inconscient 386 5 | soutenant péniblement les souches. Alors tu posas doucement, 387 5 | les cheveux frisés du cou. Soudain tu as crié : "Ah ! le feu !" 388 4 | est toute mouillée par son souffle refroidi. Des gouttelettes 389 5 | tourna la tête avec effort en soutenant péniblement les souches. 390 4 | frémissent encore à leur souvenir. Et pourtant ils ne tirent 391 2 | Donc, nous régnons, souveraines toutes-puissantes. Mais 392 2 | dans la caresse, le flair subtil du TROP dans la manifestation 393 3 | Elle change sans cesse suivant les circonstances, les dispositions 394 2 | rappelles-tu les vers de Sully Prudhomme :~ ~~~Les caresses 395 5 | tu éternisas ce baiser de supplice sans voir et sans comprendre. 396 2 | ta vieille tante que tu supposes apparemment bien experte. 397 2 | humains, la dernière, la suprême limite du bonheur.~    C' 398 5 | tout dépend, sache-le, du tact de nos câlineries. Un baiser 399 2 | notre cuirasse, c'est notre talon d'Achille.~    Sais-tu d' 400 4 | bien-aimée, il ne goûte que la teinture de cette dentelle trempée 401 5 | devant moi, ton mari te tenait sur ses genoux et t'embrassait 402 2 | baiser ! Quand nous savons tendre et abandonner nos lèvres, 403 2 | la manifestation de notre tendresse. Aux heures d'étreinte nous 404 5 | l'obstination des lèvres tendues, le fatiguent en l'étreignant 405 2 | essais du pauvre amour qui tente~L'impossible union des âmes 406 2 | bien, les maîtresses de la terre. Raconter l'histoire de 407 2 | avons aux mains le plus terrible pouvoir qui soit : l'amour.~     408 5 | Embrasse-moi." Il tourna la tête avec effort en soutenant 409 [Titre]| Texte~ 410 4 | souvenir. Et pourtant ils ne tirent leur charme que des circonstances, 411 5 | il s'éteignait. quelques tisons assombris expirants rougissaient 412 5 | col de travers, les reins tordus, les bras rompus, tremblant 413 5 | murmurant : "Embrasse-moi." Il tourna la tête avec effort en soutenant 414 | tous 415 2 | nous régnons, souveraines toutes-puissantes. Mais il nous faut, comme 416 2 | caresses ne sont que d'inquiets transports,~Infructueux essais du pauvre 417 5 | tordus, les bras rompus, tremblant de fatigue et d'effort désespéré. 418 4 | teinture de cette dentelle trempée d'haleine froide.~    Et 419 | très 420 3 | adorable, qui nous fait tressaillir jusqu'au coeur.~    Après 421 5 | doute.~    Nous étions tous trois dans ton petit salon, et, 422 5 | sa cravate, quand il se trouve enfin dans quelque posture 423 2 | empires.~    Dans la Bible, tu trouves Dalila, Judith ; dans la 424 3 | mémoire, un vers que nous trouvons adorable, qui nous fait 425 2 | nous faut, comme les rois, user d'une diplomatie délicate.~     426 | vais 427 4 | lèvres ardentes à cette vapeur de poumons liquéfiée. Le 428 3 | la complète possession ne vaut cette frémissante approche 429 3 | horrible de ne pas LA voir venir, il raconte l'arrivée de 430 5 | grand'peine, quand tu es venue vers lui les lèvres mendiantes, 431 2 | physique, l'exerce par la violence. La femme, douée du charme, 432 3 | le baiser. Tout le délire violent de la complète possession 433 4 | La jeune femme a marché vite, la voilette est toute mouillée 434 4 | de poumons liquéfiée. Le voile humide, qui déteint et porte 435 5 | sentirait ridicule et t'en voudrait toujours.~    Méfie-toi 436 2 | Sais-tu d'où vient notre vraie puissance ? Du baiser, du 437 5 | jamais ton mari en public, en wagon, au restaurant. C'est du 438 | y


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