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Guy de Maupassant
Ce cochon de Morin

IntraText - Concordances

(Hapax Legomena)


1-mari | massi-vraie

    Partie
1 | 1 2 1| Eh bien, sache qu'en 1862 ou 63 Morin alla passer 3 3| présentant à la députation, en 1875, j'allai faire une visite 4 3| cochon de Morin".~21 novembre 1882~ 5 | 2 6 | 21 7 | 3 8 | 63 9 1| Rochelle par l'express de 8h40 du soir, et il se promenait 10 2| pris mille francs qu'il m'abandonna pour les employer comme 11 2| Tonnelet, était justement un abonné du Fanal, un fervent coreligionnaire 12 2| s'était éloignée ; et j'abordai la question délicate. J' 13 2| vous sans éprouver le désir absolument légitime de l'embrasser".~     14 2| délicate ; cependant je l'acceptai. Le pauvre diable ne cessait 15 3| Oui, restez donc". J'acceptais, mais Rivet s'acharna à 16 2| Morin le décida, et nous acceptâmes l'invitation.~    L'oncle 17 2| parents, je priai Rivet de m'accompagner. Il y consentit, à la condition 18 3| acceptais, mais Rivet s'acharna à s'en aller.~    Je le 19 3| 3~    Le dîner acheva de me faire perdre la tête. 20 2| vent : "Entre le désir et l'action, Monsieur, il y a place 21 1| que danseuses en maillot, actrices décolletées, jambes rondes, 22 2| importe. Je vous ai trouvée adorable ; votre souvenir me possédait ; 23 3| aurais bien arrangé cette affaire-là pendant toute mon existence.~     24 2| proclamant : "A ce soir les affaires sérieuses".~    Rivet et 25 3| dans mes bras tâchant d'affoler sa raison et de culbuter 26 2| comparaître devant le tribunal, affronter les regards malicieux, parler 27 3| semblait un peu nerveux, agacé comme un homme qui n'a guère 28 3| petit, tu commençais à m'agacer bougrement".~    En arrivant 29 3| draps, très contrarié, très agié, et très penaud, sachant 30 1| ouvrit la portière ; elle agita ses bras dehors, folle de 31 2| la question délicate. J'agitai le spectre du scandale ; 32 3| cesse, d'une petit toux d'agonisant, sans qu'on sût d'où lui 33 2| écoutait cela comme une chose agréable et nouvelle, sans bien savoir 34 | Ah 35 1| Morin". Pourquoi, diable, n'ai-je jamais entendu parler de 36 2| lui. Peu m'importe qu'il aille en prison et devant les 37 2| voici un an que je vous aime !".~    Elle fut vraiment 38 3| semblait parfaitement à son aise, et souriait en me regardant.~     39 | ait 40 2| bête que lui". Puis elle ajouta, en me regardant en dessous : " 41 1| sache qu'en 1862 ou 63 Morin alla passer quinze jours à Paris, 42 3| la députation, en 1875, j'allai faire une visite intéressée 43 3| bougeoir à la main.~    Qu'allais-je faire ? Je ne raisonnais 44 1| éperdu, persuadé qu'elle allait se précipiter sur la voie, 45 3| à Labarbe".~    Et nous allâmes chez Morin.~    Il était 46 2| oncle ayant disparu dans les allées tournantes ; et je lui fis 47 2| tiens, je vous garde. Vous allez dîner et coucher ici tous 48 2| tâcher de m'en faire une alliée.~    Mais elle ne parut 49 | Allons 50 3| obscurité, cherchant des allumettes, n'en trouvant pas. J'en 51 1| était blonde, grande, d'allure hardie. Elle roula autour 52 1| on pouvait lire dans les âmes ! Je parie qu'on passe tous 53 | ami 54 2| air d'une personne qui s'amuse beaucoup.~    Je lui disais : " 55 3| sur le crâne, défaillant d'angoisse. Et il toussait sans cesse, 56 3| une dépêche de la tante annonçant qu'elle ne reviendrait que 57 2| reçu une secousse en vous apercevant et votre image ne m'a plus 58 3| dévorer.~    Dès qu'il nous aperçut, il eut un tremblement qui 59 3| conduisit d'abord dans l'appartement de Rivet, et il me souffla 60 2| L'oncle se leva radieux, appela sa nièce, et nous proposa 61 2| par me faire pitié, et j'appelai mon collaborateur Rivet, 62 2| sa place ce polisson sans appeler les employés ; et de changer 63 3| l'employé du télégraphe apporta une dépêche de la tante 64 3| heures du matin, elle m'apportait elle-même une tasse de chocolat. 65 2| chez ce magistrat.~    J'appris que la femme outragée était 66 3| doucement le verrou ; et, m'approchant sur la pointe des pieds, 67 1| prétexte de renouveler ses approvisionnements. Tu sais ce que sont, pour 68 2| avait, le lendemain dans l'après-midi, une affaire urgente à La 69 2| c'est comme ça que tu arranges l'affaire de ce cochon de 70 2| bientôt à quelques pas en arrière, à côté de la jeune fille. 71 3| A huit heures, la tante arrivait. La discussion fut courte. 72 3| agacer bougrement".~    En arrivant aux bureaux du Fanal, j' 73 | arrive 74 1| bonne fortune est si vite arrivée. Il me suffirait peut-être 75 3| plus bas, comme s'il eût articulé un mot grossier : "... Dans 76 2| cher. Et l'oncle ? Qu'en as-tu obtenu ? Moi, je réponds 77 | assez 78 3| j'entrai... Henriette, assise dans son lit, effarée, me 79 1| dormeuse.~    Elle s'éveilla, s'assit, regarda la campagne, regarda 80 2| cessait de répéter : "Je t'assure que je ne l'ai pas même 81 2| nous ouvrir. C'était elle assurément. Je dis tout bas à Rivet : " 82 1| elle entra dans la salle d'attente, et Morin la suivit ; puis 83 1| suffirait peut-être d'être audacieux. N'est-ce pas Danton qui 84 1| cochon" ?~    Labarbe, aujourd'hui député, me regarda avec 85 3| les plus durs de ma vie. J'aurais bien arrangé cette affaire-là 86 | aurait 87 2| tous les ennuis que vous aurez. Il vous faudra comparaître 88 2| wagon. Voyons, entre nous, n'auriez-vous pas mieux fait de ne rien 89 1| elle fit sa déclaration. L'autorité verbalisa. Et le pauvre 90 | autour 91 | autres 92 1| sans crier "gare", il s'avança, les mains tendues, les 93 | Avant 94 2| comme je ne tenais pas à m'aventurer seul dans la maison des 95 1| disait : "On raconte tant d'aventures de chemin de fer. C'en est 96 3| on nous vit : "Eh bien, avez-vous arrangé l'affaire de ce 97 2| conseil, pour prendre ses avis.~    Il m'engagea à voir 98 1| es de La Rochelle ?~    J'avouai que je ne savais pas l'histoire 99 2| Voyons, Mademoiselle, avouez qu'il était excusable, car, 100 2| trompé".~    Je repris en badinant : "Voyons, Mademoiselle, 101 3| me prit les mains, les baisa comme celles d'un prince, 102 2| en lui pressant et lui baisant les doigts. Elle écoutait 103 3| reconnaissez pas ? dit-elle.~    Je balbutiai : - Mais... non... Madame.~    - 104 1| voyage, et s'étendit sur les banquettes pour dormir.~    Morin se 105 2| grande gaillarde osseuse et barbue, le maltraitait sans repos. 106 3| le cerveau vide, le coeur battant. Au bout de plusieurs secondes, 107 2| pleurait ; sa femme l'avait battu ; et il voyait son commerce 108 | beau 109 | beaucoup 110 2| que vous êtes une des plus belles créatures qui soient ; parce 111 3| notaire de Tousserre, Me Belloncle. Une grande femme opulente 112 1| Morin, ravi, murmura : "Bigre, la belle personne !"~     113 1| état, quand il prit son billet pour La Rochelle par l'express 114 2| nouveau ; et elle murmura : "Blagueur !".~    Je levai la main, 115 1| à vingt ans ; elle était blonde, grande, d'allure hardie. 116 | bon 117 1| il l'embrassa.~    D'un bond elle fut debout, criant :" 118 | bonne 119 3| Madame.~    - Henriette Bonnel.~    - Ah ! - Et je me sentis 120 2| jeune fille, Mlle Henriette Bonnell, qui venait de prendre à 121 1| judiciaire pour outrage aux bonnes moeurs dans un lieu public.~ 122 3| pouvais ôter ma bouche des bords délicieux de sa tasse.~     123 2| circonstances m'ont fait passer les bornes ; pardonnez-moi, je vous 124 2| commerce ruiné, son nom dans la boue, déshonoré, ses amis, indignés, 125 3| corridor, à moitié fou, mon bougeoir à la main.~    Qu'allais-je 126 3| tant de chapitres que nos bougies s'usèrent jusqu'au bout.~     127 3| tu commençais à m'agacer bougrement".~    En arrivant aux bureaux 128 2| sa tante, braves petits bourgeois de Mauzé.~    Ce qui rendait 129 2| que ce serait pour moi un brevet, un titre, une gloire, que 130 2| venait de prendre à Paris ses brevets d'institutrice et qui, n' 131 3| mains, les serrant à les broyer : "Voici longtemps, cher 132 2| jeune personne après le bruit d'une pareille affaire, 133 2| vous ai blessée ; j'ai été brutal ! Ne m'en voulez pas. Si 134 1| Quand la victime de sa brutalité eut repris connaissance, 135 3| Rivet : "Tu n'est qu'une brute". Il répondit : "Mon petit, 136 3| chocolat. Je n'en ai jamais bu de pareil. Un chocolat à 137 3| bougrement".~    En arrivant aux bureaux du Fanal, j'aperçus une 138 1| 1~    - Ca, mon ami, dis-je à Labarbe, 139 2| sachant que faire. Je ne lui cachai pas mon opinion : "Tu n' 140 2| me rejoignait.~    Il se campa au milieu du chemin, et, 141 3| impétueusement, la dévorant de caresses, bégayant : "Je prends... 142 2| un tribunal pour la même cause que Morin".~    Elle demanda 143 | celle 144 3| les mains, les baisa comme celles d'un prince, pleura, faillit 145 3| plainte, et je laisserais cinq cents francs aux pauvres du pays.~     146 3| je demeurai immobile, le cerveau vide, le coeur battant. 147 2| acceptai. Le pauvre diable ne cessait de répéter : "Je t'assure 148 2| malade d'émotion et de chagrin. Sa femme, une grande gaillarde 149 3| Henriette, va montrer leurs chambres à ces messieurs". On serra 150 2| arrive, mais il a de la chance tout de même".~    Elle 151 2| appeler les employés ; et de changer simplement de voiture ?".~     152 3| j'en feuilletai tant de chapitres que nos bougies s'usèrent 153 2| rédacteur en chef du Fanal des Charentes, et je voyais Morin, chaque 154 1| regarda avec des yeux de chat-huant. - Comment, tu ne sais pas 155 1| démangeaison de baisers qui vous chatouillent les lèvres.~    Morin se 156 2| étais alors rédacteur en chef du Fanal des Charentes, 157 3| gravement sur le sable des chemins.~    On rentra. Et bientôt 158 2| à coup mes lèvres, sans chercher, trouvèrent les siennes. 159 1| imaginait une entrée en rapport chevaleresque ; des petits services qu' 160 3| voix, celle de Rivet, me chuchota dans le nez : "Tu n'as donc 161 1| tandis que Morin méditait sa chute. Le jour parut, et bientôt 162 | cinq 163 2| Morin ; et me voici. Les circonstances m'ont fait passer les bornes ; 164 2| était drôle, bien que peu claire. Je demandai brusquement : " 165 3| Au hasard, je pris une clef que je tournai. J'ouvris, 166 2| Morin ? Tenez, le voilà, le coco !"~    Et elle se planta 167 2| toujours malgré elle un coin pour garantir les autres.~     168 2| pitié, et j'appelai mon collaborateur Rivet, un petit homme goguenard 169 1| Alors, il supposa des combinaisons qui le conduisaient au triomphe. 170 1| Labarbe se frotta les mains et commença son récit.~    - Tu as connu 171 2| précautions infinies, je commençai à lui parler de son aventure 172 3| répondit : "Mon petit, tu commençais à m'agacer bougrement".~     173 1| toujours en le regardant ; elle commençait même à rire ; et il perdait 174 2| à Rivet : "Sacrebleu, je commence à comprendre Morin".~     175 | Comment 176 1| sais ce que sont, pour un commerçant de province, quinze jours 177 3| quelle maladresse j'avais pu commettre, quand on heurta doucement 178 1| trouble dans la grande salle commune du chemin de fer d'Orléans, 179 2| vous aurez. Il vous faudra comparaître devant le tribunal, affronter 180 1| mot de circonstance, un compliment, quelque chose à dire enfin, 181 2| Sacrebleu, je commence à comprendre Morin".~    L'oncle, M. 182 2| gaillarde, cette fille. Je comprends que ce cochon de Morin se 183 3| sinapismes aux jambes et des compresses d'eau froide sur le crâne, 184 2| raisonne plus. Après avoir compris la situation, j'ai bien 185 2| accompagner. Il y consentit, à la condition qu'on partirait immédiatement, 186 1| des combinaisons qui le conduisaient au triomphe. Il imaginait 187 3| bonhomme et on monta. Elle nous conduisit d'abord dans l'appartement 188 2| es qu'un cochon. On ne se conduit pas comme ça".~    Il pleurait ; 189 2| lui saisis la main, un peu confus, balbutiant : "Pardon, pardon, 190 2| Mais elle ne parut pas confuse le moins du monde ; elle 191 2| ouverts, nous félicita, nous congratula, nous serra les mains, enthousiasmé 192 2| Mademoiselle, écoutez-moi. Je ne connais pas Morin et je me moque 193 1| commença son récit.~    - Tu as connu Morin, n'est-ce pas, et 194 3| douloureuse vous l'avez connue, je sais aussi comme vous 195 2| homme goguenard et de bon conseil, pour prendre ses avis.~     196 2| plainte. Le ministère public consentait à laisser tomber l'affaire 197 2| Rivet de m'accompagner. Il y consentit, à la condition qu'on partirait 198 2| Elle s'arrêta pour me considérer du haut en bas, puis elle 199 1| frôlements de femmes, une continuelle excitation d'esprit. On 200 3| un ton maussade : "Si tu continues, tu sais, tu finiras par 201 3| Morin".~    Je fus bien contraint de partir aussi. Ce fut 202 3| glissai entre mes draps, très contrarié, très agié, et très penaud, 203 | contre 204 3| appelait plus dans toute la contrée que "ce cochon de Morin", 205 2| employer comme je le jugerais convenable.~    Mais comme je ne tenais 206 1| qu'il lui rendrait ; une conversation vive, galante, finissait 207 2| abonné du Fanal, un fervent coreligionnaire politique qui nous reçut 208 3| enfin et je sortis dans le corridor, à moitié fou, mon bougeoir 209 2| garde. Vous allez dîner et coucher ici tous les deux ; et, 210 3| ne se remit jamais de ce coup-là, son émotion avait été trop 211 3| arrivait. La discussion fut courte. Les braves gens retiraient 212 1| autour de ses jambes une couverture de voyage, et s'étendit 213 3| compresses d'eau froide sur le crâne, défaillant d'angoisse. 214 2| êtes une des plus belles créatures qui soient ; parce que ce 215 2| Tout à coup il poussa un cri de triomphe : "Tenez, j' 216 3| qui nous attendait... On cria, dès qu'on nous vit : "Eh 217 3| Quand un voyou dans la rue criait :"Cochon", il retournait 218 3| par instinct. Ses amis le criblaient de plaisanteries horribles, 219 1| et brusquement, sans crier "gare", il s'avança, les 220 2| j'ai bien regretté mes cris ; mais il était trop tard. 221 2| pareille affaire, car on ne croirait jamais à un simple baiser.~     222 2| savoir ce qu'elle en devait croire.~    Je finissais par me 223 2| quitté. Croyez-moi ou ne me croyez pas, peu m'importe. Je vous 224 2| image ne m'a plus quitté. Croyez-moi ou ne me croyez pas, peu 225 3| affoler sa raison et de culbuter sa résistance. Mais, quand 226 1| qui embrassait une vieille dame. Elle avait relevé sa voilette, 227 3| dans l'oreille : "Pas de danger qu'elle nous ait menés chez 228 1| fou. On ne voit plus que danseuses en maillot, actrices décolletées, 229 3| quelque chose à lire". Elle se débattait ; mais j'ouvris bientôt 230 1| D'un bond elle fut debout, criant :"Au secours", hurlant 231 2| affaire ce cochon de Morin le décida, et nous acceptâmes l'invitation.~     232 2| mais il ne pouvait rien décider sans sa femme qui ne rentrerait 233 2| de la nièce".~    Rivet déclara : "J'ai été moins heureux 234 3| grand'peine à ne pas rire en déclarant : "Oui, c'est fait, grâce 235 1| danseuses en maillot, actrices décolletées, jambes rondes, épaules 236 2| toute la tête, dont elle découvrait toujours malgré elle un 237 3| les portes m'efforçant de découvrir la sienne, à elle. Mais 238 3| n'en trouvant pas. J'en découvris enfin et je sortis dans 239 3| eau froide sur le crâne, défaillant d'angoisse. Et il toussait 240 3| elle se sentit tout près de défaillir, elle s'enfuit.~    Je me 241 2| autres.~    A la fin, elle se dégagea, rouge et blessée. "Vous 242 1| portière ; elle agita ses bras dehors, folle de peur, essayant 243 3| avez été parfait, plein de délicatesse, de tact, de dévouement 244 3| ôter ma bouche des bords délicieux de sa tasse.~    A peine 245 2| cause que Morin".~    Elle demanda à son tour : "Pourquoi ça ?". 246 1| pour dormir.~    Morin se demandait : "Qui est-ce ?". Et mille 247 3| plaisanteries horribles, lui demandant, chaque fois qu'ils mangeaient 248 | demande 249 1| émoustillée, avec une espèce de démangeaison de baisers qui vous chatouillent 250 3| dirais-je ?... ". Et je demeurai immobile, le cerveau vide, 251 1| pas charmante ? Et vous demeurez comme ça toute une nuit 252 2| rit plus fort, toutes les dents au vent : "Entre le désir 253 3| du télégraphe apporta une dépêche de la tante annonçant qu' 254 2| scandale ; je fis valoir la dépréciation inévitable que subirait 255 | depuis 256 3| moi, me présentant à la députation, en 1875, j'allai faire 257 1| Labarbe, aujourd'hui député, me regarda avec des yeux 258 1| précipitèrent aux signaux désespérés de la jeune femme qui tomba 259 2| ruiné, son nom dans la boue, déshonoré, ses amis, indignés, ne 260 2| ajouta, en me regardant en dessous : "Ni aussi laid".~    Avant 261 2| bien savoir ce qu'elle en devait croire.~    Je finissais 262 3| Ah ! - Et je me sentis devenir pâle.~    Elle semblait 263 1| excitation d'esprit. On devient fou. On ne voit plus que 264 1| étaient seuls.~    Morin la dévorait des yeux. Elle semblait 265 3| enlacée impétueusement, la dévorant de caresses, bégayant : " 266 3| yeux de tigresse prête à le dévorer.~    Dès qu'il nous aperçut, 267 3| délicatesse, de tact, de dévouement dans l'affaire...". Il hésita, 268 3| entre chez l'oncle ? que dirais-je ?... ". Et je demeurai immobile, 269 2| vous violenter. Parce qu'on dirait, après vous avoir vue : " 270 1| 1~    - Ca, mon ami, dis-je à Labarbe, tu viens encore 271 1| était bien une invitation discrète, le signal rêvé qu'il attendait. 272 3| heures, la tante arrivait. La discussion fut courte. Les braves gens 273 3| Devant nous, l'oncle et Rivet discutaient. Leurs ombres les suivaient 274 2| Rivet et l'oncle ayant disparu dans les allées tournantes ; 275 3| souffla ma lumière, et disparut.~    Je restai seul, furieux, 276 3| mauvaise humeur s'était dissipée en route, eut grand'peine 277 2| C'est vrai ce que vous dites ! mais que voulez-vous ? 278 3| merveilleux des romans, et le plus divin des poèmes.~    Une fois 279 1| yeux. Elle semblait avoir dix-neuf à vingt ans ; elle était 280 2| pressant et lui baisant les doigts. Elle écoutait cela comme 281 1| mercier ne put regagner son domicile que le soir, sous le coup 282 1| écoulait et la belle enfant dormait toujours, tandis que Morin 283 1| sur le doux visage de la dormeuse.~    Elle s'éveilla, s'assit, 284 3| comme un homme qui n'a guère dormi ; il me dit d'un ton maussade : " 285 1| sur les banquettes pour dormir.~    Morin se demandait : " 286 3| sachant bien que je ne dormirais guère, cherchant quelle 287 3| Henriette, derrière le dos de ses parents, me faisait 288 2| vraie déclaration, longue, douce, en lui pressant et lui 289 3| sais en quelle circonstance douloureuse vous l'avez connue, je sais 290 | doute 291 1| tous les jours, sans s'en douter, à côté d'occasions magnifiques. 292 1| venu de l'horizon, sur le doux visage de la dormeuse.~     293 3| Je me glissai entre mes draps, très contrarié, très agié, 294 2| baiser ; et il aurait encore duré longtemps ; si je n'avais 295 3| un des moments les plus durs de ma vie. J'aurais bien 296 3| jambes et des compresses d'eau froide sur le crâne, défaillant 297 1| La nuit cependant s'écoulait et la belle enfant dormait 298 2| faites repentir de vous avoir écouté".~    Je lui saisis la main, 299 2| repris : "Oui, Mademoiselle, écoutez-moi. Je ne connais pas Morin 300 2| Mais j'avais trouvé ; je m'écriai : "Mademoiselle, voici un 301 3| Henriette, assise dans son lit, effarée, me regardait.~    Alors 302 2| remuait plus du tout ; j'effleurais sa joue de ma bouche ; et 303 3| à inspecter les portes m'efforçant de découvrir la sienne, 304 2| Je répondis : "C'est égal, tu n'es qu'un cochon". 305 3| matin, elle m'apportait elle-même une tasse de chocolat. Je 306 2| Morin".~    La nièce s'était éloignée ; et j'abordai la question 307 2| bien, voyons, si je vous embrassais, moi, maintenant, qu'est-ce 308 1| devant une jeune femme qui embrassait une vieille dame. Elle avait 309 3| tenais serrée contre moi, l'embrassant à tout moment, mouillant 310 2| que je ne l'ai pas même embrassée, non, pas même. Je te le 311 2| absolument légitime de l'embrasser".~    Elle rit plus fort, 312 1| encore tout secoué, l'âme émoustillée, avec une espèce de démangeaison 313 3| On rentra. Et bientôt l'employé du télégraphe apporta une 314 2| il m'abandonna pour les employer comme je le jugerais convenable.~     315 3| Dans le wagon, après les énergiques et muettes poignées de main 316 1| cependant s'écoulait et la belle enfant dormait toujours, tandis 317 2| prendre ses avis.~    Il m'engagea à voir le procureur impérial, 318 1| femme heureuse, d'un air engageant et gai. Morin tressaillit. 319 3| café ?".~    Je l'avais enlacée impétueusement, la dévorant 320 2| Mademoiselle, à tous les ennuis que vous aurez. Il vous 321 | ensuite 322 3| épée chaque fois qu'il l'entendait.~    Quand un voyou dans 323 2| j'espère que nous nous entendrons".~    Rivet résistait ; 324 3| figure : "J'en ai assez, entends-tu, de l'affaire de ce cochon 325 2| congratula, nous serra les mains, enthousiasmé d'avoir chez lui les deux 326 3| je tournai. J'ouvris, j'entrai... Henriette, assise dans 327 1| triomphe. Il imaginait une entrée en rapport chevaleresque ; 328 3| traversait comme un coup d'épée chaque fois qu'il l'entendait.~     329 1| sauter, tandis que Morin éperdu, persuadé qu'elle allait 330 3| cochon de Morin", et cette épithète le traversait comme un coup 331 1| Au secours", hurlant d'épouvante. Et elle ouvrit la portière ; 332 2| belle personne que vous sans éprouver le désir absolument légitime 333 1| âme émoustillée, avec une espèce de démangeaison de baisers 334 2| ma femme sera revenue, j'espère que nous nous entendrons".~     335 1| bras dehors, folle de peur, essayant de sauter, tandis que Morin 336 | étaient 337 3| A peine la jeune fille était-elle sortie que Rivet entra. 338 1| Morin se trouvait dans cet état, quand il prit son billet 339 1| couverture de voyage, et s'étendit sur les banquettes pour 340 3| chez Morin.~    Il était étendu dans un fauteuil, avec des 341 2| de tout son coeur.~    "Etes-vous drôle ?". Elle n'avait pas 342 2| vue ici, l'an passé ; vous étiez là-bas devant la grille. 343 2| Allons donc !".~    Nous étions seuls, tout seuls, Rivet 344 2| lentement sa taille d'une étreinte tremblante et toujours grandissante ; 345 | eu 346 1| me... me..." Et elle s'évanouit.~    On était en gare de 347 1| la dormeuse.~    Elle s'éveilla, s'assit, regarda la campagne, 348 2| faire un mouvement pour m'éviter, je lui avais planté un 349 3| pour moi". Mais il semblait exaspéré et me répétait dans la figure : " 350 2| Tenez, j'ai une idée excellente. je vous tiens, je vous 351 1| femmes, une continuelle excitation d'esprit. On devient fou. 352 3| On organiserait même une excursion pour aller visiter des ruines. 353 2| Mademoiselle, avouez qu'il était excusable, car, enfin, on ne peut 354 2| cherchais vainement une excuse.~    Elle prononça, au bout 355 3| affaire-là pendant toute mon existence.~    Dans le wagon, après 356 2| poings sur les hanches. J'exposai la situation ; et il me 357 3| celles d'un prince, pleura, faillit perdre connaissance, embrassa 358 3| Voyons, mon petit Rivet, fais cela pour moi". Mais il 359 | faisait 360 | faites 361 2| retirée. Voilà ce qu'il fallait obtenir.~    Je retournai 362 2| supplia d'aller trouver la famille. La mission était délicate ; 363 2| Je répondis avec fatuité : "On fait ce qu'on peut, 364 2| que vous aurez. Il vous faudra comparaître devant le tribunal, 365 2| reçut à bras ouverts, nous félicita, nous congratula, nous serra 366 1| spectacles, des frôlements de femmes, une continuelle excitation 367 2| maintenant, qu'est-ce que vous feriez ?".~    Elle s'arrêta pour 368 2| justement un abonné du Fanal, un fervent coreligionnaire politique 369 1| Paris. Cela vous met le feu dans le sang. Tous les soirs, 370 3| parcourir à mon gré ; et j'en feuilletai tant de chapitres que nos 371 | fin 372 3| tu continues, tu sais, tu finiras par gâter l'affaire de ce 373 2| en devait croire.~    Je finissais par me sentir troublé, par 374 2| ne le saluant plus. Il finit par me faire pitié, et j' 375 1| elle agita ses bras dehors, folle de peur, essayant de sauter, 376 2| ça ?". Je la regardai au fond des yeux sérieusement. " 377 | fort 378 1| moi. Qui sait ? une bonne fortune est si vite arrivée. Il 379 3| du Fanal, j'aperçus une foule qui nous attendait... On 380 2| dans les petits cheveux frisés de l'oreille. Elle semblait 381 2| j'étais pâle, oppressé, frissonnant ; et, doucement, je lui 382 3| et des compresses d'eau froide sur le crâne, défaillant 383 1| soirs, des spectacles, des frôlements de femmes, une continuelle 384 2| dans les cheveux, sur le front, sur les yeux, sur la bouche 385 1| Morin. Alors Labarbe se frotta les mains et commença son 386 3| cochon de Morin".~    Je fus bien contraint de partir 387 1| heureuse, d'un air engageant et gai. Morin tressaillit. Pas 388 1| une conversation vive, galante, finissait par une déclaration 389 2| malgré elle un coin pour garantir les autres.~    A la fin, 390 2| je vous tiens, je vous garde. Vous allez dîner et coucher 391 3| tu sais, tu finiras par gâter l'affaire de ce cochon de 392 1| était en gare de Mauzé. Le gendarme présent arrêta Morin. ~     393 2| Eh bien ! vous n'êtes pas gêné non plus, vous. Mais ne 394 3| secouait les poignets et les genoux. Je dis : "C'est arrangé, 395 3| discussion fut courte. Les braves gens retiraient leur plainte, 396 1| magnifiques. Il lui suffirait d'un geste pourtant pour m'indiquer 397 3| prends...". Mais elle me glissa entre les bras, souffla 398 3| elle s'enfuit.~    Je me glissai entre mes draps, très contrarié, 399 2| un brevet, un titre, une gloire, que d'avoir voulu vous 400 2| collaborateur Rivet, un petit homme goguenard et de bon conseil, pour 401 1| mains tendues, les lèvres gourmandes, et, la saisissant à pleins 402 1| toucher. C'est à peine si on goûte, une fois ou deux, à quelques 403 3| déclarant : "Oui, c'est fait, grâce à Labarbe".~    Et nous 404 2| étreinte tremblante et toujours grandissante ; elle ne remuait plus du 405 1| jambes rondes, épaules grasses, tout cela presque à portée 406 2| Mauzé.~    Ce qui rendait grave la situation de Morin, c' 407 3| Leurs ombres les suivaient gravement sur le sable des chemins.~     408 3| le laissa parcourir à mon gré ; et j'en feuilletai tant 409 2| vous étiez là-bas devant la grille. J'ai reçu une secousse 410 3| moelleux, velouté, parfumé, grisant. Je ne pouvais ôter ma bouche 411 2| pardonnez-moi".~    Elle guettait la vérité dans mon regard, 412 3| toi d'abord". Puis elle me guida vers mon lit. Dès qu'elle 413 3| Mais rien ne pouvait me guider. Au hasard, je pris une 414 2| lit, les poings sur les hanches. J'exposai la situation ; 415 1| blonde, grande, d'allure hardie. Elle roula autour de ses 416 3| ne pouvait me guider. Au hasard, je pris une clef que je 417 3| Moi".~    Je me vêtis à la hâte ; j'ouvris ; elle entra. " 418 2| Pourquoi ça ?".~    Elle haussa les épaules, et répondit : " 419 2| arrêta pour me considérer du haut en bas, puis elle dit tranquillement : " 420 3| dévouement dans l'affaire...". Il hésita, puis prononça plus bas, 421 1| sourit. Elle sourit en femme heureuse, d'un air engageant et gai. 422 2| déclara : "J'ai été moins heureux avec l'oncle".~    Et je 423 3| avais pu commettre, quand on heurta doucement ma porte.~     424 1| manque d'audace, voilà le hic. Oh ! Si on savait, si on 425 1| sur votre siège depuis hier soir.~    "Voyons, regardez-moi, 426 1| long rayon clair venu de l'horizon, sur le doux visage de la 427 3| criblaient de plaisanteries horribles, lui demandant, chaque fois 428 1| Labarbe, aujourd'hui député, me regarda avec 429 | huit 430 2| jeu-là."~    Je pris un air humble et je dis à mi-voix : "Oh ! 431 3| Rivet, dont la mauvaise humeur s'était dissipée en route, 432 1| debout, criant :"Au secours", hurlant d'épouvante. Et elle ouvrit 433 2| triomphe : "Tenez, j'ai une idée excellente. je vous tiens, 434 2| vous apercevant et votre image ne m'a plus quitté. Croyez-moi 435 1| conduisaient au triomphe. Il imaginait une entrée en rapport chevaleresque ; 436 2| tard. Songez aussi que cet imbécile s'est jeté sur moi comme 437 2| condition qu'on partirait immédiatement, car il avait, le lendemain 438 3| dirais-je ?... ". Et je demeurai immobile, le cerveau vide, le coeur 439 2| engagea à voir le procureur impérial, qui était de mes amis. 440 3| Je l'avais enlacée impétueusement, la dévorant de caresses, 441 2| Le bonhomme semblait indécis ; mais il ne pouvait rien 442 2| boue, déshonoré, ses amis, indignés, ne le saluant plus. Il 443 1| un geste pourtant pour m'indiquer qu'elle ne demande pas mieux...".~     444 2| fis valoir la dépréciation inévitable que subirait la jeune personne 445 1| ou deux, à quelques mets inférieurs. Et l'on s'en va le coeur 446 2| Avec des précautions infinies, je commençai à lui parler 447 3| urgente".~    Et je me mis à inspecter les portes m'efforçant de 448 3| il retournait la tête par instinct. Ses amis le criblaient 449 2| prendre à Paris ses brevets d'institutrice et qui, n'ayant plus ni 450 3| j'allai faire une visite intéressée au nouveau notaire de Tousserre, 451 2| face, sans être troublée ou intimidée. Je me disais : "Mais c' 452 2| maltraitait sans repos. Elle m'introduisit dans la chambre en me criant 453 3| fois qu'ils mangeaient du jambon : "Est-ce du tien ?".~     454 2| à pleins bras et je lui jetais des baisers voraces partout 455 2| aussi que cet imbécile s'est jeté sur moi comme un furieux, 456 2| Mais ne recommencez pas ce jeu-là."~    Je pris un air humble 457 1| êtes-vous niais, êtes-vous jobard, d'être resté là, comme 458 3| son pied ; nos regards se joignaient, se mêlaient.~    On fit 459 2| bouche parfois, sur les joues, par toute la tête, dont 460 1| Morin méditait sa chute. Le jour parut, et bientôt le soleil 461 2| les deux rédacteurs de son journal. Rivet me souffla dans l' 462 3| nous retenir à passer la journée. On organiserait même une 463 1| le coup d'une poursuite judiciaire pour outrage aux bonnes 464 2| les employer comme je le jugerais convenable.~    Mais comme 465 1| voie, la retenait par sa jupe en bégayant : "Madame... 466 | jusqu 467 2| oncle, M. Tonnelet, était justement un abonné du Fanal, un fervent 468 2| l'an passé ; vous étiez là-bas devant la grille. J'ai reçu 469 2| regardant en dessous : "Ni aussi laid".~    Avant qu'elle eût 470 3| première page, elle me le laissa parcourir à mon gré ; et 471 3| regardant.~    Dès qu'elle m'eut laissé seul avec son mari, il me 472 2| ministère public consentait à laisser tomber l'affaire si cette 473 3| retiraient leur plainte, et je laisserais cinq cents francs aux pauvres 474 1| parut, et bientôt le soleil lança son premier rayon, un long 475 3| est là ?".~    Une voix légère répondit : "Moi".~    Je 476 2| éprouver le désir absolument légitime de l'embrasser".~    Elle 477 2| et la serra ; je pressai lentement sa taille d'une étreinte 478 | leur 479 2| murmura : "Blagueur !".~    Je levai la main, et, d'un ton sincère ( 480 1| aux bonnes moeurs dans un lieu public.~ 481 3| mais j'ouvris bientôt le livre que je cherchais. Je n'en 482 1| voyageurs pour l'express. La locomotive siffla ; le train partit. 483 2| fis une vraie déclaration, longue, douce, en lui pressant 484 3| je regagnais, à pas de loup, ma chambre, quand une main 485 3| entre les bras, souffla ma lumière, et disparut.~    Je restai 486 3| ensuite un tour au clair de lune et je lui murmurai dans 487 1| tu te rappelles son grand magasin de mercerie sur le quai 488 2| et je me rendis chez ce magistrat.~    J'appris que la femme 489 1| douter, à côté d'occasions magnifiques. Il lui suffirait d'un geste 490 1| voit plus que danseuses en maillot, actrices décolletées, jambes 491 | maintenant 492 2| le trouvai dans son lit, malade d'émotion et de chagrin. 493 3| guère, cherchant quelle maladresse j'avais pu commettre, quand 494 2| elle découvrait toujours malgré elle un coin pour garantir 495 2| tribunal, affronter les regards malicieux, parler en face de tout 496 2| gaillarde osseuse et barbue, le maltraitait sans repos. Elle m'introduisit 497 3| demandant, chaque fois qu'ils mangeaient du jambon : "Est-ce du tien ?".~     498 1| qu'importe. Oui, mais je manque d'audace, voilà le hic. 499 1| Le train ralentit sa marche, s'arrêta. Deux employés 500 3| eut laissé seul avec son mari, il me prit les mains, les


1-mari | massi-vraie

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